Effondrement et souvenir de famille ! par Arnaud Castex

Ouvert aux commentaires.

Et voilà des effondrements sur des cultures céréalières et sur certains élevages en Europe du Nord cet été.

On ne va plus pouvoir se permettre de gâcher la nourriture longtemps…

À 17 ans j’avais jeté une croûte de pain rassis devant mon grand-père. Il avait été fait prisonnier en Allemagne entre 1940 et 1943 (soldat sur le front emprisonné puis envoyé pour travailler dans une ferme, pour ce qu’il a bien voulu en dire). Ce jour-là je me suis pris la seule engueulade de ma vie de sa part. Je ne l’oublierai jamais, ce que j’ai eu honte de ce que j’avais fait. Et aussi de l’avoir déçu, car je les aimais beaucoup lui et ma grand-mère.

Il m’arrive parfois de me dire, avec un comportement un peu lâche de survivaliste, car je vois autour de moi une indifférence qui me désole : « Où aller ? » pour favoriser les conditions de vie de mes enfants et petits-enfants éventuels ? » (j’ai 43 ans)?

Avant cet été je pensais à nos montagnes grenobloises ou à l’Europe du Nord et à la Suède par rapport à leur politique environnementale et leur modèle de société (probablement avec pas mal de clichés). Et en vacances dans le Vercors je me suis dit… toutes ces belles forêts de résineux à 50%, qu’arrivera-t-il en cas d’été très très chaud et très sec…? le Carr Fire ?

Je réalise aussi en lisant les analyses récentes du climat estival 2018 que celui-ci change mais pas par translation des températures, comme je le « pensais » intuitivement (toutes choses étant égales par ailleurs). Non pas justement se décaler vers des températures supérieures (ex : ce qui était pas très chaud sera 2,5° C plus chaud).

Et donc qu’il n’y a pas forcément de havre plus qu’un autre et qu’il faut faire là où on est.

Je repense à mes grands-parents et je me dis…. qu’on verra bien.

Ça avait un peu brûlé en Chartreuse en 2003 sur quelques endroits très escarpés (accessibles que par hélico).

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120 réflexions sur « Effondrement et souvenir de famille ! par Arnaud Castex »

  1. C’est ( encore gentillet ) , ce que j’avais pu laissé entendre en projetant qu’un jour proche , ce ne sont plus les darnes encore « camouflables » des migrants qui frapperaient à la porte , mais la terreur soudaine et généralisée que ça devient invivable et qu’il n’y a nulle part d’autre où aller ;

    Vous pointez très justement qu’il va falloir apprendre à faire frugal , essentiel et soigneux des rares ressources , en attendant …je ne sais pas trop quoi , mais ,en tous cas , pour voir venir et effectivement  » sur place » .

    D’expérience ( parce que je l’ai tenté) , on peut tenir :

    -14 jours sans décrocher un mot ,
    – 8 jours sans manger,
    – 2 jours sans boire.

    La priorité des priorités est donc une gestion dictatoriale et publique de l’eau .

    1. Et pendant ce temps les politiques natalistes ont la cote ,pitoyable humain !
      Il va bien falloir pourtant limiter les naissances a un enfant par femme !
      Interdire les animaux de compagnie !
      Interdire les voyages en avion non militaires !
      Interdire la voiture individuelle et j’en passe !
      Bref on est foutu QUOI QU IL ARRIVE ,on est bien trop egoistes pour prendre les mesures nécessaires !
      MA voiture , MES gosses , MON chien , MES vacances au bout du monde,C’EST MA LIBERTE !!!!!
      Ben oui et disparaître ( ce qui arrivera soyez en surs ) c’est notre ultime liberté !
      Je suis vieux ( relativement ) , tout cela me rend ivre de joie , il y a une certaine jouissance esthétique a se dire que le monde disparaitra avec soi !

      1. @tous
        Voyez, comme il y a pire que les gens qui doutent sur l’origine humaine du changement climatique ! Il y a ce genre de nihilistes, qui se délecte du chaos à venir. Voila les gens véritablement condamnables, ceux qui affirment ce genre de choses.

        Ils ne doutent pas de modèles scientifiques, ou d’analyses erronées : il s’en foutent. Eux ils ont bien vécu, ils seront bientôt morts de toutes façons, après avoir bien profité, et après eux le déluge, tout le monde peut crever ! Je ne sais pas qui vous êtes, mais c’est dommage, parce que quand ça vous arrivera, j’aurai repris deux fois des nouilles.

      2. Pas le monde, seulement notre civilisation, comme beaucoup d’autres avant. A mon avis même pas l’homme qui pourrait avoir de l’avenir sous forme chasseur-cueilleur dans certaines régions reculées. Le monde, lui, en a encore pour quelques centaines de millions d’années au moins.

    2. Ceux qui seront en proie à une jouissance esthétique encore plus grande , ce sont les asticots qui plaisanteront de votre pseudonyme !

      Un asticot , c’est relativement plein d’humour .

  2. « j’avais jeté une croûte de pain rassis devant mon grand-père…je me suis pris la seule engueulade de ma vie de sa part »
    Je suis et reste de la génération qui ne jette jamais ce qui peut se manger. Quand j’appris au fil du temps que les Français jetaient 30 % de la nourriture qu’ils achètent je n’arrive toujours pas à le comprendre dans ma petite tête, alors j’écoute les explications : ce qu’ils jettent et pourquoi, c’est très mystérieux pour moi, d’autant qu’il paraitrait que les « pauvres » jetteraient autant que les « riches » ! Quant à l’eau c’est pareil !
    ainsi je mange ce qui reste, ou je l’accommode (pas prévu dans les livres de recettes et c’est très regrettable), et même le pain, et je vais jusqu’à collecter les miettes et les croutes de fromage pour les donner aux oiseaux « du ciel » (ils adorent ça en plus !)

    @juannessy et t’as perdu combien de kilos ? ne pas boire durant 2 jours c’est assez dangereux pour la santé, quand on fait la grève de la faim une chose est indispensable : boire plus qu’à l’accoutumée. Gandi l’a suffisamment expérimenté (et au vrai il se trompait quand il pensait que ce que son intestin produisait était tout le mauvais que son corps contenait encore : l’intestin produisait pas réflexe de survie de la bile)
    Quant à la gestion publique de l’eau (quoique quand on voit l’état de l’air qu’on respire, bien public s’il en est !) nous sommes d’accord : c’est un bien public, mais toutes les mairies ne l’entendent pas ainsi !

    1. En huit jours ( j’avais enchainé et cumulé pas de boisson et pas de nourriture ,) pas perdu trop ( 2 kgs peut être) , mais ça se récupère très vite ( et je n’avais que trente ans à l’époque ) Ça se passait au Gabon où j’étais suffisamment isolé pour tenir sans parler car pas dérangé . Je dois dire qu’après le quatorzième jour , j’étais encore sans devoir âme qui vive pendant 5 jours , et je me suis misà chanter à tue-tête , à me parler à moi même ( question -réponse) ou à interpeller les animaux et la végétation . Ils ne répondaient bien sur pas, pas plus que Paul Jorion quand je questionne , mais ils avaient l’air de m’écouter , et c’est tout ce que je leur demandais .

      Côté santé , c’est plutôt le climat débilitant qui a fait qu’après pas mal de mois , je suis revenu en pesant 54 kgs
      ( j’y crois plus ) , et surtout un taux d’hématies de 50 % inférieur à la normale , mais assez vite récupéré finalement en deux mois dans les alpes françaises , au bon air pur de nos montagnes ( il l’était encore à cette époque ) Ajouter un peu de palu, mais pas de filariose .

      Bon , il ne vous manque plus que mon numéro de carte vitale .

      L’eau , c’est peut être ça qui déclenchera les guerres généralisées .

      1. Vous avez été au Gabon avant 1963 ? Croisé Schoelcher ?
        (Un de mes beaux-parents y était après avoir fait les dernières promos de la « coloniale », mais avec les 91 ans qu’il a aujourd’hui, je suppose que vous y étiez plutôt dans les années 1970, quand on y minait l’uranium (et qu’eut lieu la découverte fortuite du réacteur nucléaire naturel d’Oklo il y a 1 500 000 002 ans, quand un lot d’uranium gabonais livré aux russkoffs fut trouvé déficient de 0,1% en U235 de mémoire (0,6 au lieu de 0,7%) ).

      2. Je ne sais plus avec qui on a parlé de désert , mais il est par contre certain que je n’aurais jamais tenté la même chose au Sahara !

        ( chaleur sèche , perte accrue d’énergie corporelle , et surtout même pas un chameau à qui parler ) .

      3. @Timiota :

        Moi c’était plutôt sur la période fin 67 à mi 69 ( je suis rentré à Paris juste pour voir à la télé en noir et blanc , les américains débarquer sur la lune ).

        Mon rayon d’action allait de Koulamoutou jusqu’ Franceville , et bien sur , je connaissais Mounana et ses mines d’uranium ( et ses descentes de sorciers payés pour exorciser la mine -où je suis descendu – après chaque incident) .

        Ma base la plus fréquente était à Moanda ( avec ses mines de manganèse gérées par la Comilog )

        Moi , je me contentais de construire trois ponts et 5 kilomètres de routes , et accessoirement , comme je naviguais pas mal , de faire la paie mensuelle des « bacquiers » au passage ( j’étais le seul blanc qui ne devait pas raquer pour traverser après 18 heures , heure de fin du boulot ! ) ..

      4. bon d’accord la rentrée et les rentrants sont arrivés je reviens au vouvoiement, ils ne sauront jamais comme on s’est distrait durant leur absence, nostalgie !

      5. bon d’accord la rentrée et les rentrants sont là je reviens au vouvoiement, nostalgie de ces heureux temps !

      6. « L’eau , c’est peut être ça qui déclenchera les guerres généralisées  »
        Enorme article ds le Monde Diplo à ce propos il y a ptêt une dizaine d’années pas envie de rechercher mais ça doit être trouvable .
        A part ça la guerre de l’eau a commencé : Israël/ Syrie (plateau du Golan annexé militairement par Israël , c’est LA ressource en eau de la région ) , Chine/Tibet (« le château d’eau de l’Asie ») et les exemples abondent pour qui veut chercher .
        « L’or noir » au 20ème siècle , « l’or bleu » au 21ème .

      7.  » il ne vous manque plus que mon numéro de carte vitale » .
        Et de goûter votre réserve de Génépi… vous devez bien en avoir dans votre vénérable cave….

      8. @Arnaud :

        J’ai plus de cave , et suis devenu zéro alcool .

        Et je fais tout ce que je peux pour ne pas boire trop d’eau et épuiser la ressource .

        Un exemple pour le monde entier .

      9. @Arnaud :

        Moi je vous crois , mais , on en a déjà parlé , et j’y peux rien , le génépi , comme le cinéma , c’est pas mon truc .

        Je cède ma part à Eosphoros , qui semble en avoir besoin pour s’ouvrir les chakras , et ça l’aidera pour sortir de prison où mon jeu de l’oie l’a expédié , car GENEPI , je rois que c’est aussi le Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées .

        Ça ne s’invente pas …

    2. Mes parents et grands parents me l’avaient appris aussi. Mais cette fois là ça a vraiment renforcé l’apprentissage, l’affect, parce que j’ai ressenti sa colère et j’ ai « partagé » son vécu douloureux tout en le faisant remonter.

      1. Je crois qu’on a tous eu ce genre de réflexion , sur « on ne jette pas le pain » .

        Ça n’était pas d’ailleurs uniquement parce que des périodes de privation avaient donné le « prix  » de la nourriture ( avant 1960 , je ne connais pas une table de prolos ou moins prolos , où il restait quoi que ce soit dans les assiettes à la fin du repas ), mais aussi à cause de la valeur symbolique attachée au pain comme « fruit du labeur « gagné à la sueur de son front .

        En région stéphanoise , où le travail abondant par la mine donnait un salaire à presque tous , on ne crevait pas de faim , mais personne ne se serait hasarder à jeter un reste ou un crouton .

        PS pour Annie : les croutes de pains , c’est pas terrible pour les canards , grèbes et autres volatiles du lac d’Annecy . Ça leur bousille le gésier et les « sédentarise » dans leur alimentation . Les touristes qui croient bien faire , les tuent en fait à petit feu .

    3. @Juan
      Ah oui j’avais oublié ma proposition précédente que vousaviez refusée.
      Désolé.
      Mais oui le GENEPI c’est l’association dont vous parlez et dont Amelie de Montchalin a fait parti.
      Que vient elle faire ici me direz vous?
      Ca me permet de recaser ici la conférence avec Jancovici/ Mme de Montchalin et Yves Cohen Adria de l’initiative Climat 2020 .

      https://www.youtube.com/watch?v=iVC14FwME6M

      « Pour sauver notre climat, l’Europe s’est engagée à sortir des énergies fossiles. Se donne-t-elle les moyens de relever ce défi historique ? Comment réussir ? Le changement climatique et l’épuisement des ressources sont un danger vital pour l’humanité. La transition énergétique offre une opportunité historique de relancer le projet européen, en bâtissant une Europe pionnière et leader du monde post-énergies fossiles. Quelle est l’urgence de la situation ? Où en est la construction de politiques de décarbonation en France et en Europe ? Quels sont les leviers d’action ? Comment faire converger les 27 États membres sur une stratégie de transition énergétique ambitieuse et cohérente ? Quel peut être le rôle de la finance ? La coopération franco-allemande peut-elle être refondée autour d’un projet crucial pour l’avenir de l’Union ? Avec : Amélie DE MONTCHALIN, députée LREM de l’Essonne, membre de la commission des Finances. Yves Cohen-Hadria, membre de l’Initiative Climat 2020, fondateur et directeur associé d’ICMS. https://climat-2020.eu/ Jean-Marc JANCOVICI, président du Shift Project, think-tank de la transition carbone. https://theshiftproject.org/  »

      Merci Juan!

  3. La biodiversité doit pouvoir se travailler à toutes les échelles.
    Intuitivement, cela comprendra les échelles bonnes pour préserver les ressources en eau.

    Ainsi sur des terres pas trop riches et sans être agronome pour deux sous, ce que j’ai lu m’incite à penser que, rendement absolu mis à part, on pourrait faire de l’agriculture sur des petites parcelles de 50×200 m bien orientée (vent, soleil) entre deux épaisses rangées d’arbre, de façon à laisser des zones où l’air s’échange entre les zones agricoles, et à protéger ces dernières du vent, procurer à la fois ombre et lumière (rendement moindre à l’ombre, mais assurance pour les années sèches et chaudes), coupure pare-feu. Evidemment, il faut plus de bras.
    Le résultat ressemblerait à l’agriculture dans le « bas Aubrac » (la partie juste en-dessous de 1000m d’altitude entre St Chély d’Apcher et Chaudes-Aigues en passant par Fournels), pour le haut Aubrac, c’est genêts surtout et pâturage « extensif ».

    Quand on lit Kenneth Pomeranz, on voit que les Chinois et les Danois en leur temps ont réussit à intensifier leur rendement par la main d’oeuvre (ils en ont chié, cf. le festin de Babette), faute d’avoir les autres avantages (Colonies pour les anglais etc.), ça me parait une façon de limiter les dégâts (étaler le collapse sur 50 ans !) et de s’assurer que les des îlots qui auront sorti leur épingle du jeu pourront servir de bonne pratique aux autres. Mais la monopratique (dont l’usine  » de 1000 vaches » est un des emblèmes) ça va nous planter.

    1. @timiota
      Une anecdote:
      A la suite de la canicule de 2003 j’ai pris l’initiative, pour mon potager en terrain assez pauvre sur versant orienté au sud, de planter autour des arbustes afin de tenter de pallier au problème d’épisodes chaud et secs récurrents.
      Mal m’en a pris pour deux raisons:
      -Le manque de lumière pour les légumes est trop dommageable. Mieux vaut privilégier le paillage et l’irrigation douce (ce qui implique de passer ses soirées à la chasse aux limaces où à adopter un hérisson)
      -Les racines des arbustes en question sont gourmandes en eaux et épuisent les réserves du sol l’été en situation de stress hydrique.
      -De toute façon, les années suivantes nous ont offerte une succession d’été pourris.

      Conclusions: ne pas réagir de façon inconsidérée à un événement ponctuel et exceptionnel.

      1. On peut par contre penser que si nos anciens ont mieux traverser les périodes de sécheresse , c’est qu’ils consommaient très largement moins d’eau que nous . Et l’explosion des consommations domestiques est relativement récente . Démonstration :

        Pour mon premier projet de réseau d’alimentation en eau d’une commune ( j’ai fait aussi ça en 1982 ) , on calibrait aussi bien les besoins en captage , que le stockage ( réservoirs) , que le réseau de distribution,on prenait en compte la population projetée , le nombre d’UGB ( unités de gros bétail ) , et , à la grosse on estimait les volumes journaliers moyens à mettre à disposition en comptant 150 litres par jour et par personne ( c’était 20 à 30 litres au XVIII ème siècle ) , et 50 litres par jour par UGB . Et on avait pas trop de crainte d’être insuffisant .les besoins éventuels d’industries étaient chiffrés séparément et bien cernés .

        Je n’ai pas d’éléments récents , mais , si la consommation domestique a du rester, en France , dans cette limite légèrement majorée ( 10 % ?) , je connais pas mal de commune qui constatent des conso de l’ordre de 200 à 250 litres /j/p . Et je ne parle pas du cas bien connu de Las Vegas , au milieu d’un désert , où ce ratio avoisine les 1000 litres /jour /personne .

        Si on en reste à la France , ça veut dire qu’à population égale , la consommation domestique 2018 est près de 6 fois celle de 1789 .

      2. @arkoa et @timiota
        ben viou le manque de lumière, je n’ai pas bien compris cette expérience de rempart d’arbres, je verrais plutôt en région venteuse (genre Mistral, dans le Vaucluse tous les vergers sont entre des rangers d’arbres genre épicéa, ou vers Perpignan), mais aussi le soleil tape bien,
        dans les régions de France plus tempérées, je verrais éventuellement des rangées basses (1 m max de hauteur) d’arbustes qui ne cachent pas le soleil, et encore,
        par contre la solution pour réguler est le « tapissage » du sol ou permaculture, de 1 à 3 cm d’épaisseur (de tout ce qu’on à sous la main : feuillages, cartons, débris de bois), renforcé par un goutte à goutte qui se maitrise très bien, même à petite échelle, certes cela demande un investissement en tuyaux, raccords et goutte à goutte, mais vraiment c’est beaucoup moins de travail en mettant au robinet un programmateur qui est très souple et peut s’adapter au jour le jour selon la météo. (je le pratique depuis 2 à 3 ans pour des périmètres très différents (fleurs, légumes, au sol, dans des boites surélevées de mon très modeste potager) de plus les plantes reçoivent l’eau directement à leur racine qui n’abime pas les feuilles, et ne s’évapore pas (le faire le soir et la nuit de préférence) : moins de perte d’eau. Le mieux est de récupérer l’eau de pluie, mais je n’ai pas le droit de percer les tuyaux de descente d’eau pluviale, vu que j’habite en HLM locative, c’est idiot mais c’est ainsi, j’ai bien envie de faire une demande d’ailleurs.

        Pain pour oiseaux
        qq’uns me disent de ne pas donner de pain, ok je vais arrêter, mais c’est leur choix car ils ont en même temps des tas de sortes de graines.

      3. Annie :

        Mauvaise excuse . Un oiseau , c’est con , ça ne sait pas que le pain est mauvais pour lui .

        Ne dit on pas une tête de linotte ?

      4. Je pense que c’est le choix des arbustes l’important. 🙂
        Vaut mieux ne pas essayer de faire pousser ce qui ne pousse pas naturellement dans le coin.
        Globalement, la broussaille naturelle et les « mauvaises » herbes, c’est mieux pour encadrer un potager. Et dans ce potager, il vaut mieux aussi privilégier les plantes adaptées à la zone géographique. C’est sûr que ça limite la variété dans l’assiette, mais on s’y fait. Commencer par le » qui pousse tout seul » et le laisser vivre sa vie, avant de planter du « ce qui demande des soins »… 🙂

    2. Bon il faut que j’étoffe ma bibliothèque alors…
      Pas mal d’agriculteurs (et Hulot) poussent pour changer les pratiques … mais ça part de Travert…

  4. @Arnaud Castex
    C’est le Néron qu’on voit brûler sur la photo ?
    Je viens de passer quatre semaines en Chartreuse et je confirme que les alpages sont à sec et leurs sources idem à quelques exceptions prêt. Moins de bovins et plus de moutons à l’estive.

    Nous avons eu les mêmes grands-parent ;-): on ne jette pas du pain!
    https://www.cuisineaz.com/recettes/pain-perdu-de-mon-enfance-11799.aspx

    Pour le reste, des nouvelles de l’Optimum Climatique Médiéval:
    « L’été de 1078 fut encore très sec : la vendange s’avança d’un mois ; c’est un signe de chaleurs précoces et d’une intensité moyenne de 24° à 25° au moins, et d’une intensité extrême de 35° au moins. Le vin fut abondant et fort bon. En 1094 la sécheresse fut extraordinaire. Celle de 1137 se déclara au mois de mars et persévéra jusqu’au mois de septembre, tarissant aussi les puits, les fontaines et les fleuves. Une sécheresse insolite accompagna la grande chaleur de 1183 ; elle sécha dans plusieurs endroits les rivières, les fontaines et les puits. Les mêmes phénomènes trahissent la sécheresse de 1188 : un grand nombre d’incendies se déclarèrent à Tours, à Chartres, à Beauvais, à Auxerre, à Troyes, etc.
    Il ne plut pas ou presque pas pendant les mois de février, mars et avril 1204 : de fortes chaleurs succédèrent à ces trois mois de sécheresse. L’année 1212 fut très sèche. L’extrême sécheresse de l’année 1226 entraîna la ruine de presque toutes les récoltes d’été : l’automne de cette année se montra encore chaud et sec ; enfin, un hiver sec, très froid prolongea la sécheresse jusqu’au mois de février suivant. Cette chaleur sèche continue produisit dans toute la France une quantité prodigieuse de vin. Il ne plut pas pendant tout l’été 1287 ; les puits et les fontaines tarirent.
    En 1305, il y eut une grande sécheresse en été ; la sécheresse fut aussi excessive en 1306 au printemps et en été. La sécheresse fut si grande en 1325, qu’on eut à peine la valeur de deux jours de pluie dans le cours de quatre lunaisons : il y eut cette année-là une chaleur excessive mais sans éclairs, tonnerres ni tempêtes, peu de fruits, seulement les vins furent meilleurs que de coutume. En 1331, aux longues pluies qui avaient duré depuis le commencement du mois de novembre de l’année précédente jusqu’au commencement de cette année, succéda une si grande sécheresse qu’on ne put labourer la terre à cause de sa dureté. L’hiver suivant fut pluvieux et très peu froid ; il n’y eut presque pas de gelées. »
    Sources: chroniques médiévales diverses et variées compilées par des historiens du climat.

    Quelques décennies plus tard, survint le Petit Âge Glaciaire, faisant déborder les fleuves, pourrir les blés et la vigne, geler les oliviers en Provence.

      1. Si, mais j’ai voulu vous épargner une longue litanie.
        En matière de climat, les événements exceptionnels ponctuels ont peu de sens. C’est leur fréquence sur une « longue » durée (minimum 30 ans) qui permet de caractériser un période comme « anormalement » chaude ou froide, si tant est qu’il y ait une norme, une moyenne (tout dépend de l’échelle d’analyse qu’on utilise, la décennie, le siècle, le millénaire, le million d’années).
        Si je me place sur l’échelle 100 000 ans, nous sommes au milieu d’une période interglaciaire, pas plus chaude que celle de l’Eémien:
        https://fr.wikipedia.org/wiki/E%C3%A9mien

      2. @Juannessy
        Pour le pinard, oui (comme au Moyen Âge)
        D’un point de vue paléolithique, pas de problèmes, migrons au gré des changements comme la faune et la flore.
        D’un point de vue néolithique, gros soucis d’adaptation aux variations du climat qu’elles soient naturelles ou anthropiques. Notre capacité à produire notre nourriture, la propriété et les structures sociales coercitives sont aussi nos principales faiblesses.
        PS: désolé de prendre de l’altitude et de ne pas me soucier si Trump va passer l’été ou pas.

      3. Bon , in fine ( finally en franco-américain ) , on est cuit .

        On m’aurait Trumpé à l’insu de mon plein gré ?

      4. @Juannessy
        Il se fait tard, mais quand même une piste avec une extrait d’une recension de l’essai de Jared Diamond « Effondrement »:

        « On remarquera que si des problèmes sont à l’origine des effondrements, les réponses aux problèmes peuvent elles-mêmes devenir des problèmes et contribuer à l’accélération de la catastrophe, au lieu de la prévenir. Autrement dit, les expériences examinées confirment l’idée qu’il n’y a pas de catastrophes inévitables et que, dans un même contexte, confrontés aux mêmes facteurs nocifs, les hommes ont une capacité d’action déterminante sur la pérennité de leurs sociétés. L’ouvrage offre ainsi, entre plusieurs illustrations, celle des Vikings et des Inuits au Groenland aux XIVe et XVe siècles. Ensemble confrontés au même environnement difficile, avec en particulier le démarrage du « petit âge glaciaire », les premiers n’ont pu s’adapter, à la différence des seconds. Soucieux de témoigner de leurs origines, les Vikings s’arc-boutèrent sur leurs valeurs ancestrales, privilégiant l’élevage – pourtant responsable d’une érosion accélérée des sols – et méprisant certaines ressources alimentaires autochtones (phoques, baleines et même, aussi surprenant que cela paraisse, le poisson), ou s’attachant à importer d’Europe des articles de prestige plutôt que des biens, pourtant bien plus nécessaires (du fer par exemple). Orgueilleux, ils se refusèrent à copier les Inuits dont ils auraient pu pourtant s’inspirer : ils en périrent, alors que les Inuits sont parvenus à se maintenir. »

      5. @Arkao :

        Merci de l’écho . Je vais aussi aller rêver aux vikings ( plutôt qu’aux inuits , je ne sais pas pourquoi ) . A chaud la démonstration m’apparait un peu hâtive et fragile , mais je serai friand de votre prochain développement sur cet aspect , éventuellement indexé sur nos sociétés actuelles .

        Bonne nuit !

      6. Arkao, comme j’ai pu le constater depuis quelques années, est une sorte de climato-sceptique soft ou ultra light.

        Enfin c’est ce qui ressort des lectures de ses interventions sur le sujet selon moi.

      7. @Juannessy
        J’entendais par « structures sociales coercitives » un ensemble de systèmes comme la ploutocratie, la théocratie, aux mains d’une élite qui détient son pouvoir d’une captation inégalitaire des ressources et des richesses produites; qui historiquement ont souvent eu tendance à refuser de prendre en compte les crises climatiques, s’arc-boutant sur leurs privilèges ou leurs schémas mentaux au détriment du bien commun (ce qui in fine a entrainé la chute de tout le monde) . On pourrait aussi évoquer, avec Todd, certains systèmes familiaux peu propices à l’acceptation des initiatives individuelles et aux changements de cadre.
        Pour autant (et je pense que c’est là le sens de votre question), le bien commun doit être préservé par « quelque chose » qui exerce son contrôle sur les velléités égoïstes de l’espèce, la gestion de l’eau constituant un des meilleurs exemples.
        Ce « quelque chose » nous fait rentrer dans le vaste champ du politique et de longues nuits d’insomnies pour trouver la solution adéquate.

      8. @Cloclo
        Sceptique tout court suffira.
        « Le scepticisme est la carte de l’intelligence » Victor Hugo.
        « Le scepticisme est l’élégance de l’anxiété » Cioran.

      9. Pour info, l’interprétation de l’abandon du Groenland par les Vikings décrite dans Effondrement est remise en cause par des recherches récentes. Ils ont su s’adapter au changement de climat et utiliser les ressources locales, mais ont perdus les marchés européens pour leurs productions, l’ivoire de morse en particulier : n’ayant plus rien à vendre, ils ne pouvaient plus acheter les produits européens dont ils avaient besoin. Du coup, ils sont tout simplement rentrés en Islande ou en Scandinavie. Source : Pour la science, n°490(08-2018).

        Ce qui n’implique pas que ce bouquin soit à mettre à la poubelle !

      10. @Arkao :

        Je ne peux qu’être d’accord que nos actes individuels ou collectifs ( sous tendus ou pas par nos structures culturelles ou mentales ) sont parties prenantes de nos malheurs comme de nos solutions , et que la connaissance de longue haleine ou immédiate est strictement nécessaire aux réglages efficaces de nos pulsions , mais , appliquée à l’enjeu « vie agréable possible ou pas du moment  » , quelle action cette connaissance vous conduit elle à préconiser ?

      11. @Juannessy
        Il arrive de se sentir démuni face à l’ampleur de la tâche.
        Que penser de la boite à outils de Paul Jorion ?

      12. C’est déjà ça .

        Mais je ne vous lâche pas : quel apport et plus values , vos connaissances des temps longs et de mises en perspective ,peuvent elles fournir à cette boite à outils ?

      13. @Juannessy

        Faire des papouilles à son chat (métaphore, choisissez l’être ou l’objet que vous souhaitez).

        Il arrive un moment où nos pensées s’approchant de sombres et inquiétantes abysses le cerveau, par précaution, déconnecte.

        Vous me prêtez des connaissances que je n’ai pas encore. A l’intelligence collective de s’y mettre.

        Question de contexte aussi. Nous serions tous assis autour d’un feu sous le ciel étoilé avec dans nos synapses quelques substances désinhibitrices, nous irions beaucoup plus loin.

        Désolé de ne pouvoir répondre dans l’immédiat à vos attentes.

        Je suis très admiratif de Paul Jorion qui arrive à encaisser ce vertige. Les bénéfices de la psychanalyse sans doute.

      14. @Arkao :

        Bon , s’il y a encore une marge pour les connaissances à acquérir , ça laisse de l’espoir .

        Merci en tous cas d’avoir été sincère jusqu’au bout. Paul Jorion sera un peu déçu de ne pas recevoir de renforts .

        J’attends encore Alexis Toulet .

        J’ai eu deux chats successivement . Le premier a disparu sans retour dans la nature alors qu’il était déjà bien vieux . Le second , j’ai du le faire euthanasier , car à force de se bagarrer , il a d’abord perdu un œil , puis a attrapé le « sida des chats » . Jamais repris un félidé ensuite . Mais ils m’ont appris à ne s’étonner de rien et à se cramponner sans autre raison que  » c’est comme ça  » . J’ai deux animaux totems : le chat et le corbeau .

      15. « Notre ancêtre de Neandertal a vécu 300 000 ans sous ère glaciaire ! »

        Voui, et il était très épanoui. La nostalgie. La vraie de vraie. Celle qui nous fait tous regretter, la cuisse de renne grillée aux herbes sauvages, directes sur le feu, Léo Ferré, Patrick Topaloff, etc…
        Hummm..miam-miam. Ahhh, les courses folles dans la forêt enchantée, pour ne pas se prendre une flèche dans les fesses ou se faire charger par un mammouth, un gnome presbyte hystérique ou une vieille sorcière enragée et biturée, etc, etc…

        Voire, un homme, un vrai, qui vous étreint ardemment, la peau de bête faisandée sur son dos, au son des hurlements des bêtes sauvacheu et des cieux en furie. Vains dieux la marrrie ! Pure joy.
        Le collier de dents fossilisé de ptérodactyle. Trop beau. Mieux que le collier de nouilles. Non, ça ne pue pas de la gueule un ptérodactyle. Enfin, pas plus que le sanglier, en fait. Mais c’est un détail.

        Cela dit, la survie c’était pas mal. En outre, avec ces élément déchainés, incertains, imprévisibles et instables, l’adrénaline, toussa, toussa, la vie quoi, c’était la « fin du monde »…tous les jours, de fait.
        Pas le temps de s’ennuyer quoi. Ainsi va la vie. Va comprendre.

        Mais bon, fini de faire mu muse avec son silex préféré et d’égorger ou de courser la bête velue, hargneuse et sauvaaaaacheu ou en mode Jurassic Spielberg avec des lunettes 3 D.
        My Oculus do it better.
        Joli, élégant, on voyage à donf en Gafaland. Bzzz… Les mouches n’ont pas fini de se marrer. À raison.

        Les 15 disruptions dont vous allez entendre parler
        https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/les-15-disruptions-dont-vous-allez-entendre-parler-788246.html

    1. interprétations de chroniques médiévales, si je peux me permettre Arkao, car on n’avait pas de thermomètre au moyen age… ce sont des déductions, issues de chroniques médiévales. Cependant il est bon de rappeler l’optimum climatique, qui avait permis au Groënland, d’avoir une agriculture. Ce qui ne veut pas dire qu’il faudra laisser saloper notre atmosphère et le reste.

      1. Historiens du climat et climatologues utilisent des sources différentes et quoi qu’il en soit, les températures du passé sont nécessairement des reconstitutions (sans doute en grande partie valides).
        Je vais encore me faire brocarder, mais le CO2 ne « salope » pas l’atmosphère. Il fait partie du cycle du carbone, base de la vie sur terre.
        https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1d/Cycle_du_carbone2.svg/1022px-Cycle_du_carbone2.svg.png
        C’est le fait qu’il soit un des gaz à effet de serre et qu’il se trouve actuellement présent en grande quantité dans l’atmosphère qui pose problème pour nous humains (pour la végétation c’est le festin de Noël tous les jours).

      2. Vincent Rey et Arkao :

        Brocardé Arkao et le scepticisme ? Moi ? Allons donc, c’est très sain de ne pas tout gober comme un oisillon. J’aime bien son approche pratique et adogmatique, il en faut.

        Simplement, sur le sujet les commentaires d’Arkao parfois me semblent subrepticement se laisser guider par un faisceau de convictions plus affirmé en fait qu’une simple attitude intellectuelle, mais je peux me tromper hein… Et Arkao de manière récurrente quand le sujet est abordé nous fait part systématiquement de sa « perception ».

        « En matière de climat, les événements exceptionnels ponctuels ont peu de sens. » Tiré d’un commentaire d’Arkao
        (arkao
        23 AOÛT 2018 À 20 H 52 MIN)

        Et Arkao en fait nous livre, 1h30 auparavant, une liste de 13 dates moyenâgeuses potentiellement interprétées comme hors normes s’étalant sur 253 ans. Va comprendre ! Pour en déduire quoi d’ailleurs ? Qu’il a fait chaud dans le passé aussi ? Allons donc tu parles d’une info cruciale. Moi je dis juste que dans ce cas on tire conséquence de ce que l’on affirme pour le moins. Mais bref chacun pense bien ce qu’il veut n’est-ce pas ?

      3. @ cloclo qui dit

        (..) me semblent subrepticement se laisser guider par un faisceau de convictions plus affirmé en fait qu’une simple attitude intellectuelle (..)

        Les sorcières sont malines, pas franches. Le diable se niche dans les détails…il faut le débusquer…

        Avez-vous vu le film « Pascal » de Rosselini Cloclo ? Regardez-le et vous verrez à quoi ressemblait un procès en sorcellerie. Il y a beaucoup de similitude avec vos suspiscions envers Arkao…

        Tant que vous y êtes du même auteur, chargez aussi « La prise du pouvoir par Louis 14 », du même auteur…

      4. Vincent votre petit côté Guillaume de Baskerville est marrant. Avant de vous laissez aller à des élucubrations sur mes penchants supposés pour la sorcellerie ou voir le stalinisme, demandez juste clairement à Arkao sa position d’intime conviction sur le réchauffement climatique global actuel et son origine anthropique telle que décrit par les conclusions du GIEC. Je me souviens d’une discussion ici même où Arkao avait mis en exergue pas mal de détails diaboliques du dernier rapport du GIEC pointant non pas les conclusions mais les oppositions et antagonismes, à quelle fin me direz-vous, surtout quand la maison brûle ? C’est à lui de répondre mon cher Vincent car moi je suis plus proche de qui vous savez :

        https://www.youtube.com/watch?v=1pVTX2QAkI8

      5. @Vincent Rey et Cloclo
        Un simple constat:
        En astronomie, il ne se passe pas une année sans qu’une nouvelle découverte vienne remettre en cause des modèles théoriques. Il s’agit pourtant d’une discipline vieille de plusieurs siècles exercée par les intelligences les plus brillantes de l’humanité.
        J’ai donc un peu de mal à accepter le fait que la climatologie puisse avoir tout compris de la complexité des systèmes et produire des modèles prédictifs valides.
        Je m’élève aussi contre une forme de nouvelle religiosité de la science, sans recul critique. Derrière la recherche, il y a des hommes avec aussi leurs défauts, l’orgueil, l’ambition, les plans de carrière, le conformisme, les pressions exercées sur les doctorants, les conflits d’intérêt entre labos et entre disciplines (Ecce Homo).
        Étant chercheur dans le domaine des sciences humaines et sociales, je ne bénéficie de financements ni de l’industrie des énergies carbonées ni de celle du nucléaire (ce qui n’est pas le cas de certains climatologues alertant sur les méfait du CO2 et salariés à vie du CEA).
        Le but recherché: aucun
        J’exprime des doutes et adopte un regard critique quand je sens un truc qui cloche comme devrait le faire tout chercheur digne de ce nom.
        Donc, pas « climato-sceptique » (ce qui ne veut rien dire d’ailleurs).
        « climato-raisonnable » vous siériez-t-il mieux ?

      6. Merci cher Arkao de ta réponse limpide et claire. Et qui se défend après tout. Simplement je note que tu es un maître question de marcher sur des oeufs sans en casser un seul, respect à ce niveau c’est de l’art !

        Je colle l’essentiel de ton message comme tout bon inquisiteur en « climatolerie » qui se respecte :

        « J’ai donc un peu de mal à accepter le fait que la climatologie puisse avoir tout compris de la complexité des systèmes et produire des modèles prédictifs valides.
        Je m’élève aussi contre une forme de nouvelle religiosité de la science, sans recul critique. « 

      7. @Arkao :

        Votre clin d’œil vers l’astronomie est bienvenu ,si on se souvient que « climat » veut initialement dire , au début du XIIIème siècle , »zone terrestre déterminée par sa situation par rapport aux astres célestes ».

        Par contre ,se lancer dans la conjugaison du verbe « seoir » est une aventure que seul un élève de primaire du
        XIX -ème siècle peut encore tenter. Utiliser le verbe « convenir » serait donc plus prudent et « séant » .

        PS : pas de diagramme plus lisible afin que je repère mieux les supports de vos libres interrogations ?

      8. @Juannessy
        Pour le graphique, j’ai la flemme de chercher.
        L’interprétation:
        La courbe des hausses de températures depuis 200 ans suit celle de l’augmentation de l’irradiance solaire.
        Argument à priori « climato-sceptique anti carbocentrique ».
        MAIS: depuis quelques décennies, les températures continuent d’augmenter alors que le soleil semble être en passe de rentrer dans une phase séculaire de faible activité.
        Voyez comme je suis honnête, j’offre un argument à la théorie de l’impact du rejet de CO2 anthropique 🙂
        Une réserve cependant: l’échelle de temps, les deux courbes (températures et irradiance) peuvent se croiser momentanément.
        La réponse dans quelques décennies.

      9. @Arkao :

        cette réponse me sied , et d’ailleurs je dois m’en contenter si le verdict ne tombe que dans quelques décennies .

      10. Arkao, pour la énième fois, « la théorie de l’impact du rejet de CO2 anthropique », ce n’est pas une théorie !

        Ce sont les faits ! Vous ne vous rendez même pas compte de ce que vous écrivez on dirait et la manière dont vous le faites, ça craint mec.

        L’Homme moderne dans son ensemble est entrain de modifier tous les paramètres qui influent sur le climat depuis qu’il s’est sédentarisé avec un accroissement exponentiel depuis la révolution industriel et sans commune mesure depuis 50 ans. En particulier le CO2. Votre scepticisme n’en n’est pas, c’est refuser les faits qui sont démontrés autant que 2 et 2 font 4 mon cher.

      11. @Cloclo
        Ce que j’aime bien avec vous c’est que vous bondissez au quart de tour.
        Un peu de sang-froid, que diable.

    2. Merci Arkao, ces faits historiques suffisent à Cloclo, pour vous brocarder « climato-sceptique léger » ! Certains anthropologues contestent-ils, cette histoire des Vickings et des Inuits confrontés au Petit Age Glaciaire ? Ou bien c’est une chose qui fait consensus aujourd’hui ?

      1. Oui, voir le commentaire d’Ermisse plus haut.
        Mais ce nouvel aspect de la question ne change pas radicalement la thèse de Diamond car parmi les causes d’effondrement qu’il a défini il y aussi la rupture des liens d’échanges.

    3. @arkao
      si votre propos est de nous convaincre que nous sommes (bientôt étions) en climat tempéré : on le sait déjà, votre dépense d’énergie n’est pas nécessaire pour nous apprendre un/des faits que nous avons appris dès l’école primaire.
      Que les Français l’oublient ou n’en tiennent que peu compte est un autre sujet. Je ne peux m’empêcher de le leur rappeler quand ils se plaignent : il pleut, il fait froid, le temps est incertain, etc.

      1. et pour approfondir nous avons Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Climat_temp%C3%A9r%C3%A9
        Une région soumise à un climat tempéré, encore appelée région tempérée ou zone tempérée, est dans le sens commun une partie de la surface terrestre où les températures ne sont pas extrêmes, c’est-à-dire ni torrides, ni glaciales.

        Ce terme a ensuite été employé pour désigner certaines zones dans les classifications climatiques apportant ainsi des définitions plus précises mais présentant d’importantes différences entre elles.

        Une zone tempérée, définie d’un point de vue strictement géographique, regroupe les régions situées entre les tropiques (23°) et les cercles polaires (-66°) par opposition aux zones polaires (glaciales) et tropicales (torrides). Par convention, dans une acception plus étroite, les régions tempérées peuvent être cantonnées entre le 40e et le 60e parallèle, en faisant ainsi abstraction des zones subtropicales et subpolaires.

        Ces vastes territoires ont quelques particularités communes : le soleil se couche tous les jours, il ne passe jamais au zénith et la durée de la nuit varie fortement au cours de l’année.

        Bien qu’elles soient qualifiées de « tempérée », de nombreuses régions de cette zone sont soumises à un climat rude du fait de l’altitude ou de leur situation par rapport aux océans notamment. C’est le cas par exemple de l’Himalaya, du Sahara ou de la Yakoutie.

        que l’on pourrait compléter par le climat océanique où nous sommes :
        Le climat océanique est un climat avec des étés généralement doux et des hivers généralement frais, humide en toutes saisons et influencé par la proximité des océans où l’on retrouve des courants chauds (en façade ouest des continents) et qui se dégrade peu à peu en un climat continental en se dirigeant vers l’Est, avec des étés chauds et orageux et des hivers très froids et plutôt secs. Le climat océanique est marqué par une amplitude thermique faible (moins de 18 °C), qui s’accentue au fur et à mesure que l’on pénètre dans l’intérieur des continents. Les précipitations sont en général de l’ordre du mètre et surtout bien réparties. On le retrouve entre 35 et 65 degrés de latitude dans l’hémisphère nord et sudN Berlin en serait la limite orientale en Europe.
        Certains auteurs parlent de climat hyperocéanique pour la bande de terre où l’influence de l’océan est journalière par la brume de merN 2 et où l’amplitude thermique annuelle moyenne est très faible (moins de 10 °C).

      1. @Subotai 24 août 2018 à 19 h 20 min
        merci pour ces deux vidéos que je regarderai prochainement.
        d’autant que j’ai moi-même été sceptique relativement longtemps. Bien que convaincue d’écologie depuis les années 70 (PSU) quand il a commencé à être question du réchauffement par nos émissions de C02, et connaissant ces émissions, ce réchauffement ne me convainquait pas. Les arguments donnés que j’écoutais et/ou lisais ne me faisaient aucunement vaciller dans mes « certitudes » de l’époque !
        Et maintenant je suis un peu comme ces nouveaux « adeptes » qui deviennent plus convaincus, combattants, que les premiers, les gens comme Trump me semblent des dangers publics pour toute l’Humanité (certes et heureusement, nous sommes des millions à en être convaincus).
        quant aux « encore sceptiques », tel arkao ils sont utiles ici pour nous contredire et enrichir nos arguments, et nous voilà tous à ses basques !

  5. @arkao
    le petit âge glaciaire du début du 16-17e, en particulier durant Louis XIV, puis celui du 18ème furent une des causes de la Révolution
    mais ils sont attribués à la faible activité solaire pour l’un et l’effet de volcans dont Tambora pour l’autre.

    1. @Annie
      Oui, je sais bien. Et donc, qu’elle a été l’activité solaire au cours du XXe siècle et quels sont les pronostics pour les décennies à venir ?
      Pour les volcans, c’est la roulette russe, pas de planning envisageable en l’état actuel de nos connaissances.

  6. J’ai parlé récemment avec un forestiert; il me disait que les arbres se portent plutôt bien en cette période de grande chaleur. Je note que dans mon parc où il y a beaucoup de pommiers, que les fruits sont de bonne qualité et les pommes tombent plus précocement que d’habitude. Je me faisais des soucis au sujet des poissons dans le lac, mais mon jardinier m’a expliqué qu’ils migratent en profondeur où l’eau est plus fraîche. Mais je me pose quand même beaucoup de questions. J’ai lu de nombreux rapports scientifiques sur la pollution et le réchauffement climatique. Je me demande à quel dégré le rechauffement s’arrétera.

    1. Si on continue comme ça +5-6°C en 2100 c’est pas impossible. On est à +1°C par rapport à l’ère pré industrielle.
      Mais comme je le dis dans mon billet ce n’est pas « toutes choses egales par ailleurs ».

  7. Ahh, cette merveilleuse génération qui, au motif d’avoir tant souffert, ne supporte pas qu’on jette une miette…

    Heureusement, grâce à eux et leurs bons principes, la famine a été éradiquée dans le monde, les richesses ont été équitablement distribuées, l’environnement a été protégé, la concurrence effrénée a été mise au pas et nous profitons d’une société où la fraternité n’est pas un vain mot.

    Puissent-ils reposer en paix.

  8. Oui, c’est le Néron, aux portes de Grenoble le long de l’autoroute, un pain de sucre qui, comme ici le Barret (Vercors), s’est mis à brûler en 2003, année de canicule. Rappelons qu’ils ont brûlé pendant plus d’un mois ! à 40 km de distance dans le même département. Quelques canadairs peu efficaces (trop de pente) puis quelques hélicos et quelques pompiers au sol. Puis soudain une reprise massive du feu en début aout (car les racines de buis avaient couvé). Ici, c’est deux hélicos qui ont alors sauvé le village du feu. Avec plusieurs Cies de pompiers, logées dans la salle des fêtes. C’est un souvenir traumatisant pour la population. On arrosait les toitures sur lesquels des braises tombaient. Et depuis, des éboulements de pierres déstabilisées par les mouvements de T° d’hiver, printemps et été, cette année davantage et un peu les années précédentes. Bref, derrière un joli cliché…

    1. Le site Wikipedia sur le Néron en Isère est tres complet!
      Il ne me reste plus qu’à y monter… hum
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Néron_(Isère)
      En 2003 je rentre de quelques jours de vacances hors de Grenoble en Aout. A cause de la canicule le TGV de retour avait 3H de retard et j’arrive à minuit en ville. Plus de taxi, plus de tram il faisait 29°C je rentrai à pied chez moi alors que des colonnes de flammes de centaines de metres surplombaient la ville….

      1. « Pour les buis c’est pas trop grave. De toutes façons ils sont bouffés »
        Non, la plupart des buis reprennent après deux années, et les pyrales du buis sont plus petites et moins nombreuses, et elles migrent vers d’autres régions. Il parait aussi qu’un prédateur apparaîtra, comme toujours dans la nature.
        Ce sont les incendies qui sont graves, un peu pour la nature, beaucoup pour les hommes. Cela donne des jolies photos de nuit, qui paraissent sans gravité. D’où ma réaction.

    2. En 2003 ça cramait un peu partout, même dans les Hautes-Alpes tout près de Briançon, les mélèzes partaient en torche comme des allumettes, et même à distance on entendait distinctement le bruit des embrasements…
      Bizarrement, 2017 me semble pire que 2003, et pas ou peu d’incendies… ?

      1. J’avais noté ça aussi . Peut être les pyromanes et autres tarés par imprudence étaient ils sur le reculoir .

        Les forestiers chers à Germanicus ont peut être une explication .

        Pour ma part , j’avais cependant noté qu’en 2003 la période de sécheresse -chaleur avait commencé dès avril , alors qu’en 2018 on a eu beaucoup d’eau ( heureusement pour les nappes phréatiques qui sont de plus en plus mises en pénurie par les faiblesses d’octobre actuelles , période normale de reconstitution des nappes ) pratiquement jusqu’à la mi juin , ce qui fait que la végétation n’a commencé à vraiment souffrir que vers la mi juillet ( au lieu de début juin en 2003 ) .

        Hypothèse SGDG .

      2. @Juannessy
        Ah SGDG ☺, mais bonne hypothèse, et aussi pas mal d’orages parfois violents avec d’autres dégâts… Comme disait Bedos dans un humour noir, « les inondations ont éteint de justesse les incendies » !
        Peut-être aussi l’efficacité du réseau de surveillance incendie ?
        Hommage à eux en tout cas…

  9. @arkao veut-il nous rassurer en nous convainquant qu’on a vu pire, certes les cycles glacières, mais le cycle qu’on nous promet pour « demain » ?

    Les vignes poussaient dans Paris jusqu’à la Commune (ok pour les actuelles mais c’est plus « pour la gloire ») mais je n’ai aucune confiance dans le goût de leur vin, idem en Grande-Bretagne sous les Romains.

    Nous connaissons les glaciations, les Humains se sont adaptés, mais surtout en circulant selon les refroidissements et les réchauffements, mais ils avaient la qualité de nomades, actuellement nous ne savons plus circuler, et même ceux qui le font personne en Europe n’en veut !

    La question est surtout : est-on capable de nous adapter en peu de temps à un réchauffement de plusieurs degrés ? en plus en 1 génération, ce qui est très court, les changements précédents étaient moins brutals, sf pour les petites et courts âges glacières récents mais nous n’avons jamais connu un changement vers le « si » chaud.

    @Éosphoros
    moquez-vous, vous n’avez pas vécu à Paris durant la dernière guerre visiblement et sans avoir les moyens de faire du marché noir, le péquin moyen koi !
    Vous pensez que les Humains ont été plus généreux à qq moments de leur Histoire que maintenant ? je ne le pense pas, les Humains changent peu ! l’entraide à toujours été à l’intérieur de petites communautés d’Humains, c’est bien pour y palier qu’on a inventé les Services publics. (que le capitalisme et surtout Macron à entrepris de détruire, comme Margaret Thatcher)

    1. @Annie
      Je ne cherche pas à rassurer, au contraire.
      Notre espèce, comme tous les grands mammifères, est extrêmement fragile.
      Mais nos capacités cognitives supérieures, fruit d’une longue évolution, sont censées être aussi des outils permettant de nous adapter. A nous de choisir les bons et de les utiliser à bon escient.

      1. @arkao
        l’important, pour moi, était l’influence du climat « glacé » temporaire sur la Révolution
        et donc la question serait :
        devons-nous nous attendre à une Révolution ? si cela résultait de notre changement climatique je ne pourrais que m’en réjouir ! (et pas que moi, tout au moins ici)… mais je l’attends depuis 2005 ! en vain.

      2. @Annie
        La révolution, c’est aussi une question de démographie et avec un âge médian des sociétés occidentales autour de 40 ans, pas grand chose à espérer.

      3. @arkao « autour de 40 ans »
        je sais !
        mais « l’espoir fait vivre » que je transformerais en « vivre donne de l’espoir » car plus la vie dure plus le temps de devant rétréci, l’espoir étant « derrière »
        pas tant que ça vu qu’on a (j’ai) encore l’énergie d’entreprendre… si je n’entreprends pas je meurs, c’est un sentiment plus qu’une réalité, peut-être, c’est tout au moins ma philosophie de la vie si je n’agis pas pour mon avenir (bref ou long) je meurs en esprit donc dans mon corps aussi, ne sachant pas séparer l’un de l’autre (contrairement à « notre » culture chrétienne).

  10. J’en reviens à l’économie de l’eau.
    Je crois qu’il faut devenir végétariens et militer pour la disparition d’une alimentation basée sur la consommation de viande. L’élevage des cheptels, particulièrement bovine, est très onéreux en eau : un rapport de 5 entre manger du boeuf et manger du poulet.
    Au passage, il y aussi beaucoup à redire sur les ressources pour élever les animaux : import du soja (et les pesticides qui vont avec), ogm, transport, pétrole et les conséquences des élevages intensifs : concentration nitrates,… et la condition animale).
    « Militer » parce-que continuer sur cette voie a un impact sur tous. On a tous un intérêt à réduire la conso de viande. Laisser une personne prétendre qu’elle continuera à manger de la viande quotidiennement parce qu’elle a toujours mangé de la viande quotidiennement ou que ça ne lui parait pas concevable de s’en passer est d’un égoïsme crasse.
    Pour terminer, l’élevage industriel d’animaux est considéré par la FAO comme un des principaux problèmes environnementaux, mais rien de nouveau là-dessus…
    … Mais tout le monde s’en fout et je termine ma parenthèse.

    Ensuite, il ne s’agit pas du quignon de pain, mais du principe de gaspillage tout court. Pourquoi jeter ce qui est encore bon ou réparable ? C’est aussi simple que ça. Et cela s’applique à tout : alimentation, vêtements, matériels divers, … (dont la création, fabrication, élevage fait souvent intervenir là encore de l’eau….)
    Personnellement, je ne convainc pas toujours mes enfants de finir leur assiette, mais ce qu’ils laissent est récupéré pour en faire ma gamelle du lendemain. Il ne s’agit pas là d’une optimisation d’ordre économique, mais de simple rationalité… et de respect de la majorité de la population de la terre qui ne « bénéficie » pas de notre mode de vie.

    Autre utilisation ubuesque de l’eau : les toilettes.
    Pas facile à mettre en place en ville, certes, mais passer aux toilettes sèches est une évidence. De plus le compost qui en résulte est très utile au jardin, donc tout bénef (je passe sur la comparaison à un système de cuve/épandage qui favorise la transformation en nitrates qu’on laisse s’infiltrer dans le sol).

    Comme Arnaud Castex, j’ai eu les mêmes questions. J’ai 43 ans, 2 enfants qui sont la raison unique de trouver des solutions à leur apprendre pour le futur. Et là est tout le drame de ma génération (et sûrement de celle d’après), c’est que nous devons (ré)apprendre avant de transmettre à nos enfants.
    De même, le lieu de vie a été une question, mais s’établir dans un autre pays à l’environnement inconnu alors que le contexte sera à la compétition (migrations massives), à la pénurie (contexte économique mondial, problème d’approvisionnement) est un autre challenge qui ne sera pas plus facile.
    Pour connaître un peu la Suède et la Norvège, vivre sous ces latitudes n’est forcément pas aisé. Le changement climatique affecte plus fortement ces pays d’une part, et le climat va changer en extrêmes d’autres parts : arrêt du Gulfstream, signifie plus froid en hiver en mer de Norvège. Et on l’a vu cet été, beaucoup plus chaud et des incendies (forêts d’épicéas, bouleaux, mousses sèches qui flambent comme un feu de joie) en Suède. En 2011, le mois de juillet dépassait les 30°C vers Narvik, Norvège (70° N).

    Notre solution ne peut être que l’adaptation, pas la fuite en avant. C’est ce que l’Homme sait faire le mieux pour peu qu’il respecte son environnement.

  11. Bonjour,
    Ici aussi dans les Pyrénées, les effets du réchauffement climatique se font sentir de plus en plus. Le fait le plus marquant est la présence d’orages diluviens le printemps. Ils sont apparus récemment , je dirais depuis une dizaine d’année. Les conséquences sont parfois dramatique, 2 morts lors de la cru centennale ( enfin centennale, vu où on va , désormais ce ne sera pas tous les 100ans!) du gave de Pau il y a 4 ans….On observe aussi des glissements de terrains.

    Concernant les pics caniculaires, je me suis aperçu d’un truc cet été. Vivant à Toulouse, certaine nuit , la température n’est pas descendu en dessous de 30 °C….et c’est là que je me suis rendu compte que l’humain a un besoin vital d’évacuer sa chaleur . Si, il ne peut plus le faire, il lui faut une aide soit une clim, des douches pour faciliter la dissipation de sa chaleur, habiter dans une ambiance plus fraîche, etc….Bref, autant le froid m’avait fait prendre conscience de sa problématique mais la chaleur me parait pire à maîtriser.

    Mes amis, le réchauffement climatique est là! Ce n’est plus un truc de prévision statistique à plus au moins long terme. Non, non, il touche désormais nos latitudes.
    Regardez encore avec nostalgie les derniers débats de BFMTV ou LCI sur Macron, les retraites, Trump ou les 10 ans de hausses sans discontinu du S&P500. Cela va bientôt changer. « Business as usual » va exploser! Et j’attends avec impatience, tous ces apôtres du capitalisme prêt à nous supplier de ne pas le remettre en cause.

      1. @Lio
        merci pour ce lien, personne n’a l’air de s’y être intéressé regrettable, car cet article décrit étape par étape ce qu’il va arriver aux différentes populations sur Terre tant animales qu’humaines.
        Concernant les animaux nous avons commencé à le « voir ».

        Concernant les Humains on nous parle plutôt en général des pays qui vont disparaitre par « enfoncement » par rapport niveau de la mer,
        mais il est bien plus important comment on va (on a commencé) vivre selon les régions du globe ce réchauffement, il est décrit étape par étape, plutôt degré par degré, je ne vous en citerai aucun extrait car tout l’article forme un tout impossible de le découper.

        Cependant le dernier exemple est du pris sur le vif d’un peloton de militaires US en exercice qui s’effondre et surtout arrête l’exercice avant d’arriver à la mort certaine. « En 1996, un peloton d’infanterie légère passa des jours dans la jungle de Puerto Rico pour s’acclimater à la chaleur et l’humidité étouffantes, surveillant avec soin leurs apports en eau avant de simuler un raid de nuit ». « L’exercice dut être interrompu avant qu’il ne débouche sur un massacre. »
        et la conclusion est « Je regarde ça et je me dis que même la nuit, même acclimatés, des gens très en forme peuvent se désintégrer tout simplement en un ramassis d’inutiles sur des brancards. Voilà ce que je vois arriver à la société, à des cultures. Si vous voulez savoir comment arrivent les extinctions de masse, voilà comment. Quand les gens parlent de l’extinction de la mégafaune du Pléistocène ou des gens de la culture Clovis, parfois ils font comme si tout cela était mystérieux. Mais c’est arrivé exactement de la même manière. Voilà quelque chose qui abat les plus forts, les plus faibles tentent de colmater la brèche, ils en sont encore moins capables, et le tout s’écroule.
        Vous voulez savoir comment les sociétés s’effondrent ? Voilà comment »

      2. @Annie :

        Alexis Toulet est un contributeur périodique du blog .

        J’aurais la tentation , si jamais il lis ce billet particulier , de lui poser la même question qu’à Arkao : quel apport et plus values ,ces propres connaissances peuvent donner à la  » boîte à outils  » .

      3. @René JULIEN 24 août 2018 à 17 h 15 min
        merci pour l’info
        cependant son rapport au changement climatique est à l’opposé de celui de arkao.
        nous attendons le/les réponses à vos questions, il nous serait utile d’enseignement.

  12. @Pierre bien d’accord la nuit nous avons besoin de nous refroidir le corps pour vivre, et quand on est vieux (1) c’est pire encore ! et j’ai peur de mon avenir, mais j’ai dit ailleurs que je supporte mieux la chaleur sur les Tropiques qu’en France et je ne m’explique pas ce fait.

    « notre » froid est plus facile à surmonter il suffit de se couvrir, certes les gens qui n’ont pas les moyens de se chauffer à plus de 14° souffrent par exemple des mains pour leurs usages quotidiens.

    quant à la clim c’est un cercle vicieux vu la dépense d’énergie qu’elle suppose, et là encore qui peut se la « payer », une voiture sans clim est insupportable et devient dangereuse.

    Sur le net :
    Nous voilà tous dépensant énormément d’énergie uniquement en ouvrant ce site, en le commentant. Question l’hébergeur est-il écologique ? cela existe, mon propre site est hébergé sur le seul à ma connaissance qui ait pris les mesures indispensables : Infomaniak vous pouvez lire sa page qui en détaille les mesures https://news.infomaniak.com/compensation-emissions-co/ pour doubler sa compensation d’émissions de C02. Personnellement j’ai « cotisé » une compensation par plantation d’arbres.
    Pour notre usage personnel il devrait être possible de « cotiser » chacun pour notre propre compensation pour l’usage du net, de notre ordi, de vos appareils mobiles (je n’ai plus qu’un tél. à clapet sans connexion net).

    (1) vieux n’est pas une insulte pour moi mais un état, à partir de quand ? cela dépend de chaque individu mais on peut dire à partir de 70 ans, je le suis donc !

    1. Désolé de le dire ainsi en faisant d’énormes généralités, mais « les vieux », leur confort, leur incapacité à changer leurs habitudes de vie (j’en vois encore repartir avec 3 bidons de 5L d’acide chlorhydrique des magasins de bricolage, véridique… C’est anecdotique, mais quel retraité a besoin de 15L d’acide ?…), leur usage de la clim dans la voiture dont l’absence est considérée comme « dangereuse », ces vieux là…, et moi-même d’ailleurs, sont le cadet de mes soucis.
      Je ne pense qu’aux générations à venir et nos enfants qui n’auront pas le temps d’une vie insouciante, mais qui d’emblée doivent bouffer la merde que nous leur léguons, compensée en bonne conscience ou pas.

      Se goberger de rachat de carbone ou de compensation n’est pas un argument valable. La question n’est pas de planter un arbre parce qu’on a un site sur internet, la question est à quel moment, je réduis mon train de vie.
      Les chiffres sont là, nous parlons de transition, mais nous consommons toujours plus, tant et si bien que nous consommons toujours plus de pétrole et de charbon tout en se donnant l’idée que nous progressons parce-que nous avons installé un panneau solaire ou que nous avons compensé une partie de notre besoin en énergie !

      Il n’est plus temps de laisser aux autres le soin de compenser son égoïsme mais de passer à l’acte et d’assumer ses responsabilité. Non pas parce-que sa changera l’issue pour nous, mais parce-que ça laissera une chance de survie à l’espèce humaine.

      Oh…, et on ne devient vieux qu’à partir du moment où l’on ne sait plus évoluer… Et ça concerne tous les âges.

      1. @Lio à quel âge préconisez vous d’inciter à notre disparition ? (en fait je suis pudique car ma pensée est plus franche nous exterminer)
        Et Paul Jorion (et d’autres commentateurs ici, par que moi) vous le/les classez ainsi ? et vous, si vous êtes jeune, à quel âge avez-vous prévu votre suicide, et si vous êtes déjà vieux dépêchez-vous !

        je suppose que vous ne savez pas ce qu’est un hébergeur ! cherchez dans un dico et/ou sur le net ! Infomaniak doit héberger quelques milliers, voire plus encore, de sites.

        en effet vous êtes très refermé sur des idées préconçues par vous.
        enfin vous m’aurez distrait qq instants !

      2. @Annie pour répondre concrètement. 45 ans, c’est le début de la vieillesse, dans toute l’histoire humaine, y compris de nos jours en entreprise. J’ai 55 ans et j’en finirai soit naturellement soit de manière contrôlée quand ni l’eau ni l’électricité ne sortiront plus de mon mur. Contente ?

    2. Annie, après avoir beaucoup contribué à crâmer du kérosène pour rien, on sent que vous avez peur de l’avenir. En même temps vous avouez être vieille. Mais de quoi exactement avez vous peur ? D’une façon ou d’une autre, la fin est pour bientôt, il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur, non ?

      1. Tous les coachs de la place seraient ruinés , s’il n’y avait pas dix milles raisons d’avoir peur . Au passage , la peur de mourir (que certains auteurs appellent « peur de l’extinction ») est plutôt basique et universelle , et , à part Arnould , je ne vois pas qui y échappe totalement .

        Mais il y a des petits tests pratiques pour s’assurer de ce dernier cas .

  13. @Annie
    Relisez ce que j’ai écris et acceptez-en une critique de manière honnête, je suis sûr que vous comprendrez où je veux en venir.
    N’y voyez pas d’attaque personnelle, mais plutôt une critique désabusée de ce que nous sommes : nous fonçons dans le mur et nous accélérons.
    Cette image n’est pas une idée préconçue par moi-même, mais très bien développée par d’autres esprits autrement plus fins, comme Pablo Servigne, par exemple… (Humour : …ah non, pas lui, trop jeune… Disons, Dennis Meadows, ça rentre dans le cadre ?… je plaisante…)

    Il ne s’agit pas d’âge et ni de sauver les populations présentes, comme vous, comme moi (je n’ai que 43 ans), mais bien de sauver l’espèce humaine.

    Voyez, j’en suis à ce point pessimiste, que je n’agis même pas pour moi, et certes, ce n’est pas facile à encaisser pour des personnes ayant eu la chance de vivre les 4/5 de leur existence, mais la réalité est là. Alors vos inquiétudes, sûrement anecdotiques (mais je force le trait sciemment pour en souligner l’absurdité), sur la dangerosité de conduire une voiture sans climatisation ne sont, pour moi, que des futilités (je reste poli) qui sont bien éloignées du fond des problèmes à venir.
    Que cela vous contrarie ou non, c’est une réalité.

    Pour moi, la question du chiffre de l’âge ne fait pas débat, mais uniquement la remise en question de ses habitudes de vie. C’est ce que je pensais avoir écris, pardon ne pas avoir été clair.

    Et je le répète, il ne s’agit ni de vous, ni de moi. En 2050, j’aurai 75 ans, et sans me montrer incorrect envers vous, vous ne serez pas surprise d’apprendre que vous serez d’ici là libérée des contraintes du monde physique.
    De fait, acceptez – honnêtement – de lire que votre petit confort quotidien, ni celui de votre génération, ni le mien, ni celui de ma génération, ne s sont pas l’enjeu des générations qui nous survivront.

    On n’a que trop considéré que les dettes seront à payer par ces petits cons qui nous suivront.
    Mais nous aurions dû vivre comme des invités dans un monde ne nous appartenant déjà plus car légué à notre progéniture, avec toute la retenue qui va avec tout invité ayant du savoir vivre…

    Au fait, je suis informaticien, alors vos hébergeurs… 😉
    … mais je me soigne : je suis persuadé de certains bouleversements et je choisi la reconversion pro, comme de devenir végétarien, comme de réduire mes conso d’eau et d’électricité, comme d’accepter les contraintes de toilettes sêches, comme de m’efforcer à prendre le vélo pour une partie de mes trajets, comme de m’exclure un peu d’un monde consumériste, comme de choisir de payer plus cher financièrement car moins cher écologiquement, quand bien même j’en reste dépendant.
    J’agis, je réduis… parce-que c’est le devoir moral que j’estime devoir respecter.

  14. Je n’ai jamais vu le Var aussi vert que cette année. Les pluies ont été plus abondantes que de coutume au printemps et des orages ont tonné dès le mois de juillet. Les grillons ne chantent plus la nuit, la pyrale continuent de décimer les buis, les platanes ont toujours le teint maladif, rien n’arrête les charançons rouges, dévoreurs de palmiers. Le mildiou attaque les vignes, les maires poursuivent le bétonnage, on gorge d’eau le golfe pour un gazon si mal assorti au paysage. Les sangliers en nombre font leur descente nocturne dans les vignes si bien qu’on observe que des agriculteurs clôturent désormais leurs exploitations (!), les pies ont chassé des oiseaux, etc, etc….
    Les décisions individuelles en faveur de la préservation de la nature et d’une consommation raisonnée ne semblent pas influer les collectivités territoriales cependant.

    1. @Armelle :

      Ils sont forts dans le Var s’ils arrivent à gorger d’eau le golfe de Saint Tropez . Pour les platanes , je suis plus mesuré car ça fait près de cent cinquante ans qu’ils sont malades , mais gentiment , sans crever trop vite.

      Pour le reste , je partage et suis bien convaincu que la greffe écologique dans la politique commencera à prendre par les communes …si elles ne deviennent pas trop vite des grosses structures administratives qui ont de la peine à être en prise avec le terrain et les citoyens ( comités de quartiers bidons ou pas ) , comme c’est l’orientation actuellement . Les maires les plus capables d’entendre sont ( étaient ? ) précisément ceux qui sont en train de démissionner , découragés par la restriction de leurs moyens alors que la demande, parfois « l’exigence » , explose .

      Ce qui me rappelle l’évolution et le contexte de la disparition des services publics ces vingt dernières années .

      A croire que la tendance veut la peau du terrain .

      1. Ceci étant , à voir les réactions automobilistiques sur Annecy , lors d’une récente mise en application d’une règlementation par vignette Crit-Air , lors de l’épisode caniculaire , les maires sont sans doute plus violemment pris à partie par des consommateurs furieux que par des citoyens soucieux de l’eau , de l’air et de la végétation .

        Démocratiquement ( id est , portés au pouvoir par les électeurs) , il ne devrait y avoir une majorité de maires sensibles à notre espace et nos ressources vitales , que lorsque la situation sera dégradée au point d’avoir fait des macchabées .

      2. @ juannessy

        Yep, vert de vert le golfe, en pleine garrigue !

        Quant aux collectivités, je ne comprends pas comment, par exemple, une petite commune, peut, dans le cadre d’un PLIE, parvenir à décréter un énième parking goudronné soit disant pour les machines aux vendanges … Il y a quand même des des trucs qui m’échappent, surtout quand l’enquête ne contient qu’une conclusion sommaire (enfin ce qui est paru aux citoyens). Faudrait sans doute investir massivement les places de maires ou au moins celles des conseillers municipaux… Evidemment, c’est du temps et des emmerdements. Et à côté, faire les efforts au niveau individuel parait de la roupie de sansonnet !

      3. @Armelle :

        J’avoue ne pas bien comprendre le lien entre « PLIE » et aménagement de parking , si cela n’est pas rendu possible dans le PLU ….

        Si vous avez un golf(e) dans la garrigue , ça peut intéresser Trump quand il sera mis à la retraite .

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