Une course est engagée entre la destruction de notre propre planète et la conquête d’autres planètes

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Une course est donc engagée entre deux tâches auxquelles le genre humain se consacre : d’une part, la destruction de ses propres conditions de vie sur sa planète d’origine et, d’autre part, la recherche de planètes lointaines qui se prêteront à ses projets de colonisation. Vu les caractéristiques des planètes de notre système solaire, il s’agira le plus probablement d’exoplanètes dans d’autres systèmes stellaires : vides en tout cas d’une autre espèce conquérante d’étoiles (s’il y découvre des « indigènes » d’un type quelconque, l’homme fera comme il l’a fait dans d’autres occasions : il se débarrassera d’eux ou les parquera dans des réserves).

Pour l’une et l’autre tâche, la conscience de l’homme est très floue qu’il s’y consacre bien : il sait qu’il rend sa planète inhabitable à son espèce mais il se satisfait de ne tenter d’y remédier que s’il peut satisfaire dans ses tentatives de sauvetage, un autre de ses besoins, autrement plus pressant de son propre point de vue : gagner de l’argent. L’homme sait qu’il a entrepris la conquête des étoiles mais ne se représente pas clairement comment le méliorisme médical qu’il cultive (visant de manière asymptotique à « vivre mille ans »), ni la création d’un être hybride, mi-biologique, mi-technologique (« cyborgisation ») constituent en réalité des processus subordonnés à la conquête des étoiles.

La ruse de la raison dont parle Hegel réside en ceci, que la finalité d’un processus historique humain est autre que celle que se représentent les hommes constituant ce processus par la conjugaison de leurs comportements individuels. Elle est donc à l’oeuvre de manière massive dans notre destin présent : les humains sont des « somnambules » au sens qu’attribuait Koestler à ce mot quand il qualifiait les premiers grands astronomes de « somnambules » : ils étaient convaincus de perfectionner l’astrologie, c’est-à-dire un système de divination superstitieux puisque le destin des hommes est en réalité impossible à prévoir, alors qu’ils mettaient au point en réalité l’astronomie, dont la démarche méthodologique servirait de modèle aux différents domaines de la recherche scientifique moderne.

La course engagée est une course de vitesse : pour réussir, il faut que la conquête des étoiles soit très avancée avant que la Terre ne nous devienne inhabitable.

La question ne se poserait pas dans des termes aussi dramatiques si l’existence de l’homme ne dépendait de conditions de vie à l’intérieur d’une bande extrêmement étroite de conditions typiques d’un environnement terrestre mais qui, à notre connaissance, ne se rencontrent sinon pratiquement nulle part ailleurs : absorption toutes les quelques secondes d’oxygène présent dans un air « non-pollué » de notre point de vue, consommation d’eau « potable » toutes les quelques heures, consommation, au titre d’aliments, de minéraux, végétaux et animaux « assimilables », c’est-à-dire aux propriétés chimiques très particulières.

Ceci dit, dans le cas de figure où la conquête des étoiles réussirait, il est impossible de dire aujourd’hui quel type de créature en serait l’auteur : il s’agirait soit d’êtres humains, soit de robots, soit d’êtres hybrides à qui ni le terme d’« homme » – créature purement biologique, ni le terme de « robot » – créature purement technologique, ne conviendrait parfaitement, celui de cyborg devant être privilégié. Que ce soit par des hommes à proprement parler semble exclu : l’homme est déjà très mal équipé pour survivre pour de longues périodes dans l’espace ou sur notre satellite la Lune (les cellules de notre corps se dégradent sous l’influence des rayons cosmiques [ou astroparticules] ; notre corps s’adapte aux conditions d’apesanteur et perd progressivement les propriétés nécessaires à un retour à la pesanteur). Restent les deux autres candidats : cyborgs ou robots.

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99 réflexions sur « Une course est engagée entre la destruction de notre propre planète et la conquête d’autres planètes »

  1. Il n’y a pas d’autre planète…c’est une histoire de petit prince et d’astéroïdes…C’est un conte philosophique pour petits et grands enfants…C’est un rêve de serpent dans le désert.

    1. « La course engagée est une course de vitesse : pour réussir, il faut que la conquête des étoiles soit très avancée avant que la Terre ne nous devienne inhabitable ».
      Si la terre devient inhabitable, cette planète utopique tant recherchée sera très facile d’accès…

  2. Bonne article. J’avais des doutes sur la possibilité de coloniser une autre planète. Il donne de nouveaux arguments.

    Evidemment, sur la destruction en cours de la nôtre, il n’y a malheureusement aucun doute. Mais il reste encore une possibilité d’assurer la « survie de l’espèce ».

    J’ai relu dimanche l’analyse de François Chesnais, dramatique, mais pas dépourvue d’espoir, que je suis heureux de partager: « Le cours actuel du capitalisme et les perspectives de la société humaine civilisée  »
    http://wp.me/p5oNrG-u9N

  3. Le temps d’aller sur une autre planète elle serait disparue ou colonisée par d’autres, ils pourraient errer longtemps comme ça dans l’univers à se chercher une planète pour trouver de quoi faire. L’univers est toujours aussi mystérieux, les somnambules ne le connaissent que très peu. Que des robots aillent sans nous dans l’univers parait peu probable, outre que cela n’ait pas de sens ce serait une espèce mal outillée qui organiserait ce départ en catastrophe et peu de chance d’aller bien loin en bon état, si ce sont des cyborgs, ils garderont dans un coin de leur tête leur passage sur cette Terre, même à 5000 ans ils rêveront encore de ce petit cailloux, nous les hanterons jusqu’à l’autre bout de l’univers, le complexe du survivant devrait leur faire passer l’envie de recommencer.

      1. Oui…!!!!! Mais le paradis perdu…..c’est l’utérus de maman…!!!!
        Faudrait commencer à savoir que nous sommes……ADULTES…..!

      2. Télémos… on reconnait bien là la mûre réflexion du cyclope, voyant borgne car fils de Protée, qui annonça lui-même sa prochaine naissance à sa propre mère, la néréide Psamathée…

  4. Bonjour
    Pour aller coloniser une autre planete, il faut des réserves énergétiques enormes. Car il en faut un barda pour y aller. Donc pour moi ça reste utopique d autant qu avec l’ épuisement des resources…

    1. Vus dites qu’on n’est pas encore prêts (avec les techniques dont on dispose) à la conquête des étoiles. Ça tombe sous le sens. C’est pourquoi je parle d’une course entre notre extinction et la conquête spatiale.

      1. L’hypothèse d’une recherche fondamentale pour aller ailleurs , c’est-à-dire dans un environnement non conforme au nôtre, est un excellent moyen de connaître, de conserver, développer et critiquer ce monde-ci qui est nôtre. Elle ouvre sur la prise de conscience de ce que ce monde humanisé ( Umwelt au sens d’Uexküll dès 1934) s’est développé au mépris du donné ( Umgebung) de l’ environnement terrestre : nous avons besoin en réalité moins de quitter notre habitat terrestre que d’être habité par lui pour continuer de vivre . Echange de preuves de réciprocité disait Mallarmé, un poète.

  5. En grand amateur de science-fiction, je reconnais que qq part je crois en la possibilité de quitter un jour la terre…
    Mais, sans s’arreter sur la possibilité de réussite, et pour avoir des centaines de peuplades cosmiques dans la tete tiré de toutes les sources disponibles, je me suis toujours dit que je preferais voir l’homme disparaitre que de le voir se repandre dans l’etat actuel… l’utopie dont j’ai tjs revé etant que ce serai un peuple de philosophe qui irait jusque la

  6. « La société contemporaine est profondément inadaptée à la survie dans un habitat de dimensions finies, la planète Terre, un habitat dont elle n’a, ni n’aura jamais, aucun moyen de s’échapper pour trouver ailleurs les espaces dont parfois elle rêve et qui, ici bas, lui sont comptés.  »

    André Lebeau – ancien président du CNES, et ancien DG de Météo-France « Les mauvais chemins »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Lebeau

  7. Outre que j’éprouve beaucoup de difficultés à m’identifier à un robot et même à un cyborg je me demande quels arguments pourraient être avancés pour que nous envisagions un avenir infini à cette humanité ?

  8. L’homme « sait qu’il rend sa planète inhabitable à son espèce mais il se satisfait de ne tenter d’y remédier que s’il peut satisfaire dans ses tentatives de sauvetage, un autre de ses besoins, autrement plus pressant de son propre point de vue : gagner de l’argent. »

    Les Siliconés de Californie (et leurs clones partout dans le monde) savent que la colonisation, par des robots ou des cyborgs, d’exoplanètes dans d’autres systèmes stellaires est une pure et simple utopie, mais ils (et d’autres aussi … suivez mon regard !) font semblant d’y croire et de persuader les gogos d’y croire aussi, pour satisfaire un besoin pressant … gagner de l’argent !

  9. Je suis en train de lire « patience dans l’azur » d’Hubert REEVES, le vertige absolu. Je vous le recommande pour sortir de la démence ou pour y entrer.

  10. Daniel-Philippe de Sudres : Nous en 2030: lorsque naitra le postcapitalisme transhumaniste.

    « Quel avenir nous réservent Bill Gates, Larry Page, Mark Zuckerberg et bien d’autres ? Comment vivrons-nous en 2030 ? Ce livre nous révèle que deux groupes de milliardaires s’affrontent actuellement. Les uns veulent nous transformer en précaires contrôlés par des robots. Les autres nous veulent un avenir de stabilité assuré par les technosciences. Lesquels gagneront ce combat ? Après 1984 d’Orwell et Le meilleur des mondes d’Huxley, voici LE nouveau grand roman de (géo)politique économique, institutionnelle et civilisationnelle nous montrant à quoi ressemblera notre vie au plus bas du cycle de Kondratiev (années 2025/30), puis peu après, quand naîtra la première civilisation de type I, selon l’échelle de Kardashev si « les bons » gagnent… Une « évasion » prospectiviste dans notre avenir le plus plausible. Un livre d’histoire… future : l’Histoire des années 2020 à 2080. »

  11. Il n’est pas plus farfelu d’aller chercher loin dans le temps que dans l’espace. On pourrait ainsi continuer à habiter la même planète (ou son double extra dimensionnel) indéfiniment… la boucle se retrouverait bouclée. Pas besoin de cyborg ni de Robots 😉

  12. Qu’est ce qui garantira aux cyborgs ou IA d’être détachés de leur de leur finitude, et donc des questions essentielles propres à notre espèce? Sans parler du rapport à leurs origines? Et donc de leur capacité à avoir une civilisation pérenne, « supérieure » à celle de leurs « créateurs », sans retourner à un essaim.
    Ou pour être plus précis:
    https://www.youtube.com/watch?v=jibEwOHr2t8

  13. tant que l’on aura qu’une propulsion chimique à vitesse largement subluminique , le mieux que l on pourra faire c’est d’envoyer des capsules avec de l’adn genre -kokopelli- ou ce film « silent runner  » avec des vrais morceaux de foret avec du vrai bois d’arbres dedans ..
    mais bon c’ets un faux probleme tot ou tard une espcèce dominante finit par déborder sur sa planete ..
    on a le choix entre blade runner avec des androides façonnés avec des vrais bouts d’adn améliorés pour vivre sur mars ou plus loin qui découvrent que la Terre c’est la même m***de qu’ailleurs et qu’il n’y a pas plus de réponse métaphysique sur la Terre point d’origine de leurs créateurs ..
    mort lente par décroissance volontaire / « enthropie » lente ou syndrome de l’ile de Paques/ chaos rapide choisissez votre poison ..
    la sf reste de la sf

    1. Les recherches progressent dans le domaine des moyens de propulsion. La NASA semble en mesure de concevoir le prototype d’un moteur ne nécessitant aucun carburant et fonctionnant grâce aux micro-ondes.

      1. @Piotr

        Cela fait quelques années déjà que J. Diamond a montré qu’un facteur seul ne préside pas à l’effondrement d’une société:
        « L’auteur met en avant les cinq facteurs majeurs suivants pour expliquer leur régression ou leur effondrement : des dommages environnementaux, un changement climatique, des voisins hostiles, des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux, des réponses inadaptées apportées par la société et ses élites à ses problèmes »
        https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2006-4-page-267.htm

  14. A ce jour, l’objet de fabrication humaine qui s’est le plus éloigné de la Terre, c’est la sonde Voyager 1. Lancée en 1977, elle se situe en 2016 à une distance de 130 UA (UA = Unité astronomique = 150 millions de km = distance Terre-Soleil) de la Terre. Elle pèse 800 kg. Elle aussi équipée d’un « Générateur thermo-électrique à radio-isotope » (quelques kg de plutonium 238 !). On ne peut pas considérer cet engin comme un robot sachant qu’il était entièrement téléopéré. Dans 40 000 ans la sonde atteindra sa première étoile…
    A ma connaissance, la technologie astronautique n’a gère évolué depuis 1977, les meilleurs moteurs dont nous disposons fonctionnent toujours aux ergols hydrogène oxygène (comme le moteurs J2, 2e étage de Saturne V, 1967).
    Ceci pour dire que la technologie qui permettrait à une infime partie de l’humanité d’explorer l’espace et encore hors de notre portée.
    Ou alors il faudra considérer qu’un engin automatique emportant la mémoire de l’humanité sur un support informatique (son histoire, son évolution, ses découvertes, ses erreurs…) reviendrait à une conquête de l’espace. En tout cas ce serait un testament adressé à l’univers si par malheur…
    La sagesse voudrait qu’on se concentre sur nos problèmes ici (sur Terre) et maintenant (le plutôt sera le mieux), qu’on n’y alloue des ressources et des compétences prioritairement.
    Prière aux Ticoon de la Silicon Valley, à Goldmann Sachs, à la Commissions Europénne, au G5, au G20, au World economic forum Davos, au Comité central du PC Chinois, au Gouvernement indien, à Mr Trump… d’y consacrer une neurone.
    Signé : Un bipède équipé d’un bulbe cérébroïde à usage incertain.

    1. Enfin un commentaire censé !
      Il faut oublier une bonne fois pour toutes l’idée d’aller vers une autre étoile.
      Avec les moyens actuels (17 km/s) il faut 74 000 ans pour aller sur Proxima du Centaure (la plus proche)
      Notre civilisation n’aura duré que 10 ou 20 000 ans (selon le point de départ choisi). Alors imaginez un groupe d’humains confinés dans une boîte de conserve pendant 74 000 ans. Même congelés, c’est pas gagné. Et puis au réveil si la planète est inhabitable tu en reprends pour 100 000 ans!!
      Et je ne vous parle pas des rayons cosmiques.

      1. Tout à fait. Dans le genre rappel des ordres de grandeur :

        Si le soleil fait 1 cm de diamètre, la Terre est un point d’imprimerie à un mètre de distance, Pluton est à 30 mètres, la première étoile à 280 kilomètres.

        Pour aller sur la Lune (la crotte de mouche qui tourne autour du point d’imprimerie) l’homme a construit le véhicule le plus puissant de tous les temps : 111 mètres de haut, 3000 tonnes au décollage, 20 mètres cubes de carburant par seconde pendant trois minutes, produisant les 120 GW nécessaire ….

        Cela a nécessité en gros 5 % du PIB des USA durant quelques années de l’époque glorieuse où ils étaient de loin les premiers exportateurs au monde de pétrole.

        C’est fini tout ça Paul ! Terminado ! Y aura plus de Apollo XI ni de Concorde, non plus, cela fait parti de ce qu’on a pu faire, mais c’est fini !

        Et Elon Musk avec sa conquête spatiale est aussi pathétique que Page avec son IA, tout ça va se fracasser sur la réalité des choses simples. Nous sommes Terriens, Mortels, et l’égo boursouflé de quelques milliardaires n’y changera rien.

  15. Deux raisons fondamentales empêchent que la colonisation d’autres planètes puisse fournir une « solution de secours » si nous devions ruiner la Terre au point de condamner notre avenir. D’une part la distance bien sûr, d’autre part la démarche même de colonisation spatiale qui ne pourrait être qu’à l’opposé de notre démarche actuelle d’exploitation exponentielle de ressources non renouvelables. Quant aux cyborgs et aux robots colonisateurs ce sont en l’état actuel des connaissances des fantasmes.

    1. La distance, c’est assez évident. Aucune autre planète dans le système solaire n’est colonisable « en l’état ». Quant à des planètes extrasolaires, non seulement on n’en connaît aucune convenable – cela pourrait changer lorsque des instruments comme les télescopes spatiaux James Webb et E-ELT seront mis en service en 2018 et 2025 respectivement – mais surtout aucun moteur existant ne permettrait d’y envoyer ne serait-ce qu’une sonde, sans parler d’un vaisseau de colonisation. A noter que le seul moteur potentiellement convenable et accessible à terme – j’ai bien dit « à terme » ! – utilisant la fusion par confinement inertiel, permettrait aussi la production d’une énergie « propre » en quantité absolument sans précédent… ce qui permettrait aussi de se passer entièrement d’énergie fossile, aidant grandement la préservation de la biosphère. En bref, si cette technologie était mise au point, il serait beaucoup plus simple de l’utiliser pour rendre notre développement beaucoup plus soutenable par notre environnement naturel que pour aller coloniser une planète extrasolaire !
    Pour qui s’intéresserait à ce genre de possibilité d’un point de vue technique, je recommande le fil « construction d’un vaisseau spatial de colonisation » sur le forum air-defense.net : http://www.air-defense.net/forum/topic/19757-construction-dun-vaisseau-spatial-de-colonisation/?page=4

    2. Le mythe de l’expansion spatiale est un décalque évident du mythe américain de la frontière, donc l’exploitation facile de ressources naturelles vastes et encore sous-exploitées à l’aide de techniques existantes, à la seule condition d’un peu d’audace et de dureté – envers soi-même en se refusant les conforts de la civilisation, envers les autres si on se souvient des Amérindiens.
    La réalité s’il y en a une un jour ne pourra être qu’à l’opposé : rien ne sera facile dans l’espace il s’agira toujours des frontières de la technique, et surtout les ressources ne seront en aucun cas faciles à exploiter ! Des ressources naturelles en particulier ne sauraient être directement exploitables, il faudrait une coïncidence proprement impensable pour qu’une planète ait exactement les paramètres idéaux pour notre espèce, qui devrait donc terraformer une planète avant de pouvoir l’habiter comme nous habitons la Terre, je veux dire en bras de chemise et avec agriculture et élevage à ciel ouvert.
    La terraformation, quésaco ? Eh bien il s’agirait de l’exact inverse de ce que nous sommes en train de faire : transformer une planète aux paramètres physiques « pas trop mauvais » en planète habitable. Du jardinage cosmique, ou plus précisément le niveau supérieur voire transcendantal du développement durable : non pas préserver une planète habitable existante, mais carrément en créer une là où il n’y en avait pas !
    Si l’humanité au cours de ce siècle finit par faire le nécessaire pour cesser de dégrader la Terre puis pour réparer les dégâts déjà occasionnés, alors un siècle ou l’autre, ou un millénaire ou l’autre il arrivera bien que nos lointains descendants parviennent à réussir cette tâche tellement plus difficile que celle que leurs lointains ancêtres – nous – auront réussie.
    Quant à réussir une terraformation alors qu’on n’est même pas fichu de préserver l’habitabilité d’une planète, ce qui est pourtant incomparablement plus facile… c’est du grand n’importe quoi.

    3. S’agissant des cyborgs, rappelons que le corps humain est un tout. Que tel ou tel organe puisse éventuellement être remplacé, cela peut être utile dans certains cas et pour adoucir certains handicaps, mais il ne s’agit jamais – cœur artificiel, main artificielle – que d’une jambe de bois améliorée. L’alliage intime du vivant et du technologique est en l’état actuel des connaissances de l’ordre de la science-fiction.
    Les robots peuvent avoir meilleure presse, rappelons cependant que des obstacles très sérieux – voire fondamentaux – semblent s’opposer à ce qu’un robot ait une conscience, ou plus généralement qu’il sache reproduire l’ensemble de ce que peut l’esprit humain. Voir « Les ombres de l’esprit » de Roger Penrose pour une démonstration – à ce jour à ma connaissance non démentie – du fait que des ordinateurs ne sauraient reproduire toutes les propriétés d’un cerveau humain.
    A ce jour, les seules « machines de Von Neumann » existantes c’est-à-dire les seules machines capables de se reproduire… sont les êtres vivants. Il n’y a guère de raison d’imaginer que cela puisse changer à terme prévisible.

    1. «Le mythe de l’expansion spatiale est un décalque évident du mythe américain de la frontière, donc l’exploitation facile de ressources naturelles vastes et encore sous-exploitées à l’aide de techniques existantes, à la seule condition d’un peu d’audace et de dureté»
      «Quant à réussir une terraformation alors qu’on n’est même pas fichu de préserver l’habitabilité d’une planète, ce qui est pourtant incomparablement plus facile… c’est du grand n’importe quoi.»

      C’est exactement ce qui laisse perplexe quand on visionne le docu-fiction en 6 épisodes façon mini-série «Mars» produite par National Geographic et réalisée par Ron Howard.
      En 2032, c’est un Conseil des Nations qui mène la conquête… et c’est clairement ce mythe qui y est argumenté : nous ne trouverons notre salut que si nous devenons une civilisation extra-terrestre (!) sachant que concernant la Maison Mère… les carottes sont cuites.
      Intéressant et à voir malgré tout :
      http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=20827.html

  16. Aller au delà des limites de notre pauvre planète en colonisant de nouvelles planètes me semble une solution peu probable, jusque là rien ne dit que c’est possible, voir le paradoxe de Fermi.
    Pour la classe dominante, celle qui décide, consciemment ou inconsciemment, la question peut être de nature différente, le problème de la pollution ou du réchauffement climatique est il aussi préoccupant pour un type qui a les moyens de s’en préserver. En quoi 2, 3 ou 5°C de plus peut empêcher de dormir un Trump (ou un Poutine ), je ne suis même pas sûr que la limitation de population que le changement climatique pourrait induire soit une pensée refoulée par ce genre de personnage. Donc pourquoi se compliquer la vie, les problèmes se résolvent d’eux même, par des catastrophes certes, mais n’est ce pas ainsi que les choses se sont passées depuis le big bang ?
    Je précise que ce n’est pas ma façon de voir les choses, j’essaie simplement de constater les faits et d’essayer de comprendre pourquoi il en est ainsi, j’aimerais qu’il en soit autrement.

  17. Le sujet à été on ne peut mieux traité par Dan Simons dans Hypérion et ses suites. IA et espace qui lie par téléportation d’un côté et Exos génétiquement modifiés qui errent dans l’immensité de l’autre. Et …au milieu? Le GRITCH….

    Certainement le plus grand roman de SF de tous les temps

      1. Personne ne s’est encore attaqué à Hypérion au niveau ciné, c’est peut être mieux ainsi (Cameron attend la prochaine génération d’effets spéciaux je suppose et puis pas évident de tout comprendre sans résumé des oeuvres de De Chardin pas forcément trés grand public…).

        Pour ce qui est du cruciforme, je fais sans, mais je prend bien soin tous les ans de retirer une bougie 😉

  18. bonjour,

    Et pour ceux qui ont pas du tout envie de quitter la terre, l’on fait comment.

    L’on a le droit d’être Terrien, je suis pas un marin, je me sens bien que sur la terre-ferme, s’il y a des montagnes c’est encore mieux.

    la planète terre c’est ma maison, j’ai pas l’intention de quitter ma maison, mon chez moi. et pourquoi pas réparer c’ qu’on a cassé, au lieu de faire des plans sur la comète.

    Personne

    1. Pour ceux qui disent que l’avenir de l’humanité se trouve au fond des océans et rêvent à des mégapoles sous-marines : vous avez tout juste ! 80% de l’humanité est concentré dans des mégapoles au bord de l’eau et au rythme ou elle monte on aura même pas besoin de déménager!

  19. Je suis si triste qu’on veuille bien laisser l’univers aux robots. Et je m’étouffe ! l’air est si pourri à Lyon en ce moment arg même mon chat reste au dedans, et c’est pas à cause du froid.

  20. Ni cyborg. Ni robot. Encore moins l’espèce humaine en entité extra-terrestre.
    Car le temps nous est compté.
    10 ans pour Guy McPherson ?
    30/40 ans pour l’I.A. de la NASA ?
    2/3 décennies pour les savants du GIEC, avant prochain rapport ?
    Créer de telles machines aussi complexes, sans compter les machines pour transporter les machines, en si peu de temps me semble utopique.
    Par contre, scorpions, fourmis, reptiles, triops, cœlacanthes, méduses, limules formeront les nouvelles populations de cette nouvelle planète.
    Ils ont toujours su s’adapter, eux…
    Puis un recommencement ?…

    1. Utopique ? La recherche progresse… Et dans le domaine de l’intelligence artificielle, ils ne sont pas négligeables. Aujourd’hui une I.A peut apprendre à piloter une automobile à l’aide d’un simulateur ou former d’autres I.A. 30 ans représentent tout de même presque une génération… Vous vous souvenez de ce qu’était le monde il y a trente ans ?

      1. A mon avis…si l’on découvre la technologie des Trous de Vers, là on pourra voyager facile (même si ça parait fou comme idée). Parce que conquérir l’espace avec des vaisseaux, j’y crois peu…
        De plus, l’humanité a moins d’un siècle devant elle avant de crever toute seule comme une grande..

  21. Le jour où j’ai vu un bouclier volant brillant aux capacités incroyables, zigzaguant à angle droit, arrêtant net sa course pour mieux repartir, glissant dans l’air sans bruit, il nous laissa moi et toute la famille bouche bée devant le fait accompli : je savais que personne ne pourrait plus nous croire. Nous sommes des nains à l’antiquité de la science fiction, une fourmi ça s’écrase et ça se la ferme : Tout ce qui ne peut être compris comme technologie sera considéré comme de la magie ou doit être somatisé pour ne pas devenir fou.

    Il n’y a pas de course à la nouvelle planète, soit on comprends la géométrie du monde qui nous entoure, soit on reste des adolescent attardés dont la seule chose intéressante que nous ayons pu produire restera l’Art, sans avoir eu la capacité cognitive suffisante pour comprendre les mondes à nos portes. La disparition d’une civilisation, c’est surtout son environnement psy, inadaptable.

    1. « Le jour où j’ai vu un bouclier volant brillant aux capacités incroyables, zigzaguant à angle droit, arrêtant net sa course pour mieux repartir, glissant dans l’air sans bruit, il nous laissa moi et toute la famille bouche bée devant le fait accompli : je savais que personne ne pourrait plus nous croire. »

      Non, non, non et non ! Si on ne peut même plus faire quelques pirouettes, sur le terrain de jeu, voire un peu de stationnaire et quelques méga jet-virées pour dépoter le supra-luminique, ça va manquer un peu de pétillant et de piquant les patrouilles en space trooper… Un peu d’empathie que diable.

      https://www.youtube.com/watch?v=gnfyuTkDQNo

      1. « Lisez le livre de Leslie Kean  »

        Merci pour l’info, je suis comme vous, je n’en sais rien.
        Je n’ai jamais été en face de ce genre de phénomène, j’évoque ce qui est explicable et qui a été vérifié, par la suite, dans les faits . Comme ce qui est évoqué dans la vidéo. Pour l’inexpliqué dont les 5 % : l’univers est bien trop vaste et malgré nos avancées technologiques nous sommes encore si limités par rapport à cette immensité (ne serait-ce que par rapport à la vitesse lumière, entre autres…) alors… quien sabe ?

  22. Et pourquoi pas?
    Effectivement, ce scénario semble crédible. De toute façon, il faudra quitter cette planète car d’ici 5 milliards d’année notre soleil va devenir une géante rouge ce qui signifie la fin de la vie sur terre….Donc ceux qui pensent que l’avenir de l’homme n’est pas dirigé vers l’espace, on loupait une étape…
    Ensuite, pour l’aspect pratique, il est clair que aujourd’hui nous ne possédons pas les technologies pour du voyage interstellaire mais demain….Il est raisonnable de penser que dans qqs siècles on pourra construire des engins spatiaux pouvant embarquer des milliers de personnes pour un voyage sans retour vers une autre planète. Ce seront les nouveaux colons du XXII siècles…Au fond ce qui nous manque c’est le mode de propulsion mais d’ici là, la fusion nucléaire ou autre chose auront été découvert…Ce qui est plus problématique: c’est la durée du voyage….Prenons un cas concret, pour l’heure l’exoplanète la plus proche avec de l’eau est Proxima b . Elle est situé à 4.25 années lumière….Cela fait une trotte…Admettons qu’on arrive à mettre au point un modèle de propulsion qui nous permet de voyager à 3000km/s, il nous faudrait donc 425 années pour atteindre Proxima b …C’est jouable avec….la cryogénisation car sinon le temps va nous sembler long… Pas forcément besoin de devenir un cyborg ou un néo-humain….même si il est probable que nos descendants auront un patrimoine génétique largement amélioré…
    Alors ok, certains vont dire que c’est bien beau tout çà mais auront nous le temps d’atteindre ce niveau technologique avant que la terre devienne invivable? C’est sûr que si on prend pas conscience de qui nous sommes et d’où nous venons , il sera difficile de savoir vers où on se dirige ….CQFD…;-)!
    Mais je reste persuadé que cette prise de conscience va avoir lieu. Après une guerre qui fera plusieurs milliards de victimes, les survivants vont comprendre que nous partageons la même terre et qu’il faut en prendre soin!!! Bien entendu, si il y a des survivants mais je fais le pari qu’il y en aura: l’homme est un animal colonisateur et opportuniste….

    1. Mon ami c’est vous qui loupez une étape : parler de 5 milliards d »années n’a pas de sens à notre échelle . toute l’histoire humaine n’a que 100 000 ans à tout casser , et nous n’avons pas encore réussi le minimum du minimum qui est de stabiliser notre mode de vie , de nous créer un biotope viable sur la durée . L’utopie scientiste a la vie dure … mais c’est la fin , plus personne ne croit à des solutions miracles venues de la science seule , la solution c’est de prendre nos vies en main aujourd’hui et de voir ce qui dépend de nous et en faisant la liste vous constaterez que beaucoup de choses dépendent de nous (ce que l’on fait ou achète par exemple) Parler de 5 milliards d’années c’est de la théologie …… arrêter le délire nucléaire qui crée des problèmes de déchets pour ….500 000 ans là oui c’est de la raison …revenez sur terre mon ami

      1. Eh bien j’y peux rien si le soleil a une duré de vie limité…et ce n’est pas de la théologie mais de la science…vous savez le truc qui vous permets d’écrire des messages à partir d’un clavier, le truc qui parle d’ électrons, de circuits électroniques, de transistors, de codage,etc….Alors ok, je comprends que la finitude du monde vous fasse peur mais à un moment on se ressaisit et on avance….

    2. « De toute façon, il faudra quitter cette planète car d’ici 5 milliards d’année notre soleil va devenir une géante rouge ce qui signifie la fin de la vie sur terre….Donc ceux qui pensent que l’avenir de l’homme n’est pas dirigé vers l’espace, on loupait une étape… »

      Alors là, ça faisait longtemps que je ne m’étais plus marré comme ça !!! Lucy, notre australopithèque préférée, c’est trois millions, trois millions et demi d’années grand max (on va pas chipoter pour un misérable demi-million, n’est-ce pas ?), homo sapiens, c’est dix mille ans, et regardez le bordel qu’on a réussi à foutre en seulement deux siècles et demi !

      Alors, vos cinq milliards, vous savez… Oui, je sais, gouverner c’est prévoir, mais à ce point-là… ça me paraît un petit peu exagéré ! 😉

      1. Ce que je veux dire c’est que c’est inéluctable la fin du monde. Maintenant si vous êtes de ceux qui veulent que l’humanité attende sa fin comme dans « Melancholia » le film de Lars Von Trier. Libre à vous! Mais il faut que vous l’intériorisez définitivement! Et pas le fuir en s’imaginant un sauveur magique!

      2. Eh, Vigneron, tu vas pas ergoter pour un facteur 20, non ? Ici, il est question d’un facteur 1000 et je suis encore dans les clous ! 😉

        (Au passage, je souscris à 100% aux propos de Walter.)

  23. Mauvaise nouvelle encore ,cette fois de Belgique toujours au bord du chaos…
    La buvette du Parlement fédéral ne servira plus d’alcool gratuit.
    Ou wallon nous ?

  24. Bonsoir à tous,

    Je n’aurai qu’un mot :

    le Dow à 20 000 ! ! ! ! ! ! ! Historique ! ! ! ! ! ! !

    (enfin bon c’est plutôt un chiffre)

    Vous êtes franchement des rabat-joie avec vos histoires de destruction et de crise ! Vous seriez pas un peu vendu aux chinois non ?

  25. Quelle dérisoire utopie ou plutôt un complet non sens … Parler de l’humanité et de son déménagement vers une autre planète n’a pas de sens. Pourquoi ? parce que les humains ne sont pas des êtres séparés des autres ^ »tres vivants de la planète. Nous hébergeons dans notre corps des milliards de bactéries qui vivent en symbiose avec nous ,notre alimentation ne vient pas de « produits emballés » artificiels mais du monde vivant avec lequel nous sommes en interaction permanente. Le délire scientiste n’est donc pas encore mort … Nous dépendons de notre milieu de vie comme tous les autres animaux , il nous faut retrouver une place en son sein et arrêter de nous en croire séparés , c’est un délire …Ce délire est dû au fait que par le passé l’humanité a pu maintes fois migrer vers d’autres continents , mais …sur terre. Mais la route est finie , il va falloir vivre avec une seule terre . Dire que nous sommes condamnés est aussi une autre aberration: les changements à opérer sont très accessibles , et les technologies sont matures: les habitation devront toutes être à énergie positive ,(chantier de croissance énorme) et les circuits alimentaires sont à revoir (production en grande partie sur place) comme les circuits de recyclages doivent être en place AVANT toute production d’un produit . Point barre . Il faut aussi arrêter de sur peupler la terre en stabilisant la population . Tout ceci est très accessible contrairement à ce que disent certains Cassandre. Il faudra certes casser la logique financière débile qui a conduit à toute cette pollution et cette très mauvaise répartition des richesses .

  26. Imaginons que nous soyons capable de créer des corps mécaniques capable d’abriter un esprit humain qui y serait ainsi transféré.
    Ces corps se moqueraient totalement de la qualité de l’air, de l’eau, de la biomasse, des radiations, de la pression, de la température et autres contraintes.
    Ils pourraient alors habiter éternellement la terre. Et vu le prix, seuls quelques privilégiés pourraient se payer cet « abris ». Et ils pourraient bosser à se construire des corps de plus en plus performants, même dans le déduit. Et même s’enrichir de nouvelles perceptions « sensorielles ».
    ça me semble plus accessible que de faire des voyages habités à des infinités de parsecs.
    Quoique nanti de cette « eternité », ils pourront toujours chercher à aller pourrir un autre monde.
    Mais gageons que l »humain ayant décliné en sagesse à proportion de l’évolution technologique, ceux ci seront assez cons pour s’exterminer jusqu’au dernier comme le découvre le personnage principal du livre de Stephen King les Tommiknockers.

    1. S’imaginer séparer sans troubles rédhibitoires un esprit d’un corps me paraît aussi hasardeux que d’imaginer moissonner Proxima B ou nos âmes folâtrant au jardin d’Eden.

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