Rêver à mieux, faire assaut de belles idées et de bonnes intentions n’est que disperser inutilement nos forces, par Jean Zin

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Idéalisme et volontarisme sont des impasses. Les intellectuels ne servent pas à grand chose, leurs belles idées finissent dans les poubelles de l’histoire.

On ne choisit pas les règles de vie en société encore moins celles de l’économie, elles s’imposent à nous par la puissance matérielle qu’elles donnent et les problèmes qu’elles posent ou peuvent résoudre.

L’économie n’est pas un discours sur la valeur mais un système de production très matériel et difficile à maîtriser, il faut toujours s’y ajuster après-coup (et de façon accéléré avec les transformations du numérique).

C’est la puissance américaine qui valide son économie capitaliste jusqu’ici et ce sont les limites écologiques qui la remettent en cause mais sur des temporalités différentes.

En dehors du local qui est notre terrain d’action, la seule chose qu’on peut faire, c’est de de s’adapter au mieux aux conditions qui nous sont faites, le plus souvent dans l’urgence, sous la pression des événements, et constituer un rapport de force comme les Grecs essayent de le faire, et il n’y a pas tant à en espérer sinon de limiter les dégâts, quand on ne perd pas simplement la bataille à se frotter à plus fort que soi.

Rêver à mieux, faire assaut de belles idées et de bonnes intentions n’est que disperser inutilement nos forces.

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188 réflexions sur « Rêver à mieux, faire assaut de belles idées et de bonnes intentions n’est que disperser inutilement nos forces, par Jean Zin »

  1. En fait les allemands étaient pour la rupture et l’arrêt brutal du soutien de la bce aux banques grecques, ce qui obligeait les grecs au remboursement immédiat des titres et aurait donc précipité la faillite du système bancaire grec.

    Malgré les apparences , le fait effectivement de ne pas augmenter le plafond de l ‘ela, asphyxie , de fait, le système bancaire grec . Les retraits dépasseraient 2 milliards d’euros par jour.

    Mais …..Une dernière proposition de deal a été transmise à Alexis Tsipras par les partenaires européens. S’il accepte, un sommet de l’eurozone pourrait l’acter ce lundi.

    « Les dernières concessions des créanciers

    Celle-ci inclut les toutes dernières concessions que les créanciers gardaient sous le coude, mais qu’ils n’avaient plus eu le temps d’abattre lors de la dernière séance de négociation bruxelloise entre experts, interrompue dans la nuit de vendredi par l’annonce à Athènes du référendum pour ou contre la proposition des créanciers.

    Le deal, toujours selon cette source, serait le suivant : sur base de cette proposition complète, le Premier ministre grec fait une déclaration à son opinion publique, où il annoncerait que sur base de nouveaux importants éléments en sa disposition, plus favorables au peuple grec, il va préconiser le « oui » lors du référendum de dimanche prochain. S’il communique cette intention à ses partenaires européens, un sommet de la zone euro pourrait être convoqué dès ce lundi, afin d’acter au plus haut niveau l’accord entre la Grèce et ses créanciers.

    Sur base de cet engagement politique, on trouverait avec le Fonds européen de stabilité financière, qui porte les prêts consentis par les États de la zone euro à la Grèce, un dispositif qui permettrait de prolonger le programme d’assistance expirant le mardi 30 juin à minuit. Cette opération est capitale : car si l’on dépasse la date du 30 juin, il n’est plus possible de le réactiver, et tout accord avec la Grèce devrait faire l’objet d’un tout nouveau programme. »

    http://www.lesoir.be/921749/article/actualite/monde/2015-06-28/l-ultime-proposition-grece-pour-eviter-chaos

    LA troîka continue à mettre la pression sur les grecs pour les retourner en sa faveur lors du prochain vote, de plus elle veut encore obliger Tsipras à céder.

    les propositions…d’une troïka qui se sent soudain fébrile ? DSK aurait pu se réveiller AVANT tout de m^me !

    manoeuvre vous avez dit manoeuvre……

     » nous savons désormais qu’il est aussi dangereux d’être gouverné par l’argent que par le crime organisé.  »
    Roosevelt

    et

    « La dignite du peuple Grec face au chantage et a l’injustice enverra un message d’espoir et de fierte a toute l’Europe ». A. Tsipras

  2. Parole d’écrivain,  Pétros Márkaris ;

    The past was a fantasy, an illusion of wealth and greatness.

    This, today, this is the reality — we were always a poor country, and now we know finally exactly how poor we are.

  3. Lire : http://www.huffingtonpost.fr/fabien-cazenave/crise-grece_b_7680656.html?utm_hp_ref=france

    extrait:

    Ce n’est pas l’Europe de l’austérité qu’il faut renverser, mais bien l’Europe des Nations pour faire une autre Europe, la vraie. Une Europe où les dirigeants nationaux se cachent derrière la Commission appliquant les décisions qu’ils ont prises. Une Europe qui ne soit plus un simple espace de relations internationales un peu plus intégré que les autres. Une Europe où ce n’est pas le Conseil européen qui décide mais un gouvernement responsable devant un parlement élu par les citoyens. Une Europe où nous ne sommes plus des nationalités différentes mais des citoyens voguant sur le même bateau.

    Les frontières sont les chaînes que les financiers et les mafias utilisent pour mater les peuples. Et les peuples aiment leurs chaînes !

    1. Les frontières au contraire sont des limites à la liberté de   barcasses dites « citoyennes »  qui voguent   en convoi catastrophique . Les frontières définissent  bien plutôt le réalité historique concrète de mondes, de milieux physiques et culturels concrets, sans la reconnaissance desquels en effet les peuples sont  conduits à subir  toutes les formes de chaînes possibles. Il n’est plus d’autre solution, sinon la révolte, que d’apprendre à aimer la fiction de leurs chaînes.  .

    2. Après quelques soient nos convictions et sachant que peu d’entre nous espère être dictateur du monde (afin de pouvoir assoir ces convictions sans compromis), le mieux c’est d’avoir des opposants éclairés (même si cela augmente le challenge de les convaincre), par conséquent Hadrien je vous conseille la vidéo de Vincent Brousseau « L’euro avant, pendant, après », car vous méritez de vous opposer avec plus d’arguments et pour ma part la défaite est moins cruel avec de beau vainqueur.

  4. « Chère cane griffe mais ne commente pas… »

    Et Mowgli applaudit fièrement et largement BAsicBagheeraRAbbit :

    Yes YOU can ! 🙂

  5. « Varoufakis : «Aux institutions de montrer leur bonne volonté»
    Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis estime qu’il appartient maintenant « aux institutions (UE, FMI et BCE) de montrer leur bonne volonté » tout en se disant ouvert à de nouvelles négociations pour parvenir à un compromis in extremis. « Nous avons déjà mis nos propositions sur la table », assure Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien allemand Bild.

    « Nous restons ouverts à de nouvelles propositions des institutions », a-t-il insisté. « Si ces nouvelles propositions venaient et si nous les considérions comme vraiment meilleures (…) nous pourrions recommander à nos électeurs de les approuver », a ajouté le ministre. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/28/20002-20150628LIVWWW00041-grece-bras-de-fer-avec-l-europe.php

  6. Merci à vous Juan pour ce trés beau message et cet hommage par ces belles paroles, à Tolstoï,  celles qui vont au delà des clivages et soulignent effectivement certaines limites : là où il nous faut souvent revenir à plus d’humilité, au sens noble.

    « « L’humilité est l’intelligence de celui qui ose. La modestie, l’orgueil de celui qui n’ose pas. » ( Tariq Demens, Diaphorismes, p. 76)

    Que signifie oser ? L’attitude de celui qui affronte la peur. J’ose quand je redoute un acte (me jeter à l’eau, changer de vie…), mais que je ne m’abstiens pas pour autant. Il est bien des manières d’éviter la peur ! Celle du téméraire, qui ne la connaît pas parce qu’il est inconscient du réel, et qui agit, mais sans conscience. Celle du lâche, qui neutralise son effroi en s’abstenant d’aller vers ce qui l’effraye. Lui est conscient, mais n’agit pas. Au contraire, celui qui ose a malgré tout peur, mais il agit quand même. Il accepte l’expérience de la peur.

    N’est-ce pas là une première définition de l’humilité ? La peur repose en effet sur le sentiment que je ne contrôle pas tout, que mon système de défense ne me rend pas invulnérable : je peux être blessé, tué, je peux souffrir. La peur est une connaissance : je ne suis pas tout-puissant. Être humble, c’est donc d’abord comprendre les limites inhérentes à sa condition. En cela, déjà, l’humilité est une intelligence. Mais cela ne suffit pas. Car comprendre ses propres limites, c’est aussi le risque de s’y laisser enfermer. On s’en contente. On n’a pas la « prétention » de dépasser sa condition… Humilité ? Non, modestie ! Je suis alors modeste dans mes ambitions, modeste dans ma conception de la vie, fier d’être modeste, puisque l’usage fait de la modestie une vertu. « L’orgueil de celui qui n’ose pas »…

    Dans les tragédies grecques, l’arrogance de celui qui prétendait dépasser sa condition (le péché d’ubris) était sévèrement puni par les dieux. Mais c’est que le héros ne comptait alors que sur ses seules forces, dont les limites échappaient à son intelligence. Entre la modestie de celui qui ne s’aventure pas au-delà de ses propres limites et le délire de toute-puissance de celui qui refuse de les reconnaître, il y a une autre voie, celle de l’humilité: comprendre ses limites, – mais pour aller au-delà !
    Le trac de l’artiste en donne un bon exemple. Le véritable acteur a conscience, au moment d’entrer sur scène, que tout ce qu’il sait (son texte), tout ce qu’il sait faire (sa technique), tout ce qu’il maîtrise, tout cela est cruellement insuffisant.

    Car pour que l’art ait lieu, il faut plus : cela qui ne peut que lui être donné s’il se dispose à le recevoir, et qui est de l’ordre du mystère : cette présence, cette justesse – la grâce. Il a donc peur, car il sait que l’aventure de la scène est au-delà de ses seules forces. Mais il y va quand même, dans l’espérance que lui soit donné ce qui le dépasse et donne sens à l’aventure de son art et de sa vie. »

    http://www.cles.com/chronique/l-intelligence-de-l-humilite

  7. Je lis sous la plume de François Leclerc :

    Jouer la victoire du « oui » au référendum n’aboutira pas à la chute du gouvernement grec, à moins qu’il n’en décide ainsi.

    Comment peut-on en arriver à écrire pareille énormité ?

    Au minimum, le oui au référendum (qui semble probable) entraîne le lourdage des « lafazanistes » et donc un changement de majorité.

  8. « Les propos de François Hollande ne supportent pas la comparaison, qui a conclu les travaux du Conseil restreint qu’il avait convoqué ce matin en déclarant platement « la solidarité, elle est toujours possible, quand la responsabilité est là », masquant qu’il continue de jouer gros en éludant les engagements financiers du pays, puis s’accordant lui même un quitus en affirmant « j’ai joué avec le gouvernement français, et notamment le ministre Michel Sapin, tout le rôle qui était attendu de la France. » On verra la suite, là également. »

    merci M Leclerc.

    Ou plutôt « on voit déjà », clairement pas à la hauteur pompom les macarons, histoire de ne pas se démarquer du reste de l’équipe….courage pompom , le nuage de Tchernobyl a épargné la France aussi….c’est ça , n’importe quoi …

    J’espère que M Juncker n’aura pas trop de mal à se « remettre » des trahisons des accolades et des humiliations infligés par sa « belle équipe » au peuple grec, la carte du pathos larmoyant devant les caméras fallait OSER !!!

    QUELLE HONTE !

  9. Paul Jorion, 29.06.2015, TV5Monde :

    Je peux vous dire qu’en ce moment, au niveau des banques centrales, ils ne sont vraiment pas à l’aise. Le risque sur le système bancaire est très important.

    Si j’étais banquier central je parlerais plus de banque avec Paul Jorion…

    1. Trop bon…

      Et foutre à l’eau 10 ans à essayer d’y introduire un autre point de vue, élargir les horizons? Si j’étais banquier, j’en redemanderais du Jorion, encore et encore, vu les performances. Il faut rappeler que laissés à eux-même, ce sont une bande de bras cassés, minables par rapport aux exigences des fonctions revendiquées.

      D’un autre côté, si ces banquiers ne savent pas tenir leur langue… bien fait pour  eux, indigne de la fonction. Il est aussi probable qu’ils s’ouvrent à Paul dans ce but, disséminer. Je souffle à tout vent.

      Mais c’est  peut-être une ouverture: les salons feutrés de la haute banque s’ouvre à la transparence, une transparence ciblée et contrôlée. On peut rêver… et jouer au petit télégraphiste de service ?

  10. Avons-nous besoin des grecs pour revenir aux fondamentaux?

    « La crise européenne n’est pas une crise de la dette! Elle est due à l’effondrement de la croissance ayant eu un impact dévastateur tant sur les dettes du secteur privé que des Etats. Cette crise a par la suite inéluctablement dégénéré en dépression du fait de la politique monétaire trop restrictive menée par la BCE. Voilà pourquoi la suggestion formulée par le nouveau gouvernement grec de conditionner le montant du remboursement de ses dettes à la croissance de son pays reflète une compréhension et un diagnostic parfaits du mal européen. En adéquation totale avec l’évolution de son P.I.B., la Grèce s’acquitterait de remboursements supérieurs en cas de redémarrage satisfaisant de sa croissance, et conserverait des réserves l’autorisant à renflouer sa population et son activité en période de croissance nulle, comme celle qu’elle subit actuellement.

    Du coup, les finances grecques (et des nations bénéficiant d’un tel régime) seraient moins sensibles aux chocs macro économiques, aux ralentissements notoires de leur croissance et risqueraient nettement moins le défaut de paiement, pour la seule et unique raison qu’il leur serait demandé moins en contexte de crise. En revanche, les créanciers seraient naturellement en droit d’exiger de la part de ces nations des efforts supplémentaires dès le redémarrage de leur croissance. Telle est donc la proposition formulée il y a quelques jours par Yannis Varoufakis, Ministre des finances grecs, qui reprend là des recommandations émises depuis plusieurs années par des économistes « hétérodoxes ». Solution qu’aurait certainement préconisé Keynes en personne car elle s’inspire en droite ligne d’un de ses enseignements principaux, à savoir qu’il est vital pour un Etat d’adopter une politique économique contrecyclique. Proposition qui devrait – en théorie – être acceptée par les allemands qui seraient dès lors certains de voir la Grèce rembourser ses dettes dès la croissance repartie, et qui éviterait un défaut de paiement de ce pays – voire une sortie de l’euro – dont ils seraient les premiers à pâtir. »

    http://www.michelsanti.fr/grecs/

    1. Le problème c’est que la croissance est corrélée à la croissance énergétique qui n’existe plus en Europe depuis 2007. On a perdu 7% depuis 2008.

      Relisez Jean marc Jancovici, Gaël Giraud, François Roddier, ASPO etc…, C’est pas les infos qui manquent!!!

      Je dis ça ou rien c’est pareil, personne n’écoute.

      IL N’Y AURA JAMAIS PLUS DE CROISSANCE!!!

  11. Les banques internationales exposées à hauteur de 41,9 mds à la Grèce

    LONDRES, 28 juin (Reuters) – L’échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers au cours du week-end, qui a conduit Athènes dimanche à mettre en place un contrôle des capitaux et à décider d’une fermeture temporaire des banques, rapproche le pays d’une situation de défaut de paiement et, partant, d’une sortie de la zone euro.

    La plupart des banques étrangères ont massivement réduit leur exposition à la Grèce après une restructuration de la dette souveraine grecque en 2012, au premier chef les établissements français et allemands.

    Ceci étant dit, certaines pourraient quand même perdre de l’argent si jamais la Grèce devait quitter l’Union économique et monétaire et pourraient pâtir d’un effet de contagion négatif sur leurs coûts de financement.

    « Même si la banques européennes sont mieux préparées pour absorber toute volatilité de valeur des actifs en cas de sortie de la Grèce de la zone euro, même si les risques potentiels de contagion sont plus contenus par rapport à 2012, l’incertitude de la réaction des marchés en cas de sortie de la Grèce de la zone euro pourrait néanmoins affecter le profil de crédit de certaines banques européennes », a estimé Moody’s dans une note.

    Selon la Banque des règlements internationaux, les banques internationales avaient en portefeuille, à la fin 2014, un total des prêts consentis à la Grèce de 46,8 milliards de dollars (41,9 milliards d’euros), dont 33 milliards pour les banques européennes. »

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0ZE0WT20150628

    Greece Will Default To IMF Tomorrow, Government Official Says

    « Earlier today, as the exchange between Greece and its creditors got increasingly belligerent, Estonian Prime Minister Taavi Roivas told public broadcaster Eesti Rahvusringhaaling in interview that a possible Greek decision to leave euro area wouldn’t soften stance of other EU countries and that Greece’s debt would still remain outstanding and creditors would expect this money back. »

    http://www.zerohedge.com/news/2015-06-29/greece-will-default-imf-tomorrow-government-official-says

    1. Meri Hervey, pour cette note légère, subtile et enchantée.

      « Les papillons peuvent donner un sentiment d’extrême légèreté, sans pouvoir peser en quoi que ce soit sans conséquence aucune. Attention à l’effet papillon. »

      L’effet papillon….:-)

       

  12. Le chef du gouvernement grec met son poste en jeu pour le référendum
    « Si les Grecs choisissent l’austérité, ce sera sans moi ! C’est en substance le message qu’a fait passer le Premier ministre Alexis Tsipras lundi, laissant entendre qu’il démissionnerait en cas de victoire du « oui » aux propositions des créanciers lors du référendum de dimanche prochain.

    « Si les Grecs veulent continuer avec les plans d’austérité à perpétuité, ce qui nous empêchera de relever la tête… nous respecterons leur choix mais nous n’appliquerons pas (cette politique) », a-t-il déclaré. Lors d’une déclaration à la télévision d’Etat, le chef du gouvernement grec a appelé ses compatriotes à voter massivement en faveur du « non », en faisant valoir que le rejet de la dernière proposition des créanciers à une nette majorité permettrait à son gouvernement d’être mieux armé pour négocier.

    Le chef de la gauche radicale s’est à nouveau dit convaincu du fait que les créanciers ne souhaitent pas la sortie de la Grèce de la zone euro en raison du « coût considérable » qu’aurait une telle initiative. « Je ne pense pas que leur intention soit de pousser la Grèce hors de l’euro mais de mettre fin aux espoirs qu’il puisse y avoir une politique différente en Europe », a-t-il souligné. »

    http://www.capital.fr/a-la-une/politique-economique/le-chef-du-gouvernement-grec-met-son-poste-en-jeu-pour-le-referendum-1051503

  13. Leclerc:

    Alexis Tsipras a fait valoir que la victoire du « non » renforcerait sa position dans les négociations, tandis que ses adversaires européens ont prétendu qu’il mènerait tout droit à la sortie de la Grèce de l’euro, modifiant de facto et en toute démocratie la question posée. On n’a jamais vu une telle ingérence !

    Faut arrêter les simagrées. Tsipras a fait le choix de suivre les ultras de Syriza et donc la sortie de l’euro. Il demande, nécessairement, l’assentiment des Grecs, par une manoeuvre plébiscitaire. Tout le monde le comprend ainsi ou le comprendra très vite.

    1. Les ultras gènent surtout l’eurozone et la troïka, pas le gvt grec.

      N’importe quoi, l’eurozone veut éviter la « danse infernale », point barre, alors les simagrés de juncker and co …….tout le monde les voit aussi et c’est pitoyable, ne pleure pas juncker tu le garderas ton précieux, mwarf….

      Et les virer des négos pour consultation du peuple grec c’est démocratique peut être ?

       » 14:39 Mais qui donc, de la Grèce ou de l’Eurogroupe, a rompu les négociations ?
      Retour sur.

      Depuis samedi soir, pas de doute, la discussion entre la Grèce et les institutions européennes est rompu. Mais à qui la faute ? A Alexis Tsipras, lorsqu’il a annoncé son référendum, disent plusieurs dirigeants, dont François Hollande. A l’Eurogroupe, dit de son côté Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec, dans un post de blog peu remarqué par la presse.

      Dimanche, Varoufakis a en effet publié sur son blog le texte (en anglais) de sa dernière intervention devant l’Eurogroupe, samedi (quelques heures donc avant l’annonce du référendum), avec quelques précisions sur la façon dont se sont déroulés les échanges. Elles ont été traduites par Slate.fr ; nous les reprenons ici :

      «Avec le soutien des autres membres, le président de l’Eurogroupe [le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, ndlr] a rejeté notre demande d’une extension [des mesures d’aide] et a annoncé que l’Eurogroupe publierait un communiqué attribuant la responsabilité de cette impasse à la Grèce, et a suggéré que les 18 ministres (c’est à dire les 19 ministres des Finances de la zone euro moins le ministre grec) se réunissent à nouveau plus tard pour discuter des moyens et des outils de se protéger contre ses retombées.

      A ce moment-là, j’ai sollicité les conseils juridiques du secrétariat pour savoir si un communiqué de l’Eurogroupe pouvait ête publié sans l’unanimité de rigueur et si le président de l’Eurogroupe pouvait convoquer une réunion sans inviter le ministre des Finances d’un pays membre de la zone euro. J’ai reçu cette réponse stupéfiante: « L’Eurogroupe est un groupe informel, il n’est donc pas tenu par les traités ou par des règles écrites. Si l’unanimité est une coutume tacite, le président de l’Eurogroupe n’est pas tenu par des règles explicites ». Je laisserai au lecteur la responsabilité de commenter cette incroyable déclaration.»

      http://www.liberation.fr/monde/2015/06/29/une-semaine-decisive-pour-la-grece-et-l-euro_1339195

      Juncker qui vient dégouliner devant les caméras et puis ressuscite en tendant la main au gvt grec, pathétique… :

      http://fr.euronews.com/depeches/3029171-grece-juncker-a-propose-a-tsipras-une-solution-de-derniere-minute/

      et

      « D’autant que, selon Stiglitz, la zone euro n’a guère de leçons à donner en termes de démocratie : «Le souci de la légitimité publique est incompatible avec les politiques de l’eurozone, qui n’ont jamais été un projet très démocratique. La plupart de ses gouvernements membres n’ont pas cherché l’approbation de leur peuple pour remettre leur souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne.» Non pas que le professeur à l’université de Colombia figure parmi les europhobes. Au contraire. L’homme a toujours été un ardent défenseur de la construction européenne. «Mais je redoute que les forces aujourd’hui à l’œuvre sur le vieux continent, si rien ne change, ne mènent à sa destruction», confiait-il mi avril au journal le Monde. Evoquant les taux de chômage record en Grèce ou en Espagne, il n’hésitait pas non plus à assurer : «Les leaders européens sacrifient une génération entière de jeunes Européens sans se remettre en question, c’est criminel.» »

      http://www.liberation.fr/monde/2015/06/29/deux-nobel-d-economie-au-secours-de-tsipras_1339529

      et

      La Grèce va omettre un remboursement au FMI, un tabou brisé sans fracas :
      http://5minutes.rtl.lu/fr/actualite/international/646455.html

      LIBERTE ! La déclaration d’indépendance de la Grèce

      En annonçant dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin la tenue d’un référendum, Tsipras a fait voler en éclats le cadre juridique et comptable dans lequel voulaient l’enfermer les dirigeants de la zone euro. En soumettant aux citoyens grecs les mesures souhaitées par ses créanciers (Commission européenne, BCE, FMI), il a réintroduit le peuple souverain dans la négociation. Et mis au jour la guerre qui jusque-là se déroulait derrière le paravent des négociations.

      http://www.mediapart.fr/journal/international/300615/la-declaration-d-independance-de-la-grece

    2. Ce qui est rigolo , c’est que ,de chaque bord ,on a déjà des interprétations des réponses ( oui ou non ,sans que l’on soit définitivement sur encore de la consigne de vote des uns et des autres ) à une question qui n’a pas encore été formulée .

      Molière ou Shakespeare n’auraient pas fait mieux pour révéler les âmes .

      Pour ce qui est du choix d’éjecter la Grèce de l’euro zone , je crois plus que c’est davantage le choix  et l’espoir ,sinon la volonté ,de Schäuble ( ouf , j’ai enfin mis le tréma sur la bonne voyelle) .

      PS : rien sur le rôle du FMI ?

      1. FMI ?

        http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/03/14/pour-le-parlement-europeen-la-troika-n-est-pas-democratique_4383044_4350146.html

        hé puis pour changer Christine les bras m’en tombe….

        http://blogs.mediapart.fr/blog/segesta3756/180615/grece-le-scandale-des-journalistes-mercenaires-au-service-de-la-troika-par-marco-santopadre

        http://www.zerohedge.com/news/2015-06-19/imf-trained-greek-journalists-washington-spin-stories-favor-troika
        The ECB’s Noose Around Greece: How Central Banks Harness Governments
        Posted on March 15, 2015 by WashingtonsBlog
        By Ellen Brown.

         »

        The noose around Greece’s neck is this: the ECB will not accept Greek bonds as collateral for the central bank liquidity all banks need, until the new Syriza government accepts the very stringent austerity program imposed by the troika (the EU Commission, ECB and IMF). That means selling off public assets (including ports, airports, electric and petroleum companies), slashing salaries and pensions, drastically increasing taxes and dismantling social services, while creating special funds to save the banking system.

        These are the mafia-like extortion tactics by which entire economies are yoked into paying off debts to foreign banks – debts that must be paid with the labor, assets and patrimony of people who had nothing to do with incurring them. »

        http://www.washingtonsblog.com/2015/03/ecbs-noose-around-greece-central-banks-harness-governments.html

    3. Maman Europe ne veut pas de ce bébé là… fallait pas faire rentrer le grec, mon bon monsieur.
      On a l’impression d’assister à une naissance au forceps et les familles en attente  dans les couloirs font une drôle de gueule.

      Dans la tragédie faut toujours remonter loin dans l’histoire et pour le coup, ça y ressemble. Pas de manoeuvre. Ou alors ceux sont les dieux qui sont à la manoeuvre. Les dieux joueurs et inconséquents, si proches des hommes mais comme eux ne maitrisant pas grand chose.

      1. Si « suivre le dossier » c’est se contenter d’opiner religieusement aux avis autorisés du Blog Jorion, de Stiglitz ou Varouf, alors je confesse n’avoir pas suivi le dossier.

        Zeb, y’a pire pour les Grecs qu’un Grexit c’est le non plus l’euro. Le rêve de Schäuble, depuis longtemps.

    4. Je n’avais pas accès aux commentaires pour une raison qui m’échappe, d’où mon silence. Vigneron, est-ce que je me trompe encore une fois ou est-ce que nous ne sommes pas d’accord ?

  14. En lisant le billet de Dominique Temple ( qui en appelle d’autres j’espère ), je me suis dit que la production intello pouvait avoir l’avantage de démystifier des évidences qui n’en sont pas , et de « donner des idées » à d’autres « corporations » .

    J’ai trouvé dans son billet un renvoi à un travail nécessaire sur la définition de la propriété dans la ( les ?) constitution(s?) . Une lecture , dans l’esprit du billet , du droit de propriété en Chine , tant qu’il est « hors normes occidentales » , serait sans doute éclairante d’un travail déjà tenté . On n’échappera pas non plus à une revisite de la défense de la « propriété » selon la religion catholique qui , comme le libéralisme philosophique , en fait la garantie de la liberté individuelle .

    On aura sans doute fait un grand pas acceptable par tous , quand chacun tombera d’accord qu’il n’y a pas de liberté individuelle possible sans liberté collective , garantie par une propriété inaliénable.

    Encore faut il que le pape et les ayatollahs  plient leur(s) dieu(x) aux règles mouvantes ( librement mouvantes ) de la démocratie .

    Les anars devraient être plus faciles à convaincre .Les anars …libertaires .

  15. Si « suivre le dossier » c’est se contenter d’opiner religieusement aux avis autorisés de Vigneron, alors je confesse n’avoir pas suivi le dossier.

    1. La foule sur la place Syntagma en ce moment gobe apparemment assez mal les histoires du genre « les Grecs sont en train de gagner (etc) .

      Ils lisent pas assez le BJ, ça doit être ça.
      Live Guardian :

      Helena Smith
      Over in Athens SKAI news is reporting that at least 22,000 people have poured into Syntagma square to attend tonight’s “yes” rally, reports our correspondent Helena Smith.

      The gathering is so large that protestors are now crushed and spilling out of ALL the streets that run into the Greek capital’s main square. No demonstration, quite as big, has been seen in the five years that I have covered the crisis.

      The passion of those attending was evident in the speech that an uncharacterically angry mayor of Athens, George Kaminis, gave at the start of the rally.

      Thumping the lectern, Kaminis accused the leftist-led government of masterminding a referendum that now puts Greek voters in front of a false dilemma.

      “The real dilemma is yes or no to Europe,” he railed.

      http://www.theguardian.com/business/live/2015/jun/30/greek-debt-crisis-day-of-decision-for-tsipras#block-5592a8b5e4b055829a0c6e9d

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