NOUS AVIONS RETIRÉ NOTRE PLANÈTE DE L’ÉQUATION

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Le tsunami au Japon l’année dernière, l’ouragan Sandy sur la côte Est des États-Unis, aujourd’hui, la nature se rappelle à notre bon souvenir, mais non plus une nature extérieure à ce que nous sommes : une nature que nous modifions par notre présence brouillonne et envahissante. Un ouragan à New York, est-ce la nature toute seule ou la nature un peu poussée par nous ? Un tsunami au Japon, c’est bien la nature toute seule (en attendant un tsunami dans un lac provoqué par l’exploitation du gaz de schiste), mais des centrales nucléaires bâties sur des failles sismiques, c’est bien nous, décidant d’ignorer la manière dont notre planète est faite.

Un débat a lieu en ce moment sur le blog à propos du nucléaire civil et il est vrai que le nucléaire sur le papier, c’est formidable ! mais sur une vraie planète avec des tremblements de terre, des ouragans, des tsunamis, sans oublier des êtres humains admirateurs de Milton Friedman, pour qui une firme travaille uniquement pour le profit de ses actionnaires, c’est une tragédie planétaire qui menace en permanence.

L’image du soliton dévastateur dont j’ai fait le fil conducteur de Misère de la pensée économique (2012), semble frapper les esprits. Le deuxième élément de sa combinaison mortifère, c’est la complexité que nous avons cessé de maîtriser, le troisième, c’est la machine à concentrer la richesse que nous plaçons avec enthousiasme au coeur de nos systèmes économiques et financiers, mais le premier, c’est la manière dont nous prétendons ignorer la planète que nous habitons, et notre destinée d’animaux colonisateurs et opportunistes (pp. 64-71) : notre comportement détruit la planète que nous habitons, qui par nature est déjà beaucoup moins clémente que nous n’aimons l’imaginer. Le retour du refoulé est toujours douloureux. Ou pire encore.

0Shares

139 réflexions sur « NOUS AVIONS RETIRÉ NOTRE PLANÈTE DE L’ÉQUATION »

  1. « Mais ce que le monde tient pour insensé, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; et ce que le monde tient pour rien, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts ; et Dieu a choisi ce qui dans le monde est sans considération et sans puissance, ce qui n’est rien, pour réduire au néant ce qui est, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. » (1 Co 1, 27-29)

    Paul.

    1. à propos de « chair » glorifiée, on tourne parfois au culte de la personnalité, et c’est inquiétant aussi… c’est peut-être qu’une histoire de type « œdipien »

  2. Bravo, M. Jorion, vous résumez là l’essentiel.
    Ensuite le problème est de savoir que mettre à la place de ce que j’appelle le libéral-totalitarisme car ce système dévaste la nature et les liens sociaux.
    Vu l’emprise du « business » sur la vie politique, ici et surtout aux Etats-Unis, comment faire atterrir des peuples souvent inconsciemment zombifiés par les rouages de la mécanique ultra-libérale?
    Vous le faîtes très bien mais l’urgence est l’accès aux très grands médias, me semble-t-il.

  3. Le retour du refoulé non pas appelé de nos voeux, mais toutefois désiré.
    Où comment notre désir trompe notre volonté.
    Où encore, sempiternel instinct de mort.

  4. Soyez quand même pas trop inquiets (extrait du bulletin « le point.fr »)

    6 h 50 : à New York, au coin de Chambers Street et de Greenwich Street, des voitures de police barrent la rue vers l’ouest et vers le sud : à partir de là, les rues sont inondées. Le siège social de Goldman Sachs, l’un des gratte-ciel les plus élevés du quartier, est l’un des seuls encore éclairés, en pleine West Side Highway où l’eau couvre la chaussée et les trottoirs.

    …….

    1. j’ai lu aussi cet entrefilet
      goldman sachs qui brille dans le noir
      une forme d’insolence et d’arrogance immonde
      qui de surcroit et je n’en doute pas une seconde imprime dans l’imaginaire terrorisé de bon nombre l’image de la lumière qui tient bon et donc insinue l’idée de glodman le sauveur dans la tourmente
      ya pas de petit signal qui ne fasse pas profit chez ces gens

      et plus pragmatiquement un moyen de rembourser par la pub les frais de maintenance de protection des mémoires d’ordinateurs pour pouvoir redémarrer de plus belle dès la voie réouverte et gagner d’une encablure de chauffe de logiciel les trainards.

  5. Cela me rappelle un excellent roman sur ce theme, « Colere » de Denis Marquet.
    « Des virus nouveaux frappent les populations. Les animaux deviennent agressifs. Séismes, ouragans, raz de marée se multiplient. Tout se passe comme si la nature. brutalement, s’était mise en colère… »

    Du meme auteur, je recommenderai plus chaudement encore la lecture de « elements de philoshophie angeliques » qui est me semble plus indispensable et urgent a lire

    en video http://vimeo.com/11103595
    ou extrait http://www.cles.com/bonnes-feuilles/elements-de-philosophie-angelique

  6. Le plus amusant c’est qu’on a vu venir l’ouragan Sandy de loin :

    http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/ouragan-sandy-les-etats-unis-ne-sont-pas-a-l-abri-d-un-raz-de-maree_1180904.html

    Comment s’est créé l’ouragan Sandy?

    « Un ensemble de nuages s’est formé sur le continent africain. Arrivé au-dessus de l’océan Atlantique, il s’est transformé en cyclone tropical occasionnant de nombreux dégâts dans les Caraïbes. Il se dirige actuellement vers New York. »

    Sandy a donc traversé l’Atlantique en un clin d’oeil pour se précipiter sur N.Y, et la phagocyter. Ah mais comment s’appelle ce foutu continent ou sévit le sinistre Hugo Chavez, euh… et Cuba n’est pas loin, c’est trop sinistre; le Venezuela… etc. Les farc, terrible.

    Ce n’est pas la première fois….

    1. Oui, c’est étonnant ça.
      Existerait-il une corrélation entre traitement de l’information et latitude ?
      http://world.einnews.com/article/121065807?url=%2Fnews%2Fcuba-tropical-cyclones
      http://www.rfi.fr/ameriques/20121025-ouragan-intemp%C3%A9ries-caraibes-ha%C3%AFti-sandy-fait-moins-trois-morts-son-passage
      Au même moment:
      http://www.imd.gov.in/section/nhac/dynamic/cycimage.htm
      Bien peur que ce ne soit pas non plus la dernière.
      La bonne journée.

    2. C’est le chemin de quasi tous les cyclones de l’atlantique Nord), mais il ne s’appelait pas sandy, c’était une tempête tropicale et personne ne pouvait dire quelle serait son évolution (amas nuageux inoffensif ou machine à tuer à haïti), sa trajectoire, etc… rien de neuf.
      La seule  »nouveauté » c’est qu’il est remonté plus au Nord que les autres, due à un front ‘polaire’ plus au Nord que d’habitude (peut être due à la fonte des glaces du pôle, peut être due à l’activité humaine (?)).

    3. Il faut souligner que l’ouragan Sandy a traversé le sud Cubain, dont Santiago de Cuba, tandis que Haiti n’était que dans la périphérie.
      Or toutes les cartes USA illustrent l’itinéraire de Sandy à partir des Bahamas, (au nord de Cuba) et pas avant !
      Il y a eu 11 morts à Cuba, alors qu’il n’en fut rien (!) en 2009 avec IKE.
      Pourtant nos médias ont préféré le silence plutôt que l’enquête sur cette différence !

      1. Amsterdam, le 30 octobre 2012

        @Chabian

        « tandis que Haiti n’était que dans la périphérie »…

        Mais veuillez lire Lavanguardia… 9 personnes mortes à Haiti, dit le premier ministre…

        http://www.lavanguardia.com/internacional/20121026/54353502578/huracan-sandy-muertos-cuba-haiti.html

        Je trouve scandaleux ce silence quant aux dégats sur les îles Carabiques dans la presse Nordique de l’Europe.

        Mais évidemment toutes les médias aux Pays-Bas lancent immédiatement la notice que cette fille hollandaise (non, je refuse de faire de la publicité gratuite pour elle, je ne donne pas son nom ici) est transportée par les NNUU à Cuba pour participer aux négotiations (Havana/Oslo) de la paix tellement souhaitée par les Colombiens.

        Dans la presse ici, le spectacle toujours Roi/Reine.

        Bien à vous,

        JL

      2. Bilan provisoire :
        Haiti : 52
        USA : 31
        Cuba : 11
        Bahamas : 2
        République Dominicaine : 2
        Jamaique : 1
        Canada : 1
        Total : 100

  7. Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente – Aimé Césaire

      1. J’aime tout particulièrement celle-ci… sous-titre : « la croyance ne semble pas y être pour grand chose »…

        Et aussi celle-ci. Qu’est-ce qui se passe si on fait « Dismiss » ?… 😉

      2. LUI
        Tu n’as rien vu à Hiroshima, rien.

        ELLE
        Les reconstitutions ont été faites le plus
        sérieusement possible.
        Les films ont été faits le plus sérieusement
        possible.
        L’illusion, c’est bien simple, est tellement
        parfaite que les touristes pleurent.
        On peut toujours se moquer mais que peut faire
        d’autre un touriste que, justement, pleurer ?
        J’ai toujours pleuré sur le sort de Hiroshima.
        Toujours.

        LUI
        Non.
        Sur quoi aurais-tu pleuré ?

        ELLE
        J’ai vu les actualités.
        Le deuxième jour, dit l’Histoire, je ne l’ai pas
        inventé, dès le deuxième jour, des espèces
        animales précises ont resurgi des profondeurs de
        la terre et des cendres.
        Des chiens ont été photographiés.
        Pour toujours.
        Je les ai vus.
        J’ai vu les actualités.
        Je les ai vues.
        Du premier jour.
        Du deuxième jour.
        Du troisième jour…

        LUI
        Tu n’as rien vu. Rien.

        ELLE
        …du quinzième jour aussi.
        Hiroshima se recouvrit de fleurs. Ce n’étaient
        partout que bleuets et glaïeuls, et volubilis et
        belles-d’un-jour qui renaissaient des cendres avec
        une extraordinaire vigueur, inconnue jusque-là
        chez les fleurs.
        Je n’ai rien inventé.

        LUI
        Tu as tout inventé.

        ELLE
        Rien.
        De même que dans l’amour cette illusion existe,
        cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de
        même j’ai eu l’illusion devant Hiroshima que jamais
        je n’oublierai.
        De même que dans l’amour.
        J’ai vu aussi les rescapés et ceux qui étaient
        dans les ventres des femmes de Hiroshima.
        J’ai vu la patience, l’innocence, la douceur
        apparente avec lesquelles les survivants
        provisoires de Hiroshima s’accommodaient d’un
        sort tellement injuste que l’imagination d’habitude
        pourtant si féconde, devant eux, se ferme.
        Écoute…
        Je sais…
        Je sais tout.
        Ça a continué.

        LUI
        Rien. Tu ne sais rien.

      3. des images sont des images
        le vent ne se photographie pas

        la star incontestée va être la grue
        vue d’en bas d’en haut de travers

        je garde l’image contrasté du triangle noir de l’amérique illuminée vue de l’espace signalant la zone en panne d’électricité
        cette image ne dit long, beaucoup plus long que toutes les autres

        je souffre pour tous ces arbres fracassés ou déracinés

  8. Privilégier la terre , le truc est simple .
    Alors allez chercher du gaz de schiste à grands coups de subventions et de crédit impôts recherche (sans cela , pas de rentabilité) est une vue de l’esprit . L’homme qui n’a que le profit à court terme quelques soit les dégâts occasionnés , devra être jugé .
    L’art des choix

    1. @ Ardéchoix
      Sympa la vidéo / Ya du monde sur le coup apparemment .
      Tellement que Hollande a déclaré qu’il n’y aurait pas de Gaz de schiste pdt la durée de son mandat (une petite flatterie à l’électorat ça mange pas de pain …)
      Le mercredi après cette déclaration martiale , le Canard Enchaîné faisait le point sur la situation ;
      De mémoire , 175 permis d’exploration en cours .
      C’est ainsi que les capitalistes fonctionnent : tu me fais sortir par la grande porte , je rentre en douce par la fenêtre . Ce mode de fonctionnement est d’ailleurs particulièrement aigu en France .
      Mais voilà ! beaucoup de gens sont vent debout contre tous ces Grands Projets Inutiles !
      Serait-on dans un temps où enfin beaucoup ne veulent plus laisser agir ces aménageurs et bétonneurs de territoires et du même coup se réapproprier un peu leurs vies ?

      1. @ taratata
        Oui les temps changent , mais les gaulois ne se réapproprient pas leurs vies , ils ne l’ont jamais vendus .
        Amicalement

  9. Est-ce pour autant que Romney ou Obama vont infléchir la politique du : « le pognon des actionnaires au-dessus de tout « ? Je crains fortement que cette politique se résume à la hauteur de l’implication de Wall-Street dans le financement de la campagne présidentielle.

      1. @ wuwei
        Humour
        Le Medef ne représente que lui-même. La France compte 2 550 000 PME, qui représentent 97,4% des entreprises (chiffres juin 2009). Les PME emploient 6,9 millions de salariés (48% du total), soit près de 55% des personnes occupées (emploi salarié et non salarié). Elles réalisent 34% du chiffre d’affaires et 42% de la valeur ajoutée.Economie.gouv.fr

  10. Un jour un ami m’a dit de ne pas m’inquiéter pour le dérèglement climatique. Il m’avait alors expliqué que tant que nous avions l’énergie pour nous, notre capacité d’adaptation serait garantie.

    IMF study: Peak oil could do serious damage to the global economy
    http://www.washingtonpost.com/blogs/ezra-klein/wp/2012/10/27/imf-study-peak-oil-could-do-serious-damage-to-the-global-economy/

    Depuis tout va bien, on est devenu expert dans l’art du déni. Cette crise de la croissance que nous connaissons depuis 2005 ne pourrait être liée à un manque d’énergie, voyons !

    1. Le scientisme a aussi quelque chose de rassurant. L’idée selon laquelle la science et la technologie nous sauveront quoi qu’il arrive est assez répandue. Ainsi par exemple si nous manquons d’énergie, il suffira de trouver un moyen de réduire nos besoins. La nanotechnologie, qui entrainera une nouvelle révolution industrielle nous y aidera. Tout est prévu.

      1. @ Tom

        Les gens disent surtout, que si nous manquons d’énergie : « On ira en chercher ailleurs ! » ou bien : « Ils trouveront autre chose ! » sans jamais préciser qui est « on » et « ils » ni qu’est-ce qu’est « autre chose ».

        C’est toujours facheux ! pour qui a de vagues notions en Physique.

      2. Ce n’est pas le scientisme mais le transhumanisme. Les plus fervents se battent pour redéfinir le droit dans les plus prestigieuses universités.

        Nick bolstrom.

  11. le nucléaire sur le papier, c’est formidable ! mais sur une vraie planète avec des tremblements de terre, des ouragans, des tsunamis…

    C’est vrai, elle est déplaisante cette planète… elle ne pourrait pas être lisse, plate ? Tranquille, quoi ! Elle pourrait pas nous foutre la paix ? Nous laisser faire notre petit business tranquillement, sans nous emmerder ?

    Comme le dit Jean-Claude Guillebaud (auteur de « La vie vivante ») dans le film Un monde sans humains diffusé sur Arte récemment, « Le corps, qu’est-ce que c’est que ce truc-là, quand on est sur internet le corps c’est encombrant, le corps, ça vieillit, ça prend des rides etc, donc il y a ce rêve de l’immatériel, de, au fond, nous débarrasser du corps. De même que les économistes des marchés financiers se débarrassent de l’économie réelle au profit de la spéculation irréelle, virtuelle, des marchés financiers, de même les technoprophètes nous conseillent de nous débarrasser du corps, d’oublier le corps. »

    Ici il parlait du corps de l’homme. Mais pour le corps de la planète, c’est exactement la même chose.

    Il continue plus loin : « L’essentiel de la vie humaine, c’est précisément ce qui ne peut pas être calculé, c’est à dire l’amour, la spiritualité, la poésie, la sagesse, la musique, la tendresse, l’altruisme, la générosité, la solidarité humaine, toutes ces choses qui ne peuvent pas être comptées est petit à petit évacué du paysage. »

    Hors de l’équation.

    1. Les banquiers et les assureurs ont voulu supprimer le risque en le niant et en balançant tout ce bazar qui les dérange sous le tapis.
      S’ils croient échapper aussi facilement aux lois deu marché, ils se trompent.. On dirait des enfants de 2 ans…
      Ce qui est vrai pour la finance est vrai pour le climat : I don’t believe in global warming
      L’étape suivante c’est de nous dire que le réchauffement climatique est bon pour l’économie et pour l’humanité :

    2. Il n’y a plus de place pour se qui ne se calcule pas. J’ai vu ce documentaire. C’est effectivement ce qui se passe : l’homme devient de moins en moins humain, son but étant de se rapprocher de la machine afin de gagner la vie éternelle sans se demander à quoi cela lui servira.

      1. Tu as vu ces gens, tu as vu leurs regards ? En particulier, ce type qui était tellement fier d’être entré au MIT à 14 ans… Dans ses yeux, je n’ai trouvé que la peur…

      2. la vie éternelle

        pour quelques « trans »-dingues … ne pourra aller sans l’éradication froide des gueux de la planète …
        ces trans-dingues pensent-ils à la place à laquelle leurs descendants pourraient prétendre, après avoir « tué » le père …ou les ont-ils gommés, les voyant comme des pièces de rechange =) la plus extrême barbarie n’a jamais été aussi loin .

        il y en a qui y dé-pensent ( au sens de  » déparler » ~ déraisonner ) probablement déjà …
        c’est ce qui arrivera bientôt si aucune limite n’est posée à la techno-marchandisation du monde =
        sans mettre de freins serrés, le pharmakon ne sera utilisé que comme poison.

    3. Si vous désirez, profondément, redonner un sens à vos vies, je vous invite à lire ce blog « freesoulblog », décapant, plein d’humanité justement, une lumière dans les ténèbres !

  12. Nos amis écologistes qui aiment tant la nature sont bien silencieux lors des ouragans et tsunamis. Normal, ce sont des ennemis du genre humain notamment feu le non regretté commandant Cousteau qui avait déclaré que l’homme était un « animal nuisible » pour la nature.

    1. @ Cording : « L’homme (est) un « animal nuisible » pour la nature. » Etes-vous certain de n’être pas d’accord avec cette évidence ?

      1. Animal nuisible et espèce invasive de surcroît !

        Aucune autre espèce n’a dégradé à ce point la nature, rendant problématique notre survie à brève échéance. La Terre continuera sans nous…

        Comme le disait mon professeur de philosophie au lycée sur le sujet « l’homme est-il un animal« , il avait conclu que la différence entre l’homme et animal tenait en sa capacité à transformer son environnement et à ne pas le subir.

        La définition reste juste, mais les proportions ont changées en quelques décennies.

      2. Fausse évidence, évidence de l’apparence : » l’expression « l’homme est un animal nuisible pour la nature » est à remplacer par « Les dominants, dont les dominés ne sont que les bras armés aliénés à la volonté des premiers pour assurer leur dominance, sont des animaux nuisibles pour la nature.

        La plupart des gens ne demande qu’à vivre sans trop emmerder et le voisin (Brassens) et la nature (moi).

        C’est contraints, complices malgré eux, complices par subordination globale, aliénation, qu’ils s’inscrivent dans le contexte destructeur vital aux dominants pour accroître leur pouvoir. (« 30 millions d’Allemands miséreux, perdus, humiliés par 1918, « hitlériens » en 33).

        Ces mêmes dominants et leurs courroies de transmission médiatiques ne cessent, pour se dédouaner (réchauffement, pollution, hyperconsommation…), de clamer « tous coupables ! »
        Car tous coupables, personne coupable.

        Delphin

      3. Evidemment, non! Si vous partagez cette affirmation anti-humaniste vous pouvez rendre service à votre chère nature en disparaissant de la surface de ma chère terre sans attendre l’âge non canonique du non regretté « commandant » Cousteau.

      4. L’homme nuisible pour la nature, donc pour lui même aussi et pour les autres humains. Nous sommes un tout. La nature dépend de nous et nous dépendons d’elle………… les humains saccagent ce qui leur permet de vivre, la planète terre et nous risquons de finir dans un cataclysme géant. Nous avons le choix entre notre pouvoir destructeur ou notre don créateur.

      5. Brigitte, ce que notre ami Cording essaye de nous dire, c’est qu’en tant qu’humain, il n’est pas nuisible pour le « non regretté » Jacques-Yves Cousteau (je ne vais pas écrire « Commandant » parce que sinon je vais encore l’énerver), parce qu’il est déjà mort. Et il n’est pas nuisible non plus pour « l’anti-humaniste » Delphin, parce que Delphin sévit sur ce blog sous un pseudonyme, et donc il ne peut pas le retrouver pour agir conformément à son désir, à savoir le faire disparaître de la surface de sa « chère terre ».

        Il fait parfois bon porter un pseudonyme sur ce blog ! Ainsi, mon nom de famille restera « B » pour encore un certain temps, au moins le temps que Cording se calme, mais je ne sais pas si ça va arriver rapidement.

        Cording, si un jour il n’y avait plus que vous sur votre « chère terre », sûr, elle ne s’en portera que mieux, sans tous ces anti-humanistes et ces émetteurs de CO2 (les salauds !)

    2. Animal nuisible pas seulement pour la Nature,ce que personne ne peut contester,mais nuisible
      POUR TOUS LES ETRES VIVANTS,animaux bien sûr, mais aussi PLANTES,dont tout le monde sait qu’elles sont vivantes.(Cf.le livre récent de Franz Olivier Giesbert).Raconter que les « écolos »
      sont des ennemis du genre humain c’est ,à mon humble avis,très stupide,je le dis comme je
      le pense CORDING.Désolé.

    3. … alors que « tout le monde » sait bien que c’est complètement faux ! Quelle injustice, quand même, en ce bas monde ! Alors que l’homme – devrais-je dire l’Homme – en est la plus parfaite réalisation !

      Je vous invite à lire très attentivement l’excellent documentaire graphique Saison brune de Philippe Squarzoni… Il y parle également (vers la fin) des climatoseptiques. Je n’ai rien à ajouter.

      1. Ce n’est pas l’homme qui est nuisible mais c’est le système qui régit la planète qui le rend fou. Celui du productivisme et de la financiarisation qui pervertit les rapports entre les hommes.

    4. Nos amis philatélistes qui aiment tant les timbres sont bien silencieux lors des ouragans et tsunamis. Normal, ce sont des ennemis du genre humain notamment feu le non regretté collectionneur Cousteau qui avait déclaré que l’homme était un « animal nuisible » pour les timbres.

  13. Nous avions retiré notre planète de l’équation

    Nous ?

    Ne faisons pas comme si depuis quelques décennies « nous » n’avions pas été mis en garde par quelques esprits éveillés contre les dangers de la société industrielle, dite de progrès.

    1. Oui, « nous », il va falloir s’habituer à ce pronom… Il n’y a point de « eux » face à « nous » : dans ce monde rond et bleu comme une orange, il n’y a que « nous »… (et peu importe que la cécité soit ailleurs, elle met / tra toujours en péril nos vies à tous)

  14. Il a aussi ce petit memo, bien en phase avec l’article, et qui ne me réjouit pas. Je pense ne pas être le seul à redouter notre fuite en avant, en tous cas sur ce blog.

    Lien

  15. A lire dans lecercle.lesechos.fr un article de Chim Steiner (Sous-secrétaire général de l’ONU) et Susan Burns (Fondatrice de Global Footprint Network ) : « Le risque environnemental pour la dette souveraine ». Extrait : « Certains pourraient penser que les marchés obligataires seraient protégés contre les effets du changement climatique, de la dégradation des écosystèmes, et de la pénurie d’eau. Compte tenu d’une dette souveraine de plus de 40 000 milliards $ présente sur les marchés mondiaux à chaque instant, il s’agit d’un jeu extrêmement risqué. » http://lecercle.lesechos.fr/economistes-project-syndicate/autres-auteurs/221157567/risque-environnemental-dette-souveraine

    1. @Hélène NIVOIX
      Article des Echos tout à fait révélateur : Le réchauffement climatique (et pas le ‘changement’ parce que par définition le climat est toujours changeant, sauf pour les écolos) est par essence du green business. Toute la communication sur le RCA est façonnée par le business de la peur, il est une fin du capitalisme. Il suffit d’un ouragan que la météo usuelle explique très bien pour nous vendre des bilans carbone et des experts à la Jancovici. Chapeau bas aux charlatans dans leurs robes de prélats bien verte.

  16. Qu’ on se rassure,le « soliton » (mot qu’on ne trouve pas dans tout dictionnaire) est un phénomène
    très largement défini et illustré par le professeur Jorion:dans son livre « Misère de la pensée
    économique »:,le soliton (titre du chapitre 2)y donne lieu à une centaine de pages. Par ailleurs,
    Il faut comprendre que
    l’image du soliton ne renvoie pas seulement à des phénomènes d’ordre climatique.
    Le plus simple est de citer Paul lui-même,(p.62). »Vous êtes sur la plage,les vagues que vous observez sont régulières,mais tout à coup s’abat une vague d’une puissance peu commune »,(on
    rejoint ici une illustration qui n’est pas tout à fait sans rapport avec ce qui s’est passé sur la côte
    est des Etats Unis.)Mais,l’essentiel de l’idée arrive: »Dans l’histoire humaine,nous assistons en ce moment à un phénomène DE L’ORDRE DU SOLITON »(c’est moi qui souligne.)
    Les insuffisances profondes des « modèles financiers » qui pourtant séduisaient les
    mathématiciens économistes tenaient à l’incompréhension du véritable concept de soliton:ce
    n’est pas tout de s’imaginer que de nombreuses variables à l’oeuvre sont « vraisemblablement
    statistiquement indépendantes »:c’est oublier que la probabilité n’est pas nulle qu’elles entrent en cumul dans le même sens,mais pire encore,ce peut être oublier ce qu’on ne voit pas
    c’est à dire de grandes lames de fond(par exemple les détériorations qui découlent de ce qu’on
    porte atteinte aux ressources naturelles voire qu’on les épuise,ou que patrimoines et revenus ne cessent de se concentrer).Or les logiciels eux-mêmes,inspirés de préconisations insuffisantes ou carrément erronées n’ont pas manqué,via des vitesses d’opérations de ventes
    et d’achats quasi instantanées,à termes comprises,de provoquer ou de favoriser de manière
    considérable un renforcement de vagues de fond elles mêmes négligées.
    Comme quoi il peut arriver,hélas,qu’une « pensée » économique erronée soit un élément pas du tout négligeable de la crise elle-même,outre l’idée de cupidité qui la caractérise trop souvent.Déjà Aristote appelait cette cupidité la « chrématistique ».Celle-ci est condamnable dans ses
    trois formes,selon Aristote répétons-le:le « travail salarié »(le fait de vendre son travail pour de
    l’argent,le prêt à intérêt,et enfin le commerce extérieur).Le monde a certes changé depuis
    Aristote,mais un peu voire beaucoup de réflexion n’est pas inutile,la tête au dessus du guidon!

    1. elle-ci est condamnable dans ses trois formes,selon Aristote répétons-le:le « travail salarié »(le fait de vendre son travail pour de l’argent,le prêt à intérêt,et enfin le commerce extérie

      Pour le travail contre de l’argent on peut comprendre qu’Aristote préférât la, pleine propriété du travailleur par son maître, l’esclavage au salariat quoi. Pour le « commerce extérieur » c’est bien plutôt sa forme mercantiliste qu’il englobait dans sa chrématistique négative, pas celui destiné à pourvoir aux besoins de la communauté, bien évidemment…

  17. c’est plutôt une affaire de déni collectif, certes bien orchestré, mais déni plutôt que retour du refoulé. En tout cas à New York, ce sont les égouts qui refoulent, triste symbole … 🙁

    1. Egg Obsolète c’est un peu comme oeuf clabot (i.e pourri) non? J’veux dire l’odeur surtout, hydrogène sulfuré, mercaptan, boule puante, m’enfin moufette quoi…

      1. C’est mieux que l’odeur de la PeakOil, dirons certains …

        Allez je ferme ma grande gueule de nase. Ta gueule moi !!!

    2. Très très très instructive, l’audition de Jancovici ! De quoi remettre un peu (un peu !) à l’endroit certaines « vérités » politiques et économiques. Ceci dit, je pense qu’il pourrait aller encore plus loin dans la réflexion.

      Exemple :

      Il constate que l’éolien est quantité négligeable dans le paysage mondial actuel. Soit.

      Il explique clairement que les subventions à cette énergie, « pour donner bonne conscience » aux décideurs, vont disparaître quand les problèmes budgétaires deviendront vraiment sérieux, mais que de toutes façons elles passent à côté de l’objectif visé, à savoir diminuer le CO2. Soit.

      Il montre un joli graphique qui illustre à merveille que l’éolien, à cause de l’intermittence, fait surtout la fortune des marchands de gaz, et que le gaz, en plus, on est (en Europe occidentale) au maximum de la possibilité de son utilisation. Soit.

      Mais il ne se place que dans une perspective actuelle qui met entre parenthèses le potentiel de croissance des autres énergies renouvelables pouvant faire, dans un mix avec l’éolien, le poids face à la consommation d’électricité. Le gisement est énorme ! Les gaspillages aussi !

      Ceci dit, il nous a fait une remarquable prestation, qui montre qu’il maîtrise son sujet à fond, et en plus, le personnage est sympathique et séduisant ! Par contre, il est bien trop franc pour faire un bon homme politique ! Comme Paul Jorion, quoi ! 😉

    1. Bien falot ce phare invoqué par ces gens, néanmoins efficace .Gageons que le prochain cyclone
      règlera efficacement le problème des îles Caïmans.
      Naturae dura Lex, sed Naturae Lex.

  18. Cette tempête m’amène une autre reflexion.

    Qu’il y ai des dizaines de cyclones ou typhons par an, qu’ils fassent des milliers de morts et des dizaines de milliers de sans-abri dans au Venezuela, Philippines, Bengladesh, Haïti, Honduras, Colombie, ou autres , la presse offre à peine deux lignes de brève en page 4.

    Par contre, un cyclonet( force 1 sur 5) remue-t-il un peu les vitres de Manhattan et nous en rebat à longueur de unes pendant des jours.

    Il n’y a que la presse de pays colonisés qui parle ainsi de leur métropole.

    1. J’ai l’impression que c’est surtout à toi que ça parle un peu plus les coups de tabac new-yorkais que les mêmes sur Port au Prince. Et toi aussi qui en causes encore ici…
      À ta décharge (sauvage) je me dois d’admettre ton zèle toujours renouvelé à nous tenir informés des bilans morbides de la guerre civile syrienne ou de la malnutrition en Afrique…

    2. Kerjean, ça va la respiration ? Je veux dire : la mauvaise foi ne vous étouffe pas ? Comme si on ne vous connaissait pas ici ! Quand vous prenez la défense du Tiers Monde, ayez au moins la décence de venir ici sous un autre pseudonyme !

  19. Tiens :

    Le groupe américain Exelon a décrété l’état d’alerte pour la centrale nucléaire de Oyster Creek, la plus vieille centrale américaine, située dans l’État du New Jersey, en raison de la montée des eaux suite au passage de l’ouragan Sandy, a affirmé un porte parole de la commission de régulation nucléaire des États-Unis.

    Pour l’instant l’alerte se situe au niveau 2 sur 4. Mais le commissaire a indiqué que si le niveau d’eau continue à monter, le système de pompe du réacteur pourrait être affecté.

    Quelque 250.000 foyers étaient plongés dans le noir lundi soir à Manhattan et plus d’un million de personnes au total dans l’état de New York en raison des coupures d’électricité provoquées par le cyclone Sandy, ont indiqué les autorités locales.

    D’importantes inondations étaient constatées dans tout le sud de Manhattan dont des quartiers entiers étaient plongés dans le noir, sans électricité.

    in Le Figaro

  20. Excellent titre !
    Le modèle économique (la capitalisation réelle et maintenant irréelle) fabrique du danger pour son maintien (jusqu’aux guerres) ou son développement (le nucléaire). L’homme a une imagination illimitée pour concevoir du danger dans ce monde de marchandisation quantique (assurances pour tout et n’importe quoi ou gestion des risques existants et/ou fabriqués). La gestion du risque est un business très lucratif (en terme d’échange). Aujourd’hui, la peur se traite par la finance (la thérapie : la compensation financière par le nominal) et non pas par l’action (le réel). En effet, rendre tout marchand, ne conduit pas uniquement au servage mais parfois aussi à l’auto réalisation des dangers, c’est un collatéral réel. L’assurance devient la survie de l’espèce et l’endettement, sa vie ! Maintenant, l’humanité est un simple prix.
    ps : Héritage pour générations futures….. La disparition ?

  21. A noter que Sandy est arrive,aussi puissant,car l’ocean devant la cote ,etait 1.3 C plus chaude que le precedent record…..Donc Sandy etait quasi force 2 (sur 5) a son arrivee….
    Les fous de croissance a tout prix rétorqueront que l’action de l’homme n’est pas prouvee dans le rechauffement de l’ocean….comme toujours

    Les statistiques s’accumulent…..sur 10 ,20 ou 30 ans…..toutes pointent dans la meme direction…
    Mr Jorion,avec qui j’ai eu le plaisir de partager un petit dejeuner,pense que ce n’est pas trop tard…
    J’avoue ne pas partager cet optimisime….une nouvelle fois,c’est votre horizon de temps qui est important ..
    Lire aussi l’article du monde sur l’elevation de 5 degres des temperatures a Paris…prevu avant 2100……
    La croissane a tout prix pour un monde invivable ..???? LET’S GO

    1. Extrait de l’interview combinée de Jean Jouzel, vice-président du groupe de travail du GIEC sur les éléments scientifiques du changement climatique, et Hervé Le Treut, climatologue participant aux travaux du GIEC, dans Saison brune :

      « A quoi est-ce qu’on n’échappera pas ? Comme le climat des 20 prochaines années est déjà joué, on n’échappera pas, quoi que l’on fasse, à encore un degré supplémentaire dans 20 ou 30 ans [en plus du 0,75 degré déjà acquis depuis le début de l’ère industrielle]. Ça, c’est déjà dans les tuyaux. Ça a été calculé de façon explicite dans le dernier rapport du GIEC. Le commitment scenario. Ce à quoi nous sommes commis. Un degré de plus. Donc les deux degrés seront certainement atteints dans la deuxième partie du 21ème siècle. Alors, sachant qu’on n’arrivera jamais à tout arrêter d’un coup, la part inévitable est sans doute plus élevée que ça. C’est pour ça que quand l’Union Européenne dit qu’il ne faut pas dépasser deux degrés, (…) en fait, les chances d’y échapper sont très faibles. On est à mi-chemin. Mais si on pense au réchauffement qui est inéluctable, on y est. On y est déjà. (…) Pour qu’on ait de bonnes chances de ne pas excéder deux degrés par rapport au climat qu’on avait il y a 200 ans, il faut vraiment diviser nos émissions par 3 d’ici 2050 par rapport à celles du début des années 2000, et continuer après. » (pp. 110-111)

      Conclusion : il n’est pas trop tard. Mais il est plus que temps. De changer radicalement et collectivement nos modes de vie. Nous n’avons plus le luxe de tergiverser. C’est le GIEC qui nous le dit. C’est maintenant que ça va se jouer, et c’est pas du tout dit qu’on y arrivera.

      1. Il est même clair qu’on y arrivera pas!

        Quand on voit le nombre de beaufs qui sont persuadés que ce sont justes des conneries d' »écolo-fascistes » qui veulent les empêcher de rouler en bagnole et prendre l’avion…

      2. Bof, rien que pour l’UE, soit-disant qu’c’est juste 4% du Pib qu’il faudrait y mettre dans la transition energétique (j’sais pas s’ils ferment les réacteurs à c’prix là…), 400 milliards. Ok, tous les ans et pendant vingt ans. Mais, bon…
        Tiens, ça fait 8 000 milliards, pile poil la dette eurozonarde.

      3. Il est même clair qu’on y arrivera pas!

        Pas comme on est partis, ça c’est clair. Mais… si le capitalisme à l’agonie se pétait la gueule une bonne fois pour toutes… Ce serait une belle ouverture pour passer à autre chose, non ?

      4. @Amsterdamois
        A propos de ‘bagnole’, je me souviens de ce livre de J. Yanne.
        On pourrait y ajouter les camions aujourd’hui…
        Ou est « l’apocalypse », tempête ou notre ‘bagnole quotidienne’…?

      5. Olivier B : ça rejoint ce que j’indiquais dans le dernier billet sur Fukushima, la force d’inertie est terrible, et pour l’instant, on ne constate que les effets (postulat : le GIEC a 100 % raison) dus au CO2 émis AVANT l’énoncé du problème, et en gros 10 ans avant la création du GIEC. On en a grosso merdo émis la même quantité depuis.

        Vigneron : la comptabilité est peut être là, mais ce qui ne se compte pas, c’est la force de volonté nécessaire pour inverser ce qui est presque devenu ontologique pour l’homo occidentalus, un droit inaliénable quasi biblique à la croissance. Pour le coup, je fais presque moins confiance au quidam moyen qu’au petit politique.

        Par ailleurs, avec un PIB en contraction, les 4% ne peuvent qu’augmenter de plus en plus rapidement, vu que le coût de la transition augmentera également en valeur absolue. Le très très gros souci est qu’il s’agit d’une situation dans laquelle les deux composantes sont auto-référentielles (énergie > pib et pib > énergie). Elles ne peuvent que baisser ensemble, à moins de réussir la transition au delà de toute anticipation (décorrélation, comme suggérée par Tim Jackson, si j’ai bien digéré son dernier bouquin, sauf que mesurer alternativement la richesse en changeant son étalonnage n’empêche pas que l’énergie nette disponible diminue).

        Le coeur de ce problème là est la tendance longue à la diminution de l’EROEI (énergie retournée sur énergie investie). On peut bien arriver à produire de l’énergie de manière rentable financièrement, mais si le retour énergétique est inférieur à 4 ou 3, ce n’est plus de la croissance, c’est de la maintenance. Maintenir une installation par beau temps ou dans le blizzard, c’est pas la même histoire. Dans le mix énergétique mondial, la part de fossiles à l’EOREI avantageux diminue depuis 2006.

        Pour illustrer ceci, un reportage sur l’exploitation des sables bitumineux au Canada. Ce n’est pas pour juger de la pollution, mais pour se rendre compte du gigantisme de l’infrastructure nécessaire pour produire cette énergie (énergie nette retournée 50x inférieure à celle des grands champs de brut découverts au XXe). Présenter ce genre de choses comme un gamechanger, c’est à mon humble avis assez fallacieux.

      6. Ce n’est pas pour juger de la pollution, mais pour se rendre compte du gigantisme de l’infrastructure nécessaire pour produire cette énergie (énergie nette retournée 50x inférieure à celle des grands champs de brut découverts au XXe).

        Ce gigantisme est à la mesure de notre incapacité à remettre en question le mode de vie que nous nous sommes imposés à nous-même… et voué de toute façon à l’échec, puisque comme tu le fais remarquer, il y a une limite physique : celle de l’énergie nécessaire pour la récupération de cette énergie. Quand 1 kWh extrait sera égal à 1 kWh nécessaire à l’extraction, ce sera fini. Ce sera même fini bien avant, parce que ce ne sera plus « rentable ». Mais je ne sais pas quand parce que je ne connais pas les chiffres. Mais surtout, ce sera fini après combien de destructions encore ? Pourquoi ne pas mettre fin à cette folie dès à présent ? Pourquoi ? Pourquoi ?

        Je tente une réponse : parce que la folie est collective. C’est collectivement que nous devons en sortir. Or nous sommes dans une société de l’individu, une société de la société inexistante. « L’anthropologie sociale, n’est-ce pas le nom qu’on donne au communisme quand on veut l’enseigner dans les universités ? » Cette question doit encore tinter aux oreilles de Paul Jorion !

        Présenter ce genre de choses comme un gamechanger, c’est à mon humble avis assez fallacieux.

        Eh oui, complètement. C’est même carrément honteux ! C’est à une révolution que nous sommes appelés ! Mais pas une révolution comme la (ou les) révolution(s) française(s). Une révolution de nos mentalités. Pas une révolution dans la castagne. Une révolution qui sera au contraire un retour au collectif, à la synergie. Il va devoir finir, le temps où on se dira les uns aux autres, « toi tu as pollué pendant 200 ans, alors moi aussi je veux polluer pendant 200 ans, na ! » « oui mais toi t’avais qu’à être aussi malin que moi au même moment, na ! » « Quoi ? Alors que tu m’as ponctionné mes forces vives pour en faire des esclaves chez toi ? » etc, etc.

        Le temps est venu, où il faut se dire, tous : on a un problème, ce problème on l’a tous, parce qu’on est tous sur un même bateau qui s’appelle la terre. Alors ce problème, on va le résoudre ensemble.

        C’est indispensable. Si on ne le fait pas, le problème ne se résoudra tout simplement pas.

        « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. » (Lc 13, 24)

  22. « Le retour du refoulé est toujours douloureux »
    C’est bien trouvé. Un jour ou l’autre, on ne pourra plus voiler les réalités par des mensonges et duperies – elle s’imposeront en majesté.
    Que ce soit dans le domaine économique ou autre.

  23. Et nous , NOUS NE VOULONS PAS RETIRER NOTRE PLANETE DE L’EQUATION .
    APPEL A RENFORCER LA RESISTANCE A Notre Dame des Landes
    mardi 30 octobre 2012
    Ce matin, depuis 8 h, des centaines de gardes mobiles tentent d’expulser les habitant-e-s du lieu-dit la Saulce à Notre Dame des Landes et rencontrent une résistance déterminée de la part de dizaines de personnes, certaines installées dans des cabanes dans des arbres, d’autres derrière des barricades construites pendant le week-end sur la D81*.
    Au moins trois opposant-e-s ont été blessés par des tirs de flash-ball ou de grenades assourdissantes lors des charges. “Je constate qu’encore une fois, la république utilise des armes offensives pour mater la résistance” déclaré Gaël, présent sur place lors des charges. Contrairement à ce qui a pu être annoncé, le Sabot, lieu de maraîchage occupé collectivement lors d’une manifestation le 7 mai 2011 ainsi que les lieux environnants et notamment les Cent Chênes et le Far West ne sont pas expulsés.
    Ce mardi, le COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles Indignées par le projet d’aéroport) a appelé à rejoindre le Sabot pour participer à cette lutte contre la destruction des terres. Plus de deux cent personnes et des tracteurs sont déjà présentes devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes, et vont essayer de rejoindre le Sabot.
    * »Ils nous jettent à la rue, donc on assume et on l’occupe ! En occupant la route, on créé un moment éphémère dans cette lutte contre l’aéroport Grand ouest. Un moment de rencontre pour celles et ceux qui participent à cette lutte, un moment pour montrer que même si des maisons sont expulsées et détruites, ainsi que des jardins collectifs et des potagers, cela n’entame en rien notre détermination. » annonce un texte écrit ce week-end à l’occasion de la construction des barricades sur la D81.
    « Contrairement aux déclarations du sous préfet, M. Lapouze, annonçant le mouvement de résistance à Notre Dame des Landes ’fini’, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à nous engager pour la protection de ce magnifique bocage, et plus généralement pour lutter contre la logique sous-jacente à ce type de projet. Pendant tout le week end, des centaines de personnes sont arrivées pour apporter leur soutien, nourriture, vêtements, et matériel, pour participer à cette lutte et pour s’installer pour les semaines et les mois à venir. » a déclaré Camille Giloin, 34 ans.
    Une manifestation de réoccupation est d’ores et déjà prévue samedi 17 novembre au départ d’un bourg proche de la ZAD.
    Contact presse : 06 65 67 76 95 / zad@riseup.net

  24. Attendez, il faut encore vite fait construire une aéroport à Nantes.

    Qui est jean Marc Ayrault pour se sentir qualifié de soutenir un tel projet ? C’est un politique qui n’a aucun titre de quoi je me mêle, pour se mêler d’aéroports ! Il n’a non plus aucun argument, si ce n’est la matraque, et n’institue aucun débat soit dit en passant.

    1. Durant la dernière campagne Présidentielle, des opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes (NDDL) faisaient une grève de la faim. Une nuit, j’ai fait le piquet sur la place qu’ils occupaient.

      Ce fut chaud lorsque deux étudiants en finance, bourrés d’alcool, nous ont invectivé en nous racontant que nous étions de pauvres gens contre le progrès. Précisons que ces pauvre êtres, tout bourrés de mathématiques à l’école, n’ont rien compris de la règle simple que la croissance ne peut être infinie dans un volume fini, règle que nous avions essayé de leur expliquer.

      Ce fut pire lorsque un élu vert revenant de Paris, vers 3H00 du mat., nous appris qu’il avait pu, avec une délégation d’élus, parler à Hollande et s’entendre sur le principe d’un rendez-vous, le futur ministre de l’agriculture, Le Foll, ayant été chargé de l’organiser à l’occasion du meeting qui était alors prévu à Nantes trois ou quatre jours avant le second tour.
      Hélas, Le Foll, avant d’obéir à Hollande, téléphona à Ayrault qui lui interdit formellement de prendre le rendez-vous. C’est Le Foll en personne, désolé parait-il, qui revint dire cela à la délégation d’élus.
      Finalement, le meeting de Nantes fut annulé, pour sans doute éviter tout risque de voir des gens de gauche dirent qu’ils n’étaient pas d’accord avec le directeur de campagne de Hollande, directeur qui allait devenir premier ministre, accédant ainsi à la fonction lui permettant de payer à VINCI l’aéroport dont il a besoin pour croître en richesse privée et assoir sa puissance toute aussi privée.

      Notons que VINCI à d’ores-et-déjà reçu plus de 200 millions d’euros d’argent public en provision pour les travaux de NDDL, qui n’ont toujours pas commencé. Comme ce projet est un PPP, normalement VINCI devrait le payer lui seul, mais le premier ministre aime Le Grand Capital, alors.
      Et notons aussi que chez VINCI on a de bonnes manières, comme celle par exemple d’offrir une escort-girl cachée dans un gros gâteau à un DRH partant en retraite ; ça c’était en 2004.

    2. @ Liszt
      Ayrault est un menteur .
      Sur fr inter , l’autre matin , il a raconté des conneries grosses comme lui.
      A une question ( et une seule…. ah ces journalistes , quel courage ! L’ont pas vraiment mis sous pression , de toutes façons ils ne connaissent pas le dossier ) à propos de cet aéroport , il a répondu très brièvement deux faussetés énormes :
      – la première sur la saturation de l’aéroport actuel , ce qui est totalement faux ( les avions sont plus gros et mieux remplis ; la fréquentation est donc EN BAISSE et loin de la saturation , c’est-à dire qu’il remplit aisément sa fonction . Il semble qu’il manque une piste dans je ne sais plus quel sens et l’aéroport actuel possède le territoire pour la réaliser )
      – la deuxième sur le remplacement de l’ancien par le nouveau ; ainsi donc l’ancien aéroport libérerait des terres . Ça , c’est histoire de moins se sentir merdeux à l’idée de bousiller 2000 ha de terres . Et ceci est un mensonge éhonté . Il n’y a aucun projet de rendre à la terre l’aéroport actuel . C’est d’ailleurs extrêmement compliqué à réaliser . Que je sache les aéroports du Bourget et d’Orly sont tjrs là et pour longtemps .
      Yen aurait encore long à dire ….
      VINCI mérite bien quelques gros mensonges !
      VINCI lui a promis quoi à l’Auraultporc pour qu’il se bottes-droitise ainsi ?

      1. Pour faire de la croissance, c’est-à-dire augmenter le PIB ou autrement dit obéir aux impératifs catégoriques de l’époque, il est indispensable de produire quels qu’en soient les prix à payer et conséquences.

    3. Ce gouvernement est consternant.

      On a un budget austéritaire comme la droite n’en a jamais fait depuis des décades, et on s’apprête à réaliser ce projet mégalomane socialement inutile, dont la seule justification serait une croissance mondiale à venir dont on sait qu’elle viendra pas, du moins plus dans la perspective d’une mondialisation à l’identique avec toujours plus de touristes, toujours plus de marchandises à déplacer vite et cher.
      Pour la transition écologique on attendra …. les calendes grecques.

      1. Je pressens , pour ce futur aéroport , s’il se réalise , un avenir digne de celui au sud de Madrid :
        Un aéroport pour les vautours :

      2. @PYD
        ‘toujours plus de marchandises à déplacer vite et cher.’
        Heu…Bah non, justement pour les marchandises, le transport n’est pas si cher, c’est bien l’un des ‘problèmes’ actuellement…ça ne durera peut-être pas…!

      3. @taratata
        Faut dire que dans le même temps, celui de Barajas (Madrid) c’est encore agrandi avec le ‘T4S’ relié par métro au T4…L’aéroport (100% privé) à 200 km au sud de Madrid (Cuidad Real) était donc un ‘pari’ bien audacieux…La piste de roller la plus grande du monde !
        Du coup, je crois qu’il y avait un projet de gare ‘TGV’ (axe Madrid/Andalousie existant déjà) je ne sais pas si c’est fait…?

  25. Merci, Paul, pour cet article.

    Les villes de N.Y. et Londre seront définitivement sous les eaux d’ici quelques décennies ; et ce ne sont pas le barrage en projet à N.Y. et celui déjà existant sur la Tamise qui l’empêcheront. C’est comme ça, point barre !
    La faute aux décisions qui ont été prises dans ces villes pour libérer le capitalisme, c’est-à-dire ces décisions qui ont amplifié la destruction de la Nature, qui ont accéléré la consommation d’énergie fossile, qui ont brutalisé l’atmosphère et qui ont laminé l’Humanité.

    Les capitalistes ne disent-ils pas qu’il faut toujours payer ? Pour tout ?
    Ils ont raison ! La facture totale va bientôt nous parvenir, envoyée par Dame Nature.
    Jusqu’à présent, nous n’avons payé que les frais de dossier.
    Et ce qui est pas mal, c’est que cette fois on va tous payer, même ceux qui croyaient qu’ils n’auraient jamais à régler quelque chose.

    Finalement, dans les villes de New York et Londre, on a pris de très, très mauvaises décisions !
    N’est-il pas ?

    Salutations d’un des brise-bourses de service.

    1. +1

      Le problème, c’est que ce n’est pas eux qui payent en premier. Et ce n’est pas eux qui payent le plus. Eux, ils en sont à payer les frais de dossier. Mais l’Afrique, qui pourtant est le continent qui émet le moins d’émissions par personne, et de loin, eh bien l’Afrique a déjà commencé à payer les intérêts (mais pas encore le capital).

  26. et c’est pas le boudhisme ( tres en vogue en occident ) qui va sauver la planète ( cf ce qui se passe en birmanie )

    la religion qui partout pointe son nez devant l’effondrement du mouvement de l’émancipation sociale incapable de répondre à la barbarie capitaliste n’apportera que désolation supplémentaire

    socialisme ou babarie

  27. J’ai trouvé quelques questions intéressantes sur le blog provenant d’un bloggueur (ou une bloggueuse), et au lieu de tenter d’y répondre par un écrit classique, j’ai décidé de laisser les questions par leurs pertinences et leurs bonnes formulations :

    1. Comment ne pas freiner le progrès en freinant la demande ?

    Il y a déjà de lourds gaspillages financiers, alimentaires, énergétiques, des ressources naturelles,ect…Il faudrait dans l’idéal que la loi et les peines cessent pour que celà profite.

    2. Comment passer de la surconsommation à la consommation de qualité sans laisser personne sur le bord de la route ?

    Par des meilleurs réseaux de redistribution, et une volonté de partage dans le processus des institutions de la société, le contrôle des prix et une hausse des revenus pour consommer sans tomber dans la pauvreté, même par le travail.

    3. Une prise de conscience modifiera-t-elle notre essence même ?

    Oui, le partage et la solidarité ne seront plus des concepts oraux mais des faits dans les relations sociales.

    4. Puis-je être heureux avec le peu que je possède sans que le beaucoup que je ne possède pas encombre mes pensées ? (question d’un pauvre consommateur, frustré par définition).

    Exclure les pensées vers « je veux plus » ou de l’autre « j’ai plus’ ou « je veux avoir plus ». Voir dans les médias ou dans les proches, une idée de bonheur par l’avoir avant l’être.

    5. Le travail, la monnaie sont-ils indispensables au fonctionnement d’une société qui progresse ?

    Non, vision purement économique. De toute façon, lorsqu’il y a trop de personnes qui accumulent des richesses, les riches et les institutions politiques et économiques feront par la loi ou le commerce, des manipulations pour concentrer les richesses de la société entre leurs mains.

    6. Comment chacun pourra-t-il trouver la place de son inné dans une société ultra-équitable ?

    Avec une meilleure répartition du temps de travail, dans les sociétés traditionnelles les citoyens travaillaient moins de 20 heures par semaine, ainsi qu’un accès facile aux autres activités de la société.

    7. Comment freiner l’expansion démographique en conservant les qualités de nos gènes ?

    Les problème vient des ogm et des produits pouvant être un danger pour nos gènes. Les cultures se sont mélangés pendant des millénaires, et la médecine est là pour guérir les maladies génétiques, par la recherche aussi.

    8. Comment éviter la création d’une société à la Big Brother en voulant créer une société idéale ?

    En évitant et en dénonçant la mise en place de régime autoritaire (au mieux possible bien sûr), qui se servira de la technologie pour la répression, de toute façon même sans technologie aurait utilisé la répression.

    1. Exactement.

      Le système actuel (enfin, ceux qui y ont des intérêts bien concrets) ne peut se sauver qu’en abandonnant sa vocation de siphon à richesses. La frange ultra-riche doit de toute manière consommer drastiquement moins pour participer à la redistribution.

      Si ce ne sont que les « pauvres » qui partagent entre eux, c’est certes très humain et beau, mais ça n’aura aucun effet quant à la surconsommation.

  28. Le « boudhisme », c’est pour les « friKés » qui n’ont rien autre à faire. Le jour ou ils devront payer la facture qu’ils imposent aux pauvres, ils seront libérés de leur connerie. Mais bon, encore une fois, chacun voit midi à sa porte.
    Le jour ou tu n’as plus un sous en poche pour te loger et te nourrir, tu cesses immédiatement de te congratuler devant un dieu anthropomorphe.
    Seul Le Christ mérite une attention, parce que lui est vivant, quoique l’on puisse en penser.
    Les ringards bobos « dividende-tés » et non divinisés sont de tristes morts nés et bornés.

    1. @idle
      tu jettes le bébé avec l’eau du bain
      respecter les convictions des autres, ça te parle?
      c’est pas beau la religion? « MON dieu est le vrai! » … « Nan mais t’es taré toi? C’est MON dieu le vrai » …………. a gerber.

      1. OK RaGe, tu as raison, mais qui ne l’est pas au moins un peu « taré ». Cela dit, tu es né quand, en qu’elle année, 1900 quelque chose, avant ou après Jésus Christ, tu vois nous sommes un certain nombre à être taré, non? Tous les historiens, tous les savants, toute la civilisation datée, enfin tous les gens qui utilise leur date de naissance d’après le calendrier et l’heure officielle française. Mais peut-être que toi pas taré, parce que toi pas réfléchir avant d’écrire. Mais moi accepter toi, parce que moi aimer tous mes frères sur terre.

  29. … notre comportement détruit la planète que nous habitons …

    « Bon, Mr Jorion, il ne faut rien exagérer ».
    Mais je vous vois aussitôt partir en fulminant devant une ignorance si patente.
    (Je fais bien sûr référence, ci-dessus, à un autre air désabusé que vous avez croisé, il y a peu de temps…)
    Maintenant que nous sommes plus éclairés sur toutes ces choses tragiques, nous voici à notre tour au risque d’être comme désabusés, dépités devant cette « nature beaucoup moins clémente que nous n’aimons l’imaginer » Cela est bien dit.
    Quelqu’un, un jour, a dit : « Être raisonnable c’est être désabusé. »
    Il a été dit aussi, que « l’avenir est à ceux qui ne sont pas désabusés » – G. Sorel
    Comment sortir de l’impasse, étant dans l’impossibilité de faire demi-tour ni ne pouvant arrêter en un jour, ces techniques qui se commandent à elles-mêmes,…mais seulement d’avancer dans un monde qui devient de plus en plus inconnu et complexe. « Confiance, Respect et Reconnaissance de chacun pour chacun » :
    Comment avoir une chance de nous en sortir quand nous restons partagés sur le contenu même à donner à notre vie humaine et toujours sourds aux besoins de survie des populations les plus pauvres. Probablement que la nature connaît déjà la réponse, Sa réponse, pendant que nous cherchons encore misérablement la notre.
    Et si nous écoutions mieux ce que nous « dit » la nature, avait dit un jour … je ne sais plus qui… sur ce blog.

  30. Avant de lire ce papier, j’avais écris en réponse d’un commentaire d’un autre papier, ceci, une pensée attribuée au chef amérindien Seattle :
    « Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre.
    Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.
    L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »
    http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_Chef_Seattle_en_1854

  31. déjà qu’en temps normal New york ne sait que faire de ses poubelles
    je sens que le problème risque de s’aggraver
    et qu’il serait bon de vérifier où les américains vont jeter tous les déchets occasionnés par Sandy

    plus d’électricité ou de téléphone ou de voies de communication pour un dixième des habitants du pays (plusieurs jours ont ils dit… chez nous ça avait duré 3 semaines et nous avons EDF qui nous rappelle très opportunément qu’il est très fort)
    pas d’avions dans le ciel
    l’oeil du cyclone se prolonge

    un peu de compassion pour tous ceux qui vont aborder l’hiver dans des conditions complexes

    agitation du coté des assureurs: 20Milliard fucking sandy!
    comment transformer cela à la sauce américaine ?
    ouvrir des lignes de crédits à des gens qui ont tout perdu et qui n’avaient déjà plus rien(virtuellement), à un état américain en faillite?

    heureusement les centrales nuc du coin n’ont pas l’air d’avoir trop souffert
    faut dire que ce n’était qu’une grosse tempête et que très peu de vitres des hauts buidings n’ont volées en éclat , juste l’eau de mer un peu partout ( c’est très traitre l’eau de mer, parce que c’est après qu’elle ne soit plus là que les ravages commencent vraiment)
    une vraie grosse tempête qui dure 4 jours entiers et qui revient 3 fois ça ils n’ont pas encore vu
    et la petite mise en bouche leur cause déjà de gros tracas

    le problème c’est que le malheur des autres ne fait que rarement le bonheur des autres
    ça risque de donner un grand coup dans l’activité économique américaine

Les commentaires sont fermés.