M. Valls ou le machiavélisme pour les nuls, par Roberto Boulant

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Manuel Valls qui hier encore, les yeux dans les yeux, nous disait qu’on lui avait imposé le 49.3, vient – comme la rumeur l’annonçait – de trahir la parole donnée à Benoit Hamon (et accessoirement aux électeurs de la primaire), en ralliant la candidature d’Emmanuel Macron. Suicide politique d’un homme sans honneur, ou bien fine manœuvre politicienne digne de la tactactique du gendarme, pour acquérir un maroquin dans la start-up présidentielle En Marche ! ?

L’honneur étant à la politique ce que l’honnêteté est au monde des affaires (et réciproquement), nous écarterons d’office la première proposition. La seconde ne convenant pas non plus, car après avoir été Premier ministre, notre homme se rêve maintenant un destin national (le terme journalistique pour dire Président).

Alors ? Disons qu’il entend bien parachever l’œuvre de François Hollande en euthanasiant définitivement le Parti Socialiste. D’une part parce que décidément non, les électeurs de gauche ne votent toujours pas pour lui, comme vient de le confirmer une seconde fois sa claque quinquennale aux primaires, mais surtout -pardon pour le truisme-, parce qu’il y a belle lurette que les apparatchiks du PS ne sont plus de gauche. Il convient donc d’achever le coming-out néolibéral débuté par François Mitterrand en 1983.

Et malgré les apparences, la période est extraordinairement propice ! Benoit Hamon soutenu par le PS comme le pendu par la corde, et lesté par cinq longues années de trahisons hollandaises, n’a strictement aucune chance de passer le premier tour des présidentielles. Manuel Valls pourra donc lui faire endosser l’entière responsabilité de l’échec, en arguant d’un programme irréaliste. Lui qui se positionne en homme d’État responsable, aura alors beau jeu d’imposer sa ligne politique au prochain congrès du parti. Et gageons qu’il n’aura aucun mal à convaincre caciques et autres éléphants, de s’éloigner de la ligne ‘extrémiste’ d’un Benoit Hamon. Ne restera plus alors que de planter le dernier clou dans le cercueil, en changeant le nom du parti (oseront-ils Les Démocrates ?)

Tout cela est bien beau me direz-vous, mais quid de son soutien au Microbe (le surnom que Premier ministre, il donnait à Emmanuel Macron) ? Là aussi, aucune surprise. Notre homme prévoit (et il n’est pas le seul !), que la majorité de bric et de broc d’un Macron qui rallie aujourd’hui tout et n’importe quoi, de Robert Hue à Alain Madelin, de Philippe Douste-Blazy à Daniel Cohn-Bendit, ne résistera pas au très mauvais temps qui s’annonce. Et de fait, dans une société qui implose sous la pression des inégalités, les chances du chihuahua En Marche de mener à bien une législature, coincé entre les pitbulls du FN, des Républicains et de feu le PS, sont vraiment très minces !

Le calcul risque donc d’être aussi bêta que cela :  je prends l’ex-PS transformé en aspirateur à électeurs urbains diplômés et boboïsés, je le transforme en machine de guerre électorale, requinqué par cinq années d’opposition et de n’importe-quoi macronesque, et je me présente en 2022 dans mon rôle préféré : celui de Responsable-Réaliste-Rempart contre le FN. Et hop ! menton en avant, à moi l’Élysée !

Nicholas Machiavel est censé avoir dit « quand la Providence veut emmener un État à sa ruine, elle place à sa tête un Prince inconséquent ». Force est de constater au vu de notre ubuesque classe politique, que la Providence nous en veut vraiment beaucoup…

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106 réflexions sur « M. Valls ou le machiavélisme pour les nuls, par Roberto Boulant »

    1. Tout à fait.

      A mon avis le catalan a commis une belle bourde à ouvrir la bouche.

      Il suffisait juste d’attendre que le breton boive le bouillon tout seul, et ensuite espérer récupérer le parti.

      Là, il s’expose à porter la responsabilité de la défaite.

      Voir à se faire tout simplement éjecter du PS.

      Valls et les sociaux-macronistes exclus du PS ?

      Ce serait encore la meilleur chose qui puisse arriver à la gauche.

  1. Il reste une option à l’électeur de gauche le 23/04/2017 voter pour la France Insoumise. Sans quoi le PS va entraîner la gauche dans sa chute, qui ne surprend que ceux qui refusent de voir la réalité de ce parti depuis bien des années.

    1. @Macarel
      je plussoie énergiquement.
      Eric.

      Nota: malgré la perspective d’ une interminable grand-messe interactive menée par une hypothétique constituante, et un poste de président tenu par quelqu’un qui ne veut pas l’occuper.

    2. La seule option est et reste l’union de la gauche, le front unique ouvrier.

      Mais l’union est un combat.

      La direction du PS doit assumer à présent le combat politique, et dénoncer pour ce qu’ils sont les Valls et Mélenchon:

      Des ambitieux bonapartistes se croyant un destin, fossoyeur de la gauche.

      Le bonapartisme et le pouvoir personnel ne sont pas un concept politique de gauche.

      -Il faut exclure du PS les renégats et franchement pousser le programme à gauche.

      -Il faut parler claire avec la direction du PCF: Mélenchon et la FI vous amène à votre perte, sans nous vous n’aurez aucun députés.

      Il faut proposer à l’extrême gauche la perspective d’avoir des députés dans une futur assemblée nationale, contre le retrait de leurs candidats Poutou et Arthaud.

      Inconditionnellement pour le vote Hamon, la victoire, et la perspective d’une Constituante débouchant sur la proportionnelle intégrale et la fin de la monarchie.

      Pour une République socialiste, la Sociale !

      1. @ Eninel

        « La direction du PS doit assumer à présent le combat politique, et dénoncer pour ce qu’ils sont les Valls et Mélenchon (…)
        -Il faut (…)
        -Il faut (…)
        -Il faut (…) »

        Ce genre de politique ne serait possible que depuis une position de force, qui n’est pas celle du PS ni de Benoît Hamon.

        Nous ne sommes pas en 2012, et le candidat PS dans les sondages ne dépasse guère le tiers du score de François Hollande au premier tour il y a cinq ans.

      2. @ Jacquot

        « …Ce genre de politique ne serait possible que depuis une position de force, qui n’est pas celle du PS ni de Benoît Hamon… »

        Cette affirmation est a relativisée M. Jacquot.

        Je crois que personne ne connait actuellement l’équilibre des forces politiques à gauche. Les sondages disent que Hamon fléchit, soit ! Mais sur la base d’une politique donnée.

        Comment conquérir une position de force sinon en la construisant.

        En politique ce n’est pas le nombre qui compte, c’est la ligne, c’est le combat pour aller à la clarification, c’est le combat pour dénoncer les ennemis de la gauche.

        Il y a en France encore aujourd’hui une majorité pour faire gagner la gauche.

        Pour conquérir cette majorité, il faut la rassurer, il faut l’aider à comprendre, il faut surtout ouvrir une perspective vraiment à gauche. Une perspective révolutionnaire.

        On ne peut aller de l’avant si l’on craint d’aller vers le socialisme. Voilà la principale difficulté à laquelle est confrontée la direction du PS, même expurgée de son aile droite.

        Mais s’il n’y avait que la direction du PS !

        Comment ne pas juger sévèrement les directions syndicales qui ne distinguent pas les candidats, entres ceux qui sont pour la Loi Travail et les autres ?

        Comment ne pas juger sévèrement la direction du PCF qui fait la courte échelle à un Jacques Doriot, en voie de pondre un parti populaire français (PPF) à ses dépends ?

        Comment ne pas juger sévèrement cette extrême gauche trotskyste, ou soit disant trotskyste, rangeant sagement le programme de transition dans leurs poches, loin des regards des ouvriers ?

        Le PS, la gauche, n’est pas en position de force, c’est vrai !

        Mais l’électorat de gauche, serre les points. Parce que la conséquence de l’addition de ces renoncements, c’est Fillon, une droite dure décomplexée, et la poursuite d’une politique anti-ouvrière puissance 10 !

        Il faut se battre. Je me bats !

    3. Je dirais que cette élection fait exploser la gauche française en deux courants largement irréconciliables. Dont l’un est de gauche, et l’autre s’agglomère des éléments de droite et centristes et pourrait gagner l’élection.

      Benoît Hamon essaye bien vaillamment d’exister à cheval entre les deux, mais son entreprise est assez évidemment destinée à échouer. Les deux courants de gauche et de « gauche » survivront aux élections de cette année, mais à vue humaine ne seront plus réunis.

      Je ne serais pas aussi dur que l’auteur concernant Manuel Valls. Il est certes parjure au sens de la primaire, mais du moins n’a-t-il pas trahi ses convictions. Parlant des soutiens à Macron, quelqu’un comme François Bayrou qui peu après avoir dénoncé derrière le chef d’En Marche « les forces de l’argent »… le rejoint (!) me paraît bien plus inconséquent. Manuel Valls quant à lui a toujours été de « gauche » plutôt que de gauche, tout le monde le sait.

      S’il faut donner aux courants leur véritable nom – mal nommer les choses, c’est paraît-il « ajouter au malheur du monde » – la vie politique française semble être en train de se restructurer autour de quatre courants :
      – Un pôle de gauche, autour de FI
      – Un pôle de libéraux conséquents – libéraux à la fois en économie et en matière sociale – autour de EM
      – Un pôle de libéraux inconséquents – ils ne le sont que pour l’économie – ou encore de libéraux-conservateurs, autour de LR
      – Un pôle nationaliste et social, autour du FN

      Sauf grande surprise cette année, le pôle libéral va bénéficier de cinq années pour appliquer sa politique. Il pourrait même dans le cas le plus favorable s’agglomérer le gros du pôle des libéraux inconséquents, s’aggrémentant d’un courant interne un peu plus conservateur tandis que les autres restes de LR rejoindraient les sociaux-nationalistes, y renforçant le courant conservateur

      Son échec catastrophique en matière de chômage, de désindustrialisation, de dette publique et d’extension de la pauvreté, comme pour l’émigration des jeunes qui pourrait prendre les mêmes proportions qu’en Grèce, Espagne ou Italie, ouvrira probablement la voie à un second tour 2022 qui se jouera uniquement entre le pôle de gauche et le pôle nationaliste social.

      A mon avis, à la fois Mélenchon et Le Pen commenceront à s’y préparer dès cet été. Un et un seul d’entre eux gouvernera le pays, dès la victoire de Macron ils deviendront l’un pour l’autre l’adversaire principal.

      1. Macron c’est l’avenir à la grecque et en marche de la France.
        Voui… J’adore pourtant les tomates, tout comme j’adore les concombres, tout comme j’adore les oignons blancs, tout comme j’adore la feta, tout comme j’adore l’huile d’olive, mais on me prendra pas pour un concombre en voulant me vendre cette salade, encore moins grecque, pas plus en y mettant de l’huile.

      2. Etonnant que je puisse être d’accord avec Vigneron ; je n’aurais pas cru la chose possible… 🙂
        Cela dit, si nous sommes d’accord pour le « contre » (EM), je doute que nous soyons d’accord sur le « pour » (mais à chacun sa route)…

      3. Malheureux contresens, c’est la frisée au chlore et sous vide à Jacquot qu’on me vendra pas, contrairement à la batavia Rothschild à Macron.

      4. L’hypothèse de base est que les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’application continuée et probablement encore plus décidée de la stratégie économique libérale-austéritaire par un Macron – voire un Fillon – que par un Hollande produira les mêmes effets de ce côté-ci des Pyrénées et des Alpes… qu’au-delà de ces montagnes.

        Nul ne connaît certes l’avenir. Reste qu’après plusieurs expériences dans des pays divers d’application de stratégies économiques parallèles et décidées centralement, l’hypothèse comme quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets est l’hypothèse centrale.

        Et l’évolution de l’Italie, de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal depuis quelques années est de fait bien décrite comme des variations diverses autour d’un thème commun d’échec catastrophique en matière de chômage notamment chez les jeunes, d’émigration économique des mêmes, de désindustrialisation, de dette publique et d’extension de la pauvreté.

        A moins bien sûr que ces gens-là ne soient pas comme nous ? C’est bien ce que Monsieur Fillon semble penser, lui qui ne connaît d’enseignement que tiré de l’expérience économique de l’Allemagne, sans imaginer une seconde que celle des Latins pourrait receler quelque enseignement. Jeroen Dijsselbloem est encore plus franc, c’est que ces Latins-là Monsieur, ça prend l’argent des honnêtes Nordistes et ça le dilapide dans l’argent et les femmes !

        L’Emmanuel quant à lui a la voix dure et le regard déterminé quand il s’engage envers la Chancelière comme envers la presse anglophone à « deliver reforms ». https://uk.finance.yahoo.com/news/dont-worry-germany-deliver-meaningful-163700892.html
        Où est le gentil garçon sympathique… lorsque on en vient à discuter du principal, qui plus est dans des circonstances qui font que la majorité des Français n’en entendra pas parler ? C’est alors que le masque de la communication glisse quelque peu…

      5. @Jacquot :

        Cet effort de repérage en quatre … tendances , qui s’élève au dessus des personnifications à outrance , est méritoire , et je peux reconnaître sans trop de peine les trois derniers cités en ce qu’ils représentent , au moins par les déclarations , une forme de positionnement par rapport au marché ( frontières, commerce , système financier …) et à l’utilisation des richesses ( capitalisme , redistribution , libéralisme plus ou moins ultra , dirigisme , étatisme …).

        J’ai , sur l’instant , entre plan A et plan B , intégration ou pas des forces …Hamoniennes , encore une hésitation pour savoir si la FI est à raccrocher au FN ou à EM , sur cette thématique ( qui est le véritable clivage significatif ) : marché , libéralisme , capitalisme , inégalités , démocratie .

        Sinon , votre moteur à quatre temps m’en rappelle « un autre » de 2004 :

        « Aujourd’hui la France hésite entre quatre grands destins:

        – a) Se crisper sur elle même pour tenter d’échapper au monde,
        – b) S’inscrire dans la mondialisation et gagner la bataille conte la concurrence en réduisant au maximum ses coûts et en augmentant la précarité ,
        – c) Mieux répartir la richesse en acceptant de prendre tous les risques de la société de marché,
        – d) Inventer enfin une nouvelle façon de vivre ensemble qui permette de combiner ce que le marché a de meilleur et ce que la démocratie apporte de plus fort .

        Autour de a) se regrouperont l’extrême droite et une partie de l’extrême gauche,
        Autour de b) on trouvera les libéraux,
        Autour de c) tentera de survivre une sociale démocratie de marché, « gauche maladroite » qui ralliera les libéraux,
        Autour de d) devrait s’inventer une nouvelle voie , une voie humaine, pour une nouvelle sociale démocratie. »

        Plus loin :

        « ….Il faut … reprendre dans le discours de l’extrême gauche, dans celui des écologistes ,et dans celui de certains libéraux ce qui ouvre de nouvelles pistes sur la maîtrise de la mondialisation , la lutte contre la précarité et les inégalités , la résistance à la société de marchandises ..utiliser quelques nouveaux concepts encore négligés par le vocabulaire politique ( gratuités , « revenu universel » , démocratie directe ,accès au savoir …) ».

        Je vous laisse le soin de la matrice transfert entre ces deux systèmes à quatre cases .

        Mais je me demande dans quelle case du second , son auteur place Emmanuel Macron qu’il soutient . Sans doute le pense -t-il en d) là où la lecture à coup de serpe le place en c) à cette heure , et avant le premier tour .

      6. Ouf ! Vigneron et moi sommes toujours de bords opposés.
        L’oxymoresque « social-liberal » fait toujours face à l’humaniste.

        Le monde, rassuré, se remet en marche ; la chat miaule mais la caravane passe ! ^^

      7. Jacquot, il est clair que (comme aime à dire en début de phrase Sapir quand rien n’est bien clair ensuite) c’est beaucoup plus finaud de trompetter pendant six mois sur tous les plateaux de télé et toutes les tribunes de meetings que tu vas faire plier la Boche dès ton premier matin à l’Elysée pour s’assurer de trouver ce jour là une Merkel suintant l’angoisse sur les marche du Palais, petite chose trouillotante prête à toutes les compromissions ignominieuses pour abréger une bonne fois et ses souffrances et ce sentiment de terreur régnant dans le Vaterland depuis tant de mois, à la veille d’annihiler le Heimat.

  2. Si les françaises et français n’étaient pas des « veaux » pour 50 pourcent virgule quelque chose d’entre elles et d’entre eux – « veaux » pour ne pas dire imbéciles – vous auriez tort Monsieur Boulant.

    Hélas, on a la mémoire courte dans ce pays ; courte au point d’oublier pour Mit’rand :
    – sa cagoule ;
    – sa francisque ;
    – son « L’Algérie c’est la France ! » ;
    – ses décapités ;
    – son coup de l’Observatoire ;
    – etc ;
    – etc ;
    – etc.

    Alors pensez donc bien que pour « le kyste à éliminer », les matchs de foot en famille avec avions de la République, les 49.3, la loi rétroactive sur les permis de construire de projets d’aménagements contestés, Rémi Fraisse, les victimes oubliées de la Police, la loi travail, les mensonges et la trahison de la primaire, on aura vite fait de les dissoudre dans l’amnésie.
    Vive la médiocrité ! Caractéristique première des politiques professionnels.

    1. Pour sûr, quand une société politique a subi le cancer Mitterrand pendant 14 ans, on peut anticiper sans excessive spéculation que ce n’est pas le kyste bénin Valls qui devrait marquer l’historiographie tumorale trisocolore.

  3. Il votera Macron au premier tour mais si Fillon est au deuxième tour, il propose ses services. Voilà un demandeur d’emploi qui effectue de Vraies recherches d’emploi, pas comme tous ces feignants.

    1. C’est c’la oui, et son rêve ultime et inavouable est évidemment de devenir ambassadeur de la France pénienne en Catalogne indépendante, ça va de soi.

    1. Ce billet fait frissonner de clarté.
      La Providence, faut la mater euuu.
      Debout les gars réveillez vous , il va falloir en mettre un coup !

    2. Ce débat est creux. J’en suis à 50% du temps, et pour l’instant, je n’ai rien entendu d’intéressant.

      Généreux veut imposer une relance dont on peut douter des effets positifs, en faisant au passage un chantage aux allemands qu’ils n’accepteront jamais, s’estimant méritants de leur réussite économique, et ce d’autant plus que la pauvreté s’ y accroît.

      T. Piketty remet en question l’euro, et souhaite une nouvelle assemblée de députés, pris dans les parlements nationaux au pro-rata de la population des différents pays…autant passer au plan B tout de suite, car cela tire un trait sur le mérite des allemands.

      1. Si ce débat sonne creux à vos oreilles, dans les miennes le fait même qu’ils débattent ensembles l’est moins.
        Peut être je me contente de trop peu, mais sinon de quoi se contenter ?

  4. C’est une chose d’expliquer le geste de Manuel Valls, c’en est une autre d’essayer de montrer que cette manœuvre peut fonctionner.

    Je ne suis pas convaincu que :

    1. Macron ne trouvera pas une majorité pour gouverner.

    Macron, pas fou, a bien prévenu qu’il n’y aura pas de places pour tout le monde. Logique, les candidatures affluent, il aura tout le loisir de trier sur le volet ceux dont il est vraiment proche.
    Je ne dis pas que son quiquennat serait sans difficultés, mais cela me semble jouable. Giscard (le dernier centriste élu président) avait lui tenu …. 7 ans, démission de Chirac comprise.

    2. Le PS pourra être confisqué par Valls.

    Le déni de démocratie qui vient de se produire avec notamment la complicité de M. Cambadelis qui était censé garantir la bonne tenue des primaires et donc le respect de ses règles, va échauder encore un peu plus les électeurs du PS, lesquels n’ont pas été « accessoirement » trahis par Valls : ils ont été carrément méprisés. Il n’ont donc pas été « accessoierement » trahis. Et il est à prévoir que Hamon et ceux qui l’ont suivi au PS ne resteront pas les bras croisés si d’aventure, peu probable, Valls essayait de revenir après les présidentielles.

    Autant dire que la légitimité de Valls au sein du PS après ce qui vient de se passer est maintenant nulle. Au passage, la trahison des électeurs de la primaire (dont je fut) est tout sauf accessoire. Il est à prévoir qu’une partie de ceux qui se retrouvaient au PS dans le courant de Valls vont le lâcher, car on ne badine pas avec la parole des camarades.

    Dans ces conditions Valls n’aura d’autre choix que de changer le nom de ce parti, cela tombe bien il en avait déjà exprimé la volonté auparavant, pour effacer d’un trait de plume la raison d’être de ce parti, qui est de rassembler autre chose que des sociaux-libéraux, des centristes, bref des gens qui se trouvent aussi bien chez Macron qu’au PS. Il ne s’agira donc plus du parti socialiste. Dans ces conditions son opération de reconquête du PS est vouée à l’échec. Le sort de Valls suivra vraisemblablement celui d’un certain Èric Besson qui avait lui aussi trahi, souvenons-nous, pour se rallier à Sarkozy.

    1. et le PS restera le PS, avec en tête de gondole Martine Aubry, « le retour » et Myriam El Khomri « j’y travaille »…
      Bel avenir…

      Ha, et aussi avec j’oubliais l’inénarrable Piketty qui continuera de donner ses bons conseils sur « sortir du capitalisme, une question de survie… » Ha non c’est pas lui ??? Lui il veut pas en sortir ???
      Ha bon j’ai mal compris alors ?

    2. Il est à prévoir qu’une partie de ceux qui se retrouvaient au PS dans le courant de Valls vont le lâcher, car on ne badine pas avec la parole des camarades.

      Dis pas n’importe quoi Pierre-Yves. On pourrait aussi bien dire que c’est l’électorat de Valls qui a trahi ce dernier et le PS lorsqu’on voit depuis un mois plus de la moitié des électeurs de Hollande au 1er tour 2012 se déclarant déterminés à voter Macron dans 3 semaines. Valls n’a rien fait pour les retenir ? Qu’a fait Hamon de son côté ? A part la danse du ventre devant les restes de EELV, les ultimes reliefs du PC et les enragés de Monsieur ? Comment tu comptes exister dans le paysage politique en tant que candidat PS quand ta priorité absolue est de pisser sur la gueule des quelques 15 à 20 % de l’électorat français qui, volens nolens, maintenaient leur confiance en Hollande, et à la raie des 40 % de la primaire qui n’ont pas voté comme Pierre-Yves au deuxième tour de la primaire ?

    3. « Autant dire que la légitimité de Valls au sein du PS après ce qui vient de se passer est maintenant nulle »
      Mais Valls n’est pas un cas unique que je sache.
      Pourquoi ferait-il horreur au « PS » ? Pourquoi focaliser sur lui ?
      Qui plus est à la primaire de 2012 il avait fait un score rikiki ce qui n’a nullement empêché Hollande de le prendre dans son gouvernement. Il n’était pas plus légitime à l’époque.
      Les « frondeurs », en fait l’aile gauche du PS, n’ont jamais dépassé les 15 à 17% au sein du parti, j’ai tendance à penser que ce sont eux qui ne sont pas légitimes . . .

      1. Effectivement, Valls n’était déjà pas légitime lorsqu’il fut nommé premier ministre. llégitime, il l’est donc désormais doublement !

        Quant aux frondeurs, de petits au sein du parti, ils sont devenus majoritaires avec la victoire de Hamon à la primaire.

      2. Bravo Pierre-Yves, t’as compris pourquoi a réussi à maintenir le PS en vie sous assistance respiratoire et fini à l’Elysée et comment Hamon aura été chargé de l’enterrement pour finir nulle part.

  5. Et le « trésor de guerre » du P.S. …?? Et le « fric citoyen » aux +de 5% post-élection ( à propos , cette dernière obole , elle arrivera où?? aux personnages? ou aux formations sous-jacentes?.. ) .
    C’est toussââ qu’il faut détailler maintenant pour pouvoir dénombrer et décoder les possibilités de ralliement.
    Ya quelqu’un qui sait??

      1. Nul , tristement nul mon chéri! …Au moins , vous , après cette saillie… je sais que vous ne savez pas!

  6. Mazette ! quel champ de ruines!
    Les perspectives:
    au premier tour soit voter selon ses convictions d’électeur de gauche pour le candidat Benoit Hamon ou pour Mélenchon, soit voter « utile » selon Valls ( EM) , le caméléon attrape tout au programme libéral-social ( la recette du pâté d’alouette, proportions: un cheval libéral et une alouette sociale)
    au second tour: soit un match entre l’innommable ( MLP) et l’imbuvable (2F) qui nous concoctera alors une blitzkrieg anti sociale cet été…..soit un match entre le caméléon et l’innommable, avec pour arbitres les cathos rétros en loden et les purs et durs de droite qui vont nous la jouer façon 1938 « plutôt Hitler que le Front Populaire »….
    et juste après les législatives….
    Et puis, enfin, si c’est 2F, l’on nous concoctera une graaande loi d’amnistie ( une tradition républicaine à chaque élection présidentielle) histoire de remettre les compteurs à zéro, « d’apaiser et de réconcilier les français » en mélangeant le prunes pour excès de vitesse ( normal avec 2F le pilote pique assiette ) avec les ABS, les détournements de fonds publics, et autres délinquances en col blanc….
    on parie ? la Roumanie, on vous dit!

    1. Quoi? La Roumanie?
      Ce qu’il faut pas lire.
      Au moins en Roumanie ils sont massivement descendus dans la rue contre la corruption, quand chez nous 20 000 réacs se retrouvent au Trocadéro pour défendre le lamentable François Fillon.
      On est vraiment mal placé pour donner des leçons.

      1. C’est bien ce que je dis…la Roumanie, mais en pire!
        de toute façon, les bourges en loden, les excités de la manif pour tous et les riches retraités séduits par la purge antisociale promise voteront pour l’imbuvable même s’il était accusé d’assassinat en bande organisé……il y a 18 % d’électeurs qui veulent absolument une revanche quelle que soit la « moralité de leur candidat…
        et pour une future loi d’amnistie, raccourcissement des délais de prescription en matière de délinquance en col blanc, je prends les paris

    2. Bonjour
      Pourquoi un deuxième tour pas MLP/FI ça serait cocasse non ?
      Nos écrans risqueraient d’être trop petits pour suivre la montée de notre bon OAT.

      Cordialement

  7. La division de la gauche est un fait historique qui a toujours constitué sa faiblesse. Un exemple parmi d’autres : la guerre civile espagnole, cette division a permis à la subversion fasciste de venir à bout de la République espagnole. Avec l’appuie il est vrai des « frères d’armes » fascistes allemands et italiens.
    Divisions bien décrites par G. Orwell dans « Hommage à la Catalogne »

    1. Le seul truc qu’a pas été divisé en Espagne pendant la guerre civile, hormis les franquistes bien sûr, c’est le stock d’or et de devises de la banque d’Espagne, tout bien groupir et tout à Moscou. Avec un banquier-administrateur-gestionnaire-trésorier-comptable-fondeur de ducados-acheteur d’armes comme Staline, pardi, c’était plus une Banque Centrale que t’avais mais la Sécurité Sociale.

  8. Une autre analyse c’est que Valls est opportuniste et se met dans le sillage de Macron parce que (i) il pense que le Macronisme, après l’implosion du PS, pourrait très bien dominer la politique française durant les 15 prochaines années et (ii) ses convictions politiques sont de toutes manières plus proches d’un Macron que d’un Hamon. Rien de très surprenant donc.

    Cette lecture suppose que Valls n’a plus d’ambitions présidentielles, ce qui est évidemment discutable. Mais il est peut-être réaliste sur ce point.

    1. Il pose un acte politique fort qui le positionne d’ores et déjà comme le leader potentiel du futur parti sécessionniste du PS qui participera à la majorité présidentielle derrière Macron. De la même façon que l’avait fait, un peu plus discrètement certes, Chirac en 74 en suivant les injonctions de Garaud et Juillet (et donc Albertini).
      Je ne saurais dire s’il a anticipé seul ce geste politique par rapport à la feuille de route préparée dans le cadre de cette scission programmée avec Cambadélis et autres, et donc s’il a pris de court ces derniers à quelque degré que ce soit, mais c’est pas improbable.

      1. De toutes manières, l’émergence en France d’un grand parti centriste clarifierait un peu le choses. Comment Macron et Valls vont s’entendre, cela finalement m’importe peu.

        Il serait temps qu’Hamon se rende compte qu’il est le candidat d’un parti en ruine, centrifugé entre Macron et Mélenchon (qui sont tous deux en quelque sorte issus du PS). Le problème c’est qu’il peut difficilement se retirer, entre autres parce que s’il ne fait pas 5%, il ne pourra pas valider ses dépenses électorales (si j’ai bien compris).
        Il semble y avoir un vrai problème technique de ce point de vue là.

      2. Boh, l’UMP avait bien réussi à payer les 11 millions de dette du Sarkothon par appel à la générosité des adhérents. Je ne doute pas que les adhérents PS sauront faire aussi bien pour un Hamonthon. Comment ? Les adhérents PS seraient moins souvent soumis à l’IRPP que ceux de l’UMP et y’a pas de crédit d’impôts mais juste une réduction pour les dons aux partis ? Allons allons, de la tenue siouplé, on n’est pas comme ça à gauche, on n’compte pas, chez ces gens là monsieur, on n’compte pas.

      3. @ Mathieu Van Vyve

        La réduction du PS tendance historique à moins de 10% fait partie des possibilités pour ne pas dire des probabilités. Ou encore son éclatement, une partie rejoignant l’Emmanuel, l’autre le mouvement FI.

        Ne pas oublier soit dit en passant les législatives. Si Macron l’emporte, les libéraux seront seuls en mesure de rassembler une majorité, si on veut bien se rappeler les projections qui donnent au minimum 60 députés au FN, ce qui rendrait impossible à la droite comme à la gauche de réunir cette majorité à eux seuls.

        La seule solution pour une majorité sera ce qu’on appelle en Allemagne une Grande Coalition, allant des libéraux issus de la gauche (Valls…) à ceux issus de la droite. Tous rassemblés naturellement pour mettre en application la SPP (*)

        Du point de vue de cette future – mais proche – Grande Coalition, Valls a assez bien joué. Ayant attendu que Hamon soit sérieusement descendu dans les sondages, il a limité ses risques. Se décidant avant le premier tour, il donne un sens politique à son ralliement et prend un coup d’avance sur beaucoup.

        (*) Seule Politique Possible

      4. D’où tu sors qu’avec un FN à 60 députés (à voir) une majorité sans FN ne soit pas possible autour d’EM dans une Assemblée de 577 députés ?

      5. « Il pose un acte politique fort qui le positionne d’ores et déjà comme le leader potentiel du futur parti sécessionniste du PS qui participera à la majorité présidentielle derrière Macron »

        Effectivement, au vu de ses déclarations, c’est la position qu’il affiche : un homme libre ayant le courage de ses opinions et de ses convictions. Très bien, je plussoie, c’est son droit et cela s’appelle du courage politique. À ce titre, qu’est-ce qui l’empêchait de le faire clairement avant d’acter son soutien à B. Hamont ? Et ce, pour, une fois celui-ci annoncé et acté, le lui retirer, alors qu’ayant été au Gvt, il connaissait sa ligne politique, B. Hamon étant un frondeur. Et il connaissait celle de E Macron itou. D’autant plus qu’il accuse ouvertement les frondeurs de ne pas avoir « joué le jeu » pendant le quinquennat de F. Hollande. Manu, le courage politique, ce n’est pas trop sa marque de fabrique contrairement à E. Macron. Évident. La « scission programmée » c’était de déserter son soutien socialiste auprès de B. Hamon en rase campagne ?

        « L’intérêt national » au dessus de la charte et de son honneur, ah ? L’était pas visible avant que B Hamon l’emporte, l’intérêt national, et mlp qui grimpe dans les intentions de vote ? Permesso ? Mais bien sur…Ben Macron il n’a pas hésité à assumer ses convictions, notamment en étant clair et cohérent depuis et ce dès le départ : ce gvt et sa ligne politique ne me conviennent pas, hop, DONC j’y vais ! Pas la m^me envergure, ni la m^me trempe, visiblement mister Valls.

      6. @ Vigneron
        « D’où tu sors qu’avec un FN à 60 députés (à voir) une majorité sans FN ne soit pas possible autour d’EM dans une Assemblée de 577 députés ? »

        Mais c’est précisément ce que je dis : « Si Macron l’emporte, les libéraux seront seuls en mesure de rassembler une majorité »

        Ni gauche ni droite ne peuvent raisonnablement espérer rassembler 289 députés sur 577 si 60 sont des FN – n’en déplaise à François Fillon qui prétend pouvoir avoir une majorité à l’Assemblée. En revanche, les libéraux rassemblés de la gauche (Valls) à la droite (une bonne partie de LR) pourront y parvenir si c’est autour de Macron.

        Stratégie de la Grande Coalition, comme en Allemagne.

      7. @Jacquot, ok. Coalition obligatoire, évidemment. Toujours mieux que le grandiose isolement du parti corbyniste chez les brits avec une May toute puissante, une GB sortie de l’histoire et en passe d’éclater, et un Corbyn qui réussit l’exploit d’avoir une cote plus catastrophique encore auprès des Brits que Trump lui-même (17 % d’opinion favorable contre 18 %…).
        http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/jeremy-corbyn-donald-trump-poll-theresa-may-approval-rating-gorton-survey-gfk-a7653576.html

  9. Ah ce bon vieux conflit séculaire entre les réformistes et les révolutionnaires à gauche : que de scissions n’a-t-il pas provoqué !
    Que vaut-il mieux en fait : un pouvoir de droite (pour faire simple) avec en face un vrai contre-pouvoir de gauche, ou un pouvoir qui s’affiche de gauche, mais qui fait une politique de droite, et qui enfume tout le monde, avec les effets délétères que l’on connaît ?

  10. Très bonne analyse. Valls… pfff…. je peux pas m’empêcher chaque fois que je le vois l’entends de repenser à cette VDO sur le marché d’Evry.

    1. Une ribambelle de lieux communs et de clichetons usés à la corde (ahhhh, le coup du « qui le soutient comme la corde soutient le pendu »), t’appelles ça une analyse ? Je crois hélas que même sous forme de tracts distribués exclusivement sur le marché dominical de St Encoinson du Diverticule cette « analyse » réussirait à ne pas rater la mise en examen pour plagiat.

      1. « tracts distribués exclusivement sur le marché dominical de St Encoinson du Diverticule  »

        Polalaa vigneron 😀 , où tu vas prendre tout ça.
        Valère Novarina et ses Palétudénitudien ne fait pas mieux ,
        nom d’une biscarouille !

      2. Nulle part, menfin à côté, mes encoinsons* sont chiants et les diverticules emmerdent plein de gens que je connais alors St Encoinsons des Diverticules doit être un bled particulièrement chiant de chez emmerdant d’un monde parallèle spécifiquement chiant de chez emmerdant, bled où l’on doit trouver une fois tous les cinq ans, sur son pare-brise, au marché du dimanche tout à fait chiant de chez emmerdant, une sorte de tract politique définitivement chiant de chez emmerdant.

        * Google
        Googl
        Goog
        Goo
        Go
        G
        (c’est chiant les encoinsons, hein ?)

      3. Après G il y a une parenthèse !
        ça m’amuse beaucoup beaucou beauco beauc beau bea be b .
        Jrisque de perdre du temps avec les encoinsons encoinson encoinso encoins encoin encoi enco enc en e.
        Ce qui a de génial c’est que ça va de plus en plus vite vit vi v ! Alors on a pas l’impression l’im …non j’arrête.

        PS- Continue François ! Viiiiis ! :s

  11. Bonjour M. Roberto Boulant et vous tous-tes. Merci pour cette analyse très intéressante à mon goût à laquelle je propose d’apporter une autre grille de lecture que j’ai écrite hier… En focalisant l’attention lus sur la réaction de Macron, aux élucubration de Valls, il me semble possible d’éclairer différemment le cynisme de la scène, et d’éloigner le spectre de la « mort de la gauche » au delà de vol… planant sur la culpabilité recherchée des électeurs-trices de moins en moins présumés-es innocents-es.. Après avoir suivi nombres d’éditos aujourd’hui (presse écrite et émission télé des médias de masse), il semble que cette grille de lecture trouve un certain écho, même s’il faut reconstituer le puzzle dans la segmentation que nombres d’angles d’approches divergents, du même sujet, ont essaimé…

    « « Démocratie » en danger… ?

    Macron en réagissant au soutien que lui apporte M. 49.3 fossoyeur de la « Gauche » (Valls) annonce en substance que c’est ce qu’il avait dit il y a quelque mois, que les primaires n’étaient pas en mesure de rassembler la gauche… Quoi de plus « normal » me direz vous que l’illégitime M. le premier ministre ayant reconnu la brutalité des 49.3, s’associe au banquier (qui préfère aimer les milliardaires, costards, aux « illettrés-es », « sans dents », etc, sans « représentativités-es » dans son mouvement « en marche ») ayant eu besoin de cette violence démocratique pour imposer ses vues… ?

    Faut vraiment faire peu de cas de la lucidité et intelligence des indécis-es, abstentionnistes et votants-es des primaires de gauche, dans cette campagne ou seul le pire des populismes, règne en « maître des horloges »… pour faire de telle réflexion…ne flattant bien sûr que les plus bas instincts de l’électorat du fhaine et des droites « buissonnière », du centre, etc…

    Mais faut aussi vraiment être un faux-cul de première et ne pas avoir peur d’outrer vulgairement l’intelligence des crédules…. pour afficher une indignité intellectuelle sans nom…. un « rien » quoi… quand à s’asseoir sur un processus démocratique… et sur l’électorat, et la citoyenneté de fait…

    Venir donner des « leçons de morale » en affirmant tout en sous-entendu que s’il ne s’est pas présenté aux primaires, s’il a abandonné comme M. 5%, premier ministre, toute loyauté envers les électeurs-trices trahis-es, reniés-es, discriminés-es (à l’embauche, dans les contrôles au faciès, le refus du droit de vote, etc), méprisés-es, humiliés-es (NON RECOURS, etc), battus-es, durant tout ce quinquennat ou fut préféré la loyauté envers l’abus d’usage de brutalités, de violences morales, de démagogies au profit de « l’ennemi la finance », etc, abus et uses que permettent les institutions (Européennes comprises) et la constitution, le clientélisme et le carriérisme, les conflits d’intérêts, et le pantouflage avec le favoritisme (et verrou de Bercy, « raison d’Etat d’urgence », etc)…, c’est parce qu’il était et resterait « présumé » (« providentiellement » face au fhaine… ?) » légitime » à s’éviter d’avoir comme Valls, à subir la défaite électorale aux primaires… par la sanction des votes contre le fond et la forme de « l’ubérisation » de la politique du « ni-ni » et « et-et »… cette « leçon de morale » et sa « liberté » de ton… est indigne de toute éthique se vouant à défendre les valeurs fondamentales de l’égalité, de fraternité, de solidarité, que portent chacun-e des citoyens-es ayant préféré M. Hamon….

    Faut-il s’étonner que des politiciens-nes et médias de masse qui ont « légitimé » à l’époque avec le « naturel » des « faits alternatifs » la candidature de Macron sous prétexte qu’en tant que supplétif de la « Hollandie », et des hésitations du président à se représenter, qui plus est, qu’en tant que président candidat à sa succession, M. Hollande ne pouvait s’abaisser à jouer dans la cour des primaires… mais ses idéaux pouvaient s’émanciper du processus par l’incarnation de Macron…… aujourd’hui tous-tes accusent le moyen démocratique qu’est la primaire, de donner à choisir une candidature aux présidentielles, plus à gauche que la soit disant « droitisation » de la société, afin de mieux cacher leurs finalités inavouables de détruire le parti politique de la gauche plurielle, gauche que Valls avait prédit en phase terminale… ?

    La traîtrise qu’incarne ce Macron, ses soutiens, ralliements, allant chasser leur « majorité » sur les terres de la droite et du centre « buissonnière »… pour soit disant constituer un « front républicain »… conspue en réalité tout processus réellement démocratique… En accusant les primaires (mais aussi ceux et celles ayant donné foi en celles ci au résultat d’une candidature. Voteront-il-elles Macron après cela… ?) auxquelles elle a refusé de participer… d’être responsable de l’effondrement de la gauche… elle prend en otage l’électorat votant encore, abandonnant l’abstention au mépris à la colère, en se servant de ses plus bas instincts, sondés par la « dictature des émotions », pour focaliser l’attention sur le choix du second tour des élections présidentielles…

    Faisant le jeu de la montée du fhaine, dans la triangulation, en focalisant les intentions indécises de vote « ubérisé » que sur le second tour ou s’y trouve opposé, le « messianique » Macron, ce dernier n’est pas en reste quand à faire prendre tous les risques à notre démocratie souffrante de manques de « représentativités »… Son refus par exemple de participer au prochain débat sur F2, ou toutes les candidatures vont enfin s’affronter à « égalité », il est rejoint par un autre candidat, M.Mélenchon, qui à gauche, refusa de participer aux primaires, et refuse tout autant de s’allier au choix électoral et démocratique de la candidature de M. Hamon. Lui aussi M.Mélenchon et les votants-es de la FI en général, appelleront à « voter utile », « Macron » quoi… pour faire barrage au fhaine, quand cette stratégie n’est pas sûr non plus de leur donner une majorité législative, voire même d’opposition forte… ?

    Qui d’eux, en cas de défaite du fhaine et victoire de Macron, ou de défaite de Macron et victoire du fhaine, accuseront les autres, parmi des citoyens-nes engagés-es respectables, et des autres mandataires ayant de fortes convictions de gauche, et pire encore, l’abstention (comme le vote blanc servant de marché comme les pauvres), de n’avoir pas voté par défaut pour leurs petites tactiques politiciennes sans envergures pour les vraies valeurs de Gauche… ? »

    1. Ah cette manie de rajouter la terminaison féminine , c’est lourd c’est démago bref c’est socialiste bon teint, ça me rappelle Giscard qui avait lancé la mode des  » Françaises, Français  » , et ça fait pas avancer la cause des femmes genre disparité de salaires, violences domestiques et j’en oublie .

      1. @ jpl.

        Est-ce tout ce que vous, pseudo anonyme mal, femelle, ou robotisé, aurez retenu du contenu du texte…? Ou est-ce tout ce que vous voulez qu’on en retienne, du texte, et de votre manière de trouver « lourd » toute différence, alternative, ne faisant pas la « révérence » tout autant que ne louant aucune obédience, au paternalisme de la tradition culturelle et académique française… ? Êtes vous sûr seulement que par exemple les mères isolées, illettrées ou pas, violentées maritalement ou pas avant leurs divorces pour certaines, et violentées moralement, psychiquement tout autant dans des « boulots de merde » , que par ce que vous trouvez « démago », des qu’on essaie de prendre leur défense, seront convainques par votre empathie et attention à leur égard ?

        On pourrait par exemple parler des ouvrières du Rana plaza et des enfants aussi, morts-es écrasés-es alors qu’ils-elles étaient réduits-es en esclave, comme les survivants-es le restent, pour fabriquer des textiles « à pas cher » pour les vêtir ainsi que leurs enfants, à nos mères pauvres « occidentales », et à leur enfants se demandant si croire à l’ascenseur social revient à croire au père noël… ?

      2. @Juillot Pierre
        Je fais partie de la population mâle française , et quand j’étais à l’école laïque et républicaine on m’a appris que par exemple l’électeur ou les électeurs en général singulier ou pluriel c’est du genre masculin , comme on dit  » les hommes » pour dire les êtres humains en général . Moi maintenant on m’aurait dit qu’électeur au pluriel indifférencié ( c’est comme ça qu’on dit ? ) c’est « les électrices » , et le genre humain  » les femmes » , j’aurais dit pas de prob, je suis pas contrariant , vous voyez ce que je veux dire ? Donc dans un sens ou dans l’autre quand on éprouve le besoin de rappeler à tout bout de champ qu’effectivement  » les électeurs » se composent aussi  » d’électrices » , sous la l’élégante forme  » électeurs-trices » , ou alors  » électrices-teurs » pourquoi pas, ça nuit à l’appréhension visuelle du texte c’est gênant . Et c’est inutile car en homme de gauche intervenant sur le blog de PJ , il va sans dire que vous êtes naturellement préoccupé par le bien-être de nos compagnes , n’est-ce pas ?

    2. C’est du mépris de classe de dire que l’illettrisme est une plaie sociale mais ça n’en est pas quand Monsieur Ruffin déclare au bobobissime Télérama à propos de son truc comique forcément césarisé :

      Dans le film, j’avais d’ailleurs été très attentif à glisser tout un tas de références culturelles très popus afin que tout le monde puisse s’y reconnaître : ça allait du maroilles à La Petite Maison dans la prairie.

  12. A celles et ceux que la présente situation désespère, je voudrais recommander de patienter avant de dépenser leurs réserves d’affliction. Attendez donc…
    1/ les investitures des partis,
    2/ les élections législatives et
    3/ le quinquennat qui suivra.
    Les raisons de rire et / ou de s’alarmer ne devraient pas nous manquer.

  13. Ce matin sur France Culture Hubert Védrine expliquait qu’un gouv de coalition, qui communiquerait/expliquerait à la population les réformes indispensable à mener pour qu’elle les accepte, lui semblait possible.
    Aucune mise en cause du libéralisme. Aucun avis sur les problèmes écologiques globaux.

  14. Vu dans la presse (La Croix, l’Obs, ..) : […] François Fillon s’est déclaré jeudi 30 mars prêt à travailler avec Manuel Valls. Il a ainsi répondu positivement à l’ancien premier ministre socialiste qui, dans un entretien paru ce même jour dans L’Obs, s’était montré ouvert à trouver « des compromis » avec la droite, si celle-ci gagnait la présidentielle.[…]
    Quel bel attelage ! Un menteur ayant pour devise ‘le fric c’est chic’ et un parjure prêt à tout pour garder une once de pouvoir.
    Peut-on leur accorder une once de crédibilité dans ce qu’ils sont susceptibles de nous promettre ?

    1. Ah ! on faisait moins son dégoûté quand le merveilleux Tsipras de janvier 2015, non pas « trouvait des compromis », mais faisait carrément une alliance de gouvernement avec Kammenos et son parti de droite national-popu Anel…

  15. Je ne vois pas pourquoi tout le monde lui tombe sur le râble , au Valls, après tout il est logique avec lui-même et ses convictions , qu’est ce qu’il va soutenir le Hamon dont on sait pas s’il est dans le corbillard ou s’il fait partie des pompes funèbres . Allez , un bon nettoyage/recentrage à gauche et le peuple en sortira illuminé ..

  16. On a vu au moment du vote sur le code du travail ,qu’aucun socialiste ne voulait que la censure soit votée;pour moi frondeurs ,Valls Hamon ou autres ce ne sont que des gens en lutte pour leur carrière personnelle et prêts à représenter Me Merkel en France ,comme Hollande ,comme Sarkozy ,comme Fillon….Depuis Pétain nous n’avons jamais eu une telle lâcheté et autant de faux semblants au pouvoir…..Alors pour moi votez pour qui vous voudrez,mais ne votez pas ces fossoyeurs de notre pays…

  17. (( En pensées avec François Leclerc et ses proches… )).

    Si le débat continue , un point d’étude très important mériterait à mon sens un sérieux examen :
    « Est-ce à dire que finalement la seule incertitude pour ce scrutin 2017 est de savoir qui sera le second au premier tour, et donc le premier au second tour ? La réponse est non, car un autre phénomène risque fort de s’immiscer dans la désignation du vainqueur de l’élection présidentielle, et cela malgré un plafond de verre toujours actif.

    Ce phénomène est invisible et trompeur car il ne touche pas à la position du plafond de verre. On ne peut pas vraiment le mesurer à l’avance. Il modifiera seulement au moment du vote le calibrage des résultats escomptés. En d’autres termes, il existe désormais la possibilité que par exemple 41 % d’intention de votes pour Marine Le Pen la veille des élections lui donnent le lendemain 50,3 % des voix exprimées. Ce ne sera pas à cause d’une erreur des sondages ou d’un système à plusieurs niveaux comme aux Etats-Unis, mais plus prosaïquement en raison du rôle discriminé que va certainement jouer l’abstention lors du prochain scrutin présidentiel. »

    in : https://oeilsurlefront.liberation.fr/les-idees/2017/03/26/marine-le-pen-une-faille-de-taille-dans-le-plafond-de-verre_1558453

      1. Alors… en prime une suggestion de slogan :
         »  » Présidentielles 2017… abstention , piège à cons..!  »  »
        °(*!*)°

    1. Le petit satrape d’Ankara n’a pas mis sa haine du Kurde dans sa poche, faut pas rêver. On pourrait penser que l’opération étant finie, il pourrait libérer la portion du territoire syrien envahi. Il n’en est rien. Les satrapes, au cours des âges n’ont jamais libéré un territoire occupé, voir Chypre par exemple ou l’Irak. Dans la zone envahie, la satrape a commencé à changer la démographie et la proportion des ethnies en y important des Turkmènes. Je crois que l’ONU considère la chose comme un crime. A El-Bab, ils ont vidé les maisons de leur pauvre matériel ( cuisinières, générateurs électriques etc…) et les ont mis en aux enchères. Ainsi on est sûr que les expulsés ne reviendront pas.
      Et par dessus tout, le petit satrape n’en a pas terminé avec les Kurdes. Il a déja prévenu que les opérations à venir auront un autre mot de code… A l’est ou à l’ouest, et même au sud , il a beaucoup de projets, pourvu que le Kurde meurt.
      Mais, point positif, il est seul. Les USA font, enfin, un magnifique travail pour le contrer en protégeant les Kurdes sans perdre son alliance dans l’Otan. Pourvu que ça dure.

  18. « Coming-out néoliberal »
    Le problème c’est que le PS a depuis longtemps accepté le règles de la doctrine néolibérale, tout en conservant un discours socialo-hypocrite.
    Même le projet de Benoît Hamon, le revenu universel, en fait partie, car cette proposition confirme la fracture de la sociéte, et l’élève à un niveau instutionnel. Il ne faut pas se leurrer: le chômage de masse, la paupérsation galopante, l’injustice sociale fait partie de l’ambiance générale défendue et gérée par le personnel politique, de gauche et de droite, et plus précisement l’euro (qui permet à la France de s’endetter à un taux ridiculement bas, au lieu de compter sur ses propres ressources), l’Europe de Bruxelles, la mondialisation économique……….
    Je pense qu’il y aura un remake de 2002, du « vote utile » pour écarter Le Pen. Les propositions de Benoît Hamon seront vite effacées.

  19. La proposition de Piketty sur un traité Européen sur un Europarlement. http://piketty.blog.lemonde.fr/
    Voici quelques passages.

    « Dans le cas d’un Assemblée resserrée, si l’on part de l’hypothèse de 100 membres issus des Parlements nationaux, alors l’Allemagne déléguera 24 membres (car elle représente 24% de la population de la zone euro), la France 20 membres, l’Italie 18 membres, l’Espagne 14 membres, et ainsi de suite. Afin de garantir un siège minimum à chaque Etat membre (T-Dem, art.4), il faut cinq sièges supplémentaires, d’où un total de 105 membres issus des Parlements nationaux. En ajoutant 25 membres issus du Parlement européen, on aboutirait à un total de 130 membres, 105 issus des Parlements nationaux (80%) et 25 du Parlement européen (20%) (comme prévu par le T-Dem, art.4). Cette Assemblée de petite taille aurait l’avantage de l’efficacité (voir tableau 0). »
    ….
    « l’Assemblée de la zone euro n’est pas la panacée, notre proposition de Traité peut et doit être améliorée et complétée, et nous ne prétendons nullement que les décisions qui seront prises par cette Assemblée seront toujours conformes à nos vœux ou permettront de résoudre comme par enchantement tous les problèmes de l’Europe. Mais il nous semble légitime de dire que cette Assemblée fournit un cadre démocratique permettant de placer l’austérité en minorité, ou tout du moins de modifier très substantiellement les rapports de force actuels, et de faire enfin prévaloir une logique de délibération publique, pluraliste et démocratique sur le culte du huis-clos et de l’opacité. A chacun de dire – en particulier Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et François Fillon – comment ils proposent d’amender et de modifier cette proposition de composition de l’Assemblée, ou bien s’ils envisagent de gouverner durablement la zone euro sans Assemblée et de s’en tenir au status quo intergouvernemental actuel. »

    Abordons maintenant la question qui fâche : que se passe-t-il si certains de nos partenaires refusent toute discussion sur le Traité de démocratisation de la zone euro ? Prenons un cas d’école : que se passe-t-il si les responsables politiques allemands, de peur se faire mettre en minorité dans une Assemblée démocratique de la zone euro, ferment la porte à toute négociation ? On peut apporter trois séries de réponses à cette question.
    ….
    « Premièrement, même dans l’hypothèse la plus sombre où certains de nos partenaires refuseraient toute discussion, il nous semble essentiel de poser sur la table une alternative possible. Jusqu’à présent, les responsables politiques français n’ont jamais proposé de véritable projet d’union parlementaire et politique à leurs partenaires de la zone euro. La France se plaint régulièrement de Bruxelles, de l’Allemagne, du monde entier parfois, mais on ne l’a guère vue faire de proposition publique et précise permettant de mettre en place une Europe plus démocratique et plus sociale. Même dans l’hypothèse la plus sombre où ces propositions seraient rejetées purement et simplement par nos partenaires, cette étape de proposition et d’explicitation des désaccords nous semble essentielle d’un point de vue politique et historique. Si la France proposait publiquement la démocratie parlementaire à la zone euro et à l’Allemagne, sur une base un homme-une voix, et que l’Allemagne refusait obstinément toute discussion sur une telle proposition, alors il est probable qu’il résulterait de tout cela un climat de méfiance et d’exaspération qui finirait par avoir raison de la zone euro. Il est probable que d’autres votes, à d’autres élections en France ou ailleurs, conduisent à de nouvelles sorties et à une explosion du projet européen. Mais même dans ce cas de figure extrêmement sombre, il nous semble essentiel qu’une alternative démocratique plausible ait d’abord été explicitement débattue.

    Deuxièmement, ce scénario extrêmement pessimiste ne nous semble pas le plus réaliste, loin s’en faut. Nos partenaires, en particulier nos partenaires allemands, sont au moins aussi attachés que nous aux valeurs de la démocratie parlementaire, et sont souvent beaucoup plus avancés dans leurs réflexions sur l’union politique. Outre que le pouvoir politique pourrait fort bien changer de mains et basculer à gauche dans un proche avenir en Allemagne, il existe de très nombreux citoyens et responsables politiques allemands, y compris bien sûr à droite, qui accueilleraient très favorablement une proposition française d’union parlementaire de la zone euro. A tout le moins, il ne fait aucun doute qu’une négociation s’engagerait, et un compromis devrait être trouvé, dont personne ne peut préjuger ce qu’il sera. La pression des peuples et des opinions, notamment en Italie et en Espagne, pousse dans le sens de la démocratisation de l’Europe.

    Troisièmement, le projet de T-Dem prévoit lui-même, dans ses conditions de ratification (art.20), une possible sortie de crise. Il suffit que 10 pays de la zone euro sur 19, représentant au moins 70% de la population, ratifient le T-Dem pour qu’il entre en vigueur. Dans l’absolu, il est possible d’envisager une entrée en vigueur sans l’un des grands pays, par exemple sans l’Allemagne. Cette voie ne semble pas la plus souhaitable, ni la plus probable, loin s’en faut. Mais il existe au moins un chemin permettant aux pays qui le souhaitent de montrer leur bonne volonté, en lançant un processus de ratification partielle, ce qui permettra d’accroître la pression sur des pays qui refuseraient toute discussion. L’enjeu aujourd’hui n’est pas de fixer des dates butoirs au-delà desquelles on se mettrait à jouer au Brexit. Il est de poser des actes concrets permettant de montrer qu’il existe un chemin démocratique permettant de sortir des contradictions dans lesquelles notre continent s’est enferré. »

    1. Vous parlez « raison » et « argument » mais en face c’est « gros sous » et « dogme économique ».
      Du moins c’est ma lecture de l’aventure grecque.
      Genereux et Piketty dans leur causerie chez Politis ne s’opposaient que sur ce point, la stratégie pour faire bouger les choses.
      Et là, comme Piketty, vous semblez tenir le rapport de force pour négligeable, non ?

      1. RV,
        Independamment de la majorité « gauche » ou « droite » un tel parlement mettre enfin une vraie démocratie au centre du fonctionnement de l’Europe, un parlement responsable devant ses électeurs. C’est pourtant « basique », tous les pays europeens fonctionnent comme ca!
        Piketty ne tient pas le rapport de force comme négligeable, puisqu’il indique que sa proposition de composition en l’état des votes dans les pays, verrait une majorité de gauche.

    2. Tain! en 11H pas une réaction…. J’hésite a lancer un truc pour réchauffer le sujet du style « L’Europe décide l’exception de jeu sur les marches a terme, interdit définitivement les néonicotinoïdes, instaure un passeport européen pour les réfugiés »

  20. Mouais, tant qu’à lire un économiste parler de démocratie et Eurozone, j’aime autant en lire un autre, le père de l’Euro, Tommaso Padoa-Schioppa, causer de Demos et Kratos en Europe…
    http://www.commentaire.fr/pdf/tempo/129/11-PADOA_SCHIOPPA_art129.pdf
    Je remarque par ailleurs que, comme Merkel et Sarkozy en leur temps ou Hollande ensuite, Piketty s’appuie d’abord sur les clivages partisans et la majorité qui en découle à l’intérieur d’une structure représentative pour envisager le changement de gouvernance et de politique économique de l’Eurozone. Il admet donc implicitement que la politique mis en œuvre jusqu’à aujourd’hui n’est rien d’autre que le reflet légitime de l’équilibre des forces partisanes à Strasbourg comme à Bruxelles, aussi bien pour le Conseil que pour la Commission ou l’Eurogroupe.
    http://www.institutdelors.eu/media/zone-euro-et-democratie-s-bertoncini-ne-ijd-jullet13.pdf?pdf=ok
    Sinon, politiquement, même au PPE, même un Finlandais, même vice-président de la Commission, ça bouge…
    http://uk.reuters.com/article/uk-eurozone-integration-idUKKBN1720TF

    « I see more willingness to consider what the ideal currency union would look like, » said Katainen. « My own thinking has also changed. It doesn’t cost anything to be open minded. »

    Y’en a qu’ont Schulz aux fesses dirait-on.

    1. De quoi Schulz est-il lui même le nom ?

      Si le marché capitaliste libéral mondial tue les chances de la démocratie , à petit feu , quelle agonie redonnera sa ( notre ) chance et sa place comme seule issue , à la démocratie européenne et pas que ?

      1. Quand on s’astreint comme Piketty à ne surtout pas citer le rapport Duff ou simplement l’éventualité d’un scrutin de liste de partis européens (sans doute pour ne pas heurter la droite allemande et française), on donne une idée assez précise de son niveau réel d’engagement pro-européen : douteux.

  21. Vigneron,
    Ce que propose Piketty va au delà du rapport Duff. Chacun peut le lire en lisant le T-Dem. Ton argument de « non-citation » n’est pas sérieux.
    Tu ne réponds pas sur le fond: la proposition par Piketty-Hamon d’un vrai parlement européen!

    1. Laisse tomber, personne n’est dupe des faux-semblants, des illusions et de la prétendue nouveauté du T-Dem de Piketty :

      La seule vraie nouveauté du T-Dem est que le PS, naguère le plus européen des partis français, a sous-traité cette opération à un intellectuel peu versé dans ces matières, signe à la fois de la perte de substance du PS et du statut de la question européenne pour Hamon. Dans un réflexe de survie, Benoît Hamon a toutefois retiré le Plan B de Thomas Piketty.

      http://www.telos-eu.com/fr/t-dem-lurgence-democratique-europeenne-selon-le-ps.html

      1. vigneron

        Alors que reste-t-il ?
        Ces arguments, ainsi que ceux développés dans le pdf plus haut selon lesquels la démocratie se fonde en raison et non pas sur une communauté d’affects, sont intéressants, ils rejoignent d’ailleurs Rancière lorsque ce dernier pose que la raison d’être de la démocratie c’est de surmonter la mésentente.

        Mais encore ? Macron avec son obsession bayrou-bourlangésienne de la réduction des déficits, de la compétitivité érigée en philosophie, qui promeut à la fois « l’ouverture et l’esprit de conquête » n’est-ce pas un bon et gros oxymore ?
        L’ouverture, oui, mais pas fondée sur de tels présupposés économicistes qui ne feront que renforcer les préjugés nationalistes.

        http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/03/emmanuel-macron-je-ne-pretends-pas-etre-un-president-normal_5104952_4854003.html

      2. Vigneron,
        Comme le dit Pierre-Yves, si Piketty-Hamon n’ont pas gràce à tes yeux , sur l’Europe, peux tu me dires ce qu’apporte Macron sur le sujet: nada, rien, du vent! J’ai parcouru son programme pour pas mourir à moitié idiot et comprendre ce qui pouvait bien te séduire. J’aurais tendance à penser que l’argument se résume donc à un Tout Sauf PS…. ce qui ne résiste pas à l’examen du parcours, du programme et de l’aeropage dument Solfériné de l’ex ministre de l’économie.

      3. Rappeler incidemment qu’on respectera la limite des 60 à 70 milliards soit 3 % de dépenses annuelles financées par de la brand new debt, t’appelles ça un discours centré sur « l’obsession de la réduction des déficits » ?
        Pour la compétitivité, désolé, mais quand tes exportations représentent plus de 30 % de ton Pib, t’es un peu obligé d’y faire gaffe, en attendant mieux…

      4. La différence, Arnaud, la cherche pas dans les annonces eurofracassantes, la cherche pas derrière des tirets sous le paragraphe Europe du programme Hamon ou entre les lignes des professions de foi partisanes du pseudo-projet pikettien, la différence c’est les drapeaux bleus à étoiles dans les meetings, la différence c’est qu’il est le seul à s’être positionné, revendiqué comme le candidat européiste, la différence c’est que malgré ce soit-disant handicap rédhibitoire il peut gagner, et l’Europe avec lui.

      5. Oui bien d’accord, mais moi j’attends toujours un petit développement européiste sur le comment de ça :

        « Il faut aller vers un changement des règles de vote à l’unanimité et les remplacer par des scrutins majoritaires pour dégager de vraies pistes européennes. C’est un chemin beaucoup plus praticable. » (Dixit Julien Alexandre)

        Tiré d’ici :

        http://www.pauljorion.com/blog/2017/03/27/presidentielle-il-faut-que-ca-change-un-candidat-antisysteme-pourrait-il-sauver-lecosysteme-par-jean-francois-le-bitoux/

        Les gens vont continuer de se détourner du magnifique drapeau bleu étoilé je le crains. Alors ?

      6. « il peut gagner, et l’Europe avec lui. »

        Oui et par ce qu’il est un des rares, en outre, a avoir non seulement les compétences adéquates et un projet progressiste construit (comme Y Varoufakis), voire les aptitudes à dialoguer avec des Schaüble et consorts (plus difficile pour Varouf), à avoir une très bonne connaissance des enjeux et des institutions, mais également une vision et une hauteur de vue que beaucoup pourraient lui envier. Il est un des rare à pouvoir , à ce titre, non seulement faire le job, mais même mieux, à pouvoir aller au delà.

        A Berlin, Macron plaide pour «une Europe plus ambitieuse»
        Par Nathalie Raulin, envoyée spéciale à Berlin — 11 janvier 2017 à 09:35

        « Budget de la zone euro
        Une façon pour lui d’amorcer la pompe de la «solidarité». Car le candidat d’En Marche veut bien davantage qu’une coopération renforcée sur la Défense: convaincre les membres de la zone euro, à commencer par une Allemagne plus que réticente, de mettre en place «un budget de la zone euro adossé à une capacité d’endettement et à des ressources propres». Le tout pour «financer des investissements d’avenir, apporter une assistance financière d’urgence et aider les pays de l’euro en cas de grand choc économique».
        http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/11/a-berlin-macron-plaide-pour-une-europe-plus-ambitieuse_1540579

    2. Merci des précisions. Sur le fond tu n’as pas d’arguments contre le projet T-DemPiketty . Tu préfères Macron sur de l’affect et autre chose de plus ineffable et c’est bien ton droit même si on tas connu plus charpenté « ad Rhetoricum ».

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