Envoyez par mail 'Piqûre de rappel : ina global, Paul Jorion : « La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… », le 7 avril 2017' à un ami

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18 réflexions sur « Piqûre de rappel : ina global, Paul Jorion : « La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… », le 7 avril 2017 »

  1. Franchement à la lumière de cette interview je ne vois qu’une solution, aligner les puissances d’argent sur la vérité telle qu’elle doit être pour faire survivre l’espèce. Il y a cependant plusieurs méthodes.

  2. À savoir : changer les règles du jeu, raisonner les puissances d’argent (la moins évidente), les rendre inopérantes.

  3. A propos de la presse et des journalistes, comment garantir l’indépendance des médias ?
    Il serait sans doute bon d’exproprier les neuf milliardaires qui perdent un pognon de dingue avec ces puits sans fond que sont leurs médias, d’en donner la propriété à leurs journalistes et employés, d’en interdire la cession à toute personne physique ou morale, et de garantir leur indépendance par un système prenant exemple sur celui qui nous permet d’avoir des juges indépendants.

    1. @ Lucas et Romain Vitorge

      Des bonnes intentions comme s’il en pleuvait. Ne vous trompez pas: de très bonnes intentions. Un bémol cependant: pendre exemple sur ce qui assurerait l’indépendance de la Justice pour garantir l’indépendance des journalistes n’est peut-être pas tout à fait judicieux. Peut-être au Japon, mais pas en France ni aux USA.
      Mais ne chicanons pas: de très bonnes intentions et généreuses, attentives aux désirs et besoins exprimés confusément un peu partout, un peu par tout le monde dans la chaude ambiance devant le zinc du café.
      Je pourrais y rajouter ma propre liste, assez longue.
      La question n’est donc pas là.
      Elle est dans le comment. Comment?
      J’ai vaguement l’idée que les GJ suggèrent une réponse au comment.

    2. Il faudrait envisager faire de la presse un pouvoir indépendant, et financé par l’Etat, au même titre que la Justice. Le simple fait de recruter des journalistes, est une tentative manipulation de l’information, puisqu’on peut juger de la docilité d’un économiste par exemple, ou de son adhésion au dogme de l’ultralibéralisme.

      La manipulation de l »information, c’est un peu comme le racisme ou le sexisme qui touche certains CV, c’est insidieux, presque invisible, mais le déséquilibre est là (à CV égal, on ne prendra pas le femme en âge de procréer, mais comment prouver l’intention ?)

      Et c’est tout de même étonnant en ce moment : 4 ou 5 gilets jaunes se sont fait écraser (blessés seulement) par des voitures de police, et pas un mot sur France Inter ou BFM. J’ai raté l’info ou on ne l’a pas diffusée ? Etonnant de la part de BFM surtout, toujours en quête de sensationnel…

  4. J’ai reçu les deux dernières interrogations comme les plus importantes dans le contexte international actuel .

    Sans être totalement « repu » par les réponses données qui sont justes mais bien partielles , en particulier la réponse à  » que faut il pour « connaitre » la vérité ?  »

    Est ce qu’un mensonge répété ( plutôt qu’une vérité ) ne finit pas par s’imposer ( hélas ) au moins pour quelques années , après que les plus faibles aient payé la facture ?

    Sur les médias et les conditions d’un semblant de vérité , il y a eu déjà ici des échanges intéressants ( mais sainement non conclusifs ) à propos de l’évolution de Frédéric Taddéi .

    Le sujet de l’indépendance des structures ou rassemblements qui ont pour ambition la production de « vérités  » pas trop fausses , est en soi un sujet d’études sans fin souhaitable.

    La plus grande indépendance est sans doute favorisée par le pluralisme , la maîtrise des temps , la transparence des ressources , la vérification expérimentale des informations et affirmations ( confrontation vérité – réalité atteignable ) , la non ambiguïté des langages, l’universalité , la confrontation entre les pouvoirs et contrepouvoirs ,

    Vérité ?

    Humaine , trop humaine .

    1. Je m’en veux de ne pas avoir cité comme important l’item qui l’est le plus :

      Logique de profit ou survie de l’espèce ?

      Que je complèterais volontiers par sa question jumelle :

      Logique de confort ( consumériste , jouissance ) ou justice civique ?

      Le premier qui touche à ma carte d’électeur , je l’étripe .

  5. La vérité ne devient vraiment un sujet que lorsqu’on veut la faire taire.
    Je dors depuis quelques mois avec quatre ou cinq traductions de l’Enfer de Dante, découvrant avec moult intérêt, la proximité des questions que posait son temps et que pose le nôtre.
    La grande différence est qu’avec et après lui advient la Renaissance mais que nous sommes dans l’ignorance de ce que va nous survivre.
    Avant d’être une fiction poétique, la Divine Comédie est un travail d’investigation sur la société de son temps et j’observe que plus la moitié des 99 chants ont des allures d' »Envoyé Spécial » (ce qui devrait ravir l’équipe de l’émission. Ce n’est que justice).
    Je souligne aussi que né à Florence, Dante porte haut son engagement :
    « car sur un lit de plumes ou dans la soie toute gloire est exclue,
    sans laquelle chacun sa vie consume, ne laissant de soi
    sur terre comme trace que fumée dans l’air et sur l’eau l’écume ».
    quitte à en payer le prix puisqu’il sera (aux alentours de sa trentième année) chassé de sa cité, ses biens confisqués, condamné à mort.
    Exilé à vie, il s’éteindra à Ravenne.
    Un exemple.

    1. Il faut quatre à cinq traductions pour avoir une post vérité sur Dante pas trop floue ?

      Mais il est exact qu’un même ouvrage traduit ( à partir du russe pour ce que j’ai en tête ) par des auteurs ,et dans des langues , différents , peut prendre des significations assez sensiblement divergentes , et que lire dans plusieurs versions peut éviter des erreurs, quand on est alors capable d’élucider les contradictions en remontant à la source mère .C’est aussi , entre autres , ce que je visais en évoquant la non ambiguïté des langages .

      1. Deux du XIXéme, deux du XXéme et une du XXIéme. On peut discerner ainsi quelques points du vue liés aux époques. Mais plus simplement, les notes (en bas de pages ou en fin) des traducteurs nous livrent des informations factuelles plus variées. Un peu mince comme peopolisation, vue l’époque, mais on fait avec.

  6. Selon mon expérience datant de la période dont il est question, ce sont les non-économistes qui ont non pas prédit la catastrophe avec plus ou moins de précision, mais évalué le risque d’une secousse à s’approcher. Il suffisait de regarder la réalité avec les yeux d’un enfant – les enfants sont parfois d’une lucidité étonnante. Ce qui a été le cas de Paul Jorion, je suppose 🙂 . L’immense majorité des économistes sont indoctrinés et imbus d’eux-mêmes, donc toute discussion avec ces gens-là est aussi sèche et désolante que le Sahara.

  7. Je ne peux m’empêcher de vous faire part d’une petite anecdote personnelle:
    Je suis ami avec un chercheur/académicien suédois du nom de Bengt Johannisson, spécialiste de l’entrepreneuriat, professeur à la Linnaeus School of Economics, ayant reçu des récompenses pour ses travaux, etc. Une personne délicieuse.
    Un jour, tombant dans mes recherches sur le graphique du bilan de la Banque de Suède, je m’aperçois que le taux directeur à -0,5% l’a propulsé à des niveaux 25% supérieurs au coeur de la crise des subprimes…
    Je m’enquiers donc auprès dudit professeur afin qu’il me fasse part de ses réactions.
    Voici la réponse que j’ai reçue le lendemain:
    « Jag kan varken finansiell ekonomi eller nationalekonomi. So, no comments. »
    Vous comprendrez au moins la deuxième phrase; la première signifie (littéralement): je ne suis versé ni en économie financière ni en « économie nationale » (liée aux finances des Etats, je suppose.).
    Je n’ai pas insisté…

  8. La vérité ne remonte pas la hiérarchie du pouvoir, elle meure avec leur détenteur.
    Depuis le sommet, on peut l’attaquer, voire même la remplacer, comme essai de faire Donald pour se maintenir voire prolonger son règne.

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