Le roque de Tsipras, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le virevoltant ‘cavalier’ Varoufakis qui a entamé une longue semaine de contacts avec différents ‘partenaires’ a réussi à prendre des positions sur le jeu qui s’entame entre la Grèce et l’Union Européenne d’un côté, les Etats-Unis et la Russie de l’autre.

Il a ainsi neutralisé le FMI, une des instances composant la Troïka, en intégrant dès le départ que sur le dossier ukrainien la Grèce dispose d’un droit de veto quant à d’éventuelles sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie, forçant ainsi les USA qui souhaitent stopper l’avance des pions russes en Ukraine à prendre position ouvertement par le biais de son Président Barack Obama, pour un appel à une solution viable pour la Grèce comme pour l’UE sur la question de la dette publique. Les Etats-Unis étant l’acteur majeur au FMI, force est de constater que l’institution se tient coite depuis l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, laissant aux acteurs européens le soin de répondre au jeu en cours développé par le ministre des Finances grec.

La nomination du ministre des Affaires Etrangères grec M. Kotzias dont les relations avec la Russie sont patentes, la réaction officielle de la Grèce quant au rappel de la nécessité de tenir compte de l’avis du pays pour une éventuelle position unanime quant à des sanctions supplémentaires envers la Russie et la nomination de M. Kammenos en tant que ministre de la Défense, lui aussi en ‘contact privilégié’ avec la Russie, ont constitué un point d’appui pour l’ouverture du jeu du Premier ministre grec, lequel jeu s’est déroulé dès la nomination, le surlendemain de l’élection, du gouvernement grec.

Mais M. Varoufakis a aussi neutralisé les marchés et la City, lors de son déplacement à Londres, en soulignant que les (rares, ou très minoritaires) créanciers privés n’auraient pas à subir quoi que ce soit du jeu en cours, ce qui a permis de stabiliser d’éventuels mouvements spéculatifs de la part des marchés financiers. Il a aussi neutralisé dès le départ la Commission européenne, en décrétant ne pas avoir besoin du dernier versement de 7 milliards de la Troïka, ‘institution’ qu’il déclara comme définitivement morte, rappelant ainsi au Président de la Commission M. Juncker ses propres prises de positions sur le sujet. Pour compléter ce dispositif, M. Varoufakis s’est déplacé, avant que M. Tsipras ne le fasse par la suite, à Paris et à Rome, afin de s’assurer de la bienveillante ‘neutralité’ de la France et de l’Italie dans les positions développées.

Enfin, aujourd’hui, le ministre des Finances grec doit entrer en contact avec la position majeure de la ‘défense adverse’ européenne (symbolisée par la déjà défunte Troïka), celle de la BCE, qui détient les clefs financières du jeu grec en Europe. Voilà pourquoi il a réitéré son offre d’indexer la dette grecque sur la croissance, tout en dévoilant son ‘joker’ avec son offre de dette perpétuelle. Ces propositions interviennent d’ailleurs dans le contexte d’un QE lancé par Mario Draghi, contre l’avis de la Bundesbank et la position allemande.

Et quand toutes ces positions auront été validées au plus haut niveau, lors des rencontres entre M. Tsipras et MM. Juncker, Hollande et Renzi, M. Varoufakis s’en ira rencontrer M. Schäuble, ministre des Finances allemand demain, pour lui proposer un deal clef en main, à valider très rapidement, juste avant le Conseil européen de la semaine prochaine, ne laissant ainsi quasiment aucun délai à l’Allemagne pour développer une stratégie de contre-attaque.

En quelque sorte, une déclaration d’échec à Mme Merkel.

Et quand le ‘cavalier’ Varoufakis aura fini de tenir en échec la ‘ligne de défense’ européenne pendant que les ‘fous’ Kotzias et Kammenos sont positionnés extérieur (Russie-Ukraine) / intérieur (armée grecque), on verra alors ce que fera le ‘roi’ Tsipras : ira-t-il jusqu’à faire un roque, à savoir changer ses alliances en direction de la Russie sur un jeu plus large, ou aura-t-il la latitude de mener son propre jeu sur l’échiquier européen ?

À cette question, ce sont bien M. Draghi et Mme Merkel qui seront en charge de répondre dans un jeu qui leur est imposé pour la première fois, notamment en ayant intégré une dimension extra-européenne qui s’impose elle-même au jeu intra-européen : déjà, les Etats-Unis envoient un émissaire en Grèce, s’imposant dans le jeu face à celui que mènent les Russes actuellement en Ukraine, réduisant encore la marge de manœuvre des décisionnaires européens sur ce dossier …

Les pro-Russes (et les Russes) en Ukraine ont ainsi profité du fait que des élections cruciales se passeraient en Grèce le 25 janvier 2015, pour lancer leurs offensives en Ukraine et ce dès le 23 janvier 2015. Les Russes auraient ainsi simplement ‘anticipé’ les résultats en Grèce, sachant que les Européens auraient les yeux braqués ailleurs, pour pousser leurs avantages en Ukraine et ensuite participer au jeu européen qui allait ainsi immanquablement devoir se dérouler, proposant ‘amicalement’ leur soutien à la Grèce…

Poutine anticipa donc les ‘mouvements’ possibles géopolitiquement, tout comme Tsipras anticipa ceux de l’Europe : chacun sa partie, chacun chez soi, mais avec l’intérêt commun de mettre en échec le jeu européen dans leur propre partie.

En un peu plus d’une semaine, les choses auront ainsi été rondement menées, ce qui en dit long sur l’état de préparation du jeu par l’équipe de M. Tsipras et qui en dit long sur l’état d’impréparation de ‘ceux d’en face’.

Car l’Europe n’anticipe rien parce qu’elle n’a aucune stratégie ni aucun but dans et pour l’Europe, sauf à perpétuer un ordre d’orthodoxie néo-libérale qui semble d’ores et déjà aussi dépassé que la Troïka et une position illisible sur l’Ukraine, et plus largement, sur l’extension territoriale sans fin de l’Union européenne comme mode compensatoire imposé pour faire face à son état critique interne.

On peut d’ailleurs revenir aux théories de Tainter sur l’effondrement pour ce qui est en train de se passer en Europe : quand les acteurs périphériques commencent à dérouler, mieux encore, à imposer leurs mouvements, leurs buts propres au ‘centre’, quand l’expansion (économique, territoriale, politique) est stoppée et même le reflux constaté pour un système complexe, on ne peut que constater le processus d’effondrement en cours.

On peut dès lors voir l’intervention de Barack Obama comme une tentative d’enrayer ce processus, en forçant les Européens à reprendre à leur compte les buts et les risques ‘périphériques’ (aujourd’hui la Grèce, demain l’Espagne, ensuite l’Irlande, …) pour mieux les contrôler et stopper le recul de l’Europe en Ukraine en parallèle.

Mme Merkel et M. Draghi vont porter des responsabilités historiques pour l’Europe.

Une réponse nous sera très rapidement offerte sur l’avenir de l’Europe : consolidation, ou délitement accru.

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337 réflexions sur « Le roque de Tsipras, par Zébu »

    1. Mais on votera contre et tout ira bien !

      Il faudrait déjà réfléchir à un Système qui ne soit pas basé sur la maximisation de l’agitation économique, et donc de la consommation d’énergie, mais personne ne s’en préoccupe! Même pas les écolos.

      Inutile donc d’organiser un vote si l’enjeu est de choisir entre continuer et continuer.

  1. Le quotidien “Avgí” (de SYRIZA), note qu’une “mission composée de membres de haut rang du Département du Trésor américain ayant l’expertise de la crise de la dette, est dépêchée par le président américain Barack Obama à Athènes, pour des entretiens avec le gouvernement grec. C’est bien cette équipe qui ira incarner le rôle de médiateur entre Athènes et Bruxelles, afin d’arriver à une solution mutuellement acceptable”.

    Point de vue gec (Panagiotis Grigoriou): http://www.greekcrisis.fr/2015/02/Fr0404.html#deb

  2. Le ‘roi’ Tsipras :[…] aura-t-il la latitude de mener son propre jeu sur l’échiquier européen ?

    Il aura la latitude que lui permet le poids relatif de son pays par rapport à ses interlocuteurs, d’une part d’un point de vue économique, et d’autre part géostratégique. Ça fait en tout pas si lourd que ça face à l’Allemagne ou la France.
    Syriza exploite en ce moment à plein deux arguments qui ne souffrent pas grande contradiction:
    1- La Grèce est dans une situation critique à tout point de vue
    2- Syriza est arrivé au pouvoir avec une pleine légitimité démocratique et en annonçant haut et fort les couleurs.
    N’oublions pas que Hollande et Merkel n’ont eux-mêmes d’autre légitimité que celles des urnes. Ils ne peuvent pas considérer Syriza comme un drapeau sans conséquence sans se renier eux-mêmes.
    Une fois les cartes de Syriza abattues, reviendra le rapport de force plus favorable… à ceux qui ont la force.
    Mais nous n’oublierons pas le 1- : l’objectivité et l’intelligence de la situation hissée au cœur du débat politique et médiatique, et le 2- : la puissance, quand même, du processus électif, (dit « démocratique »).
    Nous prenons toutes les avancées de ce type à notre compte, même si elles ont leurs limites. Nous n’oublierons pas les 15 premiers jours du gouvernement Syriza. Nous coulons de bon béton chaque millimètre obtenu sur la connerie, sans nous lasser, et sans attendre de révélation finale.
    Varoufakis : le meilleur au pouvoir. On cligne des yeux. Ça aussi, on n’oubliera pas.

    1. « N’oublions pas que Hollande et Merkel n’ont eux-mêmes d’autre légitimité que celles des urnes. » : euh, stéphane, quelle autre légitimité doivent-ils attendre ? Et, est-ce que celle des urnes grecques est supérieure à celle des urnes françaises, ou allemandes ?
      Je m’interroge.

      1. Des tentatives ont été faites pendant la campagne pour délégitimer d’avance un scrutin. Maintenant, les dirigeants libéraux sont « obligés » de reconnaitre Tsipras comme un de leur pairs, et sont d’ailleurs bien embarrassés de leurs épanchements antérieurs.

    2. Il va falloir l’accepter le modèle occidental est cassé.il suffit des derniers événement tels que l’Ukraine la Syrie et l’Irak pour s’en convaincre. Tous les pays s’éloignent de nous les BRICS, le Moyen Orient ( a l’exception de quelques monarchies terroirisées) et même l’Afrique. La Grèce va devenir un symbole de cet occident qui se délite montrer que le roi Occident est nu; les hordes de pauvres en Grèce mais aussi au USA ont fait tomber le voile. La Grèce je la vois comme une chance : elle sera peut-être l’électrochoc qui va rmettre de l’ethique dans un système économique pourri qu’est devenu le notre et accélerer la chute du capitalisme. Quoiqu’il ensoit c’est exclus d’encore vouloir exporter nos « valeurs » plus personne n’en veut au dehors.
      Quand on y réflechit le 20ème siècle à été le plus violent de l’histoire et le 21ème le plus inégal et injuste Bon j’arrête ce n’est pas bon de broyer du noir…

  3. Hors sujet, mais je ne comprends pas le dernier billet de Paul Jorion, qui, il faut bien le dire est assez inquiétant.

  4. Mouais …

    Si tout ça n’était qu’une partie d’échecs, on pourrait jouer les spectateurs sportifs , dans l’attente que deep blue gagne la partie .

    Pas sur que deep blue se soucie des spectateurs .

  5. Une question est : qui dirige et contrôle la Banque centrale grecque? Comme la Banque de France et selon les accords de Maastricht de 1992, elle doit être « indépendante » de l’Etat, donc du vote des citoyens et dépendante de la BCE qui elle même est dépendante de fait des méga-banques privées et notamment de Goldman Sachs. On sait que les technocrates de Bercy en 1992 avaient proposé une durée de mandat du banquier central de 9 ans… Quasiment seul Chevènement en France s’était opposé à cette durée extravagante, permettant à l’oligarchie de contrôler une pièce maîtresse du QG même en cas d’arrivée au pouvoir d’une majorité vraiment à gauche, le temps d’organiser la fuite des capitaux et de retourner l’opinion avec l’aide de media contrôlés majoritairement par la même oligarchie.

      1. @Julien
        Confidence de mon banquier la semaine dernière: nous sommes un état dans l’état, mais nous, comme presque toutes les banques dépendons néanmoins des décisions de GS!
        Cordialement.
        Steve

  6. Bonsoir à tous

    Comme l’a dit François Leclerc, la BCE vient de faire sauter les collatéraux souverains grecs. Seul demeure l’Ela
    Analyse de Bloomberg: les banques grecques sont peu engagées sur les souverains grecs et les collatéraux non grecs qu’elles détiennent sont tout à fait valables.
    Conclusion: la manoeuvre n’est pas dirigée contre les banques grecques qui seront peu affectées, mais bel et bien contre le gouvernement. C’est un mouvement politique et non économique comme quand la BCE avait tordu le bras à l’irlande pour la forcer à demander un bail out!
    On peut s’exciter comme des puces rouges devant le style media smart des vedettes grecques mais il ne faut surtout pas oublier que ceux qui sont assis en face sont de redoutables professionnels!
    On n’arrive pas à leur position sans savoir manier une calculette d’une main et une dague de l’autre!
    Cordialement.
    Steve

      1. Oui, mais comment zébu va-t-il pouvoir écrire un autre billet aussi élaboré et envolé sur les apparences People dans ce cas ? C’est un coup dur et un collatéral non assez pris en compte je trouve…

      2. @Julien Alexandre:
        omniprésent, arrogant, agressif, systématiquement polémique, vous vous rendez compte à quel point vous trollez le propre blog où vous avez été (bon modérateur pendant des années. Regardez l’ensemble de vos interventions avec le regard du modo et vous verrez.

        1. Straggieri, vous pouvez essayer par tous les moyens connus du petit propagandiste entriste, ça ne prend pas : j’en ai justement vu des centaines comme vous ces dernières années, les arguments, la méthode, tout ça on connaît par cœur. Je pourrais écrire vos commentaires de relance moi-même, à la virgule près tellement c’est téléphoné.

          Rendez-vous service : cherchez une autre cible, ici on ne vous laissera pas déverser votre marchandise en toute tranquilité. Vous avez demandé la « neutralité » ? C’est la porte à côté Monsieur, c’est pas la Suisse ici.

      3. La nature ayant horreur du vide, Draghi EST le vrai président de l’Europe.

        Oui, car par définition, la BCE ne peut être dirigée que par un représentant des Friqués. Et comme dans les faits ils dirigent tout, Draghi est le vrai président de l’Europe.

        Et si un problème ne peut être résolu de manière politique, en dernier ressort il utilise la lance à biftons qui solutionne tout! (en l’ouvrant ou la fermant)

        C’est pour ça que le jeu de capitalisme des rentiers se terminera inondé de monnaie, qui ne vaudra plus rien, (quand le vainqueur détiendra toutes les richesses physiques)

        A moins qu’entre temps la démocratie (la vraie) ne refasse surface…

    1. Le roque est donc interrompu. Pour 25 jours.
      Et Draghi se fonde sur une simple ‘présomption‘ de non conclusion d’accord avec les créanciers.
      On verra si Tsipras fera comme l’Irlande et Chypre et qu’il rentrera dans le rang. Personnellement, je ne crois pas. Mais dans un cas, nous aurons une Union BCEnne et dans l’autre, l’explosion de la zone euro.

      1. Au bal des cocus, personne ne veut aller sur la piste le premier. Tsipras, lui c’est le danseur de sirtaki en ce moment avec le dossard N° 1, il s’échauffe gonflé à bloque et fait son tour d’honneur (le pauvre). On attendrait aussi le danseur de flamenco, mais paraît qui se débine doucement… En fait l’organisateur du bal pris par un excès de remords, vu le ridicule de la situation, a décidé de fermer le concours sine die aux dernières nouvelles d’Alsace (ou plus à l’Est) en le repoussant aux calendes grecques !

      2. ‘à bloc’, tant il est vrai qu’il y a quelque chose qui ‘bloque’ chez vous. Le français, sans doute …

      3. Oui prof, bloc pour un bloqué. Tu donnes des cours ? Je suis partant faut toujours s’améliorer. J’espère juste qu’ils sont plus au point que tes analyses (qui sont articulées et jolies, je te le redis, mais la beauté hein, on peut écrire parfaitement rien que des bêtises, tu le sais bien) !

      4. Demain ça va être une tuerie. Ça sent déjà les élections anticipées si un chevalier blanc (et très argenté) surgit pas fissa. Quel gâchis.

      5. Quand deux français se disputent, s’ils ne se livrent pas à des voies de fait, ils se reprochent, dernier argument, des fautes de français. Eviter à tout prix toute faute, et même toute incorrection, dans une lettre d’injures. C’est ce péché de forme qu’on vous reprochera le plus gravement, et on passera à côté du fond.

        Cioran Emil, Carnets , 1957-1972, nrf Gallimard 1997

      6. N’écoute pas les mauvais profs aigris Cloclo, t’es notoirement plus agréable à lire que le Zeb, souvent obscur bien que toujours ampoulé, aussi lourd sur la forme que léger sur le fond, c’est forcé.

      7. Cet échange m’a simplement fait penser à cette citation.

        Dans cette affaire précise, le fond n’existe pas pour moi, partant du principe que « Ce qui fait la noblesse d’une chose, c’est son éternité. » je ne constate que bouillonnements recouverts d’ébullitions…

  7. Car l’Europe n’anticipe rien parce qu’elle n’a aucune stratégie ni aucun but dans et pour l’Europe, sauf à perpétuer un ordre d’orthodoxie néo-libérale qui semble d’ores et déjà aussi dépassé que la Troïka et une position illisible sur l’Ukraine, et plus largement, sur l’extension territoriale sans fin de l’Union européenne comme mode compensatoire imposé pour faire face à son état critique interne.

    Ce qui est dingue avec internet c’est que tout prend un coup de vieux en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « ouf » ! Publié le 4 Février au matin, dépassé le 4 février au soir. Comment peut-on penser que l’Europe n’a pas de stratégie ?

    Parce que l’Europe ça ne veut rien dire. En revanche ceux qui sont aux commandes partout dans les institutions, les gouvernements, ces hommes et ces femme en ont une, ce n’est pas facile, ils font pleins d’erreurs, se trompent mais ils en ont une, et ils se donnent les moyens de la puissance ! La preuve sous tes yeux Zébu, et ce n’est pas tes trois buveurs de raki qui te diront le contraire quand ils auront dessoûlés …

    1. Clpclo, t’es qu’une bille : quand est-ce tu que tu comprendras que dépendre de la BCE pour définir une stratégie, ce l’est pas une stratégie?
      A moins évidemment de croire que le monétarisme en est une, mais là, on peut plus rien pour toi …

      1. Oui je suis une bille, mais moi j’en ai conscience, c’est en cela que nous sommes de fait foncièrement différent. Mais bon une bille ça peut s’exprimer autant qu’une cloche, c’est garantie par la Constitution, je roule donc et toi tu sonnes.

        Alors Monsieur Zebu, on pense que puisse que l’on affirme qu’il n’y a pas de stratégie, il n’y a donc pas de stratégie. Comment qui disent les cultivés déjà, c’est un discours performatif ? ! Non ? Si. C’est ce que tu as fait plus haut dans ton « article » et rien d’autre.
        Mais je maintiens que continuer à faire rentrer des partenaires, des peuples dans l’Union, continuer à défendre la monnaie unique, continuer à redistribuer par les fonds européens, continuer à réglementer, améliorer les harmonisations quand on peu, par le consensus, c’est une stratégie, c’est hyper pragmatique et parfois peu ragoûtant c’est vrai, même franchement insipide souvent, mais c’est la construction européenne actuelle et d’ailleurs tous les crétins quelque peu agités qui vont essayer, volontairement ou non de faire tomber cette construction européenne là vont en prendre pour leur grade et vont tâter du bâton comme de la carotte. Les yaka fokon ont connaît, ça ne sait souvent qu’écrire sans faute.

        Moi je ne mettrais pas ma main au feu que les petites actions de la BCE d’hier soir ne soient pas en parfait accord de vue avec M’dame Merkel, tu sais la pintade que tu penses manger en sandwich à la Grecque.

    2. @alexandrie alexandra
      Ne pas confondre tactique et stratégie. La tactique c’est une succession de coups décidés sous la pression des circonstances, de la navigation à vue.. Les institutions ont les moyens à ce niveau, mais pour ce qui est de la stratégie il n’y en a plus, sans doute depuis le fiasco des référendums français et hollandais de 2005.
      « trois buveurs de raki », c’est censé être drôle ?

      1. Vous savez on a l’humour qu’on peu. Le votre est glacial. C’est devenu le blog de Maître Capello, accessoirement des enculeurs de mouches ? Bzzzzzzz …..

      2. @baracuda
        Ce qui me gêne c’est surtout quand on veut faire de l’humour en utilisant les stéréotypes (sirtaki, buveurs de raki) les plus enculés, oups je voulais dire « éculés » qui soient.
        Maître Capelovici

  8. Politis:
    Coup d’État financier de la BCE contre la Grèce
    http://www.politis.fr/Le-coup-d-Etat-financier-de-la-BCE,29972.html

    La BCE justifie, dans son communiqué, sa décision de ne plus considérer ces titres comme une garantie sur la simple « présomption (…) qu’il n’est pas possible à l’heure actuelle d’anticiper une issue positive » aux négociations sur le programme d’aide international dont bénéficie Athènes. La décision de la BCE intervient en effet alors que Yanis Varoufakis et le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, faisaient une tournée européenne pour tenter de renégocier la dette grecque, conformément au programme de Syriza qui a gagné les élections législatives du 25 janvier.En anticipant le résultat de ces négociations, la BCE outrepasse son rôle, semble-t-il à la demande expresse de la Bundesbank, et endosse un rôle politique bien éloigné de son statut d’institution « indépendante » inscrit dans les traités.

    1. La BCE entérine juste les conséquences sur le régime d’exception accordé aux titres souverains pourris grecs des déclarations du ministre des finances d’un pays de l’eurozone qui répète depuis une semaine aux quatre coins de l’Europe que son pays n’a plus besoin du bail-out. La BCE, par Constancio, prévenait depuis samedi de ce qui risquait d’arriver si le discours grec n’évoluait pas. Perdu.
      Les beuglements au « coup d’État financier » du FdG, franchement…

  9. Bref, l’Europe ou la BCE n’ont pas besoin d’anticiper ou de bouger.
    Il leur suffit de rester à leur place pour que tous les jolis mouvements du gouvernement grec se révèlent pour n’être que ce qu’ils sont : de l’agitation.

    1. Bullshit. L’immobilisme n’est pas une option, et il le savent.
      Mais ils le font quand même.
      juste hallucinant.

      1. C’est ça Zeb, et l’hyperactivité des nouveaux responsables politiques grecs a été d’une efficacité redoutable face à l’hyperimmobilisme européen, redoutable.
        Un fiasco pour le moment.

      2. Vignal, tu t’attendais à quoi, venant de Merkel, dis moi ?
        Une embrassade, on oublie tout et on se fait une bouffe ?
        Tu rigoles j’espère ?

      3. Arrête ton char Zeb. Tout ce qu’a obtenu Varouf à ce jour c’est d’être en partie lâché par Dragui, sur la seule demande concrète qu’il avançait : l’aide d’urgence sur la liquidité en attendant le règlement politique de l’insolvabilité. Un fiasco, point.

      4. Par ailleurs, c’est même au contraire très efficace : l’hyperimmobilisme aura maintenant une fin.
        Il faudra bien bouger, ou accepter l’effondrement ou la fin de la possibilité d’une union politique si Tsipras rentre dans le rang : les nationalistes-extrémistes de tous poils vont adorer voir Tsipras devoir rentrer dans les rangs …
        Si c’est le cas.

      5. @ zebu

        Si l’UE ou la BCE n’ont pas besoin d’anticiper, c’est qu’elles l’ont déjà fait. Pour filer la métaphore, le FESF et l’actuel QE s’apparentent à un roque, permettant une défense des plus solides. Les Grecs le savent. Tout ce qu’ils demandaient au fond c’était du temps. Le temps qu’on s’habitue à un défaut partiel plus ou moins travesti. Le temps que Podemos les rejoignent. Etc.
        C’est ce temps qui vient de leur être refusé (il n’y a donc pas d' »hyperimmobilisme »).
        C’est à eux de jouer désormais, mais ils viennent de comprendre que trimbaler ses cavaliers d’un coté à l’autre de l’échiquier n’est pas une stratégie.

      6. Non, Renard, définitivement non. Ce que demandaient les grecs, c’étaient le fin de l’ordo-libéralisme. Ce à quoi on leur a répondu : nein.
        Ils ont joué leur jeu. C’est à Merkel maintenant de décider. Et ne pas décider, c’est en soit une décision.

      7. Ce que demandaient les grecs, c’étaient la fin de l’ordo-libéralisme.

        Rien que ça. En sus d’un quasi effacement de la moitié de ses dettes envers les membres de l’UE. Ça faisait beaucoup à la fois, non ?

      8. non, vignal. Et ça ne coûtait rien à Merkel, sauf politiquement.
        Elle a refusé d’assumer ce coût/risque. Point barre.

      9. « sauf politiquement » ? Parce que y’a pas que le politique qui compte pour des politiques ? Les responsables grecs ont le droit de penser en.termes politiques et pas les allemands ?
        Parce que Merkel prend pas de risques politiques en ce moment peut-être ?
        Cesse le german ou l’Angela bashing please. T’avances pas.
        On en saura peut-être plus après le Schäuble/Varouf de tout à l’heure. Mais ça sent pas bon.

      10. Ça Anatole, tout l’monde pouvait le prévoir. Le truc c’était de l’éviter, pas de le prévoir. Maintenant c’est le contrôle des capitaux à la chypriote qui se profile. Ça c’était pas prévu; dans le programme de campagne en tous cas.
        Va falloir beaucoup de pédagogie…

      11. parce que t’avances toi, vigneron, dans ton ordo-libéralisme ?
        (je reprends ta vision binaire, excuse moi : si tu n’es pas d’accord avec moi, c’est donc que tu es pour ‘les autres’)

      12. Rien à cirer de l’ordolibéralisme.
        Je vois juste que le gvt Tsipras patauge lamentablement et risque de ne pas même obtenir pour les grecs ce qui leur était quasi promis d’allégements sur les dettes et sur les conditions du soutien, voire pire, tend vers l’accident et le Grexit. Tout ça par maladresse, jusqu’auboutisme, provocations, arrogance, outrances, postures, bref poussée d’hubris mâtinée de combat idéologique, tout deux mal t’à propos.
        Et l’inexpérience ou l’exaltation du débutant n’excusent pas tout.
        Ils ont pas été mis à leur place pour faire tomber l’ordolibéralisme ou révolutionner l’Europe, ni faire se pâmer les blogueurs français prorusses, europhobes ou germanophobes mais pour sortir la Grèce de l’impasse financières et enfin commencer à la réformer en profondeur. Ce serait un bon début, pour la Grèce et pour l’Europe. Ça n’en prend pas le chemin, quoi que tu en penses.
        Après ça, comme vient de dire Roubini : « la Grèce n’excluera pas un soutien financier de la Russie ». Mais ça c’est juste du Roubini…

    2. C’que j’vois c’est que Hollande n’a pas bougé le petit doigt pour venir en aide à Tsipras, c’était prévisible sans doute, mais cela n’en reste pas moins consternant.

      1. Le pouvoir , dans sa traduction historique jusqu’à ce jour , est un monstre très très froid .

        Et opaque .

        Pas forcément tueur , même si c’est le jeu le plus souvent joué .

      2. A part Sapin, Pierre-Yves, t’en vois beaucoup des responsables européens qui aient formellement apporté leur soutien à un nouveau programme d’aide à la Grèce dans une forme se rapprochant des demandes de Varouf ?
        Compte bien les soutiens affichés – ou pseudo soutiens comme tu voudras – de Tsipras/Varouf dans l’Eurogroupe…

        1. Extrait de l’interview de Sapin dans Libé il y a quelques jours :

          Lorsqu’on va parler au niveau européen de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale abusive, de convergence fiscale et sociale, de rythme adapté dans la consolidation budgétaire, nous aurons un interlocuteur de plus sensible à ces sujets. Syriza renforce le camp de ceux qui, comme nous ou le gouvernement italien, veulent une évolution des politiques européennes.

      3. Julien, comment croire à ce type de déclarations d’un ami très proche de quelqu’un qui a proclamé que son ennemi, c’est la finance ? Par contre M. Macron a bien expliqué relativement à la nouvelle politique grecque que TINA… et lui il a un grand poids et il agit…

      4. vigneron, julien,

        Non, je suis vraiment en colère, tout ce gâchis !
        Sapin and co, vous le savez très bien, n’ont cessé de remettre aux calendes grecques (sic) le passage aux actes. La maison brûle, on ne peut plus se contenter de déclarations d’intentions.
        Voir la taxe sur les transactions financières, c’est du foulage du gueule, pour gagner du temps.

    3. vigneron:

      « Rien à cirer de l’ordolibéralisme. »
      Tu fais bien de préciser.

      « Je vois juste que le gvt Tsipras patauge lamentablement et risque de ne pas même obtenir pour les grecs ce qui leur était quasi promis d’allégements sur les dettes et sur les conditions du soutien »
      Mais ça, c’est du bullshit noir et concentré! Tu as vu en cinq-six ans? On continue?

      « soutien » de la Grèce, « aide » de la Grèce, on oublie aussi!
      « Aider », c’est donner le droit de s’endetter encore !!! ?

      « l’accident et le Grexit. »
      Le grexit est obligatoirement un accident? Mais un accident pour qui ?
      L’Islande qui n’a pas eu besoin d’ « isxit » vu qu’elle n’y était pas dans l’euro ni dans l’UE, et rien de ce qu’elle a gagné n’aurait pu avoir lieu à l’intérieur de l’UE, et a fortiori dans la zone euro. L’accident, c’est l’euro !

      « Tout ça par maladresse, jusqu’auboutisme, provocations, arrogance, outrances, postures, bref poussée d’hubris mâtinée de combat idéologique, tout deux mal t’à propos. »
      Cher vigneron, ils n’arrivent pas à ta cheville sur ces points ! (J’ajoute ce que se disent un nombre certain de lecteurs: « il y a juste cette petite différence: toi, tu commentes  » – moi aussi, hein, d’où une certaine réserve -, « mais eux agissent » !!!

      « Ils ont pas été mis à leur place pour faire tomber l’ordolibéralisme ou révolutionner l’Europe, ni faire se pâmer les blogueurs français prorusses, europhobes ou germanophobes mais pour sortir la Grèce de l’impasse financières et enfin commencer à la réformer en profondeur. Ce serait un bon début, pour la Grèce et pour l’Europe. »
      Bla-bla.

      « Ça n’en prend pas le chemin, quoi que tu en penses. »
      Une des caractéristiques de nos commentaires de café du commerce, c’est notre savoir lumineux de l’avenir et la certitude de nos jugements.
      Au secours!
      Je continue à attendre des coups de théâtre de l’équipe Tsipras. Ça me paraît évident.

      « Après ça, comme vient de dire Roubini : « la Grèce n’exclura pas un soutien financier de la Russie ». Mais ça c’est juste du Roubini… »
      Tss tss… Un peu de modestie…
      C’est aussi du Leboutte et du Un-tas-d’autres-pas-vignerons.

      1. Oui, peut-être du Leboutte, du Toussaint et du Roubini mais pas du Varouf (qui a exclu dans des interviews pour la presse allemande avant la rencontre avec Schäuble que son gouvernement accepte une quelconque aide financière de Moscou).

      2. Varoufakis est en plein jeu. Il faut arrêter de lui prêter des positions figées, comme s’il était mort.
        Il a plutôt jusqu’à présent démontrer une grande vivacité.

      3. C’est ça c’est ça Leboutte, « pas des positions figées », tu l’as dit bouffi. Ça tombe bien va falloir encore reculer.

    4. « Les Grecs demandent la lune » ? C’est certain.

      C’est toujours comme ça. En 1788, c’était comme ça, en 1935, en 1904, en 1916, ça a toujours été comme ça.
      Les rois-soleil définissent la lune, c’est comme ça.
      Merci vigneron !

      Moi, je demande la lune.

      1. Ben mon pauvre guy, y a rien sur la lune à part de la poussière, t’es pas au courant ? Juillet 1969 c’est quand même pas la veille…

  10. Bonjour à tous

    Il y a tout de même un point intéressant dans la position de la BCE: en appliquant strictement les règles définies par ses statuts et en reconnaissant que la grèce ne peut pas s’en tirer, la BCE entérine que la solution est politique et donc renvoie les politiques d’Europe à leurs responsabilités.
    Tout le monde sait que le modèle retenu est faux, les multiplicateurs budgétaires erronés ont totalement faussé les issues théoriques moulinées dans les chapelles orthodoxes!
    Mais c’est aux politiques de décréter un changement d’orientation. Depuis Trichet, la BCE n’arrête pas de dire aux politiques: prenez vos responsabilités et ayez le courage d’aller jusqu’au bout de votre logique. Vers l’intégration. A chaque fois ceux ci se sont défilés. Désormais ils sont au pied du mur.
    Varouf. et Tsip. meilleurs alliés de Draghi et de l’Europe?
    Bonne journée!

    1. +1
      je dirais draghi, meilleur allié de l’Europe : ils ont jusqu’au 11 pour trouver un accord, puis ensuite faire de la politique.

      1. En fait, plus précisément, la BCE entérine l’impasse quant à un accord possible, étant donné le refus de négocier de l’Allemagne et des institutions européennes. Comme il n’y a pas accord, il n’y a pas de Troïka, donc pas de renouvellement possible de la reprise de titres grecs en collatéraux.
        Mais le bar reste ouvert pour les banques, et ce tant que Draghi le décidera. Merkel et Buba, ou pas. On a bien un régent (pas président, vu qu’il n’a pas été élu, sinon par ses pairs). Mais pas d’Europe politique, ce que réclament à cors et à cris Tsipras et Varouf.
        « Grèce : Praet (BCE) critique les carences institutionnelles européennes qui pèsent sur elle« 

      2. Les tarifs pour les banques grecques des consos en terrasse du bar de l’ELA à Athènes (≈1,6%) sont nettement plus salés que ceux de l’open bar de Francfort (0,05%…).
        Et ça commence depuis hier à tirer sévère pour le gvt grec du coté du renouvellement de ses bills, malgré le ELA…

      3. Possible, vignal, mais à ce niveau là, Tsipras s’en fout. L’essentiel pour lui est de faire en sorte que l’Allemagne cesse d’imposer ses conditions et s’assied à la table des négociations.
        Pas sur la dette, de suite (il l’a dit et répété, super-Varouf), mais sur un accord temporaire de financement, permettant de mettre en oeuvre sa politique immédiate pour laquelle il a été élu.
        Ensuite, il feront de la politique, i.e., ils parleront, entre autres, de la dette.
        Et ça, Draghi l’a très bien compris et il ne dit que cela : que les politiques prennent leurs responsabilités, moi je prends les miennes.
        Donc, que l’Allemagne cesse de régurgiter son ordo-libéralisme et qu’elle négocie. AfD ou pas.
        ‘Ras le cul que les tambouilles politiciennes internes viennent foutre le bronx dans l’Europe’ : dixit la Buba, vignal …
        Merkel peut tortiller des fesses, il faudra bien qu’elle y vienne.

      4. « Qui est en position de force aujourd’hui Zeb ? Qui est plus isolé que jamais ? » : vignal, qu’on soit 15 ou seul à la roulette russe importe peu. L’essentiel est que tous aient le canon sur la tempe.
        C’était l’objectif de Tsipras. C’est fait. Maintenant, ‘up to you’, Merkel : ce sera son choix et elle va devoir assumer.

      5. Ben non, justement, Merkel peut très bien décider de ne pas décider. Si elle pense qu’elle n’en paiera pas le prix politique…

        Je pense toujours que Tsipras ne se couchera pas. Les élus Syriza ne sont pas des politiciens professionnels de sérail qui ont une carrière politique à défendre.

        Donc c’est la négo ou le grexit.

        Honnêtement je pensais qu’un scénario crédible de Grexit empêcherait Hollande et Renzi de dormir: ils n’auraient pas envie de se retrouver du mauvais côté de l’histoire. Ca, plus une gentille pression d’Obama, ça pouvait faire bouger Merkel. Apparemment pas du tout.

        Mais je commence à douter. Le grexit me semble de plus en plus probable.

        La lâcheté humaine ne cesse de m’étonner…

      6. Merkel et Hollande ont apparemment d’autres chats à fouetter que les grecs. Ils sont à Kiev vert après-midi, paraît qu’y a une guerre en Europe…

      7. paraît qu’y a une guerre en Europe

        Foutredieu, une guerre en Europe ! Encore ?

        Et moi qui n’ai toujours pas reçu mon ordre de mobilisation…
        Mais ou dois-je donc percevoir mon fusil et mes bandes moletières ?

        Et surtout, sur qui donc dois-je pointer mon arme ?

      8. Chazdu, tu connais la version : « Les Ukrainniens, t’en connais un toi d’Ukrainien ? j’en ai jamais vu un moi ! et ben qu’ils aillent se faire foutre ! » ?
        Sinon tu peux mettre Lituanien à la place d’Ukrainien – pis Tchécoslovaque aussi mais ça date.

      9. (…) t’en connais un toi d’Ukrainien (…)

        Ah ok donc le champ de bataille c’est l’Ukraine et possiblement un des pays Baltes… Je ne connais effectivement aucun ressortissant de ces deux nations.

        Toutefois, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu parler d’une déclaration de guerre faite par quelque pays que ce soit à l’un de ces 2 pays. Je maintiens donc mon observation faite au travers de ma précédente remarque ironique : Il n’y a pas de guerre en Europe à ce jour.

        J’admets cependant que l’on puisse qualifier de guerre civile ce qui se passe en Ukraine. J’admets même que les camps de cette guerre civile sont soutenus par d’autres nations constituant des blocs historiquement antagonistes l’un avec l’autre.
        J’admets aussi qu’utiliser la notion de « minorité linguistiques » pour justifier des actions de déstabilisation de pays voisins rappelle beaucoup une stratégie employée en son temps par le dirigeant européen des années 30 que l’on ne peut nommer sans risquer le point Godwin.

        Cela dit, faire de l’Ukraine, l’Espagne de 1936, de La Lituanie, La Tchécoslovaquie de 1938 et partant de ma personne un munichois indifférent à la souffrance d’un peuple géo-localisé en Europe (définie un temps comme allant de l’Atlantique à L’Oural), il y a un gouffre que je vous trouve bien hardi et cavalier de franchir monsieur le cultivateur de Vitaceae…

  11. L’injonction de la BCE dépassant son rôle et mandat, dévoilant ses intérêts loin d’être généraux quand sa dépendance à la finance privée et à son conservatisme saute aux consciences, injonction de faire de la « politique », de renvoyer aux Etats le fait de faire enfin de la « politique » entre eux, dans le carcan sciemment institué de l’UE (soit des responsabilités et choix politiques antérieures, présents engageant sur les futurs, des politiques encore en place, des nouveaux-elles aux dents rayant le parquet et rêvant de les remplacer, et de leur opposants-es, et leurs échecs patents), de sa monnaie unique et inique, alors que les dissensions (« compétitivité » course au moins disant social, fiscal, moral, etc) entre Etats se révèlent plus profondes que jamais (sauf à tout exploser et le système E et leurs positions propres, définitivement), alors que le déficit de représentativité réelle s’accroit à la limite de l’illégitimité (voir les progressions des taux d’abstentions niés, tus, autant par les médias de masse qu’aujourd’hui la droite rêve de les « droitiser » aussi, « d’occuper » cette vacuité aucunement intellectualisée) déficit d’une majorité des citoyens-nes E et nationaux les plus pauvres, modestes, précaires, bas salaires, etc sans représentativité donc, n’est-ce pas un contresens, une impossibilité en soi…?

    Une forme de stratégie de « jeu » qui produit le blocage ne pouvant être déverrouillé que par l’échec dont le mat n’est que le chaos total en ayant éliminé toutes les autres pièces du « jeu »…? N’est-ce pas en fait et provoquer le suicide de la BCE, de l’UE et son rêve d’origine, autant que d’accélérer celui des démocraties tenues par la corruption, les conflits d’intérêts, le pantouflage, le clientélisme, l’individualisme et le carriérisme, etc…?

    A qui profite le plus les crimes et la non assistance à personnes, peuples, démocraties, institutions en danger…? Qu’est-il donc anticipé à la suite de ses « suicides collectifs » comme stratégies de gouvernances des miséreux-euses rescapés-es, de ruines, de cendres…?

    1. Faut arrêter …
      Le véritable blocage, le vrai danger de suicide européen, il est chez Merkel, pas à la BCE.
      Continuer l’ordo-libéralisme, c’est à coup sûr mettre à bas la construction européenne.
      Draghi en a pris acte et a agis en conséquence et rapidement.
      Parce que le temps presse.
      Welle done, maintenant la partie peut continuer (commencer ?), avec les véritables enjeux.

      1. Pardonnez moi mais combien la BCE à prêter directement aux Etats à taux très réduits, comparativement aux dettes publiques nationales et européennes cumulées que nous avons maintenant et à jamais à prendre à notre compte de contribuables E et nationaux (directs et indirects soit la TVA nouvelles taxes, etc), comparativement à la planche à billet qui a tournée à plein pour sauver banques, finance, actionnaires, rentiers-ères de pertes privées et autres dettes privées douteuses frauduleuses en 2007/8…?

        La promesse du plan de « relance » de plus de 300 milliards d’euros de l’UE n’est-il pas en vrai que de seulement 21 et quelque milliards d’euros de fonds publiques européens et nationaux, devant faire lever des investissements privés par effet de levier que nous devrions couvrir totalement en terme de risque qu’il y est réussite ou pas de la « relance » de la « croissance »…? N’Est-ce pas aussi un endettement de plus et la couverture publique de risque des aléas des marchés qui poseront dans les alternatives possibles réduites de nos enfants petits enfants, etc…?

        Quant au QE, soit un endettement européen de plus 1000 nouveaux milliards d’euros, un endettement de ses contribuables E, auprès de la BCE dépendante de la finance privée seulement, ne consiste t-il pas majoritairement à soulager les banques (leurs actionnaires, etc) détentrices de dettes publiques insolvables, insoutenables, en les faisant acheter par les banques centrales nationales, qui n’étant pas vraiment indépendantes ne manqueront pas d’en faire payer le prix suivant la couleur politique du moment, aux même contribuables à échelle nationale…?

        Et on pourrait continuer ainsi longtemps en se demandant par exemple a qui profitera le plus cette « relance de la croissance », ce moins d’austérité à la marge, ce « roulement des dettes publiques », si elle est obtenue qu’en étant essentiellement accolée à plus de précarité des bas salaires, des chômeurs-euses, etc, pour cause de « progrès » « d’ordinisation », etc, dans les pays civilisés et toujours autant d’esclavagisme dans les pays émergents et pauvres…? Seulement au PIB dont la part finance défiscalisée ne cesse de croitre, aux politiciens-nes dont la confiance ne cesse de s’éroder, mais surtout à la finance et à la financiarisation de l’économie réelle dont ses mutations et ses imbrications (complexifiées) ne cessent de s’accélérer de surprendre et prendre à revers le « politique » pour être toujours plus défiscalisée, moins solidaire, aggraver les inégalités, et déliter les fraternités…

      2. Merkel n’a pas d’autre choix que de se montrer inflexible face au gouvernement grec.
        Si elle laisse du lest elle désavoue la politique qu’elle a menée jusque là et brise la consensus qu’elle a su créer autour d’elle. Elle est à la tête d’une coalition qui dans le fond forme un parti unique dont le socle commune, tant du côté de la CDU que du SPD, est le Wirtschatsnationalismus. Si elle cédait elle se ferait tailler des croupières à droite par l’AfD tout en risquant de perdre l’appui du SPD, très nationaliste en matière économique.
        Son principal but sera sans doute de faire retomber la responsabilité d’un éventuel Grexit et des conséquences que cela aurait en Europe sur les Grecs eux-mêmes.

        http://www.spiegel.de/kultur/gesellschaft/deutschland-in-der-eurokrise-ist-merkel-wie-bismarck-a-1016336.html

    2. Tu t’imagines quand-même pas, Zeb, qu’hier les compères Dragui et Varouf ont concocté de concert la fin du régime d’exception pour le collatéral grec pour mettre la pression sur Angèle ? Ce serait plus du déni là Zeb mais de la démence.

      1. J’ai dis que Draghi en a pris acte et qu’il l’a anticipé (d’une semaine, il aurait pu attendre que la réunion de l’eurogroupe se tienne). Draghi joue sa partie, Varouf la sienne. Les deux convergent vers la prise de responsabilité politique des européens.
        Manque plus maintenant que l’accusation de complotisme …

      2. Pour sûr, l’avait l’air aux abois le Schäuble ce matin, déconcerté qu’il était devant la maestria du tandem Dragui/Varouf dans leur l’offensive concertée. Pardine.

  12. Là où Tsipras et Varoufakis marquent un point, c’est comment ils avaient soigneusement contourné les marchés en ne s’adressant qu’aux créanciers publics, càd précisément aux politiques et à la politique. Aujourd’hui, les marchés qui gardaient leur calme devant la campagne de Varoufakis réagissent mal à la mesure de la BCE. Il y a une guerre du privé et du public latente, malgré la consanguinité bien établie.

    Par ailleurs, considérer que la BCE fait juste ce qu’elle peut et doit faire en toute technique, hier soir comme par hasard, et prendre à la lettre Peter Praet qui dit « le traité nous interdit de prendre toute décision qui reviendrait à financer un Etat par la politique monétaire » , c’est de l’angélisme. Ce n’est pas une surprise, la BCE intervient clairement contre les demandes du gouvernement grec. Elle fait de la politique.

    La BCE ne cesse depuis longtemps de jouer au-delà de sa mission officielle, et elle annonce mille milliards d’euros au bénéfice exclusif de la finance (toxique.) C’est prévu par le traité? A-t-elle jugé ou calculé « qu’il est possible à l’heure actuelle d’anticiper une issue positive » à cette politique de soutien du système financier privé?

    1. Sauf, Leboutte, que « les marchés » se sont pas jetés sur les T bills grecs émis hier, loin de là même. Quant à l’encours des dépôts bancaires grecs qui chute de pratiquement 10% en un peu plus d’un mois, c’est aussi, un peu, la voix « des marchés », non ?

  13. Certains se demandent peut-être encore à quoi pouvait bien rimer cette alliance avec les nationaux-popu de l’Enel ? La réponse va leur être donnée incessamment : à assurer une majorité pour le vote de confiance qui s’annonce sur le Grexit. Mais la rue grecque et les déposants, pas sûr qu’ils aient voté pour ça…
    Où sont les chevaliers blancs et la cavalerie ? Ça urge.

    1. Je me trompe peut-être, mais tu pourrais sauter des étapes en concluant trop vite.

      Dans cette affaire, il y a aussi l’attitude du « quant à soi » pour chacune de parties.

      Il faut préserver la respectabilité des forces en présence, sans que l’une ait l’air de faire plier l’autre.

      C’est pourquoi il était sage que la BCE joue le rôle du « père fouettard ».

      Attendre et voir.

      1. On est d’accord Edith. La BCE accélère le timing et ramène tout le monde devant la réalité : le danger et l’urgence.

  14. Selon le ministère grec des Finances, la décision de la BCE « met la pression sur l’Eurogroupe pour progresser rapidement vers la conclusion entre la Grèce et ses partenaires d’un accord qui bénéficie à chacun » (Crédits : Reuters)

    C’est d’ailleurs ce que vient de dire Hollande à la conférence de presse.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150205trib46d0e0520/pourquoi-le-gouvernement-grec-relativise-la-decision-de-la-bce.html

    Par ailleurs, je suis contente de savoir qu’il est toujours debout … (le Chêne de Paul Jorion) 🙂

    1. Il a fallu par contre que Paul Jorion s’informe sur le sens du vent avant de se rapprocher de son chêne .

  15. Les Friqués usa ne veulent pas de Grexit. C’est pas finit…

    Ce sera soit Grexit, soit planche à billets au service de la Grèce.

  16. @ Zébu…

    Aux questions précédemment posées s’additionnent bien sur celles de qui (quels traités signés par quels partis, comment, quand, pourquoi, etc…?) a permis à Draghi (voulant faire baisser les bas salaire en Europe, casser les protections sociales, etc) de sortir de son rôle et de ses prérogatives quand ce qui mettait en exergue des fausses convergences politiques hier, quant elles n’étaient que monétaires, financières et corporatistes (dans de le sens de conservatisme et de la continuité des alternances politiques nationales comme européennes, et syndicalistes tout autant) explosent aujourd’hui en divergences qui devraient se résoudre en terme « politique »…? Avec le même déficit de représentativité réelle des plus fragiles modestes, ceux et celles majoritaire subbissant le plus les inégalités explosant, précédemment cité bien sur…

    Ce n’est pas que sur l’hégémonie Allemande, et des pays du nord de l’UE, que la focale doit être portée il me semble, pour comprendre l’ensemble et la teneur comme le rôle l’identité des acteurs dans le rapport de force opérant. Quand la responsabilité de la Grande Bretagne, en temps que « nation financière » et trous noirs de la finance, par « excellence » disent certains-es (et le Luxembourg, la Suisse, Monaco, Andorre, les DOM.TOM, etc on les oubli…?), avec son « statut exceptionnel » au sein de l’UE et ses ambivalentes « amitiés d’affaires » avec les USA, tout autant que les intérêts politiques et autres plus opaques que chaque politiciens-nes et politiques des alternances ont cautionné entretenu avec les dirigeants-es et entreprises anglais-es des convergences opaques plutôt que d’intérêts généraux, quand cette dépendance voulue hier de la BCE à la finance…, sa sortie de route aujourd’hui, cette perte de souveraineté monétaire hier (sans laisser ce terme au fhaine) au profit de la finance, avec aujourd’hui le retour d’une partie de la souveraineté des dettes publiques (celles qui privées sont devenues publiques après 2007/8) par leurs achat par les banques centrales nationales, quand tout cela n’est pas questionné, ne risque t-on pas de perdre l’objectivité dans l’analyse…?

    1. Draghi défend les intérêts de ses amis, les Friqués européens, et fait absolument ce qu’il veut pour ça.
      Les marionnettes politiques agissent en conséquence.

      1. @ Dominique Gagnot

        Je l’ai bien compris en grande partie, quand je cherche seulement à interroger, pour y voir claire la partie du « jeu » encore cachée, la part d’ombre à venir, soit les tactiques de « jeux » de ceux-celles des nouveaux arrivant « s’auréolant » et/ou étant « auréolés-es » derrière la défense du faible, des femmes, de la veuve et des orphelins au regard du bras qu’ils-elles mènent (et ont mené) en vrai, au regard du passage du compromis à celui de la compromission dans l’évolution ou stagnation du rapport de force, et de qui en paiera comme toujours les plus amères conséquences, soit de ceux et celles subissant le plus toutes les inégalités passées présentes et les nouvelles à venir, au profit de qui en tirera le plus les marrons du feu, dans le cadre de la « démocratie » et son déficit de représentativité réelle.

        J’interroge en vain, je sais, les méandres de l’avenir s’assombrissant plus que l’obscure clarté qu’on lui prête. J’interroge autant les symboles d’hier, retoqués, remaniés aujourd’hui, que la réalité pas encore apparente des intentions de ceux et celles s’en servant « a bon escient ».

      2. Gagnot, tu sais qu’un robot pourrait aisément écrire tes posts à ta place ? Mieux que l’original.

        Ah mais tout à fait, puisque tout est quasiment prévisible si l’on admet que le jeu est une compétition entre les Friqués, divisés en 4 camps, eux même subdivisés, etc.

        Ces 4 camps sont:
        – Le camp usa auquel est adjoint le (sous) camp européen,
        – Le camp russe,
        – Le camp chinois.

        Chaque camp dispose de marionnettes dites « politiques » utilisées pour la figuration médiatique.

        Chaque camp dispose de cartes;
        1 AS : l’atout militaire usa,
        3 Rois : les banques centrales FED, BCE, et chinoise,

        et des petites cartes sans valeur, qui représentent les peuples, avec les plus grosses en Allemagne. Les petites cartes grecques sont à l’offensive.

        Des cartes intermédiaires : les grosses multinationales, et quelques hyper friqués, suffisamment friqués pour avoir leur propre carte dans le jeu.

        Avec ça on doit avoir fait a peu près le tour, (ok, on pourrait affiner)

      3. @Dominique Gagnot

        Chaque camp dispose de marionnettes dites « politiques » utilisées pour la figuration médiatique

        Eh ben !!!
        Cette supposée force sensée dominer le monde aurait besoin des médias ?

        Euh pourquoi faire, puisque les populations « seraient sous sa domination ».

        Franchement vous êtes incompréhensible, d’une part vous assurez que tout est écrit d’avance et d’autre part vous insinuez que cette « force » a besoin des médias pour faire aboutir son projet.

      4. vous assurez que tout est écrit d’avance et d’autre part vous insinuez que cette « force » a besoin des médias pour faire aboutir son projet.

        Tout est écrit d’avance dans les grandes lignes faciles à voir pour qui veut les voir, oui.
        Les Friqués ont besoin des médias pour justement distraire le peuple, de sorte à ce qu’il regarde ailleurs, et en l’occurrence les marionnettes!

        N’avez vous pas remarqué que l’on n’entend que ces marionnettes (et leurs larbins journalistes et « économistes ») dans les (gros) médias?
        (heureusement qu’il y a les blogs indépendants, et en particulier celui-ci…)

  17. Dramerker ont sifflé la fin de la récré. Le scénario décrit par Lordon n’est-il pas en train de se réaliser?
    http://blog.mondediplo.net/2015-01-19-L-alternative-de-Syriza-passer-sous-la-table-ou
    Pardonnez mon extrême naïveté. Mais sincèrement, je pense que l’heure est grave. C’est vraiment la démocratie, ou ce qui peut en rester, qui se joue. En Europe bien sûr. Ailleurs… Chiche que Pernaut va ouvrir son 13 Heures sur « c’est l’hiver, il fait froid ».

    1. Ce n’est pas sur, car les Friqués américains, qui voient plus loin que les Friqués européens, n’ont pas encore dit leur dernier mot. (ils ne veulent pas voir l’Europe éclater)

      1. @ Dominique Gagnot 5 février 2015 à 12:51

        Cher Dominique, quand on décidera d’organiser le championnat des plus grands opposants aux friqués du monde, vous aurez des chances d’être sélectionné et de décrocher le titre de champion.

        Faites bien attention toutefois, à ne pas vous faire trop d’ennemis. En effet, leur nombre va grandir du fait de l’arrivée de forts contingents chinois pro-argent et pro puissance.

        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/26/97001-20141226FILWWW00081-la-chine-recite-les-valeurs-socialistes.php

        La Chine va dans un sens et prospère. Vous, vous allez à l’opposé.

      2. jducac, si nous étions en démocratie, les peuples européens seraient parfaitement capables, avec leurs ressources propres de prospérer sans les chinois.

        Le problème est que pour l’instant nous ne sommes pas en démocratie, et les Friqués confisquent NOS ressources.

        Le problème de fond est que les peuples reprennent le pouvoir, et donc la propriété des ressources, aux Friqués, qui pourront toujours continuer leur guéguerre économique avec un jeu de 32 cartes en papier, c’est bien suffisant.

        Il n’y aurait alors plus de raison de continuer la compétition stupide et mortifère que vous soutenez.

        Les Friqués n’ont aucune légitimité à posséder ce qu’ils possèdent, sinon celle de lois qu’ils ont écrites eux même.

        Là ou vous faites une grossière erreur est que vous confondez la personne des Friqués, et les fortunes qu’ils ont confisquées. Or je n’attache pas plus d’importance à leur triste personne que celle que vous donnez au peuple grec.
        Seule « leur » fortune m’intéresse.

      3. l’Figaro tra la la
        Ça y est v’là l’autre qui la ramène avec ses rapaces venus d’Orient. Dernier coup de poker – en ligne – sur le fil du rasoir raseur.

      4. Etes-vous bien certain que nous ne sommes pas en démocratie ?

        La définition donnée par votre lien concerne la démocratie des bisounours, dans laquelle les candidats au grand show pseudo-démocratique sont présélectionnés par les Friqués. (un peu comme à « Nouvelle Star »)
        Enfin quand tout se passe bien. Car pour la première fois en Europe, depuis les révolutions du 18èm siècle, il y a eu un raté très récemment en Grèce.

        Vous constaterez d’ailleurs que les Friqués n’aiment pas du tout les élus directement choisis par le peuple…

    1. Ce qui est vrai , c’est que la façon dont on a été élu compte dans la représentation du pouvoir que l’on incarne .

      Hollande , qui a été élu chichement , en sait quelque chose , qui le met en obligation de porter l’idée qu’il se fait des intérêts de la France ( et il est sans doute parmi ceux qui ont le plus d’informations utiles pour ça ),plus que l’idée que les français se font de leur pays dans le monde et des vertus du capitalisme, puisque ce n’est pas sur ça qu’ils ont voté .

  18. Peter Praet:
    « le traité nous interdit de prendre toute décision qui reviendrait à financer un Etat par la politique monétaire. »

    Frédéric Lordon:
    « …les idéologues. Ceux-ci savent très bien que la banque centrale peut combler ses pertes par ses propres moyens de création monétaire, mais ils ne le veulent pas – essence même du dogme monétariste qui regarde toute création monétaire « anormale » comme un fléau en cours de formation. Mais qu’est-ce que l’« anormalité » en cette matière ? A cette question, le monétarisme appliqué répond invariablement : tout ce qui excède les besoins de refinancement des banques privées, et notamment tout ce qui pourrait constituer une opération plus ou moins médiate de soutien aux Etats »

    Peter Praet fait de la politique sans le savoir.
    Peut-être encore…
    Ou peut-être déjà… a-t-il atteint la sagesse de sa fonction, qui est la conscience nourrissant le mensonge.

    1. « la sagesse de sa fonction, qui est la conscience nourrissant le mensonge. » bien vu – mais peut-être que mentir, non il ne se rende pas compte, leur langue de bois les protège, c’est une technique, une culture managing, elle s’adresse exclusivement à nous, la langue de bois c’est une technique de pointe: mentir à eux-mêmes? non, ils sont hyper adaptés, et nous souffrons de ce déficit de ne pas vouloir l’être, de mal le comprendre: leur conscience est uniquement réglé sur la focale de l’obéissance: dans ce rôle pour être au top il faut le mériter: de devoir se faire obéir est un privilège, et ce privilège immense prospère dans l’habileté à l’obédience, à son orchestration. quand la langue de bois craquelle et risque de manquer elle se déréalise, elle aveugle, le chaos les nourrit encore.
      Dans son dernier billet Lordon http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee rappelle ce qu’avait dit, à peine nommé, Yanis Varoufakis : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité ». (par dignité) – Lordon a la dent particulièrement féroce à l’égard du Gvt Hollandesque à son apothéose apolitique (la droite lui jalouse de mener le bal  » gauche droite est un débat du passé »).

  19. Plus la journée s’avance, plus je suis pessimiste pour les Grecs.
    Et plus j’ai l’impression qu’ils vont continuer à morfler pour l’exemple.
    Soit parce que leurs dirigeants vont finir par se soumettre (avec plus ou moins les formes, seul l’emballage étant négociable), soit parce qu’ils vont expérimenter ce qu’est réellement un défaut et dont Paul avait parlé il y a quelques temps : les banques fermées, les crache-fric à sec, le retour au troc, etc.

  20. Le propos d’Hollande aujourd’hui lors de sa conférence presse, qui reconnait « l’austérité perpétuelle » comme n’étant pas une solution, tant en Grèce que dans une « unanimité » occasionnelle et opportuniste de soutien aux peuples Grecque, dans un lien qu’il fait avec ce qu’il mène en France, autant que les postions de Siriza par rapport à sa manière de mettre un frein et/ou une fin à l’austérité (derrière autant la privatisation en cour des services publics que le refus des « plan d’aides » conditionnés à des coupes budgétaires) dans son pays, ces propos et postions « politiques » signifient-ils-elles pour autant la résolution la réparation (hors de la « tentation » politique de rester seulement dans le champ du clientélisme pour durer) de leurs méfaits aux politiques d’austérités antérieurs, et conséquences passées, présentes et futures pour partie…? Aucunement. Les causes restant les même, n’étant même pas à questionner dans son ensemble, mais a réexaminée dans une circonstance politique exceptionnelle, les conséquences n’en seront que plus inégalitaires, injustes et férocement douloureuses pour les plus fragiles en Grèce autant qu’ailleurs, chez nous, en Europe, et dans le monde.

    Combien d’impôts payent donc les entreprises, multinationales qui se sont achetées pour une misère certains services publics et leurs infrastructures grecques (ou encore en France avec les autoroutes, etc) au regard du coût et des profits qu’elles engrangent en faisant désormais du profit et des dividendes sur ces feux services rendus aux publics…, ces feux bien communs, au détriment des plus démunis-es…? Combien ces impôts rapportent à la collectivité nationale comparativement aux coûts qu’ils lui en coûtaient hors corruptions, dérives, etc…?

    De même que la solution de faire « rouler la dette publique » et surtout sa partie privée illégitime (voir illégale peut être suite aux socialisations massives du crack de 2007/8 et du maquillage des comptes publiques privés grecque fait par Goldman-sach pour sa rentrée dans l’UE et l’Euro) ne devant pas être remise en cause, par rapport à l’évolution du rapport de force et de la position « politique » de Siriza sur ce sujet, comme de Sapin récemment, cette décision n’est-elle pas de céder face aux néolibéraux, à la finance sauvée et renforcée, aux créanciers privés se défaussant avec délectation du risque de défaut avec le nouveau QE, de leurs titres de dettes publiques rachetées par les banques centrales nationales (rajoutant une dette publique européenne aux dettes publiques nationales insoutenables), de peur de sanction de la part des « marchés », de la BCE, des autres pays membres et leurs « politiques » respectives…?

  21. Le 18 mars prochain, la BCE inaugure son nouveau siège social à Francfort : un impressionnant gratte-ciel qui a coûté 1,3 Milliards d’euros. De nombreuses festivités sont prévues :

  22. Pause décrétée par la BCE dans le feuilleton dette grecque. Il y a un autre icecream sur le feu: l’Ukraine, Merkel et Hollande se rendent à Kiev dans l’urgence cet après-midi tout comme J. Kerry, Merkel ira voir ensuite Obama lundi….
    Kiev aimerait voir l’OTAN mettre le doigt dans l’engrenage de la guerre et là, on va moins rire car Gorbatchev avertit que cela pourrait entrainer une troisième guerre mondiale!

    1. François Hollande a aussi répété que la France n’était pas favorable à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan.

      http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/ukraine-hollande-et-merkel-ensemble-pour-tout-tenter-640635

      « Sécurité : le gratin international de la défense se retrouve à Munich »

      -> C’est le 6 février, c’est à dire demain

      http://www.france24.com/fr/20150131-demain-a-une-ukraine-crise-porochenko-poutine-russie-allemagne-munich-securite/

    2. Et, accessoirement, Merkholland vont dans la foulée au Kremlin serrer la pince à Vlad Ier, si ça peut vous rassurer…

    3. Cette rencontre ne servira pas à grande chose, c’est plutót de la com. Les séparatistes russes sont en train de gagner. Poutine ne lâchera pas le morceau. Il ne reste que les sanctions.

      1. Cher monsieur Germanicus, il ne s’agit pas de séparatistes russes, mais de séparatistes ukrainiens de l’est de l’Ukraine, du Donbass précisément, qui s’avèrent bien sûr être soutenus par les russes, bien sûr .
        Et s’il s’agit de ne pas lâcher le morceau, c’est plutôt eux les pitbulls, car not’bon Vlad, qui aime le business et la prospérité, aurait préféré depuis longtemps une solution fédérale.

      2. @jpl
        Poutine se sert des « pitbulls » pour envahir progressivement le pays. Son objectif consiste à déstabiliser durablement l’Ukraine pour des raisons que l’on connaît. Last but not least, à l’est du pays vivent également des russes, et parmi les séparatistes se trouvent de nombreux « civils » armés – de nationalité russe.

  23. Eh bien voilà ! la BCE après son petit coup de semonce, laisse le temps nécessaire pour que de nouveaux accords aboutissent

    Selon le quotidien allemand Die Welt, la BCE accorderait 60 milliards d’euros liquidité d’urgence à la Grèce. Cela représente une peu plus d’un mois et demi pour trouver un accord…

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150205trib0c8a4f5a4/la-bce-accorde-un-mois-et-demi-de-repit-a-la-grece.html

    1. J’ ai connu un chien comme ça , un molosse , il montrait les dents mais en vrai c’ était un bon toutou , il préférait vivre il ne fallait pas avoir peur de lui . ( J’ ai une pensée pour Loukanikos le courageux ).

    2. la BCE accorderait 60 milliards d’euros liquidité d’urgence à la Grèce.

      hihihi, Obama a du téléphoner à Draghi. Quand je dis que tout est prévisible…

      1. Donc Obama a expliqué à Draghi qu’il ne veut pas de Grexit.

        Maintenant Syriza, dont le soutien d’Obama a ainsi été confirmé via la rallonge de Draghi, va demander à Merkel, et son banquier, qu’ils investissent en Grèce d’une manière ou d’une autre. Il devrait y avoir des manœuvres en ce sens demain.

    3. vi, edith, c’est bien ce que je disais : la pression, c’est pas la Grèce qui l’a (elle l’avait déjà), c’est l’eurogroupe et l’UE.
      Et ce n’est pas tout …

      1. Voilà le Zeb tout refrétillant juste parce que la BCE se fend d’un communiqué pour réconfirmer que l’ELA de la Banque Nationale Grecque marche bien toujours, histoire de rassurer les déposants grecs. C’est beau la foi, bonne ou mauvaise…

      2. dites les gars, faut arrêter passé une certaine heure 😉

        je suis assez d’accord que l’annonce n’apporte rien, à part dire que l’ELA fonctionne toujours. Je ne sais pas quel a été le montant des retraits de liquidité des banques grecques sur la journée d’hier, mais cela a peut-être fait peur à la BCE…

      3. Plus généralement, la Grèce peut jouer un rôle gênant pour l’Europe, dès la première annonce de la BCE, Poutine et Tsipras se sont entretenus téléphoniquement, rendez-vous est pris pour le 9 mai.

        Bien entendu le gouvernement Grec s’attendait à des mesures de rétorsions dès son arrivée au pouvoir, il a donc d’autres cartes dans ses mains (pas particulièrement réjouissantes par les temps qui courent).

        Alors, à moins d’une volonté générale de se défaire des traités et donc de dissoudre l’union, je ne vois pas comment une entente entre les différents pays de l’euro au sujet de la dette pourrait être évitée.

        Ces parties ne se jouent pas sur le devant de la scène.

      4. Vigneron, l’important est de noter le montant accordé à la Grèce par les banques centrales nationales, montant qui correspond au délai demandé par le gouvernement grec.

      5. Le montant ? De quoi tenir un mois et demi si les déposants se calment (c’était plus du double, 123 mds les liquidités d’urgence en septembre 2012…).

      6. Vigneron,

        Le délai qui court jusqu’au 28 février et qui correspond au montant accordé à la Grèce pour tenir jusque là, lui permet de mettre au point un programme acceptable par toutes les parties :

        Le chef de file de Syriza, parti de la gauche radicale, cherche au contraire à persuader ses partenaires européens de lui accorder un répit, le temps qu’un nouvel accord soit conclu sur cette dette qui représente 175% du produit intérieur brut, soit 320 milliards d’euros.

        Dimanche à Paris, le ministre grec des Finances a proposé d’élaborer des propositions d’ici un mois afin de parvenir à un accord avec les créanciers internationaux et a exclu de solliciter une nouvelle tranche d’aide d’ici-là.

        « Ce n’est pas que nous n’avons pas besoin d’argent, nous sommes aux abois », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse commune avec son homologue français Michel Sapin.

        Il faut « un nouveau contrat » avec la Grèce, a quant à lui déclaré Michel Sapin, insistant sur le fait que le nouveau gouvernement grec devait avoir le temps de « respirer » pour proposer des « outils » afin de sortir des difficultés et pour construire son programme de réformes.

        http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/athenes-demande-un-mois-pour-faire-des-propositions-1028594.php

      7. L’eurogroupe et l’UE tremblent c’est certain. Au point où on en est de l’analyse, je dirais même qu’ils sont terrorisés. Montrez vous magnanime et on vous prendra pour un faible.

  24. En effet, Poutine a invité Tsipras à Moscou lundi 9 mai pour les fêtes commémorant la victoire et la capitulation de l’Allemagne nazie, ce n’est pas dénué de sens….
    Jeroen Dijsselbloem vient d’annoncer une réunion extraordinaire de l’Eurogoup mercredi 11/02 avec pour thème la Grèce, peut-on en attendre du nouveau?

  25. La couverture médiatique de l’affaire grecque nous réserve quelques surprises, dont celle-ci :
    D’un coté Atllantico, qu’on disait de droite lors de son lancement, qui fait de Varoufakis le contempteur de l’orthodoxie et présente sérieusement la position (très joronienne) du ministre Grec selon laquelle la crise est une crise de solvabilité et pas de liquidité ..
    http://www.atlantico.fr/decryptage/varoufakis-contre-schauble-comment-ministre-grec-finances-explique-homologue-allemand-qu-ne-voulait-surtout-pas-entendre-nicolas-1992284.html/page/0/1
    et de l’autre L’obs qui à l’inverse fait de Schaube celui qui renvoie Varoufakis dans les mains de ….. la Troïka. Si, si, vous avez bien lu.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20150205.AFP7816/schauble-et-varoufakis-constatent-leur-desaccord.html

    C’est intéressant, des médias de droite, des voix à droite (un Bruno Colmant par exemple) qui débordent la gauche (soi disant de gauche) sur sa gauche, et un média positionné à gauche (Wikipédia : l’obs « hebdomadaire d’information générale de gauche ») peut-être le signe que les lignes sont en train de bouger .. bon an mal an.

    1. Leboutte, tu prends vraiment au sérieux un article qui se permet de prétendre que Tsipras « dispose d’une majorité parlementaire qui semble solide et unie sur la question européenne » ?
      Alors que la solution s’y Grexit est une question, pour le moins, « discutée » dans son propre parti (sans parler de l’opinion grecque qui exigerait à bon droit un référendum sur la «solution»).
      Réveille toi Leboutte.

      1. La question de savoir si Tsipras « dispose d’une majorité parlementaire qui semble solide et unie sur la question européenne » , il faut voir ce qu’on met dans « la question européenne ». La sortie de l’euro est l’épouvantail, et un épouvantail pour tout le monde. Pour le moment, ce n’est pas d’actualité.
        Il va y avoir un bras de fer sur le grexit où chacun bluffera le plus longtemps possible, mais la BCE ne peut pas prendre le risque d’être la fossoyeuse de ‘l’euro irréversible ».
        vigneron, tu as dit toi même que l’association avec l’Anel vise « à assurer une majorité pour le vote de confiance qui s’annonce sur le Grexit » , ce qui est prématuré, mais semble tabler sur le partage d’une volonté plutôt forte. Pour ce qui est d’une opposition sans concessions aux rigoristes de l’UE, la majorité de Tsipras paraît effectivement solide, en tout cas à un point jamais vu jusqu’à présent en Europe. L’Irlande ne disposait de rien de comparable, le Portugal n’y est pas non plus. Fin de l’année, on verra quoi avec l’Espagne.
        Les questions ne sont pas comptables ou chiffrées, sauf pour mesurer le délai dont dispose le gouvernement Tsipras avant de devoir innover sévèrement (et il s’y prépare, mais bien malin qui pourrait dire ce qui va se passer dans les jours et semaines qui viennent), et celui de la BCE pour prendre la responsabilité ou non de l’effondrement bancaire grec, un autre sacré épouvantail, autrement dit, les chiffres donnent une indication sur le gong de la fin des bluffs réciproques.
        Pour le reste, les questions essentielles sont largement politiques.

  26. Comme dit Edith et comme toujours, tout un pan de la partie ne se joue pas sur le devant de la scène. Chaque jour apporte ses revirements. Voici ce que disait La Tribune hier à midi 30:
    La situation grecque
    Après la décision de la BCE, la balle est dans le camp d’Alexis Tsipras. La question est de savoir si, comme le disait le ministre des Finances Yanis Varoufakis, « le gouvernement Syriza ne se comportera pas comme le gouvernement irlandais en 2010. » Autrement dit, s’il cédera comme Dublin voici 4 ans
    (…) Mais la situation du nouveau Premier ministre grec semble plus forte. Il vient d’être élu, 70 % des Grecs le soutiennent et il dispose d’une majorité parlementaire qui semble solide et unie sur la question européenne.
    (…) s’il joue le durcissement, le gouvernement grec devra désormais préparer concrètement les esprits au Grexit – sans en parler ouvertement pour ne pas couper les ponts – pour faire croire qu’il ne bluffe pas. (…)
    La situation de la BCE
    (…) à mesure que la date du 28 février s’approchera et que le risque du Grexit se précisera, la pression deviendra de plus en plus forte sur Mario Draghi dont on voit mal comment il pourrait accepter la responsabilité d’une rupture de l’irréversibilité de l’euro. La position de force de la BCE n’est que temporaire.
    (…) La crédibilité de la BCE est en permanence sous l’œil des marchés.

    C’est l’absolu de Lordon: la question de l’euro et la sortie ou non de l’euro, commandent la négociation en dernier ressort.
    Mais il faut y ajouter les manoeuvres géo-politiques, qui sont à peu près entièrement à la discrétion du camp Tsipras, tant l’UE est sans vision à l’international.

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