34 réflexions sur « VentsContraires.net, Paul Jorion : L’ultralibéralisme est un catéchisme »

  1. A se demander s’il n’y a pas une tendance ignoble qui se développe – en parallèle à la virtualisation du fric/pouvoir – , celle d’une hiérarchie au abois qui, pour préserver ses dogmes si stupides, ne peut plus les assumer/assurer que par une verticalité imbécile d’homo égocentrus acculé. Réflexe auto protecteur de crétins (majoritairement masculins, mais il faudrait le démontrer), qui ont oublié que la vertu est horizontale, solidaire, tolérante, pauvre, tribale…

    Le texte ci-dessous fait regretter qu’on n’en sache pas plus sur les sociétés matriarcales de la civilisation des oasis qui précédèrent le dogme d’un Dieu tout puissant.

    Le grand Satan non mentionable au centre de notre culture est le monothéisme. D’un texte barbare de l’âge de bronze, connu sous le nom d’ancien testament, trois religions anti-humaines ont évolué : le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Ce sont les religions d’un Dieu du ciel, littéralement patriarcales – Dieu étant le père omnipotent. Elles ont par conséquent aidé à détester les femmes depuis 2.000 ans, ceci dans tous les pays affligés par leur croyance, en bref Dieu, assisté par ses délégués terrestres mâles. Le Dieu du ciel est un dieu jaloux, évidemment. Il a donc besoin de l’obéissance totale de chacun, car il est en place non pour une seule tribu mais pour toute la création. Ceux qui le rejettent doivent donc être convertis ou tués pour leur propre bien. Finalement le totalitarisme est la seule sorte de politique qui peut vraiment servir les objectifs de ce Dieu céleste. N’importe quel mouvement à caractère libéral met en danger son autorité et celle de ses délégués sur terre. Un Dieu, un roi, un pape, un seul maître dans l’usine, un seul père-chef de famille à la maison.

    Gore Vidal, Conférence de Lowell, Monotheism et son Discontents, Harvard university 20 avril 1992

  2. Quel don que celui de prédire l’avenir ! L’écueil de toutes les « sciences » qui ne vivent que de modèles informatiques pour prouver leurs capacités à connaitre « le futur » est de tomber dans le travers religieux, le « catéchisme ». Exemple : les prévisions de l’économie, les prévisions climatiques, le « peak of oil », le prix de votre assurance vie dans n année … Autant de « Deus ex machina » , de courbes statistiques qui illustrent cette « magie » aux couleurs de la « science ». Les modèles informatiques ont remplacé la pythie qui lisait l’avenir de la cité, gare à celui qui n’y croit pas.

  3. L’ultralibéralisme est le catéchisme de la religion Mercantilisme avec le Dieu Croissance et les hypermarchés en sont les temples… auxquels on va bientôt universellement pouvoir se rendre en troupeaux le dimanche.

    Delphin

  4. L’ultralibéralisme n’est qu’un des dogmes qui trompent les humains (avides de mensonges agréables). Marxismes, socialismes, nationalisme, religions ‘classiques’ en sont d’autres tout prêts à en prendre la succession.
    Si nous voulons entrevoir une solution aux ‘solitons’ il nous faut pratiquer une « révolution copernicienne » dans les domaines actuellement abandonnés aux dogmes: économie, sociologie, politique etc.. Cette révolution exige de d’abord chercher le vrai AVANT de choisir le juste. Ce que les Anglais traduisent par ‘un fait est plus fort qu’un lord-maire’ ou Teng Tsiao Ping par ‘qu’importe la couleur du chat s’il attrape les souris’.

  5. @ PJ

    « La croyance est un noeud à l’intérieur d’un réseau de mémoire qui s’est resserré et qui ne bouge plus. »

    Telle que vous décrivez la formation de ces noeuds de croyance, je comprends pourquoi vous préférez Lévy-Bruhl à Lévi-Strauss et pourquoi vous n’êtes pas fan de la formule canonique du mythe.

    Si, comme je le pense (je n’ose plus dire je crois!), ce sont les mêmes dynamiques qui régissent l’évolution des paysages épigénétiques naturels, qu’ils soient biologiques, anthropologiques, sociologiques, linguistiques, etc., la solidification d’un noeud correspondrait en biologie à une action des cellules somatiques sur les cellules germinales aboutissant à une inscription génétique héréditairement transmissible d’un acquis (ce que nie le dogme central du néodarwinisme -barrière de Weismann).

    Si vous acceptez cette analogie cela signifie-t-il pour vous qu’il n’y a pas de véritable inné, autrement dit que le patrimoine génétique n’est autre que le patrimoine épigénétique solidifié transmis au cours des générations depuis la nuit des temps?

    Compte tenu de votre finalisme aristotélicien¹ ,et du fait qu’il y a pour vous une dynamique d’affects qui a pour seule finalité la survie¹, cela signifie-t-il pour vous que l’évolution des espèces se fait sous la seule double action d’une adaptation instructive lamarckienne et d’une adaptation sélective, darwinienne?

    1: http://www.pauljorion.com/blog/2012/11/30/unidivers-fr-paul-jorion-mettre-fin-a-laristocratie-de-largent/

    « Nicolas Roberti – Suggérez-vous qu’une fois écartée l’acception de Dieu comme cause efficiente, Dieu pourrait se révéler une forme de projection, comme une « post-construction » qui constituerait un nouveau stade de l’humanité ?

    Paul Jorion – C’est cela. »

    « À mon sens, la conscience est un office d’entérinement des actions et des pensées que l’individu se constate en train de produire. Il existe une dynamique d’affects qui nous font réagir aux situations au sein desquelles nous nous trouvons, situations qui sont constituées aussi bien des paroles que nous nous entendons prononcer que des interactions qui sont les nôtres avec le reste monde.Dans ce cadre, cette fenêtre de la conscience a pour seule finalité la survie. »

      1. @ PJ

        1: Vous êtes vraiment le roi (Clodion bien sûr) de l’esquive! 🙂

        2: Vous avez le droit de changer d’avis.

        3: Je ne vous ai jamais vu vous positionner franchement par rapport au lamarckisme. Or je pense que le lamarckisme doit être examiné sérieusement dans le cadre d’une alternative au TINA., la biologie ayant fait des progrès depuis Lyssenko. Ainsi peut-être la connaissance de ces progrès aurait fait pencher Keynes (cf. le billet contigü) vers le communisme (où le lamarckisme était dogme d’état) plutôt que vers le national socialisme allemand (où le néo-darwinisme -avec le dogme de la barrière de Weismann- était dogme d’état, pureté de la race aryenne oblige).

        4: Pour moi le Dieu d’Aristote est premier selon la nature et dernier selon la génération alors que pour vous il est seulement une post-construction. Pour moi le Dieu d’Aristote est, au début, seulement en puissance; au début il n’existe pas. Il se construit progressivement pour exister pleinement, pour être pleinement en acte, à la fin des temps.

        5. Ainsi, à mon avis, même dans le cadre aristotélicien (et bien entendu encore plus dans le cadre platonicien où la matière est explicitement un animal sphérique en puissance -cf. le Timée) la matière contient en puissance toutes les actualisations vivantes possibles parmi lesquelles l’une sera in fine sélectionnée.
        Thom: « La causalité matérielle est génétique, la causalité efficiente [et finale?, c’est moi qui rajoute] est épigénétique. Si on n’a pas fait cette distinction je crois qu’on ne comprend rien à la distinction génétique-épigénétique. »
        Dans le cadre ci-dessus je pense que la formule canonique du mythe de Lévi-Strauss a un sens: c’est une formule « génétique » et non « épigénétique ». Et c’est ainsi que j’interprète le fait que vous préférez l’ignorer, que vous n’êtes pas un structuraliste Lévi-straussien.

        PS: je truffe mes commentaires de « pour moi », « à mon avis ». Peut-être trop. Je constate que vos billets et commentaires en comportent fort peu.

    1. Est ce qu’on arrive à faire un nœud dynamico-affectif avec une instruction et une sélection ?

      Mais le dénouement , c’est toujours à la fin .J’ai fais un nœud à mon mouchoir pour m’en souvenir .

      1. Je signalais il y a peu , les lectures de Teilhard de Chardin par Pascal Lamy , et voilà que Jean Claude Baerts entame une série avec Bergson .

        Le spiritualisme comme  » post construction  » de dieu ?

        Après Interstellar , ça décoiffe !

        J’aime quand une femme  » dénoue » sa chevelure .

      2. @ juannessy

        Les noeuds ont l’air de vous inspirer. 🙂

        J’ai appris récemment que les catastrophes élémentaires de Thom sont associées à des noeuds: ainsi la fronce est associée au noeud de trèfle.

        Le problème du dénouement des tresses est passionnant. C’est le français Patrick Dehornoy qui a trouvé l’algorithme le plus performant (de loin) pour dénouer les tresses. C’est la seule application « effective » connue de la théorie des ensembles. Relire « A quoi sert l’infini en mathématiques? »
        http://www.math.unicaen.fr/~dehornoy/Talks/DymRouenS.pdf
        est toujours pour moi un régal.

      3. @Basic Rabbit :

        Si votre femme porte des tresses , vous devez avoir des relations passionnantes !

        PS : j’avais encore une corde à 13 nœuds en réserve .

    2. Paul Jorion dit:

      J’aurais bien du mal à désapprouver des citations de ce que je dis.

      Je pense que vous auriez de temps en temps intérêt à penser par vous-même.
      Où sont donc l’imagination et la créativité si nous nous référons constamment aux écrits des autres, même si ces écrits sont pertinents.
      Il faut savoir aussi que l’imagination peut exister aux bouts des doigts.
      On va en avoir besoin…. pour la survie, et tout le monde en est doté, même Paul Jorion.

      1. @ Michel Lambotte

        « Je pense que vous auriez de temps en temps intérêt à penser par vous-même. »
        Je me surprends parfois à avoir l’impression fugace de le faire.

        « Où sont donc l’imagination et la créativité si nous nous référons constamment aux écrits des autres, même si ces écrits sont pertinents. »
        Question d’humilité sans doute. J’essaye de ne citer que les « grands »: Jorion 🙂 , Thom 🙂 . Avec le risque de les citer à mauvais escient, bien entendu.

        PS: Côté imagination j’avais quand même l’impression de ne pas être le pire sur ce blog: cf.
        http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/25/ce-nest-pas-dieu-qui-nous-sauvera-retranscription/#comments

        commentaire 19 19:59.
        Vous me vexez! 🙂

  6. La prière des pratiquants de la religion féroce et dogmatique:

    Au nom du pèze du fric et du saint esprit de lucre
    Notre pèze qui es à la City
    Que ton nom soit sanctifié
    Que ton règne vienne
    Que ta volonté soit faite sur la terre comme aux paradis fiscaux
    Donnes- nous aujourd’hui notre gain quotidien
    Pardonnes- nous nos outrances comme nous pardonnons
    à ceux qui nous ont taxés
    Et ne nous soumets pas à la réglementation,
    mais délivres- nous du krach. Amen o:-)

    1. Amen(e) nous des taux de rendements supérieur au taux de crpissance
      (à part ça je plussoie, si un Makles ou un autre Cabu en faisait un dessin satirique, ce serait super !)

  7. Ultra-libéralisme scientifique

    L’ultra-libéralisme renvoie classiquement à l’économie et à la finance. Je voudrais donner ici un aperçu de l’ultra-libéralisme scientifique en France, actuellement très en cour auprès des zélites, les scientifiques en question ayant pignon sur rue à Polytechnique, à l’IHES (le Princeton français), etc.

    J’ai choisi deux articles de Jean Petitot (qui s’affiche popperien, hayekien et aronien), qui a côtoyé René Thom dès le début des années 1970:

    1: « Vers des lumières hayekiennes »: http://www.crea.polytechnique.fr/JeanPetitot/ArticlesPDF/Petitot_Hayek.pdf

    2: « Auto-organisation, criticité et temporalité »: http://www.carnetsnord.fr/colloques/cerisy-2007/pdf/cerisy2007_1_petitot.pdf

    Quoiqu’en dise PJ¹ je suis convaincu que Petitot est l’un des plus fins connaisseurs¹ de la pensée thomienne. Le GROS problème, à mon avis, est qu’il détourne cette pensée avec des visées démiurgiques ultra-libérales alors que la philosophie thomienne est fondamentalement herméneutique (Thom était non-croissantiste, voire décroissantiste).

    Ce qui meut Petitot et al. (dans 2 « Mon cher Jean-Pierre » renvoie à JP Bourguignon qui a été directeur de l’IHES) c’est le libéralisme hayekien: « Le libéral est, selon les propres termes de Friedrich Hayek, celui qui laisse faire le changement, même si on ne peut pas prévoir où il conduira. Il implique, par conséquent, une confiance dans les capacités des personnes à s’adapter continuellement à des conditions changeantes et toujours imprévisibles. »

    Attitude scientifique que je considère comme délirante (Tchernobyl, Fukushima, bientôt les OGM, etc.) mais qui est dans le droit fil de la tradition démiurgique polytechnicienne.

    Quelques citations de 2 qui me paraissent typiques (le titre de 1 se suffit à lui-même):

    p. 42: « Est-il donc éthiquement préférable de contrôler socialement l’évolution de la science au nom d’anticipations définies par les fins de l‟homme, ou bien est-il préférable de la laisser évoluer librement de façon à engendrer une histoire à laquelle nous nous adapterons sans pouvoir la prévoir? Pour ma part, je penche pour la seconde solution. C’est un principe éthique que de ne pas prophétiser l’histoire. »
    Son serment d’Hippocrate scientifique est un serment d’hypocrite! Au nom du dogme libéral Petitot s’oppose à la première solution et donc à l’impératif kantien auquel il prétend se plier p. 45:
    « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen. »

    p.16: « À partir d’elle [la coupure galiléenne], l’homme ne peut plus habiter symboliquement le cosmos, mais il le maîtrise. » Attitude typiquement démiurgique!

    p. 18: Opposition Sciences du diagnostic/Sciences appliquées. Dérives eugénistes.

    pp. 26 et 27: Délire (à mon avis) de la géo-ingénierie.

    J’en passe et des meilleures. Dans le cochon tout est bon: il faut tout lire!

    Tous ces gens croient dur comme fer à l’auto-organisation, à l’ordre spontané catallactique à la Hayek, à la main invisible du marché, etc.

    Et PJ dans tout ça?

    L’auto-organisation est centrale dès l’introduction de PSI: « Et si la pensée résultait de l’auto-organisation d’un univers de mots ? C’est cette dernière hypothèse qui sera explorée ici. »

    PJ prend position pour les auto-organisateurs que sont Prigogine et Roddier.

    PJ peut-il à la fois s’opposer au libéralisme et accepter le concept d’auto-organisation spontanée qui est au coeur de la pensée hayekienne?
    La lecture de ses commentaires dans
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/12/03/quand-les-robots-jouent-aux-jeux-videos-ils-nous-font-honte/
    (jointe au fait qu’il élude systématiquement les questions que je lui pose à ce sujet -cf. entre autres mes commentaires 22 du billet « robots » ci-dessus ainsi que mon commentaire plus haut dans le billet « ultra-libéralisme »-) me laisse perplexe.

    Qu’est-ce qui sépare Thom et Petitot? Ne serait-ce pas le déterminisme platonicien de Thom contre l’indéterminisme auto-organisationnel hayekien et prigoginien? Où se situe PJ dans tout ça? Il y a eu une violente querelle entre Thom et Prigogine à ce sujet vers la fin des années 1970 (je n’ai malheureusement pas trouvé trace de cette querelle sur le net).

    1: Petitot s’est beaucoup exprimé sur l’oeuvre de Thom, ce qui permet de se faire une opinion (même erronée, sans doute mon cas).
    PJ, au contraire, se limite à des  » j’ai beaucoup de respect pour ses manières [de Thom] très aventureuses de s’efforcer de voir les choses autrement » ou « pour moi René Thom est un mathématicien dont les travaux m’ont toujours fort intéressé et inspiré » qui ne permettent assurément pas de se faire une opinion sur ce qu’il a ou non compris de l’oeuvre de Thom.

      1. @ vigneron

         » Hayek vomissait littéralement Polytechnique, « source de l’orgueil scientiste » selon lui… »

        Visiblement la réciproque n’est pas vraie: j’ai plusieurs contre-exemples, dont Petitot et Bourguignon. PJ a bien dit qu’il fallait distinguer les relations symétriques des relations antisymétriques. Révisez le seul, le vrai, le bon catéchisme qui a cours sur ce blog avant de vous exprimer. 🙂

        Ceci dit, en vendengeant quelques phrases au vol, je retire l’impression que Hayek aimait bien le bon scientisme anglais parce qu’il rentrait dans son cadre de pensée et vomissait le mauvais scientisme français parce qu’il n’y rentrait pas.

    1. Enfermer Polytechnique ( comme toute école) dans une réputation est outré .

      On ne peut en tous cas pas arguer du comportement de tel ou tel X bien choisi , pour faire démonstration .

      Parce qu’on peut citer des X qu’on ne peut pas suspecter de scientisme ( plus rares , c’est vrai) . Albert Jacquard par exemple .

      1. Juan, c’est les corpsards qui en parlent le mieux. De l’un deux cité par Jean-Pierre Dupuy, un autre corpsard:

        « La différence entre un corpsard des Mines et un TGV, c’est que le second s’arrête lorsqu’il à déraillé. »

      2. Ce qui tendrait à démontrer que l’on peut être soumis au formatage et critique .

        C’est à la fois rassurant et inquiétant .

    2. Sur la querelle Thom/Prigogine à propos du déterminisme j’ai trouvé l’article « Loi, histoire … et désertion » de Prigogine en réponse à l’article « Halte au hasard, silence au bruit, mort au parasite » de Thom:
      http://books.google.fr/books?id=-aimAgAAQBAJ&pg=PA102&lpg=PA102&dq=prigogine+loi+histoire+…++et++d%C3%A9sertion&source=bl&ots=UzwH8__fJd&sig=qoO-S562Sz_vtFpvMYbaRbku9Cw&hl=fr&sa=X&ei=4k2HVNG_HtDYao6ZgagH&ved=0CC0Q6AEwAw#v=onepage&q=prigogine%20loi%20histoire%20…%20%20et%20%20d%C3%A9sertion&f=false

      1. Suite

        Il y a aussi les pages 27 et 28 de:
        https://books.google.fr/books?id=P11NDW8nluYC&pg=PA27&lpg=PA27&dq=thom+mort+au+parasite&source=bl&ots=lcuNKlVPa-&sig=UJi5hvnHYG2hBMx_ZB78lagCioQ&hl=fr&sa=X&ei=YHqIVIeLHoK0UbqtgKgO&ved=0CEMQ6AEwBw#v=onepage&q=thom%20mort%20au%20parasite&f=false

        où l’on voit Thom attaquer bille en tête et pêle-mêle Atlan, Prigogine, Stengers, Monod, Morin, Serres, et Morin lui répliquer avec un brûlot intitulé « La case vide de l’oncle Thom »: ça envoie du bois!

        La nature est-elle astreinte à un mécanisme rigoureux ou y a-t-il un hasard irréductible à toute description? Pour Thom rien n’est inconnaissable a priori; pas pour les autres semble-t-il! Pour Thom la nature est à découvrir (plus précisément à interpréter). Cela signifie-t-il que pour les autres elle est à inventer? Où se situe PJ dans cette controverse académique?

    3. €st-ce que quelqu’un sait si la stratégie du chaos constructif qui semble à la mode en géopolitique s’inspire du dogme(?) de l’auto-organisation prigoginienne et hayekienne?

      1. @ vigneron

        Vous avez le droit d’argumenter. 🙂

        Pour moi il y a évidemment l’inusable « diviser pour régner » dans la partie « chaos ». Mais le côté « constructif » m’a l’air proche de l’organisation catallactique spontanée (donc l’auto-organisation) de Hayek. Avec les néocons US on n’est plus sûrs de rien et on peut s’attendre à tout…

  8. Sur les épaules de l’enfant – Léonard de Vinci – entoure avec beaucoup d’espace.
    Rasséréner une âme en peine, un instant, un sourire rempli de tendresse, le léger vrai.
    L’instant d’après, concevoir la machine comme une œuvre d’art, toujours avec le même, le rêve sort l’enfant aussi.

  9. « l’ultralibéralisme est un catéchisme »
    l’image la plus frappante c’est les applaudissements des officiels à la cloture de WallStreet , on dirait des pretres aztech se réjouissant après avoir procedé au rituel sacrificiel d’egorgement …
    quelle est la veritable fonction des rituels chez les aztech ?
    quelle ingéniosité dans les méthodes d’execution pour quel résultat ..
    pourquoi cela parait vain , absurde et stupide de nos jours ?

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