« Enfin… tant qu’on a la santé ! », par Patrick Saint-Sever et Bertrand Quiminal

Billet invité.

Le constat serait simple : nous serions en « crise » du fait de nos dettes. De là découlerait un débat simple : effort fiscal en 2013, dont nous récolterions les fruits en 2015 ; ou légère réduction de nos dépenses. Simple écart à une tendance positive en somme, le malade finira bien par être imaginaire … puisque les médecines le sont.

Une « crise » étant phénomène externe, rapide, pas une longue maladie, l’approfondissement du phénomène depuis cinq années, sa diffusion conduisent à douter a minima d’un terme de cette équation.

Souvenons-nous. Le 9 août 2007 se matérialise un constat: les banques américaines sont en difficulté du fait des subprimes. L’océan, la prudence de nos banques européennes et nos spécificités nous placeraient à l’abri. Quelques semaines plus tard l’État doit voler au secours des banques, incapables de se refinancer. Il découvre (!) au passage que la banque ne finance plus essentiellement l’économie dite réelle, n’ayant plus de compétence particulière en analyse crédit puisque celui-ci est titrisé, évacué de son bilan sitôt octroyé, pour spéculer et pratiquer l’évasion fiscale paradisiaque en même temps que l’effet de levier.

L’intervention se fera sans bourse délier prétend-on, la raison d’État suffisant à rétablir la confiance interbancaire au moyen de simples promesses de garanties, certes astronomiques, mais qui assure-t-on au contribuable seront même rentables pour lui puisque … inutiles. En tant qu’agent économique il bénéficiera ainsi d’une relance du crédit bancaire, cette mission d’ordre public de la banque justifiant que l’on intervînt dans ses difficultés.

Une vingtaine de sommets salvateurs de l’euro plus tard, les équilibres de court et long terme des États pulvérisés, il faut bien constater que la « crise des dettes » serait désormais, selon le consensus, circonscrite au rectangle formé par les 20ème méridiens est/ouest autour du 45ème parallèle nord, seule l’Europe restant confrontée non plus à une « crise » mais au déclin inéluctable. N’oublions jamais : le paratonnerre est invention américaine désormais doublée de l’invention du Frankenstorm qui relègue aux oubliettes voire permet de relancer des dettes qui, elles, sont bien cataclysmiques. Très au-delà des niveaux que vous avez à l’esprit (89,3% ici, 103% aux USA).

Avant de rectifier leur quantum, observons que s’il est d’usage de cantonner la problématique à la dette publique, sa réduction par prélèvement fiscal paraît improbable du fait du poids considérable de la dette des agents économiques (Cf. notre article de la Revue Défense Nationale : « Dette : la guerre financière pour sauver le nerf de la guerre », octobre 2012). C’est bien cet aspect de stock autant qu’une problématique de flux de revenus qui nourrit la question du « fiscal cliff » (falaise fiscale) aux USA.

Au surplus il apparaît que la porosité entre dette publique et privée est grande au niveau des établissements de crédit, ceux-ci devant refinancer des masses considérables de dettes d’États décrédibilisés pour bloquer les hausses de taux qui en retour creuseraient déficit budgétaire et dette publique. Récemment encore observateurs économistes ou financiers n’hésitaient pas à parler d’effet d’éviction de la dette productive par la dette publique, curieusement ce concept est abandonné quand il devient flagrant…

Ce rappel posé, nous constatons que la « falaise » de la seule dette publique est plutôt un Éverest. La BRI (Banque des Règlements Internationaux, BIS Working paper n° 300, mars 2012) a tracé la dynamique temporelle de la dette publique de la France, qui atteindra ceteris paribus 400 % du PIB en 2040, celle des États-Unis d’Amérique 450%, 520% pour le Royaume-Uni, 600% pour le Japon et 320% pour la vertueuse Allemagne ! Des niveaux quatre fois supérieurs à ceux actuellement déjà considérés comme des « falaises ».

Encore ces chiffrages n’intègrent-ils que le « choc démographique » (bien vite oublié lui aussi, précisément au moment où il débute), en aucun cas la progression géométrique des dettes qui sera impulsée par la hausse des taux quand l’oppression financière ne permettra plus de tenir ces niveaux spoliateurs pour le « papy boomer », et par la dépression durable (output gap) que produira ceteris paribus le « fiscal cliff ».

Ajoutons le fait que les techniques de dissimulation des dettes ou de fabrique de faux financements vont rapidement produire leur impact dans les prochaines années, faisant surgir de nouveaux besoins de financements. Citons seulement la situation dramatique des Federal Trust Fonds américains – retraite et prévoyance de sécurité sociale -, intégralement siphonnés de leurs 5.000 milliards de dollars et incapables de faire face aux paiements de dépenses très sensibles sous la prochaine mandature présidentielle (Cf. la page 18 du rapport).

À lui seul cet artifice qui risque fort de provoquer un beau feu du même nom démontre la farouche et fort ancienne volonté américaine de refuser le réel, pour conserver l’American way of life dont la dette est devenue le centre de gravité de ce constructivisme bâti sur le financement « benign neglect », via un statut monétaire, politique et militaire impérial assurant la croissance à crédit sans jamais rembourser.

Pour jauger le fait, il faut se référer à des chiffres méconnus, mais éclairants (Cf. CIA world factbook). L’Union européenne en juin 2011 était le premier émetteur mondial de dette extérieure avec 16.080 milliards de dollars, devant les USA (14.700 milliards), le Japon (2.700), l’Australie et la Suisse (1.400), le Canada (1.200), Hong-Kong (900), la Chine (700), la Norvège (640), la Russie (520), le Brésil et la Corée (400), la Turquie et l’Inde ((300). Ainsi, Union européenne et USA représentent donc près de 45% de la dette extérieure mondiale (nettement au-delà de leur quote-part du produit mondial soit 38,5%), avec 23,3% pour la première, 21,3% pour les seconds. Les suivants représentant 4% puis 2% etc.

Si nous rapprochons de ces niveaux planétaires l’exemple d’artifice américain mentionné supra (5.000 milliards de dollars qu’il faudra trouver) nous constatons qu’il représente à lui seul exactement le niveau du TOTAL des financements étrangers de la dette américaine. Si nous ajoutons que, n’ayant aucune intention de modifier l’« American way of life, your problem » pour paraphraser une formule célèbre, les Américains augmentent toujours officiellement de 1.000 milliards USD leur déficit public chaque année, il vient qu’ils luttent, sur le front du financement pour la survie de leur nation. Idem Italiens, Espagnols, Français mais aussi les Allemands (cf. supra, dette implicite réelle supérieure à 300%) et … les pays d’avenir. Sauf qu’à cette table de jeu, le king size américain nécessite la captation de l’ensemble des flux et stocks d’épargne mondiaux. (Cf. notre article de la Revue de Défense Nationale, sur la question de l’activation insuffisante de la richesse de la nation pour acquitter sa dette).

Si nous considérons en regard de ces besoins les données de la CIA, nous constatons que la planète est déjà en déficit budgétaire à hauteur de 4%, sa dette publique est de 64% du produit mondial et sa dette globale de plus de 86%, avant les futurs impacts des dettes cachées.

Par conséquent, même au niveau planétaire, les besoins déjà gigantesques des États sont hors de portée des capacités mondiales de financement, a fortiori dans un contexte où l’entrée dans le choc démographique, largement amorcé, va provoquer une consommation effrénée de cette épargne, déjà laminée par des rendements amoindris depuis plus d’une décennie ! Notamment Japon et Royaume-Uni… en voie de désunion ne pourront plus financer bien longtemps l’allié US.

À la guerre pour les « terres rares » risque de s’adjoindre la guerre pour l’« épargne rare », qui ne peut qu’être « guerre totale », sans amis ni alliés.

C’est d’ailleurs bien parce qu’ayant déjà fracturé clandestinement ses tirelires, après avoir déformé les tapis par dissimulation des déficits réels (on estime à 1.400 milliards de dollars le sous-financement des fonds de pension US par exemple), ne pouvant céder au système européen qui consiste à « bourrer » les OPCVM, contrats d’assurance et bilans des banques de papier d’État, que les USA, suivis du Japon, du Royaume-Uni puis de la zone euro ont « convaincu… » leurs banques centrales de soutenir les banques, qui les soutiennent, via une création monétaire aussi balistique qu’improductive pour l’« économie réelle » (au bémol près des manipulations actuelles de l’immobilier aux USA, qui soutiennent artificiellement un emploi précaire).

Cette morphine monétaire est certes vouée à provoquer à terme un « choc d’inflation », certainement pas « modérée » comme Français ou Belges la fantasment comme douce sortie de crise, n’ayant connu que des niveaux modestes en univers d’indexation des revenus et de baby boom. Mais pour désobliger des états en trajectoire de faillite, c’est beaucoup plus l’hyperinflation qui sera impulsée par eux, cela est radicalement nouveau par rapport au référent « philoinflationniste » : l’État est lourdement partie prenante en cette occurrence. Le terme « Union bancaire » avancé trompeusement comme un nouveau miracle (après les miracles G8, G20 et chinois, BCE/Draghi) résonne comme une cynique promesse à l’encontre des agents économiques… qui n’ont plus l’âge des 80’s.

Toutefois ces perspectives désobligeantes sont trop éloignées et incertaines, en regard du drame qui menace les États à horizon très court : nous pouvons augurer qu’il ne se passera plus une année avant qu’un, voire plusieurs États d’importance significative, fassent défaut, avec pertes à la clé pour les petits porteurs, les banques (donc les déposants…), les autres États et les banques centrales ainsi que le FMI (qui quémande une recapitalisation depuis près de deux ans sans que quiconque affectât de comprendre…).

La dénomination « crise » n’est donc plus conservée dans le langage officiel, nonobstant la proclamation d’horizons extrêmement lointains comme bout du tunnel (encore cinq années selon Madame Merckel, et même vingt selon le Financial Times du 8 juillet 2012), que pour justifier des premières mesures alléguées d’exception, vouées à ouvrir la voie des spoliations affectant le fondement civilisationnel, systémique de nos sociétés occidentales.

Les agents économiques ne s’y trompent point : déjà en Europe ils entrent en guerre les uns contre les autres.

D’aucuns cherchant à tirer profit du « hasard moral », tous à se soustraire à la facture. Diabolique dialectique, en particulier aux USA où la cause (profondément « public choice governance ») de la crise de la dette est maintenue à plein régime durant l’amorce de l’explosion du système, en une formidable contradiction entropique : personne ne veut payer d’impôts, du tout. Mais il faut pour cela maintenir l’empire et donc des budgets militaires et sociaux d’ampleur considérable. Payés par l’épargne du dentiste belge et du commerçant chinois. Le « French ou Belgian way of life » n’a pas cette opportunité.

Dans ce jeu de « frappes préventives » au sein même des nations (si le référent est bien distinct, il est sociologiquement intéressant d’entendre un langage d’« ennemi intérieur »… ), on voit les entreprises françaises imiter le modèle de désagrégation civile qui ronge les USA depuis plusieurs décennies.

Imitant le financier Kenneth Griffin qui, en juillet 2007 menaçait : « Je suis fier d’être Américain, mais si l’impôt devient trop élevé, c’est une question de principe, je ne travaillerai plus aussi dur », ne s’embarrassant d’aucun nationalisme, les petits entrepreneurs français jouent à « pigeon vole ». Tandis que les grands menacent leur pays d’une guerre s’ils n’obtiennent un nouveau train de 30 milliards d’euros d’allègements de charges sociales qui augmentera de l’équivalent de 60% de l’IRPP les prélèvements sur la masse des assujettis.

Par un phénomène extrêmement intéressant, le jour où un rapport fabriqué en ce sens est remis au gouvernement français, une étude du FMI exige par voie de presse les mêmes remèdes à la compétitivité de la France. Au même instant, le partenaire allemand fait fuiter également par la presse tout à la fois son inquiétude que la France (notée comme elle AAA perspective négative par Moody’s) constituât le maillon faible de l’euro notamment car elle ne paye plus sa quote-part OTAN à la base de Geilenkirchen, et des « notes sur le déclin d’une grande nation », en l’espèce les USA. Qui ne se privent pas d’alimenter depuis des mois une très préoccupante acrimonie anti-allemande en Europe du Sud, aux relents très 30’s.

Pendant ce temps, le Japon dont l’avenir est compromis du fait du choc démographique combiné à une dette globale abyssale, entreprend avec une Chine en perte de vitesse et victime elle aussi de bulles à effet de levier, une dangereuse danse. Et des régions d’Europe prétendent à l’indépendance, nouant même comme la Catalogne des relations d’État à État avec la Russie.

Et, ce n’est certainement pas hasard que fleurissent sur les rides de la surface de la crise les doux rêves d’une sortie en douceur par la « dénonciation des dettes ». Ceci prend deux formes, l’une très technique via réactivation du vieux « plan de Chicago » (ou système 100% monnaie) d’Irving Fisher, Maurice Allais, etc., davantage considéré pour sa capacité alléguée à supprimer d’un trait de plume, en 6 ou 7 ans la dette publique que pour ses mérites propres. L’autre forme émane de prétendus érudits qui déforment les annulations de dettes dans la Babylone du 18ème av. notre ère et dans la Grèce de Solon au 6ème siècles avant notre ère, pour vendre l’espoir d’un effacement des dettes sans conséquences… Eussent-ils creusé le sujet qu’ils eussent perçu que ces mesures étaient tout au plus vouées à empêcher la mort (ou l’esclavage) du pécheur jugé ruiné… En cela il suffit de regarder en 2012 les bénéficiaires américains des « food stamps » et de leur demander s’ils estiment être des miraculés.

Le recours au référent historique anthropologique conduirait bien davantage à considérer avec crainte la création monétaire débridée déversée dans les bilans des banques depuis 2008, au point que les banques centrales détiennent 25% du PIB mondial, le double d’il y a quatre ans, (cf. rapport BRI 24 juin 2012 section 4 p.40). Jean-Michel Servet (in Les monnaies du lien, Presses universitaires de Lyon 2012, pp. 531 sq.) nous rappelle que la monnaie n’a pas forcément de valeur intrinsèque, sa rareté est construite socialement fût-elle constituée de coquillages ou de raphia. Et sa fonction est de canaliser la violence intrinsèque à tout échange…

Les Européens ont commencé de sentir cette menace, et cela ne contribue pas peu à l’entrée en « récession ». En Grèce, l’Europe place les hôpitaux dans l’incapacité de soigner les cancéreux, le chômeur en fin de droits n’a souvent aucune couverture médicale, par endroits ce sont des milices qui assurent la « sécurité » physique et sociale. Au Portugal depuis 2008, 10% de la population aurait émigré. Ces deux pays venant de solliciter l’aide de la Banque Mondiale réservée aux pays en voie de développement ! Déjà chez les pilotes de la troïka eux-mêmes n’entendons-nous point que le programme Erasmus est menacé, que l’aide alimentaire de survie (restos du cœur etc.) est promise à coupes claires en 2014 ? Que des militaires français sont désormais interdits bancaires, leur solde n’étant pas versée, que les policiers espagnols manifestent contre la suppression de leurs avantages sociaux ? Que depuis la déconfiture de Dexia, les hôpitaux des plus grandes métropoles sont en défaut de paiement tandis que le versement du RSA devient improbable en certaines régions, tandis que les réserves des caisses de retraite Agirc-Arrco et FRR seront consommées avant 2017, quand on les avait calibrées pour extinction en 2040 ?

Placés encore aujourd’hui en situation plus favorable, les Américains renforcent sans relâche leur arsenal législatif, judiciaire et opérationnel dans une perspective qui pourrait consister en l’unique solution à la hauteur de la problématique des dettes : la sanctuarisation de la signature de l’État par dénonciation des dettes.

Est-ce dans cette perspective que les Américains concentrent leurs flottes aéronavales face à leurs créanciers moyen orientaux et asiatiques (60% des financements externes) ? Qu’ils se dotent d’un arsenal juridique et judiciaire leur permettant de pourchasser comme terroriste n’importe quel citoyen y compris Américain ce qui, combiné à la lecture de l’article 4 du 14ème amendement, ne laisse pas de faire frémir quant à la qualité des créances que l’on peut avoir sur la signature d’un État prévoyant expressément sa répudiation ? Cet amendement peu connu qui a été évoqué dans une perspective voisine par Bill Clinton en 2011…

À la fin de la journée, quelle serait la première pierre d’une solution à la dette et, surtout, aux conséquences funestes qui se développent sous nos yeux ? La transparence, le débat et le jugement démocratique quant à l’origine et la légitimité des créances et dettes en balance, des responsabilités et socialisations nécessaires.

En Grèce antique, ce jugement portait un nom. Krisis (de l’indo-européen *krei « moment critique séparant les éléments essentiels jusque-là indiscernables »). Faute de respecter cette gestion multiséculaire de la violence contenue dans l’échange, nous risquons devoir écrire dans nos livres de comptes « no future ». Un future non coté.

“The significant problems we face cannot be solved at the same level
of thinking we were at when we created them” Albert Einstein

 

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50 réflexions sur « « Enfin… tant qu’on a la santé ! », par Patrick Saint-Sever et Bertrand Quiminal »

  1. Que reste t-il là-dedans de la philia aristotélicienne ?
    Tom, qui est aux commandes, est en train de scier la branche sur laquelle il se trouve avec Jerry…

  2. “Pourquoi une sortie de l’Euro implique un défaut généralisé ?” demandait un consommateur assidu des médias…
    En réalité ce n’est qu’une des possibilités, mon enfant, lui répondit une bonne âme en résumant:

    1/ Sortie d’un ou des pays du Sud
    Si l’on est dans un scénario de sortie isolée (peu probable dans le cas français) alors la part de la dette détenue (en euros, monnaie qui continuerait d’exister) par des non-résidents augmentera. Comme l’on a environ 66% de la dette détenue par des non-résidents, si le Franc dévalue de 20% par rapport à l’Euro, cela signifierait un accroissement de 13,2% de la dette publique de la France (ou de tout autre pays dans ce cas).

    2/ Dissolution générale de la monnaie unique:
    C’est notamment la vision optimiste discutée par Sapir:
    “Si l’on est dans un scénario d’une dissolution de la zone Euro, toutes les dettes, qu’elles soient publiques ou privées, sont instantanément re-dénominées en monnaie nationale. Telle est la règle de droit international. Dans ce cas, la dette détenue par des non-résidents serait transformée de l’Euro au Franc, et dévaluée au prorata de la dévaluation du Franc.”
    La question qu’évoque sans le dire Sapir est à plus long terme:
    Les dettes à moyen et long terme subiraient ainsi une dévaluation avantageuse pour le Sud, mais une réévaluation ruineuse pour le Nord: un coût réel supérieur à celui d’origine !
    C’est le point que Sapir n’évoque pas, et pour cause, car il serait très étonnant que l’Allemagne et ses satellites acceptent de subir ainsi la double peine !

    3/ Sortie de l’Allemagne et/ou des pays du Nord
    C’est ce que je décrivais ici, il y a quelque temps, et déjà esquissé par Lordon et Maris :
    Dans ce scenario, ceux qui veulent un euro-mark fort (Allemagne, Autriche et, vraisemblablement Pays-bas, Finlande) sortent de l’euro actuel. Cela permet aux autres pays de retrouver leur souveraineté sur cet euro en redonnant son statut normal à la Banque Centrale (possibilité de monétisation directe). L’euro redeviendrait ainsi une monnaie comme les autres (y compris le dollar).
    La dévaluation factuelle de cet euro par les marchés réduirait alors continuellement le service de la dette libellée en euros, débloquant la situation pour les pays méditerranéens et la favorisant encore plus pour l’Allemagne et ses satellites dans leur nouvelle monnaie for

    Des trois scenarios ci-dessus, un seul est évidemment évoqué par les commentateurs des médias:
    “Si vous sortez, ça sera pour vous comme pour l’Argentine… des années de purgatoire à ne pouvoir s’adresser au marché!”
    Et ils ajoutent généralement à l’intention de la Grèce, comme Coluche “pour les noirs, petits et moches”:
    “Quant à ceux qui n’ont ni viande, ni monnaie forte, ni industrie,…pour eux, ça sera trés dur !”

  3. Après le scénario COLUCHE pour les uns, la CHAISE À PORTEURS pour les autres…

    « Par un phénomène extrêmement intéressant, le jour où un rapport fabriqué en ce sens est remis au gouvernement français, une étude du FMI exige par voie de presse les mêmes remèdes à la compétitivité de la France », nous est-il dit…
    Non sans avoir noté que « Les agents économiques ne s’y trompent point : déjà en Europe ils entrent en guerre les uns contre les autres. »
    Certes, mais à vrai dire certains ont déjà pris les devants de manière… irrattrapable :
    Ainsi, ce pauvre Gallois qui va nous faire pleurer: après cette Europe tant chérie et cette OMC tant désirée, il faudrait donc que ce soit nous qui recevions un choc pour réveiller les patrons?

    Pourtant, on ne peut pas dire que nos patrons n’ont pas été encouragés:
    Selon le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), les niches fiscales et sociales dont bénéficient les entreprises s’élèvent à 172 milliards d’euros. On y trouve, parmi les plus coûteuses pour les finances publiques :
    – le régime fiscal des sociétés mères et de leurs filiales (35 milliards),
    – les allègements de cotisation sur les bas salaires (22 milliards)
    – l’intégration fiscale des résultats des groupes français (20 milliards)
    – les dispositifs en faveur de l’épargne salariale (10 milliards)
    – les plus values à long terme de cessions de titres de participation, ou niche Copé (6 milliards)
    – etc.

    Comme c’est étrange:
    Dans tout ça, ni le gouvernement socialiste, ni son nouveau champion Gallois, n’ont pu trouver 30 milliards… sans nous en faire payer 10 en impôts, tout en faisant aux patrons un nouveau cadeau de 10 milliards de réduction de cotisations patronales… qui ne serait pas encore suffisant ?
    On pourra désormais dire qu’en France, l’assistanat du parti socialiste… c’est réservé aux patrons d’entreprises !
    Au fait, dans les entreprises nationalisées, l’innovation et la compétitivité-produits ça marchait pas si mal que ça ! Ça nous a donné le TGV, Airbus, le CEA (ancêtre d’Areva), le minitel (avant Internet), un secteur bancaire nationalisé,… avec des patrons fonctionnaires salariés de leur entreprise, et ça rapportait en plus des milliards de dividendes à l’Etat !
    Où en sont-ils, ceux qui ont bénéficié de la privatisation de tout ça ?
    Aux banques privées qui doivent spéculer avec nos dépôts,… pour tomber dans la crise?
    A la suppression de postes et à la compétitivité-coûts par réduction de “charges”… pour obtenir plus d’interressement actionnarial et de parachutes dorés ?
    Oh, les pauvres! Faudrait-il pas leur avancer aussi une chaise à porteurs ?

    1. Merci de nous rappeler ces montants vertigineux qui sauf erreur n’ont eu aucune incidence sur le chômage durant ces dernières années. Et pourtant, cela représente tout de même de 3,7 fois les recettes annuelles de l’impôt sur le revenu !

      Alors, pourquoi donner et encore donner aux patronat qui ne souhaite qu’une chose depuis toujours : ne pas payer les salaires (ou le moins possible), ne pas payer l’assurance maladie, ne pas payer les retraites, ne pas payer les impôts…etc

      Le seul but d’une entreprise serait donc de verser des dividendes aux actionnaires ?

      1. Le seul but d’une entreprise serait donc de verser des dividendes aux actionnaires ?

        Vous en doutiez encore ?

        Petit rappel:
        La philanthropie (du grec ancien φίλος / phílos « ami » et ἄνθρωπος / ánthrôpos « homme », « genre humain ») est la philosophie ou doctrine de vie qui met l’humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par de multiples moyens, et ceci de manière désintéressée.

        Connaissez-vous une seule multinationale adepte de cette philosophie ?
        Une société commerciale privée, grande ou petite, quelqu’ elle soit ne fait que pousser au paroxysme la notion d’égoïsme.

  4. Quelques remarques,

    À vous lire, j’ai l’impression que les privés n’ont pas de dettes ou que ce n’est pas du tout un problème.

    Votre expression « Un futur non coté » me fait croire que vous redoutez une disparition des places financières. À les voir maintenant en action, je ne suis pas convaincu que cela serait un drame.

    Le choc démographique a lieu en Europe, au Japon et aux USA. J’aime bien le voir comme le sous produit de la compétitivité des économies. La compression des salaires ne permet plus d’avoir d’enfants. Les exigences croissantes des postes d’encadrement n’autorisent plus une vie de famille. Si mon hypothèse est correcte, le système actuel est une forme de suicide de l’Occident et des pays développés.

    Le truc des dettes est devenu impayable dans tous les sens du terme. Vous me donnez l’impression que ce serait un drame de les déclarer éteintes. Vous avez l’air de paniquer parce que les USA se donnent les moyens de les dénoncer. Ça arrivera de toutes façon car elles sont impayables. Le système financier devrait en ressortir ratissé et sérieusement rabougri. Cela ne m’apparaît pas comme un drame.

    Selon mes renseignements sur l’effacement des dettes par Solon (Les bâtards de Voltaire de John Saul), cela a beaucoup mieux marché que ce que vous en dites. Cette opération a permit à Athènes de devenir cette référence du monde occidental. Dans les échecs, on peut mieux faire.

    Eliminer les dettes supprime la nécessité d’en payer les intérêts. C’est ce truc qui est exponentiel et qui donne les montées vertigineuses que vous citez. Une alternative à ce jubilé est un emprunt à taux nul. Il ne resterait que le principal à payer. Ça c’est jouable même aux niveaux actuels. Il faudrait faire intervenir les banques centrales et cela ratisserait les créanciers. Ces deux conditions sont réalisées actuellement pour payer les créanciers et aboutit à une création d’argent sans influence sur l’économie.

    Pour l’hyperinflation parce que les banques centrales ont créé de l’argent pour payer les créanciers, j’ai beaucoup de peine à y croire. Cet argent va à des gens riches qui veulent des affaires très rentables (au grand minimum un rendement de 15 %) ou qui garderont cet argent pour eux. Il ne passera pas dans l’économie et n’y provoquera pas d’inflation.

    Pour conclure ces remarques, je dirais que vous suivez attentivement l’actualité économique, que vous croyez que le système financier actuel est indépassable (le communisme l’était aussi) et que sa disparition serait la fin du monde.

    Il y a eu des humains avant que ce type d’économie existe.

  5. Ce billet, alarmiste et impressionnant, est d’une autre couleur que tous les autres. Il donne vraiment l’impression que le ciel ne va pas tarder à nous tomber sur la tête. C’est la conviction des auteurs ou c’est moi qui « paranoïse » ?

    1. J’allais écrire un commentaire qui disait ceci : les auteurs ne nous laissent que deux options : une guerre mondiale ou une révolution mondiale, l’une et l’autre sous des formes à découvrir.
      Dans les deux cas, beaucoup de sang.
      L’intérêt du billet est son sens stratégique.

      1. Sang versé, à cause de la bétise et de la lâcheté comme disait Bernanos au lendemain des accords de Munich.

        Le sang n’est rien d’autre que du concentré de sueur tant dans le monde capitalisme la guerre est une autre forme du travail.

    2. Vous voulez la bonne ou la mauvaise nouvelle ?
      La bonne : l’Amérique est de retour. Le « Yes we can » de Barack Obama semble avoir galvanisé un pays sous tension, sorti d’une crise sans précédent aucun depuis 1929, et en voie de guérison.
      La mauvaise : l’Amérique aura bientôt (2020) atteint le seuil de 20.000 milliards de dollars de dette publique. Premier créancier : la Chine. Devinez quoi ? D’après Edouard Tétreau, qui conjugue dans ce livre hilarant mais effrayant le talent de l’humoriste et le fiel du pamphlétaire, la première puissance mondiale ne remboursera jamais sa dette. Vous vous en fichez ? Vous avez tort : c’est VOUS qui allez payer.

      C’était il y a deux ans, Edouard Tétreau ne disait rien de pire dans son livre « 20.000 milliards de dollars ». Nous sommes juste un peu plus près de l’échéance.

      1. Les USA, ou du moins ceux qui sont aux commandes, rembourseront avec des obus et des bombes et probablement un jour avec la Bombe, comme ils l’ont déjà fait.

  6. Je me demande encore comment nos gouvernants ont ils pu nous organiser un tel plan ,je ne suis pas économiste mais la manière dont ils ont construit l euro était déjà bancale traite de Maastricht ils auraient du harmoniser les politiques sociales monétaires et économiques avant de créer l euro c était prévisible et les banques ne sont pas responsables ce sont les états qui signent et décident pas les marches qui eux s adaptent au contexte mais peut être que la collusion des marches financiers avec les politiques est responsable ah l éthique ce mot ringard a bien manque ces temps ci je vous laisse imaginer un médecin dont le seul but est de percevoir en un temps record ses honoraires et non pas d’ essayer de soigner son patient ce serait pas beau comme société mais cet article interroge quand on entend ou voir ce qui de passe en Grèce Espagne Portugal c est vraiment la dégringolade ne plus d’ occuper des personnes âgées malades ou au chômage c est le déclin d’ une civilisation le retour a loi du plus fort

  7. Je me demande pourquoi le états s’acharnent à vouloir rembourser les dettes alors que c’est la taille de la dette qui justifie l’envolée des taux d’intérets!
    Il vaudrait mieux que les états anticipent leur défaut de payement ça leur permettra d’emprunter par la suite à un taux moins élevé en plus d’avoir la charge des intérêts en moins à supporter.

  8. Aux auteurs de l’article :
    merci de cet exposé!

    Pourriez-vous citer les noms des « prétendus érudits » dont vous parlez, svp? Ce serait plus clair.
    merci
    th M

  9. « Le constat serait simple : nous serions en « crise » du fait de nos dettes. »
    « Une « crise » étant phénomène externe, rapide, pas une longue maladie, l’approfondissement du phénomène depuis cinq années, sa diffusion conduisent à douter a minima d’un terme de cette équation. »
    Outre le fait que l’article soit centré sur un prisme américano-américain (qui n’est certes pas le moindre mais ne serait qu’un prurit un peu plus avancé que les autres), que certains évènements sont présentés de manière tronqués (‘Que des militaires français sont désormais interdits bancaires, leur solde n’étant pas versée’ : le retard de versement est dû à un problème de logiciel de paye, du moins officiellement : plus d’infos ?), il me semble pour ma part que ce n’est pas à minima un terme de l’équation qui nous a été posée après les subprimes dont il faut douter, mais bien des deux.
    Si François Leclerc utilise à raison le terme de ‘grande perdition’, c’est bien pour réaliser un distingo d’avec le terme de ‘crise’ : « Ensemble des phénomènes pathologiques se manifestant de façon brusque et intense, mais pendant une période limitée, et laissant prévoir un changement généralement décisif, en bien ou en mal, dans l’évolution d’une maladie. »
    Mais là où l’équation s’effondre totalement, c’est bien aussi sur le second terme : ‘dettes’.
    Les dites dettes ne sont que conséquences, pas causes. Ou alors causes secondaires produisant leurs propres effets.
    Les causes premières n’apparaissent pas ici.
    C’est bien d’une perdition, globale et profonde, à laquelle nous faisons face.
    Et ses dettes n’en n’est qu’une des facettes la plus brillante.
    Un Iceberg.

    Ps : vous parlez souvent de ‘choc démographique’, sans en donner non pas de définition mais une signification : quid ?

    1. Petit rappel qu’oublent de vous faire nos deux prophètes géo-financiaro-stratégiques labellisés Défonce Nationale. En 2011 la « crise de la dette » aura rapporté à l’investisseur qui aurait acheté du T Bonds 10 ans le 1er janvier pour le revendre le 31,décembre pas moins de 30%. Sur du dix ans anglais 25%, de l’allemand près de 20%, du français 6,5%. En moyenne sur toutes échéances le bénef aurait encore été de 12,5% sur les titres espagnols et de plus de 12% sur les irlandais.
      Ah oui, aussi, la dette extèrieure brute des US est, au moins, de $ 15 000 Mds. Mais la dette extérieure, brute toujours, des pays de l’UE (majoritairement due à d’autres pays européens…) ben elle est plus proche de $ 40 000 Mds que de 15 000… GB loin devant bien sûr avec $ 10 000 Mds mais les jumeaux Allemagne/France suivent avec chacun plus de 5 500 Mds…

    2. Qu’un « problème de logiciel » fasse que des fonctionnaire restent plusieurs mois sans toucher leur dû montre à quel stade de perfection technologique nous sommes arrivés et que les réponses à ce « problème » se fassent attendre montre à quel point d’inhumanité est arrivé un Etat qui traite ainsi ses serviteurs.

      1. En même temps, ces « serviteurs » qui nous courent après avec un callepin pour nous faire payer nos « infractions » alors que franchement, il y aurait peur être mieux à faire, ne reçoivent que ce qu’ils donnent : rien de bon.
        Ces « serviteurs », En Europe et ailleurs devraient peut-être commencer à se demander qui ils servent, à quelle fin ils servent et doivent-ils encore servir « à ça ».
        Bon, moi, ce que j’en dis….

      2. à valérie,

        Ce ne sont pas des militaires/soldats qui nous courent après avec un calepin pour nous faire payer nos « infractions » comme vous dites, mais des employés du fisc revétus d’un uniforme de gendarme, « militaire appartenant à un corps spécialement chargé de veiller au maintien de l’ordre et de la surété publique, à la recherche et à la constatation de certaines infractions et à l’exécution des arrêts judiciaires » (Dictionnaire le Grand Robert)
        Ceux-là n’ont pas pour destin de mourir pour la Patrie.
        Quand à ce que ces salariés pauvres sachent qui, et à quoi ils servent, ils ne font là que partager le sort de l’immense majorité de l’humanité.

        Je dis un peu plus haut que la conscience ne laisse que deux options : une guerre totale ou une révolution totale.
        La question est toujours de défendre ou d’attaquer Troie.

      3. Zeb, Marre l’eau, valerie, ça va les p’tits coeurs ? Les Ricards sont frais, les cafés chauds et la température tiède, au café des VRP ?

      4. Je pensais marlowe que vous parliez de fonctionnaires.
        Je vous cite : »Qu’un « problème de logiciel » fasse que des fonctionnaire restent plusieurs mois sans toucher leur dû »
        Et comme je connais aussi des gendarmes qui rament pour récupérer leurs heures sup, voir une partie de leurs salaires (pour les plus jeunes), je sais que le problème est le même pour l’armée et la gendarmerie….bref, l’informatique a bon dos pour cacher un « petit » problème de trésorerie.
        Quand à la perception que j’en ai, c’est la mienne et je la partage, lol, armée, police, gendarmerie devraient se poser des questions sur la feuille de route qu’on leur donne.
        Je ne sais si vous les mettez dans la cas travailleurs pauvres ? Pauvre ne veut pas dire sans conscience, sans capacité à s’interroger et les fonctionnaires quels qu’ils soient ne rentrent pas dans la catégorie inculte. Ils ont des outils qui leur permettent quand même de mener leur propre champ d’investigation…enfin j’espère, lol…
        Et puis des gendarmes qui meurent pour les (con***°ries) de la patrie, il y en a quand même, et vu l’état de la patrie, il y en aura de plus de plus, si justement ils ne se posent pas de questions sur le sale boulot qu’on leur donne à faire….comme tapper par tous les moyens possibles sur ceux qui bougent encore au niveau du compte bancaire.
        En ce qui concerne la conscience, j’y met d’autres éléments, mais c’est un débat que je n’ai plus envie d’avoir iici.

        Bref, les mots comme d’habitude sont tronqués car chacun y met un sens qui est le sien et du coup, je ne sais si nous parlons de la même chose…
        Bonne journée à vous.
        Merci pour cet échange.

      5. le sale boulot qu’on leur donne à faire [aux pandores, aux cognes, aux schmitts, m’enfin à tous ceux-là quoi, de Saint-Sever, de Bresse ou de Loué]….comme tapper par tous les moyens possibles sur ceux qui bougent encore au niveau du compte bancaire.

        Waow, on tutoie le sublime kantien là. Je rectifie ma chère, c’est pas le café des VRP, mille excuses, c’est un café philosophique…

      6. Compassion sincère Vigneron.
        En vous souhaitant un chemin plus apaisé et espérant que vous ne m’en voudrez pas si je ne joue pas avec vous à  » j’agresse donc je suis ».
        Bonne soirée.

      7. curieux le C/C de la vignoble sur Valerie n’est pas conforme a l’ original ……Anasthasie ou manipulation du vinassier ?

  10. À la fin de la journée, quelle serait la première pierre d’une solution à la dette et

    Tout trouve toujours sa solution tout seul . Son problème c’est seulement s’il ne s’y trouve pas. Vous parleriez dans le vide?
    Ainsi , à qui, pour qui ou quoi doit -on dire, exprimer ou créer ?
    Il n’y a strictement rien à « faire » ici « bas » , excepté de s’élever , non pas trop sur les épaules des copains, ou sur leur vie , mais se soutenir dans cette ascension pénible , mélange de volonté et d’amour , de forces incompréhensibles . un peu comme lorsqu’on est confronté au dragon . on traverse les murs, ou recueille un peu de légèreté .
    c’est la raison « poétique » , ou l’art , ou la spiritualité , qui donne du sens ou de la richesse à la vie . Ce n’est pas l’argent, le surplus, qui donne de la richesse à l’art , à la beauté , ou à la vérité .
    l’argent est le surplus de l’art .
    je dis ça, je dis rien …

    transmutation

  11. Que nous apprend ce billet?
    RIEN

    a quoi sert-il?
    A RIEN

    a si à faire peur à certains, qui n’aurait pas compris, que l’apocalypse est proche!

    mais les Mayas l’ont déjà dit!

    1. @ tchoo 7 novembre 2012 à 10 :05
      Je partage votre avis, mais pas jusqu’au bout.
      Oui ce billet n’apporte rien, ou pas grand-chose, surtout parce qu’il ne traite que de problèmes d’argent, de finances, de dettes et autres inventions de l’esprit de la même veine. Mais le fait d’exprimer des idées sur un sujet d’actualité, a le mérite de susciter des réactions desquelles peuvent jaillir, grâce à l’effet de brainstorming du blog, de nouvelles idées, de nouvelles voies de résolution.

      Paul Jorion le dit : L’argent ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait

      Dès lors que ces questions d’argent ne sont que des idées, de simples constructions intellectuelles, qui n’entrent pas en jeu dans la biophysique de la vie, de notre vie humaine, la seule à s’être assujettie à un truc pareil, pourquoi ne pas nous en affranchir totalement, pour trouver une solution ?

      Pour entretenir la vie il faut de l’énergie et un environnement supportable. L’argent n’est pas indispensable. Alors pourquoi se noyer dans tout un tas de considérations qui nous amènent à nous soumettre à des contorsions d’esprit dans lesquelles on se perd, alors qu’il suffit d’alimenter nos propres machines vivantes et celles qui nous assistent avec de l’énergie adaptée ?

      Œuvrons vite à la résolution du problème d’énergie en mettant de côté ces questions d’argent !

  12. « Bertrand Quiminal :
    Intervenant sur les marchés financiers internationaux durant près de 20 ans (trading options de change, inspection générale, clientèle institutionnelle en gestion d’actifs). Associe désormais des enseignements de l’histoire militaire au renseignement économique productif. »

    « Patrick Saint-Sever :
    Économètre, docteur ès sciences économiques (spécialité Monnaie, Finance, Banque, Université Lumière, Lyon 2). Praticien de la finance depuis 25 ans dans les plus grands établissements européens. Consultant en stratégie de gestion d’actifs institutionnels. »

  13. Si nous considérons en regard de ces besoins les données de la CIA, nous constatons que la planète est déjà en déficit budgétaire à hauteur de 4%, sa dette publique est de 64% du produit mondial et sa dette globale de plus de 86%, avant les futurs impacts des dettes cachées.

    « La planète » s’en calice de la dette. Elle continue à tourner autour du soleil qui tourne autour de la galaxie et l’histoire du monde continuera avec ou sans nous.

  14. Pardonnez mon ignorance, mais la Russie n’a-t-elle pas à plusieurs reprise fait défaut (les fameux emprunts russes jamais remboursés) sans que cela ait des conséquences (trop) catastrophiques pour elle ? Elle a même réussi à émettre à nouveaux des emprunts (sous un régime différent il est vrai, mais en apparence seulement) et à leur trouver des acheteurs à l’international … pour faire encore défaut par la suite.

    Alors pourquoi pas nous ???

    1. Mafia à l’État gazeux, ça vous cause ?
      « I wanna be loved by you alone, Pou Pou Poutin… »
      En Russie aujourd’hui 99% des procès au pénal se soldent par une condamnation. Plus que sous le petit père des peuples. Tu payes pas le prix des pourris ? tu gagnes un séjour avec voyage AR et pension complète sur l’archipel du goulag, on te paye même pour tes distractions, un demi euro par jour pour dix heures de boulot.
      « Cause my hearth belongs to Vladi ».

      1. Je n’ai pas dit que le régime soviétique était sympathique, mais seulement que le fait qu’il ait fait défaut sur ses emprunts ne semblait pas (sauf ignorance de ma part) lui avoir posé de problème majeur sur la scène internationale et que nous pourrions donc peut-être en faire autant (faire défaut, pas adopter leur régime !)

  15. Ce billet sonne comme un avertissement.
    Ce qui est à craindre : 2 extrêmes qui résultent du mode de financement de l’économie !
    c’est d’un côté, un choc des blocs pour imposer une dominance géopolitique mondiale, un conflit mondial probable (une guerre pour les ressources).
    De l’autre côté, c’est l’explosion du système monétaire (une évidence économique : D. Patinkin sur l’équilibre et la monnaie ainsi que le club de Rome sur les ressources) où le peuple sera acculé et risque d’accepter des solutions contraintes au détriment de la démocratie (une dictature capitaliste alimentée par des multinationales ou une dictature étatique. Dans les deux cas, c’est la toute puissance d’une oligarchie répressive).
    A moins que les peuples désirent se prendre en main dans le cadre d’une démocratie participative et procéder à une dichotomie stricte entre la production-conso (éco d’endettement pour la désynchro) et épargne-inves (éco d’autofi) pour le plus grand bien des générations futures….

  16. Très mauvaise interprétation de l’article 14 de la constitution américaine. Cet article est très clair, il ne répudie que les dettes qui auraient été contractées par un état américain pour soutenir la rébellion contre l’état fédéral. Il ne répudie pas les dettes du gouvernement central.

    1. Exact Desrosiers, le reste est à l’avenant. Du recyclage pour déçus du Value at Risk, une petite niche opportune, on joue plus au Monopoly mais on fait du conseil pour players hybrides Risk/Monopoly. Le truc aujourd’hui c’est plus de causer éco ou marché en termes militaires coco, mais de disserter guerre en termes financiers. C’est pratique, tu ripolines la guerre et t’enduis de moraline et d’un semblant d’utilité l’expertise financière. Le vent se vend toujours aussi bien.

  17. Le blog de Paul ( et de ses donateurs) en relais de la Revue Défense Nationale ?

    J’ai beaucoup d’estime pour les militaires. Ils font un métier qui est parfois dangereux, surtout pour les autres quand il le font mal – conférez les 6 premières semaines de 1914, par exemple.
    Je crois aussi que des militaires compétents sont une assurance-vie contre des amis trop entreprenants.
    C’est dire que la Revue Défense Nationale m’est sympathique à priori. Tirer le canon ou franchir des rivières de vive force n’est pas trivial , réservé aux ceusses du genre cou de taureaux – tête de moineaux. Non, la force brute c’est Hollywood et ex gouverneur en et de Californie. La réalité est autrement complexe et il est bon que la Revue Défense Nationale confronte les intelligences et l’imagination d’où qu’elles viennent.
    D’un autre côté, Paul et ses idées ont besoin de visibilité et de reconnaissance. Et pour cela, tout est bon. « Je sème à tout vent  » est un slogan approprié.

    Mais un peu de cohérence ne ferait pas de mal. Pour autant que je peux en juger, c’est raté.
    On pourrait dire que cette contribution offre le point de vue que s’autorise les praticiens auxiliaires de la finance, une sorte de tuyau donné par le cheval. ( La finance nourrit une foule de supplétifs dans des bureaux-conseils, cabinets d’étude, centre de prévision etc…). A noter comme « une vue plongeante sur les a-priori de l’adversaire », bon à savoir, sans en faire tout un plat.

  18. Dans l’article de la Revue de la Défense Nationale cité j’ai relevé, à mon tour, une remarque
    tout simplement fausse.
    Monnaie, le mot vient bien du latin et se rattache au verbe  » moneo », ( j’avertis » en français),
    mais c’est par hasard et sans qu’on puisse en tirer une interprétation quelconque, comme
    le font les auteurs de l’article.
    La monnaie a pris ce nom parce que l’atelier où la monnaie était battue, à Rome, était situé
    à côté du temple dédié à la déesse Junon, appelée Junon Moneta ( « celle qui avertit ») parce qu’elle avait (aurait) prévenue les Romains de l’imminence d’un tremblement de terre.

    Rien de plus. Aucun sens plus ou moins symbolique à chercher de ce côté là.

  19. M. Jorion,
    MM. BQ et PSS,
    Bonjour à vous,

    Dans ces perspectives stratégiques financières de recours à l’hyperinflation, où placeriez-vous l’annonce de l’augmentation de la masse monétaire eurozone que constituera la refonte des coupures censément pour raison de lutte contre la contrefaçon ?

    Bien à vous,
    Colin./.

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