AFFAIRE LIBOR : AUDITIONS DEVANT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE

Je rendrai compte tout à l’heure de l’audition hier devant une commission parlementaire britannique de Jerry del Missier, ancien Chief Operating Officer (N° 3) de la banque britannique Barclays. Je vous signale que j’ai ajouté les vidéos à mes deux billets précédents relatifs à ces auditions.

AUDITION DE BOB DIAMOND, P-DG. DÉMISSIONNAIRE DE BARCLAYS, DEVANT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE

AUDITION DE PAUL TUCKER, VICE-GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ANGLETERRE, DEVANT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE

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29 réflexions sur « AFFAIRE LIBOR : AUDITIONS DEVANT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE »

  1. Est-ce que cette affaire réveillerait les consciences ?

    On dirait que oui en ce qui concerne le pétrole. Sur Atlantico.fr ce matin : ICI

    Et puis, on découvrira que les prix des matières premières sont manipulés ?
    Et le prix des médicaments ?
    Et le prix des services à la personne ? (il est où le « gisement » de bien-être ?)
    Et le prix des pompes funèbres (ça, on le sait déjà) ?

    Bref, tous les prix seraient manipulés ?
    Ca par exemple !!!
    Mais alors ? Ca serait le système qui est mal foutu ?
    Non pas, cher ami, c’est la main invisible…

    Ah, elle a bon dos, cette main.
    Et dire qu’on m’a toujours appris à avoir les mains propres… !!

    1. Cela s’appelle aussi ,le c.a.p.i.t.a.l.i.s.m.e
      définition assez piquante de wikipédia :

      Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s’appuyant sur la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme. Toutefois, l’une de ses composantes de base est, via la recherche du profit, l’accumulation du capital, qu’elle s’accompagne de l’exploitation de l’homme par l’homme selon Karl Marx, ou qu’elle résulte de l’éthique des premiers entrepreneurs refusant le luxe et la consommation selon Max Weber.

    2. Il faudra qu’on m’explique avec beaucoup de conviction en quoi l’immobilier est un facteur de production ! Sans lieu commun, Monsieur Wikipedia, SVP !

  2. Pas un mot sur l’audition de Jerry del Missier à la une de google news ce matin. Comme ce sont des machines qui la font, cela donne une indication sur la couverture presse française de ce scandale Libor. Mais Jon Lord est mort.

    1. Encore une ptite question:
      Comment la Barclays calcule-t-elle le taux qu’elle communique à la BBA ?
      Est-ce-que c compliqué comme calcul ? Est-ce-que la banque doit faire des hypothèses dans ce calcul, du genre ce machin vaut tant selon notre estimation donc ca veut dire qu’on a payé un taux de tant ? Y a-t-il une incertitude associée ?
      Qui est capable de refaire le calcul, les autorités de contrôles, les autre banques (si elle mettent leurs données en commun) ?

  3. Est-ce que l’arrangement conclu par la Barclays avec les autorités de régulation empêche de futures actions en justice contre cette banque ?
    Le versement effectué par la Barclays est-il à la hauteur du préjudice / de la fraude ?

  4. Et si le Libor était l’arbre qui cache la forêt ,toutes les matière premières sont indexées sur un indicateur de référence , celui-ci est calculé en fonction des données de tous les plus gros intervenant du marché , façon Libor .
    Les achats de beaucoup de sociétés se font sur ces données, exemple: indicateur de référence + plus value , façon Libor
    L’argent qui c’est retiré de la production , pour aller sur le marché des matières premières , n’est pas là pour dormir. Et si le Libor était le moyen de « dénouer la pelote par le bon bout » Monsieur François Leclerc 🙂

  5. Aldous Huxley, dans « What are you going to do about it? » (1936) demandait qu’une conférence mondiale se réunisse pour discuter des « des problèmes de matières premières, de migrations, de monnaies, et des marchés. »
    Hélas, je ne trouve pas le texte complet en ligne.

  6. Pourquoi tant de vagues pour une diminution de taux de [ 17 / (10**4) ]% en Livres Sterling ( qui n’est pas notre devise quotidienne ) alors que , depuis des années , Trichet et Draghi prêtent , contre des collatéraux de pacotille , à des banques insolvables nos EUROS à moins de 1% d’intérêt ( alors que leurs collègues refusent de leur prêter , même au taux de 100% , en déposant leurs liquidités à la BCE ) . Donc , ces 2-là et tous leurs collègues directeurs des banques nationales de l’eurozone diminuent tous les jours les taux de 99% et plus , et personne ne s’offusque !

  7. J’aimerai tellement que ce scandale (de plus) permette enfin de remettre à plat les règles de la finance, et plus largement notre système socio-économique moribond. Mais, espérant me tromper, je reste convaincu que cette affaire va faire un pchitt aussi gros qu’elle. L’inévitable remise en question générale qu’elle suscite se heurte à d’éternels débats autour du problème insoluble des dettes et de l’incapacité à innover ailleurs que dans le cadre capitaliste.

    1. Soyons réalistes. Les révolutionnaires sont encore très minoritaires.
      Il faudra encore bien plus de désatres économiques,
      écologiques et de rapines généralisées
      pour que la majorité agisse enfin pour sortir du cadre capitaliste.

      En attendant, le Liborgate conforte la petite minorité
      qui a compris que la monnaie doit devenir un bien public,
      comme d’ailleurs doivent le devenir les grands moyens de production et d’échange…

  8. On a la HSBC maintenant accusée de blanchiement d’argent de la drogue et du terrorisme .
    C’est assez cocasse pour une banque dont l’origine est due au trafic d’opium avec la Chine .
    Devinette . Qu’y a t il de commun entre HSBC , la Barclays et Peugeot ?
    ……….
    L’Iran , ces deux banques ont des comptes Iraniens et Peugeot fait 20% de son c.a en Iran , malgré que GM soit à 7% dans son capital , mais Peugeot ne livre plus de piéces en Iran , dit-on .

    Je crains que la guerre contre l’Iran ne se précise .

  9. Geithner Tried to Curb Rate Rigging in 2008 (New York Times)

    Autrement dit le Secrétaire d’état au trésor des Etats-Unis était au courant depuis 4 ou 5 ans.

    « In an e-mail to his [British] counterparts, he outlined reforms to the system, suggesting that British authorities strengthen governance and establish a credible reporting procedure and eliminate incentive to misreport, according to the documents.

    But the warnings came too late, and Barclays continued the illegal activity. »

    Ce qui précède suggère qu’il a fait le nécessaire pour se sentir en règle avec sa conscience (il dirigeait à l’époque la Federal Reserve Bank of New York) mais suggère soit qu’il n’y pouvait pas grand chose soit que ça ne le dérangeait pas vraiment (… à moins que ce soit l’un et l’autre.)

    Dans un autre article il est indiqué que « Mervyn A. King, governor of the Bank of England, told a parliamentary committee that there was no suggestion of fraudulent behavior in an e-mail in 2008 from Timothy F. Geithner, then the chief of Federal Reserve Bank of New York. »

    Pendant qu’on y est on apprend aussi que Regulators and HSBC Faulted in Report on Money Laundering

    L’été sera chaud ?

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