Place Publique : la liste

Ouvert aux commentaires.

Les candidats soumis à votre approbation 
(collège femmes puis collège hommes)

Aurore Lalucq

Directrice d’un institut dont l’objectif est de mettre l’économie au service de la transition écologique et sociale, Aurore Lalucq est aussi l’auteure de plusieurs livres sur la monétarisation de la nature, la transition sociale-écologique et le New Deal vert.

Aziliz Gouez

Fille d’agriculteurs bretons et anthropologue de formation, Aziliz Gouez est convaincue que l’Europe se fait par les Européennes et Européens. Elle milite pour un renouvellement de la construction européenne par les citoyennes et les citoyens.


Violaine Lucas

Professeure de lettres à Saint-Nazaire, Violaine Lucas est une militante féministe engagée aux côtés de Gisèle Halimi pour l’harmonisation vers le haut des droits des femmes et des personnes LGBTI+ en Europe.

Marine Mazel

Philosophe de formation et psychologue clinicienne, Marine Mazel travaille pour une association qui lutte contre les différentes formes de précarité, d’exclusion et de souffrance psychosociale.

Marion Boidot

Vétérinaire de campagne en Dordogne, Marion Boidot a longtemps été témoin des inégalités territoriales et sociales que subissent de nombreuses concitoyennes et concitoyens ; elle souhaite porter leurs voix jusqu’au parlement européen.

Véronique Brom

Ancienne présidente d’une association d’habitat participatif en location sociale, Véronique Brom enseigne aujourd’hui l’histoire des institutions européennes et souhaite y faire son entrée pour démocratiser l’accès au logement.

Céline Veron

Enseignante dans un lycée professionnel et co-fondatrice de SOS migrants 49, Céline Veron est fortement attachée à la place de la citoyenne et du citoyen dans la cité et souhaite lui en faire une au coeur de l’Europe.

Sandrine Hernandez

Chargée de projets en aménagement du territoire et propriétaire-gestionnaire d’hébergements touristiques responsables, Sandrine Hernandez est très attachée au développement de l’économie locale et veut porter la fronde contre les lobbys au sein de l’Union.

Fanny Hervo

Étudiante en droits fondamentaux et géopolitique, Fanny Hervo rédige un mémoire sur le poids des lobbys en matière de législation européenne environnementale. Elle souhaite démocratiser les questions européennes en facilitant leur compréhension.

Valérie Doubinsky

Fonctionnaire territoriale à Grenoble où elle est chargée de mission économie circulaire, Valerie Doubinsky est une citoyenne et syndicaliste engagée qui défend l’importance des collectivités territoriales dans la mise en oeuvre d’une transition écologique.

Elyne Etienne

Chargée de développement dans une ONG franco-sénégalaise, Elyne Etienne travaille sur les inégalités environnementales et l’éducation au changement climatique. Elle est passionnée par les enjeux agricoles et alimentaires qu’elle veut porter au niveau européen.

Angèle Riglet

Diplômée d’une Licence de Physique, Angèle Riglet s’oriente ensuite vers les Sciences de l’environnement et se consacre aux problématiques climatique, environnementale et écologique avec pour ambition de faire passer les enjeux collectifs avant les intérêts individuels.

Claire Nouvian

Fondatrice de l’ONG Bloom avec laquelle elle a remporté des victoires retentissantes contre les lobbys de la pêche en Europe, Claire Nouvian est lauréate du prix Goldman pour l’environnement, la plus haute distinction existant en matière d’écologie.

Raphaël Glucksmann

Essayiste philosophe, Raphaël Glucksmann s’est illustré par ses engagements forts pour les droits humains. Face à la perte de sens de nos sociétés, il souhaite redonner du cœur et une vision à l’Union européenne au moyen de l’écologie politique.

Jérôme Karsenti

Avocat engagé, Jérôme Karsenti est une sentinelle de notre démocratie. Depuis 1995, il mène des combats sur tous les fronts pour lutter contre les discriminations et la corruption avec des cas d’ampleur comme l’affaire Bygmalion ou le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris.

Raphaël Pitti

Médecin militaire, anesthésiste réanimateur, Raphaël Pitti vient en aide aux populations les plus vulnérables. Des migrants de Lampeduza au conflit syrien, il a toujours fait passer l’urgence humanitaire avant toute autre considération.

Saïd Benmouffok

Professeur de philosophie en Seine-Saint-Denis, Saïd Benmouffok promeut la participation des lycéens au débat public. Il intervient aussi en milieu pénitentiaire dans le cadre de programmes de prévention de la radicalisation.

Jérôme Quéré

Ancien président des Jeunes Européens France, convaincu de la nécessité de construire un véritable espace public européen, Jérôme Quéré milite depuis une dizaine d’années dans des associations européennes. Auteur externe à l’Institut Jacques Delors, il a publié une étude sur la liberté de circulation des Européens.

Maxime Zucca

Ornithologue et écologue, témoin de la disparition des oiseaux et de la biodiversité en général, Maxime Zucca souhaite que nous opérions un tournant écologique radical pour remettre la nature et l’humain au cœur des préoccupations de notre société.

Gaëtan Sen

Professeur agrégé, spécialisé dans l’éducation populaire et militant au sein du Pacte Finance Climat, Gaëtan Sen, souhaite s’investir sur les questions européennes les plus sensibles : du Brexit à l’immigration, en passant par la pêche.

Damien Mazeau

Spécialiste de la RSE et référent Place publique de la Haute-Vienne, Damien Mazeau milite pour le rassemblement de la gauche dans un département rural où le populisme fleurit. Il s’engage pour renouer le contact avec les citoyens ruraux et périurbains les plus isolés.

Tim Schmidt

Allemand de naissance, Timothée Schmidt a l’Europe dans la peau. Diplômé de l’ENA, il a fait carrière dans la diplomatie, notamment au sein du Secrétariat général des affaires européennes. Par son exemple, il souhaite aider les ressortissants étrangers à s’engager politiquement.

Christophe Esteve

Directeur d’une petite école en milieu rural et co-fondateur du collectif “Citoyens pour le climat à la Réunion”, Christophe Esteve veut faire des territoires d’outre-mer des exemples de modèles écologiques européens.

Jean-François Rial

Président de Voyageurs du Monde, une entreprise engagée pour un tourisme responsable, Jean-François Rial soutient de nombreux projets humanitaires et environnementaux pour venir en aide aux migrants, soutenir les pays du Sud et lutter contre le réchauffement climatique.

Paul Cadre

Étudiant en Terminale à Rennes, Paul Cadre est âgé de 18 ans et n’en est que plus concerné par notre futur. Il compte ainsi porter la voix des jeunes européens victimes de la pauvreté, et des inégalités.

Bruno Van Peteghem

Lauréat du prix Goldman récompensant son combat pour la défense du récif corallien en Nouvelle-Calédonie, Bruno Van Peteghem est trésorier de l’association toxicologie-chimie qui agit pour la diffusion de l’information sur les substances chimiques toxiques.

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243 réflexions sur « Place Publique : la liste »

  1. A l’eoute de la section cote d’armor de PP, j’ai entendu la tres forte secousse qui est intervenue dans les troupes lorsqu’a été décidée la participation aux election europeennes et la necessaire transformation en parti : bon nombre d’adhérents intitiaux s’étaient rassemblés sur le principe d’une réunion des forces, qui necessairement prendrait le temps. Cette décision a sonné le glas pour eux.

    Derriere cette aspiration a prendre le temps, il y avait tout simplement une necessité de construire, avant tout programme, une philosophie, un modus opérandi et les outils d’interaction adaptés. Et de se former les uns et les autres etc avant de monter en puissance le cas échéant. Il est clair, que dans l’urgence, seule la « dictature éclairée » est tolérable car efficace… à court terme!

    L’urgence est née de l’opportunité, il eut donc fallu la saisir, résoluement en mode « dictature éclairée » et l’assumer tout en donnant des gages reels et notamment par le personnel de l’equipe, sur la réelle motivation « démocratique » derriere. Paul J. eut probablemetn pu etre un joker interessant pour ce rôle de garant.

    Le site PP est d’une desolante désolation. L’équipe ressemble foutrement aux cellules de soutien du parti en marche, tout content d’y aller. Et malheuresuement, je ne peux m’empecher de faire le lien, et d’anticiper sur le roulage dans la farine et la déception des troupes. C’est incroyable :: ils singent En Marche, alors que en Marche a clairemet laissé un arriere gout amere a bon nombre de soutiens qui se sont sentis depossédés par Macron illoco Presto… Il eut fallu affronter, entendre le risque et en parler donner des gages. Amen.

    dérapage GiletsJAUNES – ici les contact que j’ai avec des militants engages témougnent bien plus d’un engagement ouvrier revolutionnaire d’inspiration communiste inconscient que de u rassemblement de droite… mais bon, il y a probablemetn autant de gilets jaunes la bas sur place que d’observateurs prets a assénés leur vérités aux autres ici…

  2. Des le départ, excusez moi M Jorion, je n’y croyais pas et je ne comprenais pas votre engagement auprès de ce pseudo parti. M Glucksmann me semble être une girouette qui se place là où le vent pourrait le porter, il n’a au fond aucune idéologie forte. Ce résultat me semble confirmer mes aprioris.
    Et la perspective des européennes me semble tourner au vinaigre et à la sauce aigre ou les populistes, haineux vont se tailler la plus grande tranche. Va falloir serrer les fesses, se boucher les oreilles et faire les furtifs…œuvrer en silence.

  3. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/23/san-francisco-n-arrive-pas-a-regler-le-probleme-de-la-prise-en-charge-des-sans-abri_5453683_3232.html

    Et y en a encore qui croient à ces balivernes que la solution c’est en fait de se replier sur son pré carré ?

    Un Entre-soi bourgeois étendu à une communauté humaine territoriale ? Comme disaient les autres, « réveillez-vous les gens ! ».

    Malheureusement le seul message franchement mondialiste actuellement, on le laisse souvent aux religions du livre…

    1. Vous trouvez vraiment que l’extermination des dessinateurs de Charlie Hebdo, de l’épicerie cacher , les centaines de morts du Bataclan sans compter les centaines d’attentats à la bombe de part le monde et les milliers de morts civiles sont des actes d’essence  » mondialiste  » ?

  4. On a donc eu grâce à notre anthropologue préféré une démonstration en temps réel d’un fonctionnement de parti : magouilles, manœuvres minables, secret complet (qui sont ces 29 hiérarques qui ont établi la liste ?), en un mot : un exemple de bassesse politique.
    On comprend mieux ce curieux délai : il fallait dans l’urgence empêcher un vote démocratique des adhérents. Pourquoi n’exigent-ils pas une simple transparence ? Mais bon, c’est l’ancien monde comme dit l’autre.

    Thomas Porcher quand il a vu le ralliement / sauvetage de la liste PS par Glucksmann (visite au parrain Hollande incluse) a quitté PP : il serait temps de revoir ce qu’il a dit, ainsi que tous ceux qui ont quitté ce groupuscule.
    Pour essayer d’être positif (oui c’est dur !), je pense que deux commentaires remarquables mériteraient une synthèse.
    @ Cloclo : je partage en grande partie votre analyse. En effet il y a des cercles emboités, 0.1 %, 1% et 25 % : chacun en s’élargissant dans la société profitent de moins en moins des miettes. On se souvient de l’idéologie trifonctionnelle : ça marche très bien jusqu’au jour où ceux qui bossent comprennent que ceux qui prient et se battent accaparent à l’excès, au foutage de gueule. J’irai même élargir la masse décrite par Cloclo jusqu’à ~50 % et on peut interpréter les Gilets jaunes peut-être comme un glissement d’une partie des 50 % vers un refus de ce système féodal où les classes moyennes sont laminées. Mais la question des prises de consciences peut être vue également par des lieux emboités où elle s’opère : ronds-points, communes, régions, États, Europe, monde… Laisser l’État-nation de côté (étape certes transitoire) est probablement inefficace en l’état actuel des choses.

    @ Timiota : parfaite analyse de la nécessité de « secouer la nasse », ne pas laisser des gens sans armes idéologiques, pour une sortie vers le haut. Paul Jorion se réjouit à juste titre que François Boulo ait eu connaissance de ses théories économiques ; il est dommageable Boulo se soit laissé enfermer dans ces eaux souverainistes.

    Il faut donc faire de grands efforts pédagogiques comme par ex. ceux de F. Lordon ou J. Branco. La tentative de Paul Jorion en rejoignant Place publique pouvait sans doute aller dans ce sens, une tribune au PE pour diffuser ses idées. Mais imaginez la frayeur de ce discours radical chez des gens tout simplement ralliés au PS ! La messe était dite…

    1. Ben oui, mais le PS a besoin d’être remué. Du moins ici dans le 41. Qu’est ce qu’ils sont mous du bulbe, et béni oui oui avec certains concepts les plus éculés du capitalisme triomphant, tels que la croissance ! On se demande parfois, si on écoute la même radio, et si on lit les mêmes journaux

  5. Raphaël Glucksmann était l’invité de RTL à 7h45 ce matin, il est loin d’avoir convaincu.
    Elisabeth Martichou n’a pas trop utilisé son style de questionnement habituel, mais n’a surtout posé aucune question sur la constitution de la liste PP-PS…
    Bon, une bataille semble être perdue concernant l’envoi de Paul au parlement européen.
    Soyons fous, pourquoi ne pas agir en lobby pour faire désigner Paul Jorion commissaire européen, qu’en pense Julien Alexandre, est-ce utopique ou jouable ?

  6. Pour moi le bilan c’est :
    – Place Publique et PJ voulaient changer l’Europe de l’intérieur, plutôt que de jeter le bébé avec l’eau du bain.
    Et encore, la changer de l’intérieur à partir de ce qui n’est même pas une chambre d’enregistrement… mais passons. J’étais prêt à tenter le coup, une ultime fois.
    – Et là PJ nous apprend qu’ils ne sont pas capables de changer la logique des partis à l’intérieur même d’un parti qu’ils ont eux-memes créé!

    Pour moi, c’est la goutte d’eau. Et la révelation qui manquait. Ce sera sans moi.
    Et sans, j’en suis sûr, 50% des gens qui se sont investis dans ce projet.

    Bien sûr les mêmes continueront à clamer, toute honte bue, incapables de tirer le moindre enseignement du fiasco que « l’Europe est amendable de l’intérieur » (bancor, etc.), en nous faisant en plus le coup du TINA (variante ecologique ou variante complotiste protection contre les grands méchants americains, russes, chinois, au choix).

    Du coup ce ne sera même pas abstention pour moi, ce sera l’équivalent de Farage en France (ou ce qui s’en rapproche le plus) et rejoignade et radicalisation dans le camps des GJ.
    Comme avait dit PJ, passage de l’indignation passive à l’indignation active (ou un truc comme ça).

    Next.

    1. L’élastique du TINA est en train de lâcher et ça fait 30 ans qu’on tire dessus, ça vas faire mal …. Fermez les yeux et serrez les dents… 🙂

  7. Jacques Seignan , parfait résumé.

    Ajoutons que l’ami Julien Alexandre a soulevé un coin du voile (*) : faire placer Paul en bonne position. En gros exploiter cette misérable Place Publique, à charge de revanche on peut le supposer. Par exemple concernant la notoriété. Et là c’est raté, comme le montre Paul : 3153 pour Paul, 832 pour Glucksmann.
    C’était donc une stratégie mutuellement négative. Y’a pas eu de renvoi d’ascenseur parce qu’il n’y avait pas d’ascenseur. Une bonne série TV en somme : les perdants ne causent pas au perdant.

    (*) : « […] PP et RG, j’en ai personnellement rien à carrer. Le but a toujours été d’envoyer PJ au PE, et rien d’autre. » Rien d’autre… Rien, nada. Zéro. Mauvaise pioche.

    Reste Mélenchon, je veux dire LFI sans Mélenchon. Chiche ? Avec un « rien d’autre », pas besoin d’adhésion au programme FI puisque ce sont eux qui doivent approuver et supporter le programme de Paul.

    1. Je me demande si c’est Mélenchon ou le programme qui tiens vraiment ensemble les très différents « électrons libre » de la FI… Un peu des deux saupoudré d’un zeste d’intérêt personnel est au fond ce que je redoute le plus…

      1. La France Insoumise a ses vicissitudes, comme certain mort avant que d’ être né.

        Adieu, veaux, vaches, cochons.
        On est tous des Perrette et le pot au lait, quelque part.
        Le schéma d’action explicité par notre ami Julien Alexandre, celui du passager s’invitant de force, semble commun. ( En plus, ils n’ont même pas vérifié que la barcasse n’avait pas de trous dans la carène ou supportait la surcharge)

        J’espère que LFI est plus solide. Elle saura dominer les questions d’égo et évoluer, je le souhaite.

  8. Rêvons encore au sabordage par les 24 moussaillons (petits cochons) de la liste PP pour parachever le tableau.

  9. Manifestement cet épisode avec la futur-ex Place Publique a fait ressortir (si l’on se fie au fil des échanges) quelques rugosités habituellement bien contenues. C’est probablement une bonne chose de se connaitre par-delà nos affectations plus ou moins réussies (et cela vaut bien-sûr pour PP).

    En guise de consolation, l’on pourrait reprendre cette phrase de S. Freud : « Notre affliction et notre douloureuse désillusion provoquées par le comportement non civilisé de nos concitoyens [j’ajuste un peu] étaient injustifiées. Elles reposaient sur une illusion à laquelle nous nous étions laissé prendre. En réalité, ils ne sont pas tombés aussi bas que nous le redoutions, parce qu’ils ne s’étaient absolument pas élevés aussi haut que nous l’avions pensé d’eux ».

    J’ai toujours trouvé admirable cette capacité de Paul Jorion de ne jamais se laisser déborder et de revenir inlassablement à la charge pour mener le combat qui permettrait de déplacer le cadre. Je peux me tromper mais il me semble que des chemins-de-travers pourraient également être essayé pour s’extraire du cadre. Une élection au parlement Européen, n’est-elle pas, de ce point de vue, un peu trop institutionnelle, un peu trop dans le cadre en définitive ?

    Quoi qu’il en soit, cet épisode avec Place Publique a le mérite, me semble-t-il, de « nous » mettre au pied du mur, nous, les visiteurs plus ou moins réguliers du blog de Paul Jorion ! S’il a été possible pour les habitués de ce blog de faire des vagues dans le nid de Place Publique, pourquoi ne leur serait-il pas possible de confectionner leur propre nid (virtuel, réel, voire les deux) ? Tout en croyant à la convergence des luttes il n’est pas interdit de garder à l’esprit que le centre de gravité de l’objet final dépendra, d’une manière ou d’une autre, de la cascade des forces d’attraction des différentes composantes. Que je sache, en dehors de ce blog, y-a-t-il un autre endroit où les idées de Paul Jorion trouvent leur meilleure restitution ?

    De tout ce qui se passe ici, il restera sans doute ces idées et c’est déjà immense mais qu’aurons-nous accompli ou même tenté d’accomplir collectivement ?

    1. C’est un peu la question que se pose homo sapiens depuis qu’il s’est vu dans un miroir naturel ou artificiel .

  10. Des boulots plutôt peinards à 10 000 € par mois ! Forcement c’est la fosse à lions pour les places , faudrait mettre le salaire des députés européen au niveau du smic , je pense que ça se décanterai tout seul

  11. @Dup
    22 avril 2019 à 22 h 36 min

    « Pour ce qui est de Branco prenez en de la graine le type il est en train de faire péter les ventes d’un bouquin qu’il a mis en ligne gratuitement…  »

    Dans la même ligne, je proposais à Paul Jorion, il y a quelque temps, de s’inspirer, voire de prendre comme modèle, ce site:
    https://www.savoir-sans-frontieres.com/

    A remarquer en passant, que Paul Jorion se trouve écarté, aujourd’hui, de la manière similaire à celle de l’auteur du site pré-cité…

    1. @ adoque J’ai du mal à discerner des similitudes flagrantes pour dire vrai. Même si j’éprouve une certaine empathie et un vrai respect pour l’auteur du site pré-cité et son travail. Le mécanisme de mise à l’écart est peut être comparable mais ni le fond ni la forme ne coïncident vraiment.

      1. @Dup
         » Le mécanisme de mise à l’écart est peut être comparable mais ni le fond ni la forme ne coïncident vraiment. »
        D’accord sur les différences de la mise à l’écart.
        Il s’agissait somme toute d’une remarque « en bas de page ».

        Le point principal étant la diffusion internationale de l’œuvre de l’un et de l’autre, en écho à celle de Branco.

  12. Pour info, un autre tweet repris sur un file GJ « Julien Alexandre le bedeau de l’église a soufflé de toutes ses forces dans la baudruche de la candidature du prophète. Ce macroniste soi disant anti RN, véritable gros bras du forum, anti GJ fanatique, s’imaginait déjà propulsé à Bruxelles dans les bagages du gourou. Raté pour l’emploi fictif. Ses manips dignes d’un guépéiste pour faire monter la mayonnaise de la star de la Mayenne ont périclité dans l’oeuf. Avec des adjoints pareils Jorion le penseur qui tartine des torchons à la pièce garantis 100 pc de gauche n’est vraiment pas aidé pour choper le blé du mandat. Il compte le garder, son bedeau incapable, qu’a enfumé la maison du Seigneur avec de folles espérances? ».
    Bah, y a pas qu’du faux dans c’tweet.

      1. Ah non pas du tout. ça sent plutôt la faschosphère LREM, quand elle fait du sous-marin, sous couvert d’anonymat. D’ailleurs c’est un richard qui nous parle…et qui défend les gros richards ? 🙂

      2. Repris sur un fil GJ, mais d’où émanait il si tant est qu’il existe? On dirait bien qu’il y en a qui font le boulot et crèvent les pneus sans vergogne 🙂

      3. Tu as que ce que tu mérites avec ta volonté de rejeter LFI dans la mélasse rouge-brune. Bref t’es aussi con que feu Vigneron (feu son avatar s’entend). En plus de tes malhonnêtetés, tu as la discourtoisie de balancer tes contradicteurs dans l’enfer de la dichotomie -tu critiques ceux qui critiquent la position politique de LFI, Ergo tu es un suppôt zélé de Mélenchon etc etc. T’as pas un peu honte parfois? Quant au fond, parce qu’on peut l’évoquer quand même un peu : on te disait que PP c’était 1. Le véhicule du moribond PS; 2. La garantie d’une division à gauche, donc a) d’un échec de tous à gauche; b) la garantie des parades de triomphe de la découpe macronienne ; « eux et nous » = dans l’ordre que tu veux LREM et RN, scénario de 2022 cad garantie de réélection du E. M…. ça fait rêver…. Alors fait un petit effort d’objectivité, tiens t’en aux faits même si ça te retourne un peu l’estomac : qu’est-ce que tu as sous les yeux? Que prévois-tu toi-même pour le mois de mai?

        Nb et au passage : la vache sacrée U.E est sur son bûcher funéraire. Toute analyse qui ne part pas de ce fait est une fantaisie ou une complicité de statu quo. Quelle stratégie pour éviter le pire, d’urgence? Quelle stratégie efficace, étant donné ce qui précède (échec lamentable et non pas prévisible mais inscrit dans l’ordre des réalités de PP -sincèrement, il faut sortir des livres, vous coltiner le bas du monde du travail -bref la majorité salariale) cad aussi que les forces et les appareils sur lesquels vous appuyer ont déjà une certaine configuration (vous espériez quand même pas Jorion et vous un nouveau Deux ex machina EnMarchien? Où alors on vit pas dans le même espace-temps…), même s’il ne vous plaît pas.

  13. J’avais écrit comme commentaire en signant la pétition, – au diable le flacon pourvu qu’on ait Paul Jorion au Parlement – c’était un tant soit peu optimiste, mais disait bien ma méfiance au cadre proposé.

    Pour ce qui est des GJ, puisque moult commentaires les concernent, je vous invite à vous procurer les attendus de leur dernière Assemblée des assemblées à Saint-Nazaire.

    Morceaux choisis :
    …/… Nous revendiquons
    – l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux ;
    – des services publics pour toutes et tous.
    Notre solidarité et nos luttes vont tout particulièrement aux 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.
    Conscients de l’urgence environnementale, nous affirmons « Fin du monde, fin du mois, même logique, même combat ! »
    …/…
    Conscients que nous avons à combattre un système global, nous considérons qu’il faudra sortir du capitalisme.
    …/…
    L’Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes prend acte de l’urgence environnementale, sociale et démocratique. C’est la même logique d’exploitation infinie du capitalisme qui détruit les êtres humains et la vie sur Terre. La limitation des ressources nous oblige à poser la question de leur partage et du contrôle de la production.
    Les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et le péril nucléaire sont autant de menace qui pèsent sur notre avenir. Les biens communs (eau, air, sol droit à un environnement sain ne doivent pas être
    transformés en marchandises.
    …/…

    1. On sent bien la patte de l’extrême droite là dedans… Dans le genre « poujadiste pur jus », en voici un autre, et pas des moindres. Blague à part, le manichéisme et les oukazes de JA, on les connait depuis un bail. « Nuance » ne fait pas parti de son vocabulaire.

      1. Merci Dissonance. En effet, on pourra me taxer de ce que l’on veut (ce qui aura le mérite au mieux de m’en toucher une sans faire bouger l’autre), mais certainement pas d’entretenir la confusion ou d’avancer masqué.

        Je vais te dire – pour apurer le sujet – ce qui me débecte avec les GJ : que les rares gens de gauche qui en sont ne se soient pas distancés par pur opportunisme médiatique. Y a bien la moitié des propositions dans ce truc-là qu’on signe des deux mains, sans qu’il soit besoin d’y apposer l’étiquette GJ. Ils auraient dû dans la foulée marquer clairement leurs différences avec Drouet, Nicole, Boulo, Cauchy, etc. et créer autre chose dans le sillage.

        Et non, par pur opportunisme, pour profiter à fond les ballons de la couverture, on s’assoit sur ses principes et on défile à côté de fachos patentés en mode copains comme cochons. Désolé, ça ne passe pas.

      2. Au passage, géniale l’interview de Lepage (que je me suis coltinée) :

        1/ Soral, c’est pas bien, mais Chouard et Friot, ça lui va bien.
        2/ la violence des black blocs, c’est très bien pour le mouvement et il faut l’encourager
        3/ les pilleurs casseurs qui explosent les boutiques ? Ben c’est pas leur faute, ils avaient pas les sous pour acheter
        4/ une petite vidéo antisémite bien connue, L’argent dette de Grignon, glissée bien au milieu de l’interview du Média. C’est cadeau m’sieurs dames !
        5/ Petite cerise sur le gâteau : il colporte les conneries de Lacroix-Riz, autre complotiste historique bien connue.

        Bref, à gerber de bout en bout. Exemple parfait du confusionniste.

      3. A force de chercher la pureté idéologique à tout prix, tu finiras seul, à poil en tonneau à bretelles. Mais ouf, tes principes seront saufs…

      4. C’est marrant que le simple refus de la compromission avec le pire de ce que l’humanité à offrir soit systématiquement associé à une quête de « pureté » absolutiste.

        Heureusement, le faux dilemme est un sophisme assez éculé.

      5. A ta place j’éviterais de me lancer dans une comptabilité des sophismes, parce que tu es loin d’en être avare.

      6. Dissonance
        « A force de chercher la pureté idéologique à tout prix, tu finiras seul, à poil en tonneau à bretelles. Mais ouf, tes principes seront saufs. »

        Les principes sont la source, le fondement des valeurs. Dissociez principes et valeurs, alors les valeurs deviennent des moyens pour une fin sans principes. Corruptions constitutive et existentielle garanties.
        Perso je fais une allergie viscérale aux puretés victimaires calibrées ET tyranniques autant qu’aux coupables patentés ET tyranniques.

        Non pas seul. + une, sans réserve. Merci Julien

        Et merci CloClo.

      7. @baleine

        Vos valeurs et vos principes, ou du moins celles de JA et de Jorion, c’est d’avoir admis en 2017 de choisir entre la peste lepen et le choléra macron sans sourciller, pour le résultat « admirable » qu’on connait aujourd’hui, celui d’avoir un pays au bord de la guerre civile. C’est encore d’avoir choisi de participer à un équipage, celui de place publique, dont on pouvait prévoir dès le premier jour la trajectoire traîtresse, et qui se sont fait cocufier proprement comme annoncé. C’est enfin de prêter allégeance contre toute logique à un projet européen dont les valeurs sont vraisemblablement antagonistes à celles dont ils se prétendent porteurs au nom de je ne sais quelle folie des grandeurs. A ce stade j’hésite à les (à vous) qualifier d’idiots utiles ou de vrais escrocs.

      8. Le propre de la dissonance , c’est l’hésitation ( heureusement !) , alors qu’il est évident que Baleine est une fourbe idiote .

        On dit aussi que les travaux sur les réseaux neuronaux permettent de traiter la dissonance , qui n’est qu’un petit problème à résoudre pour une IA assez banale .

        Ça n’est qu’une question d’affect dirait Paul Jorion .

      9. @ Julien Alexandre 23 avril 2019 à 20 h 40 min

        De quel opportunisme parlez vous
        alors que le discours médiatique dominant
        est d’ostraciser les GJ ?

      10. Romain, bienvenue en France, vous avez dû être absent les 5 derniers mois sinon vous auriez sans doute remarqué que 0,10 % de la population affublée d’un chasuble fluo avait occupé en boucle quasi continue les antennes presse,radio et télé ainsi que le web.

        Combien de fois a-t-on entendu un gentil manifestant déclarer au micro qu’on lui tendait « ben moi je casse pas, parce que c’est pas mon éducation, mais je les soutiens parce que c’est le seul moyen pour qu’on nous entende ». Formule évidemment applicable à ceux qui dénoncent Drouet, Nicole et cie mais défilent avec quand même « pour la cause ».

        Si vous avez une autre formule que « opportunisme médiatique », je ne suis pas fermé.

      11. @ Julien Alexandre 23 avril 2019 à 20 h 40 min
        Comment pouvez-vous parler d’apposer une étiquette GJ sur ce « truc là »
        alors que les citations en question sont extraites des appels lancés par des GJ à l’issue de leur second rassemblement nationale ?
        Ne pouvez-vous reconnaitre simplement que les GJ présents à ce rassemblement font des propositions progressistes de gauche ? (au moins pour 50% d’entre elles selon votre appréciation)

      12. @ Julien Alexandre 24 avril 2019 à 20 h 59 min

        Quel opportunisme peut-il bien y avoir à soutenir ou à s’afficher avec un mouvement, fort présent bien entendu sur les médias, même en vivant à Paris on peut le percevoir, mais une présence pendant laquelle la quasi totalité des éditorialistes s’emploient à leur casser du sucre sur le dos, à les trainer plus bas que terre ?

      13. Il n’y a pas de mauvaise publicité… faites donc crédit à ces braves GJ d’avoir au moins cette jugeote. Ça permet d’avoir une explication à leur silence coupable synonyme de complicité.

        Bien sûr, on peut aussi imaginer qu’il n’y a aucun calcul de leur part et qu’ils se rangent avec fierté derrière un mouvement dont il est prouvé que la nature séditieuse est l’œuvre de l’extrême droite souverainiste. Dans ce cas-ci, vous ne pouvez faire grief à ceux qui ont tendance à essentialist la nature et les ressorts du mouvement.

      14. Au moins, s’il n’est pas tout à fait possible de grouper les gilets jaunes sous une seule bannière du seul fait de leurs propos, au moins les éléments de langage utilisés par JA ne laissent aucun doute quant à son affiliation…

      15. Julien
        tu écris : « Y a bien la moitié des propositions dans ce truc-là (les propositions des gilets jaunes de St Nazaire) qu’on signe des deux mains, sans qu’il soit besoin d’y apposer l’étiquette GJ.

        Il me semble qu’au contraire, cette étiquette GJ est vitale, essentielle, dans le contexte actuel, où le rapport de force entre capitalisme et ceux qui le soutiennent, le relaient, et ceux qui s’y opposent en rejetant la politique institutionnelle, est écrasant en faveur des capitalistes. (cf le dernier billet de Dominique Temple)
        C’est très important que ces propositions soient portées par des hommes et des femmes qui autrement ne se seraient pas engagées politiquement, s’il n’y avait eu ce mouvement. Ils ne réinventent pas l’eau tiède, au contraire, ils donnent une assise populaire à des revendications authentiquement de gauche, où fin du monde et fin de mois sont pensée ensemble.

        Les Gilest jaunes ne sortent pas du néant, ils sont un mouvement qui s’inscrit dans une histoire sociale et politique. L’étiquette est ce qui rassemble, catalyse au départ, et ensuite l’emblème sous lequel l’engage une dynamique. Ce je que je veux dire, c’est que la gauche en action, est jours à faire, elle est solidaire des mouvements sociaux et politiques qui émergent hors institutions lorsque les institutions ne parviennent plus à sortir du cadre.

        Tu ne peux pas en même temps soutenir que le mvt des GJ est manipulé par les fachos et que certains Gilets jaunes tels ceux de St Nazaire en fin de compte ne sont pas vraiment des gilets jaunes, puisque après tout en tant qu’hommes et femmes de gauche, ils auraient pu faire et dire ailleurs ce qu’ils disent et font. Qu’ils n’avaient donc pas besoin de leur étiquette « Gilet jaunes ».
        Le fait est que ce sont pour beaucoup les mêmes qui furent sur les ronds points, manifestent, et se rassemblent à St Nazaire.
        Il n’y a pas d’un coté les vrais gilets jaunes fachos, et de l’autre les pseudo gilets jaunes parce qu’au fond ils sont seulement de gauche. C’est absurde. Les Gilets jaunes de St Nazaire ne sont compromettent pas, leur programme est clair sur le plan des idées. S’ils manifestent aux cotés de gilets jaunes qui ont les idées moins claires ou qui sont souverainistes, cela n’entache en rien leur idéal incontestablement de gauche. Ce qu’il faut regretter surtout c’est que les Gilets jaunes de St Nazaire ne font pas les unes des journaux et qu’ils n’occupent que quelques secondes dans les comptes rendus des chaînes d’information en continu. IL ne faut donc surtout pas retirer l’étiquette gilets jaunes des GJ de St Nazaire, il faut à l’inverse la saluer si l’on veut effectivement que ce mouvement produise quelque chose d’intéressant, de puissant.

        A moins que ce que tu contestes au gilets jaunes c’est en réalité surtout leur rejet frontal de la politique institutionnelle ?
        Tu sembles assimiler ce rejet à au populisme d’extrême-droite. Pourtant, il y a des exemples historiques où la gauche se fraye un chemin en passant par la révolte, les mouvements sociaux, y compris en refusant certains aspects des institutions, lorsque celles-ci ne sont plus capables de penser et de réaliser le bien commun.

      16. Pierre-Yves, ce que tu as dû mal à évaluer il me semble, c’est le rapport de force entre tes GJ de ST Nazaire (qui ne sont pas seulement ce que tu en dis au passage, voir les disputes internes pour élaborer certaines déclarations qui ont mis à mal « l’idéal incontestablement de gauche » dont tu les pares) et les forces à l’origine du mouvement qui n’ont rien de gauche. Qui cornaque qui ? Qui est l’idiot utile du mouvement et lui sert de caution de gauche populaire ? Qui est à la remorque de qui ?

      17. @JA

        Le problème de ton discours est qu’il est paradoxalement le mieux à même de nourrir l’extrême droite, en lui abandonnant systématiquement tous les sujets dont elle se saisit. C’est une stratégie perdante à tous les coups. L’extrême droite porte un discours (qu’il soit sincère ou pas) de défense des classes populaires? Ok, la gauche ne doit plus parler des classes populaires. L’extrême droite parle de souveraineté? Ok, la gauche ne doit plus parler de souveraineté. Demain l’extrême droite parlera peut-être d’écologie? Ok, la gauche délaissera alors la question écologique… C’est entre autres choses cette stratégie qui a mené le P.S. là où il en est aujourd’hui.

        Il y a aussi un autre élément dont je crois savoir qu’il t’oppose à Paul car lui l’admet et pas toi, c’est que Macron et son gouvernement pratiquent de fait une politique d’extrême droite. Le programme économique notamment n’aurait probablement pas été renié par lepen père sous bien des aspects, et il me semble avoir lu qu’il va tout à fait dans la direction souhaitée par marion maréchal également. Il n’est donc pas aberrant de se saisir d’un mouvement qui s’y oppose aussi vigoureusement qu’ont pu le faire les gjs jusqu’à présent, tout en refusant bien évidemment tout élément qui semblerait émaner de l’extrême droite (nationaliste, puisque c’est d’elle qu’il s’agit principalement).

      18. @ Dissonance

        Ce n’est pas parce que la droite parle d’un sujet que la gauche ne doit pas en parler. Ce qui pose problème, c’est quand la gauche parle d’un sujet d’intérêt général COMME l’extrême droite, avec le même diagnostic et les mêmes solutions.

        Exemple : le souverainisme. Cite-moi un seul Etat européen qui n’est pas souverain ? Réponse : évidemment zéro. On peut parler d’indépendance énergétique, écologique, agricole, etc. sans parler de « souverainisme » à tout bout de champ, parce que ce souverainisme là n’est que le paravent du nationalisme de l’extrême-droite.

      19. @JA

        Plusieurs choses:

        1. Je ne parle pas de souverainisme mais de souveraineté, c’est un petit peu différent. Je laisse volontiers le premier à l’extrême droite, tandis que je m’en réfère à Lordon pour la définition de la seconde: « La souveraineté est le pouvoir d’une population de décider de tout sur tous les sujets qui la concerne. Selon cette définition, la souveraineté est complètement identifiable à la démocratie » (je cite de mémoire).

        2. Il parait évident que les pays membres de l’UE ont abandonné de larges pans de leur souveraineté au profit de l’union, dont en premier lieu leur souveraineté monétaire qui a été abandonnée d’une part à une institution sur laquelle ils n’ont aucun contrôle (c’est ce que signifie l’indépendance de la BCE), et d’autre part aux marchés dont les intérêts ne sont pas identifiables à l’intérêt général. On pourrait citer en exemple le plus flagrant de perte de souveraineté le cas grec. Outre l’aspect monétaire, on pourrait également évoquer le cas anglais qui manifeste les plus grandes difficultés à sortir de l’UE après avoir pourtant pris souverainement la décision de la quitter.

        3. Le simple fait que par le jeu des institutions européennes, des polonais des allemands ou encore des italiens puissent prendre des décisions qui vont impacter la politique en France (et inversement bien entendu) interroge également cette notion de souveraineté, d’autant plus dans un régime de « concurrence libre et non faussée » qui conduit par définition les états membres non pas à être des partenaires comme on nous le raconte trop souvent mais des adversaires.

        4. Sur l’extrême droite, d’une part il me semble que c’est plutôt elle qui a fait depuis quelques années le pari de tenir un discours social en siphonnant un paquet de ses idées à la gauche plutôt que l’inverse. Et de ce fait si lepen déclare à juste titre que le soleil brille, on ne va quand même pas le nier juste parce que c’est elle qui le dit, ça n’a pas le moindre sens.

      20. 1/ Beaucoup, beaucoup de mal à comprendre la différence que tu fais entre souverainisme et souveraineté. Le souverainisme étant la défense de la souveraineté. Autant dire que tu tournes en rond pour ne rien dire à vouloir couper les cheveux en quatre.

        2/ la Banque de France était une autorité indépendante du pouvoir politique de 1806 à 1936, l’est restée largement après 36 et l’est redevenue pleinement en 1993, alors arrête de raconter n’importe quoi. Que la BCE soit indépendante, ou que BdF soit indépendante, ça change rien au fait qu’on ne laisse pas jouer les politiques aux guerres des monnaies et au court-termisme. Y a d’autres « larges pans » que t’as en tête ?

        3/ on laisse les Polonais et les Allemands (qui méritent des majuscules même si tu les conchies) prendre des décisions qui impactent la France ? T’as vu jouer ça où exactement ? Les décisions en Europe sont prises sur quasiment tous les sujets importants à l’unanimité du Conseil, c’est-à-dire des chefs d’État et de gouvernement, dont la France (avec de facto un droit de véto), en codécision avec le Parlement européen (aïe, démocratie directe et proportionnelle).

        4/ Les vases communiquent dans les deux sens. L’éclat du soleil n’est pas à ma connaissance un thème de l’extrême droite, si ? Les migrants (qui feraient pression sur les salaires, l’immigration étant organisée sciemment par le grand capital à dessein, thèse de Zemmour qui atterrit dans la bouche de Méluche, ça te dit rien ? les travailleurs détachés qui « volent le pain des Français », t’as oublié ? pas moi) et le souverainisme, si.

      21. 1. Ton problème c’est que tu assimiles la souveraineté au nationalisme parce que le thème a été abandonné par la gauche dès les années 80 dans le délire européiste du p.s. puis plus tardivement par la droite « classique » (fin de l’ère chirac). Laissé à l’abandon par les deux grands partis de gouvernement, le fn a eu le champs libre pour y développer ses thèses moisies. Ce n’est pas une fatalité.

        2. La BCE n’évite en rien la guerre des monnaies, ou plus généralement la guerre économique qui est au contraire inscrite en dur dans les traités par le principe de concurrence libre et non faussée. Cette guerre prend tout simplement une autre forme, indirecte, notamment par la précarisation des travailleurs, le dumping social et fiscal. Il faudrait par ailleurs regarder minutieusement dans l’histoire de France les périodes de prospérité en fonction de l’indépendance ou pas de la banque centrale. Je ne suis pas convaincu que les périodes d’indépendance soient les plus fastes.

        3. Merci d’illustrer ce que je disais l’autre jour avec ce n-ième homme de paille. Si je ne mets pas de majuscules c’est simplement par négligence et pas pour exprimer un quelconque mépris. Donc remballe tes exégèses foireuses, d’avance merci. Par ailleurs, tu parles de démocratie directe à propos du cafouillazibulle entre commission et parlement? On ne doit clairement pas avoir la même définition de ce qu’est la démocratie directe. Chez moi, la démocratie directe c’est le peuple qui vote lui même ses lois, et non pas un conglomérat d’assemblées plus ou moins représentatives (aujourd’hui elles ne le sont absolument pas, ni au niveau national ni au niveau européen. Ce sont des assemblées presque exclusivement bourgeoises. En cela, la liste PP est édifiante.)

        4. Je n’ai pas à assumer les propos de mélenchon dont je me fous comme d’une guigne. Cela étant dit, s’il est bien évident que la question des migrants n’est absolument pas centrale dans la mise sous pression du marché de l’emploi et qu’on devrait bien évidemment plutôt interroger les politiques publiques qui ont été menées à ce sujet depuis 40-50 ans (j’ai déjà eu l’occasion de développer ici ce que j’en pensais), en nier tout effet n’est pas d’avantage sérieux. Peut-être – sans doute – cet effet est-il négligeable, mais prétendre qu’il est nul est mensonger. Ce qui ne signifie pas non plus qu’il faille les stigmatiser, bien entendu. Eux comme nous sont pris dans un système sur lequel ils n’ont que peu de prise.

      22. 1/ Explique-moi donc en quoi se détache la notion de souveraineté nationale du nationalisme ?

        Ou bien parles-tu de souveraineté populaire ? Auquel cas, je pige pas, parce qu’aux dernières nouvelles, il y a un paquet d’élections qui se tiennent en France chaque année. On dit même que l’on passe son temps à voter…

        2/ La BCE n’évite en rien la guerre des monnaies ? Damn, le franc contre le mark, again ? Dévaluation compétitive, again ? Les marchés jouent la livre contre la lire ? Plus sérieusement, le problème de l’harmonisation sociale et fiscale se réglera au niveau européen et pas au niveau national. Sinon tu fermes les frontières.

        3/ Le peuple qui vote lui même ses lois ? Mais ça c’est la démocratie pure Dissonance. Retour à la Grèce antique, vote à pouce levé dans l’amphithéâtre à Athènes.

        Qu’il y ait un problème de représentativité est une évidence, les classes ouvrières étant totalement absentes, et oui la liste PP, où ils se sentent obligés de préciser que les parents d’Aziliz étaient agriculteurs pour faire un tantinet prolo, en est un exemple édifiant.

        4/ Sur l’impact des migrations sur les salaires, les études abondent. Pour faire bien « souverain » comme tu aimes, une des études les plus récentes en France : http://www.cepii.fr/CEPII/fr/publications/lettre/abstract.asp?NoDoc=7202

        Conclusion de l’étude : entre 1990 et 2010, l’immigration en France a réduit très modérément le salaire des natifs qualifiés et a augmenté légèrement celui des natifs faiblement qualifiés. L’immigration a ainsi redistribué la richesse des travailleurs qualifiés vers les travailleurs moins qualifiés et contribué à réduire les inégalités salariales.

        Un truc de gauche, non ?

    2. 1. Je parle effectivement de souveraineté populaire. Sauf que le système électif ne permet pas (plus) son expression. Tu le reconnais toi-même, la représentativité des élus pose problème. Je tiens pour acquis que cette tare est constitutive du système représentatif, et particulièrement en France pour diverses raisons (idéologie du mérite, centralisation du pouvoir, etc).

      2. Mais moi, le protectionnisme ne me pose aucun problème de principe… La chine qu’on cite si souvent en exemple sur le plan économique ne se prive pas de filtrer ses importations et de choisir ses exportations. Les états unis (re)commencent à faire de même. C’est le libre échange forcené qui est une erreur, pas le protectionnisme. Et effectivement, quand l’Allemagne fait le job à 1 euro/jour, c’est une forme de dévaluation compétitive, que ça te plaise ou pas.

      3. Oui, la « démocratie représentative » est un oxymore. Ça fait des années que je le dis (et que je ne suis pas le seul à le dire). Sur la représentativité, cf le point 1.

      4. L’étude que tu présentes est intéressante, mais elle dit beaucoup plus de choses que ce que tu annonces, et beaucoup plus nuancées (voir contradictoires). Et puis elle commence à dater un peu. J’invite néanmoins chacun à la lire attentivement. Pour ma part, je reste sur l’analyse globale que le statut de migrant n’est pas le problème en soi, c’est le statut de précaire/pauvre qui pose avant tout problème, peu importe la nationalité ou l’origine, parce qu’il donne une caution/un moyen de pression au patronat pour imposer ses vues:
      – Si vous n’acceptez pas nos conditions vous finirez au rsa (plus ou moins 500 euros/mois pour survivre)
      – Ne revendiquez surtout aucun droit supplémentaire sinon on vous vire, ce n’est pas un problème (10 personnes en moyenne attendent de prendre votre place).

      Dans cette perspective les migrants sont de mon point de vue à voir comme les chômeurs en général (avec des contraintes supplémentaires), des victimes d’un système inacceptable.

      1. Tu confonds à mon sens thermomètre et température. Ce n’est pas la démocratie représentative le problème, ce sont les partis hors sols qui font les listes et qui tombent dans la caricature de ce qu’ils sont.

      2. Salut Julien,

        concernant salaires et migrants, c’est certainement par pur humanisme que le syndicat national de l’hôtellerie proposait de régulariser les migrants au bout de trois mois et non plus six afin de les orienter vers un secteur qui est parmi les moins payés en France (1.05 smic après 10 ans, comme les caissières et les agents d’entretien) malgré les fortes tensions sur le recrutement.

        Armée de réserve et contradiction dans les faits des « lois » de la « science économique ». Si ça ne fait pas baisser les salaires – dans ce secteur ce serait compliqué et sans doute illégal puisque déjà au minimum – sûr que ça ne favorisera pas leur augmentation en vertu de la « loi de l’offre et de la demande » et du cas particulier du rapport de force ici représenté !

        Tu dois aussi te douter que je suis pas un grand fan de Zemmour…

      3. Au sujet de la souveraineté, j’ai du mal à croire que si on se détourne de l’Europe telle qu’elle nous est proposée, pour revenir, un temps soit peu, à notre beau pays, cela sera pire.

        Rien n’a été mis en place pour rapprocher, faire converger les cultures, mélanger les langues, se comprendre et bâtir ensemble. Chacun de son côté a continué à mettre en œuvre ses produits et services, vantant la qualité de sa provenance, pour tenter de les déverser sur son pays voisin. Et sinon, tout mettre en œuvre pour un dumping social et défiscaliser le blé des riches.

        Un exemple parmi d’autres, on parle de libre circulation des personnes… Mais l’entente des sociétés de chemin de fer européenne, elle est où? Quand on veut prendre le train pour aller en Espagne ou en Allemagne, c’est l’aventure et ça coûte bonbon. Ca devrait au contraire être encouragé, harmonisé…

        Autre exemple: pourquoi ne pas avoir mis le paquet sur l’apprentissage des langues, en faire une obligation de sorte à ce que les européens soient tous polyglottes? Les norvégiens eux parlent quasi tous anglais pour pouvoir profiter du 7ème art…

        Et la santé? Ben nada. On dira la barrière de la langue bien sûr. CQFD. Ah si, certains médecins voisins sont moins chers, et donc viennent exercer. L’apprentissage se fait néanmoins chacun chez soi.

        Le programme Erasmus des étudiants, un bon plan pour glander et avoir facilement son année. L’Auberge Espagnole de Klapish en est la preuve.

        En fait, l’Europe d’aujourd’hui, on garde tous les travers de nos « beaux pays » pour torpiller les pays voisins, au profit de ceux qui ont l’oseille, et qui gagne sur tous les tableaux.

        Donc moi un retour à la souveraineté nationale, oui. Mais évidemment pour mieux s’entendre et partager après.

      4. @ Antoine BOULLENOT 26 avril 2019 à 19 h 53 min
        …/… Chacun de son côté a continué à mettre en œuvre ses produits et services, vantant la qualité de sa provenance, pour tenter de les déverser sur son pays voisin …/…
        Ceci a été conceptualisé sous le vocable de concurrence libre et non faussée,
        c’est à dire la guerre de tous contre tous.
        C’est ce cadre qu’il faut mettre à bas
        et ce sera bien plus facile à l’intérieur d’un pays souverain
        qu’au sein de l’UE dont c’est l’ADN

  14. Gluksman et la défense des droits de l’homme chez Saakachvili… lol.

    Y en a marre de ces charlots.

    Comment va-t-on y arriver ? Y arrivera-t-on ?

    1. – M.Gérald Bronner, membre du Conseil d’orientation scientifique de la société AREVA (!) et opposant farouche au  » principe de précaution », un principe raisonné et écologique initialement formulé par la déclaration de Rio et aujourd’hui incarné dans la loi française.

      Non content d’insulter tout ce qui bouge encore à Gauche, Monsieur A, le télégraphiste prétentieux et atrabilaire du blog de Paul Jorion nous vend maintenant Gérald Bronner en loucedé ( ni vu ni connu ), ce fier soutien enamouré du président Emmanuel Macron et de LREM, le parti des éborgneurs.

      Où l’on voit les sous-entendus idéologiques de Monsieur A …(ou simple erreur de communication) ?

  15. Question : Dans le cas où une majorité refuse la liste actuel place publique, que se passera-t-il ?
    Puisque nous ne sommes pas satisfait votons « NON, JE NE L’APPROUVE PAS » et voyons où cela peut nous mener.

  16. Pour info et totalement hors sujet, ambiance des plus étranges de ce côtés des Pyrénées ou du moins dans le village ou je réside : élections générales dimanche prochain et pas la moindre affiche ou banderole dans les rues du jamais vu depuis 20 ans que je traine dans le coin… Dire que je comptais dessus pour refaire mon stock de stylos et de casquettes 🙁 Par contre deux débats télévisé coup sur coup hier soir et ce soir celui d’hier ayant été passablement mou (pas de « sang » selon les médias…). Au café du commerce ça sent le gros score pour le nouveau parti franquiste dont le candidat n’était pas convié au premier débat (à voir ce soir mais je pense pas qu’il y sera non plus)…

  17. à propos des chiffres publiés sous:
    Paul Jorion absent de la liste Place Publique

    ça ressemble à la procédure de sélection des « plus valeureux » où chaque électeur met le nom de celui qui, de son point de vue, serait le meilleur représentant.
    La procédure élimine ceux qui sont cités le moins souvent mais élimine aussi celui qui vient en tête: trop de notoriété laisse supposer quelque ingérence ou lobby ou autre…

  18. Pour se détendre et rigoler un peu, une petite histoire chez Science Po.
    Une petite jeune qui doit apprendre la politique (et pleins de trucs savants) et qui se fait piéger par de méchants ex-GUD, ça fait pitié !
    Heureusement que nos jeunes en CAP qui apprennent de vrais métiers ne sont pas aussi nuls car on boufferait du pain mal cuit ou les bagnoles resteraient en panne après un passage au garage…
    Oui, allez Macron , encore un effort dans votre tabula rasa : après l’ENA, n’oubliez pas Science Po. !

  19. Dans le film L’Important c’est d’aimer, de A. Zulawski, le metteur en scène parle à ses acteurs en disant, à propos du public : « Ne leur demandez pas ce qu’ils veulent, ils ne savent pas ce qu’ils veulent ; ne leur demandez pas où ils vont, ils ne savent pas où ils vont : contentez-vous simplement d’aller au plus profond de vous-même. » J’en viens à penser que la participation des citoyens aux élections appelle le même constat, et ne doit pas nous empêcher de penser le possible et l’impossible politique avec Paul Jorion, même si mes yeux ne supporteront pas deux fois de se taper 47 pages de commentaires (c’est ce que ça donne sur mon copié-collé ; j’ai finalement sorti les petites phrases pour garder les argumentations un peu étoffées). Peut-être faudrait-il penser à s’organiser localement (réinventer les Amis du Monde… de Paul Jorion ?) et échanger de vive voix ; s’il en est d’autres pour lesquels la parole de P. Jorion fait autorité, on peut au moins espérer un peud’esprit d’équipe…
    A propos de la liste des candidats, j’aurais préféré qu’ils s’expriment en disant « je » : ça aurait fait moins « en marche », en fonctionnement automatique, àgoch !
    Faudra voter pourtant…
    Brusquette

  20. Bonjour,

    À Paul, aux ABPJ ainsi qu’aux lectrices et lecteurs du Blog, dont son « remarquable » modérateur…

    Pourquoi ne pas créer une vraie liste indépendante par le seul biais du jugement majoritaire, sans autoproclamation, ni soutiens, c’est à dire uniquement sur la base de l’évaluation de toutes les compétences volontaires en présence ?

    La division en cours à gauche, comme à droite d’ailleurs, ne peut que servir l’idéologie ultralibérale… Même ce débat en cours sur le Blog ne peut que servir cette idéologie…

    Alors que ce jugement majoritaire qui serait construit sur la base des seules urgences systémiques nécessitant le déploiement immédiat des meilleurs boucliers, serait la meilleure façon pour chacun(e) de nous de sortir de l’ornière, de rassembler et d’innover…

    Et ces urgences sont bel et bien connues et n’appellent donc plus aucun débat…

    Seules les compétences volontaires en présence ne sont toujours pas clairement identifiées…

    Il s’agirait ensuite de les évaluer… par jugement majoritaire… hors de tout partis…

    Mes Amitiés,

    Philippe

    1. @Philippe Soubeyrand
      « […] sur la base de l’évaluation de toutes les compétences volontaires en présence ? »

      A chaque citoyen concerné, donc, le soin de désigner, pour chaque urgence, le représentant qu’il estime le plus « valeureux ».
      Peut-être même que certains des plus valeureux, ne se seront pas présentés comme « volontaires » (ceci dépendant principalement de la « gamelle » associée à la mission !

    2. Il doit bien « naitre » ( et assez rapidement mourir ) au moins une « liste »( ou mouvement ) de ce type , par semaine, depuis quelques années .

      Par ailleurs , même 2845 « adhésions » , soit à peine plus que le nombre de sympathisants du club de rugby de Clo Clo qui a pourtant de la chance d’avoir autant de supporters , auront de la peine à impressionner la France .

      Si on ajoute , à la lecture commentée des billets , que les lecteurs du blog sont aussi divisés et surs d’eux même et pas des autres , que les tribus gauloises , je ne voudrais pas être celui chargé d’écrire le programme commun des visiteurs du site , même réduit au nombre sans doute moins considérable des donateurs .

      Le miracle ( et la fragilité), c’est qu’une forme de consensus semble pourtant exister pour reconnaître quelques points de justesse de la pensée du taulier , et son ouverture d’esprit ( et du blog ) pour accueillir des contributions ou commentaires de tous ordres et parfois étonnants .

      Comment « faire politique » de ces quelques points d’accord structurants , actuels et à venir ? J’ai déjà tenté de « lister » les options et donné ma préférence .

      Prudemment , je ne donne pas d’ailleurs le « package » des points d’accord structurants , par crainte des pleurnichards , atrabilaires , trolls ou autres psychopathes habituels .

  21. A propos de « Principes », JA écrit le 23 avril à 20h40

    « Ce qui me débecte avec les GJ : que les rares gens de gauche qui en sont ne se soient pas distancés par pur opportunisme médiatique (….) pour profiter à fond les ballons de la couverture, on s’assoit sur ses principes (…) »
    Mais il a écrit le même jour à 9h11
    « Ca va sans doute te défriser Hervé, mais PP et RG, j’en ai personnellement rien à carrer. Le but a toujours été d’envoyer PJ au PE, et rien d’autre »

    Afin d’éviter le confusionnisme que vous dénoncez, il serait aimable, JA, que vous nous éclairiez sur votre représentation sémantique des termes « « opportunisme » et « double discours » que vous ne cessez de pourfendre également au fil des commentaires de ce blog.

    Car on pourrait finalement se demander si PP a souhaité ne pas « s’encombrer » de PJ, ou plutôt de son factotum JA assis sur le porte bagage. Si ce devait être le cas, comme je suis persuadé que PJ n’avait rien à faire dans cette pétaudière, je pense que vous avez été utile.

    1. Toute entrée en politique est une question d’opportunisme Stéphane, à quelque niveau que ce soit. Je vous met au défi de trouver un intellectuel qui s’engage auprès d’un mouvement en en épousant tout le programme, à la virgule près.

      Les principes et valeurs mis en avant par PP ne mettaient en lumière aucune contradiction avec les principes et valeurs développés sur le blog, bien au contraire. PP était donc un véhicule approprié sur le papier.

      Quant à savoir pourquoi PP a écarté la candidature de PJ, vous êtes bien gentil de me prêter une quelconque responsabilité là-dedans, mais le fait est que je ne suis rien ni personne, et que personne dans le comité directeur de PP n’a la moindre idée de qui je suis.

      1. « Toute entrée en politique est une question d’opportunisme, à quelque niveau que ce soit »

        Pourquoi pas… mais alors pourquoi honnir en bloc les GJ qui font leur entrée en politique sur les ronds-points en agrégeant par opportunisme, mais plus encore par circonstances, les désespérances de gauche aux frustrations de droite ?

        Que médiatiquement ce soit les plus forts en gueule qui accaparent les micros – du moins dans un premier temps – ne devrait pas surprendre. Que les forts en gueule soient de la droite la plus à droite non plus.

        Au lieu de répudier l’ensemble des JG au nom d’une élitiste pureté idéologique et d’une manipulation fantasmée, ne vaudrait-il pas mieux participer à ce que leurs idées les plus nobles à s’exposent davantage au détriment des plus viles ?

      2. Au lieu de répudier l’ensemble des JG au nom d’une élitiste pureté idéologique et d’une manipulation fantasmée, ne vaudrait-il pas mieux participer à ce que leurs idées les plus nobles à s’exposent davantage au détriment des plus viles ?

        Pas de souci, qu’ils ôtent leurs machins fluos, se choisissent un autre symbole et ne renient pas par association les principes humanistes de gauche, et j’y vais.

      3. Ah si vous en faites une question d’esthétisme, il est vrai que les cortèges de manif bien rangés avec un petit pull cachemire bleu ciel sur les épaules, ça a quand même une autre gueule. Tiens, prenez la Manif pour tous : ce sont des gens qui ont du goût, eux !

        Quant à renier les principes humanistes de gauche par association, vouloir rallier une PP faisant alliance avec un PS aux ruines hantées par les fantômes Hollande-Valls-Cazeneuve, question symbole ça en impose en effet.

        Certes, la critique est aisée. Mais, comme disait Desproges : « j’essaie au moins de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas »

  22. Je résume :

    Les (bons) jauness sont des bleus.

    C’est optiquement très correct, le jaune, c’est l’absence de bleu (si si).

    Si un bleu est quelqu’un de certes inexpérimenté mais qui capte tout le bleu, celui qui l’observe n’y voit que du jaune.

    De la même façon, quand nous disons « verdir » l’économie et le reste en pensant aux plantes, ces plantes n’ont que faire du vert qu’elle n’absorbent point, elles absorbent le rouge (pic de la chlrophylle à 680 nm) et le bleu.

    Le vert, abondant, sert juste aux animaux en bas de la canopée (dont les futurs homo) à se balader tranquille.

    Cette parnthèse pour signaler l’apaisement momentané sur ce fil… le temps de la méditation.

    Pour ceux qui veulent du « fight » et suivent MP, il y a en ce moment les commentaires enflammés autour du « Crépuscule » de Branco suite à un article peu laudateur de Confavreux.
    Même effet cognitif : comme 98% des gens (dont 50% de moi) ne savent pas comment être de gauche dans un système organisé où « l’union fait la force », on les voit adhérer avec emphase à une dénonciation « aux tripes », pas loin d’un épisode de télé-réalité (« c’est truc qui avait d’abord dit à machin que bidule était un super plan ») , mais qui fait l’économie d’une vision du cadastre des « trous » dans la raquette institutionnelle qui laissent tant de place aux gens sans principe.

    1. En synthèse soustractive, le jaune absorbe le bleu et transmet le vert et le rouge; donc, solution à adopter : tous les gilets jaunes convertissent leurs gilets en vert fluo et porteront un foulard rouge, cette mesure sera potentiellement apaisante pour tous…

    2. @ Timiota, ah super : enfin quelques désaccords avec toi
      D’abord papy Seignan va raconter deux anecdotes. En 1974 tout le monde savait à Paris que G. Pompidou avait un cancer en phase terminale et j’ai donc été surpris le 2 avril 1974 à Toulouse d’apprendre sa mort et qu’il ne souffrait pas d’hémorroïdes (sic). Rebelote en 1981 ; un membre éloigné de ma famille me dit que F. Mitterrand a un cancer. Je n’y crois pas et je pense qu’il rapporte des infos colportées par ses contacts parisiens. Même en 1995, je ne le savais pas condamné et j’ai revoté pour lui. Oui tout ça relève un peu de la télé-réalité puisque dit-on les hommes importent peu…
      Pour moi j’ai appris des choses bien intéressantes dans Crépuscule et j’en remercie l’auteur. Tu as raison, il faudrait bien sûr une « vision du cadastre des trous » mais il était important de faire ce travail. Qui concerne de plus un élément clé du système oligarchique, « des gens sans principe ». Vues les attaques qu’il subit, il lui fallait un certain courage, avoir des tripes.
      En parlant de la gauche et des gens sans principe la leçon est bien rude. On ne connaîtra donc jamais le processus interne de désignation de la liste Place Publique avec ces 29 personnes décidant de faire leur petite cuisine. OK c’est habituel pour les partis de faire ce genre de magouille interne ; pour un mouvement qui proclamait son ambition de réunir la gauche, de constituer une « place publique », ce qui implique une transparence des discussions et pas seulement pour les « ploucs » locaux, c’est non seulement inacceptable mais c’est destructeur.
      Glucksmann et Nouvian portent désormais une grande responsabilité dans l’éclatement des forces de gauche. Au moins, Thomas Porcher, en cohérence avec le projet initial, a su sauver son honneur.

    3. Le génie de Juan Branco est d’avoir compris que seul le corps ici et maintenant pouvait faire barrage à la violence institutionnelle. Et quand bien même les gilets jaunes non pas besoin de lui pour le savoir, pour eux il y a exposition sous le le soleil, sous le vent, contre les balles, dans la guerre et les balles de l’invective. En somme, le corps a pigé avant toute interprétation, ça ne vous rappelle rien ?

      1. Un élément de réponse dans la bouche du Pdg de Bayer : le glyphosate est sûr, il faudrait toujours plus d’engrais chimiques pour nourrir la planète. https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/27/pr-s-d-un-an-apres-le-rachat-de-monsanto-les-actionnaires-de-bayer-votent-contre-la-direction_5455562_3244.html

        Macron : mes recettes économiques sont bonnes, je continue sur ma lancée. (y compris pour le glyphosate).

        Manipulateurs, mensongers, dangereux, ils sont.

        Les gilets jaunes manipulés par l’extrême-droite, pour certains oui, mais globalement c’est un mouvement qui s’oppose aux premiers désignés, manipulateurs, mensongers, dangereux. On peut qualifier le mouvement des gilets jaunes de séditieux, mais le terme qui convient le mieux, c’est en réalité désobéissance civile.

  23. Le blog de Paul Jorion me tient lieu d’éducation populaire. Il a pris la place de cette dernière au moment où les ateliers d’analyses de situations que nous animions avec Charlotte Herfray pour la ville de Strasbourg et dans le monde associatif n’ont pas été reconduits. C’est elle qui m’a parlé du blog, et j’y ai retrouvé le souci anthropologique qui guidait notre travail. Charlotte nous a quittés, elle nous laisse de nombreux livres et publications : dans La Psychanalyse hors les murs, elle nous fournit une vision critique – mais constructive – de la pratique du projet dans les milieux institutionnels ; dans Penser vient de l’Inconscient, elle présente une méthode de simplification du travail intellectuel née dans le maquis du Vercors, dans le but de faciliter les échanges entre intellos et ouvriers, qu’elle nous a transmise au moment où la création par la gauche des MAFPEN (Mission Académique de Formation des Personnels de l’Education Nationale) lui a permis de créer des stages d’initiation à partir desquels nous avons commencé à œuvrer, toujours dans une atmosphère de « gai savoir ». Nous avons progressivement découvert, sur une vingtaine d’années, que notre méthode était agissante : les participants aux ateliers prenaient acte des changements opérés au cœur de leur pratique. Ces dix dernières années, le fouet de l’ultra-libéralisme nous a mis en péril et a favorisé, au niveau institutionnel, le retour de la hiérarchie et de la soumission, et les membres de notre équipe se sont repliés sur leur job principal, sans céder sur leur amour du symbolique, transmis quasi clandestinement. Nous (je pense aussi à La Talvère de Pierre Davreux, au Café-Lectures de Clermont-Ferrand, aux amis canadiens etc) avons forgé notre esprit critique en l’exerçant dans nos espaces publics.
    Cette méthode m’a appris que les institutions convoquent beaucoup d’imaginaire aliénant, et que les figures d’autorité y sont déterminantes. Mercredi soir, je suis allée à une réunion de Place Publique Strasbourg, en craignant de ne plus trouver de place : nous étions une vingtaine, Jo Spiegel était là, et le thème était l’habitat. Plus tard, j’ai parlé à une référente du mouvement de ma déception à cause de l’absence de Paul Jorion de la liste des Européennes. Tout se résumait selon elle à une façon de faire cavalière : « il aurait dû venir nous parler » J’ai parlé avec ce que je savais : la rencontre avec Claire Nouvian, le blog. Et puis je lui ai dit que je regrettais que les responsables ne comprennent pas que la dimension anthropologique de Paul crée une cohésion bienvenue, une chance à saisir. De l’humilité bien tempérée, camarade. J’ai compris pourquoi on n’avait pas répondu à mon mail concernant la référence à Jorion, et que les jorionistes n’auraient pas bonne presse. Hors sujet. Basta. Et moi aussi, je voterai pour eux.
    Hier, rencontre au sommet à l’université de X, entre les grandes entreprises du numérique, les chercheurs et les institutions politiques de la région Y : les acteurs économiques veulent (de) l’argent public pour développer les robots en EHPAD et au domicile des personnes âgées dépendantes : « plus la peine de « construire des salles polyvalentes ». Pris à parti – il ne s’y attendait pas, le spécimen dit plaisanter. Nous ne perdons rien pour attendre.
    Conclusion : nos petits ateliers d’éducation populaire me manquent, mais mes forces sont bien faibles et sur écran je ne serai pas bonne à grand-chose.
    De vive voix peut-être, à Strasbourg ?

  24. Images sur parole
    Le blog de Paul Jorion me tient lieu d’éducation populaire. Il a pris la place de cette dernière au moment où les ateliers d’analyses de situations que nous animions avec Charlotte Herfray pour la ville de Strasbourg et dans le monde associatif n’ont pas été reconduits. C’est elle qui m’a parlé du blog, et j’y ai retrouvé le souci anthropologique qui guidait notre travail. Charlotte nous a quittés, elle nous laisse de nombreux livres et publications : dans La Psychanalyse hors les murs, elle nous fournit une vision critique – mais constructive – de la pratique du projet dans les milieux institutionnels ; dans Penser vient de l’Inconscient, elle présente une méthode de simplification du travail intellectuel née dans le maquis du Vercors, dans le but de faciliter les échanges entre intellos et ouvriers, qu’elle nous a transmise au moment où la création par la gauche des MAFPEN (Mission Académique de Formation des Personnels de l’Education Nationale) lui a permis de créer des stages d’initiation à partir desquels nous avons commencé à œuvrer, toujours dans une atmosphère de « gai savoir ». Nous avons progressivement découvert, sur une vingtaine d’années, que notre méthode était agissante : les participants aux ateliers prenaient acte des changements opérés au cœur de leur pratique. Ces dix dernières années, le fouet de l’ultra-libéralisme nous a mis en péril et a favorisé, au niveau institutionnel, le retour de la hiérarchie et de la soumission, et les membres de notre équipe se sont repliés sur leur job principal, sans céder sur leur amour du symbolique, transmis quasi clandestinement. Nous (je pense aussi à La Talvère de Pierre Davreux, au Café-Lectures de Clermont-Ferrand, etc) avons forgé notre esprit critique en l’exerçant dans nos espaces publics.
    Cette méthode m’a appris que les institutions convoquent beaucoup d’imaginaire aliénant, et que les figures d’autorité y sont déterminantes. Mercredi soir, je suis allée à une réunion de Place Publique Strasbourg, en craignant de ne plus trouver de place : nous étions une vingtaine, Jo Spiegel était là, et le thème était l’habitat. Plus tard, j’ai parlé à une référente du mouvement de ma déception à cause de l’absence de Paul Jorion de la liste des Européennes. Tout se résumait selon elle à une façon de faire cavalière : « il aurait dû venir nous parler » J’ai parlé avec ce que je savais : la rencontre avec Claire Nouvian, le blog. Et puis je lui ai dit que je regrettais que les responsables ne comprennent pas que la dimension anthropologique de Paul crée une cohésion bienvenue, une chance à saisir. De l’humilité bien tempérée, camarade. J’ai compris pourquoi on n’avait pas répondu à mon mail concernant la référence à Jorion, et que les jorionistes n’auraient pas bonne presse. Hors sujet. Basta. Et moi aussi, je pense voter pour eux.
    Hier, rencontre au sommet à l’université de X, entre les grandes entreprises du numérique, les chercheurs et les institutions politiques de la région Y : les acteurs économiques veulent (de) l’argent public pour développer les robots en EHPAD et au domicile des personnes âgées dépendantes : « plus la peine de « construire des salles polyvalentes ». Pris à parti – il ne s’y attendait pas, le spécimen dit plaisanter. C’est peut-être la dernière fois qu’il recule, la contestation tenait à bien peu de choses : une voix juvénile (défendant les logiciels libres) venant du fond de l’amphi et soulignant de manière claire et explicite la dimension antisociale de tout ce qui allait se dire là, le réflexe d’un applaudissement relayé par un bref mais net crépitement, la présence de quelques solitaires arrêtant mécaniquement dans la salle la propagation de la langue de bois, déjà annoncée par la sape de circonstance.
    Conclusion : nos petits ateliers d’éducation populaire me manquent, ils soutiendraient la force nécessaire pour confronter nos analyses politiques et oser recourir à cette parole dont j’ai hier encore constaté, par sa faiblesse même, le stupéfiant impact… forces dérisoires sur écran où je n’ai pas les moyens de lire grand-chose.
    De vive voix peut-être, à Strasbourg ?

  25. Qu’on dit les « Gilets Jaunes » sur la plate-forme « Le Vrai Débat » ?
    https://www.le-vrai-debat.fr/syntheses/

    …/… Analyse des propositions
    II – ce que veulent les participant.e.s au Vrai débat
    Ce premier parcours de lecture effectué par le Groupe de Travail Gilets Jaunes de Triangle
    (UMR CNRS 5206, Lyon) a été réalisé à partir des données de la plateforme du Vrai débat.
    Cet outil de démocratie participative constitue selon nous un document d’intelligence
    collective de premier ordre, qui se démarque du simple sondage d’opinion. En effet, avec plus
    d’un million de votes, plus de 25 000 propositions et 93 000 arguments, il a permis à plus de
    44 000 utilisateurs de s’exprimer librement. …/…
    …/… Nous identifions quatre grands blocs de revendication : 1) les personnes qui interviennent
    dans le Vrai Débat veulent une transformation profonde du système politique ; 2) ils
    demandent le renforcement du service public; 3) ils portent une forte demande de justice
    sociale et fiscale et 4) ils ont une vision très nette de l’urgence des questions écologiques et
    climatiques. …/…
    …/… Les propositions qui vont dans le sens du refus de l’immigration, du refus de l’Europe (frexit),
    du repli sur soi, du retour à l’ordre moral existent mais sont très minoritaires : contrairement à
    ce qui est trop souvent affirmé pour dénigrer le mouvement des Gilets jaunes, les
    participant.e.s au Vrai débat ne sont, dans leur très grande majorité, ni xénophobes, ni anti-
    européens, ni homophobes. …/…
    https://www.le-vrai-debat.fr/wp-content/uploads/2019/03/triangle_1803.pdf

    1. Rooooh les gros fachos pas bö que voilà donc, si si c’est prouvé zientifiquement par les zpécialistes des ziences zociales et les zétudes zérieuses des vrais défenseurs de la démocratie et de la société humaine. Si on vous le dit !

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