7 réflexions sur « L’égoïsme des riches »

  1. Lors des palabres sur la ‘réunification’ de la Normandie, ‘Haute’ et ‘Basse’ il y a peu, des commentateurs (économiques certainement) s’esclaffaient: « rendez-vous compte, cela ferait la ixième économie régionale du pays » !
    Ce à quoi ont répondu ironiquement certains: « vivement la réunifications de toutes les régions pour faire un pays riche » ! 😉
    Eh, vive l’indépendance de la Normandie, ça permettrait de récupérer le royaume d’Angleterre, qu’ils avaient un peu mis sur pied, Guillaume revient ! 🙂

  2. Je pense que la question est « majoritaire sur l’ensemble du pays », et très peu de pays ont si peu de régions que la Belgique, c’est l’enfance de l’art quand on forme des régions que d’anticiper qu’elles devront se coaliser pour avoir une majorité nationale sur tous les sujets d’échelon idoine.

  3. En effet, il y a qu’à voir le mec « Giret dormir chez vous », en tant que riche occidentale, humble, ouvert et paumé, à chaque fois c’est dans les pays pauvres qu’il trouve la ripaille et le couché sans trop de problèmes.
    Ah ça oui capitaine, nous avons loupé quelque chose !

  4. À la liste des riches sécessionnistes potentiels, on peut ajouter la Padanie (Italie du Nord). Il en surgira d’autres au fur et à mesure de l’augmentation des difficultés économiques.

  5. En voilà une question complexe ! Bien sûr, il est fréquent qu’une région plus riche veuille faire sécession, en estimant que la solidarité avec les régions moins riches coûtent un pognon de dingue (salauds de pauvres, dit-on). Outre la Catalogne en Espagne et la « Lombardie » en Italie, il y a de telles régions dans plusieurs pays d’Amérique du centre et du sud. Il y a même des régions qui jouissent de cette situation, telle Monaco ou le Liechtenstein par exemple, pour des raisons historiques qui n’en sont pas (les autres principautés ou royaumes ont bien dû fusionner). Même dans chaque ville, des quartiers riches s’opposent aux faubourgs et autres banlieues, et le monde urbain veut abandonner le rural à son sort… Pour l’Europe même, chaque pays se plaint de payer plus qu’il ne reçoit, que les profiteurs lèvent le doigt…
    Mais ces régions sont-elles majoritaires ? Cela n’a de sens que pour un pays de deux ou trois régions. Au delà, une région peut être la plus peuplée sans être majoritaire.
    Et tout territoire régional est aussi un accident historique. « Bruxelles est incontestablement dans le Brabant flamand », dit Jorion. Non, statutairement, Bruxelles est une région autonome, tandis que le Brabant flamand est une province de la Région Flamande. Ceci résulte d’une scission en trois territoires de la province de Brabant qui était belge (et bilingue). Quant au Brabant historique, son territoire comprenait une partie de la Hollande. Ce découpage est le résultat d’un compromis, plusieurs communes à dominante francophone réclamant ensuite leur non-séparation de Bruxelles et se disent minorité opprimée en Région Flamande (ce que soutient le Conseil de l’Europe).
    C’est par un artifice que la Région flamande a implanté sa capitale à Bruxelles : en fusionnant la Région flamande avec la « Communauté flamande » qui est en Belgique une structure gérant les politiques de la personne (santé, enseignement) et de la culture (linguistique) sur une portion d’un ou de deux territoires de région. Ainsi la « Communauté française gère les personnes de la Région de Bruxelles, des communes associées à dominante francophone, et de la Wallonie en partie (car une partie est gérée par une Communauté germanophone).
    Tout cela est nécessaire pour expliquer que la Région flamande a sa capitale dans son territoire « communautaire » plutôt que régional.
    Il serait bien difficile de trouver un tel artifice possible dans un autre Etat. En fait le territoire « belge » a toujours été bi-lingistique (avec trois patois), avec une domination économique de classes parlant le français jadis, le « néerlandais normatif » aujourd’hui. Et une domination culturelle du français au XIXe-XXe, qui a amené un désir d’autonomie de la classe flamande dominant économiquement et imposant aux élites fransquillonnes de parler le neerlandais qu’elles n’ignoraient pas mais méprisaient jusque vers1960. C’est une situation très complexe, qui n’a pas de solution simple… On l’a rapprochée de la Yougoslavie, qui a connu la solution que vous savez…
    Toute question qui s’affirme « simple » est souvent retorse !

  6. « Les riches n’ont pas de pays, ils n’ont que des intérêts » ! Mais il faut aussi savoir de qui on parle, parce sont nombreux ceux de la classe moyenne qui vont ailleurs pour ne pas assumer leur devoirs chez eux après avoir profité des droits qui leur étaient offerts. Si l richesse a assez peu ruisselé, l’égoïsme lui, ruisselle parfaitement !

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