29 réflexions sur « Covid-19 : quelques nouveaux chiffres à méditer »

  1. pour l’anomalie en question, voir cet article de the economist et l’analyse de la surmortalité dans différents pays (et plus particulièrement le tableau « Excess mortality since region/country’s first 50 covid deaths »:

    https://www.economist.com/graphic-detail/2020/04/16/tracking-covid-19-excess-deaths-across-countries

    ce tableau a été utilisé lors de la conférence de presse de ce 15/05 par le centre de crise belge pour illustrer les différences entre pays sur la manière d’envisager le comptage.

    1. C’est surtout l’annexe (video du bas) qui m’a paru instructive. ( et moins bavarde, avec ce ton monocorde).

    2. Belle synthèse de sources.
      Et , dans le corps , ceci :  » Peut-on affirmer scientifiquement que le confinement a préservé des vies ? Peut-on montrer que d’autres politiques publiques, moins liberticides, eussent été préférables ? »
      Sans doute mieux alors de déplacer ici (au lieu du fil suivant A.T. ) ce lien d’hier :
      https://www.mediterranee-infection.com/efficacite-du-confinement-et-etude-de-prevalence-serologique-en-espagne/
      Toujours utile d’en lire un max. .

      1. @François Corre 20h27
        Pour être franc… je n’en sais rien.
        A priori très difficile de comparer sur un critère de ce type un pays (structure mentale/ethnique/sociologique&pyramide d’âges/familiale/géographique…etc) et un autre. Je m’en garderai donc.
        Il me semble quand même que ce confinement , s’il n’y en a qu’un , aura pour le moins fait leçon/avertissement indispensable si on part de l’hypothèse que l’avenir climatique et les déplacements consécutifs potentiellement massifs de populations de physiologie différente ne manqueront pas de déclencher d’autres phénomènes du même type.
        Nous connaissons maintenant en détail les « failles » béantes de notre système de fonctionnement communautaire.

      2. Le confinement a préservé des vies dès lors qu’il y avait une pénurie de masques… qui peut le nier…
        Les politiques publiques non liberticides, on les connaît, des masques pour tous, les tests de masse et l’isolement des contaminés…

  2. Le nombre de morts a l’air de ralentir et le nombre de contaminés continue sa progression. Le virus, s’adapterait-il à l’humain ? C’est une question de vie ou de mort.

    1. Peut-être fait on plus de tests ?
      C’est encourageant car 15 % de taux de morts c’est beaucoup plus que des estimations autour du 1% (le 0,5 % de Pasteur étant peut-être à revoir comme son 6% passé à 4,4 % ?)

  3. Quel est l’intérêt de comparer à la cantonade des chiffres complètements différents sans aucune normalisation (géographies, pyramide des âges, comorbidites, densité de population, dynamiques sociales, critères de tests, etat du système de santé) ???

  4. Les mortalités calculées par rapport au nombre de cas testés, c’est probablement l’indicateur le moins pertinent. Numérateur /denominateur.

    – comment compte t on les morts
    – comment teste t on? Cela depend de la capacité totale quotidienne et de la selection dans l’accès au test. Que veut dire le nombre de cas testés de plus dans une maladie ou le test présente une mauvaise sensibilité et ou une proportion certaine des cas est peu où pas symptomatique. Pas grand chose à part pour le suivi épidemiologique du pays.

    La belgique est exactement touchée comme la france (nouvelles hospitalisations quotidiennes quasi identiques par habitants), compte exhaustivement les décès, et teste peu et de manière ciblée les symptomatiques. Chaque pays sa sauce sur cet indicateur.

  5. Autres chiffre à méditer :
    – salaire d’un interne en médecine, bac +8, pour 50h semaine 1650€

    – Le décret est paru : 500 euros pour tous les membres du personnel hospitalier et 1.500 pour ceux ayant travaillé dans les 40 départements les plus touchés par l’épidémie.

    1. Coucou,

      Comme dirait Mr juanessy, « va comprendre charles ! ».

      Pour connaitre le salaire net d’un fonctionnaire, tu peux toujours pédaler ! et Je sais de quoi je parle, ma femme est fonctionnaire !.

      Bonne journée

      Stéphane

  6. 0,04 % de mortalité (alors que l’épidémie est en cours) pour 4,4% de la population touchée…

    Si on garde les mêmes proportions, et en partant du principe que 100% de la population sera touchée, cela ferait un taux de mortalité à 0,9%, soit 90 à 100 fois une grippe. Bagatelle !

    Et 0,9% de 67.000.000 = 603.000 morts.

    Qui a dit que le confinement ne servait à rien ?

    1. En encore, ne sont pas comptés les 9.000 morts chez eux, estimés par les médecins généralistes.

      Ce qui ferait un taux de mortalité actuel à 0,054 %, soit pour 100 % de contaminés : 1,18 % (790.600 morts).

      1. @François M
        À propos des ESMS et des décès à domicile, réponse de SPF il y a quelques jours:

        – « Les décès enregistrés dans les Ehpad et ESMS, le sont parmi des cas confirmés et probables ».
        – « Il n’existe pas de système de surveillance exhaustif des décès de COVID-19 survenus à domicile.
        Les décès à domicile ne sont pas intégrés dans le décompte des décès par SPF ou DGS ».
        – « Nous n’avons pas connaissance de la méthodologie de l’enquête réalisée par mgfrance,
        nous ne pouvons donc pas discuter de la validité de leur chiffres ».

      2. Soit semble-t-il un ordre de grandeur des décès comparable à une annuité de naissance.
        C’est donc comme si l’on supprimait une année de démographie.
        Ou que l’on appliquait une mortalité annuelle (les chiffres sont un peu différents) d’un coup, ce qui représente mieux l’incidence en fonction de l’age.
        Peut-on rapprocher le taux de mortalité annuel (hors accident) en fonction de l’age et le taux de létalité du virus ?

    2. L’étude espagnole citée par Otromeros, effectuée sur 60 000 personnes, devrait nous inciter à la prudence dans nos interprétation des données qui nous sont accessibles aujourd’hui.

  7. Vous pensez quoi de ce papier « Targets of T cell responses to SARS-CoV-2 coronavirus in humans with COVID-19 disease and unexposed individuals  »
    https://www.cell.com/cell/pdf/S0092-8674(20)30610-3.pdf ? Je suis pas du tout expert du domaine, je crois comprendre que 40 à 60 % des individus non exposés sont déjà immunisés contre le COVID-19 par des anti-corps développés lors d’épisodes de rhumes dû à un coronavirus.

    1. Apparemment ça n’a pas convaincu , depuis le 20 avril , les autorités sanitaires en vraie responsabilité .

  8. Coucou,

    Les seuls chiffres fiables sont les décés. Pour les autres, ben il faudra attendre l’année prochaine, ou plus tard.

    En ce qui concerne la différence de décés entre l’allemagne et la france durant les premières semaines de la maladie, je m’interroge. Je m’interrroge avec mon expérience personnelle:

    J’ai eu 9 jours de fiévre entre 38 et 39 trés fatigué, je suis allé à l’hopital ; un scanner a revelé que j’avais une pneumonie du au covid. Le lendemain, comme je respirait normalement malgré la pneumonie, on m’a dit retournez chez vous, prenez du doliprane.
    Après une nuit sans dormir à 40 de fièvre, je retoune à l’hopital en ambulance cette fois car trés fatigué, et la , les mêmes medecins, après un deuxième scanner qui confirme le premier, me gardent et me soignent avec 2 antibiotiques.
    Entretemps, mon taux d’oxygene approchait les 90% et ma température 40.

    Ils m’ont soigné. Ils m’ont guéri.

    Si je n’avais pas insisté, rappeler le 15, je crois que quelques jours après mon cas aurait été trés compliqué carj’ai fait une hépatite.

    Les antibiotiques, quand c’est un virus, c’est pas automatique, mais çà peut sauver quand même.

    Alors je ne veux pas généraliser à partir de mon cas, mais çà m’interroge quelque part. Manque de place, mauvais diagnostique, mauvaise thérapeutique dans un premier temps, suivant peut-être des consignes nationales. C’est tout cela qu’il faudra éclaicir quand la « fièvre » sera retombée !

    Bonne soirée

    Stéphane

    1. Je me réjouis bien sur de ne pas vous compter parmi les morts , mais je n’ai pas compris , au travers de votre « cas », ce qui expliquerait la différence du nombre de décès entre Allemagne et France .

      Vous pensez que les urgentistes français ont été ( et seront) plus « légers » que les urgentistes allemands ?

      1. @baloo va sans doute répondre…mais probablement lui poser la question du moment du test.. (en espérant qu’il ait eu lieu..!!..)
        De l’autre côté de la frontière on a testé « sans contrainte » même administrative..du genre si pas les conditions (a) ou (b) …pas de test autorisé..donc eût fallu que les médecins (ou autre exécutant successeur dans le « processus » AVEUGLE..) « bravent » le règlement…
        sauf si finalement « no test en stock »..
        (à mon avis… j’espère malgré tout me tromper..)
        Merci à @baloo himself de compléter ou corriger..

      2. Bonsoir,

        Je ne le pense pas, mais cet écart est pour le moment inexpliqué. Je n’ai pas lu d’explication plausible. Mais, comme pour les chiffres, il est beaucoup trop tôt pour conclure quoi que ce soit.

        Bonne soirée

        Stéphaen

      3. Bonsoir, @otromeros,

        J’ai été testé, mais le test s’est avéré négatif !

        J’ai eu le covid, mais ce sont le scanner et l’auscultation qui l’ont prouvé. Testé trop tard ou test mal fait ? (pourtant, çà nettoie les narines en profondeur !)

    2. Bonjour Stephane

      vous avez vécu un moment que personne ne souhaite vivre.

      Néanmoins par rapport à votre témoignage et vos questions concernant les antibiotiques et les virus, vu la cacophonie actuelle en tant que médecin je me permets 2 remarques:
      – vous avez reçu des antibiotiques et avez guéri d’une infection virale. Ce sont deux choses qui n’ont pas un rapport de causalité directe.
      Devant tout tableau de pneumonie virale grave on met sous antibiotiques pour prévenir une surinfections bactérienne compliquant encore le tableau, encore plus si le patient doit être intubé ou est suceptible de l’être, c’est utile vraiment dans cette optique.
      – je ne sais pas si c’est votre propos, mais penser que un des deux antibiotiques (l’azithromycine supposement) a une activité antivirale propre, est à ce jour une hypothèse libre qui n’a trouvé à ce jour aucune démonstration.
      – guérir avec des mesures supportives (oxygenotherapie, paracetamol, hydratation, et prophylaxie de surinfection par antibiotique) était peut être et probablement et heureusement le décours de votre covid grave nécessitant une hospitalisation lorsque l’état se dégrade.
      L’hospitalisation aurait peut être effectivement pu intervenir plus tôt. Il est aussi possible que les critères d’hospitalisation à tableau identique ont évolué avec le retour d’expérience semaine après semaine. De même à un instant t les conditions de saturation locale ou l’anticipation de cette saturation dans la phase ascendante on pu retarder une décision d’admission malgré votre scan. L’appréciation de la gravité n’est pas forcement corrélée à la présence de lésions pulmonaires et à leur taille, d’un côté on en retrouve très précocement et quasi systématiquement, de l’autre côté les critère d’aggravation de l’état sont difficiles à cerner hors simple surveillance clinique. C’est une maladie vraiment hors du commun. Enfin il y a le facteur humain

      Je peux aussi vous dire ceci: en Allemagne mon meilleur ami d’enfance a un collègue de boulot qui a perdu sa mère d’une pneumonie à domicile, c’est sans doute un covid mais non testée elle ne sera pas comptée selon leur normes. Ma compagne est russe, tout le monde est en train d’y faire des « gastroenterites » ou des « pneumonies » à l’hôpital, ils ne seront jamais testé et surtout pas déclarés comme covid si décèdent, c’est à une autre échelle de déni bien sur. Oubliez les chiffres de mortalité actuelle à part peut être ceux de la Belgique. On étudiera la surmortalité pour faire les comptes et décerner le médailles plus tard. De même le nombre apparent de gens testés positivement n’a aucun sens en valeur absolue pure. Ce qui est vrai pour l’Allemagne c’est que c’est une population ou les contacts physiques sociaux sont moins traditionnel et qui a pu tester massivement et tôt, isolant ainsi 70% des contaminés testés et contrariant fort la propagation de manière efficace. Il ont dans leur nombre de cas testés+ une bonne proportion de leur population touchée. La France c’est l’inverse. Il ne serait pas étonnant de retrouver une pénétration sérologique bien inférieure de la population en Allemagne qu’en France (à condition d’avoir un protocole d’échantillonage de la population representative identique..) . on calculera alors la léthalité réelle et l’on verra si cette valeur absolue n’est pas simplement le reflet d’une pénétration moindre dans la population.
      Imaginez qu’ils comptent 2x moins bien les morts et que le virus ait touché 2x moins de population , cela donne un nombre de morts apparents en valeur absolue 4x moindre.

      On est au tout début de la compréhension de ce qui nous arrive.
      Bon rétablissement!

      1. Bonjour,

        Non, ce n’est pas le traitement de marseille. Il s’agissait de 2 antibiotiques courament utilisées pour les pneumonies, ou plutôt contre. Ma température à trés rapidement baissée

        Oui, je suis d’accord avec vous, gardons nous de conclusions hatives, moi le premier. La médecine n’est pas vraiment une science.
        J’avais d’ailleurs lu avant l’évenement covid, une étude sérieuse américaine sur l’effet placébo. Pas rationnel, mais réel et pas négligeable du tout.

        Bonne soirée

        STéphane

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