L’actualité de la crise : UNE PLANÈTE, DEUX SYSTÈMES ! par François Leclerc

Billet invité.

Pendant que les Grecs attendent forcés et contraints la tête sur le billot, les exécuteurs des hautes œuvres poursuivent leurs palabres. Selon les fuites disponibles, un accord politique de principe pourrait être donné aujourd’hui au dégel des fonds, mais sous de strictes conditions de surveillance et de suivi qui feront de la Grèce un véritable protectorat. Restera, pour leur déblocage effectif maintenant prévu début décembre, à trouver l’accord technique sur le financement du report de deux ans des objectifs de réduction du déficit grec, si le FMI ne continue pas à faire des siennes, exprimant une politique américaine soucieuse de desserrer l’étau qui fait plonger l’Europe dans la récession et qui menace leur faible croissance.

De fait, les nouvelles allemandes sont à leur tour préoccupantes. La Bundesbank constate le ralentissement de l’activité économique du pays et, plus inquiétant, le fait qu’il n’atteint plus uniquement le secteur industriel travaillant pour l’export mais s’étend à toute l’économie ; si le bâtiment et la consommation restent encore solides, ce n’est pas le cas de l’investissement qui recule.

Cela ne l’empêche pas de poursuivre son offensive afin de bétonner la stratégie de désendettement actuelle. En demandant d’abord la modification de la répartition des droits de vote au sein du conseil des gouverneurs de la BCE, afin que soit abandonné le principe d’une voix par pays et qu’il soit tenu compte du poids économique de chacun (ce qui ne modifiera pas substantiellement les rapports de force). La Bundesbank propose également l’adoption d’une disposition que le Comité de Bâle s’est bien gardée de prendre, en raison de ses implications déstabilisatrices : il s’agirait d’interdire aux banques de financer leur gouvernement en imposant un plafond aux montants d’obligations souveraines qu’elles pourraient détenir.

Les banques italiennes sont particulièrement visées, pour ne pas parler de leurs homologues espagnoles ou grecques. Une telle réglementation fermerait la dernière porte de secours des gouvernements, les contraignant à massivement réduire leur déficits. Et obligeant les banques à augmenter leurs fonds propres, alors que la situation du secteur n’est pas spécialement florissante, aux dires de la Banque d’Italie, et que leur rentabilité est en berne. Il est enregistré une rapide détérioration de la qualité de leurs actifs et elles dépendent étroitement de la BCE pour se refinancer.

Pendant que les Européens, sous l’impulsion du gouvernement allemand, poursuivent leur désendettement forcé – sans tenir compte de la spectaculaire dégradation de la situation sociale et des réactions non moins spectaculaires qu’elle suscite, notamment en Espagne – les Américains et les Japonais suivent une toute autre trajectoire. Tim Geithner, le secrétaire d’État au Trésor américain, souhaite voir le plus vite possible abrogé le principe d’une limite légale à la dette publique imposée par le Congrès, qui remonte à 1917. La dette a en effet atteint le montant de 16.395 milliards de dollars et le plafond va être incessamment touché. Cette prise de position est à rapprocher de la proposition d’émettre de la dette perpétuelle (qui n’est jamais remboursée, seuls les intérêts sont payés), en provenance de milieux d’affaires…

La Banque du Japon (BoJ) a certes pour sa part tenu bon face aux pressions gouvernementales, et a décidé du statu quo après avoir pris ces deux derniers mois des dispositions monétaires exceptionnelles. Mais ce n’est que partie remise, car si les prochaines élections législatives ramenaient au pouvoir, comme l’estiment les sondages, le Parti Libéral-Démocrate (PLD), celui-ci ne fait pas mystère de ses intentions de réviser la loi qui régit le statut d’indépendance de la BoJ. L’objectif est que celle-ci achète les obligations de l’État autant que de besoin et propose sans limite des taux d’intérêts négatifs.

Si ce ne sont pas des fuites en avant…

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134 réflexions sur « L’actualité de la crise : UNE PLANÈTE, DEUX SYSTÈMES ! par François Leclerc »

  1. Démondialiser ? Mondialiser autrement ? Il y a un an cette question quittait les cercles assez restreints des économistes et des militants altermondialistes pour devenir le sujet politique du moment. Fallait-il continuer à croire sur parole les partisans du libre-échange prétendant contre toute évidence qu’il était la clé de la croissance et du développement à l’échelle de la planète ? Ou accepter l’idée que des protections étaient devenues nécessaires pour enrayer la fuite en avant du libéralisme, proposant pour seuls remèdes à la crise aux multiples facettes que le monde connaît depuis quelques années les potions qui précisément l’avaient provoquée ? Et montrer au passage que l’argument selon lequel cela revenait à faire le jeu de l’extrême-droite était un argument de circonstance, dénué de tout fondement objectif ? Ce livre fait le point sur ce débat, en s’appuyant notamment sur une documentation riche et sur les contributions de chercheurs et de politologues d’horizons divers, partisans ou non d’une certaine dose de démondialisation. Il recense quelques-unes des questions qui demeurent, ainsi que les enjeux politiques, économiques et sociétaux sous-jacents.

    Voir en ligne : Présentation du livre
    http://www.espaces-marx.net/spip.php?article838

      1. La démondialisation, autrement dit le protectionnisme,
        était déjà raillé avec raison par Marx comme une utopie réactionnaire.
        Ses arguments sont intacts.
        La seule démondialisation qui puisse servir l’humanité,
        c’est la fin des échanges dictés par le capital,
        cad son expropriation et l’échange international de biens et services
        sur la base d’accords de coopération économique entre les peuples.

        On est là très loin des différentes versions protectionnistes
        des gôches chauvines qui ne proposent que la même monnaie que le libéralisme,
        mais en retournant la médaille.
        Les politiciens de droite, libéraux, en vivent.
        Les politiciens de gôche, protectionnistes en vivent aussi bien.

  2. Si j’étais grand capitaliste , je jouerais à sommes égales dans chacun des deux systèmes qui ont la bonté de se géographiser .

    Si j’étais jockey , je ferais aussi des contrats en alternance

    Comme je suis ( vieux ) cheval , dans le premier système je crève à feu doux ou rapide , dans le second je suis esclave-zombie confirmé pour une éternité aussi éternelle que la dette.

    Un troisième système devient la condition de survie des chevaux ( et de l’espèce) .

  3. La folie s’est emparée d’eux ils ne s’arrêteront pas ils iront jusqu’à notre destruction. Maintenant nous le savons la haine de classe est là, notre seule chance c’est que nous sommes plus nombreux.

    1. @Huguette

      10 qui hurlent feront toujours plus de bruit que 1000 qui se taisent.
      Parmi ces « plus nombreux » combien se taisent et combien agissent?

      1. Que je sache, lors de la dernière guerre en Europe, ils étaient nombreux à se taire et peu à agir, le nazisme n’ était pas un système vivable pour les populations, point.

        Mais force faisant loi, il ne sert à rien non plus d’ être trop optimiste ; on sait quel est le sort des Gazaouis depuis des décennies maintenant.
        Aussi dirais je que parer au plus urgent sera de viser la voie du milieu, pour les ajustements il faudra voir ensuite.

        On ne s’ adapte pas à tout, on peut subir un moment, plus ou moins long et à la première possibilité on se défait des entraves. Défaitiste de nature, je ne pense pas que l’ être soit la meilleure idée que j’ ai jamais eue.

        Certes il n’ y a pas de résistance formelle aujourd’ hui, néanmoins de fait elle existe déjà pour un grand nombre de gens. Il suffit de se brancher sur les blogs, rares sont ceux ceux qui soutiennent le système, j’ oserai même dire qu’ ils sont minoritaires. Le bon sens populaire, malheureusement pour ceux qui s’ en passeraient bien, ça existe. L’ action peut aller très vite ensuite.

  4. Ouais, en gros vous êtes en train de nous dire que le système ne s’écroulera jamais… -« c’est qu’il a des ressources, le bougre »… capitalisme ceci ou capitalisme cela, il n’est pas près de rendre les armes… c’est la métamorphose éternel du cloporte, en quelque sorte

    Du côté des ricains et des jap’… il se mue en leasing… « Tu m’appartiens et me payes un loyer »

    Côté teuton… On est tous ensemble horizontalement, mais verticalement, c’est l’élastique…
    Si t’as pas de thune, tu sers la ceinture…
    Avec jeu de la patate chaude pour amuser la galerie… Un coup c’est les baques sur le gril, un coup ce sont les états, un coup la BCE… et hop, on relance et on refait un tour… pendant ce temps-là, on enfume, on enfume…

    Alors moi, ce que je vois, c’est qu’à cette allure, on risque fort de s’installer dans un statu quo qui va durer 1000 ans… et que « nos révolutionnaires » de salon très en colère s’y habituent à petites doses, pour finir par y trouver leur compte… et Ouais, ils ont bien réussi à apprécier la télé, cette daube!!! (-« la télé française est la meilleure du monde »)
    Si par dessus le marché, la flicaille, en toute conscience, y trouve son intérêt, ça va être la grande descente vers la féodalité… pourquoi pas?… on a bien cru pendant des lustres que le roi était de droit divin… on en est plus à un rototo près…

    Ah! bravo François… vous m’avez ruiné mon mardi… déjà que mon lundi fut nul à chier… Merci beaucoup…
    Ah non, tiens!!!… un rayon de soleil

    1. Pas … tout à fait, Ju.
      Je ne te connais pas, mais déjà, le statu quo est menacé dès l’année prochaine par une hausse prévue et FORTE des denrées alimentaires.
      Or, la bouffe, ce n’est pas important que pour moi.

      Et vu ce qui se passe déjà en Grèce-Espagne-Portugal, le prochain printemps pourrait être amusant.

      1. Yvan, vous êtes mon rayon de soleil

        D’un autre côté, votre équation sent le souffre un peu…
        hausse du prix des denrées alimentaires —– ventres qui crient famine —– mouvements au sud —– … et après, quoi…?
        … intelligence et prise de décisions… ou carnages….?

        Bon, on ne sait pas… mais c’est vrai, peut-être le quart de la moitié d’un début de ciel bleu…
        Allez!… Je prends

      2. Tain, z’ avez d’la chance. Pas eu un p’tit cumulus pour égayer l’azur aujourd’hui, tout connement bleu l’plafond et tièdarde la température. Beurk.

      1. « Pas du tout sûr, même si pas la pire. »

        Relisez doucement Kaiel… surtout le mot « daube »…

        Voilà des siècles que vous auriez dû décrocher du poste… c’est un boulet ce truc, avec maintenant des centaines de chaines qui vous attachent au sol; de la « daube », de la dope… et la zapette une pompe….
        Je sais, c’est toujours dur de décrocher… transformez-la en aquarium et regardez les poisons… ça vous fera un truc de substitution, un sas de décompression… Vous avez un écran plasma…??? ben… j’sais pas moi…
        Mettez-y des poisons plats… ou carrément une raie Manta… ça sera toujours mieux que la tronche à Drucker…

      2. @Ju
        Désolé plus de télé depuis plus de 15 ans. Vous vous trompez de client.
        Mais affirmez des trucs du genre « la télé française est la meilleure du monde » est juste ridicule, même si dans la phrase précédente vous avez dit « quelle daube ». Beaucoup de français aiment bien se croire le centre du monde, mais on est que 1% de la population mondiale.

      3. salut kaiel… la phrase entre parenthèses et entre guillemets évoquant « la meilleure télé du monde », était satirique… elle donnait la parole aux téléphiles entendus ici ou là…
        Je ne sais pas ce qui vous là fait prendre au premier degré… une colère sous-jacente peut-être?

      4. Paco,

        « Le pire c’est que ce n’est pas la pire… »

        Le pire, c’est la télé en elle-même… ce ruban de temps qui passe et semble dire au monde: « Bonne nuit les petits! »

        Le côté, « j’ai rendez-vous avec mon émission »… le côté, « je connais le monde pour l’avoir vu dans la boite »… le côté, « je suis complice avec ces gens qui ne me connaissent pas »…
        En fait, de tous côtés, le principe est aliénant… une institution du mensonge, et plus le mensonge est bien emballé, plus il y a danger… plus il y a escroquerie… La télé tue des vies…
        C’est l’arme absolue
        Le capitalisme sans la télé était esclavagiste… avec, il est devenu consensuel…

      5. @Ju
        Oui da, mais pas la téloche plus qu’un autre média, radio, presse, internet…
        Sauf quelques exceptions…C’est la mouise…

  5. « Dès lors, la préférence des banquiers français pour la voie américaine se comprend mieux. Ceux-ci militent d’autant plus pour suivre l’exemple de Wall Street qu’ils s’estiment déjà victimes de la réglementation européenne par rapport à leurs concurrents américains. Tous jugent que la nouvelle réglementation bancaire dite Bâle III les entraîne dans une « démarche suicidaire ».

    Mais depuis la semaine dernière, ils ne cachent plus leur fureur : la Fed, la réserve fédérale américaine, a annoncé vendredi dernier qu’elle reportait sine die l’application de cette nouvelle réglementation Bâle III aux États-Unis, le monde bancaire ayant manifesté son « inquiétude de se voir soumis à une réglementation définitive sur le capital au 1er janvier 2013 sans avoir suffisamment de temps pour la comprendre ou changer leur système comme il conviendrait ». « Je voudrais bien savoir ce que va faire M. Barnier (commissaire européen au marché intérieur et aux services). Il avait dit qu’il n’appliquerait pas Bâle III tant que les Américains ne le mettraient pas en œuvre », insistait Baudoin Prot, président de BNP Paribas.

    Mettant en exergue cette « distorsion de concurrence», le monde bancaire a bien l’intention d’enfoncer le clou et de négocier jusqu’au bout une réforme à moindre coût. Dans leur plaidoyer, les banquiers ont ajouté un nouvel argument : la croissance. Qui soutiendra la croissance si les banques doivent limiter leurs crédits ? se répandent-ils. Le propos a fait mouche. « La finance est aujourd’hui jugée moins prioritaire que la situation économique et sociale. Comme Cahuzac et Moscovici n’affichent pas de volonté politique forte sur ce dossier, la technostructure suit son chemin. Et Bercy est un repaire de conservateurs. C’était vrai avant, c’est toujours vrai maintenant », note un conseiller.

    De Matignon à Bercy, les arguments des banquiers se retrouvent ainsi repris en boucle. Pour beaucoup, il ne faut surtout pas pénaliser les banques françaises, « victimes plus que coupables de la crise financière ». « On voit l’action efficace du lobby bancaire français. Les grandes banques françaises ont réussi à vendre l’idée qu’on avait un modèle solide et rentable », regrette Laurence Scialom, économiste à l’université Paris-Ouest, experte auprès de Terra Nova.

    « Le modèle de la banque française universelle a montré sa résistance pendant la crise », ont répété en chœur banquiers et hauts fonctionnaires jeudi. À les entendre, le système bancaire français n’a souffert d’aucun accident grave, qui justifierait une réforme radicale. Les ombres des faillites de Dexia, Natixis, Caisses d’épargne, des déboires du Crédit agricole et de la Société générale, de l’effondrement du Crédit immobilier de France, de l’étranglement du Crédit foncier et de la banque PSA… passaient. »
    http://www.mediapart.fr/journal/france/161112/la-reforme-des-banques-est-taillee-en-pieces-sous-la-pression-du-lobby-bancair

    1. Combien qu’elles exigent de revenu mensuel net pour un prêt immo les big banques françaises ? 4 000 roros ? Ah oui kamême. Combien d’apport en moyenne ? 50 000 ? Ah oui kamême. Et ça pèse quoi les prêts immo des ménages dans les actifs bancaires français ? 1 000 milliards grossomerdo ? Ah oui kamême.
      Ah ouais vraiment, Bâle trois ça fait mal au trou d’balle, pour sûr Arthur…

      1. De deux maisons tu veux dire. Y’a vingt ans j’ai refusé l’offre d’un liquidateur judiciaire qui me proposait une belle ferme avec un hectare de terrain plus étang avec bois ( le tout faisait corps avec les terres que je prenais ) pour 150 000 francs. J’ai laissé le propriétaire, qui y vivait, se démerder pour la racheter en loucedé. Aujourd’hui elle vaut tranquille 200 000 roros, 1,3 millions de francs quoi. Le mec y vit toujours, tutto va bene.
        Ps : ah ouais, le liquidateur, comme la banque, me conseillaient bien sûr de prendre la baraque, pour faire accélérer l’affaire… la banque finançait sans discuter à 100%, pardine… Les salopards.

      2. hum… ne pas abuser la caricature, il y a encore beaucoup de gens qui empruntent avec un apport bien inférieur ; évidemment le primo accédant sans apport, c’est dur, le temps des subprimes et du crédit hypothécaire est révolu. Le problème du fameux marché, c’est aussi que la moindre baisse des taux provoque une envolée des prix immos, et les vendeurs deviennent pire que les… banquiers.

  6. il s’agirait d’interdire aux banques de financer leur gouvernement en imposant un plafond aux montants d’obligations souveraines qu’elles pourraient détenir.

    Chiche ! On les prend au mot les allemands mais on impose un seuil super strict, disons maxi 10% de l’encours de la dette de marché nationale. Pile poil nickel pour les banques françaises dion ! Pour les allemandes par contre… Faudrait trouver autre chose que des Bunds en pagaille comme titres sécurisés dans les actifs bancaires outre-rhénans… Des OAT ? 🙂

  7. Et Fiorentino encore et toujours qui embouche les trompettes du néo -libéralisme pour faire face à la dégradation de la note française par Moody’s, diminution des déficits public en taillant dans le social et détricotage du droit du travail pour libéraliser les licenciements afin d’augmenter les embauches. Et en plus il déclare sans ciller que les marchés ont laisser 6 mois de répit à Hollande et que maintenant ils attaquent la France, sans s’être aperçu que nous sommes surtout sortis des élections européennes.
    Je crois que je comprends pourquoi il vient piger chez canal +, ça doit lui rapporter un peu
    Pauvre homme!

  8. Qui n’en veut d’ma rente perpétuelle en dollars et à 1,5% non indexés sur l’inflation ? Top quality ! Qui n’en veut qui n’en veut ?

  9. la dette perpétuelle

    C’est plus beau encore que le développement durable et pour les particuliers cela se nomme le crédit revolving.

    1. Rien à voir avec le revolving marre l’eau. Une rente perpétuelle n’est jamais remboursée – le K en tout cas, c’est pas tout à fait le cas d’un revolving…

      1. Bien entendu pour quelqu’un comme vous si connaisseur en toutes choses, le crédit revolving ne conduit jamais à la faillite.

      2. si les zuesses se crédit-révolvérisent …et poussent d’autres continents à agir de même … tout le monde étant révolvérisé … plus de quoi en faire un fromage …
        mais alors, pourquoi donc toutes ces politiques d' »ajustement structurel »-chicago-boys-copyrightées ? servent à rien …
        pourquoi nous serrer la ceinture ? Gardons la fraîche »dette », pas sous not’ matelas, pour nous payer ( euh, je m’égare ), non …mais pour financer éducation et santé publique pour tous ) …

        Ah, mais veulent pas, les yankees … ce n’est pas dans leurs moeurs … sont pas civilisés, et ne veulent pas l’être …
        MAA! MAA ! ( mort aux assureurs prédateurs des systèmes de santé)

      3. Marre l’eau, je répète len-te-ment : les rentes perpétuelles n’ont rien à voir avec les crédits revolving.
        Transformer un emprunt dix ans en rente perpétuelle ça signifie pour le créancier faire une croix sur le remboursement du principal par l’émetteur et espérer récupérer sa mise uniquement via le marché secondaire, s’il y en a un… C’est vieux comme mes robes, comme l’État. Bismarck s’en était particulièrement occupé.
        Et Samuel Bernard marre l’eau ? Même Capet 14 aimait payer ses pensions, obligé même de l’en remercier subrepticement. Je laisse le génial Saint Simon finir :

        J’admirais, et je n’étais pas le seul, cette espèce de prostitution du roi, si avare de ses paroles, à un homme de l’espèce de Bernard.

  10. on est quand même pas loin du dernier trou de la ceinture et du dernier filet de l’étau, non?
    Je vais devenir admiratif d’une telle bêtise, je crois, mais qu’Ils ne comptent pas sur moi pour être contemplatif.

    1. Tôt ou tard , face à une dette impossible , il faut vendre ou supprimer.

      Supprimer des droits sociaux acquis de haute lutte pendant des générations, ou vendre des entreprises enrichies en ce peu de temps que furent les débuts de la mondialisation.

      Un jour ou l’autre , viendra l’idée de nationaliser pour revendre . Bien plus rentable que de récolter une dizaine de milliards ‘euros sur le dos des plus pauvres et des classes moyennes, comme le voudrait l’institut montagne , joujou de Bébéar.

      C’est les bourgeois qui ont soufflés sur les braises de la révolution de 1789 , je vous parie que le vrai « changement  » viendra des classes moyennes qui souffleront sur l’insupportable misère des peuples.

      Pour une nationalisation d’Entreprises comme Axa et leurs reventes au plus offrant , afin d’en finir avec l’endettement de la France.

      « Extrait : Au début des années 80, AXA, qui n’existait pas encore sous ce nom, n’était qu’une petite mutuelle d’assurance française réalisant 160 millions d’euros de chiffre d’affaires et regroupant 850 collaborateurs. Aujourd’hui, AXA est devenu un leader mondial de l’assurance, réalisant 75 milliards d’euros de chiffre d’affaires, gérant 740 milliards d’euros d’actifs et employant 130 000 collaborateurs et agents dans le monde. (Annexe 1 : Les chiffres clés du Groupe AXA) »
      Source
      http://www.melchior.fr/Le-groupe-AXA.5251.0.html

      .

    2. Les idéess choc de l’Institut Montaigne c’est:

      – Supprimer 300.000 postes de fonctionnaires (9 milliards d’euros)
      – Diminuer les indemnités chômage (4,5 milliards d’euros)
      – Réduire les remboursements maladie (10 à 15 milliards d’euros)
      – Faire le tri dans les aides au logement (9 milliards d’euros)
      – Rogner les avantages familiaux (7 milliards d’euros)

      (D’après http://www.challenges.fr)

      1. les niches fiscales
        la niche Copé 12 Mds d’€
        le crédit impot recherche 5 Mds d’€
        le crédit d’impot pour l’emploi à domicile 3,7 Mds d’€
        la réduction de TVA dans la restauration 2,8 Mds d’€
        divers cadeaux fiscaux anti écologiques 3Mds d’€
        les prêts à taux zéro 1,4 Mds d’€
        la défiscalisation DOM TOM 0,7 Mds d’€
        lutte contre la fraude fiscale entre 10 et 35 Mds d’€

        commençons par là

      2. Et ponctionner le loto, lol !
        Ils n’ont qu’à changer la règle : au dessus de 100 000 euros, l’état prend 100 %….

    3. Suite à challenges.fr
      Entre autres :
      « Les critères d’accès au parc HLM seraient durcis et les loyers révisés chaque année en fonction des revenus des occupants. »
      Il faudrait que les pondeurs d’idées, dans leurs bureaux feutrés, descendent un peu sur le terrain, ce qui leur permettrait de constater que c’est déjà ce qui se pratique (en direction du « bas peuple », évidemment).

  11. Un appel intéressant de six personnalité appelant à la renationalisation de la dette par les particuliers.

    Personnellement, je serai prêt à acheter directement de la dette française à 4% surtout si elle est defiscalisée contre promesse de la conserver, par exemple, dix ans.

    60 000 000 000 à trouver chez nos concitoyens tous les ans. Why not. Même si les 60 mds ne sont pas trouvés, l’effet de demande permettra un contrôle des taux.

    En attendant, merci à Jospin , Chirac et Sarkozy d’avoir fait passer le taux de dette détenue par des étrangers de 35% en 98 à 68% en 2012.

    1. Personnellement, je serai prêt à acheter directement de la dette française à 4% surtout si elle est defiscalisée contre promesse de la conserver, par exemple, dix ans.

      De mieux en mieux… On dit merci aux Jospin, Chirac et Sarkozy d’avoir très sagement préféré prêter à ces cons d’étrangers – qu’on va spolier tranquillou – mais à 2,5% plutôt qu’à ces salopards de français du genre Kerjeannette qu’en exigent du 4% net d’impôt et qui foutraient sans hésiter la République en l’air si on faisait juste mine de pas les rembourser rubis sur l’ongle…

      1. 1: depuis dix ans, regarde l’historique, l’argent n’a pas été prêté à 2.5% pour des durées de 10 ans et plus me semble-t-il. On était quasiment jamais au dessous de 3 et très souvent à plus de 4. Alors calmos la Vigne.

        2: ces taux d’emprunt « faible » se payent très fort aujourd’hui que la majorité de notre dette nous échappe contrairement aux autres pays développés qui ne dépassent pas 50% de dettes detenue hors de chez eux.

        3: 4% qui « restent en famille » avec la promesse de n’être pas demandé avant un décennie c’est pas pire. Et je dis 4, c’est pour être 2% au dessus de l’inflation. C’est tout. ça peut être 3, 2, 1 en cas de déflation.

        4: pour moi, prêter mon épargne personnelle en la verrouillant pour un minimum de 10 ans, est un effort personnel important. Tout le monde n’a pas le patrimoine d’un Vigneron à qui les banques ont l »habitude de proposer de se gaver sur le dos de la misère. En ce qui me concerne, ce serait un geste, un effort citoyen.

        5: tu ferai mieux de lire la déclaration des six personnalité et de dire ce que tu en penses.

      2. @ Kerjean :

        5: tu ferai mieux de lire la déclaration des six personnalité et de dire ce que tu en penses.

        Euhhhh, tu les as vu les ‘personnalités’ en question ?
        Rien que ça, déjà, ça sent le gourbi, le machin :
        Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l’Essonne (UMP).
        Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la nature et l’homme.
        Frédéric Salat-Baroux, avocat chez Weil, ancien secrétaire général de l’Elysée.
        Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économiste, auteur de Mourir pour le yuan.
        René Ricol, ancien commissaire général à l’investissement, chargé de l’emprunt national.
        Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC.
        A droite, les ‘personnalités’, hein, faut pas se gêner, sur l’Expansion …

        Quant au fond, on rêve.

        elle est de loin le pays qui a le plus faible taux de détention par des résidents : 37 %, contre 92 % au Japon

        : sûr, le Japon comme ligne bleu des Vosges, zehr schönn !

        Au cours des deux prochaines années, nous devrons ainsi trouver 400 milliards d’euros pour financer nos déficits, mais aussi et surtout pour faire face aux remboursements. Nous voilà ainsi particulièrement vulnérables à l’égard de la spéculation et des soubresauts des marchés.

        : je ne vois pas en quoi la ‘nationalisation’ de la dette française rendrait la dite moins sujette à la spéculation si celle-ci perdure.
        Qu’on se rassure : la spéculation n’est pas raciste, elle accepte aussi l’argent localement épargné.

        Des titres perpétuels ou de très longue durée (cinquante ans)

        : déjà, titre perpétuel et titre très longue durée n’ont rien à voir ensemble. Le premier ne paye que les intérêts ou les coupons quand le second rembourse AUSSI le capital.
        Amalgame de bonne aloi (ie, pour la bonne cause), qu’on finira d’ailleurs par présenté comme … perpétuels uniquement dans le paragraphe suivant :

        financer l’équivalent de notre déficit budgétaire à travers ces bons perpétuels.

        bien sûr cotés en Bourse afin d’assurer la nécessaire liquidité.

        : bien sûr, jean-louis !! La liquidité, tout le monde comprend : c’est nécessaire. Et la Bourse (avec un grand ‘B’), c’est pas de la spéculation : c’est de la liquidité !!

        Ces titres seraient proposés à travers les réseaux bancaires, à La Banque postale ou même par Internet, ce qui réduirait les coûts d’émission.

        : par internet !! Le top du vizzz, Raymond. Sans compter que c’est bon pour la planète les bons du trésor de chez nous : ‘ça réduit les émissions’ (coûts-coûts).
        Sûr que les coûts de démission (intellectuelle) sont élevés, sur ce type d’opération.

        Leur taux d’intérêt devrait être, peu ou prou, de 2 % hors inflation, soit aujourd’hui un peu plus de 4 %. C’est beaucoup plus, dira-t-on, que les taux actuels. Certes, mais l’Etat en récupérerait plus d’un tiers à travers les prélèvements sociaux et les impôts.

        : Ah oui, c’est quand même beaucoup. Mais puisqu’on te dit que l’Etat récupère le 1/3, fait pas ta soubrette : t’es en mission pour la France, mon lapin !!
        Question : mais n’est-ce pas déjà le cas, que l’Etat rattrape 1/3 sur les intérêts ? Et si on augmente le taux, n’est-ce pas augmenter aussi le bénéfice des rentiers et nonobstant, le déficit de tous, donc de l’Etat ?
        Ah oui … Pas glop, alors …
        Et l’affaire se présente encore plus mal, par la prise de tête et non par le saint siège, avec la suite :

        Une version défiscalisée de ces bons pourrait être également proposée dès lors que l’épargnant s’engagerait à les détenir plusieurs années.

        Tout s’éclaire !! Pour que l’Etat gagne plus d’argent, il faut plus de défiscalisation !!
        Et à un taux plus élevé, SVP, rapport au fait que l’Etat récupère 1/3 de rien, qu’est mieux que rien du tout, soyons d’accord.
        Petite gâterie : on te précise, Jean-Louis, que tu peux défiscaliser à outrance, mon gaillard. Mais n’abuse pas des bonnes choses : elles sont limitées au fait de détenir les titres plusieurs années.
        « Ah bah oui, mais on m’avait présenté la chose comme un titre perpétuel, ou de très longue durée, je comprends plus, je suis perdu !? ».
        Laisse, Jean-Louis, ce qu’on t’a pas dit, c’est que ce n’est pas toi qui détiendra perpétuellement ou très longtemps les dits titres, car on sait combien ces choses sont lourdes à gérer, même avec de la défiscalisation outrancière.
        On se proposera de passer avec ‘marché secondaire’, un poteau à moi, te les racheter à bon prix dans quelques années.
        Tu verras : c’est d’la balle, fonce mon lapin, y a le chasseur fiscal derrière toi !

        En outre, les intérêts annuels nets perçus seraient réinjectés directement dans l’économie française, et non dans le système financier international.

        : tout à fait. Directement. C’est bien connu : le ruissellement des rentiers fait le grand ruisseau de la fiscalité. Car le rentier OAT (français, mosssieur !) réinvestit. Dans l’économie (française qu’on vous dit). Et pas dans la finance-casino internationale (c’est mal). Non non.

        Bon je finis avec un florilège :

        contribuer au financement de la transition écologique

        : ???

        Plus on empruntera auprès des Français, moins on le fera auprès des marchés, et moins on dépendra de ces derniers.

        : surtout si, pour des besoins urgents, on va à la Bourse (c’est écrit dessus, au fond, à droite, très).

        Renationaliser notre dette apportera le ballon d’oxygène et le temps nécessaires pour poursuivre l’effort de réduction des déficits, pour redresser nos finances publiques, tout en faisant participer notre épargne à cet effort collectif.

        : les mots sont importants, c’est pour mieux insister sur l’appel d’air, c’est important pour la combustion du rentier.

        Kerjean, tu déconnes, ou tu fais semblant ?

      3. Zébu…
        Il est sérieux.

        Aux Zuès, les riches sont même prêts à se voir augmenter leur taux d’imposition de 5% pour sauver le système…
        Notes, vu ce qu’ils peuvent évader fiscalement…
        Bon, soyons bon prince : ils essaient qu’on leur en veuille moins de nous avoir conduit là…

        Sinon, Kerjean, les ricains n’accepteraient jamais une nationalisation, puis, vu le déluge des précédents emprunts nationaux, (qui n’ont servi qu’à endetter encore plus l’état), on te remercie, mais…
        Fin de ta logique, au niveau mondial.

      4. @ Zébu

        Quelle bonheur de réponse ! J’en ris encore!.
        En plus les 6 zigotos font pas dans la dentelle,
        mais dans la novlangue Flan de Gôche version Colonel fait bien:

        contribuer au financement de la transition écologique
        : ???

        J’adore la « transition écologique »quand on exclue d’exproprier le capital…

      5. @Zebu

        merci de cette longue réponse. Et d’éclairer les éventuels pièges. Par contre Hervé Nathan aussi a l’air d’apprécier et il ne me semble pas qu’il soit un affreux droitier.

        Tu as probablement raison, il vaut mieux que notre dette appartienne à Goldman Sachs, Duetsche Bank et aux fonds souverains Qatari et Chinois.

      6. @ Kerjean :
        Hervé Nathan fait ce qu’il veut, c’est son problème. Quand je parlais de droitiers, je parlais juste des ‘personnalités’ (pourquoi pas Mimi Maty tank-on-niais ?)
        Ne te méprends pas : j’ai fais une proposition identique il y a moins de 2 ans sur ce même blog, à François Leclerc, à savoir nationaliser la dette.
        Que la dette soit française ou qu’elle soit étrangère ne règle pas :
        1/ le problème de la dette : il faudra bien faire défaut, à commencer de cette politique de réduction de la dette
        2/ le problème de la spéculation : proposer de nationaliser la dette en appelant les épargnants français à investir dans des OAT ou même des dettes perpétuelles et en même temps proposer de la placer à la Bourse, ’cause la liquidité en nécessité, on perçoit de suite l’incohérence du binz …
        3/ le problème de la défiscalisation : au contraire, ces ‘personnalités’ ont fait un argument ! Vive la défiscalisation pour moins de recettes à l’Etat et plus de déficit ! On peut pas dire que la cohérence les étouffe.
        Alors, le fait que le détenteur des titres soit qatari ou chinois ou bien plutôt français, en l’espèce, en dehors d’un nationalisme franco-français qui ne bénéficiera qu’aux organismes financiers franco-français, je m’en contre-tape.
        Surtout avec du 4% (pourquoi pas du 10%, tank-on-niais ?), quand on sait que ces mêmes qataris et chinois nous payent pour acheter de notre dette à court terme !!

        Tiens, je vais te faire une proposition, trèèèèèsss patriotique : des titres à 50 ans, à 0% et sans défiscalisation (vu que de toute façon, y aura pas de rendement).
        Sûr que demain, y aura plein de tout zentils z’épargnants qui vont se ruer pour sauver la patrie …

        Je vais te dire : tout ceci, c’est de l’esbrouffe, sans queue ni tête, juste pour attirer le chaland qui a une épargne mahousse, pour qu’enfin les z’épargnants zentils viennent sauver qui de droit, i.e. les zinzins franco-français qui commencent sérieusement à pâtir de la baisse d’attractivité de l’ass-vie et parce qu’ils savent (et préparent en conséquence) qu’une nécessaire fiscalisation sur ces mêmes ass-vie sortira bientôt des cartons, l’année prochaine.
        C’est ce qu’on appelle un « encart publicitaire ». Cherche les commanditaires.
        Les ‘personnalités’, c’est juste les ‘peoples’ nécessaires pour attraper les mouches.

      7. Kerjeannette, au moment du défaut, inéluctable, demande toi lequel serait le plus compliqué à faire admettre politiquement selon la part respective des créanciers résidents ou non résidents. On raconte que l’esprit nationaliste de l’investisseur fait passer la pilule, j’demande à voir… Ensuite demande toi pourquoi la France est un des pays au monde ayant la plus faible part de créanciers résidents sur sa dette souveraine. Pas patriote l’épargnant français (t’façon c’est pas lui qui choisit mais son banquier ou assureur). Peut-être mais surtout plus coûteux, i.e plus gourmand. Les gars du Trésor ou de l’inspection des finances ont gardé un souvenir cuisant des rentes Pinay, Giscard et consorts. Et je rappelle que la France jusqu’en 2010 était en position créancière dans la balance des dettes publiques (la Belgique beaucoup plus encore, les allemands c’est récemment que leur solde positif s’est envolé, les hollandais n’en parlons pas…).
        Si la bancassurance française s’est détournée des OAT dans les années 2000 c’était pour aller chercher des rendements supérieurs à l’étranger, faisant baisser la part de la dette nationale détenue par les résidents. En 2010 les banques françaises détenaient près de 200 Mds de dettes eurozonardes pour seulement 120 de dette française quand les banques allemandes étaient à un peu plus de 100 pour plus de 300 en dette allemande. Capiche ?
        Par ailleurs en 2011 la rentabilité des Tbonds 10 ans Us (intérêts et plus-value) a été de 30%, 25% pour les titres anglais, 20% pour les allemands. Moins de 7% pour les Oat ? Ok, sauf que sur 2012 le bilan devrait être on ne peut plus champagnisable sur la « mauvaise dette » française. J’te rappelle qu’il y a de cela moins d’un an on était encore sur du 3,5% pour le dix ans trisocolore, 2,15% hier. Jackpot. C’est y’a un an qu’il fallait miser sur de l’OAT Kerjeannot, là c’est trop tard. T’façon tu peux pas, t’es pas invité au banquet.
        Ah ouais aussi, tu connais le prix d’une détention de la dette souveraine massivement résidente ? Ben demande aux japonais, voire aux allemands… des taux réels voire nominaux négatifs, pas du 4% défiscalisé, i.e beurre plus l’artiche plus Q d’la crémière.

      8. Si l’on tient essentiellement à rembourser , en la nationalisant , la dette , il serait plus simple de demander à ceux des français qui détiennnent pour 150 milliards d’euros de lingots ou pièces en or , d’en faire cadeau à la Banque de France. ( qui a , je crois m’en souvenir , d’ailleurs déjà gagé la valeur d’une partie de son stock pour metttre de l’huile dans les rouages de ses relations avec le FMI !).ça , ce serait un acte citoyen !

        Sur le fonds , dans un système financier mondial ouvert et qui ne peut que le rester , on voit mal comment des astuces nationales , à l’intérieur du système , pourraient résoudre le scandale mortel de l’humiliation de la démocratie par le capital ( et non pas le marché) .On n’échappe pas à un fou en acceptant de subir sa folie

        Dans le bras de fer à jouer , il n’y a d’issue que dans l’imposition par la démocratie de nouvelles règles du jeu .

        Dont celle de la « reconsidération  » de la dette .

      9. @ Vigneron :
        « On raconte que l’esprit nationaliste de l’investisseur fait passer la pilule, j’demande à voir… » : c’est tout vu.
        Y a qu’une nation qu’à suffisamment d’esprit pour intéresser l’investisseur : l’intérêt.

      10. Si si Zeb, on lit çà un peu partout dans la littérature qui cause du sujet. Z’ oublient qu’le cas est surtout vrai en temps de guerre ou en cas d’inflation plus ou moins compensée par les salaires…
        Me semble qu’ils avaient eu du mal en Argentine aussi…

      11. @Zebu, Yvan et Lavigne

        Bon; on veut encore abuser le pov monde alors? Nous refaire le coup d’alliance Russe payée par l’emprunt patriotique( ce doit être congénital de se faire baiser citoyennement dans ma famille)?

        Alors? le quidam? Y peut plus rien faire?

        Comme dit le méchant dans Margincall « les gens normaux y sont foutus »?

        Qu’est ce qu’on fait? On s’immole? Mais où?

      12. Kerjean.

        Il me semble que tu n’as pas compris le principe de base ainsi que l’ENSEMBLE de la situation actuelle.
        Certes, la situation donnerait envie de faire quelque chose. Surtout si l’on a quelque chose à perdre. Et d’autant plus, d’ailleurs… 😉

        Mais les choses sont ainsi faites que la concentration de richesse a atteint un seuil qui ne permet plus de retour serein en arrière. (la fumeuse « sortie par le haut »).
        Constate par toi-même depuis l’An 0 de Lehman…

        Et je trouve aussi ridicule de prendre le Japon comme quelconque point de référence : la crise était spécifique à la zone Asie, à l’époque où ils ont commencé leur endettement. Ce qui les a sauvé.
        Là, maintenant, la mondialisation est mondiale… La dette, comme Félicie… ou aussi, je ne me rappelle plus.

      13. @ Kerjean :
        Avec quoi, surtout : vu le prix de l’essence, seuls les riches vont pouvoir s’immoler.
        Tiens d’ailleurs, ce serait chouette comme proposition, non ? (mais pas politikorecck, rapport à l’environnement).
        La dette, ça brule, ça, non ?

        @ Vigneron :
        Alors je vois qu’une seule explication : ‘ils’ nous préparent pour la guerre.
        Celle des français contre le reste du monde.

        OAT, z’épargnants !!
        Formez vos bas d’lainon !!
        Achetons, achetons,
        Qu’une dette très puuuuuureeee,
        Abreuve nos sillons !!
        (tsoin tsoin)

      14. @Yvan , Zebu et Vigneron

        si je comprends bien, vous êtes les trois intelligents qui pérorent assis.

        Je préfère le con qui marche.

        Au pretexte qu’il y a des précipices et des pièges à rat partout, vous préférez le cynisme.

        Vous manquez de foi les gars.

        Puisque vous êtes si fort pour balancer la lumière platonicienne sur les impasses de la grotte, vous devriez vous rendre utile et essayer de trouver la sortie plutôt que de vous foutre de la gueule de ceux qui tâtonnent dans le noir.

      15. « Certes, la situation donnerait envie de faire quelque chose. Surtout si l’on a quelque chose à perdre. Et d’autant plus, d’ailleurs… »
        Dedieu, c’est la première fois que je me cite…
        Ca fait drôle…

        Bon, sinon, Kerjean, il ne faudrait pas oublier que c’est le système capitaliste, auquel tu participes, qui a décidé de lui-même d’aller dans le mur…

        Là, si les Indignés espagnols sont nés, c’est qu’ils devaient répondre à … quelque chose. Non..??

        Car ils marchent, ces « cons »…

      16. @ Kerjean :
        Roooohhhh …
        Faut pas bouder, c’est juste qu’on n’a pas l’occasion de rigoler trop souvent non plus.
        Là, faut dire que l’appel des personnalités …
        Nonobstant que j’écrivais les mêmes conneries il y a peu, plus récemment, je proposais de compenser les dettes publiques extérieures européennes. Sauf que celles-ci ne dépendent pas franchement des états européens eux-mêmes.
        Bref, on tâtonne tous comme on peut, sous l’oeil bienveillant de la sainte trinité blogaire, dès fois que dans nos gadins, il y ait quelques pépites dont ils sauront quoi faire.

    2. Et les obligations fantomes (shadow banking et cie) des banques hors Bale III qui rejoindront la dette des Etats à la première occasion feront grimper la valeur des OAT aux alentours de zèro euro mais avec un rendement à 4%. Quiqui nenveu du placement pigeon comme dirait V………

      1. Bah… Vous vous prenez tous bien la tête pour pas grand chose!
        Suffit de prendre tout ce qui est au-dessus de 100 000 roros déja rien que sur les ass-vie et de réinjecter tout ça dans l’économie locale, sociale, écolo, solidaire et tout le tintouin.
        Aux épargnants?
        Ben on s’engage à rembourser le capital avant dix ans, petit à petit, quand on peut et sans intérêts, of course!
        Là on pourra parler de vrai, de bon et d’utile patriotisme!

    3. Le seul intérêt de renationaliser la dette est de ne plus dépendre des marchés et par conséquent de ne plus se voir dictés la méthode et le calendrier du désendettement.

      Les agences de notation ne sont qu’un des multiples outils qui nous y contraignent, aux jours, heures et préconisations qui leur conviennent.

      Elles sont là entre autre, pour conseiller l’investisseur. C’est ainsi que par l’abaissement de la note d’un pays, elles obtiennent l’élèvement du taux d’emprunt.. Normal, elles sont là pour ça, mais c’est la preuve flagrante qu’elles travaillent uniquement pour l’intérêt des spéculateurs.

      On ne peut pas gérer un pays ainsi.

      1. Même pas, Edith.
        Suffit de refourguer cette dette ‘nationalisée’ à la Bourse ou sur le marché secondaire (’cause la liquidité qu’est en nécessité) pour qu’on ait les mêmes effets, les causes (la spéculation) produisant les mêmes effets …
        On aura lors une ‘nationalisation’ des effets : les japonais s’hara-ki-rient encore, de leur dette qu’elle est ‘nationalisée’.
        Grossss rigolade, cette affaire !!

  12. Je recommande fortement , afin d’illustrer les propos des uns et des autres, l’excellent ouvrage de Madame Yolène Dilas-Rocherieux : « l’utopie ou la mémoire du futur »(éd.Pocket) et plus particulièrement le paragraphe concernant le livre utopiste écrit par un certain Jacques Duboin en 1932: « Kou l’ahuri ».L’extrait que je cite interpelle quelque peu.Voici le contexte: Khou est un jeune homme chinois visitant notre glorieux et vénérable pays …Et voici ses constatations: »le lieu central de la perversion est circonscrit dans le « monastère du savoir » ,espace sacré et fermé,celui d’une caste libérale coupée du peuple,dépositaire du monopole de la pensée et de la parole légitime.Infiltré dans l »abbaye de la sainte économie »,Kou découvre dans ce batiment austère,orné de « saintslibéraux »comme (Saint?) Jean-Baptiste Say,la « doctrine »pieusement et jalousement conservée par des cénobites se consacrant à l’étude et au receuillement.Les »pères penseurs » célèbrent l’office libéral d’une seule voix, »laissez-faire,laissez-passer »,récitent les litanies de la « sainte monnaie »(quelque peu visionnaire, le monsieur!!)et chantent les cantiques de la déflation.De leur point de vue,seuls les hommes sont responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent en cherchant à toujours à réglementer au lieu de se laisser guider par les lois économiques naturelles »…Je vous assure que cet ouvrage de Madame Dilas-Rocherieux est un véritable régal!Ces lignes de Monsieur Duboin écrites il ya soixantes dix ans n’ont absolument pris aucune ride!…Hélas…

    1. Ce petit livre (60 pages) est dans le domaine public. Il peut être téléchargé ici (pdf.)

      Le style date un peu mais comme vous pouvez le vérifier ci-dessous le propos est toujours d’actualité (la surproduction a contraint les français à se serrer la ceinture et à se résigner au chômage, Kou en cherche l’explication auprès des meilleurs spécialistes de la science économique de l’époque):

      Il me mit au fait en peu de temps : — Jeune homme, le ver rongeur de notre économie, l’auteur des dégâts inouïs que vous constatez, n’est pas un gigantesque tremblement de terre qui aurait englouti les biens de notre territoire; c’est pire : c’est l’étatisme. D’ailleurs, il ne fait pas de ravages que chez nous, il dévore la planète.

      Je me levai d’un bond : — Monsieur, lui dis-je, je donnerais volontiers ma vie pour détruire ce monstre; indiquez-moi où et à quelle heure on le rencontre ! Je veux en délivrer la France.

      — Ah! reprit-il avec un gros soupir, il est partout et il n’est nulle part. Mais son action destructive n’est que trop abominable. Notre budget est en déficit…

  13. Pourquoi l’Allemagne pourrait aussi perdre son triple A.

    Politique à courte vue d’Angela Merkel

    Ce scénario est évidemment celui du pire. Mais il montre que la politique d’Angela Merkel est une politique à courte vue qui s’est accompagné d’un risque immense. Le seul élément qui contient encore ce risque, c’est la confiance. Or chaque abaissement de note par les agences réduit ce capital..

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121120trib000732083/pourquoi-l-allemagne-pourrait-aussi-perdre-son-triple-a.html

    1. c’est pourquoi les Allemands se joignent au concert anglo-américain pour taper sur la France, manière de se faire oublier de ces gentils marchés

  14. Ils inventent pire que la stratégie du choc.

    L’interdiction faite à la BCE de prêter aux états est, au minimum, une des causes de cette crise. Vu sa gravité, ces gens exigent d’appliquer ce principe aux autres banques. Ils sont dans la situation de ces gens qui ont dit « Nous avons des problèmes.. C’est parce que nous n’avons pas été assez » ceci ou cela. « Alors il faut aller plus en avant dans la même voie ». Cette attitude a été pratiquée en avril 45 par les nazis et en août 89 en URSS.

    Sur la base de ces deux précédents, le système actuel aura un mois à vivre quand ces folies seront mises en place. J’ai bien rigolé à cause de la fin du monde pour le 21 12 12. Je commence à me dire que cette date peut marquer la fin d’un cycle par effondrement de tout ce système.

    1. Peut-être, mais j’en doute : le système est comateux mais sous respiration artificielle. Cela peut durer quelques années encore.

      1. Ceux qui attendaient que le système s’écroule
        dans la Grande Crise des années 30
        se sont réveillés avec les SS à leur porte.
        Le capital se défendra par tous les moyens.
        A nous de le comprendre et d’en faire mieux.

    2. Didier, personne ne peut rien inventer à ce niveau. Ce concept de stratégie du choc est largement exagéré, mais bon ce n’est pas le sujet.
      Le choc, on le voit arriver assez clairement sans avoir besoin de créer la figure d’un stratège. Il y a trois trains qui convergent vers l’entrée d’un tunnel : celui des payeurs de dette coûte que coûte ( en perte totale de vitesse, démembré, essoufflé par la perte de croissance ), celui de la dette perpétuelle financée à fond les manettes par la BC ( qui a l’air de vous plaire, il est sur le quai de départ aux USA ) et l’outsider du défaut structuré et changement de régime.
      Les trois ne vont pas cohabiter longtemps, à mon avis.

  15. Les bas salaires et les contrats précaires deviennent la norme en société, un nivellement vers le bas qui s’est accentué depuis la mise en concurrence des pays entre les salaires et le système fiscal.

    Même si le niveau de diplôme et de qualification s’est élevé, cette tendance ne s’est pas accompagné d’une sécurisation du niveau de vie, dans l’emploi même dans le logement ou dans le coût de la vie de plus en plus chère.

    Au lieu de baisser le temps de travail et augmenter la redistribution des richesses pour s’adapter à des normes de populations élevés et baisser le surproductivisme actuel qui détruit peu à peu la vie sur la planète.

    La logique capitaliste marchande est purement financière, maximiser les profits qui impliquent une précarisation des sociétés et une destruction progressive de l’environnement.

    1. Cela s’appelle …

      – La « sécurisation des parcours professionnels », jusqu’à la porte de l’anpe, en toute sécurité.

      Barbara Peyton as Holiday Carlton: You only said one true thing in your life and that’s when you said that you were going away tonight. And you are. Many miles out of town and six feet under. All alone with nobody to lie to. And you can kiss tomorrow goodbye.

      1. @vigneron

        J’ai vu :

        http://www.imdb.com/title/tt0042648/

        Le fauve en liberté (1950)
        Kiss Tomorrow Goodbye (original title)

        Dans ce film jouent la fabuleuse Barbara Payton (décédée à 39 ans), et surtout l’indescriptible, le phénoménal James Cagney. Dans son rôle de petite frappe sans scrupules il met un tel talent qu’il emballe tout le monde, les filles et le film. Bref… je préfère ne retenir de cette journée que les bons côtés, et oublier le reste…

    1. Le non-initié n’a rien à faire à cette messe.
      J’ai appris une chose essentielle en travaillant dans un cabinet de gestion de fortune:
      il faut obtenir la bonne info avant les autres
      et à défaut balancer la fausse info pour tous les autres.
      A 22 ans, je gagnais ainsi un petit pactole et de belles vacances…

      1. Ah, Charly, Charly…
        Bienfaiteur de la mémoire du Che par les dons que vous faites chaque mois aux pays sud-américains afin de financer une nouvelle révolution.
        Epigone d’Hemingway au Portugal ou des fleurs avaient donné leur nom à une révolution…
        Et à 22 ans Gatsby! Safisfait, en vacances. Bronzé et pacifique…
        Vous êtes dans tous les bons coups, Charly!

    2. Il s’agit d’un médicament, le bapineuzumab contre la maladie d’Alzheimer.

      C’est de la « haute technologie », autrement dit les coūts de recherche et de fabrication sont très élevés. En cas de réusite un candidat au titre de médicament du siècle ou la « spéculation pharmaceutique » les dans toute son horreur (je suis particulièrement sensible à cette histoire parce que c’est à un médicament de la même famille que je dois d’avoir conservé un de mes deux yeux…)

  16. «renationalisation de la dette» ?
    Hervé Nathan part du constat qu’ «actuellement 63 % des emprunts d’Etat sont détenus par des non-résidents en France, contre 23 % en 1998. Le stock de créances détenues par des étrangers est de 1.150 milliards d’€» et il conclut à la nécessité de cette renationalisation, pour ne plus être à la merci des agences et des investisseurs étrangers.

    Fausse bonne idée ou vraie piste ?
    http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr

    1. Tss tss, les 63 % c’est sur la dette de marché seulement, pas sur la dette souveraine selon Maastricht totale. Soit 63 % de 1 400 Mds, soit « seulement » 882 Mds.

    2. C’est ce dont je parle plus haut.
      Laisse vitupérer la Vigne, il ne supporte pas l’idée que le pays ne soit pas dirigé par le capital anglo-saxon.
      Le Bordelais, ça a les Anglois dans le sang.

      Allez la Vigne, laisse les honnêtes gens tranquilles ou je t’envoie le fantôme du Général cette nuit.

      1. Monsieur Nathan l’huile économiste marianniste (ex libérationniste, ex tribuniste) ne sait pas compter, ou ment, pour la bonne cause bien sûr, la République, pardine ma sardine…

  17. Confirmation que le PPF (Paysage Politique Français), incline à droite toute.
    La motion du courant « La droite forte » (Peltier/Buisson) à l’UMP majoritaire: l’UMP penche de plus en plus vers l’extrême droite.
    Après les 13% de la motion 3 (Gauche du PS) au congrès de Toulouse, c’est tout le PPF qui glisse vers le FN.
    Pour reprendre les termes de la théorie du chaos, le FN joue le rôle d’attracteur étrange du système politique français.

    1. J’espère que la dynamique d’attraction vers le FN étrange est lente, le temps que le système (qui n’est pas déterministe fort heureusement) génère un ou plusieurs autres attracteurs étranges, plus sympathiques que de dernier, porteurs d’espoir et d’une nouvelle Renaissance. Ergodiquement vôtre

    2. vous mélangez des choux des carottes et des navets
      vous n’aviez pas besoin de cela pour que l’on comprenne vos propos
      d’un autre coté, des umpéistes déclare nous penchons de plus en plus à droite et nous perdons les élections

      1. @tchoo

        Je ne mélange pas. Pour être plus précis je dis qu’une majorité des militants UMP a une forte inclination vers la sensibilité droite extrême. Quant à une majorité des militants PS elle incline fortement vers le centre droit.
        C’est d’ailleurs pour cela que le centre historique que voudrait incarner Bayrou, n’arrive pas à exister, quant à L’UDI de Borloo, on verra.
        D’ailleurs au final, il se pourrait qu’aussi bien l’UMP, que le PS finissent par éclater en deux.
        C’est la question européenne qui fracture ces partis en deux: souverainistes, contre fédéralistes.
        Les souverainistes sont aux extrêmes, les fédéralistes au centre.
        La question européenne fait qu’aujourd’hui le vrai clivage, n’est plus droite-gauche, mais souverainiste ou fédéraliste, avec en cas de dérapage incontrôlé, dérive vers une dictature fasciste dans le cadre national ou vers une dictature « éclairée » des banquiers au niveau supra-national.

    3. 50 % des MILITANTS UMP suffiraient ils à représenter le paysage politique français ?

      non mais on croit rêver, 150 000 péquins se prononcent pour une motion extrême droitière et le « ppf » s’en trouve tout chamboulé …

      Idem le ps

    4. UMP, PS, FN : « Winterreise ». Bras dessus, bras dessous, jusqu’aux portes de Moscou, jusqu’au bout du monde s’il le faut.

  18. 4000 net mensuel !! … + 50 000 d’apport de base ??…

    Ben, tu m’étonnes …même pour une ruine en campagne reculée, il y a 8 ans, m’ont ri au nez, *les banquiers – « M.A.F. M.A.F »., pensaient-ils en eux-même !! … ( l’anglois -perfide- ayant fait monter les prix – dixit les notaires du cru – le fait est, pour certains d’entre eux, ils ont acheté, et n’y sont jamais venus …serait-ce donc en vue de quelque spéculation ?! …je n’ose y croire ….un trader passe

    * ch’sais pas pourquoi, au jour d’aujourd’hui, les banquiers sont devenus trés trés polis, même avé les gueux … j’y vois du louche !

    signé : archeo-neo-post-conspi.

    m’en fiche, j’préfère Pantruche … et, pour le reste, j’ai mes souvenirs .

  19. Bonjour
    @Kerjean
    Je ne comprends rien à la finance, alors peux tu m’expliquer :
    La dette de la France est la nôtre donc , mi, ti , Vigneron aussi ( sans doute par ce qu’il n’a pas acheté la ferme à 50kilros,) les autres sommes endettés d’environ 20 000 €…
    Tu comptes emprunter pour racheter ta propre dette? Et tu espères que l’opération va te rapporter du 4%?

    Cordialement

    1. Il ne s’agit pas d’emprunter pour racheter, mais d’utiliser l’épargne déjà existante pour la mobiliser vers l’obligation souveraine.

      1. Voui choupinette, et donc brader vite fait les titres de dettes espagnols, italiens, portugais, gre.. ah non ça c’est d’já fait pardon, allemands, etc. Oups, gasp…
        Plus les ceusses, vilains étrangers, qui détiennent nos belles OAT qui se dépêchent de nous les revendre qui prix fort (ben voui, offre et demande choupinette, entendu causer d’ce truc ?). Re oups, re gasp…

      2. vigneron,

        il s’agit simplement de prendre de vitesse le prochain avenir, que tu décris fort bien par ailleurs dans ton commentaire.

        La seule différence dans ton approche, c’est que le défaut s’en chargera.

    2. Nan nan Steve. C’est du pur esprit citoyen. De l’esprit de sacrifice. Je veux pas emprunter, mais je trouvais que ça avait de la gueule d’acheter, au fur et à mesure, pour financer le grand bond en avant, de la dette française pour la racheter aux féroces financiers étrangers qui font rien qu’à égorger nos peuples et à mugir sur les marchés.
      J’imaginais le refinancement annuel acheté ainsi par des citoyens patients, conscient d’apporter leur part à un combat titanesque pour empêcher les porteurs de chaine d’approcher de nos têtes blondes.
      Je n’espérais rien d’autre que le profit d’ôter aux ennemis de notre contrat social et de nos liberté la principale arme qu’il détient contre nous.

      1. Ça y est Kerjeannette qui nous fait une hugolite fulminante. Manquait plus qu’ça. Bah, ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine hein ?

      2. Vigneron, vil mondialiste, respecte au moins le feu sacré dans sa clameur intime, quand bien même il ne brulerait pas ton âme !!
        Nom de nom.

      3. Bonsoir Kerjean

        Alors pourquoi, au lieu de repasser par le système financier dont on sait maintenant de quel Prince il se fait le serviteur , ne vas tu pas directement investir dans une entreprise innovante et prometteuse ?
        D’autant plus que je ne vois pas les pouvoirs en place investir dans du réel d’avenir mais utiliser les fonds pour payer leurs promesses électorales, acheter leur tranquillité et maintenir leur clientélisme….

        Cordialement

    1. @ roma 21 novembre 2012 à 08:09
      La belle affaire. Rapporté au nombre d’habitants, c’est 50 fois moins que le déficit commercial de la France en 2011 qui n’a eu à encaisser, ni tsunami, ni catastrophe nucléaire.

      1. vous savez le jeu à fouiller les ruines et décider de quel coin fut le plus beau, à quel vase est ce tesson — je vous laisse à votre haie d’honneur, à M. Abe, grand libertarien bouffeur fusionnel d’aliments contaminés (pour la TV) & les frenchy Jdu se sacrifier pour son dessert

  20. Je suis toujours étonné de lire, sur le blog de Paul Jorion, des avis si tranchés sur les mille et une manières de sauver le capitalisme en faisant mine de rembourser des dettes qui ne peuvent plus être honorées.
    Le défaut de remboursement proposé par notre hôte n’est certes pas suffisant mais nécessaire, d’autant plus que la dynamique que ce défaut susciterait pourrait apporter quelques surprises, comme, entre autres protestations, une reconsidération du caractère sacré de la propriété privée.
    C’est probablement en considérant ce qui pourrait advenir dans le cours de ce mouvement que les défenseurs du statu quo ante bellum sont décidés à tout tenter pour que l’interdit du défaut général perdure, quelles que soient les conséquences.

  21. Didier
    Je suis bien d’accordavec vous. L’interdiction de prêter directement aux Etats est un fait relativement nouveau qui s’est progressivement imposé à l’échelle de la planête à l’exception d’un certain nombre de grands pays.
    Cette interdiction a fait le lit des prédateurs en tous genres et a donné lieu à la sécurisation d’une épargne qui au lieu de s’investir dans l’économie réelle à préféré les situations rentières offertes par la dette publique. Sur ces questions, j’ai beaucoup écrit sur mon blog: lacrisedesannees2010.com

    1. Allons allons Werrebrouck, vous connaissez suffisamment l’Histoire (à en juger par votre blog que j’ai longuement parcouru fut un temps…) pour ne pas ignorer que c’est bien le système « banque centrale prêtant directement aux états » qui est relativement récent et constitue au bout du compte la vraie exception historique…

      1. sachant qu’il paraîtrait que les banques centrales prêtaient avec trop de facilités ce qui entrainait alors une monstre inflation et des épargnants grugés et des emprunteurs heureux. On devrait faire un emprunt indexé sur l’or !

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