Les lobbies et nous

Ouvert aux commentaires.

Une discussion ayant démarré au sein de Place Publique – Morbihan sur l’opportunité de consacrer ou non un débat aux lobbies, j’ai répondu ceci à mes petits camarades :

En 2 mots, quand je dis que la question des « lobbies » est plus complexe que « nous contre les lobbies ».

Autrefois il y avait déjà « nous contre l’État ». L’État était très fort et pouvait à la fois exercer sa force sur nous et assurer notre protection. Les États devaient composer entre eux. Quand ça ratait, il y avait la guerre.

Maintenant il y a des firmes qui sont aussi fortes que des États et peuvent exercer leur force sur nous et assurer notre protection. Les États doivent toujours composer entre eux ET maintenant aussi avec les firmes. Quand ça rate, il y a la guerre.

Je crois que quand nous parlons de « lobbies » nous cherchons maladroitement à dire qu’il y a la guerre entre une firme et nous.

Disons : « M…o (B…r) nous a déclaré la guerre. Défendons-nous, organisons la résistance et arrêtons les collabos et les profiteurs de guerre parmi nous ».

C’est plus clair que de parler de « lobbies ». Les lobbies sont le corps diplomatique : les ambassadeurs, les consuls, des firmes. Le problème n’est pas que les firmes aient un corps diplomatique, c’est que certaines nous aient déclaré la guerre et qu’il y ait des collabos et des profiteurs de guerre parmi nous.

Dis comme ça je crois que tout le monde comprend. On découvre malheureusement aussitôt que le problème n’est pas l’existence d’un corps diplomatique des firmes mais le nombre parmi nous de collabos et de profiteurs de guerre des firmes nous ayant déclaré la guerre.

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57 réflexions sur « Les lobbies et nous »

  1. Excellent! Le problème, c’est qu’avec les firmes, nous sommes tous collabos puisque ce sont elles qui nous payent et nous permettent d’accéder aux besoins essentiels et à la consommation, à part les fonctionnaires et les chômeurs bien sûr. Le problème de ce nouvel ennemi, c’est qu’il est une partie de notre vie. Même le petit agriculteur bio utilise internet, même le boulanger de village utilise des farines industrielles etc. C’est ce qui rend cette guerre si difficile à gagner.

    1. Franck, j’ai fait une « conférence » sur « externalités négatives » (depuis ma réponse à l’auteur) sur ma perception du pourquoi/comment la crétinisation généralisée des citoyens devenus exclusivement des consommateurs sans avoir pu s’en rendre compte. « Conférence/cours » très très vulgarisée mais très bien documentée (de par mon vécu, donc sans réf. bibliographiques). Disons que sur ce sujet, j’ai pu être un peu plus rationnelle. Peut-être ce sera moins un problème sans réponse pour vous (du moins partiellement)

      1. Oui, la notion de citoyenneté est bien au cœur du problème. Le chimiste chez M…o, il veut que sa firme aille bien car il en dépend pour faire vivre sa famille, payer son prêt immobilier etc. En même temps, il veut que ses enfants respirent du bon air et naissent avec des bras. Nous voulons des choses contradictoires. Le revenu universel ou la gratuité de l’essentiel pourrait en partie résoudre ce problème en nous allégeant de nos angoisses les plus immédiates et en libérant notre énergie pour l’essentiel.

  2. Me semble de la sophistique pour terminer par : «c’est pas eux, c’est nous».
    Reste le boycott. Interdit en France, sévèrement puni par la loi. Entrave à la concurrence libre et non faussée, je suppose, un crime que les grands prêtes ne pardonnent pas.

    Je propose  devant la difficulté de faire le bon choix, vaut mieux les mettre dans le même panier sans distinction. Dieu, ou les dieux, reconnaîtront les siens. Devrait pas y’en avoir beaucoup.
    Bien sûr, le modeste et discret Syndicat international des fabricants de chapeaux en paille bio sera injustement traité, et pour aggraver l’injustice, il sera parmi les premiers frappé. On apprendra à les fabriquer nous mêmes, ces chapeaux, voilà tout.

    Faisons simpliste. Les erreurs seront légères: « A bas les lobbies. »

    1. Pas convaincu par l’approche torquémadesque que vous proposez, ni par le « do it yourself » (mon boulanger fait du bien meilleur pain que je ne saurais jamais le faire, cela s’appelle la division du travail).
      Mais effectivement, si les gens n’achète pas cela ne se vend pas (Coluche). Et si le Boycott est interdit, la vente forcée l’est aussi (pour le moment).
      Pour ce qui est du corps diplomatique des Corpos, il est effectivement assez vain de shooter les messagers (même si ça peut soulager).
      L’important me semble-t-il est plutôt de shooter les fauteurs de guerre et par dessus tout lutter contre la concentration du capital sans contrôle exercé par le peuple sur la façon dont il se concentre et l’usage qui en est fait. Mais bon rien de bien nouveau depuis 1850 au fond…

      1. J’avais pas vu immédiatement.

        1) Ne soyez pas si pessimiste. Ce n’est pas raccord avec la raison sociale du blog, comme rappelée plus bas. En cherchant bien, vous avez probablement des aptitudes qui ne demandent qu’à s’exprimer. Pas dans le domaine de la panification, j’veux bien vous croire. Chercher, vous verrez. Dans le fait-soi-même, y’a une part de joie de la découverte. Ces mains, habituellement si pleines de pouces, peuvent faire des petits miracles. Vous n’aurez garde d’oublier le lien intrinsèque entre mains et cerveau. Ça valorise…
        A propos, ma femme réussit très bien à faire du pain. Une nécessité quand la neige est trop haute et la bise glaciale.

        2) le rappel à 1850 est intéressant.
        Ainsi donc vous arguez de 167 ans ( ou 166) de paralysie et d’impotence pour continuer inchangé. C’est une constatation peu contestable et consternante. Et constante, pour l’ assonance.

        Quant à l’argument qu’il faudrait au préalable régler tous, ou presque tous, les problèmes que nous nous trimbalons depuis 167 ans au moins pour répondre à la simple question de Paul, c’est de la sophistique perverse.
        C’est en effet très simple, pour résoudre le pb limité des lobbies, suffit de se débarrasser du Capitalisme et de ses tares. Une paille…
        Dire qu’on est contre les lobbies et vouloir les neutraliser n’est certes pas la garantie d’une exécution. Se payer de mots, encore moins.

  3. Un peu de science politique pour rejoindre Paul ?
    Désolé si je suis grossier dans ma conceptualisation, et si j’enfreins l’esprit français de dichotomisation/analyse/différence pour adopter un esprit plus oriental de reliance/synthèse/similarité.
    Quelques propositions « nécessaires » « à la Spinoza » si je puis dire :

    [nombre d’humains en interaction >ou= à 2] = [création d’un espace politique et donc d’un rapport de force/pouvoir entre individus]

    ex. d’espaces politiques répondant à cette définition : couple d’amoureux ou d’amis, petite et grande famille, groupe d’amis, association, syndicat, fédération, entreprise, municipalité, région, Nation, Humanité.

    [groupe d’humains ayant au moins 1 intérêt commun, composé d’un nombre de membres > ou = à 2] = [parti, lobby, faction, groupe d’intérêt, formation, mouvement, rassemblement, union, fédération, coalition, syndicat, syndic, etc.]

    ex répondant à cette définition : ma famille, mon couple, REM, PS, Monsanto, Greenpeace, Fédérations patronales, syndicats, association de quartier, coopérative alimentaire locale, groupe anarchiste d’amis, Amicale de Philathélie, Union internationale de la Science, Université d’Oxford, Amis du blog de Paul Jorion 😉

    Le fait d’avoir des statuts, d’être organisé et structuré, d’avoir un chef, un porte-parole, une stratégie commune, un logo, peut augmenter le degré mais pas la nature de ces définitions.

    Dès la question politique dans tous ces groupes politiques est : « comment faire prévaloir mon camp/mes idées/mon chef/mon favori/mon projet/mes valeurs ? »

    Et une question sous-jacente est : « qui est pour moi ? qui est contre moi ? comment renforcer mes alliés ? comment affaiblir mes ennemis ou les rallier à ma cause ? »

    Il est donc essentiel de se reconnaître (prise de conscience qu’on fait partie d’un groupe d’intérêt politique = gilets jaunes par exemple), de reconnaître son intérêt commun, et d’identifier ses alliés et ses ennemis, afin de mettre en oeuvre une stratégie politique.

    Parmi les catégories classiques du champ de bataille politique, on trouve effectivement les « collabos » et les « profiteurs de guerre ». Il se peut que souvent, ils soient de pires ennemis que les ennemis « officiels/explicites » pour le camp à défendre.

    Rien de neuf sous le soleil 🙂

    1. Pour une fois, une rare fois, que Paul propose à notre sagacité une question simple…

      Sur votre méthode :
      Quand la question est vraiment simple, il est préférable de l’approfondir plutôt que de proposer une solution à la hauteur de la question. Je comprends bien que question simple et réponse simple sont deux choses différentes, mais vous poussez le schmilblick un peu loin. Avec votre genre de raisonnement, la paralysie rode. D’abord, pour ce qui me concerne, essayer de comprendre vos envolées intellectuelles va me prendre un temps fou. En second lieu, le multi-tache est hors de ma portée. Conclusion l’âne ne sachant s’il doit avancer la patte droite ou la gauche, il reste en plan, les 2 oreilles battant en opposition de phase. Ce qui le sûr indice d’une réflexion intense quoique irrésolue. Probablement pas votre objectif mais cependant réalisé.

      Pour rester dans le cadre strict du sujet, je vous propose cette démarche :
      Q1 : l’exercice de la démocratie est-il ouvert aux citoyens ?
      R : Oui, sans restriction. Le citoyen possède une compétence universelle dans ce domaine sous réserve d’élection ou de nomination conforme.
      Q2 : les lobbies tendent-ils à se substituer au citoyen ?
      R : Absolument, par leurs pratiques de saturation, totalement corruptrice. Ils tendent à « soulager » le législateur de son travail d’enquête, d’information et enfin d’élaboration de la Loi au sein de l’Assemblée ou de ses commissions. Un lobby serait acceptable si simultanément un, ou plusieurs, concurrent présentait ses propres propositions. Comme toujours, le monopole est dangereux. C’est impossible. Quand on voit ce qu’un lobby uninominal obtient par chantage de la part d’un ministre du budget, le fait donne à réfléchir. Les lobbies sont le triomphe de la corruption par l’argent ou la sympathie de classe ( marxiste, la classe).

      Conclusion : les lobbies sont dangereux pour une saine démocratie.

  4. Dans la constitution :
    –si c’est que tu défend intervient contre l’intérêt général – ou – si tu paries des sommes d’argent dans le seul et unique but de t’enrichir,
    alors tu iras nettoyer les toilettes publiques des bidonvilles pendant 20 ans. Avec le sourire.

  5. Bonjour le blog,
    C’est marrant parce que parfois il y a des télescopage dans les posts du blog qui amène à des réflexions. J’ai lu coup sur coup ce post et son précédent, celui de « Shaka ponk contre l’extinction ». Alors que résonnez encore en moi ce mot de « lobby », le silence gêné de cette salle des victoires de la musique lorsque le chanteur des Shaka ponk déroule son discours sur la possibilité de notre propre extinction, m’a fait pensé que le lobby le plus réfractaire aux changements: c’était Nous!
    Pauvre être humain, on sait qu’on va mourir et on s’oublie dans des futilités. Je crois qu’on aurait tous besoin d’une thérapie de groupe. On a loupé des étapes. Alors bien sûr, la plupart d’entre nous, on s’est fait happé par ce système, on n’est pas entièrement fautif. On nous a pas aidé. Quand vous commencez les premières années de votre vie, assis sur un banc, à écouter un professeur qui est là pour transmettre un savoir mais aussi surtout à vous évaluer et à vous classer vis à vis de vos camarades. Ces derniers deviennent alors vos adversaires….Il faut que vous soyez le meilleur, le plus fort, avoir la meilleure place pour avoir une bonne paye et être reconnu comme « avoir réussi sa vie »….
    Voilà le monde où on évolue: la compétition, la performance, la puissance, la volonté, la maîtrise,etc,etc,etc Mais que pouvions nous attendre d’autre dans un monde où l’individualisme est la norme?
    Je suis profondément anticapitaliste car il cache en son sein ce trait primaire de l’être humain: sa survie individuelle. Le capitalisme ne joue que sur ce ressort. Il ne permet pas l’éclosion de qualités que je qualifierais supérieure comme l’empathie, l’écoute, la bienveillance. Autant de qualités qui nous font défaut dans ce monde et qui deviennent primordiale car nous devenons tellement puissant sur Terre que si nous ne sommes pas capable de maîtriser cette puissance alors c’est possible qu’on disparaisse.
    Mais je reste optimiste . Je sens cette légère brise du changement.

    1. “Je crois qu’on aurait tous besoin d’une thérapie de groupe.”
      Chiche !
      Hmmm, si nous commencions par vous, Pierre ?
      Vous dites : “Je suis profondément anticapitaliste car il cache en son sein ce trait primaire de l’être humain : sa survie individuelle. Le capitalisme ne joue que sur ce ressort.”
      QUE sur ce ressort, car : “Il ne permet pas l’éclosion de qualités que je qualifierais supérieure comme l’empathie, l’écoute, la bienveillance.”
      Alors Pierre, peut-être pour commencer, posez-vous la question suivante : pourquoi croyez-vous que M. Paul Jorion ait choisi pour devise : “Le seul Blog optimiste du monde occidental “ ?

      1. @Pierre :

        Ce que Bain , infiniment bon , infiniment aimable , tente je crois de vous dire , c’est que ce n’est pas par hasard que Paul Jorion fait de la Philia le contre poison au système économique dominant et la condition de la survie .

        C’est d’ailleurs , très vraisemblablement , une des raisons principales de la survie voire du succès accru du blog ( depuis le début ) .

        Ce qui n’empêche pas les considérations matérielles , et , pour cette consultation particulière , vous êtes prié de cotiser double pour ce mois ci .

      2. @Pierre
        Eh bien, je vais vous mettre sur la voie, tout en essayant de rester dans le cadre de notre thérapie de groupe.
        Votre commentaire soulève un point commun avec la devise du Blog de Paul Jorion. C’est le « concept d’opposition ». Opposition entre capitalisme et empathie d’un côté, et pessimisme et optimisme de l’autre. En effet, après nous avoir dit que vous rejetiez le capitalisme, vous avez senti aussitôt le besoin de nous préciser qu’il ne joue QUE sur un ressort : la survie individuelle ; et du coup, qu’il omet volontairement un autre ressort empathique et supérieur de l’être humain… Tandis que l’opposition plus subtile mise en exergue par Paul Jorion affiche son optimisme, mais en même temps, proclame en plus que son Blog est LE SEUL optimiste du monde occidental… Alors, que nous révèle ce double concept d’opposition de l’un par rapport à l’autre, ou de l’un par rapport aux autres, dans ce monde ?

      3. @Pierre :

        Je laisse tomber , j’ai plus assez de temps pour le consacrer aux énigmes du Sphinx .

        Je préfère l’écho de la mode de Jac .

  6. Le capitalisme est un outil , comme un couteau,tout dépend de ce que l’humain en fait. Il peut s’en servir pour étaler son nutella préféré sur sa tartine ou éliminer son voisin dérangeant. Le capitalisme dérégulé est un serpent qui se mord la queue…il ne lui reste plus que la tête!

    1. https://www.google.fr/search?q=ouroboros&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjsmv3u07vgAhWnAWMBHVFhCesQ_AUIDigB&biw=1600&bih=758#imgrc=7W691Warx5zwjM:
      L’image a déjà abondamment servie, jusqu’à la nausée. Faut croire que le corps du reptile est d’une longueur conséquente, tant sa propre finitude semble interminable. D’un autre côté, le métrologique, ça aide à comprendre comment temps, distance et vitesse sont intimement liés.

      Le pb pour nous autres est que le capitalisme est un outil double : à la fois, en même temps, simultanément étaler son beurre sur la tartine ET éliminer un concurrent (un de ceux qui n’a pas compris que la concurrence est faussée, forcément. Avez-vous remarquez combien l’idéologie capitaliste fait des ravages dans les rangs même des capitalistes, version innocents et naïfs ?)

      Je préfère le beurre au truc plein de graisse de palmier, en image. Le beurre permet de s’intéresser à la crémière. Elle subit les derniers outrages, naturellement. Perrette est l’éternelle victime. Suffit d’un lobby financé à hauteur correcte et soigneusement orienté. Les quasi-esclaves dans les plantations, les sols d’origine et le biotope ? Un autre lobby et pfuitt.

      1. A ‘ soigneusement orienté’ préférer ‘soigneusement cravaché’.

        Car ces gens-là souffrent. Les dépressions et abandons prématurés ne sont pas rares dans leur rang.
        Ils sont obligés de faire bonne figure devant les caméras, sourire toutes dents dehors et pourtant, ils savent qu’il font un boulot de merde. Ils n’ont pas fait des études brillantes en droit ou journalisme pour rien. Plus fort, le fric dépensé dans les lobbies atteint des hauteurs de dingue et cependant le lobbyiste de base n’en récolte que des miettes. Si leurs commanditaires demandaient leur avis, ils proposeraient de sucrer à l’aise tout l’arsenal de la corruption qu’ils sont obligés de mettre en œuvre, j’en suis sûr, sans perte d’efficacité. L’esprit libre, ils pourraient enfin s’atteler à créer des textes de loi équilibrés, clefs en main, prenant en compte toutes les facettes de la question, respectant l’intérêt collectif, et les proposer à qui de droit. On sait qu’il n’en est rien.

        Ce sont des détails comme ça qui montrent que le monde est parfois injuste. C’est peu de dire que mon cœur saigne.

        Vu le cours pris par cette discussion ( jusqu’à présent. Je désespère pas que le simple bon sens va finalement prévaloir) et dans la droite ligne des ténors du blog, je propose de cotiser à une caisse d’aide aux lobbyistes de base, ses petites mains. Il est grand temps de reconnaître la souffrance là où elle git et faire œuvre sociale. Avec notre compassion, par l’exemple du dévouement à une cause qui en vaut bien d’autres, nous pourrions les aider à franchir le pas vers plus de démocratie, une démocratie active, fraternelle. Notre rêve deviendra leur. Un seul mot d’ordre: « Vive le lobby libre ». Libéré du Capital.

    1. Y a de ça .

      La Place Publique , pour qu’ils se causent , en plus .

      On va appeler ça , le « Grand Débat Introspectif Du Bourgeois et Citoyen Pour Un Projet d’Europe Des Peuples  » , soit le GDIDBCPUPEDP .

      C’est un peu long , mais plus sympathique que LBD , qui m’a plutôt évoqué le cas tragique d’un jeune petit fils d’une copine de mon épouse , qui , il y a dix huit mois environ , alors qu’il n’avait que dix sept ans , et après un anniversaire trop arrosé avec une dizaine de copains et copines , a eu la mauvaise idée de les accompagner vers une boîte de nuit de la Savoie , où l’entrée leur a été refusée car la plupart étaient mineurs . Dans l’euphorie alcoolisée , ils ont tenté de forcer l’entrée , le vigile a pris peur et a tiré en leur direction avec un flashball ; et le minot a perdu un œil ( il a maintenant un œil artificiel ) , les « copains » l’ont laissé tombé au bout de quelques semaines , sa petite amie au bout de quelques mois . Sa grand mère est pour beaucoup dans son retour à la vie ( il passe le bac , cette année , enfin ). Le vigile a perdu son boulot . Deux trajectoires de vie qui n’ont pas encore été jugées par la justice .

  7. à M. Jorion, avec tout mon respect et mon estime (petit clin d’Oeil sans malice)

    « (…) Dis comme ça je crois que tout le monde comprend. »

    Là je vois que vous avez lu mes commentaires, mes efforts dans ce sens n’ont pas été vains. Cela me flatte.

    Mais vous avez des progrès à faire en matière de vulgarisation à outrance. Je suis encore bien meilleure que vous. Autodidacte depuis la 4ème où j’ai commencé à être une mauvaise élève (2 4ème puis 2 3ème quand même !) je peux vous dire que vu mon âge (mais toujours jeune !) j’ai un sacré bagage. Je peux donner des cours. Et même inventer une nouvelle spécialité. Je vous suggère de faire quelques copiés/collés piochés par ci par là de mes com. sans dire que ça vient de moi, je ne vous y autorise.

    D’ailleurs, ma dernière pensée du jour, avant de venir sur votre site, est celle-ci (attention : très drôle, j’en ris encore). Je vous l’offre parce que je me doute que vous avez le sens de l’humour (= encore jeune, c’est super! pas comme les vieux schnocks ) :
    « Les conflits de générations viennent du fait que les jeunes ( et aujourd’hui les enfants, ce qui est encore plus désagréable) connaissent plus de choses que nous,  les vieux,  au même âge. Forcément, ça irrite.
    Et demain, si on parvient à connecter Wikipédia (déjà une « intelligence artificielle » géniale) directement au cerveau des enfants pour qu’ils apprennent encore plus vite, bouh ! ce sera encore plus désagréable.
    Bon, il y a bien quelques grincheux pour dire que Wikipédia c’est pas le top ; mais il faut reconnaître que c’est mieux que les cours de primaire et lycée ou de catéchisme; et même les cours du BAC. On n’a pas encore fait mieux. »

    Çà c’est une super vulgarisation excessivement raccourcie, vous ne trouvez pas ? Et tout le monde comprend j’en suis sûre ! (faut du talent)
    Sourire.

    1. zut ! encore une coquille, vous la trouverez tout seul. Depuis que j’écris avec un ordinateur, il n’y a pas si longtemps, je tape avec 2 doigts (et encore, quand je suis habile) et ne connais toujours pas par cœur les touches du clavier (c’est tellement accessoire pour moi!) ce qui fait que je pense plus vite que j’écris (et toujours avec des fautes d’orthographe qui m’obligent à aller sur la fonction corrector ; ça rallonge.)
      Re sourire.

  8. Je me suis demandé dans laquelle des 4 urgences (écologique , sociale , démocratique , européenne ) , ce symptôme avait bien pu être repéré comme stratégique , lors de votre rencontre entre cafés et bières artisanales ,

    Au doigt mouillé , il aurait pu se manifester dans les quatre , mais , au plan « opérationnel » forcément multi diversifié ( relations humaines , place du travail , ressources matérielles et financières, formation , information , droits civiques , système économique favorable ,protections sociales nécessaires et suffisantes , marché industriel et agricole , …) , le territoire , les règles , les synergies nécessaires pour ne pas laisser les individus désarmés et complices de conviction , d’ignorances ou de TINA …. sont clairement de niveau continental et européen .

    1. Juanessy
      Ne vous demandez plus , je suis encore là pour vous expliquer (rires) (aux larmes).

      Je me suis reconnue partiellement en M. Jorion, non dans son érudition d’expert sanctionné par un ou des diplômes des plus respectables, mais dans son « autodidactie » (c’est un néologisme que je viens d’inventer pour une future spécialisation – c’est tellement une manie la spécialisation!-) En partie nous sommes « collègues » quoi.
      Et donc vous avez raison, toutes les « spécialités » qu’il a pu accumuler dans la pratique de ses professions diverses lui ont permis d’avoir une vue plus large (comme les pièces d’un puzzle éparpillées régulièrement sur un ensemble formant une image précise, qui permettent de la distinguer plus nettement que si les pièces du puzzle avaient été regroupées dans un petit angle, à la lorgnette. L’image est correcte ?).
      Il n’y a encore rien de mieux que la pratique alliée à une curiosité éclectique pour apprendre et développer son intelligence : à bas les spécialisations à outrance ! qui rendent l’humain de plus en plus con même après des années de formation, parce qu’elles tuent les philosophes.

      1. Bon, j’ai dû lire trop vite vos propos.
        « Je me suis demandé (…) lors de votre rencontre entre cafés et bières artisanales » : Vous faisiez allusion à M.Jorion ? Il semble que non. La réaction hâtive c’est jamais bon.

        Je quitte : trop ri, réflexion en berne. Salut !

  9. La dette publique française a dépassé les 300 milliards d’euros pour cause d’emprunts d’état, d’achats publics et de coûts guerriers etc. Cette dette arrive à 100% du PIB. C’est énorme…..

      1. Les banques distribuent de la virtualité mais auprès des banques il est difficile de retirer de grosses liquidités. Les clients de la banque sont invités a commandé la somme voulue 48h à l’avance.

  10. @P.J.
    « La faute aux collabos et aux profiteurs de guerre ? »

    Qui dit faute implique sanction, punition coercitive et réparation. On va les tondre ? Physiquement et financièrement ?

    C’est tout de même l’effet d’un rapport de force ces affaires de corruption en toute légalité. Du coté entreprise l’argent en quantité, du coté corrompu ça peut rester insatiable. Et l’argent marchandise en puissance sauf pour les fétichistes, (je n’ai pas votre « l’argent » sous la main), comme go-between.

    Alors, défaut de l’instance surmoïque ?

    L’ennui avec cette instance, c’est son aspect bifide.
    Dès 54, Lacan avançait « Le Surmoi est à la fois la loi et sa destruction, sa négation. Le Surmoi est essentiellement la parole même, le commandement de la loi, pour autant qu’il n’en reste plus que sa racine… »
    Il continuait en 1955 « « cette figure obscène et féroce où il faut voir la signification véritable du surmoi »

    Où ça, que vous avez entendu de vive voix en 72 :
    « Freud qu’est-ce qu’il dit dans Malaise dans la civilisation si ce n’est qu’on n’arrive jamais à satisfaire assez à cette voix qui commande, quoi qu’on fasse ; c’est vraiment ce que j’ai appelé dans son temps, tout à fait à l’origine de ce qu’il a produit dans l’enseignement, c’est cette figure obscène et féroce, qui pouvait se qualifier le surmoi ».

    Quelque mois plus tard, il ajoutait : « La jouissance c’est ce qui ne sert à rien, seulement ça n’en dit pas beaucoup plus long. Ici je pointe la réserve qu’implique ce champ du droit, du droit à la jouissance. Le droit ce n’est pas le devoir. Rien ne force personne à jouir, sauf le surmoi. Le surmoi c’est l’impératif de la jouissance : jouis ! »

    Ce coté bifide de soumission à la loi et de soumission à la jouissance, est à l’œuvre chez les corrupteurs chez les corrompus et chez les incorruptibles. Mais pas de la même façon chez ces derniers. Un Saint Just, un Staline, un Mueller, des incorruptibles érigeant la vertu en jouissance ? On se marre pas tous les jours avec eux, comme avec les femmes (et les hommes) de petite vertu.

    « Mais toute la politique repose sur ceci, que tout le monde est trop content d’avoir quelqu’un qui dit EN AVANT MARCHE – vers n’importe où, d’ailleurs. Le principe même de l’idée de progrès, c’est qu’on croit à l’impératif. C’est ce qu’il y a de plus originel dans la parole, et que j’ai essayé de schématiser – vous le trouverez dans un texte qui s’appelle Radiophonie, et que j’ai donné je ne sais plus où. Il s’agit de la structure du discours du maître. Le discours du maître est caractérisé par le fait qu’à une certaine place, il y a quelqu’un qui fait semblant de commander ». 1975

    Quoi faire de tout ça et de la religion féroce, sinon attention…

  11. Ce qui est remarquable, c’est que nous trouvions normal que des sociétés transnationales supplantent les États : « En finir avec le capitalisme » suppose de démanteler les multinationales, n’est-ce pas nécessaire ?

    Tout au début des soixante-dix, Robert Kaufman avait attiré mon attention, sur le fait que certaines de ces sociétés avaient des « budgets » supérieurs à ceux de petits États. Rappelons que c’est à cette époque que s’institue le « money laudering » des cartels de la drogue, et dont les mécanismes sont aussitôt récupérés par les multinationales, dont c’est le but avoué (voir par exemple « Mille milliards de dollars » sorti en 82. C’est également l’époque des opérations « contras » (1980 )de la CIA liée aux financements de ses opérations occultes.

    Comme le disais, à l’époque, une de mes connaissances, et dont c’était le terrain de recherche, « sur ces questions « il y a déjà des camions d’études ».

    https://www.cairn.info/revue-etudes-2002-5-page-611.htm

    Pardonnez-moi de ne pas me donner la peine de chercher à être très précis,

    « Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), des milliards de dollars provenant du trafic de drogue ont permis au système financier mondial de se maintenir la tête hors de l’eau au plus fort de la crise financière en 2008, rapporte le journal dominical. “Dans bien des cas, les liquidités provenant de l’argent de la drogue étaient les seules liquidités disponibles…Des prêts interbancaires ont été financés par de l’argent de la drogue et d’autres activités illégales. Nous avons des indications que des banques ont été sauvées avec cet argent,” a déclaré au journal le directeur de l’ONUDC, Antonio Maria Costa. Des preuves en ce sens proviendraient d’informations fournies par des fonctionnaires suisses, italiens et britanniques, précise The Observer. »

    Source : Courrier international
    Crise économique. Les banques sauvées par l’argent de la drogue
    Publié le 17/12/2009.

    Ceci dit soyons clair et pour faire court, comme l’a montré jacques de St Victor, à la fin de l’ancien régime, les États « jeunes » réussissent en instrumentalisant les mafias antérieures. Poutine en est l’exemple récent. Par contre, laisser supposer qu’il suffirait de mettre un peu d’ordre dans la fine équipe des « collabos et des profiteurs » qui ont réussi, reste une analyse insuffisante, mais c’est déjà un début.

    Les multinationales ont, besoins de travailleurs nomades et jetables, Amazon recrute des Workamper, ayant tout perdu en 2008 et qui vivent désormais en roulotte.

    https://workamper.com/

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/etats-unis-coup-de-blues-ou-grande-depression.

      1. En principe ( mais il faut peut être un peu patienter , car le billet très fourni est long à se transférer correctement ) , vous parvenez directement à mon pensum de l’époque (28 novembre 2011 à 19h20 ) qui traite en article 6 ,et en trois lignes , de la propriété et de la limitation ultime de la propriété privée ( un peu amendé dans la suite des commentaires , mais pas radicalement ).

        Cette prise de tête était ma feuille de route pour 2060 .

        Je n’ai pas réussi à la vendre aux chinois . Tant pis pour eux .

        PS : je me demande ce que sont devenus pas mal des intervenants de cette « Place Publique » consacrée à ni plus ni moins qu’une utopie réaliste assurant la survie de l’espèce .

  12. Ok, nos questions-réponses se sont croisées; après recherche sur « article 6 »

    Vous écriviez :

    « Article 6- à expliciter plus en détail , en mettant l’accent sur l’interdiction d’accaparement ( totalement ou sous condition ?) de territoires , du vivant , des ressources , des richesses produites , des services , de forces armées… »

    c’est d’actualité :

    – Privatisation de la sécurité présidentielle, avec ses dérives barbouzardes …

    https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/notre-dossier-l-affaire-macron-benalla?page=4

    – Privatisation de l’écriture des lois

    https://www.les-crises.fr/quand-le-gouvernement-paie-un-cabinet-prive-pour-rediger-sa-loi-flinguee-par-le-conseil-detat-par-etienne-girard/

    Ici et maintenant, il s ‘agit de se battre sur des territoires, pas au niveau comme vous l’étriviez de « CONDITIONS POUR UNE COMMUNAUTE MONDIALE DEMOCRATIQUE ,FRATERNELLE , EQUITABLE ET OUVERTE » .

    En résumé : comme pour Poutine, interdiction d’influencer les parlementaires et la Commission européenne.

    Déjà que Mueller a des problèmes à faire sortir l’entièreté de son dossier, sans prendre le risque de voir lancer une contre attaque générale sur l’intégrité du DOJ, d’où « la pantallonade »

    RAPPORT DE FORCE

    Le lieu du – vrai rapport de force – ( puisqu’il paraît ici que « je » ne répond pas aux vieux de la vielle du modèle de la révolution passée) se passe au niveau local. Les Gilets jaunes , que nous sommes tous, reprenons en main la gestion communale , à la base, par la délibération et la participation, et de niveau en niveau, pour atteindre , d’assemblée en assemblée (1) le niveau de l’Assemblée Nationale,. Dans le chemin, boulangerie par boulangerie, centre de santé par centre de santé, nous pourrons solidairement réparer les injustice qui nous sont faites, depuis tant d’années par les collabos et profiteurs à l’ombre des kelptocrates dont nous ne sommes, pour toujours, plus jamais dupes.

    (1) Nous avons le plaisir de vous annoncer les dates de la prochaine Assemblée des assemblées : elle aura lieu à Saint-Nazaire les 5, 6 et 7 avril 2019 ! Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire en écrivant à : nscriptionassemblee@riseup.net

    https://www.facebook.com/272152786819209/videos/1295440130608226/UzpfSTQ0MDYxNzYyOTgwMzA0NzpWSzo1ODM0Mjg4NDIxNjMyNTY/

    1. Mon article 6 origine impose surtout que le Sigma des richesses privées reste toujours < à la richesse publique.

      Pour " l'actualité" , elle n'a rien de macronien , elle est là depuis une bonne trentaine d'années et on peut s'étonner qu'il ait fallu si longtemps pour s'en apercevoir ! ( foi de fonctionnaire syndicaliste qui n'a pas ménagé ses alertes aux élus , media ou assoces de tous bords )

      Pour l'action "à portée de mains ", c'est le recul d'au moins ces mêmes trente années , qui m'obligent à ne pas fonder d'espoir dans votre conviction propre, surtout chichement française ,. A ce seul niveau , il ne peut y avoir, en l'état , que des actes de résistance pour éviter que n'empire la situation nationale .

      Le changement "de paradigme" ne peut avoir des chances que par un partage large ( continental ) des nouveaux enjeux , des nouveaux rapports sociaux , d'une nouvelle philosophie sociale , même si , bien évidemment il faudra des avancées "locales" ( nationales et communales ) mais simultanées et coordonnées .

  13. « Mes gènes changeront quand ceux de l’espèce auront changé ». Ben non, certains phénotypes éprouvés par leur milieu y répondent ! Et ces caractéristiques épigénétiques se transmettent ( c’est du Piaget, et cela a plus de soixante-dix-ans, voyez son article sur les Lymnaea lacustris et bodanica. Si vous voulez que l’espèce évolue, comportez -vous, n’attendez pas. Je vous l’accorde, cette allégorie opère un changement de niveau, et c’est bien normal, puisque la théorie des groupes est stucturellment calcquée sur l’ensemble INRC des opérations concrêtes des petits d’homme, …aaa…. a. tchoum!. (Inversion Négation Réciprocite Complémentarité).

    http://www.fondationjeanpiaget.ch/fjp/site/oeuvre/index_notions_nuage.php?NOTIONID=100

    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Idees/Le-comportement-moteur-de-l-evolution

  14. J’aime beaucoup cette image de lobbies assimilés aux corps diplomatiques; des ‘collabos’ profiteurs de la ‘guerre’ déclarée par les grands groupes privés transnationaux.
    Les acteurs politiques de tous bords, pour beaucoup, ont eu tendance à pactiser avec ces forces, de bonne foi quelquefois, pensant agir pour le bien de l’ensemble d’une population, mais malheureusement aussi, pactiser avec pour seul horizon leur seul intérêt personnel.
    La question reste:quelles armes utiliser pour lutter dans cette guerre et quelles mesures sont à prendre pour pénaliser les collabos ?

  15. [c’est mon jour de contribution!]

    J’ai eu une vision…
    Qui revient…
    Meme si je la vois pas venir

    Que il y ait des groupes de pressions finances par les citoyens qui agiseent en contre-pouvoir, au niveau du lobyying.
    — cela existe déjà bien sur et heureusement et l’on peut saluer l’engagement dévoué de la CRIRIAD organisme de contre pouvoir nucléaire qui a obtenu avec de tres modestes moyens des resultats et qui lance une campagne en faveur du démantelemetn d’Euratom actuellement, organisation démoniqaue qui se trouvera largement fragilisé par le Brexit et qui conservera en EU le seul appui de la France nucléarisée jusqu’au bout des ongles.
    — mais cela est à l’évidence trop RARE.
    — et du coup, comment prolonger les innombrables pétitions en organisation de contre-pouvoir financées?? Et accessoirement continuer a batailler sur le terrain pour ne pas se faire « bouffer » par les supers gros..??
    bref, utiliser les mêmes armes! Nos organisations politiques le permettent encore…
    DOnc en pratique : tous a vos bourses, et hop fonçons sur les ONG greenpeace etc… !
    Il y aausi une myriade de belles NRJ dans la jeunesse à canaliser en ce sens.
    Et le fuel c’est quoi? l’NRJ?
    En face c’est l’appat du gain et du pouvoir,
    Et en face… c’est la conscience qui monte du devoir impérieux de sauver la planête,
    De mon coté je suis en train de monter un studio & réseau, qui servira à faire des vidéos pour communiquer en contre pouvoir.
    La problématique principale ensuite est d’identifier les sujets, le bon moment et de viser un objectif précis, critique. Intelligence collective requise!

    je me demande si une approche ne serait pas de monter un parti politique qui n’en soit pas un : juste un regroupement citoyen capable d’accéder aux rouages politique pour peser et qui soit un simple relais entre un regroupement de citoyens actifs qui participeraient a différentes luttes de contre pouvoir selon les besoins ressentis, sans étiquettes politique, juste en mode Problème/solution. De manière similaire aux groupement de programmeurs qui créent des millions de lignes de code pour partager des programmes gratuits perennes : regrouper des « résolveurs » pour ecrire des milliers de textes technique de contre pouvoir politique et reprendre un peu la main!! « OpenLaw »

    p.s. et donner une occasion à quelques collabos bien informés et aguerris, soit de jouer double jeu (certains vont adorer, c’est dans leur gènes) ou de changer de veste… rédemption!

  16. Les Lobbies ont une caractéristique insupportable. C’est que leur intérêt s’est déshumanisé, du fait de leur taille. Lorsque 2 méga-entreprises se font concurrence, alors la vie d’un homme n’a plus beaucoup d’importance. La responsabilité se dilue, et d’autant mieux que la taille de la firme est importante. C’est particulièrement flagrant, lors de certaines catastrophes, comme à Bopal, ou cela apparaît au grand jour, mais ça l’est tout autant le reste du temps, de façon tout à fait invisible…

    Une Tva différenciée sur toutes les productions, pour pomper les bénéfices et les dividendes des entreprises peu vertueuses, avec en plus un coefficient multiplicateur en fonction du chiffre d’affaires, ou du nombre d’articles vendus (car la responsabilité augmente avec le volume) , ce serait peut être un moyen de restaurer une certaine morale…

  17. A la relecture du post de P.J. Je trouve l’image des collabos de grandes firmes très forte, efficace, et probablement de nature à déclencher des changements de comportements et des ralliements. Bref, une image pleine D’NRJ qu’il me semble être souhaitable de développer, utiliser pour marquer, et rallier.
    Sur le fond, nous sommes quasiement tous des collabos malgré nous sur tout un tas de points, et c’est là ou le concept et l’image perd un peu de sa force en pratique, pour le passage à l’acte.

    Et on s’habitue à cette idée qu’on se fait berner de toutes les manières. Dans le genre, je me permet de propager ce lien vers le livre de Christophe Brusset « vous etes fous d’avaler cela! » un professionnel de l’agro alimentaire qui balance les pratiques courantes des « multinationales de l’agro »
    https://issuu.com/mistermed/docs/_www.1001ebooks.com_–christophe_br

    Alors, collabos, malgré nous, mais collabos, toujours? Par paresse!

    1. Sais pas où placer ça…
      Le RIC, combat pour une victoire à la Pyrrhus…??
      Une contribution d’ailleurs, d’une planète interdite… mais qui me semble étayée…et utile :
      …  »  »  »
      Pour la petite histoire, le 10 février 2019, un référendum tenu dans le canton de Zurich, pourtant haut-lieu financier, a repoussé la privatisation partielle du réseau d’eau.
      1er acte : https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/zurich-le-parlement-accepte-une-privatisation-partielle-de-la-distribution-d-eau-potable-769799
      2e acte : https://www.letemps.ch/suisse/zurichois-refusent-privatisation-partielle-leau-potable
      Des cantons de Fribourg (2011) et du Jura (2016) ont déjà écarté toute idée de privatisation de l’eau potable.
      Sauf que
      Si la Suisse signe un accord-cadre avec l’UE (en replacement des accords bilatéraux actuels déclarés obsolètes par l’UE!), les privatisations nous seront imposées ainsi que les tribunaux arbitraux qui vont avec !!! Au nom des GOPE.
      https://lesobservateurs.ch/2019/01/24/laccord-cadre-avec-lunion-europeenne-est-une-trahison-car-il-signifierait-la-fin-de-la-democratie-directe-en-suisse/ Voilà,voilà
      ..
       »  » « 

      1. L’eau ( et pas seulement dans le canton de Zurich ) a toujours été une préoccupation pour les Suisses qui ont très tôt d’ailleurs lier la gestion de l’eau ( principalement pompée dans des lacs ) à la bonne gestion des terrains environnants ( interdiction des phosphates dès les années 80 ) . La règle y est ( y était ) la gestion communale avec interdiction de bénéfices .

        Cette contrainte théorique ( pas de bénéfice ) existe d’ailleurs aussi pour les régies communales ( encore heureusement très nombreuses ) en France .

        Il faut cependant se méfier de tout ce qui peut s’introduire derrière le terme « gestion de l’eau » , qui englobe une chaine entre ressources -captages – protection des terres , extraction , traitement , stockage , réseau de distribution , comptages , facturation , aspects administratifs , récolte des eaux usées , traitement des eaux usées , maîtrise des rejets .

        La puissance publique , par nécessité , par paresse , ou par optimisation financière des coûts des compétences partielles , est partout conduite à « sous-traiter » une part des tâches qui font vivre la chaine . Et en France comme en Suisse on trouve alors des choses parfois un peu mal bordées .

        Quant on aspire à maîtriser la gestion de l’eau ( si vitale que je l’avais introduit dans mes éléments d’utopie réaliste ) , il ne faut jamais dissocier la motivation financière ( aboutir à un coût du m3 accessible à tous , juguler la course au profit d’une gestion libérale ) qui est la plus facile à « vendre » à des combats de gauche et de droite , de la finalité essentielle ( au sens propre ) qui est l’existence de la ressource en qualité et en qualité durable ( ce qui est rarement dans le débat ).

        Je note que la première levée de fourches contre la privatisation de l’eau en Suisse remonte en fait , via une coalition d’ONG remonte en fait à 2002 , et que l’appel au vote référendaire zurichois émane cette fois ci des forces politiques de gauche traditionnelles .

        Je note aussi qu’en Suisse , on peut se montrer intelligent avec tout pourvu qu’on ne touche pas à la banque !

        Une récente amorce de demande référendaire dans l’Etat-canton de Genève , qui prétendait faire cracher 3,2 milliards de francs suisses à « la banque cantonale  » a été torpillée sans ménagement par le gouvernement genevois .

        Votation oui , concernant le système bancaire non .

        Touche pas à mon paradis fiscal .

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