La carte secrète d’Alexis Tsipras

Ouvert aux commentaires.

Si vous imaginez que la carte secrète d’Alexis Tsipras, c’est la Russie, parce que vous auriez pris à la lettre le fait que Panos Kammenos, nouveau ministre de la Défense en Grèce, président de ANEL, les « Grecs indépendants », partenaire de Syriza dans l’alliance gouvernementale, est un grand ami de la Russie, détrompez-vous.

La carte secrète de la Grèce, elle se trouve ailleurs. Tendez l’oreille, et prenez au sérieux la leçon d’économie de M. Obama hier dimanche : « on ne peut pas pressurer continuellement un pays en dépression : il vient un moment où doit intervenir une stratégie de croissance pour qu’il soit à même de rembourser ses dettes de façon à éliminer une part de son déficit ».

Pourquoi ce ton encourageant de M. Obama envers la Grèce ? Parce qu’il doit y avoir quelqu’un dans son entourage à avoir lu le livre de Yanis Varoufakis, nouveau ministre grec des Finances, ouvrage intitulé « Le Minotaure planétaire » (2011).

Ne vous laissez pas impressionner par le fait que le sous-titre de ce livre dans son édition française (Le Cercle 2014) affirme : « L’ogre américain, la désunion européenne et la chaos mondial », l’édition originale n’évoque aucun dévoreur de petits enfants et mentionne plus sobrement « l’Amérique ». Quant à la conclusion de la traduction française, elle explique que dans l’édition originale en 2011, l’auteur, M. Yanis Varoufakis donc, imaginait à l’époque qu’une certaine « auguste puissance hégémonique » (p. 344) était de fait hors course et serait remplacée – dans le meilleur des cas – par les pays émergents, mais qu’il avait, trois ans plus tard, changé d’avis  : « J’ai précédemment avancé l’hypothèse que les rênes de l’Histoire soient cette fois-ci prises en main par les économies émergentes [mais] je ne pense pas que cela sera le cas » (p. 354).

Le véritable remède à nos misères présentes est connu de M. Varoufakis, et les lecteurs du Blog de PJ ne tomberont pas de leur chaise en en découvrant la définition sous sa plume : « que l’Occident ait une soudaine illumination et fasse sienne la suggestion de John Maynard Keynes d’une Union Monétaire Internationale […] que les États-Unis rejetèrent lors de la conférence de Bretton Woods en 1944 », mais là encore, « y a-t-il une chance que les choses se passent ainsi ? Très probablement pas » (p. 352).

Quoi alors ? Eh bien, c’est très simple : « The US Are Back ! ». Je ne cite pas là M. Varoufakis textuellement bien entendu, je me contente de résumer son propos ; ce qu’il dit lui, c’est ceci : « c’est encore aux États-Unis qu’il incombe de prendre en main, peut-être pour la dernière fois, les rênes de l’Histoire […] je ne vois pas comment une avancée véritable […] pourrait s’accomplir autrement » (p. 354).

Si les propos très conciliants de M. Obama hier à l’égard de M. Tsipras vous avaient rendus perplexe, je suppose que l’opinion du nouveau ministre grec des Finances vous les auront fait comprendre.

La carte secrète d’Alexis Tsipras : « The US Are Back ! »… mais chut !

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261 réflexions sur « La carte secrète d’Alexis Tsipras »

    1. Une analyse pour ceux qui ne l’ont sans doute pas lu. Dans la continuité de ses précédentes analyses, Jacques Sapir n’est pas très éloigné de ce qui s’écrit ici.

      http://russeurope.hypotheses.org/3389

      Pour ceux qui ne le connaissent pas, le fondement de son analyse est « insoutenabilité » de l’euro en tant que monnaie unique pour la raison que les politiques fiscales et monétaire ne sont pas communes (pour le dire simplement) et qu’il est illusoire d’attendre des transfères financiers de régulation à la hauteur des nécessité, conséquent d’une Europe sans existence politique réelle.
      Une manière de dire, l’Europe c’est l’union mais pas celle des difficultés.

      Dans cette logique, il ne semble pas croire à l’avènement d’une telle politique dans les circonstances présentes, entre autre pour des raisons techniques, comme le trop important effort financier qui serait demandé à l’Allemagne, aux pays du nord mais aussi dans ce cas, à la France.
      Cette analyse est certainement partagée par beaucoup d’Europhiles (ce n’est pas péjoratif), mais ils espèrent probablement que le temps et les contraintes de plus en plus fortes amèneront les peuples à souhaiter, ou à tout le moins à accepter une telle organisation et la perte définitive et totale de souveraineté nationale qui en découle.
      Ce problème est bien sûr ressenti très différemment selon le pays dont on est. C’est le cœur du sujet.

      En conclusion de la thèse de Jacques Sapir (si je peux me permettre).
      Une monnaie commune peut parfaitement remplacer la monnaie unique dans ses vertus de protection et de puissance et laisser la place à des monnaies nationales permettant elles, les régulations interétatiques impossibles à réaliser autrement.
      Cela n’a rien de neuf…au moins, on sait que puisque ça à fonctionner SME, cela peu refonctionner.

      1. Si la circulation des marchandises et des capitaux reste libre, la fiesta va continuer.
        Chacun devra dévaluer sa monnaie et dézinguer ses lois sociales, pour ne pas se faire bouffer son marché et ses entreprises. Au fond, c’est pas sur que ça change grand chose.

  1. le Paul Jorion qui « refusait catégoriquement de prendre partie » nous montre chaque jour un peu plus à quoi ressemble sa neutralité. Voyez, il vient de nommer le « sauveur ».

    1. @ Straggieri : ah ah mdr !! on lit des trucs parfois ! Mais enfin vous venez de découvrir ce blog et Paul Jorion ? C’est vraiment désopilant de lire qu’il se veut neutre : ça, il fallait le trouver ! Et il ne veut pas prendre parti !!! Trop drôle !

      1. Je relis, je relis Maïtre, 🙂 et je ne vois pas où ils sont « back » les USA parce que personnellement, je n’avais jamais vu qu’ils étaient parti, du coup de fil nocturne d’Obama à Merckel il y a 5 ans au summum de la crise de l’euro et qui arrachera l’accord de Mme Bismarck pour la création du MES, au « fuck UE » de Mme Nuland-Kagan, jusqu’au retournement soudain de l’Allemagne et de la France(avec seppuku via Mistral pour cette dernière) sur l’affaire ukrainienne après un forcing forcené, sans compter même les pressions invraisemblables pour forcer le TAFTA, franchement, je ne vois pas où les USA s’étaient absentés.

      2. « je n’avais jamais vu qu’ils étaient partis »

        C’est ça qui vous distingue de Varoufakis : comme il l’explique, dans la version originale du livre, en 2011, il considère les États-Unis à terre, incapables de se relever.

        P.S. Rassurez-vous, il m’arrive aussi de parler de livres que je n’ai pas lus. Mais peut-être pas avec autant d’assurance que vous.

      3. Ha mais moi, je n’ai jamais considéré qu’ils étaient à terre. J’ai la cinquantaine et ça fait trente ans qu’on me chante la fin des USA pour demain.
        Au bout d’un moment…
        Par contre, effectivement, s’il a cru qu’ils étaient finis, il se plantait, tout simplement. Et étant donné que vous n’en parlez pas dans l’article et qu’on est pas tous supposés avoir lu le bouquin, on est en droit de s’étonner qu’un officiel de l’UE, en 2015 disent « USA are back ». Parce que non, il ne sont jamais parti.
        Et désolé, mais je ne comprends toujours pas le sens de votre article. Que les USA, ou du moins Obama, ne veuille pas d’un éclatement de la zone euro, c’est quand même assez évident. Je rappelle qu’il a fait les gros yeux à Mme Bismarck pour qu’elle en rabatte et accepte le MES. Sans son intervention personnelle au plus fort de la crise, il y a 4 ans et demi, l’euro n’existerait plus. Donc qu’encore une fois, il s’investisse personnellement dans une résolution pacifique de la crise Grecque semble totalement logique.

      4. « je n’ai jamais considéré qu’ils étaient à terre. J’ai la cinquantaine et ça fait trente ans qu’on me chante la fin des USA pour demain. »

        « Oh tu sais lucas, depuis 1960 on nous parle de crise », un proche il y a 6 mois.

        Niez-vous aussi l’effondrement du système ?
        Et… Non !?! le réchauffement climatique ??
        Il a fait doux aujourd’hui.

      5. Stragierri a raison quand il dit que les USA n’étaient jamais parti, malgré leur faiblesse (vraie ou supposée). Je trouve dommage que les commentaires soient fermes sur d’autres articles parce que les contradicteurs comme lui ne peuvent qu’apporter un plus au débat et de ce fait enrichir les connaissances de tout le monde.

      6. M’énerver ? Ce n’est plus de mon âge ! (cough ! cough !), je laisse ça aux jeunes : c’est eux la relève ! je me suis déjà beaucoup dépensé ! (cough ! cough !)

      7. Mais je ne suis pas contradicteur scrogneugneu, je suis un ferment de jeunesse pour Paul Jorion. C’est qu’avec l’âge, il a certaines absences… 🙂 alors je stimule, je stimule, on devrait m’ériger une statue pour ça. Non mais.

      8. Straggieri:

        Je rappelle qu’il [Obama] a fait les gros yeux à Mme Bismarck pour qu’elle en rabatte et accepte le MES. Sans son intervention personnelle au plus fort de la crise, il y a 4 ans et demi, l’euro n’existerait plus.

        Intéressant! Personne ne conteste? Ça me fait penser à la guerre en Yougoslavie où sans les EU (en termes de décision, pas de forces), les Européens ne s’en sortaient pas.

        Pour revenir à Obama, je me demande s’il n’exprime pas tout simplement une opinion très partagée aux USA, et ailleurs dans le monde, où on se demande ce qui fiche l’UE avec son obstination à persévérer dans l’erreur austéritaire et la crampe monétaire.
        L’efficacité du discours « le roi est nu », j’y crois, moi, à maturité s’entend. Il me paraît inévitable aujourd’hui, et peu ou prou tenu par le gouvernement Tsipras. Dans la réalité, il ne suffit pas qu’un enfant le tienne: il vaut mieux un ministre, même grec, ça aide les myopes.

        (Le retour à la raison, c’est ce qu’Alain Supiot appelle de ses voeux et considère comme inévitable, discours qui me laisse toujours un peu sur ma faim, et c’est une définition de la révolution par Victor Hugo.)

      9. Merci Lucas, Excellente allégorie. Le gros costaud c’est Paul Jorion qui trouve sa jouvence dans le piedestal(moi) qui le supporte. Comme quoi on peut être piedestal sans être paillasson. 😉

    2. La neutralité, c’est un mot qui n’a pas de sens ici et c’est heureux sans quoi il n’y aurait pas de blog de Paul Jorion.
      Par contre Monsieur Obama répond, entre autre à un coup qui vient du froid:
      « Comme le fait remarquer Bild dans « Die Russen-Connection der Griechen-Radikalos » : « A peine 90 minutes après son investiture […], Tsipras rencontre qui ? L’ambassadeur russe en Grèce » (qui je l’ajoute propose une aide de la part de la Russie…).
      D’autre part il énonce une réalité qui ressemble à s’y méprendre à un mur pour l’Europe, ce n’est que de bonne guerre.

      Quand à dire que nous assistons au retour des USA, ce n’est pas vrai, vous avez raison ils ne sont pas parti. Il est vrai que leur impérium universel est en voie d’effondrement mais ce n’est pas encore le cas, leur monstrueuse armée, partout implantée dans le monde, nous l’impose encore pour un temps.
      Ce n’est sans doute pas les USA qui s’effondrent d’eux même mais du fait de la Chine, de l’Inde, du Brésil… et de la Russie évidement mais pas par nuisance, simplement par volonté d’être libre et donc indépendant.
      Quand à l’Europe dirigée par un grand démocrate Luxembourgeois, je ne sait pas comment qualifier ce qui lui arrive, il faudrait inventer un mot, tout ce que je souhaite, c’est qu’elle disparaisse totalement telle qu’elle est.

      1. Les EU ont ceci de particulier qu’ils s’étendent en s’effondrant, et ça peut encore durer.
        Quant à l’UE elle est sans doute en train de perdre la façade (cf dernière déclaration Juncker the drunker) face à une Grèce pugnace avec a sa tête avec, selon Sapir un maître de la théorie des jeux, façon « La fureur de vivre ». C’est à qui se dégonflera le premier, ou la première:

         » il convient de savoir que la Théorie des Jeux, c’est justement l’un des points forts du ministre des Finances[2]. Varoufakis pense que l’on peut ramener la négociation actuelle à une version du « dilemme du prisonnier ». Mais, ce jeu peut dégénérer en une forme bien connue dans la Théorie des Jeux que l’on appelle « chicken » (poulette). Cette forme théorise une scène bien connue des cinéphiles (La Fureur de Vivre) ; deux automobilistes s’affrontent en roulant l’un vers l’autre. Le premier qui prend peur de la collision et dévie de sa trajectoire a perdu. Il devient la « poulette » (chicken). Si aucun ne flanche, les deux véhicules se percutent, et l’on a deux morts… Ce jeu, s’il n’est pas répété (et s’il n’y a pas d’apprentissage) et si un événement imprévu ne survient pas, n’admet qu’une victoire totale de l’un sur l’autre. En cela, il est très différent du dilemme du prisonnier, qui montre les intérêts d’une coopération implicite. »

        Rappel de la scène mythique :
        https://www.youtube.com/watch?v=ksVbeKIj5yU

  2. Honte à qui peut chanter pendant qu’Athènes brûle…

    la croissance est perdue dans le labyrinthe, et le Minotaure se nourrit sur le peuple grec. Mais si l’oncle Sam revient… avec ses dollars ?

  3. Ça veut dire quoi?
    Pas de refonte du système mais des interventions financières?
    Ils vont racheter des infrastructures grecques, revenir à un empire financier qu’ils ont laissé disparaître dans les pays les moins riches?

    …youpi?

  4. L’Histoire ne se répète jamais mais il est amusant de constater que ce sont à nouveau les Etats-Unis et la Russie qui viennent à la rescousse d’une Europe sous hégémonie allemande.

    1. ce sont à nouveau les Etats-Unis et la Russie qui viennent à la rescousse d’une Europe sous hégémonie allemande.

      Quelle « hégémonie » allemande ? Quelle « rescousse » russe ? Financer le FN et annexer l’Ukraine c’est « venir à la rescousse de l’Europe » ?
      Vous réalisez ce que vous écrivez ?

  5. Une « carte sercète » pour Tsipras, une gauhe radicale, à géomtérie aussi variable et impalpable, secrète quoi… que la morale, l’éthique sont au néolibéralsime et au capitalisme et par extention à la chose politique et géopolitique d’aujourd’hui…?

  6. Plus on met le nez sur l’évènement, moins on le comprend ! Hier, c’était sur la crise européenne, aujourd’hui c’est sur la grecque. Digérer la dette, résorber les inégalités et donner du sens au développement économique sont des problèmes universels.

    L’un des deux grands centres de la finance mondiale, les États-Unis, tentent de la domestiquer avec des sanctions après avoir abandonné l’idée d’y parvenir avec la régulation. Non sans montrer une forte sensibilité aux inégalités, tout du moins quand il s’agit des classes moyennes, la clientèle électorale des deux grands partis. Tout en freinant des quatre fers quand est abordé le sujet monétaire, ce tabou qui menacerait la suprématie du dollar sur laquelle repose en dernière instance leur prospérité si mal partagée.

    Mais dans l’immédiat la crise européenne menace la fragile reprise américaine…

    1. Merci François Leclerc d’avoir mis des mots plus justes à l’interrogation que je posais… J’y rajouterais. Qu’est-ce que « l’impuissance » de l’intérieur d’un Obama, d’un parti… pris dans la pire des finances, peut trouver comme « cerise » en Europe, comme opportunité fructueuse, pour se refaire une « santé » à l’extérieur derrière l’image temporaire d’un « ressenti de puissance » pouvant et « galvaniser », du moins cacher un « taux d’employabilité » en chute vertigineuse aggravant les inégalités du bas du bas de l’échelle chez lui mais aussi dans les pays « colonisés » (« mondialisation et compétitivité » « oblige » il paraît), pouvant ainsi et aussi feindre de se soucier un instant d’un dangereux déséquilibre social, sociétal mondial, tout en masquant ses et ses actions passées et ses intentions présentes et futures pas nettes en matière de conquêtes énergétiques et de nouveaux marchés, etc (accord transatlantique et découverte de gisement pétrolier, gazier, etc gigantesque en Arctique par exemple, annoncé qu’en 2008, en pleine « crises » mondiales)…?

    2. François, votre analyse est cohérente, mais croyez vous que ce soient les « grands » de ce monde qui décident des politiques économiques menées aux USA, Russie, Europe ou Asie ?

      Si tel était le cas, seraient ils assez stupides pour ne pas voir que le modèle économique capitaliste des rentiers, fondé de plus sur la croissance, est une voie sans autre issue que la paupérisation des masses?

      D’un autre côté je vous vois mal argumenter sur un tel constat, car cela compliquerait sérieusement la discussion. Ce serait implicitement reconnaitre que ces gens sont des marionnettes, ce qui n’est pas très politiquement correct.

      1. Dominique, je pense que vous sous-estimez le « double bind » des dirigeants qui leur interdit de prendre une des deux voies: dénoncer le capitalisme rentier ou l’acter sans la moindre vergogne (« blatantly ») ).

        D’un côté ils doivent rendre des comptes à ceux qui les ont fait rois (Wall Street pour Obama), de l’autre ils doivent faire un storytelling correct pour les masses.
        C’est un peu comme un cost killer engagé pour trancher là où ça fait mal, mais qui aura su monter une histoire avec sa petite flute de Hamelin pour que les bouts tranchés soient d’apparence vendables, rentables à court-terme, « leverageable », bref, que le spectacle continue pour quelques uns.
        Le storytelling est bien incarné par Hollande, qui n’a rien à dire quand ça va mal à part son « ça s’inversera un jour », et qui va surfer sur les chocs pour se prétendre garant de l’unité nationale (séquence charlie), protecteur des masses et des retraités (si l’euro subit un grexit), etc.
        Cela n’est pas calculé en avance, c’est la résultante de ce que les conseillers conseillent, les Méaux et autre Fouks et Bauer, et sans complot, juste parce que le « métier politique » en est arrivé là, assez loin de Léon Blum, Mendès-France ou CdG.

      2. Timiota. Ah d’accord, story telling, rien que du story telling. Ça doit être pour ça que Macron vient d’annoncer qu’il avait été menacé de mort par quelques notaires ou huissiers… On leur raconte pas d’histoires à eux ? Storytelling ?

      3. D’un côté ils doivent rendre des comptes à ceux qui les ont fait rois (Wall Street pour Obama), de l’autre ils doivent faire un storytelling correct pour les masses

        . Oui, c’est ça, mais au final ce sont les Friqués qui tiennent les ficelles.

        Les dirigeants ont été sélectionnés par le système médiatico-financier pour leur capacité à endormir les peuples. Ils n’en sont pas forcément conscients d’ailleurs. Certains, comme Merkel se croient compétents. Hollande n’y a jamais cru, il poursuivait une carrière peinard, et s’est fait recruter par hasard. Il est prêt a raconter n’importe quoi pour avoir la paix. Obama c’est le brave type qui correspondait bien au casting. Il y a aussi ceux qui sont issus du milieu des friqués, et qui donc ne vont pas se gêner …
        Certes tout ça n’est pas calculé d’avance, mais c’est quand même voulu.

      4. @timiota 3 février 2015 à 00:08

        Ah « voulu » et le poids des structures !
        A quoi ça sert que Braudel il se décarcasse, bordel.

        Mais je connais pas Braudel moi! Sinon on peut dire « voulu par le poids des structures », (et par ceux qui veulent surtout ne pas les changer) si j’ai compris votre (juste) remarque.

      5. @ rosé de province

        macron s’allonge devant les notaires comme hollande s’est allongé devant mâme merkel
        on comprend bien le désarroi haineux qui t’étreint à chaque fois qu’un pan de tes convictions (?) s’effondre
        et ne rêve pas, ce que siriza a commencé, podemos le prolongera et tu peux jeter un oeil en irlande pour la suite de l’histoire
        en un mot, hollande a loupé le train en 2012, tsipras va lui tendre la main comme à un enfant malade après avoir remonté le moral de renzi
        on verra bien alors si le père françois est capable d’un coup sans son casque

        pendant ce temps là junker le bandit revoit ses ambitions à la baisse et s’aperçoit que stipras est un interlocuteur valable

        gigote, vigogne, derrière ton écran, il te manque l’essentie : la compassion

      6. Dailcroix, sauf le nom, je serais bien en peine de trouver des traces de compassion dans tes posts. Remballe donc ta quincaille critique de psy lowcost va.

    3. De quelle « reprise » parlez vous François?
      J’ai bien plutôt l’impression 1/ qu’il n’y en a jamais eu et 2/ que le cours du pétrole est bien plus impactant que la crise de l’UE.

      Pour revenir au billet:

      Pour ce qui est de l’alliance entre les grecs et les russes, elle parait conforme au sens de l’histoire, la parenthèse soviétique s’étant refermée. Si on oublie trop souvent tout ce que la Grèce doit à la Russie, ce n’est pas le cas des grecs eux-mêmes. Autant ils sont relativement peu soucieux de la dette financière contractée auprès de l’UE (si ce n’est pour les implications qu’un défaut aurait pour eux-mêmes), autant ils sont conscients de leur dette historique à l’égard de la Russie sans laquelle il n’existeraient peut-être tout simplement plus
      .
      Un des points clés du programme du parti était je crois ( à vérifier) la sortie de l’OTAN et le retrait de toutes les bases de l’OTAN implantées sur le territoire grec. La mise ne évidence des bons rapports que les grecs entretiennent avec la Russie n’est pas que « de circonstance » pour faire pression sur les bailleurs européens. C’est une tendance lourde qui s’enracine dans un passé culture, politique et militaire commun.
      Du coup, je me demande pourquoi tout le monde fait mine d’être surpris.

      1. ToineY, Varoufakis et James Galbraith, New York Times, juin 2013 :

        If he (Tsipras) succeeds, nothing vital would change for the United States.
        Syriza doesn’t intend to leave NATO or close American military bases. Of course, American complicity in the Greek dictatorship of 1967 to 1974 hasn’t been forgotten, and any Greek government will naturally disagree with the United States, to a degree, over the Middle East. But the fact is, Greece’s problem today is with Europe, and Mr. Tsipras doesn’t want to pick a fight with Washington.

      2. humm… ce n’est pas ce qui était dans le programme pour l’élection de 2015.
        Décidément ce parti aime les cachotteries…

      3. Non ToineY, je pense que tu confonds avec tes désirs ou avec le « programme » de 2012 – dont SuperVarouf avait écrit grosso merdo qu’il ne valait pas le prix du papier qu’il nourrissait tout en soutenant néanmoins Syriza…

    4. Bonjour François, je lis toujours avec grand intérêt vos interventions et celles de Paul Jorion sur ce blog. Je vous aurais bien envoyé également le livre de Yanis Varoufakis, « Le Minotaure planétaire », mais ne sachant où vous l’adresser, je ne l’ai point fait. Vous pouvez toujours me contacter par mon adresse mail que Paul se fera très certainement un plaisir de vous communiquer.

      Vous dites: « Mais dans l’immédiat la crise européenne menace la fragile reprise américaine… ». Comme vous avez raison! Et le bras de fer entamé entre M. Varoufakis et W. Schaüble n’est certainement pas étranger à la récente position prise par M. Obama.

      En fait, Yanis Varoufakis aurait espéré – mais sans trop y croire – que l’Allemagne se substitue aux Etats-Unis au niveau européen. Voir son article de 2013 publié sur son blog à propos d’une « Allemagne hégémonique en Europe ».

  7. Si l’Europe vas mal les US perdent un de leurs plus gros clients….. d’autant plus que leur principal concurrent la Chine vas se montrer de plus en plus pressante du fait du ralentissement qu’elle connait. Des discours comme celui de Valls « s’offrant corps et âme » aux chinois il y a peu doivent faire grincer les dents de Washington.

  8. Bof bof
    Paul, vous semblez spéculer un peu trop sur un écrit qui n’a sans doute pas le même poids dans votre esprit que dans celui de son auteur.
    Je m’en vais de ce pas vérifier si ce livre est aussi documenté que les vôtres.
    Une bonne génération vous sépare, donc un rapport à l’écrit – au Livre notamment – n’est pas forcément le même.

    1. Je ne spécule pas sur un écrit : je lis le livre de Varoufakis depuis vendredi. Oui il est bien documenté. Les ressemblances entre ce que son auteur et moi écrivons sont d’ailleurs très singulières : il revendique même la paternité d’une image de l’Europe comme une cordée dont dévissent certains de ses membres, image qui ne sera pas étrangère à ceux qui lisaient le blog en 2010.

      Différence majeure cependant – contrairement à ce que suppute Straggieri – je ne proposerais pas, comme Varoufakis, les Etats-Unis comme deus ex machina salvateur !

      1. C’est bien ce que je dis, Paul.
        Vous donnez à sa parole écrite un poids sans doute trop important par rapport à ce qu’il pense vraiment. Son but est d’avoir un levier suffisant pour faire contre-poids à l’Europe, son adversaire économique et politique du moment. Contre-poids venant des BRICS ou des US, peu lui importe, c’est une question d’opportunisme à l’évidence.
        S’abriter derrière un gros pélagique est vieux comme le monde, non ?
        Cela ne préjuge pas pour autant de la totale soumission du poisson pilote audit squale.
        Son but est simplement de faire cesser l’austérité, c’est tout.

      2. @ ThomBilabong

        Non, non, c’est un livre de 380 pages avec des tableaux et des graphiques, ce n’est pas un brûlot contre ceci ou cela, c’est une analyse détaillée de la crise, et quand l’ode aux Etats-Unis se trouve écrite noire sur blanc dans la conclusion du livre, il ne s’agit pas pour le lecteur d’une surprise.

        Yanis Varoufakis a-t-il écrit ce gros livre pour donner le change et pouvoir continuer à enseigner à Austin (Texas) comme il le faisait jusqu’à très récemment ? C’est une hypothèse hardie qui n’est bien entendu pas à écarter entièrement 😛

      3. Cher Paul Jorion, il est intéressant de noter que Yanis Varoufakis, après avoir férocement critiqué le plan de sauvetage d’Athènes, accepté d’abord par Papandréou (qu’il conseillait entre 2004 et 2006), a commencé à recevoir des menaces contre lui et sa famille, puis a été molesté dans la rue à Athènes. Son épouse, Danae Stratou lui a dit « soit tu fais de la politique, soit nous quittons la Grèce ». Ne souhaitant pas entrer en politique et ne disposant plus des moyens d’exercer son métier de professeur à l’Université d’Athènes, c’est alors qu’il s’est exilé au Texas pour enseigner à l’Université d’Austin, à l’invitation de James Galbraith. Parallèlement, il conseillait Alexis Tsipras, la figure montante de la gauche hellénique. C’est lorsque Samaras a anticipé les élections présidentielles qu’Alexis Tsipras lui a proposé, au cas ou l’assemblée nationale serait dissoute et que SYRIZA remporterait les élections, de mettre en application pour son pays les idées qu’il défendait, à la fois dans le « Minotaure planétaire » et, surtout, dans sa « Modeste proposition pour résoudre la crise de l’euro ». Cette décision d’entrer en politique n’a été prise que tardivement, entre les deux derniers tours de l’élection présidentielle.
        A suivre…

    2. Il est vrai que l’objet livre et le travail d’écriture ont tant évolué en 25 ans, c’est d’ailleurs peut être pour cette raison que les jeunes français(e) ne lisent plus Martine.

    3. @ ThomBilabong
      Vous dites :

      Une bonne génération vous sépare, donc un rapport à l’écrit – au Livre notamment – n’est pas forcément le même

      Je commente car j’en ai assez de lire des assertions aussi stupides et infondées. Certes un livre peut avoir diverses formes et jusqu’à l’abandon du papier avec les tablettes ou les liseuses mais je ne vois pas en quoi le rapport à l’écrit change en une génération ou même plus. Vous oseriez avancer que les Romains, les Chinois, les Arabes, les gens vivant au Moyen-âge ou même au XIXe siècle n’ont pas utilisé les livres comme nous le faisons, dès que nous voulons nous en donner la peine … ou le plaisir ?

      1. Thom ne mérite pas cette petite volée de bois vert. Ses assertions sont crédibles.
        Celle de Paul encore plus. Ne pas effrayer l’employeur du moment ou le peindre en Tonton bienveillant est de bonne politique

        Et oui, je pense que le rapport aux livres et à l’écrit change avec les époques. Une génération est un peu courte mais pas invraisemblable. Sans remonter aux Égyptiens pour qui l’écrit avait un caractère magique, dans le sens où écrire c’est réaliser, la rareté du livre change la perception qu’on peut en avoir. Même après Gutenberg, le livre était rare et précieux. De plus, l’illettrisme étant répandu, le manieur de livre avait un statut particulier.

      2. @ Jacques
        Nuançons (tu me reconnais là): La lecture à voix basse (ou silencieuse même) n’existait pas chez les romains et sans doute pas des masses chez les Grecs (d’où la forme du Lycée, où péripater tu dois, pendant que Platon dit que Socrate dit que…), elle commence chez Saint Augustin tout juste, je crois, avec l’idée d’une « vie intérieure », et d’une autonomie de conscience personnelle (sinon une liberté) qu’apporte le christianisme…

        Le livre « Histoire de la lecture » d’Alberto Manguel (argentin, Borges n’est pas loin) était pas mal là-dessus (sans être révolutionnaire).

        Mais je serais à l’inverse dans ton sens pour dire que en une génération, sur une base de « système associé » dans le vocabulaire stieglerien (un monde d’éditeur et de lecteurs fournis et en interactions réciproques, fussent-elles trop germanopratines), il n’y a pas de changement drastique.
        Il faudra un liseuse 7.0 pour qu’on commence à voir les choses autrement, du genre capable de pifométrer ton humeur ou les délires de ton interlocuteur pour te pointer le passe du livre X sur la question Y, on n’est est pas si loin, mais il y a une belle marge, je ne vois pas la jeunesse basculer tant que ça sur ce plan, en effet : moindre pratique, mais fond de pratique similaire.

        Après les détails comptent, quand tu entends à la radio le ton des années 30 ou même 50, un peu nasillard, et qui n’est pas du au mauvais phono, mais bien à une façon de parler, certaines choses changent assez vite. Ces façons de parler seraient mal vues aujourd’hui. BOn, les « euh » de Hollande et le ton de Ségolène m’horripilent, mais c’est un autre aspect encore…

      3. @Jacques Seignan
        Je persiste à penser qu’un Paul, scientifique, rigoureux, curieux de tout et ayant pas mal de livres à son actif, ne porte pas le même regard sur un écrit que ce Varoufakis. Paul nous explique depuis des années le sens de ce qu’il a voulu dire ou qu’il a oublié de dire, puis complété dans un autre ouvrage. Il assume totalement sa pensée écrite. Du moins en donne-t-il l’impression crédible. Il chemine, notamment par les écrits.

        Varoufakis, lui, même si son ouvrage est fourni, ne nous donne pas les mêmes garanties de constance. Peut-être son ouvrage est-il effectivement un hommage opportun aux USA qui l’avaient accueilli ? Peut-être est-il sincère et croit 100% de ce qu’il écrit. Qui plus est, il saute résolument le pas de l’engagement politique « aux manettes », ce qui implique peut-être une inévitable dose de « real politik », parfois contraire à ce qu’on a écrit à un instant T.

        Tel était juste le sens de ma remarque.

      4. Si vous aviez le livre en main vous verriez que c’est un ouvrage universitaire de type classique. Quand Varoufakis écrit ce livre, il n’a sans doute encore aucune intention de devenir ministre mais uniquement celle de professeur d’université.

        Chose qui est significative cependant : quand le livre sort en 2011, c’est la Chine qui est présentée comme la future puissance hégémonique, dans la version française, dont la préface est datée du 11 novembre 2014, c’est à nouveau les États-Unis qualifiés d’ « auguste » hégémon.

      5. @ Timiota, oui je suis d’accord pour l’essentiel mais à mon avis tu parles plus des modalités de lectures que du « livre » : la forme, la façon etc. …C’est Saint augustin qui est surpris en voyant Saint Ambroise lisant silencieusement : un beau témoignage. Pour moi depuis Sumer à nos jours il y a une forme écrite qui recueille des pensées ou des poésies etc. . Ce dont je parle c’est du livre en général, pour tout dire une œuvre qui ne se découpe pas, qui ne se zappe pas, qui peut contenir 1000 pages, 380 p comme le livre de Y. Varoufakis ou 100 p comme un livre d’Annie Ernaux que je lis… Et, ces « livres », il y a un réel danger qu’ils disparaissent… sous prétexte d’un manque de « modernité »

      6. quand le livre sort en 2011, c’est la Chine qui est présentée comme la future puissance hégémonique, dans la version française, dont la préface est datée du 11 novembre 2014, c’est à nouveau les États-Unis qualifiés d’ « auguste » hégémon.

        Ben oui, faut bien dire aussi qu’une mise à jour s’imposait, non ? Qui pariait sur les US en 2011 ?

      7. Si l’on en revient au com’ de Thom’, je dirais que c’est d’avantage une histoire de confiance, que l’histoire de l’écriture. :0

      8. Bonsoir Jacques
        SVP : relire l ‘essai de Michel Serres: enseigner au XXIème siècle.

        En raison de mon âge, j’ai été formaté dans le référentiel Gutenberg.J’ai connu la télé dans les années 60. En 1990, à près de 40 ans, j’ai repris des cours en école d’architecture et me suis retrouvé avec des jeunes de 18 à 20 ans. A la grande surprise de tous, 80% d’entre eux avaient fait du latin et 40% du grec! les études d’archi sont les dernières études d’humanistes tels qu’on se les imaginait dans le monde classique. En archi, on travaille sur des projets et on dessine; j’abordais les projets par une réflexion utilisant le langage écrit que je traduisais en suite en géométrie. Mes condisciples eux abordaient directement les sujets par l’image et rien que l’image.
        La civilisation des écrans a modifié le développement de nos connexions neuronales et donc physiologiquement le rapport à l’écrit a changé!
        Cordialement
        Steve

      9. « Une bonne génération vous sépare, donc un rapport à l’écrit – au Livre notamment – n’est pas forcément le même

        Je commente car j’en ai assez de lire des assertions aussi stupides et infondées

        Aldo Ciccolini, paix à son âme, apprenait à ses élèves qu’avant de jouer une partition, il fallait d’abord la lire, puis en imaginer la musique et enfin toucher le clavier.

        Allons en justice pour constater effectivement un nouveau rapport aux textes…

        Avec les nouveaux tarifs des professions réglementées, les actes notariés seront plus modestes à lire sans contestation possible.

        Ecrits , les écrits parlent et parleront encore.

      10. « Je m’en vais de ce pas vérifier si ce livre est aussi documenté que les vôtres.
        Une bonne génération vous sépare, donc un rapport à l’écrit – au Livre notamment – n’est pas forcément le même. »

        Après avoir assuré que les livres de PJ sont biens documentés, il doute de sa qualité de lecteur.
        Je veux bien mais ‘faut savoir.
        Si un ‘lecteur (ou collecteur de données) professionnel’ est perdu car l’écrivain qu’il lit a 20 ans de moins, alors nous voilà bien crétins…
        (mon but est bien entendu de ne défendre personne mais de chasser l’incohérence… ce qui revient au même. 🙂 )

      11. Ce qu’on constate donc par Varoufakis interposé, c’est la « volatilité » croissante des « hégémon(s) » : Chine un coup, US un coup (grâce au gaz de schiste entre autres, auquel s’est ajouté le pétrole de schiste depuis moins longtemps), et durée plus courte des bulles
        – complexe militaro-industriel des années 50 : 30 ans (encore vivant à l’IDS/Reagan)),
        – énergie de fracture non conventionnelle : 10-12 ans,
        – si la Chine en arrive à compter sur les terres africaines et autres pour se nourrir, on lui donne une quinzaine d’années avant que ça subisse un gros blip,

        Bien sûr s’y intercalent des bulles dot-com et subprimes, plus explicitement financières (techniquement, la construction des bâtiments et des chips évolue tranquillement, sans rareté), c’est du système couplé avec YV qui nous montre un des couplages (« les excédents »).

        La géopolitique du moyen-orient (chiite/sunnite/Saoud/Iran…) pourrait bien activer une bascule de plus là-dedans…

    4. @Paul
      (1) les ressemblances entre ce que son auteur et moi écrivons sont d’ailleurs très singulières : il revendique même la paternité d’une image de l’Europe comme une cordée dont dévissent certains de ses membres,
      (2) Différence majeure cependant – contrairement à ce que suppute Straggieri – je ne proposerais pas, comme Varoufakis, les Etats-Unis comme deus ex machina salvateur !

      1. Amusant! Plus sérieux: il aurait aussi prédit la crise de 2008, sans peut-être parler des subprimes (à vérifier) et de toute façon sans travailler chez l’acteur majeur de cette titrisation
      2. Varoufakis ne parle pas des EU comme deus ex machina salvateur !, mais comme d’un acteur mondial majeur en passe de poser son dernier geste avant de quitter la première place.

      @juannessy:
      Finalement , les autarciques n’avaient pas besoin de vos offres de service .
      C’est certain! Et en outre ils n’ont pas que Varoufakis !

  9. Le pragmatisme, une grande qualité anglo américaine.
    Nous nous avons des économistes hors sol.
    La réalité doit se plier à la théorie.
    La sainte inquisition ne raisonnait pas autrement.

  10. Disons que la chance de Tsipras, c’est qu’un Obama en fin de mandat n’a pas grand chose à perdre, et a intérêt à une Europe pas trop faible…

    …mais pas trop forte dans l’OTAN, il doit se dire qu’il y a de la marge au vu des opérations anti-djihadistes un peu partout, de ce côté là,

    et puis que les hostilités Euro-russes vont aussi dans le bon sens pour assurer que la remise en question de l’Otan n’ait pas lieu dans le moyen terme.

    1. Ne pas oublier que le sort de la Grèce (et le nôtre) est, et – jusqu’à présent- a toujours été, entre les mains des Friqués.

      Leur intérêt est d’enfoncer les peuples dans la misère pour mieux les dominer, et préserver les ressources, mais doucement, sans faire de remous.
      L’élection de Tsipras est un grain de sable, qu’il convient de gérer au mieux de leurs intérêts.
      Donc, ils vont calmer le jeu, mais sans plus, d’où la déclaration obamesque.

      Ne pas oublier que Obama, Poutine, Merkel et autres, sont leurs exécutants, tenus en laisse via la propriété des ressources, et le contrôle des monnaies.

      1. Où sont les masses monétaires les plus « à l’abri « ( dans les paradis fiscaux ou leurs id ) càd les plus « couvées », les moins « controlées » et les plus dangereuses pour le « commun des mortels » ?

      2. En fait peu importe ou elles se trouvent (si ce n’est pour la bonne forme), car les masses monétaires sont contrôlées d’abord par leurs propriétaires, … qui contrôlent aussi les pouvoirs politiques qui sont censé les contrôler…
        Ils ont inventé les paradis fiscaux (auxquels on fiche une paix royale, si ce n’est dans les formes), car ça ferait tache d’être exempté d’impôts là ou on est censé en payer.

  11. on ne peut pas pressurer continuellement un pays en dépression : il vient un moment où doit intervenir une stratégie de croissance pour qu’il soit à même de rembourser ses dettes de façon à éliminer une part de son déficit

    Une stratégie de croissance nécessite un apport supplémentaire en énergie et c’est ce qui se passe au US. En Europe ce n’est pas le cas et cette stratégie de croissance ne pourra plus jamais y être appliquée. Ce n’est que mon avis.

      1. Merci de me rappeler cette vidéo un peu trop mathématique pour mon humble niveau, mais il est tout à fait facile de comprendre cette relation sans mathématique et sans « science » économique.
        Tant qu’il auront le pétrole de schiste les Américains pourront rouler des caisses, mais jusqu’à quand?
        Mais bof, il paraît que le problème est ailleurs!!

      2. Mais bof, il paraît que le problème est ailleurs!!

        Tout à fait: le jour ou il n’y a plus de pétrole, ou plutôt deviendra trop cher, les américains ne rouleront plus, tout comme nous. Et alors?

        Le haut du panier aura toujours les moyens de rouler, et ça leur est bien suffisant.

    1. cette stratégie de croissance ne pourra plus jamais y être appliquée

      ça tombe bien, c’est de l’intérêt des Friqués.(c’est aussi de leur intérêt de laisser penser qu’il faut relancer la croissance, car pendant ce temps là, les économistes aux manettes ne pensent pas à autre chose, et donc on s’enfonce lentement mais surement, ce qui est le but recherché depuis 40ans))

      1. Merci pour les liens
        Relativisons: à 100 millions de baril par jour de consommation mondiale cela ne fait que 220 jours de consommation.
        Avec les dernières découvertes mondiales c’est sûr que les années de réserves s’ajoutent aux années, mais cela ne résous pas le problème à long terme
        C’est toujours bon à prendre d’un point de vue économique à court terme, mais à long terme?
        Qui va se lancer vers cette production alors que la confiance manque et que la concentration des richesses s’accentue?

      2. Qui va se lancer vers cette production alors que la confiance manque et que la concentration des richesses s’accentue?

        Les mégas friqués, le moment venu, s’il n’y a pas plus simple à ramasser ailleurs.

  12. Je pense que Obama a profité de l’opportunité pour donner une baffe (bien méritée) à Merkel, pour plusieures raisons: il sait trop bien qu’un pays va bien ou à peu près bien si la consommation intérieure est forte. L’économie américaine dépend en très large partie de ce facteur, il sait donc de quoi il parle. En terme de géopolitique, la Russie ne repousserait pas la Grèce, plus frère qu’ami de la Russie. Le gouvernement grec joue en ce moment avec cette « menace », pour des raisons tactiques.

    1. Mais vous décrivez là le jeu de marionnettes sans pouvoir! Le Pouvoir est dans la propriété … aux mains des Friqués (qui se moquent de leur patrie d’ailleurs, ils sont partout chez eux. Avec de l’argent…).

      1. Le Pouvoir est dans la propriété … aux mains des Friqués (qui se moquent de leur patrie d’ailleurs, ils sont partout chez eux. Avec de l’argent…).

        Voilà qui amène une question, une seule.
        On va devoir supporter le troll Gagnot longtemps ?

      2. @ vigneron : ça c’est gonflé ! on a bien supporté V-ignoble qui redevient vigneron (ah le scoop!) ! Vous êtes amusant.

  13. Evidement, les US auraient plutot interet à nanifier davantage le poids politique de l’UE, avec des technocrates charlatans payés « to play it dumb », laissant les mains encore plus libres au US en Ukraine et leur entre-ouvrant une porte en Grece, croient-ils.
    The US are back… to their same old tricks.
    Mais la partie n’est pas jouée

    1. Obama ne prend pas grand risque à soutenir la politique de relance de Tsipras.
      Tout juste expose-t-il son point de vue qu’il applique déjà en vain depuis des années aux US.
      Si Tsipras échoue, Obama pourra toujours le regretter, sans grande conséquence pour lui-même aux US.
      Si Tsipras réussit, Obama pourra se réjouir et se prévaloir d’avoir ouvert la voie.

      1. Oui, il ne fait que répéter la ligne des US depuis 2009. En oubliant pas aussi que toute parole politique aux usa, y-compris sur la Grèce, en ce moment, est à lire au prisme des campagne à venir des primaires et de l’élection de 2016.

      2. Vigneron, je plussoie ton propos of course.

        Reste à voir si Obama se contentera juste de mots ou joindra les actes.
        Dans ce cas, l’UE écoutera peut-être un peu plus et pliera pour ne pas fâcher l’oncle Sam et éviter de jeter la Grèce…dans les bras de la Russie.
        Pas mal joué.

  14. Bonjour. Ne pensez-vous pas qu’il est aventuré de créditer les USA d’une maîtrise quelconque du destin du monde quand, on doit le craindre, l’Imperium est passé aux mains des oligarchies et des multinationales mondialisées ? M. Obama à mon sens ne défend pas la Grèce, mais cette UE, fille des Etats Unis, que la rigueur allemande est en train de mettre à bas. Quand les banques sont reines, là-bas comme ici, cherchons simplement où est leur intérêt: il faut que tout cela dure, y compris avec des accommodements. M. Obama pourrait n’être que le héraut d’un mondialisme qui, en Europe, se casse les dents sur l’identité allemande et son hystérie monétaire. S’agit-il donc, dans la bouche d’un président sur le départ sans pouvoir véritable, d’un testament politique, voire d’un avertissement? La Grèce sans doute reste seule. Et si solutions à ses problèmes il y a, elle devra les trouver toute seule. Et pour ce faire, elle n’a pas forcément besoin de la Russie. Cordialement.

    1. La Grèce sans doute reste seule. Et si solutions à ses problèmes il y a, elle devra les trouver toute seule.

      Aucun pays ne peut rien régler de ses problèmes seul. Alors la Grèce…

    2. @ Pucciarelli et intéressés….

      Chez QUATREMER , un fil au titre sans guillemets (que Vigneron a repris dans sa réponse ici du 02/02 à 22:28) contient trois traductions plus qu’intéressantes signées « Hououji Fuu » ,contributeur déjà aperçu ici.
      La plus récente pourrait intéresser ..
      Bien qu’un peu longuet je pense utile de la proposer :
      ———————————————————————————————-
      …  »  » je vous poste ici la traduction d’une partie du TRES long et TRES INTERESSANT papier de Varoufakis publié dans la Boston National Review le 3 décembre 2013 (dont la lecture devrait être obligatoire pour tous les dirigeants européens) :

      SYRIZA PEUT-ELLE CHANGER L’ÉCONOMIE EUROPÉENNE ?

      […] La plupart des partis politiques grecs, y compris la coalition au pouvoir actuelle entre la Nouvelle Démocratie et le PASOK, serait d’accord de dire que les conditions et les termes des prétendus plans de sauvetage sont injustes, et que les prêteurs de la Troïka (la Commission Européenne, la BCE et le FMI) imposent à la Grèce des conditions qui sont en train de causer des dommages irréparables au tissu social du pays, et sont en même temps impossible à satisfaire. Il n’y a pas besoin d’être un radical, ou même d’être de gauche pour reconnaître la folie derrière la logique de forcer un gouvernement en état de banqueroute de faire d’immenses nouveaux prêts, à condition d’accepter une réduction brutale et profonde du revenu national (puisque cette réduction est le résultat inévitable de l’application d’une austérité drastique pendant une période de profonde récession). Et pourtant, la coalition au pouvoir se conduit comme un prisonnier modèle, obéissant aux instructions de la troïka tandis que, sur le côté, elle supplie que l’on accepte une rationalisation des politiques, termes et conditons imposées.

      La position de SYRIZA diffère de celle de cette coalition de deux manières importantes. Primo, SYRIZA croit, à raison selon moi, que le seul moyen de faire en sorte que l’Union Européenne traite la Grèce d’une manière raisonnable – et lève les mesures d’austérités punitives – est d’être à la pointe d’une réflexion immédiate sur la refondation du « Programme Grec », premièrement via la suspension unilatérale des politiques exigées par la troïka et, deuxièmement, via l’utilisation, ou la menace d’utilisation, de son droit de veto au Conseil Européen.

      Secundo, SYRIZA veut combiner sa ligne dure de négociation avec un agenda radical de changements sociaux en Grèce, en ce compris un glissement majeur de l’assiette fiscale, la réintroduciton d’un salaire minimum décent, et plus de financement pour la sécrutié sociale et les provisions en matière de soins de santé. Par dessus tout, les militants de SYRIZA veulent un gouvernement qui se détache totalement des relations confortables entre opérateurs politiques, le monde des affaires, et les « technocrates » européens, qui , sur base des fonds de sauvetage, sont occupés à mettre en place une nouvelle kleptocratie au sein du pays.

      Dans ce contexte, la plus grande crainte des militants de SYRIZA est qu’un compromis obtenu auprès de l’Europe, résultant de l’application d’une ligne initiale dure de SYRIZA, soit gagné au prix de l’abandon de son agenda radical sur le plan intérieur. Ces peurs nourrissent bien évidemment les tensions entre les différents groupes qui composent la confédération SYRIZA, dont certains n’ont pas encore totalement accepté l’engagement des dirigeants à garder la Grèce dans l’union monétaire européenne. Même si, l’été dernier, les membres de SYRIZA votaient en masse pour convertir leur coalition souple en un parti politique unitaire, la direction de SYRIZA est confrontée à deux tâches que beaucoup considèrent comme contradictoires. D’un côté, elle doit éviter de transformer SYRIZA en la sorte de parti auquel ses supporters ne veulent pas appartenir; et, d’un autre côté, elle doit attirer les électeurs indécis en nombre suffisant pour rendre le parti non seulement éligible, mais aussi et surtout suffisamment puissant pour pouvoir négocier efficacement avec les dirigeants européens.

      COMMENT SYRIZA POURRAIT CHANGER L’EUROPE

      Si SYRIZA avait suivi les conseils de plusieurs économistes des USA et de Grande Bretagne, et avait milité pour la sortie de la Grèce de l’eurozone, ses dirigeants aurait pu unir toutes ses factions sous la bannière rassurante de l’autonomie, du défaut unilatéral sur la dette, et d’une sortie héroïque de la toile d’araisngée des institutions et contraintes néolibérales qui constituent l’eurozone. Cependant, une plateforme de ce type aurait maximisé la cohésion interne de SYRIZA, tout en rendant le parti inéligible. Après tout, une majorité des grecs comprend qu’une sorte de la Grèce amènerait des coûts insoutenable pour la plupart. C’est ainsi que SYRIZA a choisi la voie ô combien difficile de garder la Grèce dans l’eurozone tout en luttant pour changer les incongruités fondamentales de l’eurozone de l’intérieur. Un petit pays en banqueroute, rongé par la pauvreté, peut-il arriver à rester dans l’eurozone tout en combattant certains de ses principes de base ? Un gouvernement SYRIZA peut-il financer les projets humanitaires de base que la gauche est déterminée à réaliser ?

      Continuer à être membre de l’eurozone implique que le gouvernement n’aura pas la capacité de créer de la liquidité, en l’absence d’une, banque centrale pour le soutenir. Les militants SYRIZA affirment qu’ls trouveront l’argent nécessaire en taxant les riches qui ont emmené leurs euros en Suisse, à Francfort, Londres et New York, pendant que la classe moyenne faisait faillite, ne recevant plus de revenus de propriétés vides, tout en devant continuer à payer des impôts immobiliers toujours plus grands sur ces mêmes propriétés.

      Dans le même temps, une victoire de SYRIZA placerait les finances de l’état grec et le système bancaire dans une situation de grande tension, provoquées par l’Union Européenne : Bruxelles, Francfort et Berlin voudront probablement contre-attaquer en coupant l’accès du gouvernement grec à certaines de ses sources de revenus, comme l’argent venant des rétrocessions de la BCE au gouvernement grec en contrepartie des énormes profits qu’elle a honteusement engrangés grâce à de précédents achats de bons d’état grecs, venant des fonds structurels européens, etc. Dans le même temps, une victoire pourrait aussi causer une panique bancaire de proportions modeste dans le chef des épargnants qui craindraient une suspension des provisions de liquidité allouées par la BCE aux banques grecques.

      Tandis qu’un gouvernement SYRIZA pourrait négocier avec succès au travers de ces pressions financières durant ses premières semaines au pouvoir, il ne pourrait certainement pas financer en même temps les programmes qu’il a promis. Alors, comment peut faire SYRIZA pour ne pas décevoir ses militants, pour ne pas donner corps aux peurs que SYRIZA se vendre, et accepter de pâles compromis ? La seule voir ouverte pour un gouvernement SYRIZA est d’arriver à changer l’économie européenne. C’est un objectif immense, mais, je le crois, pas impossible à atteindre. En effet : SYRIZA n’a pas d’autre alternative – ni, d’ailleurs, aucun autre parti politique de la périphérie européenne aspirant à une économie sociale stable.

      Cela fait maintenant cinq ans que l’Europe vit dans le déni. Pendant cette période, les dettes, les pertes bancaires, le chômage, et les inégalités brutes se sont accumulées pendant que les dirigeants européens sifflotaient sous le vent. Si Londres a pu utiliser son droit de veto au Conseil de l’Europe pour protéger les banquiers de la City de la régulation, alors sans le moindre doute, Athènes peut, et a le devoir de faire pareil en défense de ses citoyens. En invoquant les clauses d’intérêt national, un gouvernement SYRIZA aurait le droit d’utiliser son veto sur toutes les décisions jusqu’à ce que l’approche européenne par rapport au programme grec soit réexaminée. Ce type de manoeuvre pourrait bien délier les langues, et lancer un débat qui, je l’espère, mènera à des changements de politique modestes, rationnels, et nécessaires depuis longtemps à travers l’Europe (par exemple, ceux que Stuart Holland, James Galbraith et moi avons défendus). Ces mesures peuvent, vraiment, permettre à des partis comme SYRIZA de combiner une ligne pro-européenne avec des politiques intérieures qui fassent table rase des kleptocraties tant anciennes que nouvelles, donner aux travailleurs une chance de respirer et, dernier effet mais non le moindre, restaurer la foi en la démocratie.

      Les dirigeant de l’Italie, de la France et de l’Espagne ne se sentent peut-être pas encore suffisamment désespérés pour briser le mur du silence au niveau du Conseil de l’Europe. Mais la Grèce est maintenant à ce point misérable et en détresse que son gouvernement a le devoir moral absolu de parler haut, et d’agir. Dans la situation politique actuelle, seul un gouvernement dirigé par SYRIZA peut le faire. Cela donnerait aux portugais, aux espagnols, italiens, et, c’est encore plus important, aux français l’opportunité de changer le discours qui entoure le climat économique de l’Europe.
      Mais, même si personne ne suit la direction de SYRIZA en Europe, un gouvernement SYRIZA aurait encore un rapport de forces suffisant, grâce à son droit de veto, pour non seulement amener des changements plus que salutaires au « programme grec », mais aussi pour forcer l’Union Européenne à repenser sa crise systèmique, et ainsi amener à cette dernière un traitement systémique radicalement différent.

      SYRIZA peut obtenir l’opportunité de transformer la Grèce, et de changer le cours de l’histoire européenne, mais c’est une tâche qui remise l’Odyssée d’Ulysse au rang de balade dans un parc. Il ne sera pas facile de gagner le pouvoir tout en restant fidèle à son agenda radical et en maintenant sa cohésion sur le terrain. Nous verrons si les dirigeants de SYRIZA peuvent réaliser ce miracle. Je pense qu’ils le peuvent, aussi longtemps qu’ils ne se lancent pas dans des promesses idiotes avant la prochaine élection, et qu’ils maintiennent un agenda réellement radical, ciblé sur le fait de faire changer l’Europe en tenant leur ligne avec constance, en proposant aux allemands, aux espagnols, et aux hollandais un agenda européen qui restaure le rêve d’une prospérité européenne partagée.
      ———————————————————————————————————-
      Et pour clôturer , pour les heureux possesseurs d’une liseuse « kindle »…une surprise quasi gratuite : http://www.amazon.fr/gp/product/B00P9G0NBG?psc=1&redirect=true&ref_=oh_aui_d_detailpage_o02_ { de rien….!…..}

      1. Merci de partager au lieu de nous dire « allez vous informer! » 🙂
        Comme merlinll vient de le dire, ce texte existe en pdf, et Pierre Lang nous a donné les liens de deux versions, celle-ci, la courte, et l’autre plus fournie, l’édition papier, 5 euros aux Petits Matins, 73 pp., avec un troisième auteur, le fils Galbraith.

  15. J’ai une grille de lecture différente:
    Il me semble, que tant d’un point de vue économique(taux de change unique, impossibilité de dévaluation, en zone euro,absence de protectionnisme) que géopolitique, les Etats-Unis ont intérêt au maintien de L’Union européenne et de la zone euro.
    Or, une sortie de l’euro, pour les grecs, créerait un précédent, engendrant probablement d’autres sorties futures.
    Par conséquent, les USA trouvant avantage au maintien de la zone, souhaite logiquement que la Grèce obtienne gain de cause, condition de son maintient dans la zone et consécutivement de la non dislocation de celle-ci.
    Ce qui explique la déclaration de Obama.

    1. Par conséquent, les USA trouvant avantage au maintien de la zone, souhaite logiquement que la Grèce obtienne gain de cause, condition de son maintient dans la zone et consécutivement de la non dislocation de celle-ci.

      Je plussoie. Leur tenir la tête hors de l’eau, sans plus.

  16. Cheval de Troie de la Russie ou des EU ? Les deux sont sans doute possibles la Grèce ayant des affinités aussi bien avec l’Empire de l’Ouest que de l’Est. Avec les EU outre l’importante communauté grecque (remember Doukakis), ils partagent le fait d’avoir été une thalassocratie qui a inventé l’économie monde, tandis que la Russie a repris le flambeau byzantin et compte également une importante communauté grecque.
    En tous cas quels que soient ses appuis extérieurs la Grèce semble bien décidée à adopter la technique du cheval de Troie, sans qu’on puisse encore savoir ce qu’il y a vraiment à l’intérieur du canasson.

      1. Aucun des deux. Il était question d' »affinités » pas d’éventuelles sombres magouilles.
        La Grèce est excentrée, un peu comme l’Angleterre, à l’égard du reste du continent, ce qui lui laisse d’importantes marges de manoeuvre en matière d’alliances extérieures.

    1. Europe’s decision to open up public consultations on ISDS gave the opposition space to congeal public opinion, and the anti-trade forces appear better organized and possibly even better funded than business groups.

      Je cite cette phrase étonnante tirée du lien vers l’Ecipe tweeté par Paul à propos du plantage en cours, très « démocratique », du TTIP.
      Je constate qu’on n’a guère lu que la très démocratique consultation à propos des tribunaux arbitraux prévus par le TTIP avait plus que porté ses fruits pour les antis (nombreux, 150 000 réponses…), puisque du coup, même sur l’accord déjà signé avec le Canada, l’UE va revenir en arrière à propos des ISDS…
      Alors lobbyistes ? « better funded » ?

      1. vignole:
        Je constate qu’on n’a guère lu que la très démocratique consultation à propos des tribunaux arbitraux prévus par le TTIP avait plus que porté ses fruits pour les antis (nombreux, 150 000 réponses…), puisque du coup, même sur l’accord déjà signé avec le Canada, l’UE va revenir en arrière à propos des ISDS…

        des sources stp

      2. Fais comme moi Leboutte, informe toi. Sors de tes sacro-saints Mermet/Toussaint/Lordon/Halimi.
        Je retrouve pas l’article sur le Canada mais le tweet de Paul vers l’Ecipe te confirmera le plantage du TAFTA et la ratification (en l’état, c-à-d sans révision de l’ISDS) de l’accord Canada/UE à Strasbourg est désormais très douteux.
        Alors ? T’avais participé comme Paul à la consultation citoyenne européenne sur la procédure arbitrale du TAFTA, toi, citoyen Leboutte ?

      3. Moi j’ai participé, et pas en copié-collé. Je suis fier de ça, et du résultat aussi.
        On peut retrouver qqe part sur le site de l’UE l’ensemble des réactions ? j’ai cherché mais je n’ai pas trouvé. Bon ça m’étonnerait qu’ils fassent de la publicité. J’ai gardé une une copie des 11 pages en Word que je leur ai envoyé à la figure mais ça me ferait plaisir de les lire sur leur site, hahaha ! :))

        (Merci à Paul d’avoir relayé cette réaction, et à tous les autres qui ont participé aussi).

      1. ci pour la carte mais j’ai un peu parcouru les deux au début des années 80 (Thatcher en GB, les socialistes de la gauche dite « authentique et radicale » du premier gvt Papandreou senior en Grèce). Strictement rien à voir. Pis j’allais en car « Magic Bus » jusqu’à Athènes mais en ferry jusqu’à Douvres, un infime détail.
        Allez, pour vous faire plaisir, disons Chypre ou Malte, à la limite, mais le parallèle Grèce/RU, vraiment, non.

      2. Brexit à l’agenda en Angleterre, Grèce première candidate à l’ostracisation/euro.
        C’est peut-être un début de point commun.

      3. Entre une hors € qui voudrait peut-être se barrer de l’UE et une dans l’€ qu’on virerait bien peut-être de l’€zone, j’vois pas trop l’air de famille,

      4. Le point commun c’est la revanche de l’histoire et de la géographie sur l’utopie technocratique et la postmodernité à la mode allemande.

      5. Le point commun c’est la revanche de l’histoire et de la géographie sur l’utopie technocratique et la postmodernité à la mode allemande.

        Ah oui mais c’est bien sûr ! Que n’y ai-je pensé… Je vais de ce pas féliciter madame Histoire et madame Géographie pour ce retour pétaradant autant qu’inespéré.

  17. Pour qu’Obama, et certains gros banquiers commencent à accepter l’idée d’un haircut des dettes de la Grèce, il faut un moteur. Induit par une volonté toujours plus affirmée des peuples et autres BRICS de se sortir d’une situation post WW2 qui profite principalement aux USA.
    Leur situation monopolistique s’effrite et l’épisode grec, comme indiqué un peu partout, en représente peut-être un pivot majeur (ça c’est pour les historiens du 22e siècle). La peur d’une situation hors contrôle fait donc sortir les US du bois. Que les idées de Keynes jouent un rôle dans l’avenir, c’est à voir, ça se jouera sur le réél, en réalité le virtuel : celui trop occulté de la masse financière incalculable qui pèse sur tout ceci. Un masse qui, à la grosse louche, représente pour moitié les retraites des rentiers occidentaux.

    1. Y’a que les banquiers grecs et des citoyens de l’UE non grecs qui craignent un haircut, WS s’en contrefout, tout autant le retraité Ricain ou Hollandais – quoique Pigasse comme Varoufakis n’envisageraient, paraît-il, un haircut que sur ce qui est détenu par les états européens; même pas les banquiers grecs alors…
      Pis de toutes façons y’aura pas d’haircut, ça on en est sûr. Le rééchelonnement sur 50 ans ou plus avec intérêts réduits au max est infiniment préférable pour tout le monde. Ce sera fait dès que possible. En attendant ça, c’est Dragui qui paye les factures de Tsipras via le ELA.

      1. La dette grecque a été restructurée en mars 2012. Les créanciers privés avaient alors accepté une décote de 50 % à 75 %, ce qui a permis d’effacer 100 milliards d’euros d’obligations grecques. Dans le même temps, le pays a touché 240 milliards d’euros d’aides de la troïka.
        Depuis cette restructuration de 2012, la dette grecque a aussi profité de nombreux aménagements. La maturité des prêts du FESF a ainsi été allongée de quinze à trente ans. Le taux des prêts bilatéraux a également été baissé (il est aujourd’hui de 0,56 %).
        Résultat, la maturité moyenne de la dette grecque est aujourd’hui de seize ans, contre sept ans pour la dette française. « Et son coût moyen est de 2,26 % seulement, soit moins que celui de la dette allemande, à 2,37 % », calcule Thibault Prébay, chez Quilvest Gestion.

        Le Monde.fr de ce jour sur la dette grecque… En fait ils font mieux que les allemands ! …

      2. L’Allemagne devrait engranger un excédent courant de 252,30 milliards d’euros en 2014, selon l’Ifo.

        Info du jour sur le net.

        Je disais donc les Grecs mieux que les fritz, mais bon pas sur tous les plans ! Y déchirent leur race question accumuler de l’excédent les germains ! Bon quand t’es monté dans une BM, ou que tu as vu marcher une machine outil industrielle, tu comprends pourquoi, le reste fait super cheap en comparaison et moins classe …

        Vont-ils accepter , de se faire plumer, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, pour la Grande Europe, les casques à pointes ?

      3. Concernant les difficultés de la France :

        Les candidats à l’explication d’une telle situation sont nombreux : absence de politiques d’offre compétitive, politique industrielle inadaptée, forte progression du SMIC dont le rôle normatif a dynamisé les salaires, concurrence et flexibilité insuffisantes sur les marchés des biens et du travail…

        Tiré de votre joli lien Juan ! Ca va jaser 😀

        Bon en tout cas, les boches eux ils ont les moyens financiers de leurs ambitions. Mais ont-ils simplement une ambition ? La dernière avait engagée le pronostic vital de beaucoup de voisins…

    2. Naturellement les Etats-Unis observent ce qui se passe en Grèce. Que le capitalisme américain – malgré la fausse reprise dont on nous rabat les oreilles – soit affaibli, c’est probable, démontrable. Qu’il soit à l’agonie c’est moins évident. Plutôt le déclin progressif.
      Les autorités américaines sont condamnées à ménager la finance internationale dont elles sont représentantes. Là-dessus il faut surtout relireFrançois Leclerc.
      L’idée des « décideurs » financiers, en Europe, est d’user le nouveau gouvernement grec, qui est pour eux source d’instabilité (il y a déjà la guerre en Europe…) en jouant la montre, en faisant trainer toute prise de décision. Air connu. Il faudra un nouveau coup d’état militaire pour finir le job ? Cela s’est déjà vu….

      1. (…) il y a déjà la guerre en Europe (…)

        Seigneur Dieu ! Et où donc ?
        On en me dit jamais rien à moi… 🙂

      2. Ar C’, t’es de Mars ou Vénus ? Les près de 6000 morts de la guerre russo-ukrainienne en cours, c’est sur Neptune ?

    3. @Michel Gaillard
      a masse financière incalculable qui pèse sur tout ceci. Un masse qui, à la grosse louche, représente pour moitié les retraites des rentiers occidentaux.
      quels retraités ?
      et combien de divisions ?

      1. a) les retraités eskimos, si j’arrive à me relire….
        b) plutôt que division, intéressez-vous à la multiplication des pains, plus précisément la notion de « rendement », telle que développée, poussée et peaufinée ad nauseam virtualis par les gérants de fonds de pension de l’occident.

      2. Leboutte vit encore au pays de Mickey, Minnie, Donald, Dingo, Pluto, Riri, Fifi, Loulou, Bambi, plus Picsou et Karl Marx. Il n’a pas encore réalisé ce que représentaient les dizaines de milliers de milliards de dollars des fonds de pension et équivalents (jusqu’au fonds souverain norvégien) investis dans son monde, ni qui ils représentaient, i.e des centaines de millions de retraités et futurs retraités occidentaux, très souvent fonctionnaires ou ex (ex: Calpers évidemment), comme lui d’ailleurs…

      3. (Julien, tu laisses passer ça? 🙂 )

        …Il y a encore des retraites par répartition, non?
        « Les » retraités, ça me paraît un peu vite dit.

      4. Et oui ! Alors que ta diatribe sur le « peuple élu » pour justifier en quoi parler de « pieuvre GS » est très bien, poubelle.
        L’explication charitable, c’est évidemment que je suis cyclothymique.

      5. Pour ce qui concerne les seuls fonctionnaires d’Etat en France, les pensions sont gagées sur les ressources émanant des cotisations et du budget de l’état . Leur diminution ( ou augmentation , plutôt stabilité depuis 4/5ans ) est donc conditionnée à une décision autoritaire dans le cadre de l’élaboration du budget annuel de la nation .

        Pour ceux qui se sont constitué une retraite complémentaire ( par capitalisation ) ,les aléas de la bourse sont par contre au rendez vous sur cette part là .

        http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2015/pap/pdf/jaunes/jaune2015_pensions.pdf

        Lees retraités de la FP ont en principe plus à craindre d’une inflation galopante que de désastre boursier ,du moins en impact direct et immédiat .

        Pour les non FP et partie de la FP, les difficultés sévères (capitalisation et/ou répartition ) sont de toutes façons à l’horizon 2020/2025 ainsi que pour les mutuelles santé ou assurance .

        Tout pousse donc à une inflation forte sinon galopante .

  18. Bonjour,

    Je signale que Yanis Varoufakis, économiste hors norme qui a du s’exiler aux USA en 2011, ex-conseiller de Jacques Delors a écrit (2012-2014) un autre petit livre qui coûte 5 € (préface de Michel Rocard), dans lequel il explique comment résoudre la crise Européenne en quelques semaines, sans modifier quoi que ce soit aux traités européens.

    Modeste proposition pour résoudre la crise de la zone euro
    Résumé 20 pages PDF
    Imprimé 80 pages ou eBook

    Il semble que sa solution soit déjà en bonne voie.

    D’où sa menace prise pour un coup de bluff de refuser le prêt de 7 milliards à venir et qui cache de façon sibiline ce qu’il a derrière la tête.

    Déclaration de Juncker

    Il va devenir de plus en plus intéressant de voir comment un type honnis de tous qui a le rapport de force contre lui, va arriver à retouner l’establishment comme une crêpe.

    (à suivre donc…)

      1. Varoufakis même pas honni de vigneron et de quelques autres, mais juste complètement inexistant quand l’accord gouvernemental avec les Grecs Indépendants bouchait totalement leur horizon… 🙂

      2. C’est ça Leboutte, sauf que j’en causais déjà de Varoufakis, précisément pour dire qu’il n’avait pas spécialement l’air ni le discours d’un caniche (« même si tout à fait rocardo voire deloro-compatible » ajoutais-je – et donc potami-compatible) et que ce genre de gars suffisait amplement pour marquer son opposition aux positions allemandes dans les négos sans avoir à se flanquer d’un allié national-popu qui traite Merkel de nazie.

      3. Il n’y a qu’à voir le « smart debt engineering » plan présenté par Varoufakis :

        – swap de bons indexés sur la croissance pour les partenaires européens détenteurs de la dette grecque ;
        – swap de bons perpétuels (oui, oui, il a osé !) pour la dette détenue par la BCE.

        Ding dong.

      4. Julien, t’as vu que, « contre toute attente », c’est encore Pigasse/Lazard qu’ont été à nouveau choisis pour conseiller Tsipras/Varouf, comme pour Papandreou ? Tain, s’il réussissent leur « smart debt bidouillage » comme décrit, après le coup de 2011, et Pigasse aura son buste place Syntagma ! 🙂
        Ps : à ton avis, est-ce qu’ils vont prendre plus cher de commission qu’en 2011 nos Lazard’s boys ? J’aimerais ben voir le devis…

    1. La Modeste Proposition ne ferait que relancer la machine à concentrer les richesses sur un mode plus soft. Ce qui à terme conduit au même résultat.

  19. Ne nous efforçons pas de décortiquer toutes les déclarations successives des uns et des autres pour en tirer des conclusions définitives. L’ennemi de Hollande était bien il y a un peu plus de deux ans « l’ennemi de la finance » Une fois au pouvoir l’objectif que l’on s’est assigné doit être atteint. Il faut jouer serré, une véritable partie de poker. Alors on peut faire évoluer ses déclarations par pure tactique. Faut-il en déduire que l’on a là la pensée profonde de l’auteur. Personnellement je m’en garderais bien. voyons dans quelques semaines si l’objectif est atteint. Cela ne suffit-il pas pour l’instant ?
    Quant à l’alliance avec ANEL (pro-russe ou pas) ils partagent pour l’instant l’essentiel la fin de la rigueur? de la misère pour le plus grand monde et c’est vraiment l’enjeu du moment.

    1. ANEL ou pas, c’est pas pour tout de suite la fin de la rigueur. Un adoucissement de la rigueur tout au plus. Va falloir faire rentrer les impôts là…

      1. Certes mais avouez qu’il y a déjà du mieux (salaire minimum, abandon du forfait de 5 euros pour se faire soigner etc…) et qu’elle aurait été la situation si Samaras avait remporté l’élection ? Ce nouveau gouvernement semble déterminé (je dis bien semble) alors nous verrons ce qui est possible. Si tout continue comme avant alors la plupart des populations des pays de l’Europe peuvent déjà se résigner à payer toujours et encore pour l’oligarchie et à devenir des esclaves post-modernes. Quand on pense que le 2ème pays Européen n’a su que plier, on peut toujours espérer qu’un des plus petit pays saura gagner. David contre Goliath sera ou non une réalité.

      2. Oui, Maud, j’ai bien dit « adoucissement ». Mais ne vous faites pas d’illusions; Tsipras n’espère pas obtenir plus de 3 ou, grand maximum, 4 milliards sur le service de sa dette (sur une petite dizaine de milliards d’intérêts aujourd’hui, ce serait déjà très très bien). Un quart ou un tiers au mieux de son programme serait financé. Le reste faudra aller le chercher euro après euro, avec les dents et dans des poches grecques (à moins d’aller frapper chez le bon tonton Mario qu’a jeté la clef du coffre dans le Main). C’est moins facile et beaucoup moins payant politiquement qu’à Francfort ou Bruxelles, voire à Berlin.

      3. (…) faire rentrer les impôts (…)

        Faire rentrer l’impôt n’est pas synonyme de rigueur. Il peut même être une source de justice sociale. Tout dépend dans quel poche se sert l’état.
        Il me semble que Syriza est clair sur ce point : L’Eglise Orthodoxe et les armateurs.
        Y parviendront-ils ? Wait and see !

      4. Ar C’hazh, moi quand on me parle d’un gvt de gauche grec promettant de taxer ses armateurs, j’ai un peu l’impression d’entendre un gvt de gauche français promettant de mettre un taux d’accise sur le pinard aussi haut qu’en Norvège.

    2. Vous avez compris Maud?
      Docteur vigneron vous dit
      ne vous faites pas d’illusions; Tsipras n’espère pas obtenir plus de 3 ou, grand maximum, 4 milliards sur le service de sa dette (sur une petite dizaine de milliards d’intérêts aujourd’hui, ce serait déjà très très bien). Un quart ou un tiers au mieux de son programme serait financé. Le reste faudra aller le chercher euro après euro, avec les dents et dans des poches grecques (à moins d’aller frapper chez le bon tonton Mario qu’a jeté la clef du coffre dans le Main). C’est moins facile et beaucoup moins payant politiquement qu’à Francfort ou Bruxelles, voire à Berlin.

      Pfff…

  20. Pour les USA, il était évident dès le départ que la réunification économique et monétaire de l’Europe occidentale ne pourrait réussir à long terme , non seulement à cause des différences économiques , culturelles et structurelles entre les diverses économies, mais aussi de sa faiblesse militaire stratégique (donc aussi monétaire) au niveau mondial … Une centralisation du pouvoir en Europe (avec un maximum de pays-sauf la Russie..) a toutefois bénéficié de l’aval des Etats-Unis parce que cela facilitait son pouvoir d’influence via des lobbies puissants sur le continent entier dans un lieu de pouvoir spécifique et déterminé . Ajoutons à cela que, souvent pour des raisons personnelles et carriéristes, beaucoup d’Européens travaillant au sein du pouvoir européen ont poussé eux-mêmes l’Europe vers une américanisation dans tous les domaines… Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, la copie est inférieure à l’original ; c’est pour cela qu’au niveau international , économique, financier et stratégique, au lieu de réaliser le rêve européen, c’est le rêve américain qui s’est concrétisé.

  21. le seul truc qui pourrait quand meme faire tomber les lecteurs du blog de leur chaise, c’est de prendre les déclarations d’Obama au pied de la lettre. C’est quand même pas en France qu’on va être surpris du grand écart quasi systématique entre les paroles et les actes, c’est valable aussi chez eux ^^

  22. Dans « Le Minotaure planétaire: L’ogre américain, la désunion européenne et le chaos mondial »
    Varoufakis soutient que tout tourne autour du recyclage des excédents (lire redistribution), ce qui est justement le problème des inégalités qui nous préoccupe.

    Pour lui, il y a avant 1971 (30 glorieuses) où les USA en excédent commercial recyclaient ces excédents en investissant dans le monde, dans un contexte d’hégémonie où il distribuait et gérait les cartes. C’est ce qu’il appelle Le Plan Mondial.

    Après 1971, les USA se sont retrouvés en déficit commercial. C’est à ce moment que le Minotaure Planétaire est né, implémentant un flux continu de capitaux pour financer sa dette jumelle (déficit commercial et dette publique). Le système décrit est assez chiadé !

    YV a revu et corrigé son livre de 2011 fin 2014 en ajoutant un chapitre pour analyser son diagnostic précédent. Pour lui, le Minotaure américain est bien mort en 2008 et a donné place à ce qu’il appelle la « faillitocratie ».

    Avant de commenter le livre, et éventuellement le condamner ou condamner son auteur, je pense qu’il faut lire absolument ce livre qui est vraiment éclairant. A mon avis, il donne les clefs.

    De temps en temps, l’histoire met un homme hors du commun sur la route. J’espère qu’il en est un. Si celui-ci échoue à relever la Grèce, il explique lui-même dans son livre comment les pays d’Europe vont tomber l’un après l’autre non pas comme des dominos, mais comme une cordée d’alpinistes dévissant l’un après l’autre.

    Il va certainement bien expliquer à Merkel, que si elle ne comprend pas, l’Allemagne sera la dernière à tomber, mais qu’elle se noiera finalement avec les autres…

    Enfin, il me paraît clair que YV n’a pas une sympathie particulière pour les USA, car il est conscient qu’à un certain moment, les USA ont compris que pour rester au-dessus de la mêlée, il fallait fiche une pagaille contrôlée au dehors…

    1. Lang,

      car (Varoufakis) est conscient qu’à un certain moment, les USA ont compris que pour rester au-dessus de la mêlée, il fallait fiche une pagaille contrôlée au dehors…

      Il est « conscient  » ? Ah bon ? Il vous l’a dit sur l’oreiller ou bien vous avez du matos à nous montrer ?

    2. On attend cet extrait décisif Lang.

      Pourquoi faire? C’est évident que c’est là l’intérêt des friqués. Diriger le monde depuis les USA est idéal: peuple acquis à leur idéologie, jamais de contestation ou si peu, puissance militaire de premier ordre, c’est le top.
      Et pour mieux dominer il suffit d’affaiblir les autres. C’est compris vigneron?

      1. Je t’explique Gagnot : ton opinion le monde s’en tapote les joyeuses, ok ? Je sais que tu le sais puisque tu t’en lamentes abondement. De celle de « Super Varouf » il se tâte encore avant de savoir s’il peut s’en tapoter.

      2. Mon cher Vigneron, votre agressif avis n’a guère plus d’importance que celui d’un poivrot rotant son gros rouge: vous n’êtes bien évidemment pas dans le secret des dieux et vous n’êtes guère plus malin que la moyenne des commentateurs ici.

        Apprenez donc, au minimum la courtoisie. Mais il serait mieux fassiez preuve d’un peu de modestie et d’une conscience un peu plus ajustée à la réalité de vos capacités intellectuelles…

      3. @ DG /Traduc soft : tu frises tout le temps la tautologie, la circularité, on a facilement l’impression (àa cause du ton ? ) que deux de tes arguments renvoient au 3eme… d’où un effet so what.
        Est-ce que Pablo Iglesias ne dit pas qu’avant d’imposer ses catégories aux autres, il faut trouver un langage qui convainc qu’il y a une raison de bouger les lignes ?

      4. Il y a du vrai dans ce que vous dites. Mais opposez moi des arguments que diable! Sinon, ça sert à quoi ces discussions?

  23. Les Etats Unis regardent avec inquiétude, leurs futurs consommateurs européens se transformer en une population de pelés et de tondus.

    Ils se sont cassés la tête pour que le « lissage » entre eux et ces pays soit le plus avancé possible.

    Ils se démènent pour mener à bien le TAFTA.

    Tout cela pourquoi, si la récession emporte l’Europe ?

    Alors évidemment, leur politique étrangère pourrait se cantonner à l’OTAN et l’affaiblissement de la Russie, tel que nous le vivons actuellement.

    Mais leur puissance ne fait pas dans la demi-mesure, la globalité de leur politique doit être menée à terme.

    Il est bien évident que Tsipras fait peser dans la balance ses relations Gréco/Russes, cela, uniquement pour avoir le soutien des US face à une Merkel intransigeante.
    Dès que la moindre faille Allemande s’annoncera, ils s’y engouffreront, entraînant le reste de l’Europe avec eux.

    Qui est dupe ?

  24. Pythagore, ancêtre de Tsipras avait dit: « Donnez-moi un levier et je soulèverai le monde ». Le capitalisme sauvage à complété la définition: « Donnez-moi un levier et j’effondrerai le monde »

    Depuis vendredi, Varoufakis distribue des coups de bâton aux gens peu raisonnables et des carottes à ceux susceptibles de devenir raisonnables. Il dit les mêmes choses depuis des années notamment sur son blog mais sa nouvelle estrade de ministre lui donne une résonnance qu’il n’a pas eu à ce jour. A l’orignine, Varoufakis est mathématicien et statisticien et il a des centres d’intérêt qui fournissent des clés pour comprendre ce qui se passe ces derniers jours: http://yanisvaroufakis.eu/books/game-theory-a-critical-text/

    Sur un plan stratégique, la force de la « carte russe » c’est justement de ne pas être secrète mais d’être visible par tous et de privilégier une attitude de réflexion plutôt que de pulsion. Abattue, elle signifie que le Monde fait un bond de 75 ans en arrière sur une planète qui ne peut plus se permettre ces frivolités. Toute personne raisonnable, Russes et Chinois compris, le savent et ont tout intérêt à ne pas la voir jouée.

    La question maintenant c’est effectivement qui décideront d’être les USA? Obama, Jeb Bush, la NSA, la Chambre de commerce, Wall Street, les néo-cons qui encerclent Hillary Clinton ou… l’esprit Occupy.

    En définitive une petite correction personnelle, la carte de voeux de Tsipras est: We need another US. Il y a aussi des gens raisonnables aux Etats-Unis, à eux de se faire entendre.

    1. A vous lire, on dirait que vous anticipez le retour des colonels via la NSA.
      C’est de la pure fantasmagorie, les colonels sont morts et enterrés pour la plupart.
      Quant à l’influence de la NSA sur les grecs, ce serait amusant de les voir s’ingérer ouvertement dans les affaires de l’UE aussi ouvertement qu’en Ukraine ! Quoique.

      Seul point en accord avec vous : le levier. Tsipras semble s’y prendre pas trop mal.

      1. Vous avez du lire quelqu’un d’autre ou alors vous répondez à un commentaire que vous voudriez que j’eusse fait et que, je vous assure, je n’ai pas fait.

      2. La démocratie italienne en sait quelque chose, de l’influence US. Une partie de ce genre de chose est rééditable en Grèce, par des opérations de l’échelle de la privatisation du Pirée (qui était parti pour aller aux chinois, mais qui sait…)

      3. Quand Papaandréou a fait mine de vouloir organiser un référendum sur les mesures « d’aide » concernant la Grèce, il a lui-même relayé des rumeurs de coup d’état. Ce n’était peut-être pas un fantasme…

    2. La carte russe est juste injouable pour un pays seul. L’isolement se paye très cher en diplomatie, encore plus à Bruxelles.
      Pour Varoufakis, attendons la suite. Un expert de l’équilibre de Nash ne fait pas nécessairement un bon négociateur. Pis c’est surtout avec Tsipras qu’il va devoir négocier, sans lui faire plus d’ombre qu’il ne lui en fait déjà…

      1. Je reformule: la carte russe n’est jouable pour personne si on reste dans la sphère de la raison.

        Varoufakis nous dit: « dans la raison il y a des solutions, hors d’elle il n’y que le chaos. Nous Grecs, connaissons déjà le chaos et nous vous déconseillons fortement d’emprunter ce chemin.  » Il a aussi dit la Troika n’est pas raisonnable, nous cherchons des interlocuteurs qui oseraient l’être.

      2. Tout à fait, Vigneron.
        La carte russe est injouable en solo et à mon avis à double ou triple bande sur le plan politique :
        1) elle donne le change au dit parti ANEL sans laisser trop d’espoir de puissance à ce dernier
        2) l’alliance avec ANEL / Russie dégage la route des compromissions en montrant une détermination forte, c’est tout
        3) il pourra toujours être temps de revenir à une alliance plus « démocratique » le moment opportun

        Ca va devenir intéressant quand les lignes UE vont commencer à bouger et elles ne peuvent que bouger. Où en premier ? That is THE question !

      3. Ben quoi ? Si l’Europe s’est plié dès 79 à l’injonction de Giscard, selon qui « on ne refuse pas l’entrée à Platon » c’était pas pour se retrouver aujourd’hui avec des responsables politiques grecs déraisonnables.

      4. La carte russe est déjà jouée et à ce jour par un seul pays.
        Peut-être par celui qui est en la meilleure position pour la jouer: territoire des fondateurs mythiques de la démocratie et d’une bonne moitié des sources de la culture occidentale (j’ai dit territoire!), alphabet cyrillique, religion orthodoxe, et …zone euro – ce qui est très drôle d’un certain point de vue, tant la zone euro fait plouc dans le contexte! Boris Vian nous chanterait ça à nous dévisser les mâchoires.

        (Pensons aux Baltes ou ex-communistes, tous plus ou moins pétrifiés par l’ours russe, et non sans raison.)

        Et jouer la carte russe, ça veut dire quoi? Personne sur ce blog n’en sait rien. Le gouvernement Tsipras même ne sait pas exactement. Il sait en user à son avantage dans l’immédiat, ce qui est de nature à réjouir tout ami de l’homme, et il va continuer à en user selon les besoins.

        C’est un vrai plaisir, ce spectacle.

        Personnellement je me régale.
        Mais pas d’un certain nombre de commentaires rabat-joie sur ce blog!

  25. En gros, avant de parvenir au pouvoir Tsipras et Hollande tenaient des discours proches. Contre la finance en général. On a vu ce que cela a donné en France. Une capitulation en rase campagne.
    Néanmoins, il me semble que cela peut s’expliquer parce qu’en 2012 la proportion de français en souffrance et la dégradation de la société étaient encore insuffisantes. ( Point de vue cynique, d’accord). De plus les français n’étaient pas assez solidairement organisés pour que le gouvernement joue son va-tout. Ce dernier croyait encore à la possibilité du redressement, fut-ce au prix de  » quelques sacrifices ». Et il y croit encore. Et nous ne nous organisons toujours pas politiquement et surtout socialement.
    Il en va autrement, selon moi, en Grèce. Elle pourrait être désireuse de procéder autrement et paradoxalement en avoir les moyens. Il est vrai que le pays est dans un état de délabrement avancé mais et surtout, les grecs ont mis en place une nouvelle organisation informelle reposant sur l’entraide, la relocalisation d’activité et une nécessaire sobriété. Un avant goût de ce qui nous attend tous. Une arme formidable pour un gouvernement qui doit ainsi ménager moins d’intérêts contradictoires. Quelle arme ? Quitter l’euro avant de se reposer la question de sa place en Europe.

    1. Ils ont la force de la honte, qui est celle de la justice. Honte de voir des hostos se fermer, de voir à l’échelle des semaines et pas des années la précarité se faire grand jour et s’amplifier.
      Après, tout cela ne reste pas pur, certes.

  26. Le coupable va aider la victime ?
    Les penseurs et philosophes US (les « économistes » sont exclus) vont accoucher d’une théorie bien ciblée qui va emporter les convictions des puissants et redresser les torts crées par l’école de Chicago ?
    Spécialement pour la Grèce?
    Bon, peut-être pas des intellectuels mais des banquiers, du genre de la Pieuvre GS ?

    Ce n’est pas une carte secrète, pas même un joker. C’est une victoire de l’ espérance sur l’expérience. Quand tout le monde vous laisse tomber, s’accrocher aux brindilles est le seul frein avant le gouffre.

    Des fois, être Grec, c’est pas facile.

      1. Du tout, du tout pas.
        Références , quelques unes parmi plusieurs:

        http://www.journaldunet.com/economie/magazine/les-anciens-de-goldman-sachs/
        Article titré : La pieuvre Goldman Sachs
        ou
        http://www.liberation.fr/economie/2010/02/20/une-pieuvre-fortifiee-par-la-crise_611131

        L’article fondateur, pour moi, de Matt Taibbi, « The Great American Bubble Machine », Rolling Stone,‎ 5 avril 2010, donne aussi l’idée d’un réseau ou d’une toile ( de l’ « universelle araigne », Louis 11…).
        Cette banque ne devrait pas être oubliée dans cette affaire.

      2. Daniel, je fais le sous-titre puisque vous n’avez pas saisi la réplique de Vigneron : la « pieuvre » était un symbole utilisé par le régime nazi pour dénoncer l’emprise des juifs sur l’économie. Goldman Sachs traînait depuis la glorieuse époque de séparation de Wall Street entre banques juives ou protestantes la réputation d’être LA banque juive avec Lehman Brothers (ce qui n’est plus le cas, comme JP Morgan n’est plus LA banque protestante).

        « La pieuvre GS » est par conséquent une expression « malheureuse », oui.

      3. @ Julien Alexandre.
        Vous avez raison.
        La chose m’avait échappée, je l’ignorais presque. Mettez-ça sur le dos de mes lacunes dans certains domaines que je devrais ne pas ignorer. Je n’avais pas pour but de faire un rapprochement indu, vous pouvez m’en croire. L’universelle araigne me va bien, ce faisant j’espère ne pas choquer une personne ou groupe de personnes, victimes de Louis 11. Rien avoir avec les Grecs, tombés sous le joug turc à l’époque. Du moins je l’espère.

    1. Oui, Pierre-Yves, voilà l’essentiel à dire ! Bravo !
      Pour la première fois depuis le début de la crise et sa gestion par les » prêtres d’une religion féroce« , il y a enfin des gens qui se battent courageusement contre eux. Et pour moi la vidéo de la rencontre du sinistre Jeroen Dijsselbloem avec Yanis Varoufakis restera dans les mémoires de tous !
      Tout le reste relève de petites arguties de gens dans leur petit confort qui nient la catastrophe huminatire en Grèce. La Grèce a été humiliée et écrasée par le système néolibéral eurocratique et antidémocratique (cf. l’aveu de Junker, le Parrain fiscaliste) et tout ça pour RIEN comme l’on dit à maintes reprises de économistes, certes très minoritaires, mais qu’Obama implicitement approuve…

      1. «Pour RIEN» majuscule certes, sauf un petit excédent budgétaire primaire qui arrange fort la marge de manoeuvre du gvt Tsipras…

      2. Vous êtes pathétique vigneron ou V-ignoble.

        Mais je vous admire : depuis des jours, à chaque billet, vous montez inlassablement au front. Vous utilisez toutes vos forces, votre érudition, vos connaissances (et je dis tout ça sans ironie) pour prendre la défense du néolibéralisme sous toutes ses manifestations et conséquences. Un travail de Sisyphe sur ce blog.

        Vous avez depuis longtemps chois votre camp : c’est votre droit et la confrontation peut être salutaire. Mais ce que je persiste à trouver très déplaisant, et pour tout dire assez limité, mesquin, c’est votre façon hypocrite et peu courageuse de le faire, toujours un peu en biais et masqué — et le plus souvent avec un grand mépris, votre marque de fabrique, mais ça, ce n’est pas votre faute, c’est lié à votre intelligence supérieure.

        Oui, il y a un excédent budgétaire primaire, et après ? Mais par exemple 500 femmes de ménage du ministère de finances virées, remplacé par un service privé externe (car il faut bien balayer un peu) pour vous c’est « pertes et profits ». Et la liste est longue ; Obama évoque un pays pressuré.
        Mais vous êtes cohérent : en France vous soutenez aussi ces politiques ineptes des Macron et Hollande qui à petit feu détruisent tout notre société et qui n’ont aucun résultat . Mais les faits…

        J’avais un jour décidé de ne plus vous répondre ; faites comme bon vous semble. Pour ma part, j’ai dit — le plus calmement que je le pouvais — ce que j’avais à dire.

      3. Tss tss Seignan, c’est bien Tsipras et SuperVarouf – comme Samaras avant eux – qui, à raison, mettent en avant les excédents budgétaires primaires obtenus au prix du sang, de la sueur et des larmes des grecs sans résultat tangible autre que ce chiffre que tu trouves dérisoire mais qui est leur seul butin, leur seul trophée (et leur seul gage de relative indépendance financière). Il s’agit bien de leur rendre justice de cela plutôt que de verser dans le misérabilisme. Leur atout est là, d’abord là. La preuve chiffrée qu’ils ont mené cette guerre absurde imposée cinq ans durant et qu’ils l’ont gagnée, la preuve d’un immense courage gaspillé, la preuve qu’ils ont gagné le droit désormais de la finir à leur guise : en mettant en oeuvre leurs réformes structurelles et non celles qu’une troïka, quelle qu’elle fût, était évidemment infoutue de leur faire appliquer.

    2. Évidemment!
      C’est ça la seule et unique info du jour!
      Et la seule source de ce fleuve de commentaires, entre coupures de poils en quatre et cynisme triste anti-déception!

  27. La Grèce pourrait demander l’annulation de la partie de la dette correspondant aux sur-taux d’intérêt (écarts ou gaps de taux d’intérêt) payés par l’Etat grec comparativement à ceux payés par les banques privées à la banque centrale, avec une hypothèse de l’ordre de 10% en moyenne/an, me semble t’il sur la période 2008-2015, c’est la moitié de la dette. Les grands Etats et banques centrales hors zone euro (USA, GB, Japon) ont eux monétisé ou fait racheter par la banque centrale une bonne partie de leur dette publique.
    Une autre revendication serait une amende de plusieurs milliards de dollars à Goldman Sachs, puisque ce sont eux qui ont contribué à maquiller les comptes de la Grèce pour la faire entrer dans la zone euro.

    Sur Obama, il ne faut pas oublier que l’électorat et les militants démocrates sont plus axés sur le travail, l’électorat républicain est plus conditionné par les media de la caste financière ultra réac (Fox News, Tea Party…) et sur les intérêts du capital rentier saupoudrés d’intégrisme religieux et de racisme (carte du parti républicain 2008 presque identique à la carte des Sudistes de 1860).

    Obama a aussi intérêt à ce que le système financier ne pète pas de nouveau avant 2016.
    Merkel a aussi dit qu’elle n’enverrait pas d’armes en Ukraine. C’est un bon point.

    1. Une autre revendication serait une amende de plusieurs milliards de dollars à Goldman Sachs, puisque ce sont eux qui ont contribué à maquiller les comptes de la Grèce pour la faire entrer dans la zone euro.

      Ouïe aïe aïe ! Mais évoquer une telle idée en face de Mario Draghi, c’est parler de corde dans la maison d’un pendu 🙂

      Car c’est bien lui qui dirigeait la partie européenne de Goldman Sachs lorsque cette banque aidait le gouvernement grec à maquiller ses comptes.

      Lors de son audition par le Parlement européen avant son entrée en fonctions à la tête de la BCE, il a du répondre à une question sur ce sujet de l’aide de GS à la fraude dirigée contre les Européens..

      Comme de bien entendu, il n’était au courant de rien. Et il l’a bien confirmé.

  28. Il est possible qu’il est des bottes secrètes dans la stratégie grecque , mais pour l’instant , on en est plutôt à :  » si tu ne viens pas pas à Varoufakis , Varoufakis viendra za toi ! ».

    Extraits:

    « Mais si aucun accord n’est possible, ni trouvé ?
    « Alors, je le dis clairement : « la mort est préférable. » Le vrai déficit de la Grèce, c’est un déficit de dignité.  »

    « Qu’entendez-vous par « la mort » ? La sortie de la zone euro ?

    Le terme de « mort » était allégorique. Et comme toute allégorie, moins on l’explique et mieux on le comprend. Quant à la sortie de la zone euro, je veux insister sur le fait que nous avons le droit de rester dans la zone euro. Nul ne peut nous le contester. »

    « La crise de 2008 est une crise comparable à celle de 1929 et l’on se souvient que cette dernière crise a libéré des forces qui ont détruit l’Europe. Or, nous n’avons jamais été autorisés à traiter de cette crise comme d’une crise systémique. L’Europe a toujours insisté sur le fait que la crise en Grèce était une crise grecque. Ce n’en est pas une. Nous devons enfin comprendre que si nous voulons une union monétaire, nous devons créer un réseau de solidarités internes. Une victoire de Syriza serait l’occasion de traiter enfin la crise dans sa vraie dimension. »
    ………………………………………..
    Et pour les feignants , ou ceux qui n’ ont pas le temps de lire , une fiche de lecture du livre de varoufakis à la fin cet article, pour comparer avec le ressenti de mister Jorion

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20150120trib9ab84d48e/la-grece-peut-forcer-l-europe-a-changer.html

    1. Citations:
       » Il y a, depuis le début des années 1990, la volonté du PS de capturer la Bundesbank pour permettre à la France d’être riche au-delà de ses propres limites.  »

       » En réalité, la France est en guerre avec l’Allemagne, et cela conduit à une véritable vassalisation de la France, à la création de ce que j’appelle un « Vichy post-moderne. »  »

      Des déclarations tirées du vademecum, catégorie french bashing ( petit manuel des idées toutes faites, en vrac et prêtes à l’emploi, à l’usage du parfait Anglo-Américain, entre amis, en réunion ou cocktail ).
      Il est vraiment britanno-centré…

      Mais il a (encore) changé d’avis: les USA, c’est fini.

       » le « Minotaure » est en train de mourir. La croissance américaine actuelle ne peut cacher deux réalités : les emplois créés sont souvent des emplois précaires et le recyclage des excédents créés par les déficits américains à Wall Street n’est plus possible. »

  29. Les copains US sont de retour

    « Rappelons qu’en décembre 2010 un accord a été signé entre Israël et Chypre en vue de faciliter et de poursuivre les recherches off-shore d’hydrocarbures – de part et d’autre – dans la partie orientale de la Méditerranée … de gigantesques réserves de gaz ayant été alors découvertes dans la zone. Selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements « Léviathan », « Tamar » et « Dalit » se monteraient à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.
    Le groupe américain Noble Energy, alors principal opérateur du site indiquait alors pour sa part que les réserves du gisement offshore de gaz naturel au large d’Israël baptisé Léviathan étaient estimées à 450 milliards de m3.
    « Cette découverte fait potentiellement d’Israël un pays exportateur de gaz naturel », avait alors souligné David Stover, haut dirigeant de Noble Energy, société basé à Houston, Texas. Confirmant ainsi les propos du le ministre israélien des Infrastructures nationales Uzi Landau. Lequel avait affirmé qu’ Israël pourrait devenir un exportateur de gaz … vers l’Europe … au grand dam de la Russie. « Nous sommes d’ailleurs prêts à collaborer à un tel projet avec des investisseurs étrangers, mais aussi avec la Grèce et Chypre« , avait-t-il même précisé. »
    Elisabeth Studer

    Total abandonne la prospection, poussé ou contraint ?

  30. Ce qui perdra la Grèce c’est la Bulgarie ! Parce qu’aucun pays européen ne peut s’aligner sur des salaires aussi … « compétitifs ». La marge de manœuvre grecque est juste inexistante sur le moyen terme, question de frontières.

  31. (De mon voyage en décalage horaire.)

    Pfff!
    Quel foutoir [les commentaires sur] ce blog !

    Les discussions sur la finance, c’était plus cool, non?

    Pourquoi les avis éclatent-ils à ce point ?

    Le gouvernement grec d’aujourd’hui s’attaque à ce qui est globalement reconnu sur le blog de Paul Jorion comme une horreur foireuse.
    Ce gouvernement le fait avec un talent certain!
    François Leclerc ne le cache pas.
    Paul Jorion se plonge dans un des livres de Yanis Varoufakis.

    Varoufakis au quotidien a un talent qu’aucun de ses livres ne peut résumer: c’est une règle plutôt universelle.

    Et comme il est au coeur d’une agitation cruciale, Yanis va continuer de surprendre et de créer. Quoique nous disions: « eppur se mueve. »

    Au final, une seule attitude est productive: la bienveillance.

    (Les ricaneurs peuvent s’abstenir! Ils sont bien trop prédictibles.)

  32. Résumons:

    Suite aux élections, la Grèce est en capacité de faire exploser l’Europe, patiemment construite depuis les USA et WW2 pour affaiblir l’URSS, puis ensuite affaiblir les nations européennes dont certaines, et en particulier la France, on parfois tendance à perturber la paix des Friqués.

    Car les Friqués dominent le monde depuis les USA, terre acquise de tous temps à leur idéologie.

    Donc, ne voulant surtout pas voir exploser ce magnifique outil de leur domination qu’est la construction européenne, ils utilisent leur marionnette Obama pour calmer le jeu.
    Car leurs trop zélés zamis aux manettes de leur Europe, ont bien failli tout faire péter en appuyant trop fort sur les grecs. Donc, ils vont faire en sorte de sortir la tête de la Grèce hors de l’eau.

    Mais cet incident est fâcheux car c’est un précédent. Il se pourrait bien que cette histoire se répète ailleurs en Europe. Il pourrait alors se former un bloc européen anti-[cette construction européenne]

    Le pire est qu’un phénomène joue contre les Friqués: le développement technologique.
    – Il supprime le travail qui est (était) un merveilleux outil pour tenir les masses tranquilles,
    – Il offre des moyens de communications incontrôlables, qui permettent aux masses de s’organiser pour contrer leurs manœuvres.

    Une autre ère s’annonce, qui pourrait bien voir les cartes se redistribuer.
    Enfoncer les masses dans la misère pour mieux les dominer, est plus problématique qu’ils ne l’espéraient.

  33. Bonjour,

    Une des idées de Yanis Varoufakis est de mettre l’Allemagne (excédentaire) dans une position qui singe celle des USA pendant les 30 glorieuses, à l’échelle européenne. A cette époque, les USA recyclaient leurs éxcédents commerciaux dans le reste du monde (Europe, Japon)

    Le principe est que les excédents du leader commercial sont réinvestis dans les autres pays… (au lieu d’être thésaurisés et prêtés)

    Le facteur critique du succès est de « recycler » les excédents. Si cela ne se fait pas le déséquilibre s’installe et les riches deviennent plus riches…

    Ce que la finance a fait est de recycler les excédents (à l’échelle nationale et internationale) via le crédit au lieu de l’investissement. Elle a essayé de gagner sur tous les flux ! A l’aller sur les échanges commerciaux et au retour sur le recyclage via le crédit (avec les fraudes en plus).

    Si le recyclage est basé sur l’investissements, tout le monde gagne. S’il est basé sur le crédit, les riches s’enrichissent sans cesse jusqu’à ce que cela pète.

    A l’échelle nationale, si les riches prêtent aux pauvres les inégalités et le rapport de force augmentent.

    A l’échelle internationale, si les pays riches prêtent aux pauvres, c’est juste pareil…

    Le Minotaure a implémenté simultanément ces deux mécanismes (endettement privé et public) et la finance a déliré avec les flux de capitaux.

    Ce que la finance n’a pas compris est que l’économie fonctionne en boucle fermée (la production est consommée et le surplus est réinvesti dans la production – ce que YV appelle le recyclage) et pas de façon linéaire… Si l’on supprime le recyclage, les inégalités et le chaos s’installent… (en 1929 jusqu’à ce qu’une guerre remette de l’ordre)

    Note : pendant la période du Minotaure, les USA ont inversé le sens de rotation de la roue économique car ils sont devenus déficitaire commercial et ont utilisé leurs dettes jumelles – publique et commerciale – pour siphonner les capitaux. D’où les dérives/délires de la finance.

    Pierre

  34. La Grèce est malheureusement un tragique cas d’école. Et pour une fois on a l’occasion de démontrer des évidences : la vérité peut être dangereuse comme le raconte le « Roi est nu »
    Un jour Paul Jorion ayant assisté à une réunion au parlement européen (je crois me souvenir) a dit que les gens de la Troïka étaient les prêtres d’une religion féroce; pas des idiots mais des gens qui consciemment appliquaient une politique au service d’une caste, les 1% .
    Et la stratégie grecque qui aboutit à une excédent budgétaire primaire en est un magnifique exemple. Oui les Grecs ont cette carte qui leur a été imposé au prix fort par les politicards des trois familles, pas par les gens de Syriza — on se demande si certains experts autoproclamés ici réalisent qu’au-delà des chiffres il y a des humains. Oui Y. Varoufakis a travaillé avec Papandréou : et alors ? M. Colmant qui a fait un livre avec PJ, n’aurait-il pas le droit d’évoluer dans ses idées ?
    Mais bien sûr évoluer, accepter de modifier ses opinions, c’est au dessus de moyens des dogmatiques, par définition.
    Pour dégager un excédent on peut réduire de façon inique les dépenses au détriments des « assistés » ou alors taxer les revenus des plus riches ; faire des réformes qui attaquent le noyau dur des inégalités et des mafias politico-financières. En Grèce les armateurs, l’Église et tous les très riches fraudeurs avec leur corruption et leur clientélisme.
    Sortir du cadre et travailler en amont. Les dettes ont été imposées en temps de paix pour sauver un système et elles ont commencé à croître avant la crise pour favoriser l’accumulation au nom de la théorie du ruissellement avec les années 80 : TINA de Reagan et Thatcher. Depuis les exemples des absurdités ineptes de la machine à concentre les richesse sont innombrables.
    En Espagne on fait des économies drastiques sur l’éducation et la recherche, on sacrifie l’avenir au nom du dogme budgétaire.
    Et en France, ce n’est pas une loi Macron qui peut réussir en RIEN à diminuer un chômage à 5 millions, structurel. Par contre on a bien vu systématiquement des tentatives de faire passer en douce des amendements assez curieux, toujours soi-disant pour favoriser l’offre (=les patrons) mais en réalité pour renforcer ce pouvoir néolibéral qui pèse comme une menace sur nos libertés.
    Autre cas typique : tout le monde a vu l’absurdité et le vol légal que fut la privatisation des autoroutes… et que fait le gouvernement socialiste: il privatise l’aéroport de Toulouse. Non rien jamais ne les arrête.

    Mais la Grèce semble un gros grain de sable. Oui, Guy, il faut être bienveillant … et solidaire !

    PS- y a en qui z’aiment utiliser parfois du langage pseudo- familier : moi j’aime la typo qui renforce des RIENS.

  35. Le ministre Syriza des réformes administratives, Georgios Katrougkalos, vient de déclarer : « je peux vous assurer qu’un Parlement, où Syriza a la majorité, ne ratifiera jamais cet accord [le TTIP ou pacte transatlantique] ».

    http://www.commondreams.org/news/2015/02/02/syriza-official-vows-kill-eu-us-trade-deal-gift-all-european-people

    …autant pour le supposé tropisme opportuniste pro-US de Syriza !…

    On joue décidément aux petits chevaux : « cheval de Troie-Syriza » ambigu (pro-russe ? pro-US ? anti-euro ? pro-statu quo de l’euro ?) contre « cheval de Troie-TTIP » (des USA ? du néolibéralisme financier ? de la dictature mondiale des transnationales ?)

    1. Ratification du TTIP

      USA: soit le Sénat donne les pleins pouvoirs au président (fast track) soit le Sénat ratifie (à la majorité des 2/3?)

      UE : le plus probable est que le traité soit appliqué (partiellement?) jusqu’à ce que la question de savoir qui doit le ratifier soit tranchée par les instances juridiques appropriées, comme expliqué ici:
      http://www.ttip2014.eu/blog-detail/blog/National%20Parliaments%20TTIP.html

      Rappel: « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »

    2. Les négociations ont repris lundi dernier, toutefois en laissant de côté le mécanisme d’arbitrage qui semble gelé … et on peut le comprendre.

      1. Sans mécanisme d’arbitrage plus d’accords transatlantiques.
        Les accords transpacifiques aussi bloqués soient-ils vont finir par nous passer devant à ce rythme, voire le « mirifique projet » de l’APEC…

      2. Oui, tu as raison

        Mais justement, ce gros sujet de désaccord est mis de côté afin de faire avancer les négociations secteur par secteur.

        Et c’est bien ainsi qu’il faut procéder au lieu de tout bloquer sur 1 point, même si il s’agit de la pierre angulaire.

      3. @moût gâté
        les arbitrages, en pays civilisés et démocratiques, si tant est que tu comprennes ce terme …, se font devant les tribunaux
        pas devant des sherifs vendus
        ce qui permet au bien public de transcender le « bien privé »

        pour l’apec, c’est le consensus qui te gêne?

        la vrille devant et pas une tête qui dépasse?

  36. C’est amusant de les voir tous faire des ronds de jambe à Syriza, alors qu’ils n’ont jamais cessé de les « importuner ». C’est dire l’enjeu, ça doit s’agiter sec dans les milieux diplomatiques…. Chapeau Tsipras, et ses copains.

    En plus que Merkel veut sauver son Allemagne, avant le Système! ça doit être rigolo les discussions entre elle et Obama!

  37. @Philou, Gagnot et autres:
    Quand je vous disais que le spectacle est excellent… La moitié des personnages et la moitié du public se font balader.

  38. cf: « Si vous imaginez que la carte secrète d’Alexis Tsipras, c’est la Russie… »

    Effectivement, personnellement je le pense. Solidarités « nationalistes » et « orthodoxes ».

    Je pense qu’ Obama voit d’un mauvais œil la Grèce (membre de l’OTAN) éventuellement se rapprocher de Poutine au moment où le conflit ukrainien va rentrer dans une nouvelle phase dès que la météo sera plus clémente.

    Comme il est l’actionnaire majoritaire du FMI, il n’a qu’à effacer la dette grecque.

    1. Sur les 320 milliards de dette grecque, 32 seulement sont détenus par le FMI

      Les conséquences d’un symbole consistant à effacer cette ardoise ne se limitent pas à un montant (32m) et à un pays (la Grèce). TOUT l’édifice FMI sera mis à l’épreuve de ses contradictions et de son inadéquation par rapport au monde de 2015, viennent immédiatement à l’esprit les questions:

      -pourquoi la Grèce et pas l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie, d’autres pays européens?
      -pourquoi des droits de vote inégalement représentés?
      -l’alternative BRICS au FMI/Banque mondiale peut-elle devenir plus attractive?

      Et le FMI a essentiellement été un outil de la politique hégémonique des USA depuis sa fondation en 1944 où personne n’aurait songé à contester cette hégémonie.

      Quand Paul Jorion mentionne une entrée sur scène des USA pour la dernière fois, j’interprète qu’ouvrir cette porte, qui es la seule que peut privilégier la raison, c’est pour les USA accepter de leur propre chef de descendre de la première marche du podium.

      Obama n’a plus beaucoup de pouvoir et de temps devant lui et paradoxalement il n’a jamais eu autant de raisons pour marquer la destinée de l’humanité toute entière. Mais il n’est pas entouré que de gens raisonnables et les USA ne manquent pas d’individus sains d’esprits pour lesquels un autre monde signifie plus à perdre qu’à gagner. Sans oublier une série d’autres qui fonctionnent en mode reptilien ce qui n’est jamais une bonne chose pour un règlement harmonieux des problèmes.

      1. On trouve donc aux USA, selon Lazarillo, et particulièrement dans l’entourage de Obama, d’un coté des vautours (ou « very serious men ») et de l’autre des reptiles (ou « not very serious men »). Plus un pygargue à tête blanche ? Mais noir. Et un raton laveur ? pour faire le ménage.

      2. Manque la chouette chevêche dans ta fable.

        « La chouette chevêche est le symbole de la sagesse dans le monde antique. Elle est liée à la déesse grecque Athéna, à laquelle Homère attache déjà l’épithète de glaukopis (« aux-yeux-de-chevêche »), peut-être pour sa perspicacité dans les ténèbres (de la nuit pour l’oiseau et de l’ignorance pour la déesse). Déesse des Arts et de la sagesse, de la guerre défensive et de l’activité intelligente, elle prête son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappe monnaie à l’effigie de l’animal qui se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques »

    2. Chacun ses orthodoxes . En même temps envoyer le FMI dans une  » troïka »….

      Si votre scenario s’avérait , l’Europe des Balkans pourrait bien refaire parler d’elle .

      Ach ! Frau Merkel .. Sie müssen das wohl überlegen ….

  39. C’est fascinant ce qui se passe chez les hellènes ! Aussi bien Poutine qu’Obama s’intéressent à ce pays qui ne représente pourtant que 2,3% du PIB de l’UE (chiffres INSEE 2013), étrange, c’est donc que potentiellement les grecs pourraient avoir une influence déterminante sur l’équilibre politico-économique actuel ?
    Je n’ai pas le souvenir qu’Obama ait réagi à l’époque du « …..Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance…. », pas de soucis, le locataire de la Maison Blanche a du être immédiatement rassuré, F. Hollande élu n’enverra pas de  »bombinette » sur Wall Street !

  40. @ Paul Jorion
    Ca fait plaisir de voir la démocratie s’exprimer à plein ici, hein ?
    Foutraque et pourtant riche de remarques et de sensibilités !
    Vous avez cru un moment qu’on allait abandonner ?
    Soyez rassuré, c’est maintenant qu’on commence vraiment et vous n’y êtes pas pour rien !
    Comme dit Guy Leboutte, on commence enfin à s’amuser.

    Seul pb : c’est une armée de modérateurs dont vous allez avoir besoin si vous rouvrez les vannes des commentaires… on peut toujours rêver. 🙂

  41. De tous les commentaires j’en ai retenu quelques- uns de plausibles…
    Les gisements aux larges de la Crète…les intérêts économiques en jeu pour les USA …et le commentaire d’Edith du 2 février 2015 à 16:35 « Les Etats Unis regardent avec inquiétude, leurs futurs consommateurs européens se transformer en une population de pelés et de tondus.
    Ils se sont cassés la tête pour que le « lissage » entre eux et ces pays soit le plus avancé possible.
    Ils se démènent pour mener à bien le TAFTA.
    Tout cela pourquoi, si la récession emporte l’Europe ? »…
    Auxquels j’ajouterai l’intérêt des USA à garder l’Europe ‘unie’ et la Grêce comme’ alliée’ afin d’éviter son veto vis-à-vis de l’ingérence des USA en Ukraine (l’aide militaire bientôt plus conséquente…)

    1. Les Etats Unis regardent avec inquiétude, leurs futurs consommateurs européens se transformer en une population de pelés et de tondus.
      Ils se sont cassés la tête pour que le « lissage » entre eux et ces pays soit le plus avancé possible.
      Ils se démènent pour mener à bien le TAFTA.

      Non, ça je n’y crois pas. Les Friqués s’en foutent du marché en tant que marché. Ils veulent juste que les masses leur foutent la paix. D’où l’importance de dominer, et tous les moyens sont bons (le marché, la guerre, la finance…)

      Tout pourrait s’écrouler, du moment qu’ils conservent leur pouvoir bien assis aux états unis, et la main sur les ressources, le reste est sans importance. Sauf si, comme Syriza, des adversaires du Système un peu plus malin que les autres venaient réellement perturber leur torpeur…

      1. Mais non, vous mélangez tout.

        Ce que vous appelez improprement les « friqués » émanent du secteur primaire, du secteur secondaire et du secteur tertiaire.

        Ces sociétés (et donc leurs actionnaires) ne peuvent survivre si les capacités de consommation se réduisent à peu de chagrin.

        C’est pourquoi les Etats Unis et dernièrement le ministre Grec de l’économie s’attachent à redonner du pouvoir d’achat au classes moyennes, qui il faut le préciser, sont les premières à les intéresser.

      2. @ edith 3 février 2015 à 15:07

        Je ne vois pas ça comme vous:

        La société mondiale est une pyramide, avec en bas les pauvres, très nombreux, sans aucun pouvoir, sauf celui de vendre éventuellement leur maigre force de travail.

        Au dessus, les moyens, qui avions encore hier le pouvoir lié au fait que notre « force de travail » était indispensable au bien être de ceux du dessus.

        Au dessus les hyper fortunés (que j’appelle « les friqués »), en concurrence pour qui va capter un maximum de ressources.
        Ce sont eux qui mènent le bal. et plus particulièrement celui qui est tout en haut.

        Il peut y avoir provisoirement des intérêts communs dans tous ça, mais toujours moins car la compétition élimine toujours plus de monde.

        Peu importe donc le marché ! Ils n’ont pas besoin de vendre pour dominer, il suffit à celui du sommet de la pyramide de rester maître des ressources dont certaines entreprises indispensables à sa domination.
        Tous les autres peuvent disparaitre. C’est le but implicite du Système.

        Les entreprises et le marché ne sont que des moyens qui permettent à leurs actionnaires de participer à la compétition, mais peu importe qu’ils soient au final éliminés. Sauf 1.

        En fait, c’est comme au Monopoly…

        Ce qui vous trompe est que cela se déroule sur un temps beaucoup plus long qu’une partie de Monopoly, et vous êtes dans le feu de l’action. Il faut voir ça de manière extérieure au jeu.

        On veut redonner du pouvoir d’achat aux grecs pour éviter qu’ils ne fassent exploser la construction européenne américaine! Car cela pourrait libérer des forces politiques nuisibles aux intérêts des friqués…

  42. Je résume ce que j’ai compris :

    Que l’Europe gagne ou perde…
    Que la Russie gagne ou perde…
    Que les Arabes gagnent ou perdent…
    Que les Juifs gagnent ou perdent…
    etc..

    A la fin les (entreprises des) USA gagnent toujours 🙂

    J’ai tout compris ?

    1. Oui, mais l’essentiel ce ne sont pas les entreprises américaines en général, mais les Ressources, dont en effet certaines entreprises indispensables à la domination des USA, et donc des Friqués. Celles là seront toujours protégées, même si le monde s’écroule.

    2. Tout en sachant que les (les entreprises des) USA sont déjà très embarrassés… ils auront la gloire de périr au combat, les spartiates économique.

    3. Il y a encore d’autres sparring partners ( dont la Chine qui s’est contentée d’étatiser le système capitaliste ) , mais le principal, c’est que la fin n’est maîtrisée par personne et que c’est bien ça le problème à résoudre .

      Je reste sur mon rendez vous en 2060 .

      1. Non . Prudent seulement !

        Il y aura longtemps que je ne verserai plus mon obole à la donation du blog à cette date là .

  43. Que les « USA » via Obama et sa sortie sur la Grèce, « semblent » se préoccuper maintenant de leur classe moyenne (et encore sur quelle critère de richesse, de pouvoir d’achat et de « protections sociales » parle t-on au regard de la chute du « taux d’employabilité » aux US…?) des inégalités, d’un électorat plus potentiellement abstentionniste, cédant au populisme que enclin à adhérer aux promesses bien vaines…. et par effet domino, effet de manche (?) de celle européenne, veut-il dire que ce pays dominant par rapport au poids excessif de sa monnaie (sans réel effet paritaire), et dettes publiques/privées insurmontables, par rapport à ses appétits énergivores irresponsables, veut-il dire qu’il s’intéresse aussi aux classes moyennes (modestes, pauvres extrêmement pauvres) des pays émergents et pauvres…? Voir… Est-ce que Obama et les US comme en Europe et ailleurs « on » semble plus s’occuper du pouvoir d’achat du-de la consommateur-trice/citoyen-ne ou du consumérisme soit son opposition totale…?

    On parle de cette « classe moyenne », d’enfants souvent, se crevant au sens littéraire comme réel du terme à la tâche (quand bientôt elle sera remplacée par des robots) qui fabrique les téléphones portables de la marque à la pomme, les ordinateurs, tablettes, etc griffés made in USA, et des « objets » connectés, cette promesse de « croissance » de demain. On parle aussi de cette « classe moyenne » des pays africains du Bangladesh etc, qui encore sous le joug d’un néocolonialisme meurt sur des chantiers de construction, dans les mines de minerais, dans des usines s’effondrant,qui sans protections sociales, syndicats, sans Droits ni politiques non corrompus sont encore esclaves. Quand en plus elle ne meurt en habitant des lieux pollués (danger pour la santé publique) par l’industrialisation sans contrôles, sans normes, par les délocalisations plus rentables et autres externalisations des risques environnementaux. On parle de la logique mortifère de la « mondialisation » et sa « compétitivité » n’osant vendre la réalité de ses méfaits dans la course au moins disant social, fiscal, moral, environnemental… que sous le terme fallacieux de « bienveillante » et bienheureuse »

    On parle alors d’un déséquilibre et des inégalités dans la répartition et du partage des richesses, de Ressources, des risques, des pouvoirs et représentativités réelles, démocratiques institutionnelles, sociales, culturelles, cultuelles, de ce monde devant accélérer sa course aux profits défiscalisés, à plus « aucun frein économique » comme le principe de précaution, arrangeant autant les « intérêts généraux » et opaques de la classe moyenne US que ceux tout autant opaques (qu’ancestraux pourrait-on dire)de la classe moyenne et autre oligarchie européenne, en toute indifférence. On parle donc des dettes publiques qui imbriquées mélangées aux intérêts généraux noyés, neutralisés ne peuvent pas qu’être analysées sur la seule focale de celle Grecque…

  44. Texte de Evans-Pritchard sur le Telegraph qui signale le soutien à la Grèce non seulement des Etats-Unis mais encore du Royaume-Uni.

    Et prédit que l’Allemagne devra céder, mais qu’il devrait être possible de ne pas annuler franchement aucune partie de la dette grecque, afin de permettre aux créditeurs de ne pas perdre la face et d’éviter de faire apparaître leurs pertes aux contribuables.

    Un allongement de la maturité de la dette jusqu’à quarante ans, joint à une baisse de 1,5 point du taux d’intérêt moyen (qui serait donc proche de 1% !), devrait suffire selon Evans-Pritchard.

    How this will end is anybody’s guess. With goodwill on both sides, you could imagine a deal along the following lines:
    The Troika is renamed the Love Brigade. Greece’s primary surplus for coming years is cut from 4.5pc to 2.5pc of GDP, moving closer to fiscal neutrality and creating some leeway for Syriza’s social welfare programmes (not that expensive).
    To pay for this, the debt could be stretched out until 2055 – a date already circulated before – with the average interest rate cut by around 1.5 percentage points.
    Chancellor Angela Merkel could agree to this without having to admit to the Bundestag that German taxpayers have lost a lot of money (bailing out German banks in Greece) or having to submit the losses as a line-item in the annual budget.
    Syriza would have little difficulty calling this debt relief. There would be no more extend-and-pretend loans shovelled onto Greece. All would have a face-saving way out. The cost would be trivial compared with the huge sums already wasted.

    Je ne peux comprendre cela que comme une proposition de cacher sous le tapis les pertes pour le contribuable européen. Car enfin un taux d’intérêt à 1% sur 40 ans sera évidemment bien inférieur à l’inflation moyenne, donc c’est une perte assurée et pas de petite dimension. Pendant ce temps naturellement les banques qui ont été débarrassées des obligations grecques dévaluées par le contribuable… n’auront à se soucier de rien bien entendu.

    Mais avec la pression américaine et britannique, ça a plus de chance de passer effectivement. Washington n’a certainement pas envie d’une rupture entre Grèce et UE qui troublerait les marchés financiers et, pire de leur point de vue, pourrait entraîner un effondrement du régime des sanctions européennes contre la Russie.

    Coup de billard passant par ANEL et Moscou pour arriver sur Washington et finalement sur Berlin et Bruxelles, du point de vue du gouvernement grec.

    Assez bien joué, en effet.

    1. Sauf que sans tout ce ramdam, ni agitation de démons divers, ni supposés coups à n bandes, c’est bien cette solution de l’étalement plus baisse du taux d’intérêt moyen (par ex de 3 à 1,5% soit de 4,5% du pib 2014 à 2,3% en coût total de la dette comme indiqué dans l’article, bref un coût budgétaire à la française…) qui était déjà dans les cartons européens. Prête à l’emploi, annoncée souvent, bref disponible. Qu’Ambroise, le petit télégraphiste bruxellophobe, croit la découvrir enfin ne change rien à l’affaire.
      Mais bon, vive le storytelling, ah non pardon, on dit « vive la politique », et le théâtre.
      Perso j’aime bien Varouf quand il cite les derniers mots de l’Hotel California des Eagles à propos de l’€zone, même si la citation plait forcément à l’Ambroise :

      You can check out any time you like
      But you can never leave

    2. c’est bien cette solution de l’étalement plus baisse du taux d’intérêt moyen (par ex de 3 à 1,5% soit de 4,5% du pib 2014 à 2,3% en coût total de la dette

      C’est suffisamment ronflant et calculé au plus précis pour plaire aux experts. Deux chiffres après la virgule aurait été mieux, mais bon.

      (en fait les mecs ont griffonné ça vite fait sur un coin de table…)

  45. La conclusion de tout ça, est que dans ce Système de m…. , un petit chez soi (éventuellement grec) vaut mieux qu’un grand chez les autres.
    Et vive l’autarcie, plus des échanges éventuels, mais soigneusement pesés.

    On y reviendra fatalement, en attendant de se réunir éventuellement à nouveau dans un système ou la propriété des Ressources sera enfin propriété de la collectivité…

  46. Le coté positif de cette histoire est que Syriza ayant fait plié la Troïka et Merkel, Tsipras pourra relancer l’économie grecque, et servira d’exemple à l’Espagne, et aux autres qui voudraient suivre.

    Si les USA ne viennent pas y « rétablir la démocratie », ceux là seraient à l’origine de la construction d’une autre Europe.

    Pour tempérer cet optimisme, on a pas finit de tenter de renverser ces mal éduqués (affaire de mœurs/escroqueries…)

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