21 réflexions sur « Vidéo – John Bolton a le sens de l’État »

  1. Prenez n’importe quel fou dangereux pour ses contemporains et mettez vous honnêtement à sa place, bien entendu que sa vision du monde sera cohérente. D’ailleurs ce sujet a parfois été abordé dans la littérature et le cinéma (Shutter Island). N’empêche qu’il restera un fou dangereux. Je suis donc d’accord avec vous, Bolton est un bon serviteur de l’état américain, mais de son point de vue à lui. Toujours pas du mien, désolé. S’il avait été président, ça aurait coûté des milliers de jeunes américains morts en plus dans des guerres sans fin et sans raison, et ça pour moi c’est le contraire d’un bon serviteur de l’état.

    1. En mettant « Désolé » vous laissez entendre que vous n’êtes pas d’accord avec moi… alors que vous approuvez par ailleurs entièrement ce que j’ai dit… Vous êtes le genre d’adversaire que j’apprécie tout particulièrement 😉

      1. Désolé car de mon point de vue Bolton n’a pas le sens de l’état, et c’est tout même le contraire du titre de votre vidéo. Alors certes, nous sommes assez en accord, mais jamais je n’aurais osé titrer « Bolton a le sens de l’état » !

      2. Je partage aussi l’idée que ce qui fait un homme d’Etat ( voire une qualité première d’un homme ou d’une femme tout court ) , au delà de ses convictions et de ses erreurs , c’est la Responsabilité (  » assumer vraiment les impacts de ses actes et en subir vraiment la sanction « ) .

        De ce point de vue De Gaulle dont beaucoup ne s’accommodait plus de sa personnification devenue outrancière du pays pour les temps nouveaux , a vraiment , selon moi , signé définitivement sa stature d’homme d’Etat authentique ,quand. il a démissionné sans délai et avec une annonce minimaliste , après le referendum de 1969 .

  2. @arnould, un anarchiste vous rétorquerait que précisément pour ce que vous reprochez à Bolton, sa vision martiale et impérialiste du monde, « Bolton a le sens de l’état » 🙂

    1. C’est bien pour ça que je rabâche assez souvent que le seul truc par lequel on peut concilier les anarchistes et les philosophes , le corps ( optimiste ) et la raison ( pessimiste ) , c’est la Responsabilité .

      Car c’est elle qui peut faire le dessin et le dessein d’un bien commun , à défaut de l’appeler « état » ( avec ou sans Homme ou Femme d’Etat) , lucide sur le tragique de la vie et de l’histoire ( cf. Raymond Aron ) , qu’un virus vient de nous rappeler pour nous remettre la tête à l’endroit , et nous dire  » connais toi toi même  » .

      1. Pour l’heure ne croyez-vous pas que le virus , en dehors des vertus qu’il peut provoquer, a pour effet à l’échelle du collectif de mettre les têtes à l’envers ? (le virus là, a bon dos).

      2. Je ne sais pas si effectivement la tête en ressortira à l’endroit ou à l’envers , mais au moins elle se posera des questions qui la confronte au réel et pas à une illusion confortable d’optimisme béat marchand ou technologique . Et ( re) découvrira , car c’est l’issue , la nécessité et le plaisir de la coopération pour traverser la tragédie humaine .

  3. Je trouve de mon côté, que l’argument qui consiste à dire :

    « Je n’ai pas témoigné, parce que cela n’aurait rien changé au cours des choses…. »

    Est quand même un peu facile. C’est globalement ce que chaque républicain a pensé lors du vote, à part Romney.

    « Je ne vote pas contre, parce que ça ne changera rien. »

    Voilà des personnes qui savent qu’ils ont affaire à un fou dangereux, mais qui attendent, pour le faire couler, le moment où ça ne leur coutera rien ( et surtout pas de courage)

    Cette peur individuelle généralisée est presque plus flippante que Trump.

    1. Argument très recevable .

      Mais on peut , si on est optimiste , penser qu’ils ont la certitude que le fou tombera tout seul et que ( c’est souvent une bonne méthode quand on a la conduite d’un groupe ) ça ne vaut pas le coup de s’exciter et d’accroitre la folie ambiante .

      Ce qui donnerait in fine son prix à l’attitude du procureur Robert Mueller qui lui aussi , agissant en homme d’Etat , avait laissé sa chance à l’unité de la nation , et mis le temps avec lui .

    2. @Jeanson Thomas
      Entièrement d’accord parce que ce cinglé de Trump a quand même la possibilité d’appuyer sur le bouton du nucléaire, de faire du dégât au Vénézuéla et ailleurs…
      S’il est si dangereux, Bolton, même en détestant les démocrates, pouvait participer à l’empêcher de nuire à l’Amérique et au reste du monde.

      1. Il n’y a pas de » bouton nucléaire » , mais des codes , des valises , et deux ou trois circuits de validation autonomes .

        Et dans l’histoire , depuis une quarantaine d’années , il y a des anecdotes de pertes ou d’oublis de cartes-codes par les présidents respectifs des pays nucléaires , pas piquées des hannetons , au delà de la bassesse du front de Trump .

  4. Oui, et ¨le sens de l’état de cet état¨ se résume bien dans le suivant exemple:

    quote
    Toujours en 2002, Bolton se serait rendu en Europe pour exiger la démission du Brésilien José Bustani, chef de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), et aurait orchestré son retrait lors d’une session spéciale de l’organisation[61]. Bustani a été considéré comme un obstacle à la création d’un dossier pour l’invasion de l’Irak[62]. Le plus haut tribunal administratif des Nations Unies a par la suite condamné cette action comme une « violation inacceptable » des principes protégeant les fonctionnaires internationaux. Bustani avait été réélu à l’unanimité pour un mandat de quatre ans – avec un fort soutien des États-Unis – en mai 2000, et en 2001, il a été félicité pour son leadership par Colin Powell[63]. Selon Bustani, John Bolton a exigé qu’il se retire dans les 24 heures, ajoutant : « Nous savons où sont vos enfants »[64].
    unquote

    source: https://en.wikipedia.org/wiki/John_Bolton

    Note [64]: https://theintercept.com/2018/03/29/john-bolton-trump-bush-bustani-kids-opcw/

  5. Bolton a certainement plus le sens de l’Etat que Trump. Ce qui n’est pas bien difficile.
    A-t-il pensé, en étant son conseiller, instiller dans les décisions de son chef un peu du sens de l’Etat qui lui manquait ? On peut l’imaginer…
    Le conseiller puis le trahir relève-t-il du sens de l’Etat ?

      1. Il a démissionné, donc est justifié à expliquer pourquoi, et au passage justifié à trahir, pour le bon motif donc. Si je comprends bien. Et à condition d’admettre que la fin justifie les moyens.
        Je comprends aussi que Bolton échappe de justesse à la qualification d’extrême-droite, protégé qu’il est de cette qualification honteuse par la merveilleuse aubaine qu’est son témoignage anti-Trump.

      2. Je n’ai que faire du label « extrême-droite », c’est vous qui en usez et abusez, simple synonyme au fond à vos yeux de « salaud ».

        Un souverainiste par exemple, qu’il soit de droite ou de gauche, est pour vous un salaud, ce qu’il dit ne mérite aucune considération. Quelqu’un qui revanche a le sens de l’Etat, fut-il extrêmement à droite, n’est pas un salaud et mérite d’être entendu. La distinction était indispensable pour pouvoir se délecter des propos anti-Trump de Bolton.

        Les USA, roi du monde, sombrent dans la folie. Que l’ex-conseiller du Président écrive ainsi un livre à charge contre le Président est un symptôme de cette folie, pas un remède contre elle.

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