111 réflexions sur « Le temps qu’il fait le 28 juin 2015 »

  1. Bonjour

    où se trouve la liste des invités et des thèmes de débat du swiis tunaible  G21 svp?

     

    Merci par avance

  2. Comment prendre en compte ce qui nous paraît gratuit?

     

    Déjà il faudrait être conscient de ce qui est « gratuit ». L’air, l’eau, la terre, la couche d’ozone, la Lune, le soleil…

     

    Conscient, c’est  à dire éduqué aux sciences naturelles pour comprendre « comment ça marche » et la place de l’homme dans tout ça.

     

    Malheureusement la classe sociale qui dirige n’est pas la plus compétente ni la plus intéressée dans ce domaine.

     

    Le paradigme de la civilisation occidentale, c’est sers toi. C’est même Dieu qui le commandait. Et l’humanité dans sa presque totalité s’est convertie.

     

    La nouvelle religion de l’argent et les bientôt 9 milliards de bipèdes sur la Terre rendent cette croyance catastrophique.

     

    Comment changer de paradigme? Qu’est ce qui provoquera un changement  de paradigme?

     

    Je pense que malgré tout les souhaits, les évidences, les observations, les démonstrations,  il n’y a que la peur qui fera évoluer les choses. Il faudra des catastrophes, il faudra des tragédies, des révolutions sociales…. Et encore faudrait elles  quelles touchent les possédants qui ce protégeront jusqu’à  la dernière minute pour ne rien changer.

     

    Les  peuples dits primitifs, respectaient la Nature et l’idolâtraient souvent, sans doute en grande partie parce qu ils la craignaient. Ainsi va le bipède le plus intelligent de la Création, jusqu’à  preuve du contraire.

     

    Ce qui n’empêche pas les premiers à avoir les chocottes à commencer le grand chambardement. Pionniers, à toutes fins utiles.

     

        1. Le problème de Nicolas Hulot, comme de pratiquement tous les écologistes, est qu’ils ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre, que le Pouvoir n’appartient pas aux humains, mais aux Propriétaires des Ressources premières (ou primaires, ou essentielles)

          A défaut, leurs actions ne peuvent que rester marginales, et quasiment sans effet, face à la puissance du capitalisme et de la propriété privée (des rentiers). Ce sont ces derniers qui décident, et pas les écologistes, même s’ils étaient 7 milliards.

          1. J’ajouterais qu’il ne suffit pas d’être propriétaire de son énergie (comme le montre cette BD en effet simpliste). L’énergie fait partie des Ressources primaires, mais c’est très loin d’être la seule Ressource qu’il faille contrôler pour remettre le monde à l’endroit.

             

          2. @ Dominique Gagnot :

            « Ce sont ces derniers (les rentiers) qui décident, et pas les écologistes, même s’ils étaient 7 milliards. »

            Alors là vous êtes vraiment trop… Même 7 milliards ne feraient pas le poids ? Houla… Mais on a quand même le droit d’essayer ?

      1. @Hélène Nivoix 2 juillet 2015 à 19:35

        Mais on a quand même le droit d’essayer ?

        Bien sur, la sobriété malheureuse des inutiles au système   est votre meilleure alliée. Encore que ce n’est même pas certain.
        Lorsque la priorité est de survivre au jour le jour, on a que faire de la biomasse…

        Bref, si vous faites l’impasse sur la réalité du pouvoir économique, vous n’avez aucune chance de réussir, comme d’ailleurs tous les écologistes, jusqu’à présent.
        Et nombreux sont ceux à s’être cassés les dents avant vous.  C’est le drame de l’écologie. C’est le drame tout court, d’ailleurs.

  3. @ Dominique Gagnot

    Dans ce cas considérons que de toutes façons en tant qu’être vivant nous avons 100% de chances de mourir, donc finissons-en. Je ne pense pas en faire de trop en disant qu’il faut voir le bon côté des choses alors que je parle d’effondrement inévitable. Qu’il y ait la sécheresse en Californie c’est une chose, mais comme je l’ai dit la vie est très résiliente, rien n’est joué d’avance et c’est maintenant que cela ce décide, c’est la première avant un effondrement que l’on a conscience de ce qui se passe, c’est la première fois que l’on se donne une chance, alors oui il y a un bon côté des choses à voir.

  4. Bonjour,

    Concernant la problèmatique de la représentation comptable de l’aubaine.

    A. Différents cas :

    L’aubaine est par exemple :
    1) l’extraction d’un minerai quelconque du sol en vu de le transformer en autre chose
    2) le blé qui a poussé, qui sera récolté et transformé en pain
    3) le soleil qui a donné sur un panneau photovoltaïque qui transforme son énergie en électricité qui sera utilisée quelque part ailleurs
    4) le vent qui a fait tourner une éolienne qui transforme son énergie en chaleur et (surtout) en électricité qui sera utilisée quelque part ailleurs

    Dans le cas 1 du minerai, ce minerai est extrait, transporté, transformé, utilisé à travers un objet ou un processus quelconque et rendu impossible (ou très difficile) à réutiliser pour la même chose (pétrole brulé, métal rare utilisé pour de la peinture, métal rare dilué dans un alliage ferreux…). Le minerai est à la fois déplacé, impossible à réutiliser et non renouvelable, la mine ne va pas se remplir à nouveau

    Dans le cas 2 du blé, il est planté, récolté, transporté, transformé, utilisé (mangé) et rendu impossible à réutiliser pour la même chose. Une part du blé récolté pourra servir à replanter le champ (pas les variétés OGM, ni les semences F1 mais passons), en ayant une agriculture soigneuse, le champ continuera à produire du blé dans l’avenir. Les déchets du blé ont été déplacé, ils ne serviront pas à fertiliser le sol qui les a vu naitre.

    Dans le cas 3 le soleil et le panneau solaire, il a fallu construire le panneau solaire, énergie et matière à fournir, l’énergie du soleil a été captée, à la place d’être reçu à 100% par l’environnement à cet endroit là sous la forme de chaleur, elle a été partiellement transformée en électricité, qui sera transportée ailleurs et restituée dans l’environnement sous la forme de différentes énergies (chaleur, mouvement, amalgamé dans un produit, modification chimique…). Il n’y a pas de déchet, juste des transferts d’énergie.

    Dans le cas 4 de vent et de l’éolienne, il a fallu construire l’éolienne, énergie et matière première non négligeable, l’énergie du vent a été captée, elle a diminuée au niveau de la masse d’air, elle a été transformée en chaleur dégagée sur place est transmise à la masse d’air et transformée en électricité utilisée loin de la son point de départ et restitué dans l’environnement sous la forme de différentes énergies (chaleur, mouvement, amalgamé dans un produit, modification chimique…). Il n’y a pas de déchet, juste des transferts d’énergie.

     

    B. Les conséquences environnementales et les solutions comptables

    Dans mes 4 exemples, il est clair que le minerai ne se renouvellera jamais, on pourrait le traduire par une dette de l’entreprise extractrice face à la planète, donc par l’achat d’un droit d’utilisation, mais c’est une forme d’emplâtre sur une jambe de bois car à la fin il n’y a quand même plus de minerai. La forêt amazonienne peut être vue comme un minerai dans la mesure où elle ne se renouvelle pas comme une culture de blé (cas ci-dessous)

    Le cas du blé peut paraître beaucoup plus idéal, sauf que les déchets submergent les zones d’habitats fortement peuplés et doivent en être évacué, la fertilisation des sol dans un contexte non pétrolier est un beau problème aussi, les deux ensembles posent le problème de la répartition de la population à la surface de la Terre et ne plaide pas en faveur des grandes villes. Comptablement, la façon de cultiver le champ change du tout au tout le renouvellement possible de la ressource et l’impact environnemental de la culture, le bio de bonne qualité a « juste » un effet de déplacement du blé et des déchets, il implique « seulement » de réintégrer les déchets dans le champ ; la culture intensive détruit les sols et la fait disparaître des espèces, comptablement cette mauvaise utilisation peut être traité comme le minerai avec les mêmes limites.

    Les cas des panneaux solaires et des éoliennes est similaire (sans être identique), dans les deux cas, il y a déplacement de l’énergie vers d’autres endroits +/- lointains, l’électricité est fortement utilisée dans les agglomération (habitat et industrie), il y a donc un déplacement de l’énergie qui est captée à un endroit et dissipée à un autre, phénomène pouvant provoquer des perturbations climatiques locales. Si le soleil peut-être considéré à l’échelle de notre espèce comme un invariant, le vent est dans notre quotidien, trop peu les éoliennes ne tournent pas, trop elles se cassent, sont en survitesse et ne peuvent pas être utilisées, dans un cas limite hypothétique, la multiplication des éoliennes prend trop d’énergie au vent et perturbe le climat. Retranscrire comptablement le déplacement et la concentration de l’énergie a peu de sens, car s’ils ont un effet notable sur le climat (je ne pas de certitude personnel sur un effet néfaste, je ne suis pas climatologue) le fait de le pénaliser sans le penser et l’éviter conduit dans le mur, une fois que le climat est déréglé, on fait quoi ? Il s’agit ici d’éviter le déplacement et la concentration plutôt, cela peut se faire en faisant varier la densité de l’habitat et des industries par rapport aux moyens de production et en jouant sur l’énergie nécessaire, une maison passive nécessitant moins d’énergie qu’une passoir à chaleur construite dans les années 1960.

    C. Que faire ?

    Réutilisé ce qui est renouvelable ET ce qui a déjà été extrait, réfléchir aux modes d’utilisation.
    Faut il forcément peindre la barrière en jaune-beige en utilisant un oxyde métallique non renouvelable là où une terre ocre beaucoup plus abondante peut tout aussi bien faire l’affaire ?
    Une entreprise a trouvé le moyen d’utiliser les plantes qui poussent sur les sites miniers pollués, ces plantes concentrent les métaux lourds dans leurs feuilles, ces feuilles sont récoltées et traitée pour en faire des catalyseurs pour l’industrie chimique et pharmaceutique en lieu et place des catalyseurs des fabriqués à partir des mêmes métaux lourds rares venant du fond des mines. (cette culture fait en plus une dépollution des sites)

    Dans mes deux exemples, il y a deux résultats identiques par des moyens épargnant ce qu’il reste aujourd’hui de notre planète, traduire comptablement l’utilisation des ressources finies de notre planète en faisant payé l’aubaine peut être une voie qui ne nous sort pas d’un grand coup de notre logique marchande, c’est comme je l’ai évoqué une emplatre sur une jambe de bois qui nous permettrait de nous remettre en cause en attendant de trouver mieux.

    PS : je n’ai rien lu des autres commentaires, mes excuses si l’idée a déjà été proposée

    1. Moi j’ai commencé à vous lire par la fin , et ça m’a découragé de vous lire tout court .

      1. Bonjour à vous,
        J’ai mis récemment (1 juillet 2015 à 00:22) un commentaire qui vous fera peut-être bondir (ou pas), mais si vous avez le temps d’en prendre connaissance, il essaye de proposer une solution originale sur laquelle j’aurais bien aimé avoir votre point de vue… Confraternellement, H. Nivoix

    2. Bonjour à vous,
      J’ai mis récemment (1 juillet 2015 à 00:22) un commentaire qui vous fera peut-être bondir (ou pas), mais si vous avez le temps d’en prendre connaissance, il essaye de proposer une solution originale sur laquelle j’aurais bien aimé avoir votre point de vue… Confraternellement, H. Nivoix

  5. Vous voilà donc sur la même voie que Greenpeace. Comptabiliser les dons de la nature… Triste.

    De la nature… La nature nous est donc extérieure???

    Les dons… Vous pensez vraiment que cela vous/nous est destiné???

    Comptabiliser… Voilà encore une belle manière de considérer que le devenir nous appartient, comme si notre psyché pouvait y accéder de cette manière… Bonjour le melon !!!

    Bien sûr, la question est posée afin de faire du « bien ». « Sauver la planète » est encore lié à notre incroyable ego. Je ne vois de différence entre cette approche et la folie furieuse qui entend maîtriser le climat… Hygiénisme, eugénisme, même combat.

    Prenez soin de vous.

    1. Bonjour à vous,
      J’ai mis récemment (1 juillet 2015 à 00:22) un commentaire qui vous fera peut-être bondir (ou pas), mais si vous avez le temps d’en prendre connaissance, il essaye de proposer une solution originale sur laquelle j’aurais bien aimé avoir votre point de vue… Confraternellement, H. Nivoix

  6. l’amour c’est un homme calme dans la nuit.

    aujourdhui il fait chaud dans la rue , que je regarde par la fenetre.

    calme.

    je fais remarquer que je n’ai pas ecrit : » dans MA rue » ,par « MA » fenetre…

    Pourtant c’est ainsi que « MA » pensée s’est formulée d’un premier abord…

    Je est un autre ?

    fasciné par les raccourcis grammaticaux ?

    inatentif…

    perdant regulierement conscience de la respiration du corps qui est de meme nature que la rue, la chaleur , la fenetre , le ciel bleu, le passage d’une voiture.

    peut -etre que la proprieté n’existe pas autrement que comme extencion  du domaine de la guerre…

    comme nous sommes securitaires…! exilés sur la terre et perclus d’illusions.

    peut etre que la base de la comptabilité c’est la guerre, le combat psychologique que nous menons contre nous meme.

    voila que j’ai ecrit  » nous »…

    l’amour c’est un humain seul dans la douce nuit du jour.

    un etre humain seul.

    parfois habité par la peur , parfois calme.

    un etre humain calme n’est pas seul , il y a une rue entre ombre et soleil, des champs d’oiseaux, le son qui se deplace, une conversation passante et inoffensive,la discretion d’une respiration sensible, amoureuse.

    1. Bonjour à vous,
      J’ai mis récemment (1 juillet 2015 à 00:22) un commentaire qui vous fera peut-être bondir (ou pas), mais si vous avez le temps d’en prendre connaissance, il essaye de proposer une solution originale sur laquelle j’aurais bien aimé avoir votre point de vue… Confraternellement, H. Nivoix

  7. J’ai deux solutions, qui dans l’idéal devraient être mises en oeuvre simultanément.
    Elles sont folles, mais au point où on en est…
    J’aimerais bien savoir ce qu’en penseront Gudule, Pierre Juillot, Dominique Gagnot, et tous les autres ;-).
    La première : Demeter, vous connaissez ? (https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9m%C3%A9ter, déesse de l’agriculture et des moissons)
    Ca serait de faire un mouvement mondial de citoyens (facile avec internet, du moins encore possible actuellement) exigeant la création par l’ONU d’une monnaie complémentaire mondiale adossée à la biomasse terrestre saine. Quand je dis biomasse terrestre, je n’inclus pas celle des océans, je parle de celle des terres émergées, milieux naturels et agricoles.
    – La biomasse est la masse totale des organismes vivants, cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Biomasse_(%C3%A9cologie)
    – Elle ne comprend pas que « les fleurs et les petits oiseaux » : il ne faut pas oublier celle, fondamentale, de l’humus des sols ! cf The Soil Will Save Us, How Scientists, Farmers, and Foodies Are Healing the Soil to Save the Planet – Kristin Ohlson http://www.kristinohlson.com/books/soil-will-save-us#sthash.tJNdn1mP.dpuf et Terra Preta, la terre d’or http://www.latitudsur.org/developpement/en/texte-terra-preta-la-terre-dor.html
    – Elle est aisément mesurable, ainsi que ses variations, par la communauté scientifique mondiale. Voir cet article de Sylvestre Huet : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/10/la-couverture-de-la-terre-%C3%A0-300-m-pr%C3%A8s.html
    – Ce qui permet d’imaginer un système d’allocation monétaire simplissime, entièrement basée sur la constatation de l’amélioration écologique des milieux. Ici, pas de création monétaire si elle n’est pas justifiée par la génération (ou la régénération) d’un sol agricole/d’un milieu naturel sain. Le concept est rudimentaire, mais la biomasse n’est pas n’importe quelle matière :
    – Elle permet de piéger l’excès de carbone atmosphérique,
    – Ce qui réduit par conséquent le réchauffement planétaire;
    – Elle stocke l’énergie solaire;
    – A la propriété d’être naturellement inflationniste (je cite Claude Bourguignon : « Tu sèmes un grain, tu en récoltes cent, qui dit mieux ?! »);
    – Est intrinsèquement favorable à la biodiversité;
    – Augmente la capacité des sols à retenir l’eau;
    – Fournit à tous : nourriture, eau potable;
    – Et du travail à ceux qui en cherchent;
    – Augmente en conséquence l’autonomie des personnes (surtout des femmes), la solidarité et in fine, le bonheur.
    – La condition est la suivante : cette agriculture doit être « écologiquement intensive » (Marc Dufumier) afin de rentabiliser, dans un système vertueux, la moindre calorie solaire ; il s’agit notamment de l’agro-écologie et de la permaculture.
    – A mon sens, seule une telle créativité monétaro-écologique pourrait permettre aux humains de réguler leur activité au sein du  système-Terre d’un point de vue thermo-dynamique (cf François Roddier);
    – Elle seule, à mon avis, pourrait permettre de contrebalancer le pouvoir de la finance désincarnée;
    – Car elle est puissante;
    – Pourquoi ?
    – Parce qu’elle est en lien fondamentalement avec ce qui importe le plus aux 7 milliards d’êtres humains, j’ai nommé : la bouffe !!!
    – Tout est prêt, tous les jalons sont posés, les prémices : « We stand ready, as scholars, to aid the FAO and the world’s small-scale food producers and consumers, peasants, indigenous peoples and communities, hunters and gatherers, family farmers, rural workers, herders and pastoralists, fisherfolk and urban people, providing whatever knowledge and analysis we can to advance a comprehensive agenda on agroecology in the context of world food security, with particular attention to the four pillars of the food system: social, economic, environmental and cultural. We would be happy to contribute scientific analyses from our various established research projects relevant to the principles and pillars of the Nyéléni Declaration in particular, and look forward to helping build on the “dialogue of knowledges” that is at the heart of agroecology in order that we all may advance forward towards a sustainable, agroecological, food-secure and food-sovereign future. »
    (Scientists’ Open Letter to FAO Director General Graziano da Silva, in Support of the February 2015 Declaration of the International Forum for Agroecology | Institute for Agriculture and Trade Policy
    http://www.iatp.org/documents/scientists%E2%80%99-open-letter-to-fao-director-general-graziano-da-silva-in-support-of-the-februa)
    – Certes les populations, piégées par l’ébriété énergétique, se sont agrégées dans des villes gigantesques ; mais ce modèle n’a rien de durable, et il n’est pas totalement impensable qu’un mouvement inverse se produise.
    – Non seulement la pression populaire pourrait obliger l’ONU à créer cette monnaie complémentaire (donc non convertible vis-à-vis des devises existantes, seulement articulable avec des monnaies locales sociétales),
    – Mais en outre, les pays seraient enfin plus fortement enclins à prendre les mesures permettant que cesse la ruée sur les terre (land-grabbing).
    – Et, logiquement (de par des mouvements sociaux naturels), il en découlerait peut-être un jour la suppression de l’inique propriété privée…
    Bref, et si la « verdure »… « sauvait le monde » ?
    Oui, mais non.
    Car même avec la meilleure volonté possible, les petits humains que nous sommes se feront toujours écrabouiller comme peccadilles insignifiantes par le système capitalisto-égoïsto-mafieux.
    Toujours ? Non, peut-être pas.
    C’est là qu’intervient la deuxième solution révolutionnaire.
    Depuis des millénaires il existe, à la marge, une dimension proprement extra-ordinaire (mais pourtant bien hyper-réelle) dans l’expérience humaine.
    Non seulement Bouddha, Socrate, Jésus, Maître Eckhart, et des milliers d’autres êtres qu’on a dit « éveillés » en ont témoigné.
    Aujourd’hui il y en a toujours, vivant parmi nous. Exemples les plus connus : le Dalaï Lama, ou Ma Amritanandamayi (dite Amma), mais même des humains actuels « comme vous et moi » connaissent cette grâce d’avoir un jour dépassé leur égo limité pour accéder à une connaissance qui, pour nous autres, est supra-humaine.
    Ils ont rejoint la conscience illimitée, vivant « l’expérience de la conscience pure, notre nature véritable, se révélant comme bonheur absolu, amour et beauté. (La conscience est définie comme ce qui perçoit ces mots-mêmes ici et maintenant.) C’est l’expérience de la non-dualité, dans laquelle il n’y a pas de séparation entre un sujet et un objet, entre un et le reste de l’univers » (Francis Lucille).
    Cela pourrait presque prêter à rire, ou justifier qu’on envoie ces personnes dans un asile de fous, mais quiconque a l’honnêteté de regarder en face ces éveillés, qui sont des phénomènes tout à fait observables, ne peut qu’être convaincu par leur authentique réalisation.
    Cette dimension de dépassement de l’état ordinaire humain est de plus en plus répandue, et reconnue, car « Là ou croît le péril, croît aussi se qui sauve » (Friedrich Hölderlin).
    Il est encore malvenu d’en parler dans les milieux autorisés – ceux qui « s’autorisent à penser », comme disait Coluche… et nous amènent tout droit à la catastrophe – mais une vague grandit, c’est certain.
    Venant grossir les rangs des initiés d’anciennes traditions authentiques (boudhisme zen, hindouisme, shivaïsme, soufis, chrétiens, etc.), des humains de plus en plus nombreux, hommes et femmes, et de plus en plus jeunes, sont littéralement foudroyés. L’éclosion de tels êtres, de nos jours, est médiatisée sur les réseaux sociaux et les plateformes de partage de vidéos. Celui qui ne veut pas les voir, moi je sais bien ce qu’il a dans les yeux (pour celles et ceux qui voudraient avoir une idée plus précise de ce que sont ces êtres fascinants, m’écrire, et je vous enverrai une liste : helene.nivoix@laposte.net – A noter : je précise que cela n’a absolument rien à voir ni avec la religion, ni avec toutes les croyances possibles et imaginables, ce n’est que du réel tangible et incarné).
    En quoi ce phénomène peut-il aider l’humanité à lutter contre ses démons, et lui permettre peut-être de devenir plus vertueuse ?
    Tout simplement parce qu’il met le doigt exactement là où le capitalisme est totalement démuni : sur les notions de non-séparation, de désintéressement, d’amour, de conscience, d’harmonie, de partage, de paix, de liberté, de joie profonde et non-conditionnelle.
    Je ne parle pas, évidemment, d’enrôler les sages dans nos luttes pour nous prêter main-forte, ils nous rigoleraient au nez à juste titre.
    Je vois simplement que l’humanité, quoi qu’on en pense et malgré ses vieux démons, est mûre pour une autre dimension/un autre paradigme où elle comprendra, dans un dernier sursaut, qu’elle vaut mieux que le barbare capitalisme sauvage.

    1. Également merci d’amener d’autres pistes de réflexions!

      Ce que j’ai compris:

      On peut dire que la production de biomasse reflète l’activité utile de l’homme, sur le plan écologique, et en particulier notre production de nourriture…

      Vous proposez d’instituer une monnaie dont la valeur serait indexée sur la quantité de biomasse mesurée sur les terres, pour en encourager la production.

      L’idée de fond est excellente, mais je ne comprends pas comment en pratique ça fonctionnerait!

      Comment serait créée cette monnaie, comment circulerait elle, que permettrait elle d’échanger? Pourquoi aurait on un intérêt individuel à produire de la biomasse?

      Dans tous les cas il faut imaginer un système qui permette de lier les intérêts personnels et immédiats de chacun, et la préservation de l’éco système.

      Alors que actuellement c’est l’inverse.  Pour s’enrichir il faut passer maître dans l’art de piller les ressources, et extorquer ses semblables!

      ——————

      Amener les êtres extra-ordinaires, tels ceux que vous citez, sur le devant de la scène, et faire en sorte qu’ils inspirent l’évolution de notre société, me parait utopique (mais tout commence par une utopie) tant nos « valeurs » en sont éloignées.

      Mais sinon, je plussoie. Nos sens et notre intelligence étant (très) limités, le monde que nous percevons  l’est aussi.   Il est donc logique qu’il existe des êtres dotés de sens extraordinaires, et de l’intelligence qui va avec. Nous serions en effet bien avisés de leur demander conseil.

      Malheureusement, en l’état actuel des choses c’est impossible, puisque les élites en charge de notre devenir s’estiment suffisamment éclairées…

      Mais compte  tenu de l’impasse ou nous nous trouvons, les choses pourraient bien changer plus vite qu’on ne l’imagine.

       

       

       

       

       

       

       

       

      1. @Hélène Grivoix,

        A propose de cette monnaie, le « Crocus », j’ai trouvé réponse à mes questions sur votre blog, mais ça me demande réflexion…

      2. Votre proposition, que je soutiens, se heurte comme toujours, à la propriété privée des Ressources premières, et en l’occurrence des terres cultivables.

        Car la monnaie que vous proposez n’est adossée à aucune richesse tangible, et par conséquent est sans valeur.

        Il faudrait que les états soient propriétaire de ces terres, ou encore de biens susceptibles d’être échangés en compensation des efforts que devraient fournir les propriétaires pour cultiver leurs terres, mais le capitalisme ne le prévoit pas.

        Le Pouvoir EST dans la Propriété des Ressources primaires. On ne peut faire l’impasse sur ce fait.

        De mon coté, j’ai proposé un moyen pratique de restituer à la collectivité la propriété de ces Ressources primaires (qui est propriétaire de la Terre?), afin de redonner à la collectivité un pouvoir réel, qui entre autres lui permettrait d’utiliser les terres comme vous le proposez, mais sans aucun écho jusqu’ici.

         

         

      3. @ Dominique Gagnot :

        Merci beaucoup pour vos objections constructives, je n’en suis d’ailleurs pas à mon coup d’essai puisque j’avais fait une autre suggestion impertinente… (tout aussi juridiquement contestable ?)

        Je disais :

        « Le Gouvernement (socialiste, en principe, démocrate, en principe) pourrait proposer à référendum une mesure qui ne coûte pas grand-chose… mais qui révolutionnerait tout !

        Que tout propriétaire terrien de plus de 50 ha – par exemple, mais cela est à discuter, à évaluer soigneusement – est tenu de louer (en vertu d’un bail emphytéotique de 99 ans) 1/2 ha de bonne terre bien exposée et sise à proximité d’un bourg à au moins un chômeur qui lui en ferait la demande afin de le cultiver selon les principes de la permaculture .

        Certes, la faisabilité d’un tel projet risquerait de se heurter au Conseil constitutionnel et/ou au Conseil d’Etat, car considéré comme attentatoire à la sacro-sainte propriété privée, surtout celle des pontes de la FNSEA… Mais il ne s’agit en aucun cas d’une confiscation, simplement d’une inflexion de l’usage d’une  partie de la ressource foncière française, d’où la nécessité de procéder par référendum afin que cette décision vienne du Peuple ! »

        (cf Une idée de mesure urgente et iconoclaste, pour un avenir agricole exaltant basé sur l’écologie dans notre belle France
        http://blogs.mediapart.fr/blog/helenenivoixlapostenet/260614/une-idee-de-mesure-urgente-et-iconoclaste-pour-un-avenir-agricole-exaltant-base-sur-l-ec)

        Référendum, quand tu nous tiens… !

      4. @Hélène Nivoix 2 juillet 2015 à 15:35

        Par ce bail de 99 ans, vous cherchez à contourner la Propriété privée, mais vous vous heurtez à un mur. Nos candidats aux farces électorales sont présélectionnés  par le milieux médiatico-financier, depuis Pompidou (1969) pour la France. Curieusement c’est autour de cette date que dans tous les anciens pays développés les propriétaires ont pris le pouvoir quasi absolu (sans trop s’en vanter).

        Autant dire qu’un candidat favorable à un tel référendum n’a aucune chance d’arriver en tête!

        Mais, à supposer cette question de la sélection de nos dirigeants résolue (qui en fait est LE problème de fond), plutôt que de chercher à contourner la propriété privée, pourquoi ne pas chercher à l’abolir?

        Au préalable il est intéressant de se demander d’où vient ce concept saugrenu de propriété privée, alors que notre planète est destinée à accueillir tous ses habitants.

        En fait c’est le moyen le plus simple de partager!  Le premier à mettre le pied quelque part dit « c’est à moi! ».  Simplissime, n’est ce pas?

        Et donc on a fait comme ça depuis la nuit des temps, et avec quelques conflits qui remplissent nos livres d’histoires.

        Le problème est que, la planète ne pouvant plus être considérée infinie comme avant, on arrive aujourd’hui, avec ce système, a un stade critique. C’est une première dans l’Histoire.

        C’est pour cela que l’on accumule les problèmes de dimension terrestre, parfaitement insolubles du fait de cette satanée propriété privée.

        Mais on ne remet pas en question un droit multi millénaire aussi facilement…!

        Et pourtant il y a des solutions, telle rendre la Propriété des Ressources primaires aux collectivités, qui en cèderaient des droits d’usage, contrôlant par la même une monnaie adossée à cette Propriété …

        Tout devient ensuite beaucoup plus simple.

         

  8. Merci Hélène, pour ce message enthousiaste que j’accueille avec joie et plaisir, votre sincérité est palpable et elle me touche beaucoup, que du bonheur… 🙂

    Effectivement, nous sommes à un tournant, je pense trés important, c’est clair

    Tous chercheurs (ses), plus ou moins inquiets , lassés ou désabusés, enthousiastes aussi heureusement et trés humains quoi, donc pas à une contradiction près….

    Clairement, nous sommes de plus en plus nombreux à sortir la t^te du sable et c’est ce qui me fait garder espoir quand , comme tout un chacun , j’ai le moral en avec des hauts et des bas…:-)

    « Je ne parle pas, évidemment, d’enrôler les sages dans nos luttes pour nous prêter main-forte, ils nous rigoleraient au nez à juste titre. »

    Non, justement, c’est mal les connaître, disons plutôt, qu’à mon humble avis ils ont déjà pas mal de taf, cf Amma et sa fondation internationale dont un centre en France qui pratique effectivement l’agroécologie. etc…

    avez vous essayé de contacter en France Pierre Rabbhi, plus laïque ? 🙂

    http://www.pierrerabhi.org/blog/?static/biographie

    et

    trés intéressant zine avec des articles et des idées qui devraient vous plaire :

    http://www.pauljorion.com/blog/2015/06/page/4/

    Comment comptez-vous articuler toutes ces pistes ?

    lien intéressant et enthousiasmant!
    http://www.iatp.org/documents/scientists%E2%80%99-open-letter-to-fao-director-general-graziano-da-silva-in-support-of-the-februa

    merci à vous,au plaisir de partager !

    You’re welcome indeed !  🙂

  9. Merci Gudule, ça fait chaud au coeur, je croyais que personne ne lirait mon commentaire mais je me suis tellement éclatée à l’écrire que ça ne m’importait pas plus que ça !

    Pour les sages, bien sûr qu’ils sont concernés et intéressés, il n’y a pas plus ouvert par définition, puisque… « Le sage a pour corps l’univers entier. » (je ne sais plus de qui est cette citation, peut-être de Swami Prajnanpad)

    Mais outre ce soutien moral et parfois actif, ils agissent – je dirais « surtout » – tout différemment de nous, de manière subtile et souterraine, qui nous échappe. Car je crois qu’ils n’ont pas du tout la même relation que nous à l’espace et au temps. On pourrait peut-être parler de vibrations, mais je m’avance…

    Par rapport à ma piste n° 1, comme j’avais un peu de temps j’ai tenté (maladroitement) de promouvoir l’idée comme j’ai pu. Essentiellement en en parlant sur mon blog (Le Crocus, monnaie mondiale verte, et vertueuse, en 20 questions courtes http://blogs.mediapart.fr/blog/helenenivoixlapostenet/221014/le-crocus-monnaie-mondiale-verte-et-vertueuse), en envoyant des courriels aux rédactions et aux associations (France, Québec, un peu aux Etats-Unis car il existe une version en anglais, qu’on trouve sur le même blog). Mon plus beau résultat fut un article sur le site d’Hervé Kempf, Reporterre, bien que je n’aime pas la photo qui fut choisie en illustration. C’était du temps où le Crocus s’appelait encore la Grainette (j’ai changé le nom pour le rendre plus audible à des oreilles internationales), et où j’étais encore plus dans l’enthousiasme et une certaine « fraîcheur » : « Une monnaie verte mondiale : créons le FMO, Fonds Monétaire Organique ! »â€ http://www.reporterre.net/spip.php?article6313.

    Après, il est vrai qu’à force de coups d’épée dans l’eau (ou de coups d’épingle dans la cuirasse du moloch médiatique), je me suis lassée et tournée vers d’autres démarches, plus personnelles…

    En fait, j’ai semé les graines que j’ai pu, et ensuite on verra bien si ça germe, ou si elles donnent des idées à d’autres, peut-être pour un projet plus réaliste, plus affûté. J’ai fait tout ce que j’ai pu en fait, et pour ce qui concerne Pierre Rabhi, une pauvre « clampine » comme moi n’a aucune chance de l’atteindre (je ne peux pas me déplacer, étant assez lourdement handicapée).

    Si vous avez des contacts en haut lieu (scientifiques, artistes, journalistes), n’hésitez pas, moi je n’en ai pas… Quelqu’un ici connaît bien Neil Young ?! ;-))

    Bien à vous, avec mes meilleures salutations écologiques et sociales.

  10. @Hélène Nivoix

    « je me suis tellement éclatée à l’écrire que ça ne m’importait pas plus que ça !  »

    je sens que vous êtes dans l’essentiel et bien engagée, super !  🙂

    lien : http://www.kaizen-magazine.com/

    connaissez vous le Capitaine Paul Watson, Guerrier des mers défenseur  qui lutte contre le massacre des s espèces protégés ?

    http://www.seashepherd.fr/

    à pluche 🙂

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