91 réflexions sur « Européens, Européennes, je vous ai compris ! ;-) »

  1. Enfin une bonne nouvelle !
    C’est une bonne idée, que vous vous fassiez finalement élire ou pas. Vous avez une chance : vous êtes totalement atypique.
    Une campagne électorale, c’est de toute façon une tribune rêvée pour répandre des idées et augmenter votre notoriété.
    La difficulté, ce sera peut-être de trouver un angle d’attaque…
    Je vous soutiendrai de tout cœur, concrètement si c’est possible !

    1. Merci Luc. Si vous saviez qui sont les deux grands soutiens de l’ombre (bientôt 3 !), vous seriez ravi. J’espère pouvoir poursuivre ce rôle fédérateur.

      1. Vous éveillez notre curiosité quant à ces soutiens de l’ombre…
        Sont-ce le roi des Belges et l’empereur français en devenir ? :)-

  2. Paul il n’est pas utile, il n’est pas démonstratif de caricaturer ni de déconsidérer son interlocuteur pour être applaudi. Champion du monde du trollisme / Troll et maintenant nullard ! Bigre la charge est rude mais qu’en pense le psychanalyste subtil ?
    Vous n’êtes certainement pas le seul à parler d’effondrement et bien loin d’être le premier.
    Votre programme, car c’est ce qui compte, nous proposera-t-il un nouveau territoire (matériel et immatériel ) à défendre ( voir Bruno Latour et non Lacour comme récemment écrit par erreur.) Hélas vous êtes brillant mais je doute de votre capacité à le concevoir. Vous rappelez-vous le conte d’Andersen  » Les habits neufs de l’empereur  » ? Eh oui, cher monsieur, le roi est nu et au surplus privé d’imagination.
    La question n’est pas de prévenir le chaos mais de penser dès à présent comment envisager de survivre dans un monde dévasté. Des rapports alarmistes d’experts ( mettez-y des guillemets si vous ne les jugez pas à votre niveau ) se multiplient depuis quelques semaines. Je n’y reviens pas. Famines et migrations nombreuses mettront dans les années prochaines cul par dessus tête, sur tous les continents, nos organisations étatiques… Et vous croyez encore à un avatar possible de la social-démocratie ?
    Ce dont le monde a besoin ? Ce sont de femmes et d’hommes paysans, poètes et philosophes. Pas de savants incapables d’arrêter leur course folle.
    Sans doute vous pourrez me mépriser encore mais je m’en fous, je n’ai pas d’égo, moi !
    Mais vous, qu’est-ce qui vous fait avancer au juste ?

    1. Merci pour la référence à Bruno Latour, que je découvre ainsi. Son récent livre « Où atterrir ? » a l’air intéressant.

      Pour le reste, je crois qu’il y a d’autres positions possibles que le « Je vais bien tout va bien » https://www.youtube.com/watch?v=uqKXAJq37FE d’une part, le tout est fini et n’essayons même pas de « prévenir le chaos » d’autre part. On peut essayer de regarder les problèmes en face, sans jeter le manche après la cognée.

      Mais il n’y en a pas qu’une seule, d’autre position possible ! Une question difficile, et qui je pense peut être source de beaucoup d’incertitudes et de controverses, c’est : « Quelle part pour le feu ? »

      Car nous ne pourrons pas tout « sauver », de nos habitudes, de nos conforts y compris de pensée, même pas sans doute de ce que nous considérons comme important. Il faudra faire une part pour le feu. Peut-être même que ne pas le reconnaître suffisamment tôt, ne pas concentrer nos efforts sur ce qu’il est véritablement possible de sauver, pourrait nous condamner encore plus sûrement à perdre encore davantage, parce que se disperser et perdre du temps et des efforts pour quelque chose qui va de toute façon disparaître, c’est en avoir moins encore pour ce qu’il serait encore possible de sauver.

      La plupart des gens qui y ont réfléchi un peu sont d’accord pour ne pas chercher à sauver les fortunes et revenus des multimilliardaires ou encore les optimisations fiscales qui permettent aux multinationales d’échapper au plus clair de l’impôt. Oui. Mais ça c’est facile – tant qu’on n’appartient pas au 0,1%. Il y a d’autres choses sans doute qui ne pourront sans doute pas être sauvées.

      L’Union européenne, cette expérience d’une communauté beaucoup plus fragile qu’une nation, beaucoup moins solidaire, et beaucoup moins démocratique que les nations démocratiques peuvent l’être – du Canada au Japon, de l’Islande à Israël, la Corée du Sud ou l’Inde – cette expérience qui a pris depuis longtemps maintenant et peut-être d’autant plus facilement qu’elle n’est pas démocratique un chemin qui en a fait un instrument de la montée des inégalités et de la privatisation du monde DOIT elle être « sauvée » ? Est-ce une nécessité de principe, qui ne peut se discuter, de l’ordre des fins, ou bien est-ce de l’ordre des moyens ? Quels sont les avantages si elle l’est ? Les inconvénients si elle ne l’est pas ? Quelles sont les chances de succès ? Quels efforts seraient-ils nécessaires ? Quel est leur coût d’opportunité, c’est-à-dire la valeur qui pourrait être obtenue en consacrant ces efforts à autre chose ? Quelles sont les alternatives, que ce soit au niveau d’une nation (démocratie, politique économique indépendante) ou de l’humanité (coopération) ?

      Les réponses à ces questions ne peuvent être que personnelles et découler d’évaluations en partie subjectives, il n’y a pas de formule mathématique pour en décider. De mon point de vue, le rapport coût / bénéfice de tentatives pour sauver et réorienter l’UE n’est pas bon.

  3. En France cette élection soit-disant européenne risque de porter pour l’essentiel sur le pourcentage de voix que va obtenir le parti de Macron. Vat-il confirmer sa victoire aux législatives? Les partis en place depuis plus longtemps vont-ils au contraire retrouver leurs scores habituels?

    D’une certaine manière Juncker a raison: tant que présidents, premiers ministres, députés, sénateurs continueront à prétendre gouverner sans dire que leur pouvoir réel est fortement limité par les traités européens, les décisions qui comptent le plus continueront à se prendre à Bruxelles ou à Francfort sans que les électeurs n’y puissent rien.

    Tout ça pour dire qu’il ne suffit pas de convaincre les électeurs qu’une Europe qui ne serait plus une bureaucratie opaque mais serait réellement démocratique ferait des choix qui leur seraient favorables. Il faut d’abord, et ça semble plus difficile, les convaincre que les décisions qui s’y prennent ont au moins autant d’importance que celles de ceux qui dirigent la France.

    Je pense depuis longtemps que l’Europe ne pourra pas fonctionner de manière démocratique tant qu’il n’y aura pas de réels partis politiques européens.

  4. Bonjour Paul,
    Prêt pour la bataille Européenne?
    Si vous vous sentez la force, je ne peux que vous encouragez! Tant il est vrai qu’ils nous restent plus que les instances officielles pour faire passer nos messages.
    Ceci dit, je me suis plongé dans le fonctionnement des institutions européennes. Je trouve que le Parlement Européen qui est la seule représentation démocratique DIRECTE a peu de pouvoir concernant l’initiative des textes. En revanche, il peut avec le conseil Européen , les amender ce qui est déjà pas mal….
    Après quand je lis un peu partout que l’Europe serait une sorte de technostructure froide antidémocratique Bruxelloise qui contraindrait les « gentils » États qui ne peuvent rien dire….les bras m’en tombe….
    Est ce que les nationalistes de droite et de gauche, ont au moins fait l’effort de regarder comment fonctionne l’Europe?
    Si , il l’avait fait, ils auraient vu que sans le consentement des États via le conseil de l’Europe notamment, l’Europe froide et anti-démocratique à savoir la commission (dont les membres sont nommés par les États (sic!) et dont le président est issu du Parlement (resic! )) ne peut rien faire…..Donc, l’Europe qu’on a : c’est déjà l’EUROPE DES NATIONS….on est loin, très loin , très très loin des États Unis d’Europe…..

  5. Cher monsieur,
    Après tous ces commentaires accompagnés de poésie et de musique parfois (Juannessy) je ne peux qu’approuver votre projet, car étant issue d’une famille de Résistants, pour moi et je ne suis pas la seule à le dire : la vraie pensée débouche sur l’action
    De plus, l’ultra-libéralisme qui règne sur les institutions européennes est un monde que vous connaissez bien ce qui rendra votre lutte plus efficace encore.
    Cordiales salutations.

  6. Le principal.
    Je soutiens l’initiative de Paul.
    Une modeste prière: Paul, posez votre candidature en France. Venez aux côtés de Jacques Attali. On peut émettre des réserves sur ses idées ondoyantes, mais c’est un bon publiciste et il a l’oreille des journalistes. De son côté, la Belgique regorge de talents.

    Le principal.
    Marianne : « Afrin n’est plus seul.» Pas trop tôt. Le corps de l’article n’est pas si rassurant. Le nettoyage ethnique reçoit approbation. Il sera au minimum de 200000 habitants des zones frontalières, quand même. 20000 Yézidis, réfugiés du génocide de 2014 devront trouver un autre point de chute. Ils ont l’habitude ; engrainée dans leur ADN pourrait-on dire, du moins pour ceux qui courent vite. Non seulement les gens, mais aussi une organisation politique viable,inclusive et pacifique, détruite dans le sang. Une menace intolérée pour le voisin du nord, qui a de grands projets.
    https://www.marianne.net/politique/syrie-revirement-de-macron-la-france-au-secours-des-kurdes

    Le voisin de nord ? Motivations et projets ? Des détails ici :
    http://www.kedistan.net/2018/03/27/afrin-quel-avenir/

    Indispensable Pays des chats et courageux Ercan Aktas .

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