LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 28 DÉCEMBRE 2012

Le Blog en 2013

Le Blog est né le 28 février 2007 (il y a près de six ans)
Le temps qu’il fait est né le 12 décembre 2008 (il y a quatre ans)

Le capitalisme à l’agonie (2011)
Misère de la pensée économique (2012)
La survie de l’espèce, avec Grégory Maklès (2012)

Sur YouTube, c’est ici.

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139 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 28 DÉCEMBRE 2012 »

  1. J’ai eu mon « Survie de l’espèce dans mon soulier à Noël. Et puisqu’il en est question dans la vidéo, je (re)pose ici une question.

    C’est p. 60 en bas: « Et quand nous naissons, c’est avec deux bras, deux jambes. »
    En bon lamarckien que je suis je m’attendais à la case suivante à: « La fonction crée l’organe. »
    Or j’y trouve: « L’objet définit la fonction. »
    C’est grave, docteur?

    1. Je suis bêtement tenté de dire que la fonction crée l’organe, qui est une entité composée de cellules vivantes, ce qui est donc un processus évolutif.

      Quant à l’objet qui crée la fonction, c’est par définition une chose inanimée qui n’a aucun potentiel de différenciation ni d’évolution. Donc, un objet brut aura toujours une fonction utile, déterminée par son essence et éventuellement l’ingéniosité de l’utilisateur.

      Je crois que dans ce cas, l’inverse est également vrai au sens mathématique (la fonction crée l’objet, c’est l’activité des ingénieurs de conduire ce processus).

      Mais dans les deux sens de cette proposition, il y a intervention d’un être humain, un être évolué qui peut conceptualiser l’objet en tant qu’outil (certains animaux aussi, ok).

      Pour revenir à l’organe, cela se fait tout seul, même si c’est infiniment plus long. Pour l’évolution, j’aime penser que la théorie darwinienne s’applique plutôt pour une collection d’individus, soit une espèce ou un groupe isolé, alors que la théorie lamarckienne trouve plutôt sa pertinence à l’échelle de l’individu.

      Et une évolution larmackienne peut évidemment être sélectionnée comme l’a expliqué Darwin, et devenir à terme un trait de l’espèce.

      Le rapport entre ces deux propositions (organe versus objet), me fait penser que la conceptualisation et la fabrication de l’outil (comme notion, ce qui recouvre aussi l’idée d’utiliser un objet donné pour une nouvelle fonction) est le même processus que celui d’évolution dans le sens lamarckien, mais avec l’intervention de l’être humain comme catalyseur au sens chimique (qui permet de franchir la barrière énergétique réactionnelle et donc d’accélérer le processus des milliers voire des millions de fois).

      Ce qui est fascinant ici, c’est que ce pouvoir catalytique que l’être humain exerce sur l’évolution des objets, s’augmente lui même, et qu’il est maintenant capable de catalyser non pas l’évolution, mais la reconstitution voire la performance de parties de son corps.

      Et que cela est possible grâce à l’évolution du cerveau, qui elle n’a pas été catalysée !

      Et pour la réponse à votre question, pas encore d’idée 🙂

      1. @ Youbati

        Je n’oppose pas le lamarckisme au darwinisme; d’ailleurs, à la fin de sa vie, Darwin a proposé une théorie, la théorie des gemmules, très proche des idées de Lamarck. Par contre j’oppose le lamarckisme au néo-darwinisme dont le dogme central affirme que seules les cellules germinales sont susceptibles de transmettre leurs mutations.

        PS: je viens de poster là-dessus dans la file: « Parler pour savoir ce qu’on pense ». Il y aura peut-être d’autres bloggeurs à parler pour que nous sachions ce qu’ils pensent.

  2. Mettre à plat la rente de la propriété privée
    Instaurer un revenu de base de 1000€ pour chaque citoyen et 400 € pour chaque enfant financeé par la TVA et une taxe annuellement progressive sur l’énergie.
    Devenir acteur de notre propre développement et de celui de nos enfants
    Instaurer des possibilités d’entraide entre les citoyens pour une facilitation de la relocalisation économique ce qui économisera les déplacements et donc l’énergie.
    Développer un autre rapport avec l’agriculture pour des produits locaux de meilleur qualité et la rendre de moins en moins énergivore.
    Faire connaître par tous les moyens ces idées et beaucoup d’autres succceptibles d’oeuvrer à la construction de l’après capitalisme.
    etc…
    Toutes ces idées, si peu soit-il, c’est aujourd’hui qu’il faut les mettre en pratique chacun au milieu des siens.
    Le vieux monde va continuer à s’écrouler autour de nous, n’en n’ayons cure, oeuvrons à la construction d’une force nouvelle.
    Cela n’a rien de néothique, c’est du simple bon sens

    Bonne année à tous

      1. Vous savez, je pensais déjà à tout cela bien avant de prendre connaissance de l’existence des créatifs culturels. Ce qui m’est étrange est de m’apercevoir que je ne suis pas seul, c’est quelque part réjouissant.
        La volonté de ce blog de se tourner vers l’après capitalisme me réjouis également.
        Une chose est de discuter philsophie, sociologie ou économie dans un salon feutré, autre chose est de porter des idées qu’il faut tester sur le terrain.
        Je suis optimiste, c’est très possible

  3. Un air de fraîcheur et de renouveau sur le blog, on ne peut que s’en réjouir nous qui sommes des adeptes des évolutions, des changements.
    Je regrette souvent la vitesse à laquelle les infos défilent tout en louant les qualités et l’avant gardisme de celles ci.
    La gestion du temps est un thème à la mode, F. Culture à l’heure de 12h45 actuellement, et c’est heureux et salutaire, indispensable, « sortir la tête du guidon ».
    Aujourd’hui sur FC on a enfin évoqué Anah et Naomi, hier, certains et pas des moindres, journalistes à la pointe de l’info, ont découvert le collectif Roosevelt 2012 (depuis le temps), impardonnable ! Ignorance, consigne ou pudeur ?

    Pour moi le blog pourrait être un référentiel, une espèce de « bible » en constante évolution et mise à jour et nous livrer le must de certains savoirs porteurs d’avenirs heureux.
    Trop ambitieux sans doute mais il faut une cible genre comète de Halley pour espérer atteindre un niveau remarquable et remarqué, en tous cas révolutionnaire et sortant des cadres. Au minimum un laboratoire d’idées novatrices et aussi un tribunal dénonçant les arnaques, contre-vérités, inepties, ….j’en passe et des pires.
    Au bilan de ces annèes écoulées, ces objectifs ont été en partie atteints, les bouquins de Paul les pérennisent mais toute la substantifique moëlle est trop diluée, dispersée.
    Ne faudrait il pas passer des billets genre éphéméride ou main courante à des billets uniques par sujet et qui s’enrichissent au travers de commentaires pertinents ?

    On pourrait aussi recenser les auteurs et les bouquins majeurs.
    Exemples récents que j’ai découverts :
    Albert Hirschman dont la page « disparitions » du Monde du 27/12.
    Extrait : « Albert Hirschman est mort lundi 10 décembre, à Ewin Township (New Jersey), à l’âge de 97 ans Un homme engagé, un combattant et un témoin des bouleversements du XXe siècle qui eurent tant de conséquences sur sa propre biographie, tel est le souvenir que laisse le sociologue et philosophe transdisciplinaire Albert Hirschman, au même titre que celui d’économiste. Le dernier « n » disparu de son patronyme lors de son exil américain a inscrit dans son identité la trace de toutes ses errances. Né le 7 avril 1915 à Berlin dans une famille juive, Albert Hirschmann, adhère à 16 ans aux jeunesses socialistes du SPD allemand et participe à quelques échauffourées contre les nazis qui conquièrent la rue avant le pouvoir. »

    Ha-Joon Chang auteur de « 2 ou 3 choses que l’on ne vous dit pas sur le capitalisme »
    « L’état providence génère une meilleure croissance qu’un libéralisme débridé » est l’une de ses 23 vérités.
    Il faut le dire et surtout le faire savoir.
    http://www.lalettrevolee.net/article-ha-joon-chang-deux-ou-trois-choses-que-l-on-ne-vous-dit-jamais-sur-le-capitalisme-112795668.html
    http://www.guardian.co.uk/books/2010/aug/29/ha-joon-chang-23-things
    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/06/CHANG/10189

    « La cassure, l’etat du monde 2013 » de Bertrand Badi et Dominique Vidal

    1. @papiman
      Extrait du commentaire de ha-joon-chang : « il revendique justement une autorisation préalable à la mise sur le marché de produits financiers complexes, comme dans le secteur de la santé – je pense malheureusement que nombre de dérivés complexes, CDS et autres actifs pourris avaient été préalablement autorisés par les autorités bancaires. ».
      La mise en place d’une autorisation préalable est tellement évidente au regard des conséquences de la crise des sub-prime, qu’on se demande pourquoi (je finis par jouer au naif) cette mesure n’a pas été considérée comme prioritaire. Je ne la vois figurer nulle part, par contre on nous sert à qui mieux mieux du contrôle des banques et de la difficulté de le rendre efficace compte tenu de l’innovation des banques.

      A reprendre dans les mesures simples et efficaces à promouvoir par le blog ? That is my question.

      @papiman : j’ai travaillé en Cote d’Ivoire quelques mois avant de décider de laisser tomber quand je voyais les dégâts que nous y causions… ce que dit le commentaire sur les PVD est en ligne avec ce que nous savions dès 1975 (j’y étais) et probablement avant (je ne peux le savoir car je n’y étais pas encore).

    2. En feuilletant le dernier N° d’Alternatives Economiques, celui de janvier déjà en kiosque, je découvre que la 78° de « Idées&Débats » est consacrée à Albert Hirschman.
      « Homme et penseur engagé, Albert Hirschman a appréhendé l’économie comme une science sociale. Pour expliquer les décisions des acteurs, il a mobilisé les valeurs morales et rompu avec le dictat du calcul rationnel et de la maximisation de l’utilité. L’orthodoxie était son principal ennemi. »
      « Un grand économiste hétérodoxe. »
      L’article conclut « il a cette phrase révélatrice, dans laquelle tous les collaborateurs d’AE se reconnaîtront : -L’ennemi principal, c’est bien l’orthodoxie : répéter toujours la même recette, la même thérapie, pour résoudre toutes sortes de maux : ne pas admettre la complexité, vouloir à tout prix la réduire- »
      http://www.alternatives-economiques.fr/hirschman–un-modele-pour–alternatives-economiques-_fr_art_1183_62008.html

      Un article de mai 2003
      Albert Hirschman, penseur iconoclaste du capitalisme

      http://www.alternatives-economiques.fr/albert-hirschman–penseur-iconoclaste-du-capitalisme_fr_art_200_23323.html

      « Homme engagé, Albert Hirschman a laissé sa marque sur les théories du développement et sur l’étude de la société capitaliste. Rejetant les interprétations économiques monocausales, il puise dans diverses sciences sociales pour expliquer les transformations du monde. »

      Dans le registre bouquins et aussi films, c’est le sujet de fin d’année de la dernière « on n’arrête pas l’éco » de l’année de FI.
      Ouf, on n’arrête pas le blog, donc meilleurs vœux à tous pour 2013 et @+

      http://www.franceinter.fr/emission-on-n-arrete-pas-l-eco-plateau-de-fetes

      Quelques pépites oui mais aussi des diamants et rubis, absents, il est vrai qu’il s’agit de livres purement économiques.
      Quelques émeraudes en fin d’émission.

      1. Merci, je vais écouter on arrêt pas l’éco.

        Mais je préfère ma propre pensée économique, de loin la meilleure. Personne n’a jamais posé les problèmes en des termes plus clairs que votre serviteur.

        Par exemple, Marx. Marx est un homme incontestablement de bonne volonté et pourtant il n’a pas toujours posé les questions en des termes concis … sur des sujets pourtant extrêmement simples, comme la valeur. Einstein a eu raison, sur des matières autrement plus complexes, la science économique n’a pas eu cette chance (d’avoir son Einstein), et c’est tragique ! Ensuite il y a eu cette horde des marxistes française des années 70 avec des intellectuels à côté de la plaque tel Althusser, de sorte qu’aujourd’hui on se retrouve devant la plus simple des crises dont l’origine n’aura été anticipée par personne ! merci les gars…

        Bref Althusser conteste le vocabulaire hégélien repris dans Marx, moi je m’en contente, la valeur d’usage et d’échange me vont très bien. Ce n’est pas ça le problème. Il est étonnant de voir qu’un penseur de l’économie aura eut tant de mal à appréhender la marchandise et l’ubiquité du marché, ce qui a contribué à déplacer sa critique du capitalisme vers une critique sociale et donc fortuite, on peut en effet toujours ergoter sur le social. Sur la logique on ne peut pas.

        Les problèmes de la valeur de la marchandise et de l’argent sont liés, c’est un seul problème celui de la valeur. Or Marx s’est égaré maintes fois dans le dédale de la valeur sociale du travail incorporé, etc et a été ébloui par l’or de l’autre de sorte qu’il n’a pas clairement vu que a) l’important était le rapport offre/demande… b) l’argent est une marchandise comme une autre. En fait il n’a parfois rien compris.

        L’aliénation pas exemple, il pense à l’aliénation sociale donc, par le travail. Mais il néglige l’aliénation prioritaire par l’argent. Il ne comprend pas le fonctionnement de l’argent comme marchandise et ce que cela implique, comme dira Keynes plus tard en termes de rareté du capital.

        Si l’on veut que pour que l’argent ait de la valeur, il soit rare, il ne faut pas s’étonner ensuite de l’atonie de la demande !! Or c’est ça la contradiction du capitalisme. Et l’immoralité irrémédiable est celle liée au fait que l’argent étant une marchandise, il est nécessairement rare, donc la pauvreté est nécessaire pour que ceux qui possèdent le capitale puissent en user.

        Fitoussi le dit, les riches ont besoin des pauvres pour être riches.

        Donc l’aliénation qu’il faut condamner absolument est celle-là, et avoir posé l’aliénation par le travail comme problème c’est avoir favorisé une critique sociale du capitalisme au détriment d’une critique logique, que je revendique et qui est bien plus radicale. Je néglige la souffrance des hommes mais j’extirpe la racine du mal, ma critique est sans contestation possible. Elle se base sur une lecture à revers de Say. D’ailleurs Keynes a bien vu tout cela sauf qu’il a relégué l’apocalypse à long terme, lorsque nous seront tous morts. Keynes a aussi vu l’importance de Say. Peu importe d’ailleurs, la vérité n’a besoin d’aucune assistance pour se frayer un chemin vers le grand jour.

        Donc à la suite de Marx se sont engouffré tous les intellos ébouriffés des années 70, nos grands intellectuels, comme des moutons sur une prairie et le résultat c’est que personne n’a rien compris et qu’aujourd’hui ce qu’un enfant aurait pu prévoir nous tombe dessus !

        Autre chose…. j’avais été saisi d’effroi devant les chevaux pommelés de Pêche-Merle, qui remontent au gravetien, si mes souvenirs sont exacts, en tout cas ces dessins ont été tracés il y a 24 000 ans…. je m’étais dit, il reste si peu de choses des ces gens, quelques traits par delà le gouffre du temps. Qu’ont-ils laissé, si peu de choses… a casser du silex pendant des millénaires… si peu de choses, pourtant nous sommes ce qu’ils ont laissé !

      2. @ Lisztfr

        On sent que vous voulez dire quelque chose d’important mais vous l’avez noyé dans une mer agitée.
         » Personne n’a jamais posé les problèmes en des termes plus clairs que votre serviteur. » dites-vous.

        J’ai retenu :
        « Les problèmes de la valeur de la marchandise et de l’argent sont liés, c’est un seul problème celui de la valeur »
        « Le fonctionnement de l’argent comme marchandise »
        « Si l’on veut que pour que l’argent ait de la valeur, il soit rare, il ne faut pas s’étonner ensuite de l’atonie de la demande !! »
        « les riches ont besoin des pauvres pour être riches »

        J’en déduis : il suffit de répéter que l’argent n’a plus de valeur autre que sa capacité à faciliter l’échange et qu’il ne peut être prêté qu’à taux zéro.

        Ai-je bien compris ?

      3. @ Lisztfr
        Je pense que je ne vous apprends rien, mais je me sens obligé de l’écrire. Quand une explication recoure uniquement à la logique, le temps est au mieux un paramètre et au pire inexistant. Les prémisses commutent avec les conclusions.

      4. Heureusement qu’il n’y a que 2 lecteurs de largués…

        Je ne vais pas me répéter…

        Il ne vous semble pas logique que si l’on accepte votre argent, par exemple, c’est précisément dans la mesure où on n’en dispose pas, où on en a besoin, et donc où l’on est pauvre d’une certainement manière ? J. Chirac avait compris que le libéralisme c’est la concentration de l’argent dans la mains de quelques-uns ! Chirac vaut peut-être mieux que bien des énarques après tout..

        Si l’argent est une marchandise, il ne vaut que par sa rareté. la nécessité pour que l’argent « fonctionne » c’est sa rareté. Bref..

        Quand à la logique… Il s’agit seulement de simplifier les problèmes, de trouver le code secret, le sésame ouvre-toi. Il ne s’agit nullement d’entasser des faits, d’en faire des entrepôts, ça n’avance à rien. Les choses sont comme une pyramide inversée, il suffit de comprendre la pointe, le reste tient dessus ; lorsque vous avez saisi la structure d’un objet, il ne vous échappe plus.

        La logique ici veut dire que des prémisses du système, on en déduit son état à un moment t.

        Ce que personne n’a clairement dit c’est à partir de Say, que si sa loi des débouchés ne colle pas il y a ipso facto une demande insuffisante ! c’est tout ce qu’il faut comprendre !

        1) Vous vendez pour une certaine valeur, vous affaiblissez la demande globale (solvable) d’autant, or vous ne restituez pas à cette demande ce dont vous l’avez amputé (épargne), elle ne peut donc que s’étioler au cours du temps ! Cette épargne ne sera jamais réinvestie comme le dit Keynes déjà. C’est toute l »hypothèse dont vous avez besoin, elle est probable, et cette probabilité m’est de bonne compagnie.

        Quand Marx invoque la baisse tendancielle du taux de profit, le résultat c’est une seule chose, on n’y comprend rien ! Il ne connaît pas l’épargne Marx, pour lui l’argent est totalement réinvesti ! M-A-M, ou A-M-A ce qui est pareil, accumulation la loi des prophètes, n’a jamais compris la demande Marx, il a compris qu’elle était finie mais pas qu’elle était en « baisse tendancielle » ! Keynes et Malthus, eux ont compris, et Keynes n’ a pas osé (prophétiser l’apocalypse)… et donc les Keynésiens sont allé renforcer le camp des Démocrates, et aujourd’hui il va falloir affronter ce qui n’allait pas dans les prémisses, la vérité quoi…

      5. @ lisztfr
        Belle tirade, qui pourrait être décomposée et débattue point par point. Mais, je reprends le fleuret au détour de votre « la vérité quoi… » pour vous asséner une grosse charge bien déloyale. Dame Vérité bouffe à la même table que monsieur le Conte de la Raison pure une soupe métaphysique sans saveur.
        A peine plus sérieusement, qu’une ribambelle de penseurs de l’économie et de la finance, embrigadés dans le confort de la pensé axiomatique ait construit un champ de pyramide planter à l’envers dans le sable de leurs certitudes est consubstantielle à leur être.

  4. http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/12/22/terrains-a-batir-conseil-constitutionnel-ump.html

    « CNRS, recherche, enseignement supérieur et précarité (III) | Page d’accueil | 2012,
    22/12/2012

    Terrains à bâtir, Conseil Constitutionnel, UMP…

    Le 22 décembre 2012, le monde est toujours là.

    Tel qu’il est. Pas d’apocalypse, mais que penser du monde réel ? La Loi de Finances dont la promulgation rique d’intervenir dans quelques jours est fort pleine de mauvaises nouvelles pour la grande majorité des citoyens. Il en est de même des annonces concernant le SMIC, la politique salariale et plus globalement l’ensemble de la politique sociale de l’actuel gouvernement. Malgré toute cette casse, on peut lire dans Le Point « Déficit public : pour le FMI, la France n’y arrivera pas ». C’est de cette situation dont ils ne sont pas responsables, que payent la facture les petits propriétaires de terrains à bâtir comme déjà exposé dans nos articles « Terrains constructibles et fausses plus-values (I) », « Terrains constructibles et fausses plus-values (II) » , « Loi de finances pour 2013, terrains constructibles et Droits de l’Homme » , « Loi de finances pour 2013, terrains constructibles et équité citoyenne » et « Ventes de terrains à bâtir : la lourde imposition, adoptée ». En quoi consiste donc ce prétendu « déficit public » ? Est-ce autre chose que le résultat prévisible de l’avalanche permanente de privatisations, de délocalisations et de fuites de capitaux que subit la France depuis trois décennies ? Le 22 décembre, Le Parisien souligne encore « La France inquiète le FMI » et Les Echos explicite « France : le FMI ne croît pas au scénario budgétaire du gouvernement ». Mais le Fonds Monétaire International (FMI) s’inquiète-t-il à son tour de questions telles que les possibles défauts d’impartialité et d’indépendance des institutions comme évoqué dans notre article « Jérôme Cahuzac, UBS, indépendance du Parquet, théorie des apparences… » ? Et l’administration française peut-elle dans la pratique exercer un quelconque contrôle sur les capitaux français transférés dans d’autres continents au cours des dernières décennies ? Tel est le contexte inquiétant des saisines du Conseil Constitutionnel annoncées par des parlementaires UMP à propos de la Loi de Finances pour 2013. Mais quel est le contenu concret de ces saisines ? JOL évoque « Une saisine du Conseil constitutionnel contre des mesures fiscales confiscatoires », mais ne mentionne pas la taxation des ventes de terrains à bâtir prévue dans l’article 15 de la dernière version de la Loi et dont le contenu n’a pas changé par rapport à l’article 10 de la version précédemment adoptée. […]

    1. Au-delà de la question de fond sur les politiques fiscale et du logement, quelque chose me turlupine : qu’est-ce qu’un « Blog international du Collectif Indépendance des Chercheurs » vient inopinément se mêler – avec moult constance et virulence – de la défense des petits propriétaires et petits épargnants fonciers, au prétexte suprêmement apotropaïque, qui plus est, du respect du droit de propriété défendu par la DUDH de 1789, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme ou de la Constit de 58 ?

  5. j’ai vu une nouveauté sur le site du figaro qui m’a beaucoup plu (oui j’ai quelques vices)
    vous postez votre commentaire et ensuite on vous dit que pour que votre commentaire soit enregistré il faut d’abord regarder une pub video dans sa totalité.

    n’est ce pas la un progrès , même si le commentaire est débile , (ps : le mien ne l’était pas)
    vous avez accroché un consommateur potentiel .

    ne serait ce pas une bonne idée pour ce blog

  6. Excellente idée que vous avez de proposer de rediriger notre effort collectif sur votre blog, non plus vers l’analyse de ce présent néfaste en train de devenir passé, mais vers un futur meilleur, à la recherche de pistes de solution. C’est certainement une manière de répondre à la question essentielle qui occupe tous ceux qui suivent votre blog : « que faire ? ». Cette question n’est pas neuve, mais autant elle s’appliquait anciennement à la seule conduite de la vie individuelle, sociale et politique, autant elle s’adresse désormais à l’ensemble de l’Humanité : « que faire maintenant concrètement pour survivre collectivement aux crises qui menacent notre espèce toute entière ? ». Les réponses à cette question restent en chantier, un chantier passionnant mais qui ne peut faire l’économie de cette analyse préalable de notre réalité contemporaine et des mécanismes qui semblent manifestement nous conduire à notre perte (crise économique, crise environnementale, crise sociale, crise spirituelle). Cette analyse préalable que votre blog a hébergé doit donc continuer à être diffusée, expliquée, complétée. Néanmoins, comme vous semblez l’être et comme le démontre le travail situé des sociologues et des anthropologues, je suis moi aussi convaincu qu’une analyse n’a pas besoin d’être exhaustive et permanente pour fournir sa leçon essentielle. Nul besoin d’étudier chaque année toutes les forêts tropicales du monde, ni de suivre le démantèlement d’une banque au jour le jour, pour constater une fois pour toutes quelles menaces à notre survie génère notre système civilisationnel. La production d’idées génératrices d’actions orientées vers un monde meilleur peut certainement se suffire d’un diagnostic approfondi, mais ponctuel. Les déterminants essentiels des crises actuelles sont en effet omniprésents. Certains sont aussi vieux que l’espèce (déterminants génétiques), d’autres sont liés à l’émergence de la civilisation (culture), d’autres encore sont jeunes de quelques siècles seulement (économie, technologie, science), leur combinaison mortelle enfin semble être devenue délétère depuis quelques décennies. En conclusion nous devons certainement, pour éviter le piège de la prostration hébétée, même analytique, devant la dislocation du monde, nous élever et nous abstraire du détail quotidien afin de sortir du cadre et engendrer du neuf, du mieux. Quitte à revenir à la bifurcation précédente… Suite à la réflexion, doit venir l’action, ou du moins, la proposition d’action.

    Seuls, isolés, nous ne sommes que de petites fourmis impuissantes, même si certains disposent de plus longues antennes que leurs congénères pour détecter le danger. Comme l’a bien décrit Tolstoï dans Guerre et Paix, le mouvement d’ensemble des groupes humains émerge de la résultante de milliers d’actions individuelles successives et parallèles. Certains pensent que les neurosciences nous inclinent à renoncer à tout libre arbitre, et à nous résigner à une détermination totale de nos vies et de nos actes. Mais je veux croire qu’il y a sans doute un espace, mince mais réel, pour une action déterminée, réfléchie et organisée en direction d’un « autre monde ». Comme Margaret Mead l’a si solidement exprimé « Never doubt that a small group of committed people can change the world. Indeed, it is the only thing that ever has. » L’histoire semble s’écrire au moins en partie par la plume de ce « petit nombre de gens engagés ». La réflexion, et l’action doivent donc être collectives pour avoir la moindre chance d’influencer la marche du léviathan social.

    Or absolument tout se passe en définitive dans notre cerveau.

    Et tout est nécessairement créé deux fois : une fois dans notre esprit, puis la seconde fois dans la réalité.

    Des idées puissantes dont je ne cesse de constater la validité.

    Votre proposition de poursuivre ces débats et discussions « en chair et en os », là où vous pouvez vous trouver, est, du coup, très importante.

    Je suis encore jeune mais j’ai eu la chance d’étudier le latin, le grec, et surtout de pouvoir dialoguer avec ma mère et avec des amis et professeurs à de nombreuses reprises, de tout et de rien, mais surtout de questions scientifiques et philosophiques. Plus récemment, j’ai pu prendre conscience du point auquel l’isolement intellectuel est stérile pour la production d’idées et le lancement d’actions pertinentes. Toute idée fondamentale est le fruit d’un échange persévérant, respectueux et intègre entre esprits motivés. Tout travail d’envergure est systématiquement le fruit d’un apport collectif. Vieille de plus de 2000 ans, la dialectique des Grecs est à remettre à l’ordre du jour. Cette dialectique qui fait tant défaut à la politique et à la science actuelles, mais qui semble trop largement absente de la vie des citoyens. Cette recherche forcenée de la vérité par le dialogue, fondée par des philosophes aussi essentiels que Platon, Socrate ou Aristote, n’a jamais été autant d’actualité, dans un monde étouffé de dogmes et d’intérêts prêts à toutes les manipulations pour maintenir le statu quo. Je ne suis pas loin de penser que non seulement, la dialectique est un reflet du fonctionnement de l’univers et de nos cerveaux, mais qu’elle est également parmi ce qui définit le plus noblement la substance de l’être humain en tant qu’être social construit par ses pairs. Nous sommes tous, les uns envers les autres, les architectes de nous-mêmes, à travers nos interactions, nos antiréactions et -oserais-je dire- nos synréactions. La dialectique crée les idées dans les esprits. La première étape pour changer le monde.

    En résumé, passé le constat des crises systémiques, il faut passer de la réflexion à l’action. Pour cela, il nous faut unir nos forces et nos esprits, nous organiser, réfléchir et agir de concert. Le dialogue ouvert et charpenté d’interlocuteurs motivés, la dialectique, surtout « en chair et en os » est une des manières les plus créatrice d’y parvenir.

    1. @Alpherarz

      D’accord sur quasiment tout, avec une petite réserve sur le « en chair et en os » qui suppose qu’une réflexion personelle ait eu lieu auparavant, et que lors de la rencontre en chair, on prenne vraiment le temps d’écouter l’autre, sans que quiconque accapare la parole.
      Il me parait préférable d’alterner de l’écrit et de la rencontre. Les deux s’épaulent l’un l’autre.
      In fine, c’est l’écrit qui restera, pas les paroles.

  7. Je suis d’accord avec le tournant proposé par M. Jorion pour ce blog,
    Le diagnostique de la crise est plus que fait et refait, Dans les livres de M. Jorion, par Emmanuel Todd, par Jacques Généreux et aussi par des tas d’autres dans le monde et dans d’autres langues. On ne doit plus, non plus, laisser la parole aux economistes purs qui n’ont pas vu venir la crise.
    Il s’agit maintenant de penser aux solutions. J’en propose une petite et donc très partielle bien sûr.
    Que tout citoyen réçoive à vie un compte en banque et un compte d’épargne dans une banque publique avec des services minimums gratuits. Toute somme payée ou réçue par les administrations publiques le serait obligatoirement via cette banque. Ceci pourrait mettre un terme à la taxe privée prélevée actuellement par les banques sur les revenus et allocations sociales de tout le monde et qu’on nomme  » frais bancaires ».

    1. Le diagnostique de la crise est plus que fait et refait

      J’en suis moins certain que vous, sauf si vous parlez uniquement de la partie financière de la crise.

      1. Je pensais, en effet, à la crise économique et financière. Quand à la crise civilisationnelle, j’attends beaucoup des sociologues, anthropologues, historiens, démographes, etc, etc…

  8. Ping : ça tourne ! |

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