LA DÉFENSE DE NOTRE SOUCI (LÉGITIME) DE PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE

Vendredi dernier, le Président Obama a déclaré qu’il comprenait notre souci (légitime) de protection de la vie privée. Il a même expliqué qu’une mesure qu’il avait prise pour la protection des « lanceurs d’alerte » aurait protégé Edward Snowden, si celui-ci avait respecté les formes. Joe Davidson, chroniqueur au Washington Post, nous explique cet après-midi (dans « Le commentaire ‘trompeur’ de M. Obama sur la protection des lanceurs d’alerte ») que « ce n’est pas tout à fait exact ». Quoi qu’il en soit, M. Obama avait précisé qu’il allait nommer à la Foreign Intelligence Surveillance Court, la cour secrète de Surveillance du renseignement étranger, un défenseur de notre souci (légitime) de protection de la vie privée. La nomination vient de tomber : il s’agit de M. James Clapper, dont la fonction présente est United States Director of National Intelligence, en français : Directeur du renseignement national des États-Unis.

Eh bien quoi ? M. Obama avait simplement dit qu’il allait nommer un défenseur de notre souci (légitime) de protection de la vie privée, il n’avait à aucun moment prononcé le mot « indépendance », et sur ces questions là, il vaut mieux nommer un expert que quelqu’un qui n’y comprend rien.

C’est comme en finance : quand il s’agit de mettre le secteur bancaire au pas, il vaut mieux nommer un ancien directeur de banque : on a comme ça quelqu’un qui sait au moins de quoi il parle. Et ça fait un chômeur potentiel de moins !

Avant-hier, dans BONJOUR MADAME LA TERRE, le dimanche 11 août 2013 à 8h39, je disais (je suis allé me réécouter pour vous dire ça texto) : « Je ne peux pas parler de tous les symptômes du capitalisme en effondrement : il y a trop, et tout ça n’est pas très intéressant : ce ne sont que les manifestations supplémentaires d’un système en bout de course », mais ça ne veut pas dire que je ne prendrai pas le temps, à l’occasion, de rapporter, comme ici, les cas les plus hilarants.

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