Européens, Européennes, je vous ai compris ! ;-) le 28 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Européens, Européennes, je vous ai compris ! 😉 Merci à Marianne Oppitz et Pascale Duclaud ! Ouvert aux commentaires.

Européens, Européennes !

Il y a un peu plus d’un mois, le 22 février, dans une chronique dans le magazine Trends-Tendances, j’ai lancé un appel solennel à la consultation des citoyens et des citoyennes européens. Cela a donné lieu à un débat sur le blog. J’en ai parlé beaucoup avec vous, il y a eu pas mal d’échanges sur cette idée. L’idée c’était là-dessus : c’était que l’Europe lance, l’Union européenne lance une grande consultation de l’ensemble des citoyens et des citoyennes européens, en promettant de tenir compte de ce que ce grand cahier de doléances ferait apparaître pour qu’on essaye de redresser la barre, pour qu’on essaye de refaire une Europe dont les populations – vous et moi – se désintéressent parce que ce qu’ils font, finalement, n’a pas d’intérêt pour vous et moi. On est dans la situation – un petit peu comme celle que Page et Gilens avaient décrit pour les Américains – où les sujets qui sont discutés au niveau européen, en général intéressent énormément les grandes entreprises mais ne sont que d’un intérêt mineur pour les citoyens ordinaires. Et comme on le sait, les textes qui sont votés sont en général écrits d’ailleurs à l’intérieur des entreprises et n’émanent pas véritablement de la base.

Alors, qu’est-ce que ça donne ? Eh bien, ça donne cette séparation entre des élites qui se satisfont de cette situation puisque finalement ça les arrange et ça ajoute un peu de beurre sur leurs tartines (un peu ou beaucoup !), et puis des populations qui, lorsqu’on leur demande de voter, dès qu’il s’agit de l’Europe votent contre parce que c’est désavantageux pour eux. Ça ne représente plus rien, ce n’est plus… ça ne correspond pas du tout à un idéal européen. Alors, je voulais… l’idée c’était la suivante, c’était donc que ces gens disent, à nous : « On veut vous entendre » et puis : « On promet qu’on en fera quelque chose ». Voilà !

Et nous avons discuté entre autres, par exemple de la possibilité de lancer une pétition. Cela fait partie des choses que nous avions envisagées : faire une pétition. Comment faire pour encourager les dirigeants européens à se lancer dans cette aventure ?

Alors, est intervenu – c’était il y a une dizaine de jours – est intervenu un événement qu’on appelle « fortuit » et qui est tout à fait fortuit effectivement : c’est que me retrouvant dans mes grands voyages entre Lille, Bruxelles et Vannes en Bretagne où j’habite, je me suis retrouvé – comme très souvent – à la terrasse du café Terminus Nord devant la gare du Nord, rue de Dunkerque, coin du boulevard de Denain à Paris. Et un Monsieur qui était assis simplement, tout à fait à côté de moi à une de ces petites tables, m’a interpellé en disant très gentiment, en me disant : « Est-ce que vous n’êtes pas Monsieur Jorion ? ». J’ai confirmé que c’était bien moi et il a dit : « Je m’intéresse beaucoup à ce que vous écrivez. Je ne suis pas toujours d’accord parce qu’en fait, moi je représente en fait la droite au niveau européen, mais je suis haut fonctionnaire européen ». Et effectivement, ce Monsieur est un très haut fonctionnaire. Il a un pouvoir de décision très important sur des choses très importantes au niveau européen. Et je lui ai soumis tout de suite – bien que je n’avais que cinq minutes et lui aussi – je lui ai soumis mon idée : l’idée dont j’avais discuté avec vous – et que j’avais émise pour la première fois donc, dans ce billet de Trends-Tendances – d’une consultation des citoyens européens. Et là tout de suite, dans les cinq minutes où nous avons bavardé, il a dit : « Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas possible : il n’y a pas de structures pour ça, il n’y a pas d’institutions. Tout ce qui est possible, c’est éventuellement que vous fassiez une pétition et puis il y a de vagues promesses à l’intérieur de nos réglementations qui font qu’on devra faire attention à ça si ça dépasse un million de personnes représentant les différents pays, qui émettent une idée. Ça n’irait pas plus loin. Il n’y a pas de structure qui permette de faire ce que vous voulez faire : une grande consultation des Européens, associée à une promesse de tenir compte de ce qu’ils diront. Il n’y a qu’une condition… il y a moyen de le faire, mais c’est pour vous, d’aller à l’intérieur et de lancer ça de l’intérieur : de l’intérieur des institutions européennes. »

Alors, comme on n’avait que cinq minutes, eh bien, voilà, la conversation s’est arrêtée là. Mais on a échangé rapidement nos cartes de visite et je lui ai fait entendre que je me trouverais à Bruxelles deux jours plus tard, où il serait lui aussi. Et il m’a proposé très gentiment, il m’a invité à déjeuner. Et donc nous avons déjeuné deux jours plus tard, pas loin du square de Meeus, pas loin de la rue du Luxembourg, pas loin des institutions européennes. Et là, ce monsieur m’a encouragé vivement à me présenter au parlement européen : de devenir un député européen, de me faire élire par vous – si vous êtes Belge – parce que moi, j’ai un passeport belge et il n’y a que les Belges qui vont pouvoir voter pour moi [P.J. … sauf si je me présente en France, ce qui est une possibilité]. Les Belge.euse.s ? Non, il n’y a pas de féminin, on est tous égaux de ce côté-là. Et voilà !

Alors, qu’est-ce que j’ai fait ? Eh bien j’ai écouté ce monsieur avec… comment dire… avec attention (rires), avec réflexion. Avec attention et réflexion, et le lendemain – non, ce n’est même pas le lendemain, le soir même – le soir-même j’écrivais à la personne qui en Belgique me paraît la personne qui pouvait m’encourager, à qui j’ai demandé son avis et qui pouvait m’encourager ou me décourager de suivre le conseil de ce monsieur X que j’avais rencontré le matin même, à midi, à l’heure du déjeuner. Bon !

Et là, j’ai eu la très bonne surprise, l’excellente surprise : que cette personne qui me semblait en Belgique la personne clef pour me dire si c’est une bonne ou une mauvaise idée, a été très enthousiaste et elle m’a très chaleureusement encouragé à entreprendre la démarche. Alors, cette personne aussi, a attiré mon attention sur le fait que, eh bien, ça passe par des partis, qu’il y a des instances, qu’il y a des décisions à prendre et qu’il ne suffisait pas que lui me dise que c’est une excellente idée, qu’il m’encourageait et qu’il me soutiendrait de tous les moyens possibles. Donc, ça ne suffit pas mais pour moi, c’est – voilà – c’était ce « oui » ou ce « non » qui allait décider de poursuivre la suggestion qui m’avait été faite à midi.

J’avais … j’ai déjà évoqué ici, comme ça, cette idée. Ce n’est pas la première fois que je parle de l’idée de se présenter – peut-être – au parlement européen. Pourquoi ? Parce que j’avais eu des discussions avec mon ami Bruno Colmant. Comme vous le savez, nous avons un immense respect l’un pour l’autre, même si sur l’échiquier politique nous ne situons pas exactement au même endroit. Et nous avions discuté de la chose suivante en termes très généraux : c’était que nous étions très contents d’avoir l’influence que nous avions sur ce que les gens pensent. Influence qui se renforce, pour nous deux, dans la mesure où on écrit des livres ensemble, où on accepte de faire des débats ensemble, où dans les journaux on nous oppose mais où nous atteignons facilement un consensus – je dirais – sur la partie la plus raisonnable et la plus rationnelle et la plus techniquement correcte des choses et des solutions qu’il y a à apporter. Moi, ça me fait énormément plaisir que quelqu’un comme Colmant – que j’avais découvert comme quelqu’un véritablement à l’opposé de l’éventail politique par rapport à moi – que nous puissions arriver à nous mettre d’accord sur des choses qui peuvent faire avancer les choses.

Mais nous nous étions dits aussi : « Voilà, nous avons une influence à distance, mais quand il s’agit de pousser la manette, d’avoir accès aux leviers de décisions proprement dit, là nous sommes impuissants ». Lui, il a été chef de cabinet d’un ministre ! Lui, il a déjà été beaucoup plus près de la décision proprement dite, même au niveau de la décision proprement dite. Mais il ne l’est plus en ce moment : il est économiste en chef dans une grande banque. Mais, voilà, on discutait de ça ensemble, et pour moi d’essayer ça au moins une fois. Voilà. D’essayer ça au moins une fois… J’ai déjà fait pas mal de choses ! Quelqu’un… l’un d’entre vous (rires) me rappelle que j’ai écrit un jour un article qui s’appelle Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats : « Eh oui ! Ça s’applique tout particulièrement bien à vous ! »

Alors… alors on va essayer ça ! Ce n’est pas donné d’avance s’il faut faire campagne ! Il faut convaincre les instances d’un parti de vous « endorse » – comment dit-on ? – de vous soutenir officiellement. Et il faut un programme. Sur l’Europe, j’en ai un embryon puisqu’il y a dans ce livre qui s’appelle Vers un nouveau monde et qui a été une initiative du mouvement Solidaris en Belgique, qui est donc ce qu’on appelle la Mutuelle socialiste. Ça ne correspond pas du tout à ce que sont les mutuelles en France. C’est beaucoup plus près de ce qu’on appelle la Sécurité sociale mais, voilà, c’est un mélange de ce qu’on appelle les mutuelles et la sécu en France. Et, c’est par … comment dire ? par… le terme m’échappe… « groupe politique ». Et il y a, en particulier dans la partie francophone en Belgique, il y a un mouvement très puissant encore, appelé Solidaris, et qui est lié au Parti socialiste qui représente les idées socialistes.

Et donc, dans ce petit livre qui s’appelle Vers un nouveau monde, il y a déjà une description par moi, de l’Europe telle qu’elle est maintenant et telle qu’on pourrait la faire. Mais ce n’est qu’un point de départ : il faut maintenant construire véritablement une plate-forme de ce qui serait ma candidature au niveau européen. Et là, je compte vraiment sur vous.

Je sais ce que vous allez me dire : « L’Europe, c’est un truc perdu d’avance, etc. etc. » OUI ! OUI ! OUI ! : l’Europe telle qu’elle est maintenant ! Et je vais vous dire une chose et je l’ai déjà dite : c’est un petit peu – c’est un petit peu beaucoup même – par attachement – moi personnel, mais ça je l’ai déjà dit – au fait que quand j’avais dix-huit ans j’ai été choisi par des représentants de mon université pour être l’un des quinze qu’on invita à Strasbourg pour créer l’Europe de demain, et que nous avons pu discuter, nous les quinze, avec les gens qui représentaient le projet européen à l’époque. Et ce qu’on a entendu : c’était bien ! C’était bien, ce qu’on a entendu ! Ce n’était pas ce qui a été fait !

C’est un peu par engagement personnel par rapport à ce que j’étais là. C’était quoi ? en 62 ou je ne sais quoi ? Attendez… enfin… oui… ou plutôt 64 : 1964. C’est envers le Paul Jorion de 64 que je pense avoir un – voilà – il y a un devoir… quelque chose de l’ordre d’un devoir. Il faut que cela ait lieu. Il faut que cela ait lieu : c’était bien !

Ce n’est pas ce que c’est devenu… mais cela peut encore être fait ! Ça peut encore être fait. Mais ! il faut aller secouer le cocotier et – j’ai déjà essayé pas mal de choses – je vais essayer de l’intérieur.

Ça ne promet pas que ça… ça ne veut pas dire que ça aura lieu. Mais ne me dites pas « Vous allez être broyé ! », etc. Si j’étais broyable aussi facilement par les idées des autres, par les structures en place, par les machins, par les inerties de ceci ou cela, j’aurais été broyé depuis longtemps ! J’ai résisté à deux tentatives d’assassinat, j’ai eu un jour devant moi un soldat qui m’avait mis en joue et… que je n’aurais pas dû continuer (rires) à lui dire « Tire ! » parce qu’il y avait autour de nous une foule qui disait… qui me disait de fermer ma gueule et qui avait raison par rapport à moi ! Euh, je me suis trouvé dans des situations d’affrontements sérieux, etc. : je n’ai jamais reculé d’un pas ; je ne le ferai pas cette fois-ci non plus, si… si… si je finis… si j’arrive à entrer, bien entendu. Si j’arrive à entrer, ce sera plutôt les autres qui devront faire machine arrière que moi. J’en parlais il y a quelques instants, d’une situation où je m’étais trouvé face à une opposition qui était de l’ordre de… ça faisait quoi… (calcul mental) : une opposition de 87,5 % contre moi et je l’ai emporté quand même sur des points importants. Voilà !

Donc… Ça ne veut pas dire, ça ne veut pas dire que tout ça sera une partie de plaisir. Ça ne veut pas dire même que j’arriverai au stade de pouvoir même me présenter comme candidat malgré les encouragements extraordinaires – et je remercie la personne de les avoir faits – parce que, voilà, sans cela… j’aurais fait machine arrière.

On n’y est pas encore ! On n’est pas encore au stade d’avoir réussi quoi que ce soit, mais je lance le débat avec vous. Si vous me dites : « Ça ne sert à rien »… ne participez pas au débat… ! Vous ne me convaincrez pas ! À ce stade-ci, vous ne me convaincrez pas.

Donc voilà ! Mais si on veut tous ensemble voir comment on pourrait remettre ce machin sur les rails – j’avais appelé ça il y a quelques années, si on arrivait à faire quelque chose au niveau européen, c’était une discussion avec le regretté Michel Leis : « le Grand Œuvre ». Le Grand Œuvre, c’est une allusion à l’alchimie. Le Grand Œuvre de remettre l’Europe en état.

Voilà ! Je lance ça ! Il y aura, j’espère, une retranscription de ce que je dis. Donc la discussion va commencer sur la vidéo-même et puis elle continuera sur la retranscription. On peut faire un dossier aussi dans le forum qui est associé maintenant au blog, et ainsi de suite. Il y a aussi le Cercle des Amis du Blog de Paul Jorion où on peut discuter de ces choses-là. Voilà : il y a plein d’endroits où on peut le faire mais il faut constituer maintenant sur cette idée d’Europe – d’une véritable Europe : une Europe telle que je la voulais en 1964, à l’âge de dix huit ans – on va lancer un grand débat et on va essayer de faire des choses.

Avant l’élection proprement dite, il y a quatorze mois donc ça nous laisse le temps de mettre les choses en place et de produire, de produire des textes et des actions peut-être, et ainsi de suite – voilà – de faire quelque chose.

Allez ! (grand bruit de l’ordinateur) Ouh là ! Je ne vais pas casser mon matériel ?! A bientôt ! On discute de tout cela !

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84 réflexions sur « Européens, Européennes, je vous ai compris ! ;-) le 28 mars 2018 – Retranscription »

  1. Vos idées concernant « l’Europe » sont honorables, mais parfaitement vaines, non pas inutiles, mais vaines. Tant qu’il y aura des gens tels que Juncker, Merkel et beaucoup d’autres aux commandes, rien, mais vraiment rien ne changera. Un fonctionnaire européen 🙂 vit de son business, il en vit même très bien, très confortablement, et chaque dissidence au sein de l’Europe de Bruxelles est sanctionnée, la personne fera l’objet d’un processus d’exclusion; c’est une bastion, le palais de l’Europe à Bruxelles. Ce palais est fréquenté par un nombre incroyable de lobbys, « le citoyen » ne compte pas vraiment. Et c’est voulu ainsi. « Le citoyen » dispose d’un certain nombre de moyens administratifs vis-à-vis de l’Europe de Bruxelles, mais c’est plutôt « pour la décoration », pour faire bien. En réalité s’agit’il d’un régime assez autoritaire, dirigiste.

    1. Juncker va faire ses bagages avec son marionnettiste Selmayr.
      Quant à l’Europe « autoritaire et dirigiste », ça me fait toujours autant marrer. Le Conseil européen, qui fait la pluie et le beau temps là où la Commission n’est plus qu’un secrétariat des nations, c’est vos élus nationaux et personne d’autre.

      1. Le Conseil européen n’a de pouvoir que dans le cadre défini par le Traité, lequel pré-détermine très largement la politique suivie, notamment en matière économique. Les divisions entre Etats objectivement dans des situations économiques très contrastées, donc aux intérêts divergents, fait le reste.

        Tout cela, texte du Traité, intérêts et situations nationaux, sont des facteurs objectifs. Il ne suffit pas de souhaiter qu’ils n’existent pas – même très très fort – pour qu’ils disparaissent.

      2. Vote au Conseil européen: https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_au_Conseil_de_l%27Union_europ%C3%A9enne

        Je ne sais pas quel est le pourcentage d’électeurs qui savent comment le Conseil fonctionne ni même d’ailleurs qu’il existe!

        Si on va au fond des choses c’est bien effectivement les élus nationaux qui sont responsables: ce système permet à ceux qui sont au pouvoir de faire passer des choses qu’il leur serait nettement plus difficile de faire accepter si elles étaient débattues au niveau national. L’opposition devrait systématiquement dénoncer les décisions prises par le conseil
        qui ne lui conviennent pas mais quand elle le fait ça n’a pas d’effet sinon de rendre évidente son inefficacité à influer sur les décision dudit Conseil.

        Si on en croit Varoufakis la situation est encore pire en ce qui concerne l’eurogroupe…

      3. Je ne sais pas quel est le pourcentage d’électeurs qui savent comment le Conseil fonctionne ni même d’ailleurs qu’il existe!

        Il suffit de lire ici ou ailleurs les inepties habituelles sur « l’Europe de Bruxelles » pour se rendre compte que ce pourcentage tend très fortement vers zéro.

      4. Juncker s’en ira, il est fatigué et malade, découragé aussi par les interventions de la part de Merkel. « L’Europe » est sous la coupe des Allemands, la « promotion » curieuse de Selmayr le confirme. Il n’est pas sûr du tout que le Parlement Européen aura le courage de freiner tout ca.
        Cette manoevre Juncker/Selmayr, une preuve de démocratie? C’est plutôt l’un des symptômes du caractère antidémocratique de l’Europe de Bruxelles.

      5. Et oui selon JA l’Europe n’a aucun pouvoir réel, c’est seulement la clique des élus nationaux qui décide. Possible après tout et pourquoi pas hein ? Mais quand même pour le fun, le reste ne pèse rien, primo, de quels élus parles-tu oh vénérable connaisseur des méandres européens, et deuxio, ils décident de quoi ?

        Si d’aventure tu nous fais une pirouette je ne t’en voudrais pas, moi ce que j’en dis c’est pour un peu de coincer les roubignoles car tu le vaux bien.

      6. CloClo, cf. lien envoyé à Emmanuel.

        C’est quand même époustouflant cette propension à ne pas payer sa facture d’électricité et s’étonner que ses avis ne soient pas éclairés…

      7. Tercio, cause que j’ai cliqué trop vite, je me demande bien quel intérêt peut bien avoir le projet de candidature du sieur Paul Jorion à une position où tu dis toi même que ben euh, y a rien à faire puisque le pouvoir n’est pas là ! Faudrait savoir les Laurel et Hardy du blog !

        Bisous.

      8. Ah oui quatrio, oh oh oh, je ne partage pas du tout l’idée que l’Europe et sa clique de fonctionnaires, d’élus, et d’admiratifs de et dans toutes les nations, ne pèse rien et ne décide rien, non, je ne partage pas du tout se point de vue. Oh contraire, le noyaux dure à atteint une phase critique suffisant pour permettre l’émergence à moyen terme d’un véritable centre de pouvoir décisionnel supranationale, disons le même carrément fédérale et très largement supérieur à tous les parlements nationaux ! Même que je pense que la majorité des citoyens européens sont prêt à soutenir cette vision, à celle cramoisie du replie nationaliste.

        Re bisous

      9. Les fautes vous sont offertes gracieusement par Mojito et Tequila frappée, et ma crasse et maladive incompétence grammaticale et orthographique !

      10. Quand tu écris que : « Le Conseil européen, qui fait la pluie et le beau temps là où la Commission n’est plus qu’un secrétariat des nations, c’est vos élus nationaux et personne d’autre. »,

        Je ne vois en quoi le lien que tu as collé à emmanuel (plus bas) répond à ma question mais bon si il suffisait de payer ses factures pour se sentir libérer ça se saurait. Que le parlement EU dirigé par le PPE ne soit pas un modèle d’Européanité bien compris, il n’en reste pas moins que ces élus sont des élus européens pas nationaux. Tu parlais donc du Conseil Européen qui regroupe les chefs d’états et de gouvernements des membres ? C’est à eux que fait référence ton « vos élus nationaux » ? Ben un chef de gouvernement n’est pas forcément un élu au sens de « vos élus nationaux », il est souvent nommé et choisi parmi une portion de politiques avec tambouille et arrangement à l’origine. J’ai pas voté pour toutes ces andouilles moi non mais !

      11. Quant à la collusion entre les puissances économiques et la réalité du pouvoir au niveau européen, aidé en cela par une partie des fonctionnaires européens « vendus » à cette cause, souvent dénoncé c’est ici dans le texte (plus haut chez PJ) :

        « où les sujets qui sont discutés au niveau européen, en général intéressent énormément les grandes entreprises mais ne sont que d’un intérêt mineur pour les citoyens ordinaires. Et comme on le sait, les textes qui sont votés sont en général écrits d’ailleurs à l’intérieur des entreprises et n’émanent pas véritablement de la base. »

        Le pouvoir serait donc plutôt à chercher de ce côté ci du manche. Celui qui alimente tous les râteliers de sa manne généreuse où de grandes bouches avides (élus ET fonctionnaires) viennent chercher pâture facile.

      12. @ CloClo

        Que les chefs d’États épousent les intentions des lobies et en fassent la promotion (Macron) ou qu’ils les laissent en s’efforçant de regarder ailleurs (Hollande?) ne change pas grand chose, ils ont plus un rôle de public relation que de vrai décideur.

        J.A. a raison: quand nous votons pour eux nous exprimons notre acceptation.

        Là où les choses deviennent nettement moins claires c’est que si un pays (sur 27) choisit d’envoyer dans les instances européennes des élus qui ne sont pas du tout d’accord avec la ligne suivie depuis au moins 30 ans au mieux ça ne change pas grand chose et au pire ce pays subit des représailles qui peuvent être sévères.

    2. J’ai travaillé dans de grosses banques, dont l’idéologie était gravée dans des tables d’airain. J’ai travaillé dans des universités. J’ai travaillé à la FAO comme fonctionnaire des Nations-Unies. J’ai fait partie du Haut comité d’experts pour l’avenir du secteur financier en Belgique. Dans ce dernier, je représentais une voix sur 8. Dans les autres, je représentais une voix sur 10.000 ou sur 100.000. Mais à aucun de ces endroits je n’ai eu le sentiment que mon influence était nulle. Bien au contraire, j’ai toujours été épaté de constater quel impact je pouvais avoir sur le cours des affaires.

      Ce que vous oubliez, c’est que dans tous ces endroits, vous avez en face de vous 80% de gens qui ne comprennent pas ce qu’ils font et 95% qui n’ont aucune opinion dans un sens ou dans l’autre sur le sens de ce qu’ils font, et qui sont prêts à vous écouter, puis à dire : « Tiens, c’est vrai ! »

  2. D’expérience (courte), je soupçonne qu’une des difficultés majeure à se présenter à une élection est de se voir aimer ou estimer par des cons ou faibles du bulbe. L’électeur qui a tout compris de travers, bourré de préjugés, la foi du charbonnier en bandoulière, et qui vous acclame d’enthousiasme, je ne vois rien de plus consternant.

    La glorieuse technologie de la démocratie repose aussi sur de tels malentendus. Il ne serait donc pas convenable de récuser le bulletin d’olibrius bien intentionné. A raison, les dispositions pratiques autour de l’urne ne le prévoient pas. Le candidat doit donc assumer cette lourde responsabilité à son corps défendant.
    Reste que même la peste brun-rouge ou le populisme débridé de la fausse gauche sont de moindres dangers. Le populisme de la vraie droite, c’est autre chose.

    1. Je la refais , avec Oscar Wilde :

       » Dans une démocratie aboutie , tous les citoyens sont des aristocrates  »

      Mais une démocratie , même non aboutie ( et il vaut mieux ne pas attendre qu’elle soit aboutie ) , c’est toujours mieux qu’une aristocratie ( sous toutes les formes qu’elle peut prendre ) et surtout qu’une dictature .

      Montesquieu toujours vert .

      1. Le régime dans lequel nous végétons est une Aristocratie Éléctive qui,avec l’aide de lobby ,est devenu une Oligarchie à tendance ploutocratique (U.S.A.) Pour faire court ,une DÉMOCRATURE!

      2. @Jean Loiselle :

        Si je peux être d’accord pour dire que nous sommes dans une aristocratie élective ( que nous avons laissé s’installer avec la prééminence du marché et la transformation du citoyen en consommateur ) , je n’aime pas trop abimer inutilement la démocratie en qualifiant ce système de gouvernance par des élites acquises à la mythologie économique , de démocrature . C’est pour moi une façon de se dédouaner à bon compte en honorant un peu vite la merde au chat en la parant de l’apparence du diamant .

        @Daniel :

        Je ne confonds pas Oscar Wilde et ce qu’il dit avec le dandy qu’il jouait avec talent . Il était d’ailleurs d’une autodérision féroce avec lui même .

        Einstein non plus n’était pas un saint , même si c’était ce qu’on a convenu d’appeler un génie, ou pour le moins un mec qui voyait des choses que les autres ne voyaient pas .

    2. Merci, Juan.

      Cette réflexion est née d’ une pensée de Lacan, en substance : «la psychanalyse ne peut rien pour votre connerie». Il m’a semblé de bonne justice de mettre en évidence que la chose inverse était non seulement valide, mais aussi possiblement frustrante. Bref, ça recoupe pour partie le vaste sujet du dialogue ontologiquement impossible. Plus encore par l’intermédiaire du bulletin de vote que par le prix de la consultation en liquide. Symboliquement 2 billets, l’un rare et gratuit, l’autre trivial et accaparé. Vous pensez Aristote ?

      Tout ça pour dire que mes 2 dernières phrases sont beaucoup trop équivoques. Je rectifie toute affaire cessante : la peste brun-rouge et la droite, droite dans ses bottes, ses costards impec et son populisme sont dangereux.

    3. Merci à nouveau, Juan
      Vous avez raison de faire confiance aux classiques, une valeur sûre.
      On reconnaît à nouveau et votre bienveillance et votre culture.
      Mais j’ai une objection quant à Oscar. Il est bien de son temps et son système social de classe car il laisse nettement entendre que l’aristocratie est un état final désirable. Or toute mon éducation me pousse à clamer que c’est faux. L’aristocrate, représentant-type de cette classe, est un faux-jeton arriviste et jouisseur, un spéculateur qui refait sa fortune en exploitant autrui, en plus crédule et paresseux. L’histoire montre que les Britt du temps de leur splendeur étaient gouvernés par un caste de boutiquiers, durs à la tâche et attentifs à la plus grande gloire de l’Empire. Et quelle agressivité pour l’agrandir aux 4 coins du monde, souvent sans y être entrés en premier! Et une virtuosité inégalée dans le faire-savoir! A partir d’un accident géologique, une île transformée en avantage sans pareil, ce qu’ils ont accompli est stupéfiant. L’aristocratie n’a fait que vivre sur ces acquis. Des exceptions existent, d’ailleurs touchant au génie comme Churchill.

      Exit aristocratie et aristocrates, en accord avec la seconde partie de votre post. Nous ne sommes pas si éloignés… Et ça ne répond pas à mon observation, d’ailleurs sans solution s’il en fallait une, des idiots qui votent ‘bien’ pour de mauvaises raisons. Il est vrai que depuis longtemps, nous votons ‘mal’ pour de mauvaises raisons, parce que nous sommes très ou trop ‘intelligents’ sans doute. Car le mystère est bien que des votants apportent invariablement leur suffrage à des candidats qu’ils ne croient pas, et qui les déçoivent sans surprise dans leurs espoirs, à peine élus. Comme si l’expérience de longue durée et à chaque fois vérifiée se perdait dans les sables. Avouez qu’il est difficile ainsi de construire sur la lucidité et le raisonnable, dont Paul nous donne exemple et dont la survie de tous a tant besoin.
      Je ne vais pas vous monopoliser plus longtemps. Sauf pour ajouter cette conviction : la démocratie est un outil merveilleux et fragile, perfectible avec prudence. Ne le cassons pas sous prétexte qu’il ne donne pas les résultats que nous désirons tous ici.

      1. Bien sur d’accord sur votre dernière phrase .

        Eninel dirait pourtant de son côté qu’il « faut « une avant garde éclairée » ( dont j’imagine qu’il pense en faire partie) . Ce qui est une forme de dire que les élites » ( disons une aristocratie , à ne pas confondre avec sa forme historique par la « noblesse ») sont « devant » pour montrer au « peuple » où poser ses pas .

        Je ne suis pas de cet avis et , sans adopter sans nuances la position de Tolstoï qui ( Guerre et Paix ) avance que les évolutions se font par convergences d’une multitude d’idées et d’avancées techniques , organisationnelles , sociales …de publics très disparates , j’en fais cependant ma propre voie privilégiée . Le meilleur « politique  » et leader est alors celui qui « perçoit » et comprend ce qui se passe et fédère ces énergies préexistantes .

        Le plus dur est alors parfois de s’en débarrasser , quand il a fait la part du job que l’histoire lui offrait pour la servir .

        La démocratie , même non « aboutie » est alors le meilleur et le seul système pour marier ces forces de terrains en évolution permanente , avec des têtes pas trop mal faites pour assurer la cohérence , au moins provisoire du tout , en évitant de rester otage du leader désigné pour un temps .

        Pour le moment les « forces de terrain » me sont largement plus sympathiques que les leaders potentiels ,dont aucun ne parait encore capable d’assurer cette nécessaire cohérence globale .

      2. Quand je dis « leader » , je ne pense pas à un individu , mais à une équipe assez unie et désintéressée pour « faire corps  » .

      3. Bonjour Daniel
        (Suite à votre commentaire du 30 mars 2018 à 15 h 15 min)
        Nous vous remercions pour votre témoignage très personnel. « La curiosité, c’est ce qui nous fait jeter notre cœur en avant. » Nous n’avons rien à y redire. Cette formule s’inscrit parfaitement dans un désir qui n’est nullement contraire à l’origine de la tragédie telle que nous la ressentons. Seulement la curiosité, n’est-elle pas un désir un peu plus complexe, voire trouble comme l’est peut-être votre maxime ?
        Vous concluez vous-même en disant : « il ne dépend que de nous d’en faire bonne usage ». Là encore, ce n’est pas Icare qui voit fondre ses ailes en cire de s’être approché imprudemment du soleil, qui vous dirait le contraire. Mais ne vous y trompez pas, Daniel, les Sirènes apprécient sincèrement autant que vous la curiosité. « Aller voir ce qu’il y a derrière la colline, au-delà de la difficulté, plus loin que les apparences », c’est très beau. La curiosité nous met en mouvement, c’est une évidence. Ce n’est donc pas parce que nous affirmons que la curiosité est à l’origine de la tragédie, que celle-ci est mauvaise par essence. Ce serait absurde de dire pareille chose, et regrettons que vous nous prêtiez ce sentiment qui n’a jamais été le nôtre. Toutefois, nous vous avons bien compris. Alors, pour essayer de vous faire deviner ce que pourrait être, selon nous, le moteur de la tragédie ; tournons-nous vers le cinéma, un instant. Peut-être avez-vous vu ou revu dernièrement « La femme infidèle » par Claude Chabrol, avec Stéphane Audran dans le rôle d’Hélène, Michel Bouquet (Charles Desvallées) dans celui du mari trompé, et Maurice Ronet (Victor Pégala), l’amant qui sera tué par le mari d’Hélène. D’une manière très suggestive, Claude Chabrol, lors de la scène dans le ‘club’, va nous révéler ce qui a déclenché la curiosité de Charles, ainsi que le moteur de cette œuvre dramatique et passionnelle.
        Charles : C’est Hélène qui a décidé ça.
        Hélène : Ah non! Ce n’est pas vrai, c’est toi.
        Charles : Euh, je l’ai lu dans tes yeux.
        Alors, qu’est-ce Charles a bien pu lire dans les yeux d’hélène ?
        « Jette ton cœur par dessus l’obstacle, tu le récupéreras après. »

    4. .Le  » faible du bulbe… de la fausse gauche » que je suis pense ceci:
      Allez-y, Paul Jorion, ce sera pour vous un élargissement de votre audience ! Non pas au parlement de l’U.E. où on ne vous entendra pas, mais en tant qu’ intellectuel original ( anthropologue,puis trader, puis blogueur, et conférencier, toujours auteur de nombreux livres) se risquant à élargir son audience publique, en qualité d’intellectuel politiquement éligible sinon élu. C’est-à-dire en auteur de quelques propositions politiques qui, très concrètes et d’intérêt général, méritent plus qu’une certes déjà bonne reconnaissance dite « cultivée », ou du moins médiatiquement contrôlée, c’est à dire « modérée » par des artifices de système (cantonnée à certains espaces à des horaires de diffusion choisis pour un auditoire défini).
      Etre candidat peut donc modifier, positivement ou bien négativement votre statut dans le système capitaliste de la communication des idées… C’est une étape à tenter ! Le peuple a besoin d’intellectuels de gauche qui s’engagent.

  3. @Germanicus : sur le diagnostic, on serait d’accord (un peu près – mais ce serait intéressant en effet d’analyser un peu plus finement le fonctionnement des institutions européennes, en particulier comment sont répartis les pouvoirs ; où se jouent les rapports de force et les pouvoirs décisionnels : Commission, Conseil, Parlement, BCE (et les organes satellites tels que l’Eurogroupe, dont Yanis Varoufakis nous a appris par exemple, qu’il n’existait même pas d’un point de vu légal (pas de comptes rendus possibles, à l’issue des réunions…). Un anthropologue, beaucoup mieux qu’un politique ou qu’un politologue, est le bienvenu pour décrypter ce « machin ». ça c’était pour le problème…. mais le problème reste. Alors deux possibilités : tenter de faire quelque chose, ou ne rien faire. La deuxième possibilité a toute les chance, aujourd’hui, de nous entrainer vers une catastrophe, avec bien des inconnues. En tout cas, on voit bien l’aggravation de certains déséquilibres structurels, les ressentiments qui en découlent largement sous-estimés, les dérives « nationalistes », voire, la tentation du système en place de « verrouiller » (autoritairement et de plus en plus anti-démocratiquement – un corolaire), et d’une fuite en avant vers le pire…Pour faire une métaphore, il y a lieu, non pas de « réformer », mais de penser, le plus tôt possible, à une restructuration globale de l’édifice européen… utopiste ? Pourquoi pas.

  4. George Carlin. If you vote you have no right to complain.

    Voter, c’est signer un chèque en blanc à quelqu’un et prier très très, mais alors vraiment très très fort pour qu’il fasse ce qu’il a promis de faire. Ou un petit peu de ce qu’il a promis de faire. Voire même, dans le pire des scénarios, qu’il ne nous cause pas trop de problèmes malgré qu’on a voté pour lui.

    Accepter de participer à ce cirque, que ce soit du côté de l’électeur ou du représentant de l’électeur, c’est prendre sa part de responsabilité dans les conséquences, voulues ou non voulues, de l’entité pour laquelle on a voté ou dans laquelle on s’est fait élire.

    Si les choses pouvaient être changées de l’intérieur, ça se saurait depuis le temps. La queue ne peut pas faire remuer le chien.

    1. … sauf que vous n’avez pas noté, semble-t-il, que Carlin… ironise ! C’est le gars qui a répété inlassablement : « Participez, soyez là, ne restez pas assis sur vos mains (sitting on one’s hands), bougez vous le cul ! »

  5. La candidature potentielle de Paul : enfin un candidat qui ne se propose pas de ‘ronronner’ dans le sens de la politique politicienne habituelle, c’est de bon augure.
    Toutefois, en fonction de sa nationalité et de son lieu de résidence, devra-t-il prendre toutes garanties quant à son éligibilité selon le pays où sera déposée la candidature :
    Belgique, il semble que l’on doive être inscrit sur les registres d’une commune belge ou, si l’on est inscrit dans les registres de l’ambassade, choisir une commune de rattachement en Belgique.
    France, il suffit de prouver que l’on réside de manière effective (facture EdF par ex.) sur le territoire de la République pour s’inscrire sur la liste électorale complémentaire de la municipalité considérée.
    Dans tous les cas, il serait prudent de vérifier cela dès maintenant.

      1. Parfait ; ne reste plus que choisir le parti qui acceptera de ‘sponsoriser’ la candidature ou créer le parti adéquat, comme a pu le faire le ci-devant Macron…, quoique, peut-on être soutenu par le milieu bancaire si l’on ne possède pas de Rolex et si l’on n’a point réalisé d’opération largement profitable à ce même milieu… ? 😉
        Quant aux partis situés à gauche de l’échiquier politique, ils semblent un peu moins détériorés en Belgique qu’en France, alors ?

  6. Le risque est grand pour moi de déplaire au maître des lieux et de me faire traiter de troll voire même de nullard mais je veux malgré tout le courir pour le commentaire ci-après dont je reconnais toutefois l’incomplétude et la hâte à le donner à lire.

    Au risque de déplaire donc…

    D’abord tenter de proposer le cadre dans lequel susciter la réflexion et organiser l’action.
    En 2018, environ 7,5 milliards d’êtres humains vivent sur la terre. Nous serons bientôt 8 milliards et peut-être même un peu plus.
    Faudrait-il envisager un niveau de vie identique pour tous ? Si cela ne se pouvait, car les humains n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes envies, quelles inégalités seraient acceptables ? Quelles inégalités seraint de nature à favoriser un dynamisme soutenable ? Quelle forme de progrès pourrait se déployer au service des humains et du vivant dans le respect absolu de la planète, de ses ressources et de ses capacités à se régénérer ?
    Alors quelles sont les actuelles conséquences de l’effondrement en cours ? Les risques prévisibles qui menacent directement l’Europe et ne peuvent être déniés pour une proposition politique ? En vrac, et sans être complet, les migrations massives, les pollutions diverses, le changement climatique, les sécheresses et l’avancée des zones désertiques, la mort des sols, la disparition de la vie dans les océans, la déplétion de certaines ressources non-renouvelables à une échelle humaine et dont dépendent notamment les technologies numériques, le gaspillage des énergies fossiles, la disparition des pollinisateurs, les famines, une nourriture carnée trop abondante, l’explosion des maladies, les interconnexions humaines complexes, les dérapages de l’Intelligence Artificielle, l’éclatement des Etats, le morcellement des sociétés…
    Ensuite, il conviendra de disputer de la prévalence de certaines mesures et de leur ordonnancement en se demandant collectivement quelle est l’urgence absolue à mettre en œuvre dès demain matin. Ainsi la fiscalité européenne, la gestions des dettes publiques et privées, l’euro monnaie universelle, le revenu universel de base, la gratuité pour l’indispensable, etc … comment les inscrire dans le nouveau cadre pour les repenser et les réinventer sans les a priori qui relèvent de la foi du charbonnier. Comment les mettre en œuvre dans un paradigme qui contient comme principaux paramètres le resserrement lié à la disponibilité et la régénération des ressources, la maîtrise du gaspillage et la gestion longue des déchets ?
    Tout ne pourra être réalisé. Que faudrait-il abandonner ? A quoi l’humanité devrait-elle renoncer quoi qu’il arrive et au plus tôt ?

    Ensuite il conviendra de satisfaire après redéfinition, les nouveaux besoins élémentaires, vitaux de l’humanité. En vrac et sans être complet. Réduire d’abord puis mettre fin à la pauvreté, lutter contre la faim ( eau propre, nourriture, préservation des graines ), définition d’une politique du logement et pas forcément de la construction, arrêt des grands projets inutiles, reboiser, se soucier de la bonne santé et de l’éducation de tous, énergies variées pour tous et à bas prix, transports maîtrisés etc. Sobriété heureuse, recyclage local, zéro déchets, respecter la vie et les animaux, préserver l’échelon local, apprendre de nouvelles compétences, favoriser les mises en place de communautés de compétences diverses indépendantes et interdépendantes et résilientes.

    Ensuite nous verrons bien quelle forme de démocratie s’imposera et quelles nouvelles formes étatiques caractériseront les nouvelles civilisations.

    Évidemment on ne se fait pas élire sur de telles propositions.

    1. Ceci confirme la pertinence du conseil donné par un alsacien déjà engagé , ici même , à Paul Jorion : faire simple et « existentiel » pour porter ce qui manque à nos démocraties pour être humaines et promouvoir ce qui le permet .

      Les analyses multicritères aussi exhaustives que pertinentes pour leurs auteurs qu’elles puissent être , sont mieux portées dans les faits et la réalité par des acteurs de terrains qui existent déjà , et dont le projet politique permet l’écoute , la compréhension , l’action ( contrôlée ) .

  7. Allez-y ! Il y a bonne chance que se soit plus profitable aux plus faibles que les contributions complémentaires que vous pourriez tenter dans d’autres domaines, là on parle de mise en œuvre dans un domaine où vous excellez. J’espère que vous parviendrez à vous maintenir dans un état d’esprit d’explorateur, je n’en doute que très peu à vrai dire, si votre œil d’anthropologiste reste toujours dans votre boîte à outil.

  8. Le Conseil européen, émanation des gouvernements nationaux est bien le lieu des décisions. Il est certes influencé par la Commission via les textes qu’elle prépare, commission influencée elle-même par les lobbies. Un siège au Parlement sera une tribune, comme ce l’a été pour Cohn Bendit. Peu d’espoir que le Parlement arrive à influencer les décisions du Conseil.
    Une tribune au Parlement comme une pétition peuvent créer un mouvement d’opinion. Sur quoi pourrait-il déboucher? A creuser…Quels arguments mettre en avant pour réunir plus de 50% des européens: à creuser…
    Où se trouve actuellement le ou les leviers de pouvoir pro-européens sur lesquels s’appuyer? Un seul Macron….
    Autre piste: reconnaître que l’Europe des 27 ça ne peut pas être ébranlé. Et porter nos efforts à faire converger les institutions financières, sociales et de défense de 2 ou 3 états: France, Belgique et Allemagne par exemple. En espérant un effet boule-de-neige par la suite. Ce qui implique des terrains d’action nationaux.
    Navré de ne proposer que des pistes de réflexion, issues de ma modeste expérience de Bruxelles et de citoyen.

    1. @ Julien Alexandre : vous dites que le Conseil est bien l’émanation des décisions : concrètement, comment ça se passe, a-t-on un retour (nous, les citoyens) des délibérations de ce Conseil, et a-t-on quelques exemples qui illustrent comment telle ou tel ou tel choix politique a été décidée ? La Commission, si je ne m’abuse, prépare les directives, c’est à dire qu’elle est a l’initiative des propositions de lois ; et de leurs applications après leurs validations par le Conseil et l’Assemblée (cf. avec les différents systèmes de votes…). Où sont les instances de délibération ? La Commission est à son tour chargée de l’application des directives (elle assume, à ce titre, à la fois une fonction législative et exécutive, en particulier pour l’application des sanctions en cas de non-respect des directives), qui sont elles-mêmes transposées dans les corpus de lois nationales. On dit que 80% de l’arsenal législatif en France est issu de l’UE (vrai ou faux ?). Comment s’articulent les délibérations nationales (parlement – sénat) et européennes (si elles existent vraiment) ? Si l’on en juge par des exemples récents (privatisation du secteur public, en particulier dans le secteur des transports, si vous voyez ce que je veux dire…), en quoi ces choix (que Macron n’a même pas annoncé dans son programme, mais également d’autres privatisation (ex. RATP, AREVA, Aeroport de Paris, etc…)) ont-ils subi une « validation » démocratique ? Et je passe l’absurdité des traités, qui ont fixés dans le marbre une politique « néolibérale » qui s’impose dorénavant à tous, et en contradiction flagrante avec tel ou tel choix politique qui aurait été susceptible d’être « validé » nationalement au travers d’élections nationales ou locales…. Ainsi on pourrait continuer longtemps la litanie sur ce « machin », avec une certaine indifférence, sauf à constater qu’aujourd’hui il commande une part très importante des politiques de leurs pays d’appartenance…Alors oui, il serait très important et urgent d’agir !

      1. @ Emmanuel

        Plutôt que de perdre mon temps à paraphraser, voyez ici vous-même : https://europa.eu/european-union/eu-law/decision-making/procedures_fr

        Le Parlement européen renforce son influence à chaque législation, mais le fait qu’il soit dominé par le groupe PPE – dont le président français Joseph Daul ne trouve rien de mieux à faire que de féliciter la crapule d’extrême droite qu’est Orban – n’aide pas.

        Les pouvoirs du Parlement sont réels mais préemptés par cette domination sans partage des conservateurs (cf. le coup d’État de Juncker et Selmayr). Le Parlement se grandira déjà en faisant virer Selmayr.

  9. Vous avez mieux à faire je crois. Tout est cadenassé là-bas! N’est pas Houdini qui veut…Quoique qu’on y trouve foison d’illusionistes.

    1. @JA : OK pour ce texte instructif sur la « décision making procédure of european-union » (le titre est déjà évocateur…ah, le globish ! On pourrait traduire par la « procédure de fabrication de la décision »); franchement, ça laisse un peu perplexe ; quel citoyen ordinaire pourrait bien se retrouver dans un tel système ? Il n’empêche aussi que la Commission a un pouvoir très important : c’est elle qui a l’initiative des lois et a les moyens et mobilise les « compétences » pour préparer les propositions soumises au Conseil et au Parlement, et qui est garante de leurs applications et du respect des traités….et le Parlement comme le Conseil peuvent amender, et à la limite refuser. Qui entend vraiment parler des délibérations du Parlement ou du Conseil ? (sauf dans le cas exceptionnel d’une ratification où un petit parlement local a eu l’outrecuidance de mettre son grain de sel (avec un certain député wallon, si je me souviens bien, devenu dorénavant célèbre…)). Bref, il m’est d’avis qu’il serait vraiment urgent de rendre authentiquement démocratique ce « machin »…

  10. Alors ainsi vous aussi vous succombez au mythe de « pour changer les choses faut être à l’intérieur »
    permettez moi d’être sceptique quelque soit votre courage et vos convictions, car quoiqu’il arrive il vous faudra rallier le maximum de personnes en accord avec vous.
    Croyez-vous pouvoir être plus efficace à l’intérieur du machin, plutôt que d’être libre à l’extérieur.
    Etre élu européen ne vous donnera que peu de parole (monopoliser au parlement par les partis majoritaire) dans une institution qui n’a peu de pouvoir, si tant est qu’elle en a.
    Je ne crois pas du tout à la possibilité de réformer ce machin de l’intérieur. Il n’y a qu’une solution, c’est de créer un problème majeur en dérogeant au traité de la part d’un pays ou de plusieurs, créant une crise institutionnelle qui mettra les dirigeants dans le dilemme ou on réforme ou on saute

      1. Mais comme l’homme n’est pas omniscient, mieux vaut être quelque part où son efficacité peut exister.
        S’immerger dans le système pour le changer fait fi des toutes les pesanteurs, chausse-trappes, compromissions, que le système engendre et aux quels il faut résister avant de pouvoir bouger la première ligne

      2. « Pour faire changer les choses, il faut être partout .Comme la démocratie quand elle est dans le vote ET dans le quotidien  »

        Oui et trois fois oui, partout et tout partout. Agir. Dialoguer. Partager. Et surtout en union pour les zélections européennes à venir :

        « Benoît Hamon (Génération.s) et l’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis (Diem 25) ont lancé, avec d’autres formations, un appel pour créer « la première liste paneuropéenne transnationale » pour les élections européennes de 2019, samedi 10 mars depuis Naples (Italie), en compagnie du maire de la ville, Luigi de Magistris. Cet « appel de Naples » adressé aux européens vise à créer un « nouveau mouvement transnational européen ». « Nous croyons qu’il y a une alternative aux politiques d’austérité actuelles, face aux Emmanuel Macron, Angela Merkel, Jean-Claude Juncker », a estimé Benoît Hamon dans une vidéo postée sur Internet. »
        https://www.humanite.fr/hamon-et-varoufakis-lancent-un-mouvement-transnational-europeen-651783

      3. JP Roulet-Dubonnet a raison. E. Macron aussi bien que Yannis Varoufakis sont pour des listes transnationales, mais ce n’est pas gagné pour autant, donc il faut faire bouger les lignes.

        https://www.euractiv.fr/section/elections/news/elmar-brok-macron-wants-to-weaken-the-european-parliament/

        « Pour les élections de 2019, un certain nombre d’États membres, notamment la France, s’opposent au processus.
        Le mouvement progressiste d’Emmanuel Macron n’appartient à aucune famille politique du Parlement européen, ce qui, selon des spécialistes, serait l’une des raisons pour lesquelles il s’oppose au système des « Spitzenkandidaten », qui favorise le parti avec la plus grande majorité. Le président français soutient en revanche le système des « listes transnationales ».
        D’un autre côté, les partis de droite allemands contrôlent le Parlement européen et, grâce à ce système, peuvent éventuellement influencer l’élection du successeur de Jean-Claude Juncker.
        Pour tenter de mettre fin à la montée de l’euroscepticisme et renforcer le sentiment de citoyenneté européenne, Emmanuel Macron a souligné que les 73 sièges vides après le Brexit devraient être octroyés à des circonscriptions paneuropéennes. La proposition a été soutenue par les socialistes et les libéraux au Parlement mais a été finalement rejetée en raison de la position du PPE, qui l’a qualifiée d’« irresponsable »

        « LREM persiste sur les listes transnationales
        Les députés français ont maintenu la création des listes transnationales pour les élections européennes de 2019, en dépit de l’opposition du Parlement européen. »

        https://www.euractiv.fr/section/elections/news/macron-prevoit-de-lancer-les-consultations-citoyennes-mi-avril/

      1. A propos des listes transnationales en remplacement des places laissées libres par le Brexit : une idée de Cohn-Bendit, glissée à l’oreille de Macron (pour moi, du bricolage, mais bon). En tout cas, il va falloir argumenter et convaincre….encore et encore et encore. Et please, stop à la com’. Et puis aussi, à mon avis, s’adresser prioritairement à la jeunesse. C’est là que se trouve une clef !

    1. @tchoo
      Du mythe à la réalité, ça s’pourrait bien qu’il y ait convergence pour faire en sorte que les choses bougent vraiment : de la crise institutionnelle qui vient, et la volition de Paul Jorion d’être à ce moment là, à l’intérieur du machin, pour apporter son grain de sel à la solution.

  11. Bonjour,

    Je crois qu’il existe un terreau dans différents partis qui soutient tout ou partie des idées de Paul, en dépit de la doxa même du parti. Les relations constructives nouées par Paul autour de ses idées avec des personnages qui lui étaient a priori opposés – je pense à Bruno Colmant – le confirme que les opinions ne sont plus aussi tranchées que ne le laisse supposer la communication des partis.

    Je vois donc un intérêt à réveiller, encourager et soutenir ceux qui n’osent que du bout des lèvres critiquer un peu la machinerie européenne.

    Tant qu’à faire de combattre la machine, ce n’est sûrement pas négatif de le faire de l’intérieur, quand on sait, comme Paul, conserver la tête froide et sans avoir d’objectif de carrière.

    Même en cas d’échec, le processus d’engagement aura participé à la percolation – en cours – des idées dans la machinerie politique.

    Donc oui, Paul, je crois que c’est une bonne idée.

  12. Je partage l’analyse d’Eric Vanzieleghem.
    Si vous décidez d’aller au charbon, il faut mettre trois fers au feu
    – faire connaître votre ambition et nos valeurs par le lancement sur les réseaux sociaux d’une pétition du type:
    Voulez-vous que l’Europe passe du stade de marché unique à celui de société intégrée et bienveillante?
    -obtenir le soutien d’un parti proche de nos idées, par exemple celui de B. Hamont,
    – et vous présenter au parlement européen via ce parti ou, le cas échéant, dans le contingent de députés strictement européens proposé par E. Macron.
    + une équipe, des communicants et des financements

    1. « le cas échéant, dans le contingent de députés strictement européens proposé par E. Macron. »

      Tiens donc, si c’est le cas échéant… Vaste plaisanterie décidément. Si la fin justifie les moyens, on connaît d’avance le résultat.

      1. CloClo, toi devoir comprendre que les listes transnationales, c’est l’avenir de l’Europe, le seul moyen de circonvenir la défense en mode pré carré des intérêts nationaux par des contingents nationaux.

  13. Je trouve très bien que Paul se présente au Parlement européen. Chacun doit faire ce qu’il peut a son niveau. J’imagine que les socialistes belges le feront une place dans leur listes, si elle est trop basse, Paul ne sera pas elu. J‘Imagine que les socialistes ne feront pas de place à Bruno Colmant qui doit se presenter avec ALDE (j espere qu il n’ira pas avec le PPE de Merkel, Rajoy et …Orbán). La domination du PPE au PE paralysé toute initiative raisonnable.
    Les traités sont un carcan épouvantable mais on va pas les changer. Mais on pourrait changer des directives qui donnent trop de pouvoir au lobbies et faire avancer des idées comme les “food stamps” ou “energy stamps” à niveau européen. Pas seulement pour les citoyens des pays riches.
    On devrait organiser quelque chose pourque l’Allemagne paye une taxe sur l’éducation des jeunes italiens, espagnols, polonais, etc dont elle profite et qu elle na pasfinancé. Et mille autres idées.

    1. Des projets généreux, logiques et raisonnables, y’en a à la pelle.
      Cependant, une bonne stratégie pour démolir l’Europe, c’est de vouloir rentrer tout schuss dans le lard de l’Allemagne. Elle ne paiera pas. Point. Et préférera un repli sur elle-même plutôt que d’ écorner sa cassette. Son évolution va d’ailleurs dans ce sens plus qu’auparavant. Mon opinion est plus une intuition, inspirée des textes de François Leclerc, infatigable tabellion d’une Europe fragilisée par ses dissensions, qu’une chose ferme et prouvée.
      Entre nous, l’Allemagne devra payer. Il n’est pas viable qu’elle accumule tant d’Euros sans conséquence. Mais l’amener à la raison de la survie est une entreprise à long terme, surtout diplomatique, donc politique. On peut en parler un peu et y penser toujours.

      Pour l’instant, l’Allemagne est détentrice d’un trésor qu’elle défend jalousement. Agiter la question de son emploi est un peu vain. Commençons par la convaincre…

      1. Vous voyez juste: les Allemands ne veulent pas payer. Ils sont en train de réussir (depuis un certain temps déjà) ce qu’il n’ont pas eu en 14/18 ni en 39/45:
        le pouvoir économique sur l’Europe, une hégémonie germanique. Cela est bien documenté.
        Je n’ai contre les idéalistes qui cultivent l’idée d’une Europe humaniste et sociale. Ce serait certes souhaitable, mais certains rêvent un peu trop; il y a des réalités stables et incontournables en Europe. Il y a et il y avait toujours un tas de gens qui pensent pouvoir refaire le monde.

  14. De toute manière, pas grand chose à perdre pour le prétendant… et vogue une nouvelle expérience qui ne peut que..++étoffer son carnet d’adresse..(et/ou de rendez-vous)..++permettre l’accès du contenu aujourd’hui bien formalisé de sa démarche dans des « salons » sélectifs, avec sait-on jamais, l’un ou l’autre retentissement médiatique supplémentaire inespéré, voire des retombées inattendues d’exploitation par d’autres..et donc du suivi à court terme.
    Que du + donc, au pire du =… au risque, à réalistement assumer de la blessure finale d’amour-propre!.. Un investissement avec une bonne cote finalement. °(^!^)° .

  15. je vous souhaiterais plutôt: ”Ni dieu, ni maître” que d’être plus ou moins assujetti à l’autorité de cette pyramide de pouvoir.
    Ayant souvent entendu votre indépendance, votre pugnacité à la défense des valeurs humanistes, ce serait vous faire du tort dans votre dernière re-création de vie d’ainsi vous confronter à l’abrutissement de cet empire.
    Et puis, il y a vos proches.
    Je vous remercie pour votre oeuvre à avoir éclairé plus de conscience, et je vous souhaite le meilleur de la vie.
    Etienne

  16. Alors, écoutons les voix non-francaises // non-allemandes:

    https://euobserver.com/uk-referendum/141215

    Finance ministers from Denmark, Estonia, Finland, Ireland, Latvia, Lithuania, the Netherlands
    and Sweden underline their shared views and values in the discussion on the architecture of
    the EMU.

    The current strength of the euro area is notably the result of the decisive steps that have
    been taken at the European level to strengthen the Economic and Monetary Union as well as
    wide-ranging reforms at the national level. Against the background of the benign economic
    conditions, European ministers of finance discussed the future of the EMU on several occasions over the
    last couple of months, while Leaders exchanged thoughts in December. Discussions on the future of the
    EMU will continue among finance ministers in the coming months and Leaders agreed to come back to
    the matter in March and June.
    We will take the opportunity over the coming months to give a clear voice to the values we generally
    share:

    First, we believe discussions about the future of the EMU should take place in an inclusive
    format. European cooperation is based on strong shared values, among others the value of
    inclusiveness. Unity is a key asset for the remaining EU27 and must be safeguarded. The future of the
    EMU (fiscal, structural, financial, institutional issues etc.) is relevant to all and should therefore be
    discussed and decided by all. New EMU initiatives should be open on a voluntary basis to non-euro area
    countries on equivalent terms.

    Second, a stronger EMU requires first and foremost decisive actions at the national level and
    full compliance with our common rules. It starts with implementing structural reforms and
    respecting the Stability and Growth Pact, thereby building up fiscal buffers in national budgets to allow
    room for national fiscal policies, both automatic and possibly discretionary stabilisation, in order to
    smoothen economic downturns. This would ensure a robust EMU with better stabilisation, resilience and
    sound structures as well as improved convergence. The EU should make use of the strengthened fiscal,
    economic and financial frameworks already in place, to deliver concrete results for European citizens in
    terms of stability, jobs and growth.

    Third, we should focus on initiatives that have public support in Member States. The financial
    crisis and the subsequent sovereign debt crisis have affected citizens in all Member States. With a view
    to the future, it is of the essence that we do our utmost to strengthen economic and financial stability
    and regain public trust. Further deepening of the EMU should stress real value-added, not far-reaching
    transfers of competence to the European level. For that reason the discussion on the deepening of the
    EMU should find a consensus on ‘need to haves’, instead of focussing on ‘nice to haves’. In line with the
    outcome of the Leaders’ discussion in December, priority should be given to areas with the greatest
    convergence of views between Member States, notably the completion of the Banking Union, and the
    transformation of the ESM into a European Monetary Fund. The EMU strengthening should be
    complemented by further building on core EU strengths within the broader economic cooperation to
    create tangible value for citizens and strengthen growth potential, including completing the single
    market and pursuing an ambitious free trade agenda. Stronger performance on national structural and
    fiscal policies in line with common rules, along with these European initiatives, notably the Banking
    Union, should have priority over far-reaching proposals.

    Fourth, we are all committed to the process of completing the Banking Union. The Council
    Roadmap to Complete the Banking Union from June 2016, provides an agreed outline and priorities for
    the completion of the Banking Union, and provides a firm commitment by all Member States. The
    Roadmap should remain the basis for future discussion. A next step could be to add more precision as
    regards to the specific steps that have to be taken. Important elements in this regard, as principally
    contained in the 2016 Council Roadmap, include adequate buffers for bail-in, flexibility to address macro
    prudential and systemic risks at the national level, sound provisioning policy for non-performing loans,
    regulatory treatment of sovereign exposures, ongoing work on improving the efficiency of national
    insolvency procedures, transparency to markets as well as minimizing the use of state-aid. We should
    continue discussions on the common backstop for the SRF and continue technical discussions on EDIS.
    We could start political discussions on the first stage of EDIS as soon as sufficient progress has been
    made on the measures on risk reduction. We should also continue to ensure openness and equivalent
    treatment of all Member States participating in the Banking Union. In addition to the Banking Union,
    progress should also be made with the development of a Capital Markets Union, in order to foster cross
    border private risk sharing.

    Fifth, the ESM should be strengthened and possibly developed into a European Monetary Fund
    (EMF). An EMF should have greater responsibility for the development and monitoring of financial
    assistance programmes. Decision making should remain firmly in the hands of Member States. The
    current subscribers to the ESM Treaty stress the importance of preserving the current voting rules, as
    fostered by the current intergovernmental set-up. Moreover, the modalities of a strengthened
    framework for orderly sovereign debt restructuring in case of unsustainable debt levels should be
    explored as part of the set-up of an EMF.

    Sixth and finally, the post-2020 Multiannual Financial Framework can help to foster
    sustainable growth and can be better aligned to the implementation of structural reforms,
    whilst respecting the responsibility and ownership of Member States for such reforms.
    Structural reforms are key for strengthening the resilience and potential growth of Member States and
    the EU as a whole. Recent growth rates in Member States that implemented reforms during and after
    the crisis illustrate that reform efforts pay off. Potential for further reforms remains. Better focus of the
    EU budget on structural reform could support their implementation, while targeted investments financed
    by the EU budget could also complement the effects of structural reforms. Such measures would need to
    reflect the budgetary constraints of the future EU-budget.

    1. @ Joan.
      Je n’ai pas tout compris ; c’est d’ailleurs trop long et un galimatias spécial Europe bureaucratique qui nécessite un décodage spécialisé. J’en suis loin.

      Ce que j’en ai compris n’a pas mes faveurs. En fait, ils demandent que la politique budgétaire soit renforcée, ce que les rigoristes à notre est du Rhin demandent et exigent depuis longtemps. Que leur budget soit à l’équilibre ou presque ne laisse rien pour le social et n’est pas exemplaire. De fait, le texte abandonne complètement cet aspect d’une politique sociale inclusive, un mot dont ils usent comme paravent.

      Quand un texte se soucie plus de la spéculation que des gens (« Cela garantirait une UEM robuste, avec une meilleure stabilisation, une meilleure résilience etc. [et le mot magique] résilience »), il y a une paille dans leur ADN politique. 500 millions d’habitants parmi les plus inventifs et les plus productifs ne peuvent pas être valablement guidés par la peur constante d’un dérapage des taux d’intérêts ou autres conséquences du déficit budgétaire.

      Un candidat non suicidaire ne peut pas faire de l’augmentation des impôts un cheval de bataille. Pourtant, en examinant en France d’une part le montant de la fraude fiscale et d’autre part le montant des emprunts d’état, il y a une nette corrélation et même un correspondance. Pourquoi ne pas explorer cette piste pour atteindre l’équilibre qu’ils disent souhaiter et rechercher? A la différence d’un candidat, ils sont en place.

      La réduction de la dette nécessitera sans doute tout autre chose, mais je ne suis pas compétent.

      Et si ce galimatias spécial Europe bureaucratique était un écran de fumée pour un remake du Prince de Lampédusa ? Ou mieux, encore plus de privatisations, encore moins de social, un souci encore plus grand des banquiers et autres industriels qui ont déjà tant mordu dans le gâteau ? Franchement, la lumière ne vient plus du nord, si on s’arrête à ce texte…

    2. Le texte mis en lien par Johan est plus court et très explicite.

      https://euobserver.com/uk-referendum/141215

      LES ÉTATS DU NORD DE L’UE PARTISANS DE RÉDUIRE AU MINIMUM LA RÉFORME DE L’EURO

      Huit États du nord de l’UE se sont opposés à la France sur les réformes de l’euro après que l’accord de coalition allemand a ouvert la voie aux pourparlers.

      Les ministres des finances du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de l’Irlande, de la Lettonie, de la Lituanie, des Pays-Bas et de la Suède ont déclaré dans un document commun publié lundi 5 mars, que l’UE devrait éviter les « transferts de compétences de grande envergure au niveau européen » dans le but de « regagner la confiance du public » après la crise financière.

      « La prise de décision doit rester fermement entre les mains des Etats membres » sur des questions telles que l’utilisation du Mécanisme européen de stabilité (MES), un fond de renflouement ou la création d’un fond monétaire européen (FME) pour gérer les futurs renflouements, ont-ils déclaré.

      Ils ont déclaré que la force de l’euro dépendait avant tout des « actions décisives au niveau national » pour se conformer aux règles de l’UE en matière de dette et de budgets, et que ces actions nationales « devraient avoir la priorité sur des propositions de grande envergure ».

      Ils ont également déclaré que les décisions relatives aux réformes de l’euro devraient être prises dans un « format inclusif » avec les neuf États membres de l’UE n’appartenant pas à la zone euro et que toute nouvelle initiative « devrait être ouverte sur une base volontaire aux pays n’appartenant pas à la zone euro ».

      L’euro est important pour tous et doit donc être discuté et décidé par tous », a déclaré le groupe.

      Le groupe mixte comprend des États non membres de l’euro (Danemark et Suède), de petits États membres de l’UE qui ont souffert de la crise financière (Estonie, Lettonie, Lituanie et Irlande) et une riche nation fondatrice de l’UE (Pays-Bas).

      Ils se sont exprimés après qu’un accord de coalition allemand, annoncé dimanche, a ouvert la voie à des négociations sérieuses sur la réforme de la zone euro.

      La France, l’année dernière, a appelé à des changements « profonds » qui donneraient plus de pouvoir aux institutions de l’UE sur la monnaie unique, créant ce que le président français Emmanuel Macron a appelé une Europe « à plusieurs vitesses ».

      Il s’agit notamment d’un budget commun pour la zone euro supervisé par le Parlement européen et d’un ministère des finances commun au sein du Conseil de l’UE à Bruxelles.

      La chancelière allemande Angela Merkel a convenu d’un programme moins radical lors des pourparlers préliminaires en janvier avec le parti de centre-gauche SPD, qui s’est joint à son parti de centre-droit CDU/CSU le week-end pour quatre nouvelles années.

      Mme Merkel n’a pas soutenu Macron sur un budget de la zone euro, mais elle est allée plus loin que le groupe du Nord en disant que le futur Fond monétaire européen devrait être une institution de l’UE à part entière sous le contrôle du Parlement européen au lieu d’être un organe intergouvernemental.

      Les discussions sur la réforme de l’euro ont été déclenchées par le Brexit, les dirigeants de l’UE devant revenir sur le sujet lors d’un sommet en mars – un an avant que le Royaume-Uni ne quitte le bloc.

      Le groupe du Nord a déclaré que l’UE devait poursuivre les réformes en dépit des « conditions économiques favorables » au début de 2018.

      Il a déclaré que l’UE devrait donner la priorité à l’achèvement de l’union bancaire et du marché unique et poursuivre un « ambitieux programme de libre-échange ».

      Il a énuméré plusieurs mesures techniques visant à empêcher les banques de l’UE de faire faillite, y compris de nouvelles règles sur le montant que les créanciers devraient payer aux prêteurs « renfloués » et sur la manière de traiter les prêts non performants.

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator … puis modifié par mes soins.

  17. Bonjour !
    Ça ne serait pas juste d’aller tout le temps sur ce blog, et de ne pas proposer mon avis (perso.) à un moment pareil…

    Donc : « Je récuse ! »
    D’accord —comme dit « Otromeros »— il n’y aurait pas grand-chose à perdre : rien que faire campagne ça pourrait élargir le champ de ceux qui (vous) écoutent.

    Mais je crois bien plus —avec « Tchoo »— que vous risquerez de vous user considérablement la santé, et donc vos capacités d’action, pour ne pas faire bouger grand-chose.
    Les élus européens (Bloco de Esquerda, au Portugal, par exemple), à partir du moment où ils sont perchés à Bruxelles, on ne les entend pratiquement plus !

    Et vous croyez qu’ils vont vous écouter là-bas ?
    Ils connaissent sûrement très bien les problèmes qui vous/nous tiennent à cœur, mais ils sont « installés ».
    Dodo les petits !

    L’europe (avec une minuscule) n’est plus grand-chose.
    L’Europe, elle, est à inventer, mais elle ne renaîtra pas des cendres de l’autre !
    Et je crois bien qu’il va falloir que quelque chose de gros se casse la gueule avant.
    Le capitalisme, bien entendu, non pas en temps qu’idée, mais en temps que système, mais qui s’auto-entretient…
    Et ça va faire très mal, on n’y coupera pas !

    Personnellement je suis plus à la recherche de quelques grains de sable à glisser dans la machine (mais lesquels, quand, où et comment ?), ou un bon gros gravier de temps en temps, genre Trump, minimum, pour que le système implose (ou explose :¬)
    Ou peut-être que je suis simplement un peu défaitiste ?
    De toutes façons, si vous en avez envie, IL FAUT LE FAIRE !
    L’envie, c’est le meilleur moteur !

    Merci pour ce blog (ou appelez-le comme vous voulez).
    Merci aussi aux gens qui sont autour, commentent, et cætera !

    1. Y’a des jours , tous les jours avec le bon état d’esprit, où on ferait mieux de ne pas se lever. Même la descente de lit présente des risques considérables…
      Ne tentons rien, c’est plus sûr.

  18. @Wang-Fô
    Oui ! IL FAUT LE FAIRE !
    Paul possède une expérience certaine dans beaucoup de domaines, la maîtrise de plusieurs langues, une éthique vis à vis du fric :un ‘background’ très large.
    Connu comme le loup blanc, il sera écouté à Bruxelles, Brussel, Brussels, Brüssel, Bruselas,…
    Il est le candidat idéal, mais, encore faudrait-il qu’il soit accompagné d’autres candidats de cette pointure afin d’appuyer plus encore ce qui sera la voix de ceux que l’on aura négligés jusqu’ici, c’est-à-dire, la majorité d’une population européenne fatiguée de se voir imposer les desiderata de quelques groupes de lobbies.

  19. Medellín, le 2 avril 2018

    ¨Comment casser la machine à concentrer la richesse?¨

    Jusqu´ici, personne n´a mentionné un élément clé du programme, indiqué par Paul Jorion lui même comme ¨conditio sine qua non¨ dès que le blog Jorion ne débute.

    Comment casser la machine à concentrer la richesse?

    L´introduction ‘per se’ de la gratuité, ne garantit pas du tout que cette machine à concentration se casse, ni que la spéculation se supprime.

    C´est à dire: Paul Jorion a raison, il faut un effort APART, précis et bien dirigé, afin de pouvoir casser la machine à concentrer la richesse, comme conditio sine qua non à que se supprime la spéculation, que s´introduise la gratuité.

    Au Nord de l´Europe, on y a pleinement d´expérience (malgré les objections de ¨Daniel¨). Des types qui voulaient l´échapper (entre eux: Ingmar Bergman etc autres), retournaient plus tard, aux genoux, ayant vu la misérable qualité de vie dans les états-nations sans mesures fortes de casser la machine à concentrer la richesse.

    Paul Jorion, et alors nous, avons de la bonne chance, parce qu´il y a une fragmentation parmi les riches. De temps en temps il y a quelques uns (surtout, beaucoup moins ´unes´) qui savent que cette machine à concentrer la richesse va a casser la poule même des oeufs d´or. Que Sismondi est un ¨must¨, un devoir.

    Pensez à W. Buffett.
    (re: https://en.wikipedia.org/wiki/Buffett_Rule)

    Pour éviter des confusions, et pour servir nos ami(e)s ici qui sont trop paresseux/ses de passer le texte par deepl eux-mêmes, je présente la conclusion triste de cette avonture en francais:

    quote
    La règle Buffett ne figurait pas dans la proposition de budget du président pour 2012 et la Maison-Blanche l’a d’abord souligné comme une ligne directrice plutôt qu’une initiative législative. La règle, cependant, a été soumise plus tard pour délibération sous le nom de projet de loi du Sénat américain S. 2059, Paying a Fair Share Act of 2012.Le 16 avril 2012, le projet de loi a reçu 51 votes positifs, mais a été stoppé par une obstruction républicaine qui a exigé 60 votes pour procéder au débat et un vote sur l’adoption finale.
    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator
    unquote

    Cette expérience desagréable aux EEUU, souligne la HAUTE relevance de la fin de la guerre absurdiste en France (et ailleurs) entre ses plusiers (ridiculement petites!) organisations syndicales, l´erreur stupide de leur politisation partidiste, et, ensuite leur impacte quasi zéro dans le débat sérieux. L´affiliation tristement faible des travailleuses/eurs en France, et l´urgence stratégique de chercher un chemin sage pourque cette fragmentation de la force travailleuse en France s´arrête et se tourne vers une seule force formidable avec un taux d´environ 85 – 90 % comme en Scandinavie.

    Casser la machine à concentrer la richesse nécessite ce changement profond, en plus: c´est la seule route vers une révolution progressive qui mettra fin à la spéculation, et qui ouvre la voie à la gratuité du logement, de l´alimentation, du transport public, de l´éducation et de la santé.

    There is no alternative. Il n´y a pas d´alternative.

    C´est à dire (à lire Leclerc) le drame des subprimes, des bonus, des salaires foux va se répéter, pire, se répète déjà sous nos yeux, alors aussi sous les yeux des puristes syndicalistes politisés francais. Et sortir dans les rues de Paris, organiser des grèves de cheminots ne va pas pas résoudre rien. C´est de l´énergie gaspillée, perdue.

    Francaises et Francais: arrêtez vos querelles absurdistes, unifiez-vous, renforcez vos organisations syndicales et aidez construir un monde solidaire et social. C´est ce que le monde, et alors l´Europe moderne attend de vous.

  20. @ Sirénes.
    J’ai failli ne pas voir. Un clou chasse l’autre, et trop vite.
    Merci.

    Nous ne sommes pas si éloignés. Bien entendu, dans mon contre au filet, vite fait sur le gaz, je n’ai qu’insisté sur la curiosité positive, sur ses aspects qui nous font donner le meilleur (vous l’espérez) de nous autres. Les ratages existent. Bref, toute qualité a son revers. Ça tombe dru le mardi, jour impair aggravant.

    S’agissant de l’artisanat, ou industrie, filmique, je confesse mon inculture presque totale. Trop long à expliquer et d’ailleurs pas si clair. Une infirmité.
    Quant à votre extrait, je suis ambivalent. La tragédie m’est inhibitrice, en ayant expérimentée une. Je tient pour principe qu’une femme fait ce qu’il lui plaît. Les hommes autour y devant participer avec bonne grâce en lui accordant confiance.
    Irrécupérable, vous dis-je. J’essaie loyalement, bien sûr, mais tentative insuffisante pour que votre message m’ait pénétré comme vous l’auriez voulu.
    J’aggrave mon cas: derrière la beauté de Stéphane Audran, je vois et admire plus encore les maquilleuse, habilleuse et autres petites mains, dont metteur en scène.
    Comme le futur n’attend pas, on se rapproche du jour suivant, numéroté pair; ne vous étonnez donc pas si ça tombe moins assuré.

    Je vous propose 2 trucs. Un avertissement talentueux et un exemple de talents collaboratifs en action.
    La premier présente quelques artifices qui rendent un film si peu crédible. Le second, au contraire, est brut de vérité, si on fait abstraction du travail des répétitions, le jeu des ‘acteurs’, nul, celui des instruments, tout.

    Attention, c’est long, moins qu’un film standard, cependant. Xactement pas une distraction.Longues résonances assurées avec toutes vibrisses en éveil, comme autant d’antennes.

    https://www.youtube.com/watch?v=Q8KZ8OpuruA
    https://www.youtube.com/watch?v=FBVITUka_30

    1. Johan, la politique est l’art d’être réaliste.
      Que vous a fait la France pour placer en elle des espoirs qui devraient être dirigés vers une cause moins désespérée? Qu’attendez-vous de nous que vous ne puissiez faire vous-mêmes ? La France que l’Histoire, ou la distance, vous fait imaginer ou même rêver, n’existe apparemment plus.

      Nous sommes une bande de vieux schnocks atrabilaires, égoïstes et précautionneux. Nous avons peur de tout, surtout de notre ombre au soleil. Rentrer dans le rang, arrondir sa pelote, voilà notre idéal.

      Un renouveau est toujours possible, nous l’espérons. Quelle secousse nous fera amorcer le début de notre réveil? Une catastrophe?

  21. La gratuité pour l’indispensable (le subsistantiel), est-ce une bonne idée?
    Si c’est gratuit est-ce que cela ne développe pas le gaspillage? Est-ce que ce qui est gratuit n’est pas dévalorisé?
    La suppression des octrois et péages routiers en tous genres a libéré l’économie à une époque. Mais l’idée d’abuser de la route, de la gaspiller n’a pas beaucoup de sens.
    Par exemple, si l’eau est gratuite, la négligence conduira sans doute à la gaspiller. Elle pourrait être gratuite jusqu’à un quota (ce qui est jugé indispensable) et ensuite payante de façon croissante avec la quantité. Idem avec les sources d’énergie qui passent par un compteur. C’est réalisable. Ensuite, pour d’autres biens ou services, c’est difficile de juger pour les autres de ce qui est indispensable.

    1. En effet, le gaspillage, une vraie tragédie augmentée du nombre des irresponsables. C’est pas comme les riches, eux au moins, ils sont moins nombreux. Eux, ils savent les enjeux, forcément; gagner de l’argent demande quand même quelques qualités. Et c’est pas donné à tout le monde, une preuve que la Loi de l’Univers n’est pas si mal faite…

      Encourager l’irresponsabilité par la gratuité, que nenni . A moins que votre stratégie soit d’arrêter la rotation de la Terre.

      1. Je n’ai pas compris que Michel Martin combattait la gratuité , et sa remarque complète , s’agissant de l’eau par exemple , mérite d’être retenue , sauf à courir le risque que d’autres , plus mal intentionnés , ne s’emparent du sujet et le mettent en scène avec un certain succès .

        Tous ceux qui ont été mobilisés pour « offrir un service gratuit » à un public vaste (transports gratuits pour anecdote ) , savent que pour éviter la mort prématurée de la « bonne action « , il faut l’encadrer et donner des marges d’action et responsabilité aux « encadrants » .Les échanges encadrants /public ne sont d’ailleurs pas la moindre occasion de décloisonner l’avenir .

        Réciprocité positive n’est pas ingénuité .

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