À propos de Quand la gauche essayait encore de François Morin

Ouvert aux commentaires. François Morin, qui fut conseiller au cabinet de Jean Le Garrec dans le gouvernement Pierre Mauroy de…

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9 réflexions sur « À propos de Quand la gauche essayait encore de François Morin »

  1. J’ai surtout l’impression que cette fois ci le monde ( entier ) ne sen tirera pas avec un simple plan Marshall , qui n’était qu’européen et d’un montant généralement estimé à environ 200 milliards de nos euros actuels , et que la réponse mondiale devra être beaucoup plus énorme et imaginative en tous domaines ;

    Je persiste à ne pas prendre au sérieux que ,dans ce contexte gigantesque , une application des solutions Jorion à la seule France , même si elle annexe la Belgique, ait une chance de se faire universelle ( condition de son succès sur la durée supérieure à un an ) .

  2. Depuis que nous avons le chauffage, l’eau chaude, le papier toilette triple couches et le supermarché au bout de nos doigts pour aménager notre nid de sédentaire malheureux, les génies économiques de l’immatériel et du service nous inventent des destinations avec des règles et des conditions qui miment nos habitats passés d’individu ayant l’obligation de bouger pour garantir sa survie.
    Allons-nous tous (les élus, pas vous) terminer comme cet hommehomme, payé pour flâner sur une île déserte du Pacifique.
    Public, privé, jeux virtuels/réels de guerre, de casino, touriste à l’autre bout du monde à la récolte de photo souvenir, employé, ouvrier, patient à l’hôpital, autant de compartiment du monde avec ses règles, ses codes et des caméras partout.
    C’est quoi cette dichotomie Public/Privé ?

    1. Cette dichotomie Public/Privé était sympa quand il fallait que les routes et les trains qui amenaient les travailleurs à l’usine fussent payés en commun (donc l’Etat) , car les mêmes routes amenaient aussi les patrons etencore aussi la logistique de tout ce qui entre et sort de l’usine.

      Les ouvriers durent arracher le reste (que Bismarck puis le monde de 1945 leur accorda pour faire bref sur la sécu, « La Sociale »).

      Tous les bricolos du moment (les PPP etc.) sont des tentatives de dire « maintenant qu’on a beaucoup de routes, il faut distinguer, l’A14 payante pour les riches cadres qui vont à La Défense et autres zones bureautiques du coin, le RER A bondé pour les autres. »

      On cherche donc un 3ème modèle. Quelles sont nos nouvelles routes ? Celles qui passent par certains serveurs (GAFAM) . Alors il faut refaire au niveau mondial la mise en commun des « routes informationnelles » qu’on avait eue pour les routes ordinaires.

    2. Dichotomie Public/Privé : on en a rêvé, avec Jean-Jacques, et c’est ce qui a fait entrer l’Universel dans la danse de la modernité aux côtés de la sacralisation de la propriété privée. Mais la maigreur conceptuelle de la « dichotomie » n’a pas réussi à organiser la complexité montante :
      Le « Privé » est issu de l’individu et de ses droits fondamentaux mais est-ce un bon concept pour décrire une firme multinationnale?
      Le « Public » est issu de l’universel « bien commun », qui doit s’imposer aux intérêts privés, mais le mot ne contient pas sa limite : s’agit-il du simple « commun », d’une administration, d’une nation, d’un Etat, de Gaïa? Sans limite, pas d’opérabilité.

    3. Merci à vous deux.
      La route, le flux, la source et la destination, ou encore le dedans et le dehors. Deux visions dual que les Chinois utilisent depuis plusieurs millénaires sous la forme d’une harmonie entre le ciel et Terre. Pour ma part, j’utilise les notions de bottom-up et top-down, un vocabulaire qui situe mon point de départ.
      @timiota, la complexité des circuits intégrés en électronique, comme celle des avions (bourrés d’électronique) dans le transport n’est pas une excuse pour justifier des défaillances. La circulation bidirectionnelle de la connaissance/savoir autour de ces objets démontre jour après jour leur pertinence et leur puissance.

  3. je cite un extrait car je fais sans doute partie de ceux qui n’ont pas compris le mécanisme de création monétaire aux termes du post:

    « Il décrit en effet l’opération comptable permettant d’établir une ligne de crédit pour un emprunteur et imagine que ce jeu d’écritures « crée » véritablement de l’argent ! Non : une fois que le bénéficiaire de la ligne de crédit tirera effectivement de l’argent sur son compte, la banque devra, véritablement, trouver de l’argent quelque part pour alimenter la ligne et lui prêter l’argent auquel elle ouvre droit. »

    Je croyais naïvement que les banques de second rang pouvaient créer de la monnaie conformément aux informations disponibles sur internet(un exemple pris sur un site parmi d’autres):

    « Les banques commerciales représentent 90 % de la création monétaire. Dès qu’un agent économique souscrit un crédit bancaire, il y a création monétaire : pour trouver l’argent qu’il prête à son client, le banquier à 2 solutions :

    puiser dans les dépôts sans emplois de la clientèle. Avec cette solution, il n’y a pas de création monétaire puisque les fonds sont simplement transférés d’un agent économique à l’autre ;

    créer de la monnaie. Par un simple jeu d’écritures, les banques créent de la monnaie sans détenir la totalité de la ressource équivalente. C’est ce processus qui est à l’origine de la création monétaire. »

    J’ai bien compris que cette monnaie créée est détruite après remboursement du crédit correspondant, et que dans un système à l’équilibre (le notre ne l’est plus depuis longtemps) la masse monétaire devrait donc croître au rythme de l’accroissement des biens et des services…

    J’ai d’ailleurs entendu dire que M Trump venait de lever tous les freins à la création monétaire en supprimant ce qui restait des contraintes « bilancièlles  » et « prudentielles »….

    Pouvez vous éclairer ma lanterne parce que le terme employé par l’auteur « trouver quelque part » parait contradictoire avec les notions exposées SUPRA….?

    1. Thierry, je vous invite à taper « création monétaire » dans l’onglet de recherche du blog, vous y trouverez les réponses à toutes vos questions, puisque ce sujet a fait l’objet de plus de 15.000 pages de billets et commentaires.

      Si vous préférez le papier, je vous encourage à faire l’acquisition du livre de votre hôte « L’argent, mode d’emploi », qui synthétise la réflexion sur le sujet mené sur ce blog.

  4. Sur « S’en prendre à la propriété privée qui ne devrait être qu’un dernier recours », etc… : qu’en est il alors de la taxation du patrimoine, chère à Piketty ? Si le capitalisme a une tendance invincible à la concentration (par rachat des faibles par les forts), comment y mettre une limite ?
    Je vois bien qu’il faut conserver au charbonnier le droit d’être maître chez soi, et protéger le domicile (on y est même pas avec les locataires et les expulsions — c’est toute la question du logement) et que certains patrimoines immobiliers ont a être protégés comme témoins de l’histoire (classement comme monument). Mais comment y mettre des limites ? Certains investissent dans les propriétés comme épargne de « sécurité sociale » (agriculteurs, artisans) qui pourrait être assurée autrement (et les interventions immobilières des fonds de pension sont une dérive caricaturale de cette démarche), d’autres n’ont plus de limite (rentiers de loyers, marchands de sommeil). Sauf erreur, l’Etat algérien indépendant a choisi de nationaliser le logement, après que les biens des français aient été « transmis » ou « repris » dans des conditions floues, et a dû essayer une répartition juste tout en tenant plus ou moins compte des situations acquises, mais sans « capitalisation » par quelques-uns.
    Plus généralement, si on doit encourager et rémunérer l’esprit d’entreprise et la prise du risque (ce que bride le communisme primaire — et c’est intéressant voir cet encouragement progressivement découvert à Cuba par exemple), ne peut-on pas s’opposer à la transmission de cette rénumération et cette récompense transmise aux héritiers comme capital ? Y mettre une limite ne serait-il pas une forme de nationalisation ? Et n’est ce pas à souhaiter ? Dans quelle mesure ? Il me semble que là est le noeud, entre l’enrichissement inégalitaire scandaleux d’aujourd’hui et une égalisation par la nationalisation qui peut brider toute initiative, nous priver de « liberté ».

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