Le Monde / L’Écho, La « troïka » doit reconnaître de bonne grâce sa défaite, mardi 5 mai 2015

Le Monde : La « troïka » doit reconnaître de bonne grâce sa défaite

Le Fonds monétaire international avait dû admettre en octobre 2012, par la bouche d’Olivier Blanchard, son économiste en chef, que sa préconisation de l’austérité qui plonge depuis cinq ans la Grèce dans la misère, était fondée sur une erreur. Le chiffre utilisé pour le fameux multiplicateur budgétaire indiquant l’impact sur le Produit intérieur brut d’une nation d’une réduction du budget de l’État, était erroné. Faux d’ailleurs à ce point qu’il aurait dû conduire au rejet de la politique d’austérité en Europe et à adopter au contraire une relance de l’économie par la dépense publique.

Un chiffre inférieur à 1 du multiplicateur signifie que si l’État diminue ses dépenses d’un euro, le PIB baissera d’un montant moins important ; s’il est supérieur à 1, le PIB baissera de plus d’un euro. Le chiffre de 0,5 utilisé pour l’Europe en 2009 justifiait une politique d’austérité, alors que le chiffre réel, « significativement supérieur à 1 au début de la crise » (Blanchard & Leigh 2013 : 19), aurait encouragé une politique de relance. La Commission européenne et l’OCDE avaient elles aussi utilisé le chiffre erroné de 0,5.

Si le chiffre utilisé par le FMI était considéré de valeur 2 durant les décennies « keynésiennes » des années 1950 et 1960, les économistes néo-libéraux affirmèrent ensuite que la parfaite maîtrise du niveau des taux d’intérêt acquise par les banques centrales justifiait de le réduire à 0,5, la possibilité existant selon eux d’abaisser les taux d’intérêt de manière à compenser l’impact d’une réduction des dépenses de l’État sur le PIB. Lorsque la crise des subprimes fit plonger les taux de façon si drastique que le pouvoir d’action des banques centrales sur le niveau des taux d’intérêt s’évapora, ils oublièrent de tenir compte de ce nouvel élément, ce qui explique pourquoi le chiffre utilisé en 2009 était faux.

La Troïka est une chimère mais aussi un cerbère composé de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, dont des émissaires porteurs d’instructions sont envoyés pour remettre de l’ordre dans les nations en crise de la zone euro.

Bien que ces institutions soient censées représenter les citoyens ordinaires dans leur sphère d’influence respective, elle sont prisonnières du dogme élitiste qui les fonde. Ainsi, aucune leçon n’a été tirée par le FMI du fait que soixante-cinq années de sa politique ont débouché sur la baisse du niveau de l’éducation et la baisse de l’espérance de vie dans les pays où elle a fait ingurgiter sa potion. Le principe sous-jacent de son action se résume en deux mots : « Vae victis », malheur aux vaincus du libéralisme.

La Troïka n’est pas seulement indifférente à la démonstration de ses erreurs par d’autres, elle s’est révélée à l’occasion de la bourde monumentale du FMI, également imperméable aux implications de l’autocritique dévastatrice de l’une de ses trois composantes.

Toute richesse nouvellement créée se voit redistribuée entre les salariés ayant contribué à la production par leur travail, les investisseurs qui ont consenti des avances en capital et les dirigeants d’entreprise ayant assuré la direction et la supervision. Mais aux yeux de la Troïka, la seule variable d’ajustement – à la baisse, bien entendu – est la rémunération du travail, au nom de la sacro-sainte « compétitivité », le terme utilisé dans son vocabulaire pour l’alignement des salaires de la zone euro sur ceux du Bangladesh.

La rémunération du capital et de la direction des affaires sont jugées quant à elles, incompressibles par définition et donc intangibles. En conséquence, dans les périodes de vaches maigres, c’est la partie de la population déjà réduite à la part congrue quand tout va bien, qui en fera seule les frais.

Mise en accusation par le Parlement européen, la Troïka n’en parade pas moins impudemment dans l’uniforme du TINA libéral : « There is no alternative ! ». Mais ses pieds sont d’argile et il suffit d’un « incident imprévu » : un peuple excédé par tant d’avanies, votant pour un parti qui refuse une telle oppression et qui devient le grain de sable permettant que soit remise en question cette religion féroce.

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Blanchard, Olivier & Leigh, Daniel, « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper 13/1, janvier 2013, 42 pp.

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95 réflexions sur « Le Monde / L’Écho, La « troïka » doit reconnaître de bonne grâce sa défaite, mardi 5 mai 2015 »

    1. Merci pour cette article, et ces liens.
      Sur le blog, on respire, presque comme si nous gagnons.

      1. Olala, merci pour cet* article : « Le Monde / L’Écho, La « troïka » doit reconnaître de bonne grâce sa défaite. »

    2. Avec des debunkers pareils, ils sont pas tirés d’affaire les Grecs…
      J’ai parcouru le Petit Guide contre les Bobards Médiatiques. Une mine de désinformations à débusquer. Rien que le coup des taux d’intérêt réels soit-disants insoutenables (et donc illégitimes) pour la Grèce avant 2002…
      Voyez les chiffres

      1. HHoula , oui c’est vrai les taux sont bas, merci à vous ô grand debunker et maître es bataille naval 🙂
        C’est toujours un grand plaisir de voir que vous n’êtes jamais bien loin vigneron, que du bonheur ! 🙂

        Quid de la mise en place d’un système fiscal (cadastre inexistant etc..) qui tienne la route en Grèce ?

        Le gvt Tsipras paie les pots cassés de l’incurie des précédents gvnts.
        Cela dit faut arrêter de leur tirer dessus, au bal des faux-culs et des faucons ,système fiscal organisé ou pas; c’est que du bonheur de surfer sur les législations internationales et de faire une pause sur paradise island pour faire sont petit marché ,

        Hhaaaaaa où vais je planquer mon précieux ???.

        Tout ceux qui ont beaucoup d’argent et de bons juristes se servent habilement du système, point barre .
        En matière de fiscalité c’est quand m^me un joyeux bordel en grèce, c’est vrai et puis question solidarité financière ceux qui ont les valises pleines en Grèce …………..se font la malle .
        Donc Tsipras et son gvnt tente de redresser la barre et la troïka se montre particulièrement intransigeante car elle a peut être effectivement la sensation de se faire rouler dans la farine grecque depuis trop longtemps !
        Exact !

        Cela dit Tsipras et le gvnt proposent des solutions viables et montrent sincèrement leur bonne volonté dont ACTE, alors le tribunal d’inquisition ça va un peu quoi ….
        Et mon C..l; c’est du poulet ??
        Personne n’est irréprochable, c’est clair !

        Cela dit; construire des ponts , évidemment, ça restera toujours plus difficile, long et délicat et c….llu, à mon humble avis, que de tirer sur l’ambulance pour évacuer un trop plein de testostérone !

        http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-apres-trois-mois-quel-bilan-budgetaire-pour-le-gouvernement-tsipras-472036.html

        « Un effort de maîtrise des dépenses

        Néanmoins, le nouveau gouvernement a entamé un effort notable de réductions des dépenses de fonctionnement de l’Etat. La promesse de réduire le nombre de conseillers dans les ministères et de ministres a été largement tenue. Selon les chiffres émanant du gouvernement, 11,4 millions d’euros ont déjà été économisés par la réduction de 1.173 à 554 du nombre de conseillers. Le passage de 45 à 37 ministres et vice-ministres a permis d’économiser 1,1 million d’euros. D’autres mesures ont été prises, comme la réduction du nombre de policiers attachés à des « personnalités » qui a été réduit de 792 et a permis d’économiser 17,9 millions d’euros. 10 millions d’euros ont été économisés par la réduction des salaires et des avantages de plusieurs hauts fonctionnaires dans les ministères. Bref, si les chiffres peuvent apparaître faibles, ils montrent une volonté de ne pas « déraper. »

        Pour l’avenir, le gouvernement s’est lancé dans un vaste programme de revue des dépenses d’ici à la fin de l’année. Une « task force » a été créée pour simplifier les 4770 lignes de coûts actuelles et les rationaliser. L’ambition est de pouvoir économiser dans les prochains mois 40 millions d’euros. Un travail sera aussi mené pour réduire les 130 millions d’euros annuels de loyers payés par le gouvernement. Athènes a aussi lancé un appel d’offre pour réduire le coût des transports des fonctionnaires (aujourd’hui à 177 millions d’euros par an) et l’on a vu qu’Alexis Tsipras a voyagé en classe économique à plusieurs reprises. »

        God save the Vigne 🙂
        Yes ! A bientôt j’espère !

      2. Faudra lui faire confiance sur parole au gvt grec; pasqu’il vient de fermer son tout récent portail Diavgeia

        .
        The government portal (Diavgeia) allowed citizens to have access to decisions regarding state recruitments and procurements, the expenditure of public organizations and other interesting information.

        C’était trop cher, sans aucun doute

      3. @vigneron
        « The removal of the transparency portal was no doubt an incomprehensible decision on the part of the SYRIZA-Independent Greeks administration. »

        merci de l’info, ok, pourquoi fermer ce site ?
        à suivre de près…
        +1

      4. Mazette !

        A lui tout seul, Vigneron / Statler est plus fort que toutes ces personnes qui ont participé à la rédaction du petit guide contre les bobards médiatiques !

        Guide réalisé par :

        Jean-Claude Chailley, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Pascal Franchet, Michel Husson, Pierre Khalfa, Guillaume Pastureau, Henri Sterdyniak, Sofia Tzitzikou.

        Faudra aussi, plutôt que survoler un dossier ( « j’ai parcouru »… ), pour juste  » trouver » une donnée qui satisfasse votre goût pour « la sentence décridibilisatrice », simplement renoncer au parti pris, car pour la mauvaise foi, cela semble impossible…

      5. J’ai le pdf de Husson (moins pire que l’hilarant quasi-tract du PC pondu par le CAC) depuis quelques temps déjà et je confirme: la Grèce ne payait pas assez cher ses emprunts contrairement à ce qu’avance laborieusement Husson (qui est meilleur quand il s’en prend à Piketty plutôt qu’à la dette grecque). L’historique des taux réels le montre, l’histoire l’a démontré mieux encore.
        Le problème n’est pas là, manifestement.
        Sinon, plutôt que Delorme, Proguidis, décembre 2008. Piquant.

  1. L’argent de la dette que les grecs doivent à la BCE et à d’autres mesure le pouvoir dont les détenteurs de cette dette disposent sur les grecs incapables de la rembourser.

    Même si des compromis sont envisageables, il y a deux solutions entre lesquelles il faudra un jour ou l’autre choisir:
    – renoncer à ce pouvoir (dans la tradition du jubilé ou de celle du règlement des dettes causées par la seconde guerre mondiale)
    – réduire les grecs à l’état d’esclaves en s’emparant d’une partie de leurs biens et/ou en les contraignant à travailler en échange de quelques maigres moyens de subsistance.

    S’il faut pour cela une décision à l’unanimité de 19 chefs d’État il me semble peu raisonnable d’espérer qu’une solution du premier type puisse être choisie à Bruxelles. C’est aux grecs de décider s’ils veulent rester dans l’UE et accepter la mise sous tutelle qui en découlera ou sortir de l’UE et faire ce que d’autres pays ont fait dans la même situation que la leur.

    La solidarité à laquelle se sentent obligés les différentes regions des États et Confédérations des pays démocratiques n’existe pas à l’intérieur de la zone euro et personne (sauf Poutine?) ne semble en mesure de l’imposer…

  2. La Troïka n’est pas seulement indifférente à la démonstration de ses erreurs …

    La Troïka est n’est que le bras armé de ces bureaucraties totalitaires que sont la commission européenne, la BCE et le FMI. On ne sache pas que Hitler, Staline ou Mussolini aient jamais reconnu quelque erreur que ce soit. Pourquoi donc s’étonner qu’il en soit de même pour la Troïka?

    1. S’ils ont bien admis que la préconisation de l’austérité est fondée sur une erreur ils n’ont pas admis que l’austérité en soit une, on peut très bien produire le bon résultat en se fondant sur de chiffres faux : cinq et deux font tout autant sept que trois et quatre….. Personnellement je ne pense pas qu’ils aient commis une quelconque erreur, publions l’évolution des patrimoines des décideurs sur ces 7 dernières années et nous constaterons qu’ils ne se sont pas trompé du tout….

  3. Ce qui me semble le plus remarquable chez les Grecs (et ce dont quasi personne ne s’étonne ni même ne parle) est que ce peuple (en majorité) a délibérément choisi de RESTER en Europe et dans l’ euro, contre les sirènes des lepenmélenchons locaux !
    J’estime que les Grecs ont ainsi donné preuve de leur maturité et surtout que ‘le peuple’ est moins stupide que les ‘élites’ le croient.
    Quel Français , quel Grec échangerait ses euros contre des francs lepen ou des drachmes aubedorée ?

    1. Connaissez vous OLIVIER DELORME ?

      Allez sur son site,
      lisez ces papiers sur différents sites,
      et alors vous changerez, peu-être,
      d’opinion…

      1. Merci, je cite:
         » Et donc, pour en revenir à la position de Syriza sur l’euro ?
        Version 2015 de l’enlèvement d’Europe (dessin grec)
        Je pense qu’elle se pose de la façon suivante : Syriza ne pouvait pas faire campagne en prônant une sortie de l’euro, comme l’ont fait d’autres petits partis de gauche (Plan B, EPAM, Antarsya). L’opinion reste majoritairement attachée à la monnaie unique, essentiellement par crainte des conséquences d’un retour à la drachme. Dire que la sortie de l’euro s’imposerait, c’était prendre le risque de perdre les élections et donc de la poursuite des mémorandums. Il ne pouvait non plus donner comme horizon un défaut sur la dette. »

        Je ne change donc pas d’avis sur les Grecs et l’euro. Ce qui ne veut pas dire que j’approuve le pillage de la Grèce, avant et après la Troïka – c’est un autre sujet.

        Je vais expliciter mon propos, relativement optimiste: l’europhobie des extrémistes les écartera du pouvoir.

      2. Novembre 2011: 70% des Grecs favorables à l’€.
        Mai 2015: 70% des Grecs favorables à l’€.
        Lafazanis va dégager.

    2. Je ne vois pas pourquoi vous associez ici Mélenchons à lepen sur ce sujet là il ne me semble pas qu’il soit question de sortir de l’euro dans le projet du FG (je précise que je n’ai pas voté pour lui bien que si c’était à refaire…). On peut ne pas adhérer et rester de bonne foi…. Vous servez les objectifs de dédiabolisation et de main basse sur la classe ouvrière du FN en écrivant ceci or il ne me semble pas que se soit votre objectif.

    3. Les grecs ont surtout peur d’un retour au status quo ante, c’est-à-dire regresser au niveau économique des années 60. De plus l’UE les a sorti d’un certain isolement politique et la menace d’un conflit éventuel avec la Turquie est invariablement vivant. Les raisons de rester dans la zone euro sont donc multiples.

  4. Nous savons maintenant que la Troika menée par un gouvernement allemand de droite « autoritaire » qui fait la guerre à l’Europe avec un dumping social effréné (en moyenne des salaires inférieurs de 10 % à la France) veut « anéantir » les tenants d’une autre politique. C’est pourquoi elle veut abattre Syriza qui prône une politique incompatible avec les traités dixit, Junker le Président de l’évasion fiscale.

    Comment peut on qualifier un gouvernement qui exige de baisser les pensions de retraite qui ont déjà été réduites par les politiques d’austérité d’un pays voisin et de ne pas rétablir le droit du travail ? N’est ce pas la culture d’un pays qui pendant plusieurs années a fait travailler des millions d’esclaves dans ses usines jusqu’à ce que mort s’en suive ?

    1. Abzolument : éradiquons les allemands dont les gènes culturels ne tarderont pas à ressurgir pour nous mettre en esclavage.
      Sans rien dire, encore, de nos voisins mais néanmoins génocidaires espagnols, qui ont tué des millions d’amérindiens à la tâche, ou même des portugais, qui ne sont pas si gais que ça, voir, j’en ai des frissons, des français, ces colonialistes patentés incapables de rien faire d’autre que d’asservir des peuples entiers.
      Allez, un bon France-Allemagne IV, qu’on rigole …

      1. La dénonciation des politiques d’un gouvernement n’essentialise pas tout un peuple. Mais à ne pas qualifier les politiques, on reste dans l’angélisme européiste destructeur des chartes progressistes comme celle du Conseil National de la Résistance.

        On peut dénoncer la politique impérialiste des Etats Unis dans le monde et en particulier en Amérique Latine sans insulter tout le peuple américain.

        Schauble exige ou non de faire baisser les pensions de retraite en Grèce ?

        Les 9 millions de chômeurs allemands ont retrouvé du travail progressivement dans les années trente avec la politique national socialiste qui a commencé par réarmer le pays et a ensuite déclenché une guerre mondiale.

        Les gouvernements sont responsables des politiques économiques dévastatrices chez leurs voisins.

      2. @ Grenet, Zébu a entièrement raison : vous dites « la culture d’un pays qui a fait travailler » etc. Si ça ce n’est pas « essentialiser » alors nous n’avons pas le même vocabulaire !
        Je ne supporte plus que l’on soit anti-allemand avec de telles déclarations, inacceptables. Ou que l’on soit anti-xxx pas plus qu’à Béziers on compte les prénoms … Décidemment, y a du boulot !

      3. @ zébu 5 mai 2015 à 17:45
        Bravo ! Vous avez compris le sens du « Hareng de Bismarck, le poison allemand ».
        L’ennemi, ce n’est pas l’allemand et l’espagnol, voire le français colonialiste et néocolonialiste, mais cette classe financière et économique qui tend à réduire les peuples à l’esclavage.

      4. Quand on pense qu’il se trouve encore des gens pour lire Libération… Les grecs ne sont pas sortis de l’auberge et nous non plus.
        À part ça les dirigeants allemands ont toujours été très raisonnables depuis 150 ans. De tout temps leur sens du compromis, de la paix entre les peuples, leur diplomatie toute en rondeur, leur résistance héroïque face au complexe militaro-industriel, leur diligence à compenser les effets dévastateurs du capitalisme sur les dominés, leur lutte systématique contre la financiarisation les honorent encore. Je suis allemand.

      5. @ Gigobert :
        On peut prendre les dirigeants français si vous préférez. Serez pas déçu …
        Par ailleurs, critiquer des dirigeants est une chose, saine et nécessaire, parler de culture d’un pays est tout autre chose. Merci de ne pas faire d’amalgame non plus.

      6. @zebu
        Sauf erreur dans les manuels d’histoire du collège, si ça n’avait tenu qu’aux dirigeants français la seconde guerre mondiale n’aurait pas eu lieu. Et puis j’ai beau me creuser la tête mais je cherche toujours l’équivalent allemand d’un de Gaulle (même s’il a fini par mal tourner) capable de laisser s’organiser le CNR et son programme, de tenir tête aux Etats Unis pour la souveraineté de la France, de rendre visite dans leurs pays à des chefs d’état « non alignés » en défendant la vision d’un monde multipolaire, qui déclarait que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille, etc… Ça fait aussi très mal quand on compare avec ce que l’on a aujourd’hui. En revanche je ne trouve pas d’équivalent français d’un Hitler même s’il est bien entendu que celui-ci ne s’est pas fait tout seul. C’est d’ailleurs bien là que se trouve le problème à mon avis. Dans les soutiens (y compris internationaux) qu’a reçus un tel homme dans son ascension qui n’aurait sans doute pas été possible dans un autre pays que l’Allemagne.

    2. Vous vous trompez de cible, les gens dont vous parlez sont regroupés au sein d’une formation parlementaire européenne bien connue et ayant pignon sur rue : Le Parti Populaire Européen, au pouvoir en Espagne sous son vrai nom et dont tout aussi bien Merkel que Sarkozy ou encore Lagarde sont des pions.

      1. Le poids du PPE espagnol n’a rien à voir avec la CDU de Merkel en Europe. Je ne vois pas le rapport entre le comptage ethnique des statistiques de Ménard à Beziers et l’allusion à une culture politique allemande. La France ne s’est pas construite avec les Lumières la Révolution de 1789, la Commune, le front populaire, le programme du conseil national de la résistance et mai 68 pour la culture républicaine et de gauche?
        Les références au régime de Vichy fasciste français et à l’OAS intéressent bien les Ménard et le Front National !

  5. Bravo pour l’article, clair et net.
    Et pour la pétition d’appui à la Grèce. Ne faudrait-il pas faire un appel à signer, sur le blog, avec adresse ad hoc ? (Sans doute avec les liens donnés ci dessus de FDS j’ai pas encore été voir).
    Je ressens qu’il faut une ‘ bronca’ européenne et mondiale…

    1. Une pétition de plus …
      Contre le TAFTA plus d’1 million de signatures adressées à l’Europe : poubelle direct !

      1. TAFTA = marché commun de prés d’1 milliard de consommateurs , 1 million de signature = moins d’ 1% donc poubelle direct…

      2. J’allais dire : dans l’UE, 500 millions de personnes. 1 million, c’est donc 0,2 % de la population, un peu plus si on calcule par rapport au corps électoral. En gros, le quarteron habituel d’activistes de la gauche de la gauche de la gauche de la gauche, qui tourne en rond en se regardant le nombril, quand ils ne s’excommunient pas réciproquement…

  6. http://cadtm.org/Quand-les-banques-privees

    Extraits :

    Un étrange cas de “migration de crédit”

    La restructuration de la dette grecque en 2012 a conduit à cette étonnante situation, que résument fort bien Zettelmeyer, Trebesch and Gulati :

    “En moins d’un an, la structure de la dette publique grecque a été inversée, la dette privée (obligations et T-Bills) représentant désormais seulement environ 20 pour cent du total.

    Le plus surprenant a été la quasi disparition de la dette souveraine détenue par des privés.
    À la mi-février, les banques et les autres investisseurs détenaient encore environ 206 milliards d’euros d’obligations grecques.

    Mais après l’échange de mars/avril et le rachat de dette qui a suivi, ce chiffre avait diminué à tout juste 35 milliards d’euros (29,5 milliards d’euros sous la forme des nouvelles obligations et 5,5 milliards d’euros d’anciennes obligations grecques possédées par des détenteurs refusant de les vendre).

    Au même moment, les prêts consentis par d’autres États de la Zone euro augmentaient pour passer de 58 milliards d’euros au début de l’année 2012 à plus de 160 milliards d’euros à la fin de cette année, avec un engagement supplémentaire de 35 milliards d’euros prévu pour 2013.

    Nous n’avons pas connaissance dans toute l’histoire des dettes souveraines d’un autre cas de « migration de crédit » du secteur privé vers le secteur public aussi énorme. » |7|

    Cette “migration de crédit” obéissait au souci de sauver les banques, pas la Grèce et l’ensemble de sa population.
    En juin 2013, ATTAC Autriche a publié une étude très détaillée pour identifier les véritables bénéficiaires du soit disant « sauvetage » de la Grèce intervenu entre mai 2010 et juin 2012.

    Sur un total de 206,9 milliards d’euros, 77 % ont été affectés au secteur financier.

    L’étude précise que « ces 77 % constituent… un minimum d’un montant qui a pu être sous-estimé. » |8|

  7. http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Le_retour_des_communs-9791020902726-1-1-0-1.html

    les économistes atterrés :

    « Autour des « communs » se noue aujourd’hui un espoir fort de transformation sociale à partir d’institutions proposant des ressources en accès ouvert, et dont les bénéfices, lorsque ces ressources sont exploitées, donnent lieu à des bénéfices partagés.

    Ce retour des « communs » auquel on assiste n’est ni fortuit, ni occasionnel. Alors même que la notion de droits « exclusifs » attribués au propriétaire individuel connaît depuis quelque trois décennies une phase de durcissement et d’extension continue à de nouveaux objets (vivant, logiciels, semences, médicaments, savoirs traditionnels,….) le retour des communs apparaît comme une vraie «contre-tendance ».

    Conçus et administrés par des collectifs d’acteurs aux configurations multiples ils constituent tout à la fois des formes de résistance et des alternatives visant à garantir l’accès et les bénéfices partagés à nombre de ressources menacées ou en cours de privatisation.

    C’est la raison pour laquelle les « communs », qui consistent non en une négation des droits de propriété mais en des formes nouvelles de partage et de distribution des attributs du droit, et qui tirent leur origine de formes très anciennes de droits « communaux » (garantissant l’accès à l’eau, aux pâturages, aux moulins à grain…) connaissent aujourd’hui un formidable regain.

    Des logiciels libres aux licences creative commons permettant l’accès libre et le partage des créations artistiques ou scientifiques, des plateformes ouvertes permettant l’autopartage aux garderies auto-gérées … les communs se présentent aujourd’hui comme autant de solutions, trouvées ou en gestation, à la crise de l’idéologie propriétaire et à l’exclusivisme qui lui sert de fondement.

    L’ouvrage mis en discussion est basé sur des recherches et des enquêtes qui se sont étendues sur plus de trois années et qui ont mobilisé près de vingt chercheurs en France comme à l’étranger.

    Sans sous-estimer les pièges ou les dangers qui menacent le mouvement en cours, l’ouvrage présente et explore la multiplicité des alternatives que proposent aujourd’hui les communs et l’économie du partage face aux impasses et apories de l’économie financiarisée dans laquelle nous sommes englués. »

    1. L’Avenir est par là!

      Le remplacement de la propriété privée par la propriété d’usage. Le droit exclusif d’utiliser un bien, tout comme si on en était propriétaire, sauf que seule la collectivité aurait le privilège de sa gestion (dans l’intérêt commun donc) et d’en tirer éventuellement une rente.
      Cette rente irait au financement des besoins collectifs, et non plus dans les trous noirs que sont les poches des propriétaires, spéculateurs et financiers, au même titre que l’impôt.
      Le financement de l’État par cette rente a l’avantage sur l’impôt qu’il serait impossible d’échapper à ses cotisations (loyers), puisque liées à l’usage des Ressources.

      De mon point de vue ceci ne concerne pas que « les pâturages ou les garderies », (ce qui est très peu ambitieux!) mais tout ce qui fait partie des Ressources essentielles, dont voici une liste non exhaustive:

      Le territoire, l’air, l’eau, les espaces cultivables, l’énergie, les matières premières, les infrastructures, tout ce qu’ont construit nos ancêtres, nos connaissances et savoir faire, et aussi les immeubles et les grandes entreprises qu’il est impossible de multiplier. Grandes entreprises qui seules sont capables de réaliser toutes ces choses qui permettraient de nous affranchir des contraintes matérielles, ou presque, pour enfin accéder au temps libéré.

      1. @ Dominique Gagnot 6 mai 2015 à 10:18

        Grandes entreprises qui seules sont capables de réaliser toutes ces choses qui permettraient de nous affranchir des contraintes matérielles, ou presque, pour enfin accéder au temps libéré.

        Vous perdez de vue que c’est l’énergie et les matières premières essentielles qui sont à la base de toute vie et de toute évolution.
        Pour que votre projet ait une petite chance de se réaliser et de fonctionner, il faudrait que la radicale transformation dont vous rêvez, émane d’une proposition de ceux qui ont été capables, parfois au fil de plusieurs générations, de s’investir suffisamment pour faire naître et se développer des organisations productrices de richesses, qu’ils ont su bien gérer, dans le cadre d’une compétition mondiale.

        Or vous rêvez de déposséder ces acteurs économiques pour les remplacer par des acteurs politiques, lesquels se sont tous révélés incapables, notamment en France, de bien gérer l’héritage reçu de la République.

        En effet, ils ont conduit le pays vers l’endettement, en même temps qu’ils bradaient ses infrastructures, qu’ils poussaient à la ruine son tissu industriel et laissaient, par pure idéologie, s’effondrer l’enseignement, cet organe essentiel à la valorisation du capital humain à condition qu’on l’oriente aussi vers les métiers du domaine pratique au lieu de les déconsidérer.

        Votre projet arrive bien trop tard pour avoir des chances d’aboutir alors que nous sommes maintenant entrés dans l’hiver économique, surtout en Europe du Sud.

        http://www.francois-roddier.fr/?p=277

        Faute d’avoir prévu des réserves, notre civilisation va s’effondrer.

      2. @jducac,

        Et c’est reparti pour la 234èm fois. Enfumez, enfumez il en restera toujours quelque chose.

        émane d’une proposition de ceux qui ont été capables, parfois au fil de plusieurs générations, de s’investir suffisamment pour faire naître et se développer des organisations productrices de richesses, qu’ils ont su bien gérer, dans le cadre d’une compétition mondiale.

        Ces gens ont accumulé du capital produit par d’autres, en exploitant des ressources dont ils se sont attribués l’exclusive propriété. Ceci dans le cadre d’une course à l’exploitation mondiale des Ressources, je suis bien d’accord.
        En clair, c’est du vol légal, puisqu’ils ont aussi écrit les lois le permettant.

        Or vous rêvez de déposséder ces acteurs économiques pour les remplacer par des acteurs politiques,

        Non. Je propose de racheter les Ressources essentielles, produites par la Nature, et les générations de terriens qui les ont produites par leur travail, à leurs prétendus propriétaires. Ce qui me semble plus qu’honnête.
        La propriété est sans rapport avec cette création, si ce n’est qu’il y allait de l’intérêt des proprios, qui ont – parfois – fournit un travail, mais généralement ridiculement faible, et sans rapport avec la valeur de ces Ressources, qu’ils ont confisquées.
        La Terre, et ses Ressources appartiennent à tous, c’est une évidence.

        Ensuite vous faites l’amalgame habituel entre « acteur politique », qui est un terme très vague, et ce qui a caractérisé les acteurs politiques mis en place par le Pouvoir, le vrai, c’est à dire celui de l’Argent, qui en effet nous ont mis dans la situation que nous connaissons, et qui leur convient très bien. Notez qu’ils en tirent un maximum de profit, et sans rien faire!

        Il est évident que dans ce que je préconise, les « acteurs politiques » seraient de nature bien différente.

        On peut résumer la gestion des Ressources par les propriétaires privés de cette manière: Tout pour eux!

      3. @ Dominique Gagnot 6 mai 2015 à 14:51

        Ces gens ont accumulé du capital produit par d’autres

        Vous manquez manifestement d’objectivité. Les créateurs d’entreprise et leurs dirigeants, la plupart du temps propriétaires au moins en partie, fournissent un travail grandement aussi important que ceux qui sont de simples employés. De plus, ils y ont souvent engagés leurs biens propres, leurs économies, cette part du fruit de leur travail et de leur tempérance, qu’ils ont investie pour produire des richesses et créer des emplois.

        Il est évident que dans ce que je préconise, les « acteurs politiques » seraient de nature bien différente.

        Dans votre projet, les gestionnaires des moyens de production seraient mis en place par le pouvoir politique, comme ce fut le cas, par exemple au Crédit Lyonnais lorsque Jean-Yves Haberer y a été nommé. Le scandale n’a pas entamé les économies du gestionnaire désigné par l’autorité politique, mais il a coûté aux contribuables français.

        On peut résumer la gestion des Ressources par les propriétaires privés de cette manière: Tout pour eux!

        Sauf qu’ils permettent aussi de créer des emplois et de produire des richesses.
        C’est manifeste, vous détestez les propriétaires, ces gens vertueux, qui consomment moins que ce qu’ils pourraient, afin d’investir et procurer des ressources aux autres. Ils permettent à leur pays de rester indépendant tant qu’il ne se laisse pas aller à dépenser plus que ce qu’il produit.

        Hélas, depuis une quarantaine d’années, la France, quelle que soit la couleur politique de ses dirigeants, n’a pas su résister à la facilité de vivre au dessus de ses moyens et manger ainsi son capital, laissant aux futures générations un Etat dévasté.

      4. @ jducac 7 mai 2015 à 08:04

        Les créateurs d’entreprise et leurs dirigeants, la plupart du temps propriétaires au moins en partie, fournissent un travail grandement aussi important que ceux qui sont de simples employés. De plus, ils y ont souvent engagés leurs biens propres, leurs économies, cette part du fruit de leur travail et de leur tempérance, qu’ils ont investie pour produire des richesses et créer des emplois.

        Exact, pour une petite (en terme de capital) partie des entreprises encore dirigées par leur créateur.
        D’accord pour que ceux là gèrent leur capital comme ils l’entendent tout le temps qu’ils travaillent dans leur entreprise.
        Mais une fois ces personnes disparues, elles n’ont évidement plus rien d’engagé!

        Et donc, il est logique que la rente issue de ces entreprises revienne alors à la collectivité, ainsi que sa gestion.
        Autrement dit, l’entreprise serait rachetée aux héritiers, qui pourraient y travailler s’ils le souhaitent et, éventuellement, mener grand train (et non spoliés), sans pouvoir faire de l’argent avec cet argent, sauf à l’investir dans une nouvelle entreprise, comme l’on fait leurs parents.

        —————————

        Dans votre projet, les gestionnaires des moyens de production seraient mis en place par le pouvoir politique

        Non, pas nécessairement. Au stade ou j’en suis rien n’est arrêté. Si vous avez des idées constructives je suis preneur.
        Mais tenez compte du fait que les actuels gestionnaires privés ne prennent absolument pas en compte l’intérêt général, bien au contraire, et c’est LE problème majeur.

        —————————

        Sauf qu’ils permettent aussi de créer des emplois et de produire des richesses.

        Pas du tout, et bien au contraire ils cherchent à les supprimer pour réduire leurs coûts! Voyez les usines « zéro ouvriers » ! Cela fait 40 ans que les entreprises détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent, sinon le chômage ne serait pas en augmentation permanente.
        Quant aux richesses, ils en produiront d’autant moins (sauf pour eux) que le pouvoir d’achat disparait avec le travail, seule source de revenus du plus grand nombre…

      5. @ Dominique Gagnot 7 mai 2015 à 12:15

        Mais tenez compte du fait que les actuels gestionnaires privés ne prennent absolument pas en compte l’intérêt général, bien au contraire, et c’est LE problème majeur.

        C’est votre sentiment ; mais où sont les preuves ?

        Par contre les exemples abondent où l’intérêt général n’a pas été bien pris en compte, par ceux qui avaient pourtant été nommés par une instance politique.

        En plus du scandale du Crédit Lyonnais, il me revient en mémoire d’autres affaires.

        L’affaire de l’achat par Alsthom (entreprise nationale française) de l’entreprise Pelat/Vibrachoc)
        http://www.lexpress.fr/informations/les-ombres-d-un-regne_600381.html

        L’affaire Péchiney- Triangle
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Pechiney-Triangle

        L’affaire Cahuzac
        Etc….

        Le bien commun géré au niveau de l’Etat ou de ses délégataires n’est pas nécessairement mieux géré qu’au niveau des entreprises privées.

        J’aurais tendance à penser que ceux qui engagent et gèrent leurs propres biens y veillent mieux que ceux qui agissent par délégation, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de biens publics.

        Êtes-vous bien certain que votre a priori négatif concernant les chefs d’entreprises ne résulte pas d’une forme de conditionnement dont vous auriez été victime à votre insu.

        On rencontre des dérives dans le comportement de toutes les catégories d’individus, qu’ils soient ou non propriétaires de grandes ou de petites entreprises, ou qu’ils soient de simples et modestes employés. Je ne pense pas qu’il soit sein et que cela serve l’intérêt général de stigmatiser plus les uns que les autres.

        Si les entrepreneurs privés doivent être mieux encadrés, c’est au législateur d’agir.
        Il doit toutefois bien veiller à ne pas, par cette voie, étouffer les entreprises plus qu’elles ne le sont dans d’autres pays, au risque de nuire à l’intérêt national.
        Cet aspect semble avoir été perdu de vue en France.

      6. @ jducac 7 mai 2015 à 17:37

        C’est votre sentiment ; mais où sont les preuves ?

        Voyez par exemple la manière dont les grandes entreprises se débrouillent pour échapper à l’impôt!

        Pire que ça, la concurrence les contraint à toujours réduire leurs coûts, avec en dernier la rémunération des actionnaires (puisque c’est la raison d’être de l’entreprise privée)

        De par son principe le capitalisme conduit fatalement les entreprises à sacrifier l’intérêt général, dès lors qu’il nuit au profit.

        Par contre les exemples abondent où l’intérêt général n’a pas été bien pris en compte, par ceux qui avaient pourtant été nommés par une instance politique.

        Ce qui veut dire que nos institutions sont inadéquates, et qu’il faut imaginer autre chose.
        Encore une fois vous faites un amalgame entre « instance politique », terme indéfini, et les instances politiques actuelles.
        Comment peut on discuter si vous êtes incapable de saisir ce genre de nuance?

        Le bien commun géré au niveau de l’Etat ou de ses délégataires n’est pas nécessairement mieux géré qu’au niveau des entreprises privées.

        Non, et ?

        J’aurais tendance à penser que ceux qui engagent et gèrent leurs propres biens y veillent mieux que ceux qui agissent par délégation, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de biens publics

        Oui, et justement, on peut imaginer responsabiliser les personnes en charge de la gestion de biens publics tout comme on responsabilise les gestionnaires d’entreprises privées!
        De plus on pourrait, pour cette responsabilisation, choisir d’autres indicateurs (tels que sociaux et écologiques…) que le stupide profit des actionnaires!

        Si les entrepreneurs privés doivent être mieux encadrés, c’est au législateur d’agir.

        Mais ce sont les propriétaires d’entreprises (les Friqués) qui financent le législateur, qui a donc agit pour déréguler au mieux des intérêts des propriétaires…
        L’Argent décide de tout, dans le capitalisme.

      7. @ Dominique Gagnot 8 mai 2015 à 00:38

        Ce qui veut dire que nos institutions sont inadéquates, et qu’il faut imaginer autre chose.
        Encore une fois vous faites un amalgame entre « instance politique », terme indéfini, et les instances politiques actuelles.
        Comment peut on discuter si vous êtes incapable de saisir ce genre de nuance?

        Je pense que votre projet, qui envisage de tout changer n’est pas suffisamment défini pour que l’on puisse juger de sa validité.
        Il va de soi que si « l’instance politique », celle qui a le pouvoir suprême, à laquelle je me réfère, au lieu d’être d’essence démocratique, venait à être une dictature cela changerait l’analyse et la critique de votre projet.
        Je constate seulement que, quand dans un esprit coopératif, je mets en évidence les points faibles de ce que je peux comprendre de votre projet, vous ne vous en sortez qu’en vous réfugiant dans le fait qu’il y a encore des choses indéterminées, notamment en matière de gouvernance.

        Serait-elle locale, régionale, nationale ou mondiale et sous quelle forme ?
        Tout cela ne me semble pas très abouti.

      8. Tout cela ne me semble pas très abouti.

        Mais alors êtes vous au moins d’accord sur l’idée de transférer la propriété des Ressources essentielles à la collectivité ? (sachant évidement que cela soit démocratique)

    2. Gagnot,

      Cela fait 40 ans que les entreprises détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent

      C’est évidement faux. Qu’elles n’en créent pas assez (en France), certes, mais elles en ont bel et bien créés depuis 74 (2,5 millions en fait, de 13,3 à 15,8 millions dans le secteur marchand non agri entre 1974 et 2014).

      1. Oui, j’ai mal formulé…
        D’une manière générale, le capitalisme cherche à produire plus avec moins d’employés, puisque le travail est une charge financière.
        Et puisque la croissance a des limites, le travail diminue (sauf à créer des emplois « bidons »)
        Alors que la rémunération du travail (qu’il soit effectué par l’homme ou la machine) devrait être un profit social qu’il conviendrait de maximiser. Ce qui est évidement incompatible avec le capitalisme, et le condamne.

  8. J’aime les trois premiers paragraphes du billet car ils donnent une idée de la façon dont j’imagine que nous sommes gouvernés: on plonge le réel dans un virtuel dépendant de paramètres quantitatifs pouvant évoluer au cours du temps, la photographie du réel à un instant donné correspondant aux valeurs des paramètres à cet instant.

    En finance ce sont le FMI, la BRI, les banques centrales qui sont « aux manettes », qui modifient la valeur des paramètres. J’imagine Olivier Blanchard en commandant du Titanic, disant à l’homme de barre en 2009: multiplicateur budgétaire 1.24! 🙂

    Le problème est de trouver des paramètres significatifs, c’est-à-dire de plonger le réel dans un virtuel contrôlé, de s’intéresser à l’intelligibilité de l’espace des phases, à l’intelligibilité des modèles¹. La théorie du déploiement universel de Thom est un lampadaire qui permet d’éclairer cette question. Je n’en connais pas d’autre.

    1: Black-Scholes!

      1. C’est une théorie qui est un lampadaire selon la propre expression de Thom.

        « René va se retourner dans sa tombe. »
        Fleurie de lis!

        « Emblème fleur de lis!
        Il faut qu’on en parle… »

        Parlez, parlez, Piotr! Exprimez-vous! Lâchez-vous! 🙂

  9. Les comités d’audit de la dette, c’est tout mignon et joliment altermondialiste.

    Mais franchement, à quoi cela sert-il ? A se donner bonne conscience avant de faire défaut ? A se couvrir du point de vue légal (le caractère « odieux » de la dette justifiant la dérogation au pacta sunt servanda).

    Ce qui commandera telle ou telle solution, c’est le rapport de force entre les intervenants et, dans un moindre mesure, la résolution de l’un ou l’autre…

    De ce fait, quand j’entends de gens se féliciter de ce que les Grecs ont prouvé leur maturité en choisissant de « RESTER en Europe et dans l’ euro », il me semble surtout qu’ils ont déclaré à la face du monde leur indécision et leur manque de résolution.

    Lordon a raison : il n’y a pas de troisième voie, Syriza devra passer sous la table, si il ne la renverse pas…

    1. « le caractère « odieux » de la dette »

      Je propose le néologisme « odette » pour dette odieuse: c’est la deuxième (ou troisième¹) prénom de Christine Lagarde. 🙂

      Thom: « La formation de néologismes est une illustration -difficilement réfutable- du principe lamarckien: la fonction crée l’organe. »

      1: info qui figurait jadis dans sa fiche Wiki…

      1. Ben oui mais non Lapino. Néologisme lamarckothomien ou pas, ça le fait pas. Odette vient du germanique (sic) -od « prospérité »…

    2. Il me semble que l’audit de la dette à un caractère pédagogique à l’endroit des populations européennes et pourquoi pas mondiales ainsi que de contre propagande opposable à la pensée unique déployée à grande échelle médiatique par le clergé de la religion féroce néo-libérale ou ordo-libérale.
      Pourquoi se priver d’une telle initiative ? D’autant plus qu’elle est inédite.

      1. Ouais Gigobert, l’Europe a besoin de la Grèce comne la France a besoin de l’Huma.

        ASSEMBLÉE NATIONALE
        3 décembre 2013
        PLFR 2013 – (N° 1547)

        Commission

        Gouvernement

        ADOPTÉ
        AMENDEMENT N°410

        présenté par

        le Gouvernement
        ———-

        ARTICLE ADDITIONNEL

        APRÈS L’ARTICLE 33, insérer l’article suivant:

        Les créances détenues sur la Société nouvelle du journal L’Humanité au titre du prêt accordé le 28 mars 2002, réaménagé en 2009 et imputé sur le compte de prêts du Trésor n° 903‑05, sont abandonnées à hauteur de 4 086 710,31 euros en capital. Les intérêts contractuels courus et échus sont également abandonnés.

        EXPOSÉ SOMMAIRE

        L’article 24 de la loi organique relative aux lois de finances précise que « toute échéance qui n’est pas honorée à la date prévue doit faire l’objet, selon la situation du débiteur :

        – soit d’une décision de recouvrement immédiat, ou, à défaut de recouvrement, de poursuites effectives engagées dans un délai de six mois ;

        – soit d’une décision de rééchelonnement faisant l’objet d’une publication au Journal officiel ;

        – soit de la constatation d’une perte probable faisant l’objet d’une disposition particulière de loi de finances et imputée au résultat de l’exercice dans les conditions prévues à l’article 37. Les remboursements ultérieurement constatés sont portés en recettes au budget général. »

        Or, la Société nouvelle du journal L’Humanité ne peut faire face au remboursement de sa dette contractée auprès de l’État (prêt du fonds de développement économique et social – FDES), sur le capital et les intérêts, parce que ses résultats financiers sont très faibles et qu’elle ne possède plus d’actifs.

        Par conséquent, il est nécessaire d’abandonner cette créance détenue par l’État sur cette société.

        Ce prêt a été initialement accordé à partir du compte de Trésor n°903‑05 « Prêts du fonds de développement économique et social ». Les opérations portées sur ce compte ont été reprises sur le compte de concours financiers « Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés » dans le cadre de la loi de finances pour 2006.

        (Fallait pas caguer sur Libé, Gigobert…)

      2. l’Europe a besoin de la Grèce comne la France a besoin de l’Huma.

        Par contre elle se passerait bien du Monde diplomatique, a qui ils ont ratiboisé les subventions.

        L’Huma tire a coté de la plaque la plupart du temps, ce qui en fait un ennemi idéal pour le Pouvoir.
        Il enfume, lui aussi, mais à sa manière…

      3. BIS

        Les 20 titres les plus aidés

        En 2013
        En 2012
        Le Progrès
        16 179 637 €

        Le Figaro
        16 150 256 €

        Le Monde
        11 997 569 €

        Aujourd’hui En France
        10 443 192 €
        Ouest France
        10 435 028 €
        La Croix
        10 105 985 €
        Télérama
        9 832 531 €
        Libération
        8 284 007 €
        Le Nouvel Observateur
        6 947 010 €
        Tele 7 Jours
        6 898 645 €
        L’Humanité
        6 349 770 €
        L’Express
        5 001 215 €
        Tele Star
        4 965 561 €
        Paris Match
        4 658 889 €
        Le Point
        4 594 863 €
        La Nouvelle Republique Du Centre Ouest
        4 399 649 €
        La Dépêche Du Midi
        4 389 023 €
        Télé Loisirs
        4 075 490 €
        Sud Ouest
        4 039 648 €
        Les Echos
        3 971 527 €
        Le Parisien
        Pas dans le top 20
        Le Progrès

        http://www.culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Aides-a-la-presse-les-chiffres-2013

        http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/05/06/aides-a-la-presse-qui-touche-le-plus_4411883_4355770.html#partie1

        Pauvre Figaro…

    3. @Luxy Luxe
      Article 7 d’un règlement adopté en mai 2013 par l’UE : « Un Etat membre faisant l’objet d’un programme d’ajustement macroéconomique réalise un audit complet de ses finances publiques afin d’évaluer les raisons qui ont ont entraîné l’accumulation de niveaux d’endettement excessifs ainsi que de déceler toute éventuelle irrégularité »
      Quelques éléments qui pourraient être mis en lumière par cet audit:
      – 2009 dette grecque 113% du PIB. 2014 elle atteint 175% du PIB et la troïka détient 4/5 de celle dette. Raisons de cette augmentation?

      – De 2010 à 2012 les crédits octroyés par la troïka ont largement servi à rembourser les créanciers qui sont des banques privées (françaises et allemandes pour 50%). Or ces banques très fortement augmenté leurs crédits à la Grèce entre fin 2005 et 2009 (+de 60 milliards d’euro). SANS risque car on viendrait à leur secours en cas de problème?

      – Plan de soi-disant sauvetage EU avec l’aide du FMI qui a permis
      à ces banques ayant un poids décisif dans les instances européennes, de continuer à recevoir des remboursements tout en transférante risque sur les Etats à travers la troïka.

      -Analyse de la légalité et de la légitimité du plan de sauvetage (article 125)

      – Les prêteurs ont-ils respecté le principe d’autonomie de la volonté de l’emprunteur ou ont-ils profité de sa détresse face aux attaques spéculatives des marchés financiers pour lui imposer des contrats contraires à son propre intérêt?

      – Il faudrait aussi auditer l’action du FMI où certains avaient indiqué que la Grèce ne serait pas capable de rembourser vu les politiques imposées.

      – La BCE a outrepassé de manière grave ses prérogatives en exigeant du Parlement grec qu’il légifère sur le droit de grève et sur la fixation du niveau des salaires…

      Cet audit permettra d’évaluer si les conditions strictes imposées par la troïka à la Grèce en échange de crédit constituent une violation caractérisée d’une série de traités et conventions que sont tenus de respecter tant les pouvoirs publics du côté des créanciers que du côté de l’emprunteur.

      Le professeur de droit Andréas Fischer-Lescano, commissionné par la Chambre du Travail de Vienne a démontré de manière irréfutable que les programmes de la troïka sont illégaux en vertu du Droit européen et du Droit international.

      1. Le professeur de droit Andréas Fischer-Lescano, commissionné par la Chambre du Travail de Vienne a démontré de manière irréfutable que les programmes de la troïka sont illégaux en vertu du Droit européen et du Droit international.

        S’il le dit, cela doit être vrai. Et si en plus cela vient de la Chambre du Travail de Vienne, c’est encore mieux.

        Soyons sérieux deux minutes : la Troïka vous alignera bien plus de profs de droit pour défendre sa thèse qu’il ne s’en trouvera pour rejoindre le brave Andréas… simple question de moyens financiers (pour payer les honoraires des consultants).

        Je le redis : ce n’est pas une question juridique. C’est un rapport de force. L’audit de l’odette peut avoir un sens, mais je doute que ce soit la priorité (surtout si, pour se donner le temps d’auditer l’odieuse dette, on en vient à vider les fonds de tiroirs et à augmenter sa dépendance).

      2. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32013R0472

        Règlement UE 472/2013 du 21 mai 2013 « relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des Etats membres de la zone euro »

        Ce n’est toujours pas une « question juridique » ?

        http://cadtm.org/Pour-un-veritable-audit-de-la,11150

        « Pas une priorité, la dette grecque » ?

        Point de vue de Gabriel Colletis :

        «Les Grecs préféreront vivre libres et pauvres qu’asservis par la dette »

        http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/04/gabriel-colletis-les-grecs-prefereront.html

      3. Gyps,

        De 2010 à 2012 les crédits octroyés par la troïka ont largement servi à rembourser les créanciers qui sont des banques privées (françaises et allemandes pour 50%). Or ces banques très fortement augmenté leurs crédits à la Grèce entre fin 2005 et 2009 (+de 60 milliards d’euro). SANS risque car on viendrait à leur secours en cas de problème?

        Euh, oui l’exposition des banques européennes, britanniques et américaines à la Grèce est bien passées de 80 à 140 milliards entre 2005 et 2008 mais encore faut-il préciser qu’il s’agissait de l’exposition totale, publique mais aussi privée de ces banques à la Grèce et non pas à la seule dette publique grecque. CASA en sait quelque chose qui a perdu de l’ordre de 10 milliards sur Emporiki…

      4. GABRIEL COLLETIS

        http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/04/gabriel-colletis-les-grecs-prefereront.html

        Extraits :

        > Vous dites donc que le gouvernement grec aurait dû annoncer un moratoire sur le paiement de sa dette et des intérêts. Comment se scénario aurait-il pu se dérouler ? Est-il encore jouable ?

        Le défaut sur la dette ou l’annulation partielle de celle-ci est une hypothèse que l’on ne doit surtout pas exclure.
        Avec, à la clé, une nationalisation vraisemblable du secteur bancaire. De solides arguments plaident en ce sens :

        1/ la dette grecque est insoutenable, dépassant 120% du PIB (limite au-delà de laquelle même les économistes du FMI considèrent qu’une dette ne peut plus être remboursée),

        2/ elle est en grande partie illégitime pour des raisons économiques selon l’audit réalisé récemment en Grèce et comme le montrera vraisemblablement la commission installée par le Parlement hellène,

        3/ elle est illégitime en référence à la crise sociale et humanitaire au regard de laquelle le

        gouvernement grec serait parfaitement en droit d’invoquer l’argument juridique de l' »état de

        nécessité » pour suspendre les paiements.

        > Illégitime… mais cet argent a bien été emprunté par la Grèce…

        Ce n’est pas si simple.
        Comme le rappellent régulièrement les membres du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), la possibilité de suspendre unilatéralement les paiements s’appuie

        également sur l’obligation de tous les États à faire primer le respect des droits humains sur tout

        autre engagement, comme ceux à l’égard des créanciers.

        Ce devoir est notamment rappelé par le Comité européen des droits sociaux.

        Dans sa décision du 7 décembre 2012, ce comité saisi d’une plainte de la Fédération des pensionnés grecs a condamné l’État grec pour avoir violé la Charte sociale européenne en appliquant les mesures contenues dans l’accord avec la Troïka.

        Affirmant que tous les États sont tenus de respecter la Charte sociale européenne en toute circonstance,

        le comité a rejeté l’argument du gouvernement grec selon lequel il ne faisait que mettre en œuvre l’accord avec la Troïka.

        Les gouvernements sont donc tenus, rappelle le CADTM,

        de privilégier le respect des droits humains

        et de ne pas appliquer des accords qui conduisent à leur violation

        . Cette obligation est également inscrite à l’article 103 de la Charte de l’ONU.

        Le droit européen et international légitimerait ainsi des actes unilatéraux de la Grèce.

      5. @FDS : non. Ce que je vous demande, c’est la disposition qui libère le débiteur (la Grèce) de la dette odieuse. Pareille disposition n’existe pas dans un règlement de l’UE.

        J’ajoute, de surcroît, que pareille disposition devrait figurer dans un corpus de règles qui s’impose aux créanciers de la Grèce.

      6. 1 >

        http://cadtm.org/La-decision-souveraine-de-declarer,3658

        Il ne fait aucun doute – et il ne peut y en avoir – que la décision d’effectuer un audit est un acte juridique unilatéral souverain et qu’il s’agit d’un acte licite entièrement reconnu par le droit international.

        2 >

        Pourquoi les programmes d’austérité imposés par la Troïka en Europe sont illégaux ?
        29 septembre 2014 par Renaud Vivien

        http://cadtm.org/Pourquoi-les-programmes-d

        Plusieurs rapports officiels publiés en 2013 et 2014, dont celui du Commissaire européen aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe |1|
        ou encore de l’Expert de l’ONU sur la dette |2|,
        soulignent que les memoranda entraînent la dégradation des conditions de vie des populations.
        Parmi ces rapports, on trouve également l’opinion légale du professeur de droit Andreas Fischer-Lescano, commissionnée par la Chambre du travail de Vienne. |3|
        Ce juriste démontre avec précision que les programmes de la Troïka sont illégaux en vertu du droit européen et international.
        Ces memoranda violent une série de droits fondamentaux tels que le droit à la santé, à l’éducation, au logement, à la sécurité sociale, à un salaire juste, à la propriété privée mais aussi la liberté d’association et de négociation collective.

        Tous ces droits sont protégés par de nombreux textes juridiques aux niveaux international et européen comme :

        la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,
        la Convention européenne des droits de l’homme,
        la Charte sociale européenne,
        les deux Pactes de l’ONU sur les droits humains,
        la Charte de l’ONU,
        la Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant,
        la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées
        mais aussi les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui ont le statut
        de principe général du droit (PGD) comme le souligne cette étude juridique

        3 >

        http://cadtm.org/Dette-odieuse

        http://cadtm.org/Grece-Irlande-et-Portugal-pourquoi

        http://cadtm.org/Dette-illegitime

  10. Comme le dit Patrick Arthus « Personne ne pourra rembourser sa dette mais on est en faillite au moment ou nous prête plus ».

    Le jeu « grec » de l’UE and Co consiste uniquement à entretenir l’illusion d’un remboursement « futur » en prenant en otages la classe des plus démunis et de la classe moyenne.
    Cependant, le nouveau gouvernement à pour la première fois voulu mettre un terme à ce jeu de « dette cavalerie » renvoyant au système financier ces propres contradiction :

    « Si vous nous prêtez moyennant austérité et pas de restructuration alors nous tomberont (et vous aussi) par manque de croissance économique (si ce n’est pas par insurrection sociale), si vous nous allégez notre dette ça sera le début de l’aire « des défauts et restructurations de dettes pour les autres pays  » et accessoirement la fin du système financier actuel »

    La Grèce n’a fait que mettre en lumière un système financier qui génère des inégalités, qui est socialement destructeur et politiquement intenable à terme.

  11. Libertonomenklaturofascisme (c’est un mega mix)

    Certes les troïkas, organes, institutions et autres partis, se montrent majoritairement incompétents, soumis, ou simplement peureux.
    Mais il faut tout de même admettre que les populations, qui pour beaucoup votent avec leurs pieds, encensent les belles success story aussi virtuelles soient t’elles, ou le premier super héros venu (y compris de la graine totalitaire ou nationaliste).
    Un mélange étrange, ou un zapping, entre idéologie libertaire, fascisme et nomenklaturisme dévié par les lobbies et des économistes saupoudrant des paillettes.
    Cette forme de barbarie civilisée devient incompréhensible et pour nous éclairer, il nous faut l’avis de spécialistes. M. Paul Jorion portant rarement des chemises blanches et des cravates, cela lui retire tout de même une grande part de crédibilité, peut être qu’il est temps de faire appel à un grand intellectuel, ancien nouveau philosophe, pour nous éclairer ?

    1. M. Paul Jorion portant rarement des chemises blanches, cela lui retire tout de même une grande part de crédibilité

      Tiens un bizut qui connaît rien du Jorion…

      1. Heureusement que vigneron veille : sans lui des horreurs seraient affirmées ici impunément !

        P.S. Je me demande avec qui Velka me confond : Varoufakis, Coluche ?

      2. Humour,
        Je suis un fan, même si je n’ai pas encore tout compris.
        Mais j’ai le temps, je n’ai pas de vignes à traiter et si j’en avais (des vignes) je serais en biodynamie…

        Concernant les chemises, j’avais vérifié cela dans les vidéos, parce que je voulais simplement faire le lien (et surtout pas l’amalgame) avec un célèbre intellectuel qui porte uniquement des chemise blanches et qui avait autrefois écrit un livre sur la barbarie… Pourquoi ? persistance de ses interventions et longévité et donc quelque part, l’efficacité de la méthode. Pas en raison de ses idées, mais en raison de l’attention portée aux apparences.
        .
        Ce qui ramenait à l’une des interrogations évoquées sur ce blog il y a peu : du comment porter le message de l’absurdité des décisions, ou du manque de décisions, de nos élites économiques, qui nous conduisent imperturbablement à la faillite.
        Vous aviez proposé la moquerie. J’ai essayé comme d’autres, cela défoule, mais j’ai peur que cela ne suffise pas.
        Il me semble important que vous soyez entendu, mais je crois qu’ il faut tout de même admettre que malheureusement, dans nos sociétés hyper médiatisées, les apparences comptent parfois plus que le contenu du message.
        Je ne dis pas qu’il faut packager, relooker ou publiciser Paul Jorion, mais il faut tenir compte du fait que les idées se consomment de nos jours un peu comme des lessives.
        La preuve ? la montée du FN.

      3. La montée du FN est justement la preuve que les idées ne se consomment pas comme des lessives.
        Ou alors je n’ai pas compris, ou alors on utilise pas la même…

      4. @ velka: le pouvoir de BHL est surtout parce qu’il est arrivé à tenir le monde de l’édition germanopratin. Pour qu’un essai aie des échos dans les grands journaux, il faut qu’il soit adoubé par BHL et consorts. Demandez à Jeanne Favret-Saada, il a fallu « seulement » un mois et quelque (de mémoire) pour que Boltanski fasse un papier dans Le Monde sur son livre « Comment produire une crise mondiale (en douze petits dessins) »…

        En ce sens là, il y a un parallèle entre le mondes des intellos français et celui des dirigeants/ingénieurs français : rôle des grandes écoles et du diplôme d’ingé plutôt que du doctorat, et université négligée en conséquence.
        Peut être que notre Révolution suivi d’un certain « Napo » a fait une bifurcation qui a conduit à celà, là où les autres pays gardaient un prestige de l’université en conter-pouvoir tolérable éventuellement sur certains plans (politique). Le cas de la Belgique, assez compliqué côté flamand (tiraillé au moment de la 1ere guerre mondiale entre allemands « sympa » et les wallons qui les méprisaient alors) illustre ces jeux de pouvoir. Je crois que on trouve cela sur l’histoire de l’U de Gand… Je demande mon joker pour arrêter de raconter des bêtises sur la Belgique.

    2. « Cette forme de barbarie civilisée devient incompréhensible et pour nous éclairer, il nous faut l’avis de spécialistes. M. Paul Jorion portant rarement des chemises blanches et des cravates, cela lui retire tout de même une grande part de crédibilité, peut être qu’il est temps de faire appel à un grand intellectuel, ancien nouveau philosophe, pour nous éclairer ? »

      ça ira mieux avec une frontale, si, si, je vous l’assure….:-)
      Si les cravates pansent au lieu de penser …mais où va t on ???

  12. Aux petits malins qui contestent qu’une partie de la dette grecque puisse être illégitime, que pensent-ils – reportage d’ARTE sur la Troïka – du fait que cette dernière a contraint le gouvernement Samaras à acheter de magnifiques sous-marins Allemands afin d’obtenir des subsides de la BCE ?
    Peut-on appeler cette appendice à la dette grecque dette légitime ou illégitime ?
    Je ne juge pas je rapporte un fait… faites en en bon usage.

    1. @ maris : dire qu’une dette est illégitime, c’est porter un jugement moral. La question est sans intérêt, sauf à ce qu’une règle juridique établisse qu’une dette illégitime ne doit pas être remboursée.

      Question : citez-moi la disposition légale applicable établissant pareille règle.

      Si cette règle n’existe pas, la question de la légitimité de la dette ne présente aucun intérêt.

      PS : Au demeurant, pour répudier sa dette, il n’est pas nécessaire qu’elle soit illégitime : il suffit d’être en position de pouvoir le faire… Ou, pour le dire autrement, ce qui importe, c’est de parvenir à une configuration du rapport de force où vous pouvez envoyer le créancier se faire foutre sans dommage pour vous.

      1. @ Luxy Luxe :
        Bien sûr que c’est une question politique (et morale) !
        Quant à la disposition légale, elle suit tout simplement la décision politique (et morale).
        Un exemple : l’annulation, unilatérale, d’une partie de la dette norvégienne en 2006 sur 5 pays.

        Raisons évoquées par le gouvernement norvégien :
        « La Campagne avait été financée par le biais de l’ancien programme général de garantie et de l’ancien programme spécial pour les pays en développement de l’Institut Norvégien de Garantie des Crédits à l’Exportation (GIEK). Un grand nombre de ces projets se sont avérés être économiquement insoutenables ; les garanties du gouvernement ont donc été déclenchées, le gouvernement norvégien devenant ainsi créancier.
        En 1988-89, le gouvernement de Brundtland a réalisé une évaluation de la Campagne d’Exportation de Navires, qui a révélé que les analyses des besoins et les évaluations de risques réalisées avaient été complètement inadéquates. L’évaluation parvenait à la conclusion que ce genre de campagne ne devait en aucun cas se renouveler.
        La Norvège avait auparavant annulé un peu plus d’1,1 milliard de NOK de cette dette, principalement dans le cadre du suivi de l’initiative d’allègement de la dette en faveur des pays les plus pauvres (Pays Pauvres Très Endettés, PPTE).
        Tout le monde s’accorde aujourd’hui à dire que la Campagne d’Exportation de Navires a été un échec total. En tant que créancier, la Norvège est en partie responsable des dettes qui en ont résulté. En annulant ces dettes, elle prend la responsabilité de permettre à l’Equateur, l’Egypte, la Jamaïque, le Pérou et la Sierra Leone de ne plus être tenus d’assurer le service du solde de ces dettes. »
        http://www.dette2000.org/infodette_reception.php?piId=21&PHPSESSID=b0cf9a2115c1a7aa165f9c74dd16e241

        Quelque part, c’est bien une définition, politique, de ce qu’est une dette illégitime : ‘économiquement insoutenable’, ‘analyse des besoin et évaluation des risques totalement inadéquates’, ‘échec total’, ‘en partie responsable des dettes qui en ont résulté en tant que créancier’, ‘prend la responsabilité’.
        Nul besoin de règle juridique pour qu’une décision, politique, en accord avec une conception morale, puisse être prise.

        Par ailleurs, on pourrait citer la règle juridique de soutien abusif des créanciers envers leurs débiteurs, selon le principe de responsabilité :
        http://www.editions-tissot.fr/actualite/droit-du-travail-article.aspx?secteur=PME&id_art=4102&titre=Responsabilit%C3%A9+pour+soutien+abusif+%3A+elle+ne+concerne+pas+uniquement+le+banquier+!
        Ce principe peut être néanmoins restreint dans le cas de l’intérêt général et pour un domaine restreint :
        http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/root/bank/download/2005522DCccc_522dc.pdf

        Dans le cas de la Grèce, si on suit la définition qu’en donne lui-même le gouvernement norvégien, il y aurait sans doute de quoi faire. Mais évidemment, la Troïka n’est pas le gouvernement norvégien, et (surtout) les sommes en jeu ne sont pas identiques.
        Et dans le cas des règles juridiques françaises, ce serait … plus compliqué, puisque cette règle demanderait à être transposée à un état souverain, lequel ne fait pas faillite, mais peut faire une cessation de paiement.
        Toute la question est, aussi, de démontrer que la situation de l’état grec était ‘irrémédiablement compromise’ au moment de l’octroi des prêts : autant au moment des prêts publics (Troïka), mais aussi autant des prêts privés, de banques privées, notamment allemandes et françaises, avant que le transfert de créances n’ait été effectué.

        Sur ce point, la ligne de défense a toujours été que l’état grec maquillait ses comptes (notamment pour pouvoir entrer dans la zone euro, grâce à GS).
        Mais, après la ‘révélation’ du déficit public réel grec par Papandreou fin 2009, un rapport de l’Eurostat fut commandité par l’Ecofin, lequel a prouvé qu’en de nombreuses occasions, l’état grec avait cherché à dissimuler la réalité du déficit public, occasions qui furent à chaque fois remontées publiquement à l’Ecofin, qui n’en fit rien : dissimuler est une faute, connaître cette faute sans rien faire est aussi une faute.
        Est-ce qu’on peut dire que les banques qui ont octroyé des prêts jusqu’en 2009 étaient dans une position de ‘soutien abusif’ à l’état grec, à savoir en connaissance d’une ‘situation irrémédiablement compromise’ ? Et si oui, depuis quand ?
        Les banques diront qu’elles étaient en méconnaissance avant 2009 de la situation, non pas compromise, mais bien d’irrémédiabilité du déficit de l’état grec.
        Quelque part, le haircut appliqué lors des plans d’aide est une reconnaissance implicite de cette responsabilité des créanciers privés d’avoir soutenu abusivement l’état grec.
        La responsabilité des gouvernements européens, par contre, non seulement d’un soutien abusif par le biais de plans d’aides mais aussi et surtout d’une responsabilité directe à l’échec de l’état grec par les conditionnalités imposées, n’est par contre par encore actée : pas de haircut sur les créances publiques.
        Mais, nolens volens, on y vient.

        D’où le fait que cette notion de ‘dette illégitime’ est surtout politique et non juridique, dans le cas grec.
        Une notion dont la Troïka ne va évidemment pas s’auto-saisir (d’ailleurs, le gouvernement norvégien non plus, puisqu’il a fallu qu’une campagne active soit menée pour qu’il prenne cette décision).
        Et on peut imaginer que si cela avait été de même niveau pour la Norvège que pour la Troïka, le gouvernement norvégien n’aurait sans doute pas pris la même décision.

        D’où l’utilité d’un audit sur la dette, non pas tant pour constituer une règle juridique, mais bien pour constituer un rapport de force politique, comme ce fut le cas pour la Norvège.

      2. @ Zebu : je ne peux qu’être d’accord avec vous…

        Mon propos était simplement d’attirer l’attention sur le fait qu’il ne suffit pas de crier comme un cabri « dette odieuse, dette odieuse » pour que celle-ci disparaisse comme par enchantement.

        L’audit de la dette participe d’une stratégie plus générale du Syriza fondée sur une volonté de convaincre ceux qu’elle continue de percevoir comme des partenaires.

        Mais je ne suis pas convaincu du bien-fondé du procédé. La volonté de convaincre l’autre est bien gentille, mais elle trahit une faiblesse fondamentale : la dépendance à cet autre. Or, en l’état actuel, ce dont la Grèce a besoin, c’est d’organiser les conditions lui permettant d’envoyer balader la Troïka.

        Sauf à considérer, et c’est peut-être finalement là le fond du problème, que la Grèce se porte mieux à subir les avanies de la Troïka qu’à devoir se dépatouiller seule hors de l’eurozone/EU…

      3. Si le gouvernement grec veut envoyer balader la Troïka, ou plus vraisemblablement seulement pouvoir soutenir le rapport de force, il aura besoin du soutien politique des grecs.
        L’audit, outil pédagogique avant d’être un outil politique, peut permettre de convaincre d’abord les grecs, puis les européens, avant de ‘convaincre’ la Troïka … de ses responsabilités.
        Celles-ci sont selon moi (et au-delà de la seule Troïka) :
        – avoir accepté l’entrée de la Grèce par décision politique, avec ou sans maquillage de GS (c’est un choix légitime mais qu’il faut assumer)
        – avoir fermé les yeux pendant des années sur les dissimulations des gouvernements grecs, malgré les alertes répétées d’Eurostat (ce qui a conforté les créanciers privés dans leurs ‘habitudes’)
        – avoir tardé à imposer la solution du haircut aux créanciers privés et à mettre en oeuvre un plan d’aide (ce qui considérablement renforcé les difficultés actuelles)
        – avoir imposé des conditionnalités hallucinantes au plan d’aide qui ont créé cette ‘situation irrémédiablement compromise’ (de ‘compromise’, elle l’était auparavant, ‘irrémédiable’ elle le fut ensuite)
        – last but not least, compromettre actuellement le peu d’acquis grec au prix que l’on connaît, en retardant la finalisation d’un accord qu’il faudra bien trouver, y compris sur la dette comme le disaient dès le départ le gouvernement grec
        En clair, la part de la dette publique que l’on pourrait considérer comme ‘illégitime’ du fait des responsabilités politiques européennes non assumées, passées, présentes, à venir.
        Pour l’autre part, elle relève du peuple grec et de leurs gouvernements (notamment celui de Karamanlis).
        A la différence de l’Equateur, la Grèce pourrait se fonder non pas sur une auto-définition de ce qu’est l’illégitimité, mais bien plutôt sur la définition qu’en a donné en creux le gouvernement norvégien.

    2. N’oubliez pas aussi que le dirlo du moment, ce mr Strauss Kahn,

      ira même jusqu’à changer les règles du FMI,

      qui veulent que l’on aide un état QUE s’il est solvable…

      Revoir ce fumeux reportage, et faire pause !

  13. M. Paul Jorion portant rarement des chemises blanches et des cravates, cela lui retire tout de même une grande part de crédibilité

    Diogène de Sinope vivait dans un tonneau (une jarre) et dénonçait l’artifice des conventions sociales
    Alexandre le Grand aurait avoué un jour : « Si je n’étais Alexandre, je voudrais être Diogène »

    1. Tout ou rien quoi, modeste le zig… Et pas très gentil pour son maître Aristote (qui était coquet, lui…).

    2. C’est là qu’il faut ressortir la photo de M.Jorion portant panama,excellent portrait, qui autant que je me souvienne, n’avait pas fait scandale.

  14.  » Le problème n’est pas là, manifestement.
    Sinon, plutôt que Delorme, Proguidis, décembre 2008. Piquant. »

    Piquant ?

    « Et les événements actuels alors ? Tous ces incendies, toute cette fureur, tous ces jeunes enragés ? N’est-ce pas le ras-le-bol ? N’est-ce pas la manifestation d’un mécontentement général contre la corruption, l’affairisme, les banques, la crise, le libéralisme effréné et autres mondialisations, contre les riches, contre l’Europe, contre les marchands de patriotisme, contre les xénophobes, contre les institutions sclérosées, contre les partis, contre l’État (inexistant), contre ses service d’ordre, en somme contre le monde tel qu’il est et tel qu’il va ? Oui, bien sûr. Mais ce “oui” que je prononce avec conviction vient du tréfonds de notre civilisation engloutie et non du concret de la réalité. Dans un monde devenu dépotoir universel, où l’homme, auto-décoré de tous les droits, se comporte comme un déchet, ce “oui” est notre approbation au barbare, notre appel désespéré à son avènement salutaire. »

    Puant oui !! poubelle direct, donc retour case départ !

    1. Bonjour

      Tous ces incendies, toute cette fureur, tous ces jeunes enragés ? N’est-ce pas le ras-le-bol ?

      En fait, il y a relativement peu de ‘fureur’ ni de ‘ras le bol’
      Quelques casseurs sans cervelle, des islamistes, et principalement sous les bannières syndicales, des ‘résignés réclamant’ plus de pouvoir d’achat pour moins de travail.

      En fait le ‘peuple’ – en majorité- se contente de plus de pain et plus de jeux. Il se trouve mal dans le train fou non parce qu’il est fou mais parce qu’il ne roule pas assez vite.
      C’est là le danger.

  15. QUELQUES ARGUMENTS JURIDIQUES …

    ETAT DE NECESSITE

    http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_grece-les-institutions-sont-toujours-dans-l-illegalite?id=8929388

    ART 28 DDHC
    Article 103 de la Charte des Nations unies
    Article 1 des deux Pactes internationaux de 1966 sur les droits humains
    Article 2 de la Déclaration de l’ONU sur le droit au développement (1986)
    La force majeure : à l’impossible nul n’est tenu
    Le changement fondamental de circonstances

    http://philum.info/53103

    SITUATION EN 2011

    http://cadtm.org/Suspendre-immediatement-le

    SITUATION EN 2014

    http://www.okeanews.fr/20140507-austerite-en-grece-tous-les-chiffres

     » Piquant « , n’est-ce pas ?

    Tiens, mais qui était au gouvernement durant ces années passées ? Et qui étaientt les instigateurs des mesurettes qui ont été imposées ?

  16. Remarques

    Marine Le Pen : Faire d’une tragédie personnelle, une délivrance

    5 mai 2015 par Paul Jorion

    « …Une personne en qui la classe ouvrière se reconnaît aujourd’hui massivement, ne peut être entièrement mauvaise » dixit mr Jorion.

    Certes ! Mais c’est cette part mauvaise qui pose justement problème !

    Chacun n’est ni tout blanc ni tout noir, mais tout le monde n’a pas l’héritage idéologique de Marine

    Le Pen, ni le rôle qu’elle a décidé d’assumer !

    Perso, je pense qu’elle n’a RIEN renié des idées fumeuses de son père ! Et qu’elle le fera jamais,

    par fidélité et tradition politique.

    C’est juste que tout n’est pas bon à dire en public, question de stratégie politique.

    Les idées qu’elle continue de défendre SONT le côté obscur de sa personnalité, et si beaucoup se reconnaisse en elle massivement, c’est cette partie de son discours obsessionnel qui les attirent ; en clair, elle séduit ( positif ), tout en tenant un discours hautement dangereux de stigmatisation continuel ( négatif ).

    Je reste persuadé que  » le côté positif de sa personnalité  » ne prendra jamais le dessus sur le fond de sa personnalité : la preuve ?

    Elle n’abandonnera JAMAIS le discours anti immigré ! C’est son obsession récurrente et fondamentale !

     » LES DISCOURS DE HAINE, D’EXCLUSION CONDUISENT TOUJOURS AUX PIRES CRIMES QUE L’HUMANITE AIT CONNUS . »

    http://www.humanite.fr/lappel-du-mrap-rendre-hommage-aux-oublies-de-lhistoire-et-faire-barrage-lextreme-droite-573506

    L’appel du Mrap à rendre hommage aux « oubliés de l’histoire » et à faire barrage à l’extrême droite

    Jeudi, 7 Mai, 2015 L’Humanité

    « Des préjugés racistes qui imprègnent le discours politique français

    Certains, jouant aux apprentis sorciers, tentent, pour de vains calculs électoraux, de faire du Front national un « parti fréquentable ».

    N’oublions pas que Jean-Marie Le Pen traita les camps d’extermination de « détail de l’histoire » et que le 27 janvier 2012, date même de la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz,

    Marine Le Pen, invitée d’honneur du FPÖ (principale organisation d’extrême droite autrichienne), participait à Vienne à un bal de l’Olympia, organisation de tradition néonazie, antisémite et négationniste.

    L’extrême droite n’est pas seule responsable, les préjugés xénophobes et racistes imprègnent le discours politique français, bien au-delà de ceux 
qui en ont fait leur honteux fonds de commerce. »

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