FAIRE DE LA POLITIQUE OU PAS ? par François Leclerc

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Ce n’est pas vraiment une découverte, mais on mesure la profondeur du contentieux à l’égard du Parti socialiste et de François Hollande à lire les commentaires à mon petit billet, qui ont largement ignoré mon inconvenante proposition !

À les suivre, une quelconque union avec le candidat de sa gauche issu victorieux des primaires ne peut se faire qu’avec « de sérieuses garanties », comme l’a formulé Mélenchon, et à la condition implicite de soutenir sa candidature, semble-t-il. Ce qui ne mènera évidemment pas loin. Il y a pourtant deux bonnes raisons de tenter une candidature unique. La première est qu’elle pourrait mener le candidat à gagner les élections, à condition toutefois de rompre symboliquement avec la politique du quinquennat. La seconde est qu’elle induirait une recomposition, qu’il ne faut pas stopper, car au point où en sont les choses la rupture avec la droite socialiste est souhaitable et probablement inévitable. La seule question est l’ampleur de ses répercussions dans l’électorat socialiste, mais rappelons-nous ce que Valls représentait dans son parti.

A ceux qui le veulent de rejoindre Macron ! Car se féliciter, prématurément, de la disparition du parti socialiste n’était pas la bonne approche. Le voir changer de ligne – « sérieusement » pourrait-on dire – éviterait de laisser électoralement isolé l’extrême-gauche et le parti communiste et permettrait de trouver une alliance « à la portugaise ». En se rendant à Lisbonne, Hamon est au moins clair sur ses intentions.

Une distinction pourrait être faite, j’y reviens, entre le mandat immédiat donné à un candidat (ou à un ticket), qui fixe des objectifs et des butoirs, une ligne de conduite, et un programme qui ne peut plus aujourd’hui tomber du ciel. L’idée d’une constituante, qui revient parfois sur le tapis, est de créer un large processus aboutissant à sa rédaction. A l’assemblée élue la responsabilité du travail législatif qui s’en suivrait… puis l’adoption étalée dans le temps des mesures correspondantes. Les présidentielles sont le point de départ d’un processus associant les partis politiques à la dynamique d’un large mouvement participatif (qu’ils ne conçoivent pas comme une base d’affrontement et de recrutement). En soi, c’est le premier stade de la préfiguration d’une société fonctionnant sur de nouvelles bases.

Il faut anticiper la situation infernale d’un second tour offrant comme choix Le Pen ou Fillon, avec le risque que la première l’emporte, la réédition de 2002 n’étant pas garantie. Et pour ne pas se rallier à Macron, s’il accédait au second tour, une candidature de gauche passant en tête est la seule solution. C’est devant cette responsabilité que se trouvent Hamon et Mélenchon.

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507 réflexions sur « FAIRE DE LA POLITIQUE OU PAS ? par François Leclerc »

  1. Sur le marché ce matin, en plein Grenoble, distribution de tracts: 5 votants du FN dont un ancien collègue!. Il se sont un peu fait brancher par les gens mais sinon: pas de complexe, j’étais vraiment très surpris de les voir la comme ça.
    « On est le premier parti de France », « il faut essayer Marine », « allez madame un peu de lecture », « je suis émigré italien ». Un discours parfaitement rode, inoxydable, très efficace, l’euro, la défense de l’emploi, et a cause des socialistes on est plus fier d’être Français, il a fallu les attentats pour qu’on ose le bleu blanc rouge etc etc…
    Et le gars de l’échoppe voisine très fier de me montrer sa photo avec Marion tout en me disant que mon candidat est un con à proposer 800 euros déjà tout le monde pour ne rien foutre et que nous sommes une bande de fainéants.
    Mais j’y crois!

  2. ça doit faire bien de saboter les bonnes volontés, ça fait le gugusse savant qui voit l’avenir avant tous les autres. Dans l’avenir pourtant les possibles sont nombreux ; ils peuvent être mille ou dix mille.

    Comme personne ne tient à la place de première dame, et que chacun des candidats tient à sa place en haut du perron, ne pourrait-on pas avoir une présidence à deux avec une tierce ?

    1. Il reste 9 jours pour sortir de l’absurde !

      C’est beaucoup finalement , compte tenu de la précipitation ( bienvenue) des événements .

      1. Bof, tant que sa petite entreprise ne connaît pas la crise. Telle est la simple et évidente réalité qui sont de tous temps réinventé, même par ceux qui pensent qu’ils lavent plus propres que leurs semblables.

  3. Personne ne pourra me convaincre de voter à l’extrême droite, à droite, ou à droite complexée.
    M. Hamon est de droite car il fait partie d’un parti qui a renié toute valeur humaniste.
    Nous l’avons vu dans la répression sociale dont le PS est responsable, la loi El Khomri, etc…
    On peut tromper une fois 1000 personnes, mais pas 1000 fois une personne.
    Mais visiblement M. Hamon arrive à faire illusion de manière remarquable !
    Quand à la consolation ? alors là ????

  4. L’agriculture est sauvée ! Le « problème numéro 1 de l’agriculture française* » est disparu ce jour.

    *Dixit Monsieur le 28.02.2016 sur iTélé à propos de X. Beulin.

    1. Mr Beulin et sa famille ont droit au même respect que quiconque, faire allusion à des propos qui datent de plus d’un an dans un tel procédé est indigne, honte au modérateur qui a laissé passer ça. La Vigneron, c’est carrément minable.

      1. Mais non mais non, je cherche juste, et très charitablement, à avertir Monsieur d’un malheureux « Total dérapage » à la Filoche.

      2. J’ai perdu mon père il y a 3 mois des suites d’une maladie qui a de forte chance d’être liée à sa vie d’agriculteur prisonnier du système agro-industrio-pharmacetico-financier. Et c’est moi qui doit venir vous demander de respecter le deuil de la famille Beulin. C’est toi qu’a dérapé Vigneron, point barre.

      3. Désolé.
        Le mien aussi c’est le boulot et surtout la Seita qui l’ont tué. Lui serait pas venu à l’idée pour autant, comme le tien j’imagine, de s’en prendre au président de la FNSEA ni au ministère du budget, moi non plus d’ailleurs.
        Ps : on n’est jamais « prisonnier » quand on a les clefs sous la main.

      4. Et, ne te déplaise, les tribuns procureurs qui se complaisent et font carrière à désigner de leur vindicte qui leur chante pour le bien de leur soit-disant cause, je persisterai à les désigner.

      5. Quand on a les clefs, on est jamais prisonnier que du sort de ceux qu’on aime si on claque la porte. J’ai jamais manqué de rien dans ma jeunesse.

  5. Je crois que nous sommes à l’aube d’une transition politique où le citoyen aura beaucoup plus à dire. Les blockchain ( je les comprends comme étant un système d’auto contrôle ) vont peut être permettre de purifier les comportements politiques inadéquats et renforcer les bonnes décisions ( celles qui par exemple sont en accord avec la vie en communauté (planétairement). Le rôle du politique évoluerait en un rôle de communicateur orchestrant, de conseiller, de transmetteur d’idées. On ne voterait plus tant pour une grande gueule mais plutôt pour une capacité prouvée à organiser un changement. Les décisions deviendraient les clés et non plus la personne en qui on place sa confiance sans savoir les décisions qui seront prises pour arriver au programme politique. Cette vision doit encore mûrir. Qu’en pensez vous?

    1. A une époque je pensais comme vous. Mon truc c’était la « véritable démocratie »(le tirage au sort).
      Mais en y repensant, la politique c’est comme une bonne vieille partie de jeu de rôle sur table, les règles auront beau êtres splendides, si les participants sont de mauvaise foi, l’ambiance reste pourrie.

    2. @Etienne

      La pertinence des blockchains reste totalement soumise au bon vouloir des informaticiens qui les codent et les contrôlent. Le libre accès au code source n’est d’aucune utilité à Mme Michu qui ne connait rien à la programmation informatique, et qui ne sait même pas faire un copier/coller.

      Les blockchains offrent en fin de compte une n-ième illusion de démocratie qui dissimule (mal) l’émergence d’une aristocratie technologique.

      1. Bonjour, Merci de m’avoir éclairé un peu sur la technologie Blockchain. Dans mon esprit je voyais enfin sur écran les millions de gens en accord avec des souhaits qu’ils ne voient parfois pas du tout exhaussés après leur vote. Si par exemple je demande qui désire manger des pesticides, qui dira oui? Et pourtant il y en a plein dans toute notre malbouffe. Qui désire faire la guerre à un pays tel ou tel? presque personne dans le milieu citoyen ne le désire. J’oublie aussi probablement un peu vite que je vis ici au crochet de pays qui m' »offrent leur matières premières par exemple ». Je n’ai aucune solution globale ,et encore moins unique. Je me pose des questions. Merci a vous tous, d’accord, pas d’accord,en colère aussi, de plus en plus mais qui ont au moins la sagesse de l’exprimer et surtout de laisser tous ou presque s’exprimer. Car la solution en définitive viendra du partage.

    3. @Etienne
      Votre ‘Je crois que » est un pressentiment, une idée d’un futur possible, une espérance, une attente.
      Nous savons bien que la réalité se joue de nos attentes
      Quelqu’un la dit, la sortie du capitalisme ne peut se faire que si elle se fait d’abord dans les têtes, et si un autre modèle plus désirable vient le supplanter.
      J’ai l’impression que cette idée (ce modèle) est encore bien peu développée, trop confuse, trop abstraite, trop anxiogène.
      On est sur le Titanic mais on reste à bord, parce que se jeter dans les eaux noires et glacées de l’inconnu ça n’incite pas à la baignade.

  6. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/19/melenchon-presente-sa-strategie-de-relance-economique_5082074_4854003.html

    Mr Jorion, vous qui avez reconnu que le programme de la FI est « excellent » (je n’ose penser que vous vous êtes prononcer sans vous renseigner un minimum avant). Je vous propose de lire les commentaire de cet article pour voir le type d’énergumènes aux côté desquels vous vous rangez. Comment pourrez vous justifier dés lors qu’il n’y a pas de TINA au milieu de cette horde de « c’est ça et demain on rase gratis » qui n’ont même pas l’idée qu’il y ait un cadre dont on puisse sortir? Le travail de tous ces gens qui ont élaboré le programme de la FI est il à jeter par ce que leur tête d’affiche parle trop fort ?

      1. Le plus satanique reste quand même mamon . C’est bien joli la dérision mais sur le fond que dalle. De même pour Vigneron ci dessus quand je lui tend la perche sur le bonapartisme de Monsieur comme il dit, pas le moindre début d’argumentaire. C’est surprenant, on dirait que quelque part vous ne cherchez pas vraiment à détourner les insoumis de leur vote… acte manqué quand tu me tiens 😉

        Sur 5 heures de chiffrage on aurait quand même pu s’attendre à quelques remises en cause… Au moins un minimum de mauvaise foi que diable! Il est mal barré Hamon avec des soutiens comme ça 🙂

        1. vous ne cherchez pas vraiment à détourner les insoumis de leur vote

          Exactement ! Pourquoi ? Parce qu’une bonne partie ira alors voter pour Le Pen plutôt que pour Hamon, Macron ou Fillon. Qu’ils restent avec Méluche.

      2. Dans la démarche hors-partis, et donc nécessairement et par essence hyper-individualisée, Macron est assurément plus bonapartiste encore que Monsieur mais sur les autres signes forts du logiciel bonapartiste il ne l’est juste plus du tout, sauf, je l’espère, pour sa victoire, seule chance à ce jour contre la réaction Pénienne ou Fillonienne.

      3. « Exactement ! Pourquoi ? Parce qu’une bonne partie ira alors voter pour Le Pen plutôt que pour Hamon, Macron ou Fillon. Qu’ils restent avec Méluche. »

        Pardon ? Vous vous rendez compte de l’ambiance que vous mettez ici avec votre ami Vigneron ?

      4. Vous ne voulez même pas chercher à comprendre pourquoi des gens qui vous lisent veulent voter pour Mélenchon ? Où est l’extrémisme dans son programme ? Quel rapport avec lepen ?
        Je pensais trouver autre chose ici… Mais je suppose que vous allez me dire d’aller voir ailleurs.

      5. « Tout le monde est toujours bienvenu pour débattre ! »

        Relisez-vous, ce n’est pas l’impression que vous donnez. Là vous venez de décréter que j’étais lepéniste en puissance, merci ^^ !

        1. Sens de la nuance Bruno. J’ai bien dit « une partie » de l’électorat de Méluche. Ce qui laisse une autre partie, dans laquelle vous vous trouvez, cqfd.
          20 % des électeurs de Mélenchon étaient des électeurs de… Sarkozy en 2012. C’est pas moi qui l’invente.

      6. L’argumentaire est facilement retournable. Pourquoi voudriez vous que l’on vote utile alors que nous l’avons pour la plupart déjà fait en 2012. Mélenchon à ce jour conserve un électorat similaire à 2012. Allez donc chercher pouille à Mr Macron si vous voulez trouver un coupable pour une hypothétique accession au pouvoir de lepen. En plus vous savez bien qu’au deuxième tour on choisira la peste avec vous face au choléra. C’est quand même fort que vous veniez reprocher à Mélenchon de tenir sa ligne alors que vous avez gouverné 5 ans grâce à son appui au second tour. Si on a un second tour Macron/Fillon vous risquez de vous mordre la langue, je vous le dit.

      7. Julien Alexandre : ok, ok. De Sarkozy à Mélenchon, c’est le grand écart… j’ai du mal à comprendre.

        vigneron : D’accord, il y a des points communs à leurs programmes, mais quid des différences ? J’ai passé du temps à écouter ce qu’il avait à dire, j’ai regardé le truc de Dimanche. Et je n’arrive pas à comprendre comment on peut le mettre dans le même sac ? Son discours et celui de ses collègues est rationnel, pas dans la xénophobie, sur la politique extérieure il se range plutôt du coté de l’avis de l’ONU (par exemple sur la Syrie).. beaucoup de ses propositions me semblent rejoindre ce qui est dit ici… Donc mes modestes moyens cérébraux ne comprennent pas.
        En fait, se serait la seconde fois que je vote, Hamon à eu ma voix aux primaires, mais je votais surtout contre Valls. Je n’ai pas confiance dans les cadres du PS,la loi sur la corruption m’a achevé.

      8. Bruno, plutôt que de perdre son dimanche à regarder un énième episode d’entre-soi youtube de propagande tutoyante, attendre une confrontation avec des opposants ou quelques journaleux sagaces pour juger de la chose.
        Mais quand on a fait la bêtise (dans l’hypothèse de favoriser Monsieur) de voter Hamon pour expulser Valls, le plus cohérent est de voter à nouveau Hamon, amha.

      9. Vigneron : la dernière partie du chiffrage a été la confrontation avec 4 journaliste pas vraiment complaisants : BFM, Le figaro, et deux autres dont je me souviens plus mais pas vraiment le style Libé. Mélenchon a été très courtois, Généreux fidèle à lui même et on retiendra une excellente prestation de Liem qui bien que très nerveux a apporté des arguments solides.

      10. Ah, et il avait quand même invité 4 journalistes qui l’ont, lui, Généreux et Liem Hoang Ngoc, interrogés de manière assez poussée. C’était dans la dernière heure et ça a clôturé leur émission si jamais vous voulez jeter un coup d’oeil.

      11. Ah ok, il avait amené ses petites mains diplomées pour gérer l’intendance. Evidemment c’est plus facile comme ça, et en même temps tout l’monde a pas eu la chance d’avoir fait l’Ena pour embrouiller élégamment les fouille-merdes dans un grand oral.

    1. Ce n’était pas dans l’idée de favoriser Mélenchon, mais surtout de ne pas se retrouver avec quelqu’un comme Valls aux présidentielles.

  7. Et tout cela à cause d’un système électoral qui date du XIX (une présidentielle à deux tours, où on ne peut voter que pour un candidat).

    Alors qu’il y a plein de manières d’organiser une élection qui éviterait toutes ces discussions « stratégiques »:
    – un vote où chacun indique son ordre de préférence des candidats (par exemple, avec ça, Jospin aurait été élu à la place de Chirac en 2002 -http://www.math.cornell.edu/~goldberg/Math1340/FairestVote.pdf)
    – ou un système non présidentiel à la proportionnelle, où les partis doivent se mettre d’accord sur un programme de coalition *après l’élection* et que le rapport de force soit révélé par les votes. C’est absurde de faire cela avant…

    1. @Mathieu Van Vyve
      Enfin un commentaire qui ouvre une fenêtre !

      Tout à fait d’accord là-dessus. Il y a bien d’autres façons d’organiser le choix des électeurs.
      J’ai passé la majeure partie de mon expérience professionnelle dans l’agro-alimentaire et j’ai pratiqué l’analyse sensorielle dont le but est soit de faire ressortir « rationnellement » des chois subjectifs (analyse hédonique: j’aime / j’aime pas), soit de caractériser un produit à l’aide de descripteurs (analyse descriptive).

      Par exemple si on demande aux électeurs de classer par ordre décroissants leur trois candidats préférés parmi tous les candidats (3 points pour le premier, 2 pour le second, 1 pour le 3è et zéro pour les autres) on obtient des résultats bien différents qu’avec le scrutin actuel qui lamine les candidats qui font consensus, et qui au contraire favorise les clivages, au risque de faire ressortir le plus discriminant (sans parler de l’abstention qui disqualifie tous ceux qui ont une opinion mais dont l’expression est confisquée au profit des « grandes gueules »)

  8. Dimanche 19 février 2017, a 22 h 31, après avoir prêté une attention particulière dans la presse du week end aux échanges entre factions politicardes … Et dire que je pensais changer d’avis et aller voter !

  9. Scoop inédit sur ce blog :

    [Contenir Mélenchon, c’est la mission que se sont donnée les plus à gauche des socialistes. «On lui assure un flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon» ]

    Impératif non-autoritaire : cherchez l’auteur……google caftera.
    Contention ou contenance ?

    1. Définition du scoop par Rosebud : reprendre une information publique publiée il y a… 5 ans… et prétendre que c’est un scoop.

      Chapeau l’artiste. Prochaine révélation : « Mitterrand, fossoyeur du communisme ». Non, pas vrai ?!?

  10. Quand l’on constate la haine qui se déverse envers le personnage de Mélenchon sur ce blog, il est clair que la gauche ne sera pas au second tour. Mais il est vrai que ce doit être parce que pour tous ces détracteurs Mélenchon = Fidel Castro = Chavez = Amaninedjad = Kadhafi = Poutine = Xi jingping, pourquoi pas Kim II sung tant qu’on y est.
    Si ce n’est Robespierre, ou Saint Just, ou carrément Belzébuth !
    Tremblez braves petits soldats du P »S », le croque mitaine veut vous manger tout cru !
    Je n’appelle pas cela faire de la politique, j’appelle cela du dézingage en règle.
    Mais ne venez pas pleurer lorsque l’on en aura pris pour 5 ans du « vertueux père austérité » Fillon, ou du « promoteur de l’ubérisation à tout va de la société » Macron. Car il y aura toujours assez de petits soldats à « gauche » pour empêcher la grande sorcière Carabosse d’accéder au Palais.
    Décidément une seule chose sur laquelle l’on peut tomber d’accord c’est que l’espèce est mal barrée, et les français en particuliers.

    1. « …la haine qui se déverse envers le personnage de Mélenchon… »
      Euh…Alors là, on ne doit pas lire les mêmes commentaires…! 🙂

  11. « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », je suis d’accord.
    Mais au vu, des haines recuites entre gens de gauche, l’on n’est pas près d’un début de commencement de sortie du capitalisme.
    Ce qui confirme mon intuition que le capitalisme crèvera du fait de ses excès tant dans les domaines sociaux, qu’environnementaux, plutôt que du fait qu’il aura trouvé des adversaires politiques assez solides, unis et déterminés pour le terrasser.
    Mais lorsqu’il crèvera après avoir tout dévoré, il n’y aura plus grand monde ici bas pour faire des commentaires. Dieu reconnaîtra les siens…

    1. Il se sauve toujours quelques lemings, lorsque on aura fini d’exploiter toutes les ressources il y en aura une nouvelle : l’énorme tas de poubelle sur lequel nous camperons…

      1. Rhooo, quand je vois les échanges hein..

        Non mais bon, Monsieur Attali ment dans l’échange avec Monsieur Mélenchon au sujet de la comptabilité de la dette d’un Etat dans l’Union. Quand Mélenchon dit que l’Union n’est pas endetté et qu’elle pourrait emprunter 14000 milliards, MONSIEUR Attali lui dit qu’on ne peut pas le compter deux fois puisque c’est déjà la dette des Etats ce montant dans la vidéo collé par Bidochon ( à 22 mn) . Or il ment, l’UE pourrait le faire comme les USA, car l’UE, elle est pas endettée, à la façon du système nord américain comme on le comprend très bien dans cet extrait de wiki :

        « Les dettes des États, municipalités et des collectivités locales des États-Unis sont des dettes publiques qui ne sont pas comprises dans l’agrégat officiel dettes publiques totales des États-Unis. Les dettes des collectivités locales américaines sont la plupart du temps exclues des présentations de la dette publique des États-Unis. En Europe, au contraire, les dettes des collectivités locales sont systématiquement incluses lors des présentations de la dette publique. Par exemple, la dette publique au sens de Maastricht inclut les dettes publiques locales. Cette différence de comptabilité fausse la plupart du temps les comparaisons entre la dette publique des États-Unis et celle de l’Europe. »

        Vidéo de Bidochon plus en échange avec vigneron :

        https://www.youtube.com/watch?v=iH9qtO2l0rA

        C’est bon, j’ai été un sage docile avec l’autre MONSIEUR ? Lorsque la liberté de blâmer et d’invectiver n’est plus légère alors on sent venir anastasie.

      2. Mes commentaires ne passent pas: vous les rejetez lâchement. On n’aime pas l’opposition chez Jorion ? Vraiment un petit con de merde.

        1. C’est gracieux « Anna » ! L’incitation à la haine, le conspirationnisme et les insultes ne font pas partie des choses acceptées sur le blog. Je vous conseille de vous appliquer vos propres conseils :

          Et si les Français se mettaient à rechercher la vérité ailleurs que dans leurs journaux financés par des puissances d’argent voyant dans la guerre et le terrorisme sur le territoire français de quoi faire encore plus de fric ?

          Vous connaissez le chemin : faut tourner à droite et c’est tout au fond.

      3. Ok Cloclo, sauf que le total de la dette des Etats fédérés et des collectivités locales US, c’est entre 16 et 17 % du PIB seulement. Et n’oublie pas qu’une bonne partie de la dette fédérale US enregistrée (30 %), ben c’est les réserves Sécu et autres des zuniens, retraites en particulier… En France c’est du hors-bilan.
        http://www.usgovernmentdebt.us/national_debt
        https://www.thebalance.com/who-owns-the-u-s-national-debt-3306124

  12. Personne ne peut légitimement penser que monsieur Melenchon appliquera le programme qu il défend.

    Cependant il a su mobiliser pour en réaliser un, l apprendre et le défendre.

    pour cela il mérite considération.

    1. Peut on légitimement que des candidats sans programme vont en appliquer un?
      Au moment du choix combien mériterons considération?

  13. Personnellement je pense qu’il n’y aura pas d’autre salut que de salut européen et tous ces gougnafiers la piétinent ou la dénaturent et l’enlaidissent.

    Je les méprises tous, et préfère amplement les paradis artificiels. Alors qu’Il pourrait être à porté de main pour peu qu’on veuille bien ouvrir la porte. Mélenchon est cohérent, Attali ne cesse de le dire, mais au niveau européen précise-t-il, à raison d’ailleurs.

    Maintenant question, comment on y monte avec cette cohérence ? Avec Hamon ? Je n’y crois pas une minute, je connais trop bien tous les régiments d’élus du PS à sa solde, du général au sergent, des mercenaires qui vont juste à la soupe avec en bandoulière la DHDDH pour faire genre. Bref, enfin, on peut donc être très énervé de voir ça.

  14. juste ce commentaire après la lecture de « http://www.pauljorion.com/blog/2017/02/19/presidentielle-les-charentaises-de-la-volonte-de-perdre-et-les-bottes-de-cinq-lieues-de-la-volonte-de-gagner/ »

    il ne s’agit pas de perdre ou de gagner, juste de comprendre que le retour du mouvement social gagnant sur le devant de la scène ne peut se faire qu’en refusant l’alliance mortifère avec la gauche de la droite.

    et de toute façon, JAMAIS aucune avancée sociale n’est dû aux partis de gouvernement :
    en 1936, le front populaire n’avait pas les congés payés dans son programme (sans doute trop révolutionnaire et risquant de faire fuir les radicaux soc …..), ce sont les grèves et la peur des rouge qui ont amené ces congés pour des hommes et des femmes qui n’avaient pour seul horizon que de trimer jusqu’à la mort.
    en 1968, que je sache, ce n’est pas un gouvernement de gauche qui a augmenté, comme jamais le sùmic et accordé les libertés syndicales.

    c’est le rapport de FORCE et la peur des possédants de tout perdre qui a toujours permis les avancées sociales

    gagner les élections ou pas, l’essentiel, c’est de se retrouver dans la grève et dans la rue là ou le rapport de force peut s’inverser.

    de toute façon, les possédants ne cèdent que quand ils ont peur sinon ils se gavent au point de mettre en péril leur propre pouvoir.

    la noblesse d’argent vaut bien la noblesse de sang; leur cynisme n’a dégal que leur mépris des faibles et des dominés.

  15. Le plus grand problème des libéraux, c’est d’oublier le collectif, le besoin collectif qui ne me semble pas une option philosophique ou politique, mais une part constitutive de notre humanité. Je dirais que chacun de nous a besoin d’avoir une place dans un cadre fraternel et transcendant (qui transcende notre individualisme étriqué). L’ensemble du monde souffre de l’hégémonie individualiste, de l’ordre individualiste qui sévit, avec le sentiment que c’est pour rien ou plutôt le pire.

    Le plus grand problème des socialistes volontaristes, c’est d’oublier l’individu, la personne, et de vouloir faire le bonheur de la collectivité au détriment de ses membres. Le cadre collectif devient oppressif. C’est de ce cadre que notre société moderne a voulu s’extraire. De d’Auguste Comte à Durkheim puis à Touraine, cette question de l’individu et du collectif est posée, sans solution satisfaisante jusqu’ici.
    De mon point de vue, la résolution de cette équation difficile passe par l’apprentissage et la maîtrise d’un savoir faire en intelligence collective. Il me semble indispensable qu’aujourd’hui, les solidaristes, dont je suis, s’emparent de cette question. Les pistes que j’ai pu trouver jusqu’ici (sans la moindre prétention à être exhaustif, mais ceux-là m’ont beaucoup apporté): Elinor Ostrom, Gerard Endenburg, Jo Freeman, Olivier Zara, et en ce moment, le travail d’exploration du couple Beauvillard, tout à fait en ligne avec Elinor Ostrom. Et puis aussi, la mise en pratique dans chaque collectif où j’interviens, afin de confronter, d’acquérir de l’expérience, sortir de “l’onanisme” philosophique. Je crois que c’est une piste possible pour “prionner » ce capitalisme individualiste dévastateur pour les milieux écologiques et sociaux, à tel point qu’on peut facilement l’incriminer, sans responsable clairement identifiable pourtant, de crime contre l’écosystème et l’humanité.
    Pour le moment, du point de vue de la prise en compte de l’intelligence collective, en tant que moyen d’incarner une dialectique efficace et démocratique, je ne vois aucun signe encourageant dans les options politiques qui se révèlent à l’approche de l’élection, quand bien même les propositions de gauche sont tout de même moins catastrophiques de ce point de vue.

  16. J’ai du mal à imaginer que Hamon ou Mélenchon (mais aussi Le Pen, Fillon ou Macron) aient réellement la possibilité d’appliquer leur programme:

    – dans le cas dit de «cohabitation» (c’est-à-dire d’une majorité à l’Assemblée dont les choix politiques sont différents de ceux du président) le gouvernement constitué définit la politique générale du pays sans tenir compte des orientations du président

    – dans le cas, qui ne me semble pas improbable, où il n’y aurait aucune majorité à l’assemblée le choix serait de garder Cazeneuve ou de dissoudre l’assemblée…

    1. C’est une question à laquelle la réponse n’est pas connue.

      Il faut tout de même noter que tenir les législatives quelques semaines après les présidentielles renforce la présidentialisation de la Cinquième République, car le nouveau président pourrait compter sur un réflexe de « cohérence » de la part de tous ses électeurs, en les appelant à lui donner une majorité de députés prêts à l’appuyer, ce qui ne serait que simple logique pour lui permettre de gouverner.

      Ce serait sans doute plus facile pour Fillon, Macron ou Hamon que pour Mélenchon ou Le Pen, cependant.

      1. Dans le cas de Hamon ce serait de toute évidence une cohabitation au vu des investitures arrêtées.

        A moins qu’il ne se hollandise en cours de route et trahisse son électorat. Ce qui est tout à fait probable.

    1. Merci. Plus qu’intéressant .
      ((Dommage l’erreur sur le « Diplo » , le slide(corrigé) passe très vite , et les commentaires révélateurs..faut les lire…Une remarque préliminaire dans le transmission est indispensable.))

      1. Slide (ah non le diplo est totalement indépendant ! Mea culpa !) très problématique. Pas d’erreur, le Diplo est bien une filiale du Monde, so what ? Ben que les titres de propriété ne disent rien en eux-mêmes de la politique éditoriale du canard et que toute la vidéo est donc nulle et non avenue.

  17. Faute d’accord, Paul Jorion a écrit le mot cinq et non le chiffre 7.
    Cinq lieues, un conte :

    Le salut est dans la concorde

    Il était une fois, lorsque Brahmadatta était roi de Bénarès, le Bodhisatta qui prit naissance sous la forme d’une caille. Il vivait dans la forêt d’une colonie de plusieurs milliers de cailles.
    Un jour, un chasseur d’oiseaux découvrit l’endroit où elles vivaient. Il vint alors régulièrement en attraper. Il les attirait en imitant leur cri, et une fois qu’elles étaient rassemblées, il jetait sur elles un filet dont il resserrait ensuite les bords afin de les y emprisonner. Puis il le plaçait dans son panier et, de retour chez lui, il vendait ses proies.
    Un matin, après les avoir toutes rassemblées, le Bodhisatta s’adressa aux cailles :
    – Ce chasseur est en train de décimer nos semblables. J’ai une technique grâce à laquelle il lui sera impossible de nous attraper. A partir de maintenant, dès qu’il jettera son filet sur nous, chacune mettra sa tête entre les mailles. Puis vous prendrez votre envol toutes ensemble pour emporter le filet avec vous. Ensuite vous vous poserez dans un buisson épineux et n’aurez plus qu’à dégager votre tête du filet pour vous libérer. Les mailles resteront prises dans les épines.
    – Très bonne idée approuvèrent toutes les cailles d’une même voix.
    Le lendemain, dès que le chasseur jeta le filet, les cailles firent exactement ce que le Bodhisatta leur avait expliqué : elles s’envolèrent toutes ensemble entraînant le filet qu’elles déposèrent dans un buisson épineux, puis s’en dégagèrent. Lorsque la nuit tomba, le chasseur était encore en train de dégager son filet des épines. Il rentra chez lui son panier vide.
    Sa femme commençait à perdre patience et se mit en colère :
    – Jour après jour, tu rentres bredouille ! As-tu donc un second foyer à entretenir ?
    – Non, lui répondit le chasseur, je n’ai d’autre foyer que le nôtre. Le fait est que ces cailles se sont entendues entre elles. Dès que je jette mon filet sur elles, elles s’envolent toutes en même temps et l’emportent. Puis elles le déposent sur un buisson épineux, d’où il faut que je le décroche maille par maille, et s’en vont. Mais elles n’agiront pas longtemps ainsi unies. Ne t’en fais pas, dès qu’elles commenceront à se chamailler, je les emporterai toutes. Et toi, tu retrouveras ton sourire.

    Puis il prononça ces vers :

    Quand la concorde règle, les oiseaux emportent le filet.
    Mais dès qu’ils se disputent, de moi ils sont la proie.

    Peu de temps après, une des cailles marcha par erreur sur la tête d’une autre. En prenant son envol.
    – Qui donc ose me marcher sur la tête ? cria la seconde en colère.
    – C’est moi, dit la première. Mais ne sois pas fâchée, je ne l’ai pas fait exprès.
    Mais cette réponse ne suffit pas à apaiser la seconde caille. Tout en se disputant, les cailles se mirent à se lancer des railleries : « je suppose que c’est toi toute seule qui soulève le filet, n’est-ce-pas ? »
    Les voyant se quereller, le Bodhisatta se dit : « il n’y a pas de sécurité parmi ceux qui se querellent. Il viendra bientôt un temps où elles ne soulèveront même plus le filet : par là-même elles périront. Le chasseur va saisir sa chance. Si je veux au moins sauver ma famille, je ne peux plus rester ici. »
    C’est ainsi que le Bodhisatta décida de partir avec tous ses proches ; laissant derrière lui les cailles querelleuses.
    Quelques jours plus tard, le chasseur revint sur les lieux avec son filet. Les ayant rassemblées en imitant le cri d’une caille, il le jeta sur elles.
    L’une des cailles dit alors à l’autre :
    – Il paraît que la dernière fois, au lieu de soulever le filet tu t’es pris la tête dedans comme une maladroite et y a perdu des plumes. C’est à ton tour à présent de le porter !
    – Et toi, on m’a dit que tes ailes se sont déplumées au moment de t’envoler avec le filet, répliqua l’autre. C’est plutôt à toi de le soulever !
    Mais pendant que chacune disait à l’autre de soulever le filet, le chasseur resserra les mailles et emporta tous les oiseaux dans son panier.

    Contes des vies antérieures du Bouddha (Jataka).

    1. Sont cons ces chasseurs bouddhistes, même pas idée de plomber son filet, non non, on fait confiance en la nature querelleuse de la caille bouddhiste et on attend.

  18. A propos de Jean-luc Mélenchon et de Robespierre, J’ai été surpris de la position de Mélenchon sur Robespierre 🙁https://youtu.be/gxvtYn-GGEY) .
    Il faut dire qu’en histoire de France j’ai des lacunes.
    Alors en cherchant un peu j’ai trouvé cette conférence de Guillemin: https://youtu.be/XiM74n8I2Gc
    Robespierre me paraît bien plus proche et Mélenchon fréquentable.

  19. Hamon est de droite, Mélenchon est de gauche. Là on comprend mieux donc Mélenchon candidat unique pour la gauche.
    Facile la politique.

  20. SOCIÉTÉ
    Michel Houellebecq : Les élites haïssent le peuple
    Par AuteurMichel Houellebecq / Samedi 18 février 2017 à 13:15 0
    Michel Houellebecq. Photo © LEEMAGE
    L’incorrect. La chaîne Youtube du ministère argentin de la Culture diffuse une passionnante conférence donnée par l’auteur de Soumission à Buenos Aires en janvier dernier. Extraits choisis d’une véritable feuille de température du paysage intellectuel français.
    Depuis une vingtaine d’années est apparu en France un phénomène assez étonnant, qu’on voit dans beaucoup de médias mais tout particulièrement dans le média dominant, le quotidien de référence le Monde, qui est manifestement un organe central de ce que l’on appelle le “politiquement correct” mais que je préfère appeler le “nouveau progressisme”. […] Immédiatement après 1945 et jusqu’à il y a à peu près vingt ans, les prolétaires, les ouvriers et plus généralement les pauvres bénéficiaient d’un a priori favorable dans les médias de l’élite. Ils étaient considérés comme respectables et leur point de vue considéré comme intéressant. De toute évidence, cette analyse était due à la domination du Parti communiste. Peu à peu, après 1968, cette domination intellectuelle s’est effritée et a subi un coup fatal avec la publication de l’Archipel du Goulag en 1974 par Soljenitsyne, livre qui a vraiment changé l’histoire du monde. Peu à peu, avec le déclin du parti, le respect envers le prolétaire a commencé à décliner. Et on a vu apparaître ce que l’on peut appeler une révolte des élites contre le peuple.

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    Un mot est apparu, celui de “populisme” pour désigner les opinions populaires dont il fallait se défier. […] L’idée a commencé à être exprimée, d’abord prudemment, puis de manière de plus en plus explicite, que le suffrage universel n’était pas la panacée et qu’il pouvait conduire à de grandes aberrations. Il y a eu un cap très important en France en 2005. Un référendum sur un traité européen, celui de Lisbonne, a eu pour résultat un “non” massif de la population. Quelques années plus tard, le traité a été adopté contre l’avis de la population par le Parlement réuni en Congrès. C’était un déni de démocratie vraiment frontal qui ne s’était pas vu en France depuis très longtemps. Parallèlement, le langage employé par les élites pour parler du peuple est devenu de plus en plus insultant. […]

    Entre la population et les élites, le mot “incompréhension” en France est, à mon avis, beaucoup trop faible. Ce à quoi on a affaire, c’est tout simplement de la haine. Et c’est ce même mot de “haine” que j’utilise pour qualifier mes rapports avec différents journaux, spécialement avec le Monde. […] La violence du débat public en France – enfin ce qu’on appelle le débat public et qui a été tout simplement une chasse aux sorcières – n’a cessé d’augmenter. Et le niveau des insultes n’a cessé de monter. […] Depuis l’arrivée de François Hollande, les choses se sont encore durcies et ont monté d’un cran car un phénomène nouveau et totalement imprévu a commencé à se produire. Certains intellectuels français, en particulier Alain Finkielkraut et Michel Onfray, ont déserté le camp des élites pour se rapprocher du camp de la population. Immédiatement ils ont été voués à l’opprobre par l’ensemble des médias, ils ont rejoint le camp des populistes abjects, où il y avait déjà Éric Zemmour et où je passais faire un tour de temps à autre. […]

    On peut se poser la question : les intellectuels français sont-ils massivement passés à droite et devenus réactionnaires ? […] Ce virage à droite n’est pas si net. La vérité, à mon avis, est qu’ils ont abandonné la gauche sans pour autant rejoindre la droite. Ils ont retrouvé quelque chose dont ils avaient complètement perdu le souvenir et même jusqu’à la notion, qui est la liberté de penser. […] La Seconde Guerre mondiale avait profondément discrédité les intellectuels de droite. Pour être honnête, c’était un peu injuste car une partie de ceux-ci non seulement n’a pas collaboré mais a même résisté. […] Et à partir de 1945, l’intégralité du pouvoir intellectuel en France est tombée aux mains de la gauche. […]

    Les intellectuels de ma génération sont toujours aussi ignorants des choses scientifiques et offrent toujours aussi peu de contenus, mais ils ont renoncé à dissimuler cette absence de contenu. Ils n’essaient plus du tout de produire une pensée neuve et ont renoncé à toute ambition philosophique. Les intellectuels à l’heure actuelle sont des observateurs, des commentateurs engagés des faits de société. […]

    Ce qui a vraiment fait rentrer le sujet dans le débat public, c’est un petit livre de 70 pages publié en 2002 par Daniel Lindenberg. Le titre était le Rappel à l’ordre et son sous-titre Enquête sur les nouveaux réactionnaires. […] En 2016, ce livre a été réédité avec une postface inédite de l’auteur […] dans laquelle il dit deux choses. Ce qu’il dit d’exact, c’est que son livre a été mal accueilli en 2002. On lui a reproché de mélanger tout et n’importe quoi et de regrouper comme “nouveaux réactionnaires” des gens dont les opinions n’avaient absolument rien à voir. […] La conception du progressisme de Lindenberg est totalement nouvelle : ce qui rend une innovation bonne pour lui, ce n’est pas sa nature, c’est son caractère innovant en lui-même. La croyance de Lindenberg tient en deux points : nous vivons une époque supérieure à toutes celles qui l’ont précédée et toute innovation, quelle qu’elle soit, rend l’époque encore meilleure. La chose fausse dans sa postface est qu’il déclare que ceux qu’il avait inculpés sous la dénomination de “nouveaux réactionnaires” se sont défendus et ont protesté en disant qu’ils n’étaient pas réactionnaires. Alors qu’en réalité, c’est le contraire qui s’est produit, je m’en souviens très bien ; j’étais un des principaux accusés. Alain Finkielkraut était ravi d’être dans le même groupe de gens dont il aimait bien les écrits et, quand je lui en ai reparlé, il m’a dit : « C’est une dream team », pour situer son état d’esprit de l’époque. […] Être qualifié de réactionnaire ne faisait plus peur à personne. Le pouvoir d’intimidation de la gauche sur les esprits était mort. Une chose curieuse est que les nouveaux réactionnaires les plus fréquemment cités par Lindenberg n’étaient pas des intellectuels à proprement parler. Il s’agissait de Maurice Dantec, Philippe Muray et moi-même. […] Le choix de Lindenberg est excellent. Les idées de Muray et Dantec méritent d’être bien connues, bien plus que celles des intellectuels officiels et même un peu plus que les miennes ! Ce n’est pas de la modestie, mais de l’objectivité.

    Qu’est-ce que je prophétisais dans mes livres – si on fait une synthèse ? D’abord l’avènement du transhumanisme. Cela commence à se produire très doucement, il est possible que cela s’accélère. […] Ensuite, dans Soumission, j’ai prédit la prise de pouvoir en Occident par un islam modéré, et que l’Occident préférait se soumettre en abdiquant ses valeurs qui ne lui conviennent plus. À l’heure actuelle, on ne peut pas dire que ce soit un islam modéré qui se manifeste en Europe. […] Pour être complet, de petits signes commencent à apparaître. Comme on l’a vu, il y a une grande souplesse des universités occidentales, surtout françaises, à accepter des concessions dès qu’il y a des financements importants venant des monarchies du Golfe. Il semblerait qu’il y ait une sorte d’aptitude des Français à la collaboration qui perdure.

  21. Les bottes de 7 lieues c’est bien, mais pour aller où? Gagner, mais quoi?
    Les socialistes sont des gens étonnants.
    Ils ont excommunié leur tendance républicains et souverainisme après un procès médiatique en ringardise et poujadisme. Résultat? Avril 2002.
    Amende honorable?
    Non, aussitôt, ils n’ont de cesse de harceler leur tendance étatiste et protectionniste(des classes laborieuse), exit Melenchon et une bonne partie des électeurs.
    Amende honorable?
    Non, enfin seuls entre gens sérieux européistes et mondialistes libéraux, ils s’entretuent entre droite complexée medefienne ultralibérale et gauche édulcorée sorosienne sociétale. Primaires, exit les medefiens.
    Inquiétude?
    Certes. A juste titre.
    Solution envisagée? Exiger de la frange melenchonienne qu’elle se rende à la religion européiste, mondialiste et sorosienne en abandonnant armes, bagages et convictions fondatrices pour soutenir des buts qu’ils combattent et qui ont justifié leur départ du PS.
    Vous savez quoi?
    Ces inconscients irresponsables de melenchonniens creusent la tombe de la gauche et font le lit du FN en refusant de se ranger sous la bannière de la secte des Hamonites. Parce que là, c’est ça que ça devient, une secte. Avec comme premier et ultime commandement: le mondialisme. Piketty l’a dit lui même: « Melenchon, on peut en tirer quelque chose, il lui reste un fond d’internationalisme ».
    L’avenir d’un pays? le fondre, le dissoudre(avec son peuple), l’éradiquer en temps que structure collective. Il suffisait d’y penser.
    P.S. : Inutile de me traiter de suppôt du F.N., de Poutine, de Trump ou pire. Les hamonistes, depuis 30 ans, ont eu l’habitude de traiter ainsi TOUS ceux qui s’interrogeait sur leur crédo.

      1. Alors si je vous comprends bien, la gauche anti-ultralibéral, c’est le FN? Wow, vous êtes fort dans la secte à Hamon.
        Et si je comprends bien aussi, pour vous, la manière de « faire de la politique » chez les hamonites, leur manière de « chausser les bottes de 7 lieues de la victoire »(c’est beau comme du Mao), c’est de dire à ceux qui osent des question:
        « allez vous faire voir(je suis poli) au FN »
        ça c’est de la politique alors.
        A croire qu’on est dans un repaire de crypto-trotskistes.

      2. Si n’avoir à la bouche que du « sus aux mondialistes, aux européistes, aux libéraux, à Soros, à Piketty, à la gauche sociétale, à Hamon, à l’Allemagne, à l’UE, à l’OTAN, à l’Amerika et vive l’Etat, la Nation et le protectionnisme » c’est être de gauche alors oui le FN est de gauche.

      3. Hou la Vigneron, un peu de nuance. C’est quoi ces méthodes totalitaires de tout mettre dans le même sac?
        C’est là qu’on reconnait l’authentique type de droite.
        Et je ne vois pas en quoi un type de droite est plus qualifié qu’un autre pour excommunier quelqu’un quand il s’agit d’une alliance de gauche.
        Utilisez des argument, pour commencer. Et puis utilisez des arguments de gauche. Et je vous écouterai attentivement.
        Quant à vos sentences de petit bourgeois imbu…

      4. Ta réponse, adoubé par le taulier (et son demi-solde) prouve que ça pense pas beaucoup ou plus beaucoup ici – parce que ce qui te défrise pavloviennement est justement l’os qui reste à penser, la pointe de l’actuel qu’on le veuille ou non, le putain de problème du lieu, du lien, du sien qui est le point aveugle de la rationalité politique : le demos ne saurait être sans topos – faudra l’assumer, le cosmos ça le fait pas (sauf pour le calcul). Mais ça ne décide pas du signifié à mettre sous le grand totem « peuple » (désolé si je t’ai largué en route, c’est la limite lorsque le calembours tient lieu de pensée)

      5. Tu vois la nuance Michelucci ? Un supporter de Monsieur de 2012 qu’a raccroché les gants pour 2017 comme Jicé, au moins il te fait choir les pellicules sur les épaules pendant dix secondes avant de saisir à quoi t’as affaire. Avec toi on se contente de se demander comment on a pu tant se soucier de la nature de l’os dont il parle, le gratter si longtemps.

      6. Quand il s’agit de totalitarisme la gauche ( fausse ou vraie ) et la droite ( fausse ou vraie ) se valent .

        Car le totalitarisme c’est , par définition , la fin qui justifie les moyens .

        Mais vos « échanges » ,et le sens de la nuance, ne seraient pas inutiles dans les commentaires sur le billet traitant d’utilitarisme .

      7. @ Juannessy
        « le totalitarisme c’est , par définition , la fin qui justifie les moyens »

        Pas exactement, le totalitarisme c’est l’Etat qui englobe toute l’existence humaine sur tous les plans. Suivant la formule de Mussolini : « Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat ».

        Bien sûr, une conséquence en est que l’Etat n’a pas à se reconnaître de limites morales ou éthiques, donc que la fin justifie les moyens. Mais ce n’est pas le cœur du fait totalitaire.

      8. @Vigneron
        Je trouve formidable que sur un forum où l’on parle de savoir comment marcher ensemble, vous passez votre temps à balancer des insultes et excommunications.
        Et visiblement, ça fait rire le taulier.
        Et pendant ce temps là, la petite bebête qui monte, monte, monte. Et en plus vous proposez d’aller l’engraisser.
        Remarquer, c’est de cette manière là que depuis 30 ans, la gauche Le Monde-Libé-Médiapart prétend combattre l’extrême-droite qui fait rien qu’à roder dans nos campagnes. Avec le succès qu’on sait.
        Encore un petit effort Vigneron.

      9. @Jacquot :

        Pas d’accord avec vous , bien que n’ignorant pas les griefs anarchistes ( mais pas qu’eux) contre l’Etat .

        Il n’y a pas besoin de l’Etat pour être totalitaire . On peut l’être avec sa compagnes ou ses enfants .

        J’en reste avec ma définition ( qui n’est pas que la mienne) , qui ne m’a pas trahi depuis ….toujours .

    1. protectionniste (des classes laborieuses)

      Faute rhétorique. On dit « protectionniste solidaire » chez Monsieur dorénavant. On est d’accord, c’est exactement le même piège à couillons, mais bon, les éléments de langage, chez Monsieur comme ailleurs voire plus qu’ailleurs, y’a qu’ça qui compte, alors un peu de rigueur que Diable.

  22. J’ai hésité pour ajouter un commentaire à la longue liste. On constate que les gens de gauche sont divisés, ce n’est pas une nouvelle ! Certains commentaires sont constructifs, d’autres intervenants se font plaisir en critiquant systématiquement par des bribes de phrase, des allusions que j’ai du mal à saisir.
    – Lambotte a hâte que ces présidentielles soient passées pour parler d’autre chose. Alors, on parlera de la casse brutale menée par Fillon ou de la continuité encore moins sociale démocrate mais plus libérale de Macron. De toutes façons, dans les deux cas, la finance restera à la manœuvre.
    – Nyssen propose que les deux candidats de la gauche, j’ai un moment d’hésitation, se désistent en faveur de Taubira. Ça aurait de la gueule mais vu le peu de temps et l’entêtement des protagonistes, ce rêve ne se réalisera pas. Dommage, Taubira dérange beaucoup les gens de droite qui la dénigrent et veulent lui accrocher des casseroles à tout prix.
    Un intervenant a écrit que les français sont de droite. Un livre est sorti récemment, « Pourquoi les pauvres votent à droite ? ». Ce n’est peut-être pas le titre exact mais c’est le sens.
    Les cinquante pour cent de votants se partagent entre droite et gauche, quelques centaines de milliers tergiversent à chaque élection et font pencher la balance, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.
    Si un candidat de gauche unique présentait un programme commun simple , clair, présentant de grandes lignes, il rallierait très certainement une bonne partie des abstentionnistes déçus depuis des années par des professionnels de la politique qui ne pensent qu’à leur siège et ne tiennent aucune des promesses qu’ils ont pu faire.
    Dans ce programme, pourrait figurer l’établissement d’une nouvelle constitution avec un paragraphe sur les élections . Et là, un point proposé par certains qui changerait totalement la vie politique du pays, mandat unique à tous les niveaux, résiliable à mi-mandat. A la fin du mandat, réintégration de l’élu dans son métier d’origine comme c’était fait lorsque le service militaire existait. Cela permettrait à tout le monde de se présenter et changerait la physionomie de l’Assemblée.
    Suppression du Sénat remplacé par une chambre de citoyens tirés au sort.
    Mais je suis un utopiste et ne suis pas dans l’air du temps, maintenant, il faut être réaliste, n’est-ce pas ? On est loin de la phrase que j’ai entendue voici peu : On ne savait pas que c’était impossible, c’est pourquoi, nous l’avons fait.

    1. Oui, il me semble que la direction qu’il faut prendre, même si l’on peut discuter sur les modalités. Il faut prendre le meilleur de Mélenchon et le meilleur de Hamon et proposer quelques mesures de nature à redonner confiance en la politique.
      Bien entendu, ce qui manque, c’est le courage, et ce aussi bien coté Mélenchon que coté Hamon. Ils devront oublier leurs positions acquises. D’une certaine façon ils devront oublier leur parti respectifs pour penser au seul avenir qui compte : l’avenir commun, le bien commun. À situation exceptionnelle, action exceptionnelle, courage exceptionnel.

      Si il doit y avoir mue de la gauche dans le sens d’un renouvellement paradigmatique, toutes les forces de gauche devront peu ou prou y participer. Ignorer le PS me semble donc une erreur alors qu’avec Hamon il participe au renouvellement de la gauche si l’on veut bien voir la figure d’ensemble dans la dynamique de la transformation de la gauche. Ce qui compte ce ne sont pas FI, le PS, pris isolément, mais leurs interactions, qui in fine peuvent donner un tout supérieur à la somme des parti(e)s. Il faut donc que quelque chose de la radicalité, de l’insoumission de FI passe au PS, et en sens inverse que l’anti autoritarisme du Ps incarné par Hamon passe à FI.

      Ce qui compte ce ne sont pas FI, le PS, pris isolément, mais leurs interactions, qui in fine peuvent donner un tout supérieur à la somme des parti(e)s. Il faut donc que quelque chose de la radicalité, de l’insoumission de FI passe au PS, et en sens inverse que l’anti- autoritarisme du Ps incarné par Hamon passe à FI. Chacune des parties à tout à y gagner pour peu qu’elle souhaite vraiment faire l’union des forces de gauche.

      1. C’est mort, oublie P.Y. Et de toute façon, ton « union des forces de gauche » expurgée de tout tendance libérale serait à la fois incomplète et condamnée.

      2. Pourquoi expurgée de toute tendance libérale ?
        Je dis exactement le contraire, à savoir que Hamon ce n’est pas l’économie administrée.

        1. Le problème Pierre-Yves, c’est que si Hamon tombe dans le piège de ne chercher à rassembler QUE sur sa gauche, il fera un excellent candidat de 1er tour, mais au second tour, il perdra contre Le Pen, car les gens de droite n’auront pas de scrupule à rester à la maison ou à voter pour Le Pen (on voit bien la fluidité qui existe maintenant entre une partie de leurs électorats/responsables politiques. Merci Sarkozy !) plutôt que de voter pour « le mec qui fait alliance avec Mélenchon ». Hamon peut pas être hémiplégique. Ceci étant posé, la grande difficulté de Hamon, c’est la stratégie de tous les caciques du PS qui se font discrets, en attendant qu’il se casse la gueule, pour rejoindre tranquillement Macron. Mais c’est à double tranchant. D’une part, ça pourrait plomber la dynamique de Macron. Et deuxièmement, c’est peut-être mieux pour Hamon et son image de renouveau de ne pas s’afficher avec le monde ancien.

          Il n’y a pas de solution simple et il reste à Hamon à comprendre que la campagne de sous-préfècture (clin d’oeil appuyé à son soutien d’économiste) qu’il mène… ne mène pas très loin en termes de dynamique. Il lui faut apprendre à marche forcée à parler aux Français et pas aux journalistes qui l’interrogent. Hier au Grand Jury, c’était l’amicale bouliste du dimanche avec Mazerolle. On est pas à un congrès PS, faut y aller maintenant.

      3. P-Y, tu veux vraiment que je te répète ce que je pense d’un zig qui se prétend Lumière de l’Avraiegauche tout en voulant éradiquer un PS-allié-croupion de tout relent social-libéral quand même un Corbyn fait volens nolens avec ses blairistes ?
        Tu perds ton temps Pierre-Yves. Utilise le à combattre Monsieur, cette trêve le sert, c’est sa seule utilité.

      4. Julien, on est en démocratie, si au second tour lepen fait plus de 50% on aura la politique qu’on mérite. Tes savants calculs électoraux pour éviter un report des voix de droite vers lepen c’est au mieux du n’importe quoi, au pire chercher à biaiser la démocratie. Pour moi c’est fini de me prendre pour un électeur stratège, je choisi humblement un candidat en fonction d’un programme et je fais fi ( 😉 ) des sondages et des calculs, ensuite viendra l’heure d’accepter le verdict des urnes. C’est ça la démocratie.

        1. La différence DUP, alors, c’est que je considère que le FN est un parti non républicain, qui devrait être interdit. Je n’envisage pas une seule seconde le « on verra bien ».

          Ps : mes condoléances…

      5. Vigneron, on voit vite que vous évitez les combats difficiles, combattez donc Madame et laissez nous tranquille. J’aurais pu faire référence au manque d’attributs virils de votre leader maximus dans ce combat, mais il s’est déjà chargé lui même d’humilier sans le moindre scrupule, un tas de gens qui ne méritent pas d’être associés à ces propos, dans l’espoir de ramasser quelques voies de la manif pour tous.

      6. Le problème c’est que en théorie c’est une décision démocratique qui à reconnu ce parti comme légal et donc républicain. Je te concède que je ne souviens pas que l’on m’ai demandé de me prononcer sur le sujet. Je remarque aussi qu’en plus de 20 ans de gouvernement laissé aux main des deux grand partis républicain aucun n’a ne serai ce qu’ouvert le débat (et pourtant on est allé assez loin en ouverture de débats à la con : identité nationale pour sarko et déchéance pour Hollande bravo!). Alors quoi les dés seraient ils pipés?

        PS: Merci

      7. Non, les combats difficiles sont ceux contre les proches pas ceux contre les lointains. Et j’aime pas la facilité… m’enfin souvent…

      8. Exact Vigneron , tu remarqueras que sans présence de madame, le même clivage est apparu en espagne à gauche. Et les soupeur PSOE se sont abstenu sans problèmes pour laisser gouverner le PP plein de corruption et de fachas.

        Pour ce qui est de refuser de se plier au verdict des urnes que comptez vous faire si elle passe au second tour ? Une guerre civile? Un sacrifice Mélenchumain?
        De la carabistouille d’électeur stratège pour pas qu’elle se passe en préventif? Ca marchera combien de fois? Plus on répond comme vous en refusant le verdict démocratique et plus elle se renforce en se victimisant.
        Il a fait quoi Hamon contre lepen à ce jour? Mélenchon il est allé prendre la veste de sa vie à Hénin-Beaumont et vous voudriez qu’il se rallie a un parti qui a fait passer madame de 17% à 26? Je suis bien d’accord avec lui à quoi bon un candidat PS? Soyez logique jusqu’au bout, qu’Hamon rallie Macron et vous l’aurez votre front antiFN.
        Que vous le vouliez ou non si plus de la moitié des Français sont devenus des fachos il faudra bien que ce qui restent fasse avec. Peu importe qu’ils aient mérité leur bourreau ils auront droit à la sentence.

        1. En laissant le champ libre à la fille du borgne pour dérouler son discours sans aucune contradiction, les autres candidats (Mélenchon, Hamon, Macron, Fillon) la laissent remodeler les contours des forces politiques et asseoir l’idée d’un nouveau clivage entre libéraux-mondialistes et antilibéraux-patriotes qui fait la part belle évidement à ses propres positions.

          En s’enfermant dans un tête à tête avec Mélenchon, Hamon ne voit pas qu’une partie des troupes de Mélenchon ira à la pêche ou voter Le Pen au second tour, que ce soit contre lui, Macron ou Fillon, comme l’ont fait les partisans de Sanders aux États-Unis.

          Donc pendant qu’ils se battent pour la deuxième place, ils valident le positionnement de la pénienne, sa proéminence et font son jeu en lui laissant les coudées franches. Et elle progresse tranquille dans les intentions de vote au second tour dans toutes les hypothèses avec les 3 concurrents sérieux.

          Faut simplement que les 3 gus se mettent à concourir pour la présidentielle et pas pour un dîner en tête à tête avec la marine. Rentrez lui dans le lard, défoncez sa réthorique.

      9. https://www.youtube.com/watch?v=ETVsYVatGas

        Ca fait 5 ans qu’on s’y emploi ! Peut être pas de la meilleure manière je le concède mais aujourd’hui il semble que Mélenchon ai compris que plus on lui tape dessus plus elle se pose en victime. Le seul moyen c’est de mener une politique qui minimise le ressentiment quand on est au pouvoir sinon elle en sortira toujours gagnante. Le PS a échoué et il s’honorerait à reconnaitre son échec comme l’a fait Hollande et a s’aligner derrière Mélenchon du fait du résultat de la primaire (d’ailleurs ne serait il pas déjà aligné derrière Macron si Valls avait gagné la primaire). Au contraire, ils ont placé leur primaire le plus tard possible pour n’avoir pas le temps matériel de batailler contre la droite et ont fait durer la comédie avec mélenchon le plus longtemps possible (mélenchon viens de passer 3 semaines a dire que ça suffisait et que c’est à la droite qu’il faut s’en prendre, il a fini par écrire sa lettre et faire une sortie sur bfm pour clore le chapitre) . Le PS a joué a fond la carte lepen au deuxième tour, et ça a motivé mon passage à la FI peut être plus que la trahison sur le programme.

      10. Et si tout n’était qu’une affaire de don- contre-don ?

        La grande faiblesse des candidats Hamon et Mélenchon c’est qu’ils ne donnent pas le sentiment de faire le don de leur personne (je rejoins ici Julien Alexandre) pour une cause qui les dépasse, c’est à dire dépassant une logique purement partisane pour se placer résolument sur le terrain des valeurs et des idées, oubliant alors au passage de s’attaquer sérieusement à MLP, si bien qu’ils laissent libre court aux passions tristes alimentées cette dernière, que Mélenchon alimente un peu lui-même lorsqu’il aborde la question sociale avec un biais franco-français. Hamon quant à lui comme candidat du PS (sic) concourant seul est dépendant de son aile droite. En même temps, comme le note encore julien, il ne peut pas non plus s’aliéner les voix de tous les socio-libéraux du parti.
        Il doit donc trouver avec FI un dénominateur commun à même de rassembler toute la gauche et même un peu au delà avec un positionnement à même de damner le pion au FN. Quel est -il ?
        Voyons le paysage politique dans son ensemble, en commençant par dessiner l’arc qui représenterait une majorité présidentielle potentielle. Cet arc va des électeurs potentiels de Macron (une partie d’entre eux tout au moins) à Mélenchon en passant par Jadot et Hamon. Or Macron est à certains égards plus universaliste que Mélenchon, mais beaucoup moins social que ce dernier. Macron ne peut donc être qu’un vote par défaut pour ceux qui à gauche font de la question sociale leur priorité. A l’inverse l’union de Mélenchon-Hamon-Jadot, gomme les aspects déplaisants du mélenchonisme (ceci n’est pas un jugement de valeur, mais un constat si l’on considère l’ensemble des forces de gauche, dont une partie ne se reconnait pas dans la sensibilité du courant mélenchonien) ET rassemble largement les forces de gauche attachées à la question sociale, ce que ne peut pas faire Macron dont l’universalisme prime sur la question sociale.

        Les français ne sont donc pas prêts au contre-don que serait leurs votes en faveur de l’un ou l’autre candidat, du moins de façon suffisamment massive pour créer une majorité présidentielle en tant que ces derniers, comme candidats isolés, n’offrent rien de nouveau sous le soleil, alors que par leur union ils peuvent contrer MLP en offrant aux français ET l’universalisme ET la justice sociale. Mélenchon n’est pas MLP, son souci de justice sociale n’est pas feint, il n’y a donc aucune raison, a priori, qu’une union avec les autres forces de gauche ne puisse se faire.
        L’union de la gauche comme telle ce serait un formidable démenti apporté à la logique mortifère à l’œuvre dans cette campagne présidentielle permettant du coup de battre en brèche la dynamique aujourd’hui favorable à Marine Lepen.

      11. Pierre-Yves Dambrine a dit :
        « La grande faiblesse des candidats Hamon et Mélenchon c’est qu’ils ne donnent pas le sentiment de faire le don de leur personne
        (…)
        L’union de la gauche comme telle ce serait un formidable démenti apporté à la logique mortifère à l’œuvre dans cette campagne présidentielle permettant du coup de battre en brèche la dynamique aujourd’hui favorable à Marine Lepen. »

        « Faire le don de leur personne » ? Euh… à la France ? L’expression est historiquement chargée. Elle me semble plutôt malheureuse :-/ …

        S’il s’agit de se mettre avec conviction à la campagne et de ne pas ménager sa peine, je ne vois pas où est le problème. Ni Mélenchon ni Hamon ni d’ailleurs Macron ne donnent l’impression de se ménager.

        Concernant l’union de la gauche, oui elle lui permettrait probablement de l’emporter. Le problème est qu’il y a quelques raisons qui ont fait que Macron et Mélenchon se mettent sur des logiques indépendantes du PS donc hors de la primaire. Et ces raisons, qui ne sont pas toutes de simple ambition individuelle, n’ont pas disparu.

      12. Jacquot, voir plus bas, je réponds à vigneron sur le « don de leur personne ».
        J’ajoute il y a beaucoup d’exemples d’humains, et même célèbres, qui font don de leur personne et qui ne tombent pas sous le coup de la reductio ad petainis. Un Mandela par exemple, qui passe des années en prison pour servir une cause qui dépasse le cadre de son petit confort individuel.

      13. La disparition du logo FN + la rose bleue m’avaient alertée, perturbée.
        puis son soutien appuyé à Jacqueline Sauvage,
        puis ses affiches toute pleine de mansuétude maternelle,
        puis son rappel de sa position en faveur de l’interruption de grossesse,
        puis hier encore son refus de se voiler.
        Pendant que les mecs s’écharpent, seule rescapée du jeu de massacre, fille courageuse émancipée avec la résonance adéquate du père, s’affichant « ostensiblement » avant toute autre considération femme, mère protectrice, elle sifflote en sourdine qu’elle apportera un rempart a-partisan à son/notre genre, par nature.

        Là, maintenant, il semble que sa cible souterraine dans ce jeu de rôle sont désormais « les femmes, « .
        Avec sa promesse induite d' »une pour toutes », si tous les codes et repères continuent de tomber, en réaction, un dernier ressort « toutes pour une » peut faire basculer le nombre de votes nécessaires et suffisants.
        Je peux me tromper.

      14. Histoire de considérer de ce que signifie réellement l’expression « s’émanciper de Jean Marie le Pen », voir ou revoir la maman Pierrette dire deux mots de la chose et de ses filles chez Ardisson en 88 ; du trash à faire tourner, comme il se doit – âmes sensibles (spoiler !), jetez vous dessus !
        https://youtu.be/_QLZvAxNFHg

      15. Tu sais quel est ton problème majeur Pierre-Yves ? Ton absence de sens de l’humour, qui te fait paraître dérisoire la dérision même quand elle s’impose. Mais libre à toi de penser que l’esprit de sérieux d’un Plenel est plus efficient contre la mafia pénienne que la « dérision » d’un Ardisson.

      16. Non. Pas tout à fait et pas plus.

        Pierrette Lepen : le jamais diffusé
        https://www.youtube.com/watch?v=Jx-KdOQvbvc

        Marine Le Pen – La vérité sur son enfance
        https://www.youtube.com/watch?v=yuB9v7NqEwk

        Pierrette Le Pen attaque Karl Zéro en justice
        publié le 15/06/2015
        http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pierrette-le-pen-attaque-karl-zero-en-justice_1689781.html

        Portrait de Marine Le Pen en fille de sa mère
        05/06/2011
        http://www.lesinrocks.com/2011/06/05/actualite/portrait-de-marine-le-pen-en-fille-de-sa-mere-1114390/

  23. En relisant, correction .
    ….la continuité moins sociale démocrate que maintenant mais plus libérale…
    Ce n’était pas clair.

  24. J’ai constaté qu’à cette heure, un même individu a réagi 57 fois au moins sur ce fil de discussion. Cela fait un message sur six en moyenne. Je ne sais si on doit parler de pollution ou de harcèlement ? Et aucun de ses messages ne dépasse 11 lignes. Mais cela doit constituer quelques 500 lignes au total. Ne pourrait-on obtenir de lui une seule contribution synthétique et donc efficace ? Par exemple en le punissant de devoir copier 57 fois à la plume la fable parlant de la mouche du coche ?
    (Je sais. Autant vouloir parler à une mouche. Et une mouche pique là où il faut une fois sur cent. Je sais).

      1. Et tu as bien raison au delà de 10 lignes on décroche. J’ai toujours préféré la qualité à la quantité.

  25. Petites infos pas tout à fait inutiles sur la situation politique générale de la présidentielle, au-delà de la seule question de l’union, ou non, de la gauche.

    Dernier sondage en date OpinionWay publié aujourd’hui :
    – Ordre du 1er tour globalement inchangé Le Pen 27, Fillon et Macron 20 chacun, Hamon 16, Mélenchon 12.
    – Oui, mais ! Mais au 2nd tour ça semble être en train de bouger (?!?). Macron serait vainqueur avec 59 (auparavant : 63) et Fillon avec 56 (auparavant : 59)
    Un glissement de 3 ou 4 points est significatif du point de vue statistique. Il ne s’agit pas d’une simple imprécision de mesure.

    Ce qui est l’occasion de rappeler que la campagne électorale n’a pas encore vraiment commencé, et que le niveau d’indécision parmi les électeurs est sans précédent, plus de la moitié des électeurs n’ayant pas arrêté leur choix.
    L’élection de MLP reste peu probable, mais ce genre de mouvement d’opinion réduisant rapidement d’un tiers la marge de victoire d’un Macron ou d’un Fillon au second tour est assez impressionnant. Le second tour n’est pas joué, et une victoire de Le Pen n’est en fait pas exclue.

    Du côté des grands financiers, on observe tout ceci avec un certain intérêt… Non seulement le taux des dérivés sur événement de crédit des emprunts français a fait un bond très net lorsque l’affaire Penelope a éclaté, mais Evans-Pritchard journaliste au Telegraph rapporte des prises de position publiques des agences de notation concernant les plans financiers du FN. S&P et Moody’s notamment ont communiqué sur le sujet et sur leur réaction en cas de re-dénomination de la dette française dans une nouvelle monnaie, tandis que l’IFO de Munich a proposé des contrôles de capitaux en Allemagne en cas de victoire de Le Pen.
    Ce que je trouve étonnant, c’est que ce genre de réflexion non seulement existe, mais soit carrément public.
    L’article est là. A noter que le journaliste est souverainiste, partisan du Brexit, et donc naturellement bienveillant envers le FN. Le plus intéressant, ce sont les commentaires des institutions financières.
    http://www.telegraph.co.uk/business/2017/02/16/frances-le-pen-faces-trial-fire-markets-attack-franc-plan/

    Qui pour l’emporter au second tour contre MLP ?
    – Fillon serait théoriquement le mieux placé, car lui prenant une partie de son électorat. Oui, mais… Penelopegate. Fillon ne provoque guère d’enthousiasme même parmi les militants LR !
    – Macron pourrait être théoriquement le mieux placé, car prenant des voix un peu partout. L’homme vise clairement à être reconnu comme à la fois le meilleur candidat de gauche et le meilleur candidat de droite. Oui… à condition de tenir la distance. Il y a quelque chose qui s’appelle la malédiction du centrisme, et Bayrou a fait troisième en 2007. Macron est d’ailleurs très violemment attaqué par certains centristes, Bayrou en premier lieu
    – Hamon serait-il le mieux placé ? A priori non, car la perméabilité des électorats LR et FN n’est quand même pas négligeable. Sauf qu’il n’a pas à ce jour été soupçonné d’avoir piqué dans la caisse publique pour son profit personnel, et qu’il pourrait être en position de mobiliser la gauche… s’il accédait au second tour
    – Mélenchon serait-il le mieux placé ? Il faudrait d’abord un grand mouvement d’opinion en sa faveur, pour qu’il en vienne à concurrencer sérieusement Fillon et Macron. Ce qui n’est pas fait. Dans ce cas, son avantage pourrait être de mordre sur l’électorat populaire FN, même s’il n’y est pas encore arrivé jusqu’ici. Son handicap serait de maximiser la perméabilité des électorats LR et FN

    Beaucoup de questions, et peu de réponses nettes…

    1. Nota les sondages étant « pondérés » en fonction des résultats des élections précédentes Mélenchon est affecté du coefficient correspondant à 11,5% de lui même en 2012 et Hamon du coefficient correspondant à 28% de Hollande en 2012….

      1. j’ai été jusqu’à aller chercher sur le site de la commission de sondages, pour celui du 17/02, il semble que mélenchon sorte avec son score brut tandis qu’Hamon soit pénalisé d’un point. Comme quoi on peut être Insoumis et de bonne foi. 🙂

    2. Ce que je trouve étonnant, c’est que ce genre de réflexion non seulement existe, mais soit carrément public.

      Qu’est-ce qu’on entendrait pas si au contraire les avis des agences de notation n’était pas rendus publics !
      Sinon les marchés parlent d’eux-mêmes, en toute transparence. Le spread avec les Bunds est au plus haut depuis 2014 pour le dette gauloise sous menace pénienne. Votez Pénien messieurs:mesdames assurés-vie !

      1. Ce serait bien la première fois que la véritable cause sous jacente à un mouvement boursier ait pignon sur rue. Peut être que les taux se tendent un peu plus chez nous pour cause d’élections mais j’ai surtout l’impression que le dow a 21k ça vas faire très mal quand il vas falloir remettre les pieds sur terre et qu’on s’y prépare partout. Sauf peut être chez nous ceci expliquant plutot cela que le call pour cause de lepen.

      2. Lumineux, Dup. N’hésite pas à ouvrir une shadow-boutique offshore de conseil financier pour gogos gaulois, tu vas très vite pouvoir te payer tes cotisations volontaires à la Caisse des Français de l’Etranger sans même y penser, sûr de sûr.

      3. @ Vigneron
        Les avis des agences de notation portent sauf erreur sur des faits actuels, non sur des situations hypothétiques comme une présidente MLP qui fait passer la dette publique française dans une nouvelle monnaie. Le fait qu’elles s’expriment ouvertement sur cette situation éventuelle montre qu’elles ne la considèrent pas comme tout à fait improbable, et c’est ce qui me semble remarquable.

        @ Dup
        Le taux des OAT 10 ans a bougé nettement à partir du 25 janvier, c’est-à-dire précisément après la révélation par le Canard de l’affaire « Penelope ». Ce qui suggère quand même fortement un rapport de cause à effet.
        Voir https://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

      4. Négatif Jacquot, S&P comme Moody’s ont été on ne peut plus claires sur le sujet y’a deux semaines, moindre des choses d’ailleurs, elles sont là pour ça et leur avis de toutes façons n’est que confirmation de quelque chose qui tombe juste sous le sens pour tout un chacun.

        « There is no ambiguity here, » Moritz Kraemer, S&P’s head of sovereign ratings, said in a letter published in the weekly magazine’s latest edition.

        « If an issuer does not adhere to the contractual obligations to its creditors, including payment in the currency stipulated, (we) would declare a default, » Kraemer wrote.

        « Our current AA rating on France suggests, however, that such a turn of events is unlikely. »

        FN leader Marine Le Pen, predicted by most polls to get through to the presidential election’s second round in May, has pledged to take France out of the euro and convert its debt into a new currency. She launched her campaign at a rally on Saturday.

        Rival ratings agency Moody’s has concluded that such a move « might technically count as a default », The Economist had reported in a previous edition in mid-January.

        http://www.reuters.com/article/us-france-election-fn-debt-idUSKBN15J0OD

  26. Le PS est devenu aujourd’hui le Parti du Sabordage de tout espoir de voir la gauche présente au second tour de l’élection présidentielle de 2017.

    1. Tu sais quoi ? Quand on reçoit comme Hamon une lettre ouverte comme celle envoyée par Monsieur, si on est un peu éveillé, on répond même pas, comme le Potus Coolidge à la dernière lettre (ouverte aussi, pardine) qui aura été écrite par Clemenceau en 26. Espérons que ce soit aussi la dernière du Monsieur.

      1. Quand on déclare le soir d’une victoire électorale qu’on va faire qq chose dès demain et que 3 semaines après toujours rien fait on est définitivement le candidat du PS….

      2. @DUP :

        Sans doute , mais on a de la peine à se représenter à l’élection suivante .

        Votre répartie n’aurait son prix que si vous taxer Hamon d’être une créature de Hollande .

        Ce qui selon moi rajouterait une outrance à pas mal de celles de tous bords ( enfin une petite partie des bords) qui ont fleuri sur les derniers billets .

        Mais , si ça ne s’excitait pas un peu en ces occasions , ce serait à désespérer des occasions de faire tomber les armures ,pour tenter des mettre à nu , non pas les combattants ( qui , tout nus ont les mêmes traits), mais leurs réelles urgences du moment .

        « ..pour tenter de survivre et vivre , le plus longtemps possible ,avec le plus grand nombre possible, dans les meilleures conditions matérielles et psychologiques possible .3

      3. Peu importe Juan, le fait est que la déclaration du néo-candidat Hamon était un signal fort et qu’il n’y a pas eu de répondant à la hauteur en face

      4. Je vous concède que Hamon ne soit pas une créature Holandienne mais il est à la tête d’un horde parlementaire qui en est composé à 70%.

        Pour ce qui est de la seule vraie urgence c’est les moulins à vent. Quand ça aura pété chez nous comme à Fukushima on s’en tamponera le coquillard du revenu universel, du déficit budgétaire et de la croissance, moi je vous le dit.

      5. Doit on en conclure que le Nippon moyen se tamponne déjà le coquillard du revenu universel, du déficit budgétaire et de la croissance ?

      6. T’as raison il faut bien financer les pastilles d’iodes. Reste que le Nippon moyen est bien différent du gogo Gaulois. J’ose pas imaginer le sauve qui peut chez nous dans des circonstances similaires… sans compter que nos voisins sont autrement plus proches et s’en mêleraient à n’en pas douter.

  27. Lorsque je vois ce joli carré blanc avec pour titre comment taire. Comment se taire ou quoi dire. Que de tristes polémiques que de confiance offerte a qq futur président. Président de quoi, en définitive je me le demande. Tant de demandes si nébuleusement exprimées. Entre ceux qui alourdissent leur langage de tant de références noyant ainsi leur désarroi intérieur et ceux qui sont tellement certain de détenir la vérité, j’ai du mal a y trouver de la bienveillance. Elle manque vraiment au discours cette bienveillance . dans cette destruction inexorable vers laquelle nous allons et qui n’a que faire des lanceurs d’alertes je vois une éclaircie. Cette éclaircie prendra la forme horrible de problèmes tellement communs à tous que nous nous ressaisirons pour en sortir. Et ce sera tous ensemble. Un peu comme si une comète se dirigeait vers la terre et ou tous dirigerions nos missiles pour la faire éclater . Avant cela, même les plus intelligents ne sont en définitive que des esprits perdus au savoir limité . Sans bienveillance les commentaires perdent tout parfum. Un peu d’eau de rose ou de fleur de jasmin ne ferait pas de tort aux mots énoncés par delà les lignes de ces posts infinis et tellement ennuyeux. Qui peut me donner le nom d’un président qui au cour de l’histoire a fait du bien à la planète et aux hommes ? Le prochain me répondrez vous peut être. Laissez moi le libre choix de ne pas y croire. Surprenez moi je n’attends sincèrement que cela mais de grâce, que cela sente bon.

    1. « Qui peut me donner le nom d’un président qui au cour de l’histoire a fait du bien à la planète et aux hommes ? »

      Jean-Marie Tjibaou pardi ! (1936 – 1989)

      Je n’ai jamais rien entendu de tel en termes de discours politique et d’intérêt général.
      Malheureusement, ce sont les anglais (BBC) qui détiennent une émission superbe sur lui, non disponible…. la France n’a pas été intéressé par cet homme politique hors du commun !

      1. Monsieur Tjibaou, ses actes, son attention portée aux autres, son désir de concilier ce qui parait inconciliable, son idée immuable que l’improbable peut surgir ont transformé l’image que j’avais de la politique.

      2. Je vais de ce pas demander une médaille du mérite agricole pour cet-te archiviste méritante de France 3 Paris qui a su ensilé puis dessilé cette perle de l’époque glorieuse de Monsieur Marquis d’Essonne. Ça a du bon finalement le service public…

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