« Le dernier qui s’en va éteint la lumière » : quelques précisions sur la date

Ouvert aux commentaires.

Guy McPherson, professeur émérite d’écologie et de biologie évolutive à l’Université d’Arizona.

Merci à Pierre pour sa retranscription !

P: Nous allons vers une extinction massive, rien que ça, parce que
l’humanité détruit son propre habitat. C’est le message sans équivoque
de l’expert du climat Guy McPherson, de l’université de l’Arizona.
Certains le qualifient d’éco-terroriste, d’autres d’anarchiste, mais
peut-être est-il simplement un réaliste. Guy est en Nouvelle Zélande
pour une tournée de conférences.
Guy, ravi de vous revoir

G: De même, Paul.

P: La dernière fois qu’on s’est vus, en 2014, vous avez ruiné tous mes
espoirs et ceux de ma famille. C’était très sombre comme ambiance.
Est-ce que ça a changé depuis, de votre point de vue ?

G: Oh oui, la situation est bien pire qu’à l’époque.

P: Ok, ok, donc je reformule : on perd notre temps à discuter de
changement climatique, de réchauffement planétaire et d’élévation du
niveau des mers.

G: Je serais content que les gens aient une chance de savoir ce qui se
passe dans le monde. C’est pour ça que je fais ce travail, alors je
crois qu’il faut vraiment en parler. Les gens doivent savoir que ce qui
est en train de se passer…

P: …est presque futile.

G: L’action est futile, à part à un niveau individuel, pour se sentir
mieux. L’action est un remède au désespoir, comme disait Edward Abbey,
cet anarchiste.

P: Vous êtes anarchiste ?

G: Oui, et je sais ce que ça veut dire. Ce n’est pas le chaos.
L’anarchisme n’est pas un concept romantique, mais une façon de vivre
qui a fait ses preuves pendant trois millions d’années.

P: Si vous voyez juste, vous devez aussi vous tromper. Vous dites que
c’est important qu’on parle de ce qui se passe, mais je ne crois pas que
ça soit la vraie raison. À vous en croire, si on en parle, c’est juste
pour nous bercer d’illusions sur notre capacité à échapper à ce qui nous
attend.

G: Ça dépend de votre point de vue. De mon point de vue, il n’y a rien à
faire au niveau de la préservation de l’espèce humaine au-delà de
quelques années. D’autres pensent qu’agir augmentera leur longévité, et
c’est possible, suivant ce qu’ils font et ce qu’ils comptent faire. Mais
pour l’espèce humaine en général, c’est terminé, et depuis longtemps.
Nous sommes en plein dans la sixième extinction.

P: Ok, on va parler dans un instant des délais que vous annoncez. Vous
avez déjà indiqué que les choses bougent, peut-être même plus
rapidement que vous ne le pensiez. Dans certains de vos écrits, vous
sous-entendez presque que nous avons l’arrogance de croire que le destin
de la planète et celui de l’humanité sont confondus. En réalité, vous
envisagez un sort plutôt positif pour la planète, mais sans nous.

G: Tout à fait. Les hommes sur la planète, notre espèce a environ 200
000 ans. L’univers a 13,8 milliards d’années.

P: Nous ne sommes qu’un bref instant.

G: Oui, c’est un feu de paille. Un feu tout court, en ce qui nous concerne.

P: Et, sans la vie humaine telle qu’on la connaît, la planète pourra
sans doute guérir en quelques millénaires ?

G: Ça prendra des millions d’années, comme ça a été le cas dans les
extinctions massives précédentes. Mais je n’ai pas de doute que la
planète finira par être de nouveau florissante. Il y aura juste des
choses minuscules comme les microbes, les bactéries, les champignons
pendant quelques millions d’années.

P: Ce que vous dites à l’air très logique, en tous cas beaucoup plus que
(le discours de) ceux qui disent qu’il suffit de dire à la marée
d’arrêter de monter. Mais je n’y crois pas vraiment, parce que mon
esprit rationnel ne peut pas concevoir tout ça. Je vais donc prétendre
que ça n’existe pas. Est-ce que c’est contre ça que vous luttez quand
vous faites des conférences dans le monde entier ?

G: Bien sûr. En général [devant] des gens comme vous et moi, plutôt
privilégiés, et qui n’imaginent pas voir ces privilèges disparaître.
C’est ça la difficulté. Nous n’avons jamais rien connu d’autre. Nous
sommes nés en captivité, comme je le dis, et nous n’avons pas choisi de
naître à cette époque. C’est difficile d’imaginer autre chose, encore
moins la situation qui va se présenter dans un avenir pas si lointain.

P: Une autre chose difficile à imaginer, même si on en a les preuves
absolues, c’est notre aspect éphémère. Nous connaissons l’histoire. Nous
savons que nous ne durerons pas éternellement, et donc nous pouvons
connaître une part de l’avenir. Combien de temps avons-nous ? En tant
qu’espèce ?

G: Je n’imagine pas qu’il restera des humains dans dix ans. Je pense que
ça sera…

P: Attendez, vous avez dit « dix ans » ?

G: Oui, et même sur un ton catégorique. Nous allons vers une température
du globe qui n’a jamais été atteinte ces deux derniers millions
d’années. Au moins un ordre de grandeur au-dessus de l’extinction massive…

P: Vous voulez dire que l’augmentation de température sera phénoménale
dans les années qui viennent…

G: Oui. C’est une progression exponentielle. Nous avons du mal à
appréhender le changement exponentiel…

P: Non non, je comprends les mots « exponentiel » et « changement ». Ce que
je ne veux pas comprendre, c’est votre échelle de temps. Pourquoi est-ce
qu’on perd notre temps dans ce studio ? Qu’est-ce qu’on fait là ?
Sérieusement, s’il ne nous reste que dix ans, qu’est-ce que vous faites
là, à trimbaler votre femme autour du monde pour parler de ça ? Il ne
vous reste que dix ans ! Vous devriez plutôt être à la maison avec vos
enfants.

G: Je n’ai pas d’enfants, parce que j’ai vu tout ça venir depuis longtemps.

P: Faites-en maintenant. Vraiment, dix ans ?

G: Non, même pas dix ans. Vous savez, le problème quand je donne ces
chiffres, c’est que les gens pensent que ça va être comme d’habitude…

P: Il y a des gens qui prennent des photos dans le studio. Pourquoi vous
prenez des photos ?

G: Ce n’est pas ma femme, c’est ma compagne, mais peu importe.

P: Par rapport à la situation mondiale, effectivement.

G: J’incite les gens à chercher l’excellence, l’amour, à faire ce qu’ils
aiment faire. Je ne crois pas que ça soit si farfelu. Je recommande aux
gens de rester calme, aussi, parce que la situation échappe à notre
contrôle.

P: Vous pensez que les chose ne peuvent qu’empirer. Compte tenu des
délais que vous annoncez – je ne me souviens plus de ce que vous aviez
dit la dernière fois, mais c’était nettement plus que dix ans.

G: Oui

P: Donc c’est votre délai maximal. J’étais prêt à vous suivre, mais vous
avez ruiné tous mes espoirs en l’avenir, et ceux de ma chère enfant
(elle est là, c’est ma petite Bella). Elle n’a pas eu de chance, elle
n’a pas eu sa part du gâteau.

G: Oui, je pense que c’est horrible. Les jeunes sur la planète n’auront
pas la chance de vivre une vie épanouie, ni même de comprendre ce que
vivre veut dire.

P: Oui, et je n’ai même pas fini ma phrase : on n’a plus le temps. Donc
soit je devrais arrêter l’entretien et ne plus jamais vous parler, ou
alors continuer à parler, vu que ça ne sert à rien de parler à qui que
ce soit d’autre, vous voyez ?

G: Oui, je vois tout à fait.

P: Comment…

G: Et vous avez raison : ça ne sert à rien de discuter avec qui que ce
soit. C’est entre vous et moi.

P: Ok, juste une chose, Guy… Oh mon Dieu… Si les gens vous croient,
et pratiquement personne ne le fera, maintenant que vous avez annoncé
vos délais… Mais s’ils vous croyaient, comment feriez-vous pour éviter
qu’une vague de désespoir absolu déferle sur la planète ?

G: Je pense que l’espoir est une idée abominable. C’est se bercer
d’illusions. Permettez-moi de citer Nietzsche : « l’espoir est le pire des
maux, car il prolonge la souffrance de l’homme. » L’espoir et la peur sont
les deux aspects de « je ne connais pas l’avenir, je pense qu’il ne sera
pas terrible mais de toute façon je ne ferai rien ». L’espoir est une
mauvaise idée. Il vaudrait mieux l’abandonner et s’occuper plutôt de la
réalité. Vivons, plutôt que de rêver à un futur qui n’arrivera jamais.

P: Je suis content de ne pas bosser dans les voitures sans chauffeur,
parce que je croyais que ça, ça allait changer nos vies dans les dix ans
qui viennent. Bien fait pour eux…. (rires). Non mais j’ai mon
producteur… Faut qu’on enchaîne. On n’a pas besoin de faire quoi que ce
soit avec cette info, franchement. Et ces histoires de critères de
qualité des émissions, on s’en fout… Ok Guy, en ce qui concerne…
Parce que c’est ça que je dois savoir, et Bella aussi… Dans le
meilleur des cas, l’humanité en a pour combien de temps ?

G: Je ne m’avancerai pas. Je conseille aux gens de vivre pleinement dans
le temps qu’il nous reste, d’être là pour leurs proches et le reste de
ce qui vit sur la planète, mais je ne connais pas votre date de péremption.

P: Ok Guy, portez-vous bien… Mais à quoi bon… Merci d’avoir été avec
nous.

G: Merci, Paul.

P: Mais quand même, en deux mots. Ça me tombe dessus d’un coup, ces dix
ans. Ça aurait dû être dans mes notes [d’interview]. Vous êtes un expert…

G: Non, non, on n’a pas dix ans

P: Qu’est-ce que vous pensez de tous les autres experts qui semblent
penser que nous pouvons agir sur le changement et survivre ? Ce sont des
experts, eux aussi, ou en tous cas ils prétendent l’être.

G: Pour commencer on les paye, et donc ils ne présentent les
informations qu’à moitié. Personne ne veut rajouter la prise en compte
des rétroactions et de leurs conséquences. Et comme notre société est
concentrée sur la spécialisation, les spécialistes sont amenés à
comprendre un aspect ou l’autre du changement climatique. Des choses
comme l’obscurcissement de l’atmosphère ou la fonte des glaciers de
l’Arctique, l’albédo qui en découle ou le méthane. Personne ne fait la
synthèse de tout ça.

P: En gros, ils mentent. A eux-mêmes et au reste du monde.

G: Je ne veux pas utiliser le mot « mentir ». Je crois que c’est bien pire
que ça.

P: Guy, merci beaucoup d’avoir été avec nous. C’était Guy McPherson,
professeur émérite en ressources naturelles et biologie de l’évolution,
de l’université de l’Arizona.

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164 réflexions sur « « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » : quelques précisions sur la date »

  1. 10 ans ! Seulement 10 ans.
    Ça devrait rassurer les libéraux, ultra-libéraux et autres socio-démocrates modernes: Le temps manquera pour mettre en place un protectionnisme intelligent. Sauvés !
    N’oubliez pas, le libéralisme, l’ultra-libéralisme et un peu les socio-démocrates sont critiques vis à vis de l’exploitation abusive de la biosphère, au point de rendre le « mur des 10 ans » incontournable. Je propose Ten Years Wall, Copyright 2016-2027, Guy McPherson. ( rien à voir avec Ten Years After…)
    Paul et beaucoup d’autres l’affirment: il y aura forcément un dernier mohican, pour éteindre la lumière et c’est la faute aux libéralisme, ultra-libéralisme et social-démocratie (un peu, sauf s’ils défendent la spéculation pour rendre les échanges liquides). Mais, jamais au grand jamais, il ne faut remettre en cause les pratiques sous-jacentes au capitalisme débridé, dont la liberté intégrale de circulation des capitaux. On dira que ces gens condamnent les conséquences des causes qu’ils chérissent. Benêts et étourdis, n’est-ce pas? D’ailleurs, un test simple le vérifie: vous voulez payer votre Blue-Jean’s 5 fois plus cher que ceux fabriqués au Bengla-Desh ? Vous devez répondre Non, bien sûr. Moi, je répond oui, mais je ne compte pas. Et si ce test ne marche pas, y’a ka argumenter que remettre en cause la liberté de circulation, c’est recréer le Goulag. Imparable. On notera que c’est un abus. Les Roms européens ne sont pas libre de circuler en Europe. Il est si pratique d’assimiler personne et capitaux, abuser passe bien.
    Tant que les étourdis et les benêts seront aux commandes, il n’y a en effet aucun espoir, mais 10 ans cela relève de M.e Irma, qui lit l’avenir dans les cartes, genre carte Bleu, Gold, Privilège etc…

    Je vous fait grâce du livre du Rédacteur en chef de Fakir et réalisateur apprécié du film Merci patron, entr’autre et défenseur d’un protectionnisme intelligent.

  2. Chères lectrices du blog, Cher lecteurs du blog,

    J’sais pas mais moi je trouve qu’il a du culot le bougre de popol.
    Nous balancer comme ça après les agapes des fêtes un tomawak pour nous remettre les neurones en places.
    En fait quoi de neuf en dehors que le gugus il nous dise tout de go que dans 10 ans t’existes plus.
    C’est vrai en 2002 Jean Pierre Dupuy à travers la critique d’Hans Jonas tentait le catastrophisme éclairé pour nous faire prendre conscience. Trop tard disait Télérama en 2016, le concept ne marche pas et l’économie verte c’est pour les bobos.
    La catastrophe est là et comme le dit Guy dit Leboute en train ou en auto que néni c’est fichu, Madame Michu.
    Alors que faire, plus rien ma brave dame, c’est encore popol qui le dit les effets de cliquets sont tel que l’on ne peut plus faire marche arrière ni tenter l’adaptation technique où autre car les fameuses ex^ponenteilles sont là.
    Alors pour dormir tranquille en ayant bonne conscience je suis devenu anarcho-décroissant et terriblement misanthropes.
    Cà ne guéri de rien mais dans une autre vie j’ai milité et milité pour expliquer à tous les ceusses qui en fait n’avait rien à foutre de leur environnement ils voulaient plus de grosses voitures, plus d’écran plat et des nanas à gros nibard.
    10 ou 20 ans ne me change pas la vie ce qui me la change c’est que je le sais alors que d’autres ne le savent pas quelles qu’en soit la raison.
    Et le savoir le gai savoir il me sert à quoi ?
    Dans tous les cas merci popol c’est trop bien de lire tous ces comment taire ces comment on refait la terre.
    Allez je vais m’en jeté un au rade du coin écouté la radio bistrot et voir comment la marine marchande tous les votes des pauvres gens.
    Car la aussi il y en a qui vont avoir mal au cul car pour nos 10 dernières années c’est la marine qui va gagner tellement ça va mal pour beaucoup, alors vous comprenez qu’ils en ont rien à battre si l’UMPPS perd grave !!! (De grâce n’entendez pas ce que je ne dit pas je ne suis en aucun cas supporter de cette haine).
    Au plaisir de vous lire et à dans dix ans en enfer.

  3. Quelques informations glanées sur le site: http://www.planetoscope.com
    Sur ce site toutes les lectures sont possible, depuis le capitalisme triomphant, jusqu’au très mauvaises nouvelles. A chacun de voir…

    _ »6,56 voitures sont produites et vendues chaque seconde dans le monde en 2012, soit 8,8% de plus qu’en 2011, et 81,7 millions, notamment grâce à la Chine, devenue premier marché automobile mondial, à l’Asie et aux marché émergents (Brésil, Russie). »

    _ »Selon les estimations de Boing, l’industrie aéronautique va livrer 5 avions neufs par jour soit 1675 avions chaque année, soit 33500 nouveaux avions civil en 20 ans pour 4 000 milliards de dollars ! 80% de ces avions sont fabriqués par Airbus et Boing. »

    _ »Les ventes mondiales de tablettes numériques internet représentent près de 480 000 unités par jour, soit 221,3 millions de tablettes par an, contre 129 millions en 2012, 72 en 2011 et 40 millions en 2010. Il se vend donc plus de 7 tablettes chaque seconde (compeur). La tablette Samsung Galaxy et l’iPad d’Apple dominent largement le marché des tablettes. Les ventes mondiales de tablettes ont rattrapé celles des pc portables en 2013. »

    _ »Chaque année, la perte de masse de la calotte de glace en Antarctique représente en moyenne 7,8 millions de litres par seconde (compteur) et 247 milliards de tonnes (en moyenne sur 2006 – 2009) . La fonte des glaces n’était « que » de 104 milliards de tonnes / an de 2002 à 2006″

    _ »8 millions de tonnes de méthane ou 254 kilos par seconde sont émises chaque année par la plate-forme glaciaire de la Sibérie orientale sous l’effet du réchauffement climatique, sur une surface de 2 millions de km2 : cela représente autant de méthane dégagé dans l’atmosphère que la quantité émise par l’ensemble des océans réunis »

    _ »Le cout total des catastrophes naturelles dans le monde est d’environ 160 milliards de dollars en 2012, estime l’assureur allemand Munich.Selon le rapport annuel de Munich Re, le monde a connu en 2010 près de 950 catastrophes naturelle, soit 3 par jour et 295 000 morts. En 2009, il s’était produit 245 catastrophes naturelles dans le monde dont 222 directement liées au climat. 8900 personnes avaient été tuées par ces catastrophes naturelles dont 7000 victimes du climat. »

  4. « La vie est sens et non -sens ..(…) ; j’ai l’espoir anxieux que le sens l’emportera et gagnera la bataille … » ( Pardon à Jung pour le citer grossièrement ).

    J’ai le même espoir que votre année 2017 , et les années suivantes quelque soit leur nombre , confortent votre sens « intérieur et extérieur » dans cette bataille de plus en plus …déchirante ; entre réciprocité positive , négative et non -réciprocité qui nous habitent et se combattent .

    Tant qu’il y a du combat , il y a de l’espoir .

    Donc du sens .

    Bizarrement c’est l’approche de la fin du combat qui me fait sens, en me réduisant à ce que j’ai sans doute toujours été et serait toujours . Sans que j’y sois pour rien .

  5. « La vie est sens et non -sens ..(…) ; j’ai l’espoir anxieux que le sens l’emportera et gagnera la bataille … » ( Pardon à Jung pour le citer grossièrement )

    Merci Juan, très contente de vous revoir de nouveau, ainsi que Basic !
    Moulti Heureuses Zannées ! 🙂

  6. Mac Pherson incarne à merveille la maxime « après nous le déluge ». Les « 1% » doivent lui être infiniment reconnaissant de ce type de discours qui justifie tous les égoïsmes.

  7. André Cicolella : “Le discours dominant sur le cancer du sein se veut rassurant alors que c’est une pandémie”

    À l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les plastiques pour biberons en Europe et dans tous les contenants alimentaires en France, le chimiste et toxicologue André Cicolella alerte sur la nécessité de refonder en profondeur l’industrie de la chimie. Telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, elle menace selon lui l’espèce humaine sur le court, le moyen et le long termes.

    http://www.lelanceur.fr/andre-cicolella-le-discours-dominant-sur-le-cancer-du-sein-se-veut-rassurant-alors-que-cest-une-pandemie/

      1. Dis pas n’importe quoi Julien, tu sais bien que les sceptiques sont d’affreux néolibéraux positivistes-escobardistes laquais de la finance.

    1. Ne pas confondre les sceptiques éclairés avec ceux qui ne sont pas capables de dire « je ne sais pas ». Les sceptiques sont trop souvent des conservateurs bloqués dans leurs idéologies et qui éprouvent une profonde nostalgie et regret du passé, ce qui caractérise d’ailleurs beaucoup de marxistes.
      Quant à toutes ces fariboles médiatiques qui font du sensationnel pour vendre leurs feuilles de choux ou numériques, tant que ça marche pourquoi se gêner vu le cynisme ambiant. A l’arrivée cela peut aussi causer des désastres. Cf. les paniques régulières autour des vaccins et des épidémies, les vaccins qui tuent, d’autres qui devraient être recommandés mais qui ne le sont pas.
      De Didier Raoult :
      « En Occident nous ne savons plus gérer les maladies contagieuses.
      Exemple : Ebola. L’OMS a exporté des règles délirantes sur le test de diagnostic précoce…
      Une bonne partie de la mauvaise gestion d’Ebola a été causée au départ par un délire administratif nourri par l’anxiété et les avis d’experts hyperspécialisés ».
      The Lancet a publié l’étude réalisée par deux mathématiciens qui, assis dans leur bureau à Washington, ont utilisé des données peu fiables collectées sur Google pour expliquer comment allait se dérouler dans l’année qui suivrait l’épidémie de choléra. Elle ne s’est pas déroulée du tout comme prévu. Bien entendu, les auteurs promettaient le pire aux Haïtiens.
      Les modélisations sont fausses, sans doute intrinsèquement. Les quelques paramètres que nous connaissons sont prisonniers d’une multitude d’autres paramètres. En fait trop de paramètres nous échappent. Les scientifiques sont encore très ignorants »

  8. @Vigneron
    « S’il ne nous restait que dix ans alors le nucléaire aurait augmenté notre espérance de vie actuelle de plus de 40% (trois années d’émissions de CO2 économisées depuis le premier réacteur). Autrement dit, dans sept ans c’est au nucléaire que McPherson devrait d’être encore en vie, pas à ses rutabagas en permaculture. »

    Si je vous lis bien, vous vous moquez complètement de l’avenir d’éventuels survivants.
    Interprèteriez-vous le titre de Paul Jorion à la lettre ? Le tout « dernier », serait alors l’un de nous…

    Hop, je viens de comprendre: du moment qu’on est foutus, profitons à plein régime… et pourquoi pas faire comme Néron ou le Docteur Folamour, terminer par un gigantesque feu d’artifice, ce qui serait une manière d’éteindre la lumière,… spectaculaire !
    Vous avez pris une place pour être aux premières loges ?

    1. Difficile de lire plus mal. Je me place dans le modèle type McPherson d’extinction de l’humanité dans les 10 ans dont 3 pleines de conférences de McPherson par la grâce du nucléaire, point.

      1. Je veux bien que l’on se limite au cadre du billet où l’on présente ce McPherson,
        mais je le trouve étriqué et c’est bien dommage de s’y limiter.
        A quel prix aura-t-on gagné trois malheureuses années sur dix ans par la vertu du nucléaire ?
        Oublions ce Mc et les autres prophètes… et penchons-nous sur cette réalité qui risque fort d’handicaper les générations suivantes… voire déjà la nôtre…
        (points de suspension, et non « point. »)

  9. Ce monsieur devenu vieux a choisi de ne pas passer le flambeau de la Vie : il a choisi de ne pas avoir d’enfant.

    Je pense que ce fait enlève toute crédibilité à ses propos. Quel orgueil ! Quelle vanité dans les propos de cet être humain vide d’espoir. Arrivé au soir de sa vie, il semble éprouver le sentiment du néant.

    Pourquoi donc le dernier qui s’en va devrait-il éteindre la lumière ? Au contraire, il faut la laisser allumée avec l’espoir de ne pas être le dernier ou la dernière.

    La Vie nous imprègne quelques temps et nous quitte. La Vie est là, partout, même là où nous ne la pensons pas et j’ai le sentiment qu’elle a l’éternité pour elle.

    http://www.lalibre.be/light/societe/sous-la-glace-la-vie-un-robot-filme-sous-l-antarctique-video-585a44d3cd70fa7e37c4f3cb

  10. Hors mis le délai de dix ans qui est LE truc du jour, les propos de Mc Pherson sont quasiment ceux de Dennis Meadows, donc rien de neuf sous le…soleil, qui est surpris ?

    1. C’est vrai que l’inéluctable dans les dix ans est quasiment équivalent au possible dans les cent ans.

      1. Maintenant que nous savons que McPherson est un catastrophiste doublé d’un comploteur très en verve, on peut demander à Paul de nous en trouver un autre, histoire de ne pas continuer à affaiblir la thèse en collapsologie du blog … (j’appelle ça se tirer une balle dans le pied !)

  11. « Quelques précisions sur la date »

    On aura tout de même appris, principalement au XXème siècle, pas mal de choses sur la datation, grâce aux connaissances sur le nucléaire.
    Il vient une question fondamentale (!!!):
    « Quel événement majeur devrait servir de point de départ de l’ère anthropocène ? »
    * 6 août 1945
    * 11 septembre 2001
    * autre ?
    Reste à savoir si on aura le temps de mettre en œuvre le calendrier correspondant…

    1. « Je crois que le fait qu’en Chine la séparation entre la pensée et le corps, la nature et l’esthétique, la poésie et la philosophie n’ait pas été instituée, comme en Occident, m’a très tôt intrigué. »

      Grazie Vigneron !

      Et merci, aussi, à M Jorion pour le lien vers F Jullien que je
      découvre ! Vraiment intéressant !

      Bel échange, riche d’une bonne compréhension, en tout cas d’une approche vraiment ouverte et dénuée d’a-priori, pour la culture et la pensée chinoise. Un dialogue profond et constructif, entre ces auteurs. Stimulant !

      Extraits du lien cité, ecco qui :
      « Une passion chinoise qui devait croiser celle de Philippe Sollers…. On sent d’abord, on pense après. » Une conception de l’Être qui n’est pas sans rappeler une forme d’esprit que nous avons connu en Occident, chez les penseurs présocratiques »

      « De fait globalement, la pensée chinoise n’a pas travaillé avec Dieu. Cela ne leur parlait pas. Les Chinois ont cherché à rendre compte du réel en termes de processus, de voie, de tao, plutôt qu’en termes de transcendance. C’est la viabilité des choses, leur relation, leur communication qui les a intéressés, plutôt que leur sens ou leur finalité. Tout ce qui fait que le monde ne cesse de se renouveler sans tarir, sans s’épuiser. »

      « Tant qu’on considérera que l’universel est donné d’emblée et que l’Europe le possède par principe, on fait fausse route. L’universel est un horizon, ce n’est pas un acquis. En amont de cet universel à construire, il y a un commun de l’intelligible. On peut comprendre le mode de pensée des Chinois sans le rabattre sur le nôtre. C’est une chance de pouvoir circuler entre les intelligibilités diverses. Nous devons éviter l’universalisme facile et le relativisme paresseux.  »

      Article, entretient : « Les sept piliers de la sagesse », Patrice de Méritens, Le Figaro Magazine, 10/11 août 2012
      https://francoisjullien.hypotheses.org/tag/francois-jullien/page/7

  12. Chères toutes, chers tous,

    Et si c’était vrai !!!!!

    On fait quoi ????????????????????

    Bien sur rien de tout cela n’est vrai, il n’y a pas d’accélération du processus et nous pouvons continuer « as usual », c’est comme les gens des villes qui vivent hors sol sans le savoir (rien n’est produit en ville et tout vient de l’extérieur) une mouche comme dans Brazil et le machin chose part en sucette.
    Lisez Joseph Tainter sur l’effondrement des sociétés complexes ou même Jared Diamond « Effondrement » ou « Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles ».
    Pour les fans de physique et de thermodynamique l’incontournable
    François Rodier avec la thermodynamique qui explique le big bang l’économie et notre futur
    https://www.youtube.com/watch?v=5-qap1cQhGA
    https://www.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA

    Mais il reste une chose que je ne comprends pas sur ce blog c’est le peut d’intérêt fait à l’énergie.
    La croissance c’était l’énergie pas chère et facilement disponible.
    L’énergie liquide le pétrole c’est ce qui nous fait passé du cheval à notre mode de vie actuel.
    Et l’électricité n’est pas une énergie primaire.
    Même pour sortir de ce bourbier s’il est encore temps demandera beaucoup d’énergie.
    Alors comme le disait Jules Renard « Le temps perdu ne se rattrape jamais, alors continuons de ne rien faire » et j’ajouterais de regarder ailleurs que dans la lumière, comme la blague du fou qui a perdu sa montre dans le bosquet et qui la cherche la ou il y a de la lumière, c’est a dire sous le lampadaire.
    Allez avec toute ma tendresse en espérant que les commentaires gagnent à sortir de la cour d’école en montrant la vilaine collapsologie ou le béat optimisme de la science et de la technique en sauveur universel.

    1. @Quelpart Pierre,

      Je réagis à votre réaction énergique … Je suis parti dans le décor, mais j’ai embrayé.

      Voici ce qu’après 8 ans de recherche personnelle, d’étude, d’analyse des origines de la crise de 2008, j’ai fini par accepter, après de nombreuses erreurs d’analyse. J’accepterais très bien que ce texte comporte encore des erreurs.

      La croissance économique est liée à quatre facteurs principaux,
      – l’utilisation d’énergie qui décuple la force humaine, a permis la fabrication de machines qui savent transformer plutôt efficacement cette énergie en produit et service qui rendent la vie moins difficile, plus agréable,
      – le crédit bancaire qui dope la croissance mais finit par buter sur un endettement insoutenable,
      – la productivité Kaizen « généralisée »
      – la croissance de la population.

      La croissance a des limites que nous essayons de repousser. Si nous ne devenons pas 100% renouvelables, recyclables, c’est foutu. Nous en payerons le prix tôt ou tard. Le plus tôt sera le mieux. La croissance est un faux ami, la croissance par tête non. La croissance par tête entraîne malgré tout, une baisse des revenus de certains : les inégalités croissent dans le cadre d’une croissance faible, voire nulle et même quand elle est significative.

      Le crédit bancaire dope la croissance et la spéculation.
      Le crédit bancaire doit accompagner la croissance, pas le doper sinon c’est un accélérateur de croissance jusqu’au jour où il se transforme en accélérateur de la décroissance.
      Supprimer le crédit bancaire qu’utilisent ceux qui veulent faire de l’argent avec l’argent est le remède anti-crise totale. Ceux qui gagne de l’argent avec l’argent le prélève sur ceux qui travaillent et qui voient leur rémunération baisser, au nom, par exemple de la rentabilité !

      Le système capitaliste est un système qui renforce les forts tout en affaiblissant les faibles lors des phases de décroissance ou de faible croissance. C’est inéluctable. Celui qui affirme le contraire doit retourner à ses chères études. La montée en gamme n’en est que la conséquence, c’est mettre les pauvres à la disposition des riches !

      Le système a ses avantages mais il doit être cadrer, réguler par l’Etat qui doit être fort et juste ; ça, c’est de la politique, pas de l’économie. L’Etat a deux moyens d’intervention soit avec des moyens financiers, soit en légiférant. Autant légiférer avec une constitution ad-hoc. Il est plus judicieux d’inscrire dans la constitution que le salaire du plus pauvre ne doit pas être inférieur à 10 fois celui du plus riche que de taxer les revenus. Aux entreprises de faire le job. Pour écrire et faire voter une telle constitution, il faut une sérieuse volonté politique. Aux français d’appuyer le bon candidat !

      Il n’y a plus grand-chose à attendre de la productivité par augmentation de la consommation d’énergie fossile, sauf dans les pays en phase de rattrapage économique. On entre dans une phase Kaizen. La productivité se fait en économisant l’énergie, en réduisant les consommations intermédiaires, les déchets et le travail humain. Ne pas voir et comprendre que la tendance est à une diminution du temps de travail nécessaire pour obtenir le même niveau de consommation et de service relève de l’aveuglement. Il faut s’y préparer dans le cadre d’une économie mondialisée, ce qui complique le problème en limitant les marges de manœuvre. La réduction des inégalités, si l’on pousse le raisonnement plus loin concerne tous les peuples, s’ils en font le choix. Certaines iles du pacifique ne sont viables que si on leur donne de l’argent, ou si la population décide de s’en tenir à une économie frugale. Pour la santé ? Pas facile de faire ce choix mais, bon pourquoi pas.

      En France, l’augmentation du chômage, la précarité est une tendance lourde, inéluctable, indépendamment de la nature du gouvernement. La relance budgétaire résout le problème à court terme en créant les conditions d’une crise future. C’est la facilité dans certain cas, c’est une nécessité dans d’autres. L’Allemagne est coupable de ne pas l’avoir fait car elle a les moyens de le faire. L’UE aurait dû la condamner, comme les textes lui permettent dès que l’excédent commerciale d’un pays peu endetté, dépasse 6%, et c’est le cas. Protéger la personne, s’intéresser à la personne me semble une bonne voie à explorer. « Si j’étais président », j’imposerais aux banques d’accorder un moratoire immédiat sur les prêts immobiliers en cas de chômage. Comptablement, ça passe car la dette n’est pas à provisionner.
      Il y a plein de mesures, mesurettes à prendre. Quant à la formation professionnelle, je ne connais pas bien le sujet mais quand je passe en revue ma vie professionnelle, j’ai plus appris sur le terrain, j’ai plus appris par essai-erreur, j’ai plus appris en regardant faire les autres que dans des salles de cours ! Pour un chômeur, savoir qu’il pourrait compter sur une formation choisie, c’est franchement rassurant. Et faudra bien casser le système actuel, c’est ma conviction.

      1. Cher Monsieur , Chères toutes, chers tous,

        Vous connaissez Irène Franchon ?

        quel rapport avec le fil de discussion ?

        Vous connaissez les lanceurs d’alertes ?

        En voilà un qui a le label France Inter
        https://www.franceinter.fr/personnes/andre-cicolella
        La bio est en fin de post.
        Le monsieur a commis un livre ou il dénonce les pertubarteurs endocrinien Bisphenol A et leurs cousins cousines et précise qu’il sont à l’origine d’une pandémie en terme de cancer du sein.

        Alors vous voyez le lien avec Irene Franchon et le médiatort.

        De plus André Cicolella annonce la fin de l’humanité pour 2050-2060
        «  » » » » Ces enjeux de santé publique se limitent-ils à l’augmentation du nombre de cancers ?

        Nous sommes confrontés à une crise sanitaire qui est causée par l’activité humaine. J’ai fait une conférence au Parlement européen sur ce thème – “Crise sanitaire, la maison brûle et on regarde ailleurs” – car nous sommes dans la même situation qu’en 2002 à Johannesburg, quand Jacques Chirac prononce cette phrase pour parler de la faiblesse de la réaction par rapport à la crise climatique. La crise sanitaire est une composante de la crise écologique et elle doit être traitée comme telle et au même niveau. Si on ne fait rien, nous nous acheminons pour 2050 ou 2060 vers une disparition de l’espèce humaine. » » » »‘ »

        Lien de son interwiew
        http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33378

        Je n’ai aucun moyen pour me prononcer sur la chose scientifique je sais juste une chose c’est que ce scientifique parle de l’implication des produits chimiques et qu’il a été annoncé que un infertilité pour 50% des hommes en 2050 sur France Inter.

        Alors la seule certitude que j’ai c’est les mathématiques

        2 + 2 ne sont pas pareil que 2 et 2

        2+2 sont égal à 4

        Quand a 2 et 2 comme le disait un de mes maîtres Albert Jacquart on ne sait pas ce que çà peut faire 8, 12, des millions

        Et c’est bien cela notre problème c’est la multiplicité des atteintes à notre survie, un cliquet à + de 50% de la biodiversité et nous avons l’audace ou l’arrogance de penser que la technique et notre capacité d’adaptation nous sauvera.
        Trop tard nous dit le polytechnicien Jancovici, pas assez d’énergie disponible pour amorcer la transition (voir mon post précédent)

        Alors le lien avec le fil de discussion

        Il y a le 2 du réchauffement

        Il y a le 2 des produits chimiques

        Il y a le 2 de la dette financière

        Il y a 2 la disponibilité de pétroles et autres énergies

        Il y a le 2 de l’impensable

        Il y a le 2 des exponentielles

        Il y a 2 la pauvreté ( et entendu aujourd’hui sur France Culture, les pauvres ne se révoltes pas contre l’ordre ambiant il aspire au revenu médiant…)

        Bon alors je ne suis en rien fataliste mais seule la lucidité éclaire tous les isme.

        Avec toute ma tendresse.

        Chimiste diplômé de l’Ecole nationale de chimie de Nancy, André Cicolella est engagé en 1971 à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Il travaille en particulier sur les effets des éthers de glycol utilisés dans les cosmétiques, dans les peintures, les nettoyants ménagers et certains médicaments. En 1994, il alerte la communauté scientifique sur les effets toxiques pour l’homme de l’utilisation de ces solvants. Cette responsabilité de lanceur d’alerte qu’il assume lui vaut d’être licencier pour insubordination. En 2000, la Cour de cassation reconnait le caractère abusif de son licenciement et publie un arrêt dans lequel est reconnue « l’indépendance due aux professionnels de la santé ». C’est la première jurisprudence de la Cour sur la protection des lanceurs d’alerte. Par la suite, André Cicolella travaille à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) qui dépend du ministère de l’Environnement. Il évaluera notamment les risques sanitaires et environnementaux du naufrage de l’Erika. Il est l’initiateur avec le député Verts André Aschieri de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement (AFSSE). Il a crée la Fondation Sciences citoyennes en 2002 et en 2009, il lance le Réseau Environnement Santé avec notamment l’aide de l’association Générations futures et du WWF. Ce réseau est notamment à l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les biberons et de l’interdiction du perchloréthylène dans les pressings.

  13. McPherson est un dingue qui s’est enfermé dans son role de gourou catastrophiste condamné à toujours surencherir sur les predictions de fin du monde (il nous a fait successivement 2060 – 2045 – 2035 – « less than 20 years » en 2014 – « less than 10 years » maintenant, on suppose qu’il ne nous restera plus que 3 ans à vivre voire 3 semaines ou 3 secondes pour les interventions de l’année prochaine…)

    je me demande s’il a pas servi de modele au sketch du climatologue catastrophiste de The Newsroom…
    https://www.youtube.com/watch?v=XM0uZ9mfOUI

    Il a aussi la facheuse habitude de traiter systematiquement de « denier » quiconque y compris chez les plus fervents ecolos / conscients des differents murs qui nous attendent mais s’apercevrait quand meme qu’il cite absolument n’importe quoi/n’importe comment tant que ca alimente sa machine nihiliste

    https://fractalplanet.wordpress.com/2015/01/08/once-more-mcphersons-methane-catastrophe/
    https://fractalplanet.wordpress.com/2014/02/17/how-guy-mcpherson-gets-it-wrong/

  14. Chères toutes, chers tous,

    Merci à Monsieur Vermont d’avoir pris de temps de répondre dans la précision et la courtoisie en précisant la nature empirique de la construction de sa pensée.

    La mienne l’est tout autant, elle vient de l’utilisation de l’outil premier la main et ensuite de l’utilisation d’outils crées par l’homme.
    Ensuite vienne la conceptualisation. Et comme le Dit Paul dans son dernier opus d’après le psychologue Libet l’intuitif et les émotions devancent toujours le rationnel.

    Il temps après cette introduction de passer à l’essentiel.

    L’énergie et l’énergie fossile est la base du problème qui nous occupe sur ce post à savoir l’altération de notre système terre par la diffusion trop importante de CO2 et autres CH4 et autres perclofluoré etc..

    Si Sir Mc Pherson se met le doigt dans l’oeil le système terre a peut être une chance comme le dit l’agence internationale de l’énergie avec ses craintes , éléments repris du blog de Matthieu Auzaneau hébergé par le journal le Monde.
    Le dit Matthieu fait parti du think thank de Jean MArc Jancovici qui en dehors du fait d’être à tort selon moi nucléopathe dégage sa puissance de calcul de polytechnicien pour éclairer toutes les questions avec comme point de départ les énergies fossiles.
    A tort où à raison il est l’inventeur du concept de taxe carbone, et des premiers à difuser en France la corrélation entre croissance économique et disponibilité du pétrole, mais vous devez connaître tout ça.

    Voici le lien de l’article de Matthieu
    http://petrole.blog.lemonde.fr/2017/01/03/le-moment-de-verite-22/#more-12622
    et voici la parti sur l’IAE Agence Internationale de l’4energie

    «  » » » » »L’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans le langage toujours policé de son dernier rapport annuel, publié en novembre, met plus ouvertement que jamais les points sur les « I ». Voici quelques-uns des points d’alerte les plus significatifs :

    – plus de 50 % des champs pétroliers mondiaux ont franchi leur pic de production, et déclineront à l’avenir ;

    – les investissements dans le développement de la production d’hydrocarbures devraient tomber à 450 milliards de dollars en 2016, contre un montant record de plus de 700 milliards avant la chute des cours ;

    – les découvertes annuelles sont au plus bas niveau depuis 70 ans ;

    – en 2025, il devrait manquer environ 16 Mb/j, l’équivalent de la production de l’Arabie Saoudite et de l’Iran, pour combler l’écart entre le niveau de production attendu et le déclin de la production actuelle (94,5 Mb/j en 2015) ou en cours de développement ;

    – cet écart peut être comblé par des ressources nouvelles, à condition que les investissements remontent rapidement à plus de 700 milliards de dollars, leur niveau record d’avant la chute des cours (hypothèse du « New Policies Scenario », voir ci-dessous) ;

    – « plus les investissements restent bas, plus une contrainte sur les approvisionnements [futurs] devient probable » ;

    – le potentiel futur du pétrole de schiste américain, tributaire de l’évolution du prix du brut, reste très incertain, et 90 % de ses opérateurs avaient un cash flow négatif même lorsque les cours du brut étaient au plus haut. » » » » » » » » » » » »

    Alors pour moi le réchauffement, l’économie, les conflits tout est lié à la quantité d’énergie dont nous disposons et nous pouvons faire un virage à 180 degré rapidement.
    Pour mémoire en 1975 la température moyenne des appartements Londoniens étaient de 15 degré c’était bien avant la gentrification de Londre et demandé aux Athéniens quelle est leur température moyenne de chauffage, bien sur le confort et son standard actuel demande des toujours plus toujours plus haut toujours plus fort.
    Allez vive les SUV les cross over avec + 30% de poids a déplacé.
    En calcul d’échelle toutes ses choses là c’est
    Allez bonne journée, avec toute ma tendresse.

  15. http://www.pauljorion.com/blog/2017/01/10/imaginez-un-pays-imaginaire/

    Plutôt que l’imaginaire, voyez aussi le réel.
    Imaginez un pays proche, non pas à 6000 km d’ici mais bien plus proche.
    Un pays dont le chef a déclaré la guerre à une partie du peuple, a rasé 6 centre-villes principales, a interdit aux 300000 délogés de s’établir à la périphérie et les condamnant à l’errance, qui détruit les cimetières et monuments aux morts, a fermé 370 ONG et services d’entr’aide sociale, a supprimé plus d »une centaine de municipalité remplacées par des « trustees » chargés de licencier les services municipaux, a envoyé à Paris un tueur pour se débarrasser de 3 femmes activistes, a détruit 3000 villages dans l’arrière pays, brulé les récoltes et tué le cheptel, tué 40000 personnes. Et la liste est loin d’être complète.
    Ce pays est la Turquie et son chef est Erdogan. Ce chef est « dérangé » de haine anti-kurde. Chaque jour ajoute sa liste d’atrocités les visant.

    Il faut savoir que le vizir fait bien plus car sa haine et sans doute sa peur sont plus étendues que d’être seulement anti-kurdes. Une tentative ratée de coup d’Etat le visant semble avoir déclenché une activité répressive tout azimut, mais ce sont, et de loin, les kurdes qui souffrent le plus.

    Pourquoi n’en parle-t-on jamais ? Ici, les prisons sont des chambres de tortures. Ici, ce sont du sang et des tripes, des enfants brûlés vifs ou démembrés, des femmes assassinées parce qu’ opposantes.
    Non, silence. Les sites internet d’informations abondent, avec plein de photos et vidéos, des articles ponctuels, des analyses et des synthèses. Sans doute, sont-ils polarisés à défendre la communauté kurde. Elle se sent en effet abandonnée. Mais souvent, les recoupements sont possibles qui montrent de timides exagérations ou distorsions.
    Un dernier point: l’économie du pays, jadis une locomotive pleine d’espérance pour toute la région, est en chute libre.

  16. 10 ans ça fait peu, les profs sont de plus en plus à bouts! On le verra bientôt dans une pub Jaguar comme Hawking, lui aussi semble avoir un léger problème de communication. Il dit des choses intéressantes sur le fond mais désagréables dans la forme, c’est trop résumé, aussi crédible qu’un type qui tire les cartes.
    L’espoir n’est pas le mal, il y a pire que l’espoir, le pire des maux pour Nietzche mais lui n’avait singulièrement rien à espérer, nous sommes tous un peu différents. Et le mensonge est bien le pire de la part de ces experts (« payés » qui + est) sinon à quoi pense t-il? D’autres experts annoncent la glaciation, on peut donc dire ce qu’on veut. Je dirais simplement que la fin est + ou – proche, que l’été a été chaud, l’automne pluvieux, et que cet hiver est modérément froid, du moins jusque là en ce qui me concerne et sans que je m’en plaigne plus que de raison, m’enfin bon, le gros problème reste la faim dans le monde, l’indécence a donc une limite.

  17. S’il n’y avait que le réchauffement climatique

    ou comment Albert Jacquart m’a expliqué la différence

    entre 2 + 2
    et
    2 et 2
    Voir ma réponse a Monsieur Vermont plus haut.

    Avec toute ma tendresse.

  18. Pour conclure sur McPherson, je laisserai le dernier mot à Jameson.

    Aujourd’hui il semble plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.

    1. Cool, la fin du monde attendra ! Aussi, j’adresse ce poème à Juan, et je lui dis : revenez nous vite .
      Merci à M Jorion de me permettre cette parenthèse.

      Le soleil
      Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
      Les persiennes, abri des secrètes luxures,
      Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
      Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
      Je vais m’exercer seul à ma fantasque escrime,
      Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
      Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
      Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.

      Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
      Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
      Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel,
      Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
      C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
      Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
      Et commande aux moissons de croître et de mûrir
      Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !

      Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes,
      Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
      Et s’introduit en roi, sans bruit et sans valets,
      Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

      Charles Baudelaire.

    1. « qu’on se fait à sois-même »

      And you Coyote ? Russian roulette ?….. Boom !!!
      https://www.youtube.com/watch?v=y7jkHcVEK2U

      Bip, bip…

      « 16h30. Tillerson méfiant envers la Russie. Le secrétaire d’Etat américain nommé par Donald Trump, l’ex-PDG d’ExxonMobil Rex Tillerson, a reconnu mercredi devant le Sénat américain que les alliés des Etats-Unis au sein de l’Otan «avaient raison de s’alarmer» du retour de la Russie sur la scène internationale. »

      http://www.leparisien.fr/international/en-direct-donald-trump-repond-aux-questions-et-aux-accusations-11-01-2017-6553638.php

      http://www.reuters.com/article/us-usa-congress-tillerson-idUSKBN14V0DN

      Bip, Bip………

      1. Hors sujet le Carr. Il ne s’agit plus d’attribuer à 100% une identité au hacker en chef via une société de cybersécurité (qui ne serait pas celle de Carr, Taia Global…) mais de mettre en lien les hacks et fuites avec des renseignements « conventionnels », renseignements qui ne concerneraient nullement un teenager de 14 ans mollement étendu sur son plumard.

      2. Au fait, bien obligé, le Donald vient de reconnaitre lors de sa conférence de presse qu’il pensait que c’est bien la Russie qui était derrière le piratage du DNC.
        Quel grand naïf ce Donald, se faire retourner aussi vite par les Services US…

  19. La passion de l’effondrement. En dehors des constats et des prévisions et des hypothèses (qui me passionnent également), une interrogation sur notre inquiétude mortifère me parait nécessaire. Et pour aller immédiatement aux conclusions, chacun de nous va mourir dans deux décennies plus ou moins (la moyenne de vie des soixantenaires est de 87 ans ou un peu plus) ; cet évènement est source d’angoisse qui a produit les grandes constructions religieuses. Pourtant tout se résume à l’interruption de mon moi, de ma conscience et de mon inconscient. Tout le reste continue, alors que pour moi tout s’interrompt. (Comment vont-ils pouvoir se débrouiller sans moi ? Et même sans me tenir au courant !). L’idée même que mon corps pourrait servir à la vie en pourrissant est intolérable.
    Dans cette configuration, il devient intéressant de construire une vision du futur, et l’idée du « jugement dernier » n’est pas porteuse aujourd’hui. « Après moi le déluge » se décline dans des considérations sur l’effondrement. Mais aussi sur la société des robots qui nous remplacerait (pourtant, robots ou insectes, quelle importance ?) Et pourtant le désir de construire une société alternative à ce que nous vivons nous envahit aussi. « Sinon pour nous, du moins pour nos enfants » comme disaient les chartes du progrès au XIXe siècle. Mais aussi en voulant encore intervenir dans la société d’aujourd’hui (« Piketty, présentez-vous ») ou en voulant la déblatérer.
    Finalement, l’interprétation de l’histoire est une dimension moins présente sur ce blog. Nous entrons dans une ambiance proche des années trente (et bien sûr très différente dans son espace). Sandor Maraï déplorait pour ces années (en Hongrie prolongées jusqu’en 1943) l’absence d' »hommes d’Etat » (in « Ce que j’ai voulu taire »). Cette idée me séduit. Et m’interpelle. Pas vous ? Elle est plus concrète et immédiate, sauf à espérer l’effondrement comme perspective immédiate, effectivement.

  20. Il y aura évidement un effondrement financier, un effondrement monétaire, un effondrement du sans doute au climat mais aussi à bien d’autres choses, mais en premier lieu à la surpopulation.
    Mais non, l’humanité ne disparaitra pas, seulement 50% en quelques générations.
    Il faut espérer qu’elle ne recommencera pas quand l’absence de « croissance » au cours de ces quelques générations aura tout « nettoyé » !

    1. Bien d’autres choses ? La rougeole, la diphtérie, le tétanos, la polyo, la variole, la tuberculose, la grippe, par exemple ?
      Le Donald semble vouloir s’y employer.
      http://nyti.ms/2jswvoy
      En 2003, 2500 écoliers texans exemptés de vaccinations pour « raisons personnelles », en 2016 c’est 20 fois plus, 50 000, soit 1% des écoliers.
      http://blogs.plos.org/speakingofmedicine/2016/11/16/vaccinations-vaccine-science-and-a-new-us-president/?utm_source=Global+Health+NOW+Main+List&utm_campaign=0450f95f63-EMAIL_CAMPAIGN_2016_11_17&utm_medium=email&utm_term=0_8d0d062dbd-0450f95f63-895583

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