L’actualité de la crise : IL NE FAUT PAS CHERCHER BIEN LOIN ! par François Leclerc

Billet invité

The English version of this post can be found here.

En Espagne, près de 220 milliards d’euros ont pris la poudre d’escampette au premier semestre. Les investisseurs étrangers, mais aussi espagnols, sont responsables de cet exode massif de capitaux selon la Banque d’Espagne. Il s’agit de prêts et de dépôts, mais aussi de portefeuilles d’actions et de titres de dette souveraine. Les sorties de capitaux s’accélèrent : durant le seul mois de juin, 56,6 milliards d’euros ont été comptabilisés. Au cours du premier semestre, cette fuite à été le triple de celle qui avait été enregistrée en 2011. La Bourse de Madrid a perdu 15 % de sa valeur durant la même période et la part de la dette publique détenue par les investisseurs étrangers à chuté en un an de 56,3 % à 36,1 % en juin dernier.

Constaté également en Grèce, ce même phénomène pourrait aussi apparaître en Italie de manière encore plus massive. Les investisseurs en question anticipent la sortie de tel ou tel pays de la zone euro, et au final son éclatement, contribuant ainsi à les réaliser. C’est ce contre quoi Mario Monti vient de mettre en garde.

Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, y a vu lors de son intervention à l’université d’été du Medef « les signes avancés d’un délitement du marché unique des capitaux en Europe » et constate que l’intégrité de l’euro « est menacée ».

Mais qui sont donc ces investisseurs qui portent une telle lourde responsabilité et que Benoît Coeuré appelle à retrouver « confiance dans l’euro » ? « Il est très important que les banques continuent de prêter au-delà de leurs frontières », a-t-il fait remarquer, dévoilant du coup leur identité. Le système bancaire européen continue donc son travail de sape au sein de la zone euro. Après avoir déserté le marché obligataire et laissé le champ à une intervention de la BCE très attendue, il rapatrie ses capitaux vers des cieux plus cléments et fait plonger les banques qui ont le malheur de ne pas y être domiciliées. Le FESF/MES doit en conséquence renflouer d’urgence les banques espagnoles déjà sous le coup de l’éclatement de la bulle immobilière. Coup double : non seulement des États, mais des banques aussi sont frappées !

Tel est le prix supplémentaire qu’il faut payer pour que la face visible du système financier conserve ses couleurs. Qui sont donc les responsables de la menace qui s’accentue sur l’euro, les États trop dispendieux qui doivent s’amender ou les banques qui prennent leurs petites précautions ? Qui sont à condamner, les agences qui attisent le feu par leurs prophéties auto-réalisatrices ou les banques qui les réalisent ?

Quelle constance étonnante dans ce détournement des responsabilités !

0Shares

65 réflexions sur « L’actualité de la crise : IL NE FAUT PAS CHERCHER BIEN LOIN ! par François Leclerc »

  1. Le contrôle, au moins partiel, des capitaux, fait également partie de la solution, avec la BCE. Il va falloir rayer quelques dispositions fondamentales de l’Union et en réécrire rapidement d’autres. Une bonne discussion à ce sujet, soulevé par exemple par la tenue d’un referendum sur le TSCG, pourrait être l’occasion de soulever cette question…

    1. Les traités européens interdisent de contrôler les mouvements de capitaux.

      Les traités européens interdisent de se protéger de la concurrence non loyale.

      Les traités européens sont le cheval de Troie de la mondialisation néo-libérale en Europe.

      1. Egalement interdisent la sortie d eurozone, aucune clause de sortie prevue…

        Obligent tout le nouveau venu a adherer a eurozone (encore heureux que ce n est pas interdit de trainer les pieds pour ne pas remplir les criteres de Maastricht…)

      2. J’oubliais avec le MES/TSCG les traités européens vont interdire tout déficit budgétaire supérieur à 0,5%, alors que les 3% Maastrichiens n’ont pas été souvent respectés.
        Nous sommes condamnés à l’austérité perpétuelle…

        En attendant les patrons font du chantage à l’emploi et aux délocalisations, sous prétexte de manque de compétitivité. En France le patronat ne sait améliorer sa compétitivité qu’en abaissant le coût du travail (salaire, charge sociales, baisse des taxes). Quid de l’amélioration de la compétitivité par le haut, en investissant dans la recherche et développement, en améliorant la qualité des produits et en développant des produits innovants écologiquement et économiquement.
        Par exemple dans le domaine des automobiles, en France on est au tout diesel: ça pollue, le prix à la pompe augmente, le gouvernement subventionne le consommateur.
        Pourquoi nos constructeurs ne se sont pas investis dans les technologies hybrides, comme les japonais qui ont 10 ans d’avance dans ce domaine, technologies qui sont une très bonne alternative au diesel: on trouve des véhicules de ce type qui font du 3,5 l au cent kilomètres, qui en ville fonctionnent principalement à l’électricité (transformation de l’énergie cinétique, lors des décélérations et des freinages), ce qui réduit drastiquement les pollutions sonores, les gaz d’échappement et autres particules. Du coups la santé des citadins seraient meilleure et cela allègerait les déficits de la sécurité sociale. Soit dit en passant, pour certains de ces véhicules il y a une telle demande qu’il faut plus de 6 mois d’attente pour la livraison.
        On pourrait évoquer d’autres industries, comme le nucléaire, qui paraît-il est une industrie d’avenir: tant qu’il n’y a pas d’accident majeur, style Tchernobyl ou Fukushima…
        En fait les lobbies par égoïsme propre, par inertie, freinent toute évolution bénéfique à la société dans son ensemble, et ensuite on accuse les salariés d’être trop coûteux lorsque l’on ne peut plus vendre sa camelote, salariés qui payent eux les conséquence au niveau de leur santé des ces technologies dangereuses. Et comble de cynisme lorsqu’ils sont malade on les accuse de creuser le trou de la sécurité sociale.
        Il y a dans ce pays un problème de compétitivité qui ne relève pas que des coûts du travail, mais surtout de l’inertie des lobbies industriels qui souhaitent vivre de leurs rentes en ne jouant que sur la variable d’ajustement: coût du travail.
        Il faudrait que le gouvernement s’attaque sérieusement à ce problème, et ne se contente pas de caresser le patronat dans le sens du poil, en espérant qu’il va l’amadouer suffisamment pour qu’il consente à maintenir ses emplois en France, ou à en créer à coup de subventions publiques, qui in fine ne sont que rarement utilisées pour améliorer la compétitivité par le haut, par l’innovation utile à la société et à l’environnement, ainsi que la qualité.

      3. L’innovation vue par les patrons français, m’en parlez pas…

        Le diesel est d’autant plus aberrant que la France doit l’importer, elle ne produit que du super.
        Par ailleurs, beaucoup roulent diesel alors que leur kilométrage annuel ne le justifie pas.

        L’industrie nucléaire française a des soucis :
        L’EPR REJETE PAR L’AUTORITE DE SURETE DES USA !

        http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2012/09/02/ete-pourri-2-quelques-eclaircies%E2%80%A6/

      4. @Macarel

        Le nucléaire et le diesel, ce n’est pas dans les traités tout de même. La dimension écologique est même une des quelques plus-values de la législation européenne, même s’il y a beaucoup à redire également.

        Ce qu’il faut changer en priorité, ce sont les statuts de la BCE et la libre circulation des capitaux, conditions pour faire rendre raison à la finance.

      5. @Macarel

        J’oubliais avec le MES/TSCG les traités européens vont interdire tout déficit budgétaire supérieur à 0,5%

        C’est 0,5% structurel,
        c’est « ont » et pas « vont »,
        et c’est le Pacte de Stabilité et de Croissance (qui fixe des Objectifs à Moyen Terme. Pour rire, l’OMT fixé à la france : 0% structurel), pas le MES ou le TSCG.

        D’ailleurs, le MES n’a rien à voir avec la politique budgétaire (à part son financement).

        Et le TSCG n’introduit aucune nouvelle règle budgétaire : le seul apport du TSCG, c’est de faire inscrire dans le droit national des garanties d’application (du PSC et d’autres).
        Mais le droit européen étant supérieur au droit national, cela sert surtout à avoir l’accord formel des parlements, et çà rajoute aussi une couche de « bonne volonté » politique pour rassurer les préteurs.

        Le TSCG est un peu la muleta : ratifié (parlements) ou pas, l’inscription de ces nouvelles règles budgétaires dans le droit national est obligatoire, ratifié ou pas, inscrites ou pas dans le droit national, ces nouvelles règles budgétaires s’appliquent.

      6. @Nicks,

        La dimension écologique est même une des quelques plus-values de la législation européenne, même s’il y a beaucoup à redire également

        Dernièrement un règlement demandant la destruction des roues à aubes des moulins, pour entrave à la libre circulation des poissons 😀

      7. Sylla, « effacement des seuils  » ? Grenelle.
        http://www.moulinsdefrance.org/Encours/EncartCholet_MdeF85.pdf

        (…) On devrait pouvoir s’agissant de l’ensemble des moulins se rappeler qu’ils peuvent produire de l’électricité, ce qui est quand même un élément tout à fait important. Ca fait partie de l’utilité économique dont parle la directive européenne et qui a été traduite dans les termes dont on a parlé tout à l’heure.
        Personnellement, je ne suis pas du tout anti-européen, je ne suis pas de ceux qui disent « ah c’est encore un coup de l’Europe », c’est trop facile de traduire une directive européenne intéressante et qui a des objectifs tout à fait majeurs pour essayer d’en sortir des contresens, ce qui a été fait me semble-t-il par l’administration française, et d’essayer de mettre ça sur le dos de quelqu’un d’autre qui est un peu loin quand on n’a pas envie de prendre ses propres responsabilités. Je pense que cette directive européenne n’a rien à voir avec le mauvais débat de la soi-disant continuité écologique, en tout cas ce n’est pas la lecture que j’en fais. J’espère que les juridictions françaises qui en seront saisies n’en feront pas cette lecture-là non plus.
        J’aime bien la langue française, et j’aime bien qu’on emploie les mots pour ce qu’ils sont. Dans les combats que je mène en ce moment, je trouve deux mots un peu bizarres. Vous savez qu’on veut détruire un certain nombre d’églises, or on ne dit pas je vais détruire mon église on dit je vais la déconstruire. Et on ne dit pas je vais détruire le moulin, on dit je vais l’effacer. Les mots ont un sens, et il faudrait peut-être revenir grâce à la langue française à des réalités. (…)

      8. @Nicks

        Le nucléaire et le diesel, ce n’est pas dans les traités tout de même.

        Je vous l’accorde bien volontiers, mais dans les traités il y a la « concurrence libre et non faussée », or nos chevaliers d’industrie s’appuient dessus pour justifier leurs délocalisations.
        Bien plus facile de déménager dans des pays où la main d’oeuvre coûte 4 fois moins cher ou encore moins qu’ici, que de se retrousser les manches pour être compétitif par l’innovation et la qualité. Surtout que les produits fabriqués dans les pays low cost sont aussi pour un marché de consommateurs de pays pauvres ou en voie d’appauvrissement. Voir les automobiles Dacia, qui sont des voitures pour pays émergents, c’est d’ailleurs un marché porteur, car un nombre de plus en plus grand de pays européens – « grâce » aux règles imposée par les traités rejoignent le niveau de vie des pays émergents…
        Or quand on se désindustrialise, les déficits commerciaux deviennent chroniques, et les recettes de l’Etat baissent.
        Avec la règle de 0,5% de déficit structurel (mot qui d’ailleurs peut justifier toutes sortes d’interprétations), nous sommes de facto condamnés
        à l’austérité perpétuelle, à la grecque. Avec à la fin le défaut de paiement. C’est d’une simplicité biblique.
        Mais nos « européistes », préfèrent se bercer d’illusions: une plus grande intégration, un fédéralisme sous la férule allemande.
        Nos « européistes », par la signature des traités européens nous ont livrés pieds et poings liés à une concurrence mondiale déloyale, aggravée par la libre circulation des capitaux. Toute forme de protectionnisme étant interdite, la « route de la servitude » pour paraphraser Friedrich August Von Hayek est grand ouverte devant nous et nos enfants. Sans oublier que par la fuite en avant de l’élargissement, ils ont favorisés les déséquilibres des balances commerciales internes à l’UE, déséquilibres qui ont fait exploser les dettes privées, puis publiques des Etats, et qui servent à justifier des politiques d’austérité jamais vues depuis la grande dépression des années 30. Politiques qui vont vraisemblablement à terme, provoquer la désintégration de la zone euro, si ce n’est de l’UE.
        Nos sociaux-démocrates en ne voulant pas remettre en cause les dogmes de la secte néo-libérale, me font penser au « ravi » des crèches provençales.
        Mais nous on rit jaune de leur stupidité, car « c’est nous qu’on trinque »…
        Pour autant, je ne suis pas anti-européen, je souhaite seulement que l’on réoriente la construction européenne dans un sens plus démocratique, et plus enthousiasmant pour les peuples qui composent ce continent. Car me semble-t-il, l’union – lorsqu’elle est bien comprise – fait la force.

      9. @ Macarel :
        Faux. Ou en tout cas, partiellement vrai.
        « Article 66
        (ex-article 59 TCE)
        Lorsque, dans des circonstances exceptionnelles, les mouvements de capitaux en provenance ou à destination de pays tiers causent ou menacent de causer des difficultés graves pour le fonctionnement de l’Union économique et monétaire, le Conseil, statuant sur proposition de la Commission et après consultation de la Banque centrale européenne, peut prendre, à l’égard de pays tiers, des mesures de sauvegarde pour une période ne dépassant pas six mois pour autant que ces mesures soient strictement nécessaires. »
        Article 65
        (ex-article 58 TCE)
        1. L’article 63 ne porte pas atteinte au droit qu’ont les États membres:
        (…) b) de prendre toutes les mesures indispensables pour faire échec aux infractions à leurs lois et règlements, notamment en matière fiscale ou en matière de contrôle prudentiel des établissements financiers, de prévoir des procédures de déclaration des mouvements de capitaux à des fins d’information administrative ou statistique ou de prendre des mesures justifiées par des motifs liés à l’ordre public ou à la sécurité publique. »
        (…)
        4. En l’absence de mesures en application de l’article 64, paragraphe 3, la Commission, ou, en
        l’absence d’une décision de la Commission dans un délai de trois mois à compter de la demande de l’État membre concerné, le Conseil peut adopter une décision disposant que les mesures fiscales restrictives prises par un État membre à l’égard d’un ou de plusieurs pays tiers sont réputées conformes aux traités, pour autant qu’elles soient justifiées au regard de l’un des objectifs de l’Union et compatibles avec le bon fonctionnement du marché intérieur. Le Conseil statue à l’unanimité, sur demande d’un État membre. »
        http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2010:083:0047:0200:FR:PDF

        Que ce soit envers des pays tiers ou envers des pays membres, ni la Commission ni les pays membres concernés par ces fuites de capitaux (Grèce, Espagne) ne se sont jamais saisi des possibilités inscrites dans ces textes.
        Pour une raison ‘simple’ : mettre en oeuvre des restrictions de mouvements de capitaux ou les accepter signifierait tout simplement transférer le risque de cette fuite sur d’autres pays membres, un précédent dans un pays incitant dans les autres à faire de même avant la mise en place de restrictions.
        Seule une restriction à l’ensemble de l’UE est ‘possible’ mais non réalisable. Politiquement.
        Puisque cela exigerait l’unanimité des membres du Conseil.

        Conclusion : les articles 64 et 65, clauses de ‘sauvegarde’ de l’article 63 du TFUE doivent être abrogés, car inapplicables.

      10. Tss Tss Zeb, jusqu’au dernier soubresaut mitterrandien du contrôle des changes renforcé de 1982 c’était le régime du  » embedded liberalism  » et donc du du  » capital ruled  » par les états. Après ça les socialistes français (et pas Oualstreet ou Thatcher…) se sont occupés avec les banquiers centraux allemands de mettre et faire mettre en application les principes du traité de Rome quant à la libération du K. Plus du tout Capital ruled mais capital rules.
        Vois ce qu’en raconte Rawi Abdelal.

      11. @zébu

        Faux. Ou en tout cas, partiellement vrai.

        Je retiens surtout la fin:

        Conclusion : les articles 64 et 65, clauses de ‘sauvegarde’ de l’article 63 du TFUE doivent être abrogés, car inapplicables.

        Certes les textes prévoient des exceptions, mais comme dans la pratique c’est inapplicable…

      12. Les traités européens étant constamment bafoués depuis le début de la crise de la zone euro ils n’ont donc que la valeur du papier sur lequel ils sont rédigés. Les dirigeants européens ont la manie de vouloir toujours et encore plus de traités abscons et inapplicables tel le TSCG puis la dernière proposition de Madame Merkel. La réalité des faits les tiendra pour des tigres de papier, iront droit dans les poubelles de l’Histoire.

      13. C’était une blague Vigneron…Et il n’y a pas que la DCE 2000 (accent sur la pollution chimique) à respecter (ce qu’on pourrait croire à la lecture de ton pdf).

        Ceci dit, si la traduction nationale qui en est faite est un contresens, il faut qu’ils se plaignent à la CJE.

        Mais est ce bien le cas? Car non seulement pour la france, j’avais çà : « En effet, la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) d’octobre 2000, impose aux Etats membres l’atteinte du bon état des eaux en 2015. Ce bon état des eaux est conditionné en partie par l’état fonctionnel des cours d’eau garanti par un écoulement libre des débits liquides et solides (sédiments). » http://www.sagehuisne.org/dossiers-thematiques-continuite-ecologique-cours-eau_223_fr.html
        En partie

        Mais en plus au Bénélux aussi :
        « Considérant que la levée d’obstacles contribue aux objectifs de conservation de certaines espèces de poissons faisant partie des annexes de la Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, ainsi que de la Directive 97/62/CE du Conseil du 27 octobre 1997 portant adaptation au progrès technique et scientifique de la Directive 92/43/CEE,

        Considérant, dans un souci de cohérence des délais de réalisation, qu’il y a lieu de rapprocher la Décision M (96) 5 du Comité de Ministres de l’Union économique Benelux du 26 avril 1996 de la Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2000, établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau,

        Article 2
        Les Gouvernements assurent la libre circulation des poissons, que ce soit à la montaison ou à la dévalaison, dans tous leurs bassins hydrographiques de la manière suivante :
        1. en poursuivant, d’une manière générale, les efforts déployés jusqu’à présent avec succès en vue de la levée des obstacles à la libre circulation dans les cours d’eau écologiquement importants, y compris les cours d’eau de liaison ;

        3. en donnant la priorité à la levée des obstacles figurant sur la carte stratégique des priorités, et en prenant les mesures requises pour que :
        – 90% des obstacles de première priorité soient levés pour le 31 décembre 2015 et le reste
        de ces obstacles pour le 31 décembre 2021,
        – 50% des obstacles de seconde priorité soient levés pour le 31 décembre 2015 et le reste
        de ces obstacles en deux tranches de 25% chacune, la première pour le 31 décembre
        2021 et la seconde pour le 31 décembre 2027 » http://www.benelux.int/pdf/pdf_fr/dos/09-D_NO-016-annexe6_FR.pdf
        Je ne sais si les roues à aubes tombent là dedans, mais les obstacles et la circulation de poissons…

  2. François
    Qu’en est il de la fuite des capitaux en France?
    Y a t il eu une accélération depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes?
    Des chiffres,un rapide commentaire

      1. On peut raisonnablement subodorer une corrélation forte entre les courbes des taux de marché des dettes souveraines – ou mieux de leurs Cds – et celles respectives des entrées ou sorties nettes de capitaux…

    1. J’ai beaucoup aimé la phrase « La réglementation, c’est l’application de la démocratie à l’économie. c’est la façon avec laquelle nous contrôlons démocratiquement les monopoles, pour qu’ils ne nous contrôlent pas » et aussi « Si nous laissons tout aux marchés, nous arrivons à une situation où les prix deviennent ridicules »

    1. Ranibizumab (Lucentis): en.wikipedia.org/wiki/Ranibizumab
      Bevacizumab (Avastin): en.wikipedia.org/wiki/Bevacizumab

      On m’a soigné un oeil (DMLA) avec Lucentis et un résultat impressionnant. Etant aussi Impressionné par le coût d’une dose, j’avais trouvé sur Wikipedia en anglais l’indication de la différence de prix entre les deux produits mais il était indiqué me semble-t-il un rapport de coût de un à deux seulement. J’avais aussi lu sur Internet que le produit est facile à fabriquer mais extrêmement difficile à purifier…

      Rien à ce sujet sur Wikipedia en français, par contre l’article en français sur le fabricant situe le contexte: fr.wikipedia.org/wiki/Genentech.

      Le fond du problème est à mon avis à chercher du coté du coût des recherches dans ce domaine et de la manière peu satisfaisante dont elles sont financées par des spéculations financières.

  3. mouais…
    un lecture des mouvements de capitaux s’impose tenter d’y voir clair
    ne pas oublier que le seul fait d’être en mouvement est aussi un plan d’évolution
    les capitaux en standby en vol stationnaire au dessus d’une zone d’atterrissage
    il y a une ébullition du coté des sujets de recherche appliquée pour tenter de trouver dans le panel des petites entreprises des sujets d’investissements porteurs
    hors le placement dans les terres agricoles
    qui signale un changement de concept dans l’idée même d’un investissement de capitaux

    quand on regarde ce qui est en train d’être mis en oeuvre sur un plan architectural dans le monde on perçoit l’ampleur de la crise immobilière qui est très loin d’être close.

      1. Méfie toi avec les pays d’origine pour les IDE methode, ici par exemple les investissements luxembourgeois voire hollandais sont probablement gonflés par des investissements de filiales de groupes d’autres nationalités

      2. pour le luxembourg je ne doutais pas que des structures étatiques entières soient consacrées à parfaire l’opacité du système financier globalisé, concernant les hollandais à vrai dire je classais dans la case britannique. je viens de me procurer l’argent mode d’emploi, vais pouvoir mieux structurer tout ça. merci pour la précision.

  4. Où vont donc ces capitaux? Bonne question!
    Les banques ne sont pas responsables de ce phénomène, car ce sont les déposants qui agissent.
    Avec une monnaie thésaurisable, il en sera toujours ainsi.
    Bon courage pour comprendre cela tant que vous ne conviendrez pas du fait que la thésaurisation est le noeud du problème!
    Les banques espagnoles, grecques et italiennes sont plutôt victimes de ce phénomène de retrait massif.
    Il me semble absurde de leur taper dessus!
    Les banquiers peut-être, car ils agissent pour leur compte personnel et en tant que déposants, et ils connaissent plus vite les risques que les autres acteurs.
    On peut donc dire que les banquiers sacrifient « leurs banques » sans problème pour sauver leur patrimoine personnel autant que possible.

  5. Ça sent à plein nez le sauve-qui-peut ! Ce n’est pas « étonnant » mais normal si l’on voit les banques comme les passagers d’un bateau en train de couler. Faut-il rappeler au passage que ledit bateau a été conçu pour ne jamais changer de cap, c’est-à-dire pour toujours prendre « les marchés » vent debout en dépit des « tempêtes » ? Aujourd’hui, préconiser telle ou telle solution pour « sauver l’euro » (ou l’Europe), est totalement vain, car tout a été fait pour qu’il n’y en ait pas !

  6. et pendant ce temps là :….
    Alimentation : Les Bourses préparent de nouvelles émeutes de la faim
    Depuis mai, le prix 
du blé a augmenté 
de près de 40 %, 
celui du maïs de plus de 60 %. Le soja suit la tendance. Ces hausses spéculatives se traduiront par une flambée des prix alimentaires. Les paysans français, acheteurs de céréales pour leur bétail, sont les premiers à payer 
la facture.
    lire Gérard le Puill :
    http://www.humanite.fr/monde/alimentation-les-bourses-preparent-de-nouvelles-emeutes-de-la-faim-503060

    1. http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=441161

      Ce matin sur FRANCE INTER.
      SERGE PAPIN PDG du groupement système U .

      De 33 mn20 à 34 mn 33 = «La fiscalité sur le travail est trop importante par rapport à celle sur le capital »… « nous avons besoin de régularité, nous sommes habitués aux 35 heures » … »

      De 38 mn 40 à 41mn 13 = Une alarme par rapport à l’augmentation du prix des céréales due en grande partie à la spéculation via les traders, et une charge contre l’ultralibéralisme « une économie qui marche sur la tête »

    2. @morvandiaux
      L’article que vous citez n’est pas cohérent : il dit clairement que les récoltes sont mauvaises (surtout chez les 3 gros exportateurs), mais la hausse des prix serait de la faute des spéculateurs. Alors à moins de prouver que les spéculateurs soient capables de déclencher la pluie ou la sécheresse, l’article n’a rien démontré.

      1. @ Pignouf 1er

        Vous parlez de cohérence? Je reprends une ligne de l’article cité:

        « les échanges de « dérivés agricoles » sur les marchés boursiers ont été multipliés par quatorze entre 2002 et 2008, sans compter l’accélération des quatre années qui ont suivi. »

        Combien de fois avons nous vu le prix du baril de pétrole augmenter parce que certains puits étaient sur la trajectoire d’un ouragan qui 9 fois sur 10 les évitaient?

        Spéculation mon ami.

        La question reste entière : comment cessons-nous d’enrichir un système qui détruit peu à peu l’humanité ?

      2. d’accord avec Pignouf1er : quelles sont les part de la pénurie de céréales (due a de mauvaises récoltes) et de la spéculation dans cette hausse des prix ? On ne le sait pas …

      3. @Smilor
        « La question reste entière : comment cessons-nous d’enrichir un système qui détruit peu à peu l’humanité ? »

        L’humanité ne s’est jamais si bien portée, les chiffres démographiques vous contredisent complètement :
        population mondiale : 1900 : 1,6 milliards ; 2000 : 6,1 milliards ; 2011, 7 milliards

        Quant au cours du pétrole, on sait que c’est l’abandon du dollar-or en 1971 qui a engendré les réajustements et les deux chocs pétroliers. Sur la tendance longue les cours du pétrole et de l’or sont très fortement corrélés, on en conclue que ce n’est pas tant ces produits qui fluctuent mais les monnaies qui sont dévaluées par vagues successives plus ou moins fortes.
        Et effectivement s’il y a des gens pour spéculer sur ça, c’est précisément parce que les politiques leur en ont donné les moyens. Cherchez le responsable au bon endroit…

      4. Et rien sur l’aberration des agrocarburants dans cet article. Les US exportent leurs récoltes vers le Brésil pour fabriquer des agrocarburants pour ensuite importer ce dont ils ont besoin pour l’alimentaire. On marche sur la tête.

      5. Dans l’article (médiocre) de l’huma je lis 100 millions de tonnes de maïs de déficit pour les US, ni plus ni moins que l’équivalent des quantités exportées au niveau mondial, le double des exports US (la moitié du total mondial). Loi de King (1696, reprise ici par Davenant) :

        On observe que suite à une récolte dont le volume est d’un dixième inférieur à sa valeur habituelle, les prix augmentent de trois dixièmes, et lorsqu’on ne récolte que la moitié du blé semé, ce qui de temps à autre arrive, l’usage de cette moitié récoltée est prolongé par une gestion plus économe, et suppléé par l’usage d’un autre grain ; mais cela ne fonctionnera guère plus d’une année, et aura un impact très limité si plusieurs mauvaises saisons se succèdent, auquel cas beaucoup des plus pauvres périront, par manque de nourriture ou par malnutrition.

        Nous considérons qu’un défaut dans la récolte impliquera une augmentation du prix du blé dans les proportions suivantes :

        Une récolte amoindrie de 1 dixième engendre une multiplication des prix par 1,3
        2 dixièmes 1,8
        3 dixièmes 2,6
        4 dixièmes 3,8
        5 dixièmes 5,5

        De telle sorte que lorsque le prix du blé triple par rapport à la normale, on peut présumer d’une pénurie relative d’un tiers par rapport à la production habituelle ; et si la production était inférieure de moitié par rapport à la production habituelle, le prix serait alors presque quintuplé. »

        (The Works of Sr William D’Avenant Kt, vol. ii, pp. 224, 225, édité par Sir C. Whitworth, Londres, 1771)
        Tout ça a « naturellement » été entériné par les Jevons et consorts marginalistes comme Loi Naturelle…
        Les marchés sur les produits agricoles ont tout inventé en matière de dérives spéculatives, tout ou à peu près et y’a de cela un un certain nombre de baux (emphytéotiques of course).

        Braudel :

        Le blé est le souci constant des autorités, une obsession, un ensorcellement. La récolte en cours, comment s’annonce-t-elle€? On ne cesse de la surveiller, d’en suivre les aléas€; on sait que selon ses résultats, la vie sera tranquille ou sous le signe des restrictions, de l’anxiété. Bien qu’aucune histoire (…) ne lui accorde la place considérable qui lui revient, le blé a toujours été le personnage dominant de notre passé.

        Rapport Jouyet :

        Ces marchés, de par leur conception et leur fonctionnement, s’éloignent des préoccupations de l’économie réelle, même si les fondamentaux physiques demeurent des déterminants majeurs de leurs comportements. Les opérations sur des papiers ont pour objectif, soit la couverture d’un risque, soit la prise d’un risque à des fins de gains. Dans le premier cas, c’est une forme d’assurance contre un risque de variation de prix qui est recherchée (par le producteur ou le consommateur). Dans le second cas, c’est au contraire un pari sur une variation de prix qui motive l’opérateur ou la fourniture d’un service de tenue de marché, qui consiste à intermédier le fonctionnement du marché et favoriser sa liquidité, service rémunéré par les plusvalues qu’en tire l’intermédiaire.

      6. Les US exportent leurs récoltes vers le Brésil pour fabriquer des agrocarburants pour ensuite importer ce dont ils ont besoin pour l’alimentaire

        T’as vu ça où Fnu’rrrrrrr ? Du grand n’importe quoi.

      7. @ morvandiaux 1 septembre 2012 à 19:25

        Les Bourses préparent de nouvelles émeutes de la faim

        Ce qu’il faudra bien que tout le monde finisse par comprendre et par admettre, a été énoncé et mis en perspective depuis 40 ans par le Club de Rome sur la base des travaux de D. Meadows.
        Sur une planète finie comme la nôtre, la croissance sans fin est physiquement impossible, quelles que soient les contorsions que nous appellent à faire les politiques, les sociologues, les philosophes de n’importe quel bord. Il faut se résoudre à cette évidence.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Halte_%C3%A0_la_croissance_%3F

        Cette contrainte pèse bien évidemment plus sur les populations qui ont connu une forte croissance de niveau de vie, du fait de leur avance en sciences et techniques. Elles ont alimenté leur développement à partir de leurs propres ressources d’abord, puis en faisant appel à des ressources importées d’autres territoires, qui eux aussi, sont maintenant confrontés à un inexorable épuisement de leurs richesses non renouvelables.

        Cela se ramène à traiter un problème de biophysique, à l’échelle macro, aux divers niveaux auxquels il se pose.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Impact_environnemental#.C3.89chelles_de_perception_de_l.27impact

        Nous en sommes arrivés aujourd’hui au stade où il devient indispensable que ceux qui ne sont pas physiciens le deviennent. Les politiques, économistes, sociologues et autres grands maîtres en sciences humaines ou promoteurs inconditionnels de la philia, doivent baser leurs démarches et leurs discours davantage sur la prise en compte de la réalité, plus que sur des idéaux matériellement inatteignables.

        C’est ce qu’ont mieux compris les pays d’Europe du Nord, peut-être parce que leur climat les amènent à raisonner plus froidement. La règle d’or, ne vise à rien d’autre qu’à contraindre chaque pays à ne pas viser une croissance basée sur le recours à l’emprunt hors de son territoire. Elle incite donc à devoir équilibrer ses dépenses et ses recettes, si besoin en réduisant son train de vie et en premier celui de l’Etat qui est en grande partie une structure non productive.

        Il n’y a pas de vie sans apport en énergie. Lorsqu’on classe les contraintes qui s’imposent à nous, en fonction de le leur criticité et de l’urgence à devoir les traiter, on constate qu’il est tout à fait normal qu’on se préoccupe d’abord de l’énergie alimentaire. Elle prend d’autant plus de valeur que l’épuisement de l’autre énergie utilisée pour l’agriculture, à savoir le pétrole, est appelée à devenir de plus en plus coûteuse avec sa rareté croissante. Rien que pour remplacer le fuel utilisé en agriculture, par de l’huile végétale (colza ou autre) cela nécessitera d’y consacrer 20 à 25% des terres cultivables. Ça n’est pas ce qui fera baisser le prix des autres denrées agricoles.

        Les marchés raisonnent froidemend et s’emploient à investir sur des produits qui ont bien plus de valeur à terme que l’argent qui, comme le dit si justement Paul Jorion, ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait. Dans un monde fini où les richesses non renouvelables s’apuisent et où les renouvelables coûtent de plus en plus cher, une même quantité d’argent, permet de vivre aujourd’hui plus longtemps que ce qu’elle permettra de vivre demain ou dans quelques années. Alors, il vaut mieux s’en défaire, ce qui fait monter les prix et dévalue d’autant l’argent.

        Ce ne sont pas les bourses qui préparent de nouvelles émeutes de la faim, c’est la biophysique qui s’opère au sein d’êtres vivants qui, contrairement à d’autres, savent voir venir le futur. Seuls les plus réalistes s’emploient à y faire face.

      8. Vigneron

        Comme tu es de mauvaise foi, tu feras zéro recherche, alors pas pour toi le n’importe quoi, mais pour les lecteurs qui la ramènent moins :

        L’industrie américaine utilise donc du maïs national pour faire de l’éthanol, carburant qu’elle transporte jusqu’au Brésil, tandis que des producteurs de bétail nationaux importent du maïs brésilien pour pouvoir produire du bacon en Amérique.

        http://www.slate.fr/story/60321/mais-ethanol-scandale

      9. C’est bien c’que j’disais, n’importe quoi au moins dans l’expression écrite. J’te rappelle ton libellé :  » Les US exportent leurs récoltes vers le Brésil pour fabriquer des agrocarburants «  et là :  » L’industrie américaine utilise donc du maïs national pour faire de l’éthanol, carburant qu’elle transporte jusqu’au Brésil « 
        No comment. Ah si, production de bioéthanol au Brésil en 2011 : 500 000 barils/jour. Importations brésiliennes de bioéthanol US en 2011 (eh oui le sucre était chéro, en 2006 ils nous avaient acheté les alcools de distillation de pinard excédentaire payées par l’UE à prix bradé, à plein bateaux départ Sète…) : 26 000 barils/jour…

  7. On ne voit pas pourquoi cette fuite des capitaux ne toucherait pas bientôt notre beau pays. On imagine la réaction du président normal, on craint les radicales réactions qu’il pourrait décider.

  8. A y est, l’État place le Crédit Immobilier de France sous sa garantie. Bon ben v’là du taf pour la nouvelle banque Pigasse…

    1. A 08h30, France-Inter, revue de presse.
      « Merci, les contribuables. » et « 30 milliards d’Euro en jeu. »

      C’est pas le Pérou, ni Freddy Mac.
      Mais « Nous aussi au village, on fait comme les grands ». (de Brassens, librement adapté.)

      A remarquer: quand on parle finance « pure », l’unité est la centaines de milliards, ou plus. Quand on parle « matériel » – ici, c’est béton/goudron-, l’unité de compte est beaucoup plus modeste.

      1. Modeste ? Ouais c’est sûr, 3% de l’encours des prêts immo français c’est pas lourd, mais 1,75 milliards à sortir en octobre, pas de repreneur ou de grande banque de dépôt pour adosser le merdier, ça urgeait pour les braves actionnaires Sacicap (Sociétés Anonymes Coopératives d’Intérêt Collectif pour l’Accession à la Propriété)… 104 ans le bin’s. Out le modèle.

      2.  » 104 ans le bin’s. Out le modèle. » vous aller trop vite à la conclusion.

        Il semble – je n’ai pas les références- que les Sacicap aient été autorisées à faire dans le privé supposé juteux, alors qu’ elles étaient plutôt orientées social.

        La grenouille s’est faite boeuf au pays des requins et n’a pas tenue le choc.
        Le risque ? l’ Etat paye.
        Encore un méfait du libéralisme, sur le schéma des comptes chèques postaux devenue banque postale. CCP c’est ringard et ça paye pas son cadre supérieur, alors que BP c’est le pactole pour le saint des saints.
        Pour le client CCP, le service BP c’est payer pour un service autrefois gratuit..

        Pour le béton social, il reste à parfaire la destruction des organismes HLM. (un indice : les HLM sont priés d’ acheter ou gérer les logements invendables bétonnés par le privé, résultant de la spéculation…)
        Facile, leur modèle est une entorse à la concurrence non faussée… Quand ce sera fait, on pourra dire que le modèle HLM était vieillot. Il va de soit que la gestion des HLM ,surveillée,est rigoureuse et serait meilleur s’ils étaient moins ponctionnés. La profession de ceux qui ont  » une fleur de béton au revers du veston  » est bien représentée dans le PS , pas seulement à Paris…

  9. Dear Francois,

    Ic,i il faudrait aussi ajouter que les premiers creanciers des banques espagnoles et italiennes sont les banques allemandes et les banques francaises, ce qui explique imho, pourquoi le bail-out de la Banca, El Rescate, accorde pour 100 milliards d’ euros fut accorde sans negociations et fissa, 100 mds 10% du PIB de l’ Espagne, pour rappel de la piqure..

    On apprend aujourd’hui selon les dhiffres en provenance de la Banca of Espana que l’ immobilier, le Ladrillo et ses actifs toxiques et ses creances douteuses, pese encore pour 300 milliards d’ euros.
    Par ailleurs, Mix Salad encore, puisque les banques ‘ intervenues’ se sont depechees de vendre
    ces derniers temsps, des actifs immobiliers, autant que possible, un hardselling estival encore inedit de leur part ! Avant Liquidation !

    Selon des bonnes sources, le prix de l’ immobilier ne baisse pas encore a Barcelone: ), Ergo, les capitaux qui sortent d’ Espagne ne sont pas tous Espagols, plutot comme une Euro Auberge a mon sens…

    La visite non officielle cette semaine de l’ un des chefs d’ escadrille, Haiku VanRompu a Madrid,
    qui donna lieu ensuite a une curieuse diatribe de Barroso sur la Catalogne, devait avoir pour sens de faciliter la circulation de capitaux dans l’ Auberge espagnole.

    1. controle des changes :

      impossible, le règlement s’y oppose.
      Et vous le savez, quand les bornes du règlement sont dépassées, tout part à vau l’eau. (y’a plus de limites ! )
      Ce règlement a été adopté par toute la zone Euro et vous voudriez le changer pour une raison futile, alors même qu’il vient à peine d’être mis en vigueur? Il faut savoir que les décideurs ont un besoin vital de stabilité règlementaire, sinon ils sont moins efficients. Un décideur troublé par un contrôle des changes inopiné, c’est du chômage en plus. Pensons-y.
      C’est presque aussi grave que des impôts progressifs ( = à hauteur de la faculté contributrice) , mais là c’est la fuite vers un havre fiscal, avec une augmentation du chômage à la clé pour le pays orphelin de son décideur. Ne l’oublions pas.

      Réfléchissons maintenant en termes politique, « controle des changes » , ça vous a un petit air marxiste. On sait quand ça commence… l’expérience montre que le goulag n’est jamais très loin. Vous voulez initier un petit goulag, vous prendriez cette responsabilité ?

  10. La France, c’est-à-dire les contribuables français, a désormais 30 milliards de dettes en plus!

    30 milliards, c’est le passif du CIF, Crédit Immobilier de France, et il y a une échéance de 1,75 milliards dès octobre.

    Alors pourquoi 30 milliards de plus?
    Parce que l’Etat a donné sa garantie. Bercy l’a confirmé ce samedi 1er septembre, pour réagir à la dégradation de 3 crans de la note du CIF par Moody’s le mardi 28 août, cette même agence qui menaçait de dégrader de 9 crans supplémentaires si rien n’était fait.
    Le CIF avait de toute façon perdu accès aux marchés (son seul mode de financement!) dès le 28.

    http://www.leparisien.fr/economie/l-etat-au-secours-vient-au-secours-du-credit-immobilier-de-france-01-09-2012-2146382.php
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/01/97002-20120901FILWWW00410-garantie-de-l-etat-au-cif-bercy-confirme.php

    Pendant ce temps là en Espagne:
    – BANKIA perd 4,45 milliards au 1er semestre 2012
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jIMc8436IFAaqzV6eiY3IVo_XGqg?docId=CNG.1561b2783a31dfc3837869d4ef38fc2f.491

    – MADRID crée une bad-bank pour que l’UE puisse intervenir
    http://www.zonebourse.com/BANKIA-SA-9984095/actualite/Bankia-SA-Madrid-cree-une-bad-bank-pour-degager-la-voie-a-l-UE-14483178/

    – l’immobilier espagnol s’enfonce au point d’accorder des rabais de 60% aux éventuels acheteurs, et la dernière ligne de l’article est édifiante: « peut-être qu’à court ou moyen terme, nous verrons des logements non terminés être détruits, pour rendre le terrain à la nature. »
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/01/97002-20120901FILWWW00302-espagneimmobilier-des-rabais-de-60.php

  11. Monnaie fondante ou monnaie fondue, il faut choisir
    Puisque les « connaisseurs » ne veulent rien savoir du mécanisme de la monnaie dite « fondante » (ou signe monétaire marqué par le temps=SMT), nous assisterons à la « fonte » de l’euro comme tel qui ressemble à une sorte de « fonte du cœur » d’une centrale nucléaire.
    Cela vient du refus toujours maintenu de considérer que la monnaie doit circuler en toute circonstance, autrement dit, qu’il convient d’empêcher toute possibilité de thésauriser le numéraire.
    Tant que les spécialistes refusent de comprendre cela, nous assisterons de temps en temps à la fonte du système comme tel.
    La fonte de l’épargne comme en Espagne à cause des créances toxiques que le banques ne peuvent rembourser, et à la fonte de l’ordre social qui s’ensuit.
    En clair, ce que j’avance sur la monnaie dite fondante devient une nécessité technique, sauf à considérer comme « normal » qu’une minorité s’enrichisse selon la loi de la croissance exponentielle des intérêts composés et sans limite pendant que la paupérisation se généralise.

  12. Très intéressant, ce concept de « monnaie fondante ».. en tous cas, un rappel de la raison d’être de la monnaie: acquérir des biens.. pas acquérir la possibilité d’acquérir des biens plus tard et en plus grande quantité.. çà, c’est de la volonté de puissance pour gens malades.. et voilà, monsieur, pourquoi votre fille est muette, disait Molière…..

  13. Bonsoir à tous

    Les problèmes financiers ne sont que la traduction des problèmes de société: ce qui inquiète « les marchés » sur l’ europe tient tout autant aux blocage sociaux, démographiques, bureaucratiques, à l’importance du chômage des – de25ans avec aucune perspective à la clé: pas de croissance car aucune innovation, à l’absence de politique d’investissement volontaire ….
    De toutes les grandes innovations numériques , des réseaux sociaux qui ont accéléré la mondialisation, aucune n’est sortie d’europe, (le dernier petit essai est le minitel français) l’évolution du numérique s’est faite essentiellement entre les USA et l’Asie,( le japon notamment ) ….
    De ce point de vue, nos pays d’europe ressemblent étonnamment dans leur fonctionnement à la Chine de Tseu Hi: des castes de mandarins vermoulus maintiennent leurs avantages …..
    les caciques des 27 tribus de notre petite péninsule eurasiatique palabrent à l’infini …. pour que durent les avantages de leurs gitons, de leurs potes de promo et néanmoins créanciers…..

    En accordant sa garantie au CIF, le gouvernement français vient en fait de le nationaliser en douce sans le dire: bilan: banquiers 1, contribuables 0 .

    Si toutes les ressources sont employées pour maintenir les canards boîteux en ambulatoire, il ne reste plus rien pour financer le futur productif…les emplois… Il faut bien constater que trouver ce qui va marcher et rapporter n’est pas facile sinon, aucun investisseur sérieux n’accepterait de payer aussi cher les dirigeants de fonds d’investissements. ( En tout cas, c’est, à mon sens, hors de portée d’un fonctionnaire ou d’un politique étant donné leur irresponsabilité statutaire et la formation de leur personnalité. )

    Il y a sur BI un billet intéressant , mais non exempt de grosses sottises, qui explique comment aux usa , l’intelligence déserte totalement les emplois de produits « hard » pour aller vers le numérique et la gestion des données. et que de ce fait les emplois dans le hard ne requièrent plus de qualification scolaire – on peut être très bon en service clientèle sans avoir « fait « l’université ou une grande école et de ce fait les salaires baissent et baissent encore en raison de la compétition d’un plus grand nombre de non qualifiés scolairement, mais doués par ailleurs , pour ces postes… Il n’est point besoin d’accuser la finance pour expliquer celà….
    Penser pouvoir pallier la révolution planétaire en marche, comme on n’en a pas vu depuis le néolithique , par une ou deux , ou même trois pour les plus imaginatifs et hardis , mesures financières locales relève d’une myopie globale…..

    (nb: je ne viens pas de la finance, pour laquelle je ne suis aucunement doué et que je n’aime pas particulièrement , mais je n’aime pas les fabricants de boucs émissaires bien pensants, thuriféraires de telle ou telle théologie du salut)

    Cordialement

Les commentaires sont fermés.