SYRIZA 27 JANVIER 2015 : LA MISE EN ORDRE DE BATAILLE, par Cédric Mas

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Opinion dissidente de Paul Jorion : Si l’on est prompt à pousser des hauts cris devant le « réalisme sans morale » de ses ennemis, il faut faire preuve de la même rigueur vis-à-vis du « réalisme sans morale » de ses amis.

« Le seul aléa réside dans le lien qui pourrait exister entre AN.EL. et la Russie, mais à ce stade il est trop tôt pour l’affirmer avec certitude », écrit ci-dessous Cédric Mas, or cet « aléa » est loin d’être indifférent quand le président d’AN.EL. est ministre de la Défense.

L’élection législative grecque du 25 janvier 2015 a donné des résultats plus marqués que prévus. Les partenaires européens de la Grèce, comme les Marchés s’attendaient à une victoire limitée d’un parti, SYRIZA dont les ambitions de remise en cause de la rigueur imposée par la Troïka devraient être contenues par la nécessité de nouer des alliances pour gouverner.

Or les résultats sont bien plus nets, et SYRIZA ne rate la majorité absolue que de deux sièges.

Malgré ce succès, la situation reste compliquée pour Alexis Tsipras et les grands esprits ont beau jeux de soumettre à une critique aussi malvenue que malintentionnée les premiers actes d’un parti jeune, et dont le projet électoral est fondé sur la remise en cause sur tout le continent européen des dogmes ordo-libéraux imposés par l’Allemagne, et qui ont conduit la Grèce à une paupérisation accélérée.

Il est évident que la Grèce n’est pas de taille à elle seule à secouer à la fois le joug des marchés financiers, et les diktats allemands.

Pourtant SYRIZA a dès ses premières heures, démontré une volonté d’aller de l’avant, de manière à la fois très habile et déterminée.

4 actes jalonnent les deux premiers jours d’un processus de formation d’un nouveau gouvernement, d’habitude très long :

  • une prestation de serment laïque, Alexis Tsipras refusant de poser la main sur la bible lors de son serment comme la présence d’un archevêque orthodoxe.
  • Un hommage à la gauche grecque, par une visite au monastère de Kaisariani, lieu d’un massacre de jeunes partisans communistes par les nazis, le 17 juin 1944.
  • L’alliance avec AN.EL., groupuscule de députés souverainistes
  • Constitution d’un gouvernement resserré, avec des personnalités nouvelles et tournées vers l’action.

Puis vont suivre les rencontres avec les autorités européennes, à commencer par un responsable de la zone euro Jeroen Dijsselboem dès vendredi (ce dernier rendant ensuite compte de cette première rencontre à Angela Merkel et François Hollande).

De tous ces actes, dont certains hautement symboliques auraient du marquer les observateurs, un seul va retenir toute l’attention et déclencher les critiques générales, il s’agit de l’alliance avec AN.EL., souvent qualifiée de « contre-nature » et mise en avant par la propagande pro-européiste, dont les derniers espoirs seraient de se présenter comme un rempart contre l’extrême-droite (alors que c’est justement l’ordo-libéralisme imposé avec l’Euro qui est le meilleur allié objectif des extrêmes-droites en Europe).

AN.EL n’est pas un parti d’extrême-droite :

Que n’a-t-on écrit que AN.EL. parti souverainiste formé de dissidents d’élus de Nouvelle Démocratie, la grande formation politique de droite conservatrice !

Or, les spécialistes sont formels, malgré les incartades verbales de son leader, au langage fleuri, il ne s’agit pas d’une formation d’extrême-droite.

C’est ainsi que Dimitris Psarras, auteur spécialiste de l’extrême-droite grecque (et notamment de l’excellent ouvrage Aube Dorée, Livre noir du parti nazi grec, publié chez Syllepse en 2014) s’exprime dans un article Mediapart d’hier sur AN.EL. : « Lorsque le parti s’est créé en 2012, il y avait en lui quelques éléments que l’on retrouve traditionnellement dans des partis d’extrême droite, comme le nationalisme, la dimension populiste, le rapport avec l’Église, un agenda anti-immigration, explique le journaliste à Mediapart. Mais l’identité de ce parti, c’est son positionnement anti-austérité. Dans son mode et son discours, je le caractériserais plutôt comme national-populiste. Il a par ailleurs complètement mis de côté les thèmes qu’il agitait en 2012. » (cf. http://www.mediapart.fr/journal/international/260115/grecs-independants-l-allie-contre-nature-de-syriza?page_article=1 ).

Si cette formation reste souverainiste de droite, rien à voir avec Aube dorée, parti néonazi, ou même avec le Front National français de Jean-Marie Le Pen. Et depuis 2012, ce parti a opéré un virage plaçant au cœur de son projet la fin de l’austérité et la restauration de la souveraineté.

L’alliance SYRIZA – AN.EL. n’est pas « contre-nature » ni surprenante :

Cette alliance n’est pas « contre-nature » car il existe une réelle convergence de projet, permettant de former une « plate-forme commune » stable pour soutenir l’action d‘un gouvernement.

Il s’agit d’une alliance qui n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait déjà été envisagée en 2012 et avait déclenché à l’époque des débats importants au sein des deux formations. Mais le temps a passé, et avec lui le sens des priorités et des urgences.

Pour appliquer le programme de renégociation de la dette et de la cure d’austérité, cette alliance se révèle cohérente, y compris quant aux mesures anticorruptions (dont AN.EL. a fait l’une de ses demandes majeures).

Toute autre alliance aurait affaibli SYRIZA :

Pour affronter toutes les institutions européennes, et les marchés financiers, ligués par la défense de l’ordo-libéralisme et le sacro-saint principe de l’inamovibilité de la dette, quelle autre alliance SYRIZA aurait-elle pu conclure qui lui apporterait la même assurance et la même stabilité qu’AN.EL. ?

Le KKE (parti communiste) ? Il a refusé toute idée d’alliance.

Le TO POTAMI ? C’est un parti pro-européen modéré, dont le soutien aurait été nécessairement fragile en cas de rapport de forces avec l’Europe et l’Allemagne.

Le PASOK ? Comment sérieusement mettre en œuvre un programme anti-austérité et anticorruption avec le parti qui n’a pas craint de s’allier avec Nouvelle Démocratie…

On le voit, les options restent réduites et une alliance avec AN.EL. présente comme nous allons voir de tels avantages pour l’avenir qu’elle s’imposait d’elle-même, et la rapidité avec laquelle elle a été conclue montre bien que les acteurs ont conscience des enjeux et surtout sont décidés à agir pour faire bouger les choses… enfin !

Cette alliance signe le début du rapport de force que SYRIZA veut imposer aux Allemands :

Le programme de SYRIZA impose une habileté très importante car il va heurter de front des dogmes et des groupes de pression très puissants (et qui ont déjà déployé leur puissance médiatique en vilipendant cette alliance « contre-nature » et en ressortant toutes les casseroles possibles du leader d’AN.EL., sans mégoter sur les mensonges comme de présenter ce parti comme raciste et xénophobe).

Il est évident que la gestion du rapport de force impose des positions de repli mais aussi des points de blocage pour amener progressivement ces forces vers l’objectif.

C’est ainsi que l’abandon des discours trop extrêmes lors de la campagne de 2015 de SYRIZA (critiquée par exemple par Frédéric Lordon), s’inscrit dans une stratégie habile.

De même, la gestion du temps est importante car des décisions trop rapides ou trop brutales sont susceptibles d’entraver la montée en Espagne et au Portugal des autres formations anti-austérité. Il est donc probable que SYRIZA ne montre aucun empressement à finaliser ses négociations avant l’été.

Enfin, une alliance avec AN.EL., parti jusqu’au-boutiste, dont la faiblesse ne présente pas de grands risques en cas de conflit, n’offre que des avantages lors d’une négociation serrée.

Et si le rapport de force s’est déjà engagé, il convient de rappeler que les négociations européennes sont particulièrement fines et riches en rebondissement et en blocage levé à la dernière minute. Disposer d’un allié dont le soutien aux solutions les plus extrêmes est connu de tous est donc un avantage certain dans la partie de bluff qui va commencer.

Le seul aléa réside dans le lien qui pourrait exister entre AN.EL. et la Russie, mais à ce stade il est trop tôt pour l’affirmer avec certitude, et surtout pour savoir si l’existence éventuelle d’un tel lien sera néfaste à la Grèce face à la pression allemande.

SYRIZA est donc en ordre de marche pour avancer vers la renégociation du mémorandum. Si la pression médiatique ne baissera pas pour surexposer la moindre erreur ou faiblesse de ses membres novices, ce nouveau gouvernement veut avancer et il semble ne pas vouloir se contenter de paroles.

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200 réflexions sur « SYRIZA 27 JANVIER 2015 : LA MISE EN ORDRE DE BATAILLE, par Cédric Mas »

  1. (Attention: tout n’est pas confirmé ni même exact…)
    Le blog semble monté aux opinions extrêmes.
    Comme plus on est fou, plus on rit j’y rajoute mon grain de sel:

    – Tsipras approuve l’annexion de la Crimée.
    – Tsipras reconnaît les référendum organisés par l’est de l’Ukraine ou Novorussie. (indépendance ou autonomie dans une Ukraine fédérale).
    -Tsipras est opposé aux sanctions anti-russes.
    -Tsipras veut sortir de l’Otan.

    Tableau d’ensemble: Marine le cite en exemple et Mélenchon est dépassé, mais il le sait pas encore.
    Les autres sont consternés.

    Une conclusion est que Tsipras est prêt à bazarder l’Europe et l’Euro, bourreaux des peuples. La Russie se tient prête à bondir sur l’occasion: punir à bon compte une certaine Europe.

    (Attention: tout n’est pas confirmé ni même exact…)

    1. Au fond nous sommes tous dérangés de voir que la mobilité des frontières orientales en Eurasie est une espèce de constante géopolitique.
      Depuis Charlemagne, l’ouest de l’Europe avait grosso modo trouvé sa config d’équilibre, qui se fige dans les états nations du XIXe siècle (Risorgimento, Bismarck, dernières acquisitions française : Savoie et Nice … avant 1870). La remise en place de la Pologne semblait un point d’orgue des deux guerres mondiales, et au-delà, ours URSS, circulez, n’a rien à voir.
      Reconnaissons que ça nous met mal à l’aise, cette mobilité sous-tendue par un expansionnisme manipulé à doses savantes par Poutine (N’veut pas retourner en Afghanistan, je crois, hein).
      Et que c’est là qu’on sait pas faire ou bien qu’on ne sait faire que des conneries de taille variable (la Yougoslavie, la Bosnie).
      Avec les questions pas réglées comme la Transnistrie, on a encore de quoi prolonger à souhait.
      Donc, c’est sûr, c’est délicat de réveiller ce malaise de la part de Tsipras (aujourd’hui, son coup de gueule de ne pas avoir été consulté sur les sanctions sur l’Ukraine). Le potentiel bon côté, c’est d’obliger l’Europe brussello-strasbourgeoise à considérer un petit moment comment peut être la géopolitique vue avec d’autres yeux.
      Tant que c’est en mode « je bourre le flipper pour mieux chopper la balle », ça peut aller. Si on coupe le courant dudit flipper ou qu’on supprimer l’Extraball, ça ne va plus !

      1. Ta solution c, voire la b, c’est ce qui était attendu, avec Tsipras comme avec Samaras au demeurant. Mais si Tsipras ferme pas sa grande bouche très vite c’est l’accident garanti et la solution d, Grexit.

      1. Cette possibilité pourrait être: soit un argument pour obtenir de l’aide financière du chef de file de l’OTAN, Obama a félicité Tsipras et s’est dit prêt à l’aider, soit une source d’économies éventuelle et de ressources à incorporer si la Grèce réduit ou abandonne ses missions OTAN, pouvant ainsi revendre les bâtiments de sa marine (dont sous-marins allemands), ses nombreux chars d’assaut (Léopards I et II allemands), ses nombreux F16 et quelques Mirages.
        Parmi l’UE, la Grèce est un des pays consacrant la part la plus élevée de son PIB au budget de la défense (pratiquement 2x le budget de la Belgique pour une population identique!)

      2. Va supprimer des postes de militaires, baisser des retraites et des soldes, vendre du matos ou des bases, le ministre national-populiste Kammenos ? J’en doute fort.

      3. @ Nyssen,

        Si la Grèce sortait de l’OTAN, tandis que la Turquie y resterait, je ne vois guère diminuer sa perception de ses besoins de défense. Même en cas de rapprochement avec Vladimir Vladimirovitch, si c’était le résultat final de l’éjection probable de la Grèce de la zone euro.

        De toutes façons, le matériel militaire d’occasion est toujours à prix cassés, et des Léo I et II et autres F16 et Mirage 2000 ce n’est pas exactement le plus récent du plus récent, et les prix sont à l’avenant. Pas moyen de grappiller davantage que quelques centaines de millions de cette manière, et encore.

        Puis il y a Kammenos à la Défense, et enfin Tsipras qui bloque la prise de contrôle du Pirée par les Chinois ne m’a pas l’air d’avoir une âme de liquidateur.

      4. @V-ignobe
        Effectivement, la seconde option semble peu probable, mais n’ont-ils pas déjà revendu l’un des derniers sous-marins, achetés à l’Allemagne, aux portugais?
        Quant à la première option « sortir de l’OTAN », « retenez-moi mais cela a un prix » pourraient-ils dire dans le contexte des relations actuellement aigries de l’Ouest avec la Russie.
        La marine grecque, en collaboration avec celle de la Turquie, n’a-t-elle pas pour mission OTAN de s’occuper des détroits du Bosphore et des Dardanelles, passage obligé de la marine russe basée en mer Noire en cas de conflit ?
        Autre chose, la Grèce serait susceptible d’adhérer au nouveau projet russe du remplacement du gazoduc South Stream torpillé par Washington, la dissuader de cela peut être discuté….?

  2. A propos du post de Krugman Thinking about the New Greek Crisis

    On peut donc résumer comme ceci:
    – le gouvernment grec n’a pas besoin de l’aide financière de l’Europe, puisqu’il a un surplus primaire pour le moment.
    – la seule arme de l’europe, ce serait que la BCE ferme son guichet pour les les banques grecques –> sortie immédiate de l’euro pour la Grèce. Ce serait difficile à imaginer, mais on ne sait jamais.
    – Selon les accords passés avec la Troïka, la Grèce devrait rembourser annuellement 4,5% de son PIB à ses créanciers.

    La négo se joue donc (uniquement) sur cette question: quel pourcentage du PIB rembourser annuellement?
    a) Si c’est 3,5 à 4,5% en 2015, on pourra dire que Syriza s’est couché.
    b) Si c’est moins que 2% en 2015, on pourra dire que Syriza a gagné sa partie de poker (contre l’Allemagne) haut la main. Je pense qu’on pourra dire sur ce blog que l’Europe gagne aussi.
    c) entre les deux, ben, tout le monde va dire qu’il a gagné, mais tout le monde aura l’impression d’avoir perdu.
    d) Si la Grèce sort de la zone euro, tout le monde aura perdu.

    Plutôt que s’entredéricher sur la question de l’ANEL dans le gouvernement, voyons voir comment la partie évolue…
    Perso je parie sur c), c’est pas très drôle, je sais, mais…

    1. Si la Grèce sort de l’Euro, tout le monde aura perdu?
      À moyen terme, ça donnerait à la Grèce ce que la non-appartenance à l’euro a donné à l’Islande. Un gain inestimable.
      Les idéocrates européens sont assez obtus, dans leur état actuel, pour forcer le grexit, et augmenter encore l’appui populaire à Syriza.
      Syriza a une stratégie de réserve pour cette éventualité, c’est certain. Ses déclarations sur l’euro, je les interprète comme: « Si nous sortons de l’euro, ce sera contraints par Bruxelles. »

      Il y a une question subsidiaire: est-ce que le camp Merkel est prêt à un assouplissement qualitatif? La probabilité est proche de zéro, mais c’est à voir, le voici tout à coup à devoir envisager des arbitrages sur l’Ukraine: l’avenir est dans une phase d’activation d’une de ses qualités intrinsèques, qui est d’être ouvert et passablement imprédictible. Les perspectives changent de jour en jour en ce moment.

      1. quand je dis tout le monde aura perdu, je veux dire la chose suivante
        a) je considère qu’une solution de sortie de la crise européenne (réforme profonde euro et gouvernance EU) par le haut me semble possible, et que ce serait souhaitable pour tous les peuples européens (« on aura pu faire la construction européenne autrement, mieux »)
        b) et donc si la Grèce sort de l’euro, ça va être très douloureux pour la Grèce et la construction européenne, et je considère que tout le monde se retrouvera moins bien loti quand dans la solution a).

        Evidemment, beaucoup me rétorqueront que a) n’est ni politiquement faisable, ni souhaité par les différents corps électoraux…On peut aussi avoir ce débat-là.

    2. Moi je vois plutôt l’option B) se profilée avec moins de 0.5 % de son PID à rembourser.
      Pourquoi ?
      Parce que tout les signes empruntés ont été remboursés, il ne reste que des intérêts.
      Ces intérêt n’existe que si il y a un risque, or comme le principal a été remboursé, c’est bien la preuve qu’il n’y a pas de risque.
      S’il y a risque alors il devrons l’assumer.

      Moi ce que je me demande, c’est qu’est ce qu’il vont faire pour se mettre à l’abris des spéculateurs qui vont tout inventé pour les parasités à nouveau.
      Une idée ?

  3. J’ai trouvé une photo moi aussi !

    C’est celle où M.Hollande rend hommage au dictateur d’Arabie Saoudite,la dictature qui décapite les condamnés à mort sur la place publique et qui a condamné récemment le blogueur Raif Badawi à une peine de 1 000 coups de fouet pour s’être simplement exprimé sur le net.

    M.Hollande à rendu hommage au défunt et sinistre dictateur d’Arabie Saoudite, celui qui finançait toutes sortes de groupuscules djhadistes fascistes. M.Hollande a salué  » la mémoire du ….[ dictateur ] / roi … Abdallah d’Arabie Saoudite pour son engagement pour la paix  » !

    Rien que ça !

    Je pense surtout ce soir à Shaïmaa El Sabbagh, dirigeante d’un petit parti de gauche laïc, assassinée par le dictateur Egyptien Al Sissi , allié politique de M.Hollande et de la dite « France »,ce pays qui ne bronche pas :

    Photo de l’ assassinat de Shaïmaa El Sabbagh sur le site d’Arrêt sur Images :

    « Abdallah d’Arabie, Al-Sissi, et autres amis Charlie » par Daniel Schneidermann / arrêt sur Images :

    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-01-27/Abdallah-d-Arabie-Al-Sissi-et-autres-amis-Charlie-id18476

  4. – Tsipras approuve l’annexion de la Crimée
    Ce n’est pas une annexion. En droit international la Crimée était russe avant même le référendum!
    – Pour le référendum c’est autre chose. Mais pour éviter tout bain de sang en général, lorsque les choses ont été trop loin, je suis plutôt favorable au droit au divorce des peuples. La solution fédérale a son avantage. Mais il faudra au moins 2 générations pour oublier cette déclaration de haine des ukrainiens de l’Ouest aux ukrainiens de l’Est, après rappelons le ce qui n’était pas une révolution mais un vulgaire coup d’Etat (ce sont ceux la même qui sont au pouvoir qui ont fait tirer sur la foule).
    – Comme n’importe quelle personne sensée soucieuse d’éviter une 3e guerre mondiale. A moins que c’est ce qui est délibérément cherché par les gens sur ce blog? Il y en a qui ne comprennent pas qu’on va à une 3e guerre mondiale si on ne fout pas la paix aux ukrainiens et si on ne sort pas de suite de Syrie? Qui n’a pas compris les conséquences de ce qui est entrain de se dérouler sous nos yeux? Les sanctions ou les humiliations n’ont jamais ramené personne à la table des négociations.
    – Sage décision. La France devrait en faire OTAN (j’ai pas pu m’empêcher). L’existence de ce machin est illégitime et viole les accords passés entre Gorbatchev et les USA (le pauvre leur a fait confiance, ce pourquoi il n’a jamais demandé d’accord écrit autre que la parole donnée… et voilà ou les russes en sont maintenant…).

    Il faut que tout le monde revienne à la table des négociations. Et vite.

    1. Les sanctions ou les humiliations n’ont jamais ramené personne à la table des négociations

      Ben voyons, sauf qu’à part balancer des bombes, t’as quoi d’autre comme moyens de pression ou de rétorsion contre un État voyou (la Russie en Ukraine) ? Je te signale par ailleurs qu’on n’a jamais cessé de négocier avec Poutine, Merkel particulièrement, et qu’on lui a pour l’instant laissé, au moins militairement, carte blanche, ou quasiment, en Ukraine.
      Faut arrêter de lire Berruyer aussi, Antoine Y. C’est si caricatural ton discours poutiniste qu’on en est presque gêné pour toi.

      1. « qu’on en est presque gêné pour toi. »
        Allons, allons, encore du sentiment!
        Et de la tartuferie, si pas du mensonge!
        T’es gêné? Ou t’es heureux d’alimenter ton moulin à railleries?

      2. Il était tard quand vous avez écrit:
        « sauf qu’à part balancer des bombes, t’as quoi d’autre »
        « Faut arrêter de lire Berruyer »
        Et ça, c’est consternant.

        Je suggère de:
        1/Arrêter de considérer la Grèce avec cette condescendance malsaine, c’est un pays ravagé et humilié par le passage de la Troïka et les imprécations allemandes (Merkel nous renvoie aussi une triste image du peuple français « souverain »).
        2/ Les europhiles, calmez vos ardeurs russophobes OTAN que possible

      3. on lui a pour l’instant laissé, au moins militairement, carte blanche, ou quasiment, en Ukraine

        .

        En l’état actuel des choses ce « on » ne pourrait être que l’OTAN.

  5. Pourrait-on imaginer que la Grèce crée une monnaie locale/complémentaire, utilisable uniquement dans l’économie réelle et locale ? Tout en restant dans la zone euro ?

    1. Si c’est vrai, la Suède n’est plus une vraie démocratie: les élections n’y serviront à rien ! Pendant ce temps, dansons le sirtaki pour syrisa qui vient de soutenir la soldatesque poutinesque.

    1. « Grec et précis » l’article, of course Guy…

      Mais dis-moi, est-ce que ça n’aide pas à la « précision » et surtout à « l’impartialité » que l’article soit écrit par Nikos Smyrnaios, qui est un partisan actif et affiché de Syriza. Non ? Si, un petit peu quand même je crois !

      1. Oui c’est bien connu Guy, avec le tri sélectif tout est beau et propre. Les restes de poussière, sous le tapis, et les casseroles rangées en cuisine.
        On peut regarder les choses comme elles sont, ou bien on peut voir ce que l’on a envie de voir.

      2. On peut regarder les choses comme elles sont, ou bien on peut voir ce que l’on a envie de voir.

        On peut considérer ces deux extrêmes comme comme blanc ou noir, la réalité est grise.
        Chacun lit les choses avec sa grille de lecture, c’est le propre de l’homme il me semble.
        Sinon nous n’aurions pas besoin de débat.

      3. Cher Julien, fais un peu confiance à nos amis grecs, à l’avenir et à la créativité en politique, au lieu de garder ton phare tourné vers le passé.

  6. La décision va échapper aux politiques , tout va se précipiter et ce sont les marchés qui vont prendre le pouvoir.
    Sortie de l,euro inéluctable.

    1. Si la sortie de l’Euro est inéluctable, c’est à dire s’ils virent la Grèce sans donner aucune chance à sa représentation nouvellement élue: quel message politique « les marchés » adressent alors à l’ensemble des électeurs de la zone euro, à tous ceux qui croient encore un minimum à la démocratie et à l’auto-détermination des peuples ?

      Victimiser la Grèce serait une erreur politique majeure.

  7. On va voir ce que Hollande et la diplomatie française sont capables de faire avec tout ça dans la semaine à venir entre rencontre avec Tsipras , Merkel , l’Ukraine , la Syrie , la Turquie , l’OTAN ..

    Dans le fond d’imaginaire des grecs il y a deux choses que j’avais ressenti dans les années 80:

    – les grecs considèrent la Russie et la France comme deux peuples amis , et ont plutôt eu à souffrir de l’Allemagne ( la Crète en particulier en garde la mémoire ).Ce qui ne les empêchait pas de préférer le mark au franc ,dans le même temps .

    – les grecs se ressentent comme au chiasme de l’orient et de l’occident, ambitionnant de concilier leur cerveau émotionnel et leur cerveau rationnel .

    Avec Tsipras , je ne sais pas si c’est l’inconscient qui est aux manettes .

    L’avantage de la démocratie quand elle fonctionne vraiment , c’est que l’on peut corriger .

    Je souhaite que la diplomatie française , à défaut d’européenne , parvienne à redonner des poids aux arguments , afin qu’ils permettent des « règlements  » .

    Si au passage on peut marquer des points contre la religion féroce , ce sera toujours bon à prendre .

  8. @ juan nessy

    Vous dites :  » L’avantage de la démocratie quand elle fonctionne vraiment , c’est que l’on peut corriger / Si au passage on peut marquer des points contre la religion féroce , ce sera toujours bon à prendre .  »

    A voir. Mais il semble bien qu’il faudra transformer aussi les institutions françaises et instaurer la limite dans le temps des mandats politiques . Vers une VI° république?

    Pour information :

    Présidentielle de 1995 : Roland Dumas reconnaît avoir maquillé les comptes de campagne de Chirac et Balladur qui étaient complètement bidons. L’arrogant qui a couvert la corruption généralisée pérore qu’il a « sauvé » la république !

    http://www.20minutes.fr/politique/1527379-20150128-presidentielle-1995-roland-dumas-reconnait-comptes-campagne-chirac-balladur-bidons

    1. On peut aussi rajouter le coup du TCE 2005 par lequel des députés ont accepté de réfuter le résultat d’un referendum . Mais , c’est peut être bien ce coup tordu de Dumas qui va pousser à une « révision constitutionnelle » , ne serait ce que pour modifier les règles de nominations et de présidence dudit conseil .

      Un intervenant a expliqué je crois les surprises de la Constitution grecque .

      Enfin , tant qu’on se réfère à une constitution bancale ou vérolée , la démocratie survit cahin caha . ( « L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu  » .)

      cela ne doit pas décourager de faire mieux, en particulier en intégrant mieux les nouveaux modes élargis de discussion , préparation , écriture , contrôle ,sanction, dans la Loi des lois .

      Et surtout ,sans omettre un phénoménal chantier de remise en cause des propriétés publiques et privées , dans leurs définitions , leur monétisation , leur contrôle , leurs limites quantitatives et qualitatives .

      Mais une Constitution franco-française pourrait elle avoir toutes ces vertus ?

    2. Et si on lisait Jacques Rancière, La haine de la démocratie ? Ça patine un peu, vos histoires de « démocratie », de « vraie démocratie » (la Suède), les gars. Et p’t’être les filles (qu’on entend pas beaucoup.)

      106 pages, aux éditions La fabrique, 2005, 13 euros.
      J’ai fini par le commencer aujourd’hui. J’en entendais tellement parler que je commençais à le citer, comme je le fais ici du reste. Je connais sa thèse à grands traits, elle est inévitable.

  9. Quelle magnifique débat scolastique. Pendant ce temps-là on arrête des gosses de 8 ans pour « apologie du terrorisme » et personne au gouvernement n’a démissionné. On entend ni Montebourg, ni Duflot. Alors avec des gens aussi courageux… nouvelle droite ou ancienne droite… ça fera le même effet.

    1. 8 ans. Que va devenir cet enfant ?
      Dans ce monde de merde.
      Allez, viens avec nous p’tit gars, jouer à la roulette russe !
      Même pas, le barillet est déjà entièrement chargé.
      Nouveau jeu de la cruauté.

      Mais je veux dire comme Bernard Stiegler :
      que c’est LE MASSACRE DES INNOCENTS.
      Que ça vous plaise ou non.

    2. Oui, magnifique débat scolastique.
      Beaucoup d’interventions.
      Il a l’intérêt de montrer les espoirs, mais plus encore les craintes ou les idées fixes érigées en craintes, et les préjugés et les préventions.

      2 tendances:

      L’ Europe , Grèce aidant, est susceptible de changer et dans un sens défavorable aux prêtres de la Religion féroce.
      Il y aura des pertes. Préparez vos mouchoirs et les autres réjouissez-vous. La politique bruxelloise ne marche pas, inutile de s’enferrer dans un truc -un truc, un machin dysfonctionnel.
      Peu ont à perdre beaucoup, une infinité de supplétif du Capital vont y perdre une pincée et beaucoup s’endormiront sur des espoirs raisonnables d’améliorations. Les chaumières revivent.
      Avantages indus: Poutine, la Russie d’abord, gagne en estime pour sa permanence et sa robustesse. Le peuple européen est à l’unisson de l’opinion russe: Poutine est à 75% d’opinion favorable. Un score de dictateur soit dit en passant mais on sait apprécier le chef bienveillant, d’ailleurs aux échecs et au judo il est presque imbattable. Peu importe,il faut que le gaz circule.

      L’Europe, la Grèce se couchant, en reprend pour 15 ans de politique anti-sociale. Les salaires et les protections sociales rejoignent le niveau du Bangladesh. Le retour sur investissement est fixé à 18% mini. A 15%, les investisseurs, décrétés bienfaiteurs publics, ont le devoir d’attaquer l’Etat défaillant.
      Les polices sont de mieux en mieux équipées pour la prévention des troubles publics. La répression est un terrain d’entraînement pour l’infanterie commando-parachutiste.
      Sur sa lancée, l’Europe se dote d’une force militaire commune pour aller exiger, à la pointe des fusils, le gaz russe dont elle a besoin. « En avoir besoin » est un justificatif valable en soi. (Les forces nucléaires françaises restent réservées aux intérêts français.)
      C’est sa nouvelle politique étrangère: défendre ses intérêts par une diplomatie active.

  10. Je résume, provisoirement.

    Anel, on s’en fout, c’est la cinquième roue. Anel n’est pas à la manoeuvre. Ils profitent de son hochet, la défense. Ils ont des postes, et ils savent que douze de leurs quatorze députés sont inutiles. En revanche, ils sont bien les idiots utiles de Syriza. Et une garantie qu’ils ne feront pas défaut sur l’accord gouvernemental dans l’opposition à l’UE, qui est la moitié de leur programme. C’est ça le signal envoyé à Bruxelles.

    L’hypothèse avec laquelle je ne transige pas est celle-ci: Je suppose à Syriza autant de principes et d’intelligence qu’à n’importe quel commentateur ou lecteur silencieux de bonne foi de ce blog.

    Il y a un non-dit chez les effrayés du rouge-brun qui grattent les détails chez Anel et en font une montagne qui obscurcit le reste: les gens arrivés au pouvoir en Grèce se trompent et ne sont pas fiables, ceux qui ont voté pour eux se trompent et courent au pire, toutes ces choses qui se passent en Grèce ne sont finalement que de la foutaise et de l’illusion. Leur idée de fond, c’est que ça va mal se terminer, qu’on a tort de se rebeller, on a tort de résister, puisqu’on court à l’échec.

    Quand je dis que Syriza est créatif, bien sûr qu’il l’est. Comme les bonnes idées ne tombent pas du ciel sur la table d’un bureau, Syriza est un peu fort aidé par le merdier réel, par la violence troïkienne, évidemment. C’est la situation qui est créative, et nous ne vivons rien de comparable en nos pays. Des Grecs en nombre se redressent donc et s’opposent à l’horreur économique comme personne n’a commencé à le faire en Europe du nord ou en France. (Ce qui est normal, la situation n’est pas « mûre » dans l’hexagone et ailleurs – autre sujet.)

    Il faut se garder de faire des transpositions hâtives et non pertinentes. Mélenchon n’est pas et ne sera jamais Tsipras, et le FN n’a rien à voir avec ce parti bricolé à la hâte des Grecs indépendants. Il y a une impuissance des politiciens anti-FN en France, c’est une question en soi, et fort inconfortable. Ça n’a pas grand chose à voir avec la Grèce, et encore moins avec l’alliance nouée par Syriza.
    Regardons la Grèce en anthropologues, puisque nous sommes chez Paul Jorion, sans tout transposer en, ou de, France, qui est un autre pays. – Même si l’affaire grecque va exercer un effet, a déjà commencé à exercer un effet, on ne sait pas encore dans quel sens au final, sur toute l’Europe. Et en fin d’année, l’Espagne va en rajouter un coup. Ça, c’est des balises à la louche, l’avenir proche est imprédictible et gros de toutes sortes de surprises, donc on se calme, nous sommes au balcon.

    Ceux qui s’en tiennent aux vieilles grilles du passé vont souffrir, une partie va virer de bord, là aussi, dans tous les sens. Vous verrez que des humanistes à l’eau tiède vont devenir des radicaux favorables à l’innovation, qui est une aventure sans promesse de succès car rien n’est écrit et car il n’y a pas de console de pilotage, et nous en verrons d’autres devenir des fachos enragés. Ça, c’est du cent pour cent, je signe et je prends date.

    Les gens qui luttent n’ont pas de garantie de réussir, et s’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière des petits et grands arrangements, j’applaudis.
    Si l’un d’entre nous a une idée géniale sur ce qu’il y a à faire en Grèce, dix mille Grecs l’ont eue avant lui. C’est évident.
    Pour le moment, Syriza démarre fort. Les risques sont grands, ils jouent une partie serrée, et rien ne nous dit qu’ils soient des idiots ni des corrompus, au contraire.

    Alors, que voulons-nous?

      1. Ce débat… ça me ramène à un truc qui m’avait posé problème jadis, la présence de l’extrême-droite fascisante au sein de la résistance (La Rocque) : les refuser ou les accepter dans le combat commun. Après j’ignore les faits sur le plan opérationnel (des actions communes, des directions qui se coordonnent? Cordier, Azéma : à mon secours!). Bon les analogies je sais ce que ça vaut, la différence des périodes, les autres options sur la « Cène » grecque… Il me semble que le débat oscille entre ceux qui pensent en terme de calcul politique habile et ceux qui y mettent une sémantique…Pour ma part je crois que les deux sont vrais conjointement, que la découpe est complexe et qu’elle donne un éclairage sur le moment historique. Anel est visiblement bien ce qu’on craint; mais il y a l’utilité de son affichage programmatique et l’opportunité de s’en servir; en outre qui croit aujourd’hui encore au caractère intrinsèquement vertueux la sociale-démocratie voire de l’Etat de droit? C’est pas qu’on s’y refuse, mais on a donné… On peut imaginer que dans le calcul de Tsipras se mélangent ces deux aspects (une tambouille ambigüe donc) et que le risque pris ne vaut pas le résultat escompté : si ça lui échappe, s’il échoue -voire et même ce serait peut-être pire, s’il réussit avec ce drôle d’attelage…; s’il se retrouve prisonnier de sa minorité, si clash dans l’U.E… Donc en gros je ne partage pas les inquiétudes sémantiques, mais je trouve le pari inutilement périlleux -la gradualité aurait pu suffire. L’embarras de cette stratégie c’est qu’elle nous plonge effectivement « dans le brouillard des opérations » à un moment d’extrême fragilité psycho-géo-politique.

      2. Reze, je confirme : à partir du moment où l’on traite Merkel de nazie ou qu’on va jusque évoquer la « Troïka de l’intérieur », évidemment, toutes les alliances sont possibles, hélas, hélas, Elas…
        C’est sensiblement avec ce genre de schémas qu’un pauvre gazier pas méchant comme le célèbre promoteur de la stochocratie en est venu à dire que A.S est « un homme de gauche parce qu’il combat les privilèges, c’est un résistant » et à disséminer ses saloperies de « gentils virus » (sic).
        Idem pour un Berruyer (en beaucoup moins innocent), fournisseur régulier de l’E&R du même AS.

    1. Leboutte, tu nous fatigues avec tes suspectes imprécations et fumeuses divinations. Pose toi une question simple : imagine que Tsipras refuse le deal que lui proposeront ses « partenaires européens » (le même où quasi que celui qui aurait été proposé à Samaras). Il serait sensiblement dans la situation de Papandréou fin 2011, rien de mieux. Il ne peut aller au clash (i.e Grexit) sans l’accord des représentants du peuple grec ou du peuple lui-même via un référendum. Et là, alliance nationale-populiste avec Kammenos ou pas – pas besoin de te rappeler le sentiment des grecs sur une sortie de l’Euro, c’est l’échec assuré. Bye bye Tsypras (et Syriza). C’est pas encore la Russie la Grèce, ni son Parlement la Douma, ni la cote de Tsipras celle de Poutine. Mais peut-être vas-tu me répondre qu’il pourrait aussi compter sur son « idiot utile » au ministère de la défense pour mettre dans les rues assez de troupes pour dissuader la populace hellénique « mécontente » d’un passage en force de son Grand Homme… C’est ça que tu appellerais du « courage politique », de la « prise de risque », Leboutte ?

      1. Ça, c’est des plans sur la comète.
        Je n’ai pas ta boule de cristal.
        Non seulement tu vois dans l’avenir ce qui se passera en Grèce, mais aussi ce que je te répondrais.

        Le « deal proposé à Samaras » est une comparaison qui n’a pas de sens. Samaras partage peu ou prou le logiciel de l’UE, et l’hypothèse est que Tsipras et sa bande, pas.
        Papandréou s’est couché quand l’UE a refusé qu’il organise son référendum.

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