PROJET DE CHAMBRE DE COMPENSATION ASSURANTIELLE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Finance de Système d’Information

Chambre de compensation assurantielle, projet

1. Assurance et Finance de Système d’Information​
2. Objectivité informatique de la méthode​
3. Moteur numérique de compensation​
4. Étapes de mise en œuvre​
5. Un projet de rentabilité assurantielle​
6. Le risque positif​

1. Assurance et Finance de Système d’Information

La méthodologie FSI met en œuvre un algorithme de décomposition du prix en biens élémentaires assurables sur quatre degrés d’abstraction. Les services effectivement rendus sont assurés en nature et en prix par l’affectation virtuelle des provisions techniques d’assurance aux causes d’existence des biens assurés. Les biens sont servis à des personnes qui achètent par des personnes qui vendent. L’acheteur est le bénéficiaire concret d’un objet de réalité sensible sous-jacent au prix.

1. Le premier niveau d’assurance du bien est la dénomination conventionnelle de l’objet qui le supporte entre l’acheteur et le vendeur.

2. Le deuxième niveau d’assurance est le règlement du prix. Le paiement fait reconnaissance par l’acheteur d’une dette remboursable dans le futur par la livraison d’un objet à un nouvel acheteur quelconque.

3. Le troisième degré d’assurance consiste à mesurer l’incertitude réelle du prix des objets livrables engagés dans les dettes. Les remboursements réels dans le futur sont mesurés par réduction de l’incertitude du prix des choses équivalentes livrées dans le passé.

4. L’ultime degré d’assurance des personnes est la garantie d’un prix actuel certain dans les objets contractuels de biens que des collectivités délimitées pourront servir à leurs assurés.

L’assurance des personnes définit impérativement quatre classes de métier pour garantir le service des biens à livrer :

1. la formulation concrète des droits dans des objets productibles réellement,

2. le calcul des prix qui réalisent les droits des acheteurs et des vendeurs à tout moment,

3. la mesure de l’incertitude des prix par l’anticipation intelligible des offres et des demandes,

4. la garantie effective du prix des objets par le travail efficient de transformation en réalités servies.

La FSI pose toute offre de prix assurée comme un objet décrit par le vendeur adossé au travail, au crédit et à l’investissement dans les transactions qui réaliseront effectivement le bien promis. L’assurance est la garantie d’un bénéfice d’économie à des acheteurs intermédiaires et final qui se mettent en position de vente. Les acheteurs réalisent le processus d’appréciation offert par les vendeurs en réglant une prime d’assurance à proportion de l’information objectivement livrée à la production pour servir leur demande.

2. Objectivité informatique de la méthode

La FSI met en œuvre un moteur numérique de compensation à l’intérieur du système d’information de l’offre par la demande. Tout système d’information actuel échange des règlements par des objets, des prix et des ressources matérialisés en durée de travail de personnes physiques. Le système d’information d’un assureur interfacé avec celui de ses clients crée un marché de l’information assurant toute demande finale par la décomposition des prix en biens productibles achetés.

Dans un tel marché de l’information, la fonction d’assureur est l’adossement du capital assurantiel à l’ensemble des primes négociées sur des objets intégralement assurables en services. La compensation des actifs et passifs d’assurance par la FSI transforme les normes prudentielles dites Solvency II en processus d’adossement quadrangulaire du capital et du crédit à des prix d’actifs comprenant des primes.

La compensation numérique discrétise le sens des mots par le nombre et la propriété informatique des données. Le capital n’est plus fongible dans le crédit : il s’ajuste au risque réel des actifs par la compensation des primes avec le prix des passifs objectivement définis et engagés. La numérisation de la négociation dans un marché délimité assure la symétrie de l’information entre débiteurs et créanciers. L’équilibre financier du possible anticipé, au réel effectivement livrable est constamment renégocié au fil de l’information produite par les acteurs du système.

3. Moteur numérique de compensation

L’implantation du moteur de compensation dans un système d’information assurantiel introduit la propriété dynamique de toutes les données investies dans la production des biens servis au client. L’agrégation des prix sur des quotités d’assurance intégrées effectue un calcul de la liquidité à terme des transactions par la définition des tâches de travail.

La liquidité des bilans financiers n’est plus seulement le solde net des primes réglées sur les primes probables de réparations à verser. La liquidité devient l’inventaire des opérations engagées pour que tout acheteur soit livré au prix qui rémunère et le travail, et l’investissement et la mutualisation du risque et la vérification des droits par des objets tangibles.

La compensation numérique détermine quatre rôles nécessaires d’assurance de l’économie réelle. D’une part, le versement effectif du prix assuré implique la production distincte effective des biens. D’autre part et pour ce faire, deux transformations s’opèrent distinctement en vérification réciproque l’une de l’autre :

1. la décomposition analytique du prix final en prix intermédiaires

2. la décomposition causale du bien final en biens intermédiaires

La numérisation de la compensation en texte et en nombre articule quatre espaces distincts de génération des biens par les prix. Les espaces du financement et de la fabrication sont séparés et coordonnés par les espaces distingués du calcul numérique et de l’assurance de la réalité objective.

Pratiquement, l’assurance compensée en réalité objective des personnes revient à démembrer toute transaction économique et financière par le numérique. Tout prix acheté ou vendu par un individu effectivement engagé est rattaché à une collectivité marchande d’acheteurs et de vendeurs. La collectivité assure l’objet matériel du bien par la division du prix en :

1. quatre dénominations littérales,

2. quatre quotités de travail, de crédit, d’investissement et de mutualisation du risque

3. deux dates bornant la réalité du bien

4. deux sens prêteur-emprunteur, acheteur-vendeur dans un prix public d’équilibre d’offre et de demande de la quantité du bien en cours d’échange

4. Étapes de mise en œuvre

1. Constitution juridique d’un système de compensation numérique entre des assureurs et une chambre de compensation assurantielle.

2. Interfaçage des données des systèmes d’information de financement, de production et de règlement avec les 8 tables et 27 variables du moteur de compensation numérique.

3. Représentation dans les interfaces homme-machine de la transformation des données métier en achats-ventes de services intégralement compensables.

4. Interconnexion par le modèle des données de compensation d’activités et de métiers distincts d’entités juridiques différentes contractuellement liées par des chaînes de transformation d’un même produit final.

5. Validation expérimentale assurantielle dynamique dans des domaines confinés sur des experts, des classes de risque, des métiers et des produits de l’efficience opérationnelle du moteur de compensation.

6. Dédoublement des données comptables en prix de règlement et prix analytique ; basculement des processus de qualité et de planification budgétaire en monnaie analytique convertible en monnaie de règlement par un taux de change établi dans la compensation.

7. Allocation de capital analytique aux fonctions de responsabilité intermédiaire d’animation de la compensation assurantielle ; les acheteurs finaux règlent par la vente potentielle conditionnelle d’actifs déposés, les primes d’assurance de leur propre demande.

8. Le règlement de primes compensées en capital engendre la description numérique des savoirs disponibles à la production des biens demandés par les acheteurs assurant leur propres revenus.

9. Les règlements en monnaie d’adossement analytique des prix à la description numérisée des biens et des services, remplacent les règlements non compensés ; la compensation numérisée produit un capital de connaissances préemptables par les communautés de projet formées pour la transformation des biens potentiels en services effectivement livrés.

10. Les risques d’assurance sont progressivement adossés aux processus professionnels les plus pertinents pour maximiser la réduction du prix des dommages potentiels ; les primes réglées sont immédiatement ré-investies dans les biens réellement probables.

5. Un projet de rentabilité assurantielle

La chambre de compensation d’un marché numérique assurantiel se crée par un serveur de calcul branché par la Toile au SI d’un assureur et aux SI de ses clients et fournisseurs. Clients et fournisseurs quelconques règlent leurs transactions librement négociables et contractualisées par le serveur de compensation. L’algorithme de compensation ne traite que des données chiffrées illisibles par des observateurs qui n’en soient pas formellement propriétaires.

Le sens des données échangées est déposé et conservé dans des banques informatiques. Les banques de données gèrent la propriété selon les instructions de mise en partage des acheteurs et des vendeurs. Chaque échange d’une quelconque donnée engendre le traçage d’une société d’intérêt conjoint entre l’acheteur et le vendeur qui les rend solidaires des coûts et bénéfices d’utilisation de la donnée que la compensation leur garantit exclusive.

Les assureurs garants de toute ou partie de la compensation assument :

1. Le prix du développement physique du serveur de compensation,

2. Le financement du capital de couverture de la continuité, de l’intégrité, de la disponibilité et de l’activité des données de compensation,

3. L’assurance des objets servis de bien par le partage des données des clients actifs en compensation,

4. L’adossement objectif des primes perçues au risque effectif des actifs des clients et à la liquidité des fonds propres assurantiels.

L’assureur investi dans la compensation numérique assure sa liquidité prudentielle par son développement organique et par la croissance de la production réelle de ses clients. Les transactions réglées par la compensation numérique intégrale sont compétitives, économiques, garanties et pérennes. Plus les acteurs sont nombreux et diversifiés dans la compensation, mieux ils sont assurés pour un même versement de prime sur le capital immobilisé.

6. Le risque positif

Plus la compensation fonctionne, plus le taux de change de la monnaie analytique interne peut se réévaluer dans les monnaies externes actuelles. Si le jeu ne prend pas ou si le marché subit des chocs externes objectifs, l’algorithme assure la dévaluation de la monnaie interne par rapport à la monnaie externe afin de financer la réparation des pertes subies par la collectivité assurée en compensation.
L’algorithmique de compensation numérisée inculque une discipline de mobilité opérationnelle et intellectuelle au service du client ; les entreprises engrangent de la liquidité en renouvelant leurs capacités d’investissement réel.

La motorisation de la compensation assurantielle intégrale demande un faible investissement financier de départ. Elle induit un arbitrage neutre d’une production méthodologiquement illimitée d’un potentiel bénéficiaire collectif accru. La compensation algorithmique des projets produit une proportionnalisation de la ressource financière au résultat économique attendu et vérifiable.

 

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20 réflexions sur « PROJET DE CHAMBRE DE COMPENSATION ASSURANTIELLE, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Pourriez-vous donner des exemples concrets pour éclairer ma lanterne vieillissante alimentée à l’énergie nucléaire? Energie nucléaire, par exemple.S’agit-il de prendre en compte le prix du démantèlement et celui d’éventuels  »incidents » majeurs?

    1. Oui, Jean-Mich.
      Et cela va même plus loin.
      L’obligatoire analyse de la valeur explosée ci-dessus te contraint donc en prendre en compte la valeur potentielle des matières premières, des éléments transformés, des animaux, etc, etc..
      Soit chiffrer l’ensemble de la planète, dont les humains.
      Dans la série des dictons que j’usite (du verbe user), histoire d’étaler un semblant de culture absolument absente, dictons qualifiés de « alacon » par ma redoutable Tante, il y a, par exemple : « l’argent ne fait le bonheur », ou, « la vie n’a pas de prix »…
      Hé ben c’est faux…

    2. @Jean-Michel Masson,

      Le nucléaire est un bon exemple illustratif de la compensation assurantielle du fait de la complexité naturelle intrinsèque de cette énergie pour son utilisateur humain. Les normes de sécurité sont définies, calibrées et appliquées dans un équilibre approximatif entre le risque subjectivement jugé raisonnable d’accident atteignant une certaine gravité et les moyens objectifs scientifiques, techniques et organiques représentant un coût économiquement supportable de l’électricité facturée au consommateur.

      L’équilibre est approximatif à cause de toutes les hypothèses qu’il faut poser sans pouvoir les certifier sur l’environnement humain et physique, sur l’exhaustivité des études prévisionnelles et sur l’efficience des techniques retenues pour résoudre pratiquement la problématique exposée.

      La compensation assurantielle réalise une délimitation économique négociée de la problématique. Toute personne ayant quelque chose à dire dépose dans la chambre de compensation assurantielle un objet verbal de décomposition partielle de la problématique. Un tel dépôt formulable par tout moyen numérique indexé par une phrase dans la compensation engendre quatre conséquences possibles dans la communauté d’intérêts négatifs et positifs à l’électricité nucléaire :
      1) les acteurs de la compensation répondent à toute question posée par une offre de travail résolutoire ou une demande de prix de règlement acheteur ou vendeur des solutions possibles. Acheter une solution consiste à promettre le règlement d’un certain prix à celui qui la produit concrètement. Vendre une solution consiste à promettre le règlement d’une même prime sur les prix offerts, tout aussi bien à ceux qui vendront qu’à ceux qui achèteront le sous-jacent.
      2) les acteurs de la compensation ne sachant pas ou ne voulant pas prendre position sur les offres-demandes de service relatives à l’électricité nucléaire ont la possibilité d’accorder leur confiance ou de défier les offreurs-demandeurs de solutions primaires. Les offres et les demandes de crédit sur les questions primaires déposées consistent à promettre le règlement de primes sur les prix des acheteurs-vendeurs primaires d’offre-demande de résolution concrète d’un élément de la problématique.
      3) les acteurs financiers de la compensation, que sont en l’occurrence les investisseurs, les assureurs et les censeurs moraux de l’électricité nucléaire, prennent position par des prix de sens indéterminé acheteur ou vendeur sur les primes offertes sur le prix des différentes questions posées. Financer la problématique compensée consiste à prendre position par des primes sur l’incertitude également négative ou positive du prix des risques réellement achetés et vendus par les acteurs du réel.
      4) les acteurs assurantiels de la compensation, qui sont ici toute personne morale ou physique capable d’agir délibérément sur un élément quelconque de la problématique de l’électricité nucléaire, prennent position par des règlements en monnaie compensatoire sur l’équilibre économique général de la problématique. En achetant ou vendant à un certain terme pour une certaine quantité le prix ou l’élément réel sous-jacent au prix.

      La modélisation libre du réel en quatre degrés d’abstraction de vérité du réel sensible entre des personnes différentiées crée une objectivité scientifique de n’importe quelle problématique par les prix effectivement engagés. En l’occurrence, la compensation assurantielle mesure le prix du démantèlement des centrales nucléaires ou des réparations requises sur les hommes et l’environnement par le paiement de primes d’assurance immédiatement versées aux experts opérationnels travaillant à la réduction et à la résolution des problèmes vendus.
      Application de la méthodologie FSI à la problématique de la sûreté industrielle, le cas de Fukushima : http://www.pauljorion.com/blog/?p=22434

      1. Sachant qu’aucun assureur n’accepte d’assurer le risque nucléaire, le nucléaire ne devrait donc même pas exister … dans le cadre d’un marché de primes de risques.
        C’est le problème d’un ‘marché à effet’, que celui-ci soit à terme ou immédiat : il n’intègre que les risques de non effectivité (non livraison), pas les externalités. Et s’il le fait, alors sa fonction ne réside plus seulement sur l’effet mais aussi sur les conditions liées à un tel effet.
        Question : les conditions de l’effet peuvent-elles être déterminées dans le cadre d’une prime de risque et comment ?

      2. Peut-être faut-il se rendre compte, un jour, que les religions ont pour principal fond de commerce … la peur de la mort. Soit, ce qui arrive à tout le monde.
        Pas mal, non..??
        Et pour le capitalisme actuel, la mort du portefeuille…

      3. Cher Zebu,

        L’économie du risque bénéfique

        De fait, l’énergie nucléaire existe et les dommages qu’elle entraîne sont assurés par la collectivité publique. Quels que soient les coûts directs ou indirects, identifiés ou niés, ils sont pris en charge par les paiements des consommateurs, et pour le solde éventuel, par les contribuables. Quant aux coûts cachés ou inconnus de l’énergie nucléaire, ils sont imputés sur notre capital humain environnemental comme on le voit au Japon.

        Tous les coûts d’exploitation et d’usage de n’importe quel bien sont moralement pris en charge dans l’espace fermé que constitue l’univers physique jugé et apprécié par les humains. Dans un espace physiquement fermé de jugement, l’intelligence humaine est libre de qualifier en bien ou en mal ce qu’elle produit et ce qui se produit. On comprend qu’une externalité négative est un phénomène qualifié par un raisonnement quelconque de bon à un moment donné, qui est jugé finalement mauvais au bout d’un certain temps par un changement de raisonnement.

        La transformation d’un espace de raisonnement au fil du temps est un phénomène moral mu par l’évolution des perceptions mentales de la réalité physique dans les collectivités humaines. On peut poser que l’économie des phénomènes physiques animés par les sociétés humaines est une économie du jugement moral. Cette économie est qualitative par les raisonnements théoriques qui attribuent le bien ou le mal aux instances objectives de la réalité sensible ; cette économie est quantitative par les prix attribués à toutes les choses qui s’échangent entre les sujets du bien qui provoquent des « externalités négatives ».

        Une économie qui soit en même temps réalité et théorie n’est en aucun cas la translation des lois de l’objectivité physique dans une objectivité humaine qui serait dépourvue de liberté de jugement. La confrontation de jugements individuels distincts et différents dans un espace de subjectivité est l’économie du bien. A l’inverse, l’injonction d’une vérité révélée par des experts autoproclamés d’une réalité invérifiable dans la liberté de jugement, est une économie du mal : une économie qui accumule des externalités négatives indicibles dans les prix.

        Le propre de l’effet dans l’économie du jugement humain est bien de se fonder sur la réalité perçue par des individus différents dans une société où s’échangent des appréciations. L’effet est dans le temps postérieur aux actes qui le provoquent à la fois volontaires et involontaires, individuels et collectifs. L’effet est la conséquence des déterminations physiques actées, délibérées et jugées par la société politique ; c’est à dire par la délibération interpersonnelle du sens de la réalité dans l’échange de paroles sur les actes.

        La politique est la discussion des conditions de l’effet pour que les individus choisissent les effets dans la réalité plutôt que de les subir. Choisir et négocier les effets est la condition des biens économiques systématiquement positifs. Nier par les lois physiques la liberté possible de l’effet dans des causes non négociables est l’économie du mal insurmontable. Ainsi est-il logique d’affirmer que la condition politique de l’économie de l’effet libre est la compensation. La com-pensation induit la con-dition produisant l’effet attendu dans les limites physiques discutées du réel.

        A quelle condition la compensation des prix fixe-t-elle les bonnes limites économiques de la réalité physique ? A la condition que le risque d’interprétation erronée de la réalité par la discussion du réel soit limité. Comment le réel parlé est-il limité par la réalité physique ? Par la « discrétisation » de la parole par le nombre ; c’est à dire par l’attribution négociable d’un prix à tout objet voulu par quelqu’un dans la réalité sensible. Comme un prix n’est en aucun cas une limite objective de la réalité, il faut effectivement poser que tout prix contient une prime de risque mesurant l’écart possible entre le réel engagé et la réalité livrée.

        L’économie est la réalité livrable au jugement des personnes qui achètent à un certain moment défini dans l’espace-temps. Pour « forcer » l’économie du jugement qui assure la limitation du risque, il suffit de réunir dans un espace fermé par une société responsable des effets qu’elle produit, toutes les paroles et tous les nombres qui soient engagés dans la réalité. Cela est parfaitement réalisable dans l’économie numérique de la connaissance instaurée par la Toile : il suffit de rattacher toute parole numérisée couplée à un nombre désigné comme prix, à un identifiant numérique unique par personne physique et aux identifiants des regroupements moral (une même substance morale dans la diversité des regroupements) solidaire de personnes.

        La compensation assurantielle est l’enfermement dans un cadre public de responsabilité personnelle de la compensation actuellement pratiquée, où les prix sont dissociés des acheteurs et des vendeurs véritables. La compensation opérée sur les nombres détachés de la chaine de responsabilités des textes descriptifs de la réalité livrable, est une simulation de plus-values adossées à des externalités potentiellement négatives. En indexant les transactions par tous les acheteurs et les vendeurs de ce qu’elles contiennent réellement dans une réalité partiellement et imparfaitement connue, on oblige les personnes morales et les personnes physiques qui les dirigent à mutualiser à leur échelle de responsabilité, le risque qu’elles portent dans leurs positions de prix.

        La numérisation de la compensation consiste en la numérisation de l’identité des personnes physiques solidarisées par les personnes morales objectivées dans des nombres. La numérisation des solidarités morales dans toutes les sociétés intermédiaires qui intègrent les individus dans toutes les figures de l’humanité, crée littéralement l’unité de compte moral des prix, c’est à dire la monnaie. Comme vous, Zébu, l’avez bien réexpliqué, la monnaie issue d’une chambre de compensation numérique est explicitement indexée sur la prime publique d’assurance intégrale des biens économiques par des sociétés identifiées.

        La compensation assurantielle numérique est ontologiquement est un système monétaire d’économie bénéfique à toute personne physique solidaire de l’existence humaine par les sociétés politiques. L’intuition de cette réalité est ancrée depuis longtemps dans l’humain comme en témoigne la bible judéo-chrétienne :

        le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous

        .

  2. Ce style inabituel, on dirait du Pierre Sarton du Jonchay… Excellent, rigoureux, indépassable:

    Rêvons d’un –>Grand Tableau Dynamique Croisé <– de cette trempe, pour établir une

    véritable (re)CONSTITUTION CITOYENNE POUR L'ECONOMIE EUROPEENNE.

    Une bonne résolution pour le Nouveau Monde d'après le 22/12… Salutatou(te)s.

  3. Bien que le texte demande à être lu et relu et précisé (notamment sur la monnaie et sa compensation spécifique), j’en entrevois plusieurs éléments.
    En vrac :
    – la fonction de crédit s’ajuste à l’établissement d’un marché effectif de la demande/offre, à travers un marché de primes versées par les acheteurs ;
    – cette optimisation de l’allocation de crédit par rapport à une effectivité assurée par une prime réduit voir annule ou remplace la fonction de l’intérêt versé pour l’accès au crédit : la prime versée par l’acheteur assure cette fonction pour le créancier. Il ne resterait dès lors que le coût réel du crédit, facturé par le créancier à l’acheteur (coût de l’argent, frais de fonctionnement, bénéfices). En second lieu, la masse de crédit s’ajuste à la masse dont ont besoin effectivement l’acheteur et/ou le producteur, proportionnellement à la masse des primes effectivement versées. De ce fait, la production de crédit s’ajuste à la production de biens/services, évitant la sur-production de crédit et de biens/services ;
    – séparation des métiers assurantiels des métiers du crédit, les premiers recevant la prime versée par les acheteurs et assurant aux créanciers le dédis ou le risque lié au producteur jusqu’à l’effectivité (livraison du produit). Ceci permet une réelle objectivité du système, les assureurs n’étant pas les créanciers, les premiers n’auront aucun intérêt à sur-produire du crédit. Les assureurs assurent leurs bénéfices et fonctionnement par le versement des primes de risques et la balance pertes/gains, ils assurent ainsi le financement des structures d’informations ;
    – afin d’éviter des problèmes de sur ou sous charge de production liés aux aléas d’une demande à terme, ce fonctionnement peut tout aussi bien fonctionner avec une production déjà réalisée en attente d’une demande. La livraison (l’effet) du produit/service peut donc être immédiate mais néanmoins négociée sur ce même marché, la prime de risque versée se réduisant à la prime de change entre monnaie, le risque de dédis de l’acheteur étant intégré dans la prime de risque payée par l’acheteur. La prime de change permet alors de faire fonctionner une chambre de compensation monétaire, les cours monétaires s’ajustant aux masses de primes de change, lesquelles sont liées au marché offre/demande.
    – la prime versée par l’acheteur doit pouvoir être négociable dans le temps, révisable, fonction de l’effectivité progressive jusqu’à livraison (échelle logarithmique inversée) : dans ce cadre, le montant de la prime – frais de l’assureur peut être reversé à l’acheteur, assurant ainsi la liquidité du système et de l’investissement/assurance.

    J’intègrerais quelques remarques complémentaires :
    – nécessité de décomposer la prime en prime analytique : risque de dédis, risque de non effectivité, change, autres (notamment risque systémique)
    – décomposition des prix analytique obligatoire (notamment SIG) pour tous les acteurs d’un prix et accès garantis à tous ces acteurs à cette information (chaque acteur doit pouvoir avoir accès au prix final formé et mis sur le marché de primes)
    – j’y ajouterais la possibilité pour l’acheteur qu’est le consommateur d’accéder à ce système d’information, afin de participer à la formation du prix, tant en valeur absolue que dans sa répartition analytique, avant sa mise sur le marché de primes

    J’ai rien compris ou j’ai rien compris ?

    1. A condition que les primes formées sur le marché des primes ne soient plus négociables qu’entre les acteurs de la prime une fois celle-ci formée et non sujettes à revente sur un marché secondaire.
      L’essentiel n’est pas tant la propriété de ces primes que l’information qu’elles délivrent au marché.
      Cette information, les acteurs n’en sont pas propriétaires, ou alors uniquement en tant que nu-propriétaires (l’usufruit est commun à tous les acteurs), à savoir qu’eux seuls ont la capacité à redéfinir cette prime, fonction de son effet.

  4. Et c’est là que ça me gène…

    L’assurance est nécessaire face au futur.
    L’ « exemple donné » est toujours, dans ce cas, la fameuse récolte d’un agriculteur subissant un temps toujours imparfait. Mais futur… Seul un agriculteur pouvait inventer un imparfait du futur.
    Est-ce vraiment défendable..??
    Lorsque l’on constate la difficulté à prévoir des conditions climatiques, j’ai un vague sentiment de tromperie style assurance « vouspouveztoujoursmourirdemain »…

    1. Qui dit assurance pense prévision.

      Je remets ici un commentaire que je viens de poster dans une autre file à propos de la prédiction.

      Après le départ sur les chapeaux de roue des fonctions analytiques (la connaissance ponctuelle d’une telle fonction s’étend immédiatement à tout son domaine d’holomorphie) qui a abouti au scientisme du XIXème (et aux grandes lois de la physique…), il a fallu depuis en rabattre énormément (problèmes de stabilité structurelle).

      Pour moi les prédictions utilisant les mathématiques, en particulier celles des réchauffistes et des économistes, sont plus que suspectes: on dit (ou croit) faire de la science alors qu’on ne fait que de la magie.

  5. Là je cale un peu, car on est d’emblée dans les pièces du moteur de la nouvelle machine , et il va me falloir prendre le temps de décrypter un vocabulaire strict qui ne m’est pas familier , mais que des banquiers ou financiers doivent ( j’espère ) recevoir 5/5 .

    A froid quelques « réactions  » stéréotypées :

    – après tout le mal répandu ici sur lui , j’ai tiqué sur algorithme
    – je comprends qu’il s’agit de civiliser les rapports de forces
    – Où est la procèdure de recours , la désignation de ceux qui contrôlent la machine , l’évaluation ( par un autre algorithme ? ) de la machine ?
    – Comment ,de façon politique, étalonne-t-on et lisse-t-on les positions historiques et géographiques des forces actuelles ? ( faire table rase du passé plus ou moins bien ou mal acquis ).

    PS : j’imagine que c’est un petit bout d’une somme plus économico-politique .

  6. En l’occurrence, la compensation assurantielle mesure le prix du démantèlement des centrales nucléaires ou des réparations requises sur les hommes et l’environnement par le paiement de primes d’assurance immédiatement versées aux experts opérationnels travaillant à la réduction et à la résolution des problèmes vendus.

    Cela me fait penser à ces « idées » développées dans les années 70 en France selon lesquelles « l’homme est le capital le plus précieux » et « la prise de conscience des limites physiques de la production marchande doit faire découvrir d’autres infinis, ceux de la créativité de tous les hommes ».
    Ces « idées » ont été développées par le marchand de camelote Jacques Attali et notamment dans des articles et des ouvrages oubliés depuis tel La parole et l’outil.
    Depuis toutes les variétés de l’idéologie écologiste nous ont appris qu’il existe un autre « capital le plus précieux », la nature elle-même, notre planète nourricière.

    Cette histoire de « capital le plus précieux » n’est-elle pas une fable colportée par les serviteurs de l’idéologie économique ?

      1. Marlowe, si tu continues, tu vas te faire sabrer autant que moi…

        Cela fait maintenant très longtemps qu’aucune de mes interventions n’a été refusée, à l’exception de joutes oratoires avec un pseudo, toujours le même.
        C’est probablement une conséquence de ma bonne éducation et du sens de la mesure qui me caractérise à moins que je ne bénéficie d’une intelligence, naturelle ou artificielle (?), qui me permet d’échapper à la censure.
        Plus sérieusement je pense que les récupérateurs et les baratineurs doivent être dénoncés bien que mon âge avancé me contraint à admettre que même le plus subtil détective peut se tromper, tout ceci affirmé sans aucune ironie, bien entendu.

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