Trump : Où l’on parle enfin de kompromat

Je viens de parler dans ma vidéo du rapport de la Commission bipartite du Sénat américain sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016 et j’ai relevé qu’on y parle pour la première fois d’espionnage.

Cette commission s’est aussi beaucoup intéressée à l’équipement de surveillance de l’hôtel Ritz où Trump est descendu à Moscou, à la présence permanente d'(au moins) un agent du contrespionnage dans cet hôtel, ainsi qu’à la présence de prostituées dans cet hôtel avec la bénédiction du contrespionnage. Le rapport répertorie aussi les rencontres féminines du président américain lors de ses différents séjours dans la capitale (1987, 1996, 2013), l’agrémentant de photos (que nous ne voyons que censurées), « dont les charmes n’avaient rien à envier à ceux de Claudia Schiffer et Tina Turner qui se trouvaient dans le même hôtel » (p. 651).

Le rapport mentionne aussi le fait que durant le séjour au cours duquel le rapport Steele affirme que Trump a été compromis, ses frasques sexuelles ayant été enregistrées, deux jeunes « splendides » personnes l’ont curieusement accompagné lors du rendez-vous d’affaires qu’il eut dans la matinée avec le maire de Moscou ; il est précisé qu’elles avaient peut-être passé la nuit avec lui : « And the culmination of the story was that [Trump] had a meeting in the Moscow mayor’s office and he showed up with two beautiful young women on his arm, and people thought that was kind of strange. The implication of his story was that [Trump] had spent the night with these two women » (pp. 654 et 655).

La question de la réalité ou non des frasques n’est pas explicitement évoquée dans le rapport, du fait peut-être que la partie qui s’y rapporte est censurée : un passage intitulé « Threat Posed by Russian Intelligence Services’ Collection of Kompromat », « La menace que constitue la collecte de kompromat par les services de renseignement russe », est en effet entièrement caviardé.

Quoi qu’il en soit, que le rapport du Sénat évoque explicitement ou non la nuit riche en événements que décrit le rapport Steele (uriner [dans un esprit festif] dans le lit qu’avait occupé Obama lors de son séjour à Moscou), il laisse en tout cas entendre que le Sénat, Républicains et Démocrates confondus, n’ignore rien, photos à l’appui, de ce qui a pu se passer entre Donald Trump et différentes partenaires lors de ses trois voyages à Moscou.

Au cours de l’enquête menée par la commission Mueller, j’avais rapporté plusieurs fuites relatives à la compromission du fils Donald Jr. et du gendre Jared Kushner, vis-à-vis d’agents du gouvernement russe (dont il est à nouveau question dans le rapport du Sénat diffusé hier), suggérant qu’il s’agissait d’un appel du pied à l’intention du Président pour qu’il démissionne avant que l’on n’inculpe certains de ses proches. Trump avait pu alors modifier la donne en mettant, en la personne de William Barr, un homme à lui à la tête du ministère de la Justice.

J’ai le sentiment que l’on a affaire avec ce rapport bipartite, à un nouvel appel du pied en vue d’une démission présidentielle, en provenance, de manière plus menaçante cette fois, d’une commission présidée par… un Républicain.

P.S. Quand on lit ce rapport on se rend compte qu’il y a tellement d’argent à se faire en étant simplement le prête-nom pour du recyclage d’argent sale ici ou là qu’on se demande pourquoi il y a des gens qui s’évertuent encore à travailler en usine 😀 .

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35 réflexions sur « Trump : Où l’on parle enfin de kompromat »

    1. Il suffirait de faire « mou » dans la campagne présidentielle, foutu pour foutu, mais de limiter la casse dans les chambres législatives…

  1. M Jorion, je comprends votre idée d’une suggestion à démissionner, mais qu’y gagnerait Trump? Et ce monsieur est il capable de démissionner?
    Alors que sa réélection le mettrait à l’abri, durant 4 ans, de poursuites judiciaires. Par ailleurs sa conduite depuis 4 années ne montre pas, sauf erreur de ma part, une aptitude à admettre qu’il doive reculer.

    1. Sauf qu’on peut lui promettre – et c’est de l’intérêt de tout le monde (le moins de vagues possibles) – qu’on ne l’emmerdera pas par la suite. Tandis qu’il peut perdre l’élection – malgré son sabotage de la Poste (son gars à lui vient de dire qu’on ne réduira pas le service d’ici l’élection). Le fait que Trump engueule Barr, pourtant son toutou, montre qu’il pourrait être sensible à différents types d’arguments : n’oubliez pas Melania (dont sa biographe s’apprête à révéler qu’elle n’a jamais été chaude pour toute cette aventure considérant que son cher et tendre n’avait pas le QI requis) – et Ivanka (dont Steele a spécifié à l’avance [sa déposition devant le FBI] qu’elle n’était pour rien dans toutes ces magouilles).

      1. Si j’étais le Kremlin je ne dirais en effet rien d’autre ! 966 pages, c’est quand même beaucoup, même pour un roman de gare. Évidemment, ça vous permet de meubler le temps du trajet entre Paris et … Vladivostok !

      2. L’égo de Trump est bien trop démesuré pour accepter un tel « deal »…

        Il ira jusqu’au bout, et fera tout pour provoquer une guerre civile s’il perd l’élection.

        C’est ce que ses discours sur le vote par la poste veulent amener!

        Que ses plus fidèles suiveurs s’opposent au résultats de l’élection s’il perd.

  2. Le parti démocrate réunit sa convention juste avant le parti républicain / Présidentielle US : Donald Trump peut-il encore gagner ?
    La convention d’investiture du parti démocrate s’est ouverte lundi 17 août. Jeudi, Joe Biden donnera une allocution publique depuis Wilmington, sa ville de cœur située dans le Delaware, pour mobiliser ses électeurs. À quelques mois des présidentielles américaines, l’issue du vote reste encore incertaine tant la crise du coronavirus a changé la donne et discrédité l’actuel président des États-Unis, Donald Trump. Face à lui, l’élu démocrate s’est constitué un électorat fidèle. Selon les prévisions de FiveThirtyEight (média spécialisé dans le journalisme de données), Joe Biden aurait 71% de chance d’être élu. L’élection présidentielle américaine serait-elle jouée d’avance ?

    Débat au 28′ de hier soir
    https://www.arte.tv/fr/videos/097402-037-A/28-minutes/

    1. « Selon les prévisions de FiveThirtyEight (média spécialisé dans le journalisme de données), Joe Biden aurait 71% de chance d’être élu. L’élection présidentielle américaine serait-elle jouée d’avance ? »

      La réponse… est juste avant la question.

      « Jouée d’avance », ce serait si la probabilité de l’emporter pour Biden était extrêmement proche de 100%. Une probabilité de 71% signifierait au contraire que les chances de Trump restent très solides, même s’il est dans la position du challengier et si Biden est bien, à ce stade, le favori.

      Bien sûr, FiveThirtyEight comme tout autre site ne peut donner que des probabilités indicatives, au mieux. Mais je trouve leur évaluation assez vraisemblable :
      – Biden a une avance solide et Trump est fortement handicapé par la crise économique ainsi que par sa réaction inadaptée au covid-19
      – Mais beaucoup de choses peuvent arriver dans une campagne électorale, Biden n’est pas sans faiblesses, et l’Amérique semble tout aussi clivée qu’auparavant

      Donc Biden est favori, mais pas plus. Si je devais sortir une probabilité de mon chapeau – comme FiveThiryEight, sauf que moi j’avoue ouvertement qu’il s’agit de mon chapeau 🙂 – je dirais deux chances sur trois pour lui, une sur trois pour l’homme à moumoute orange.

  3. Trump pourrait aussi venir à la télé pour s’excuser de s’être tapé deux prostituées russes à Moscou, ça avait réussi à Bill Clinton ? Même si je conçois bien que le pays n’était pas aussi clivé qu’en ce moment. C’est que ce serait dommage pour Poutine de perdre une telle taupe !

  4. Et on en parle de la campagne de don pour le COVID qui a déjà récolté 7 014 953 $ tandis que le système financier capte l’équivalent de milliers de little Bezos tout les ans pour que ça dorme sous les tropiques.
    Non mais zeu reêeve ( avec l’accent Suisse)

  5. Les républicains ne pourraient ils pas prendre leurs responsabilités ( d’avoir fait échouer l’impeachment ) et ne pas donner l’investiture à Trump , au regard du sursaut de lucidité dont témoigne le rapport , quitte a faire une élection ‘blanche’ en guise de mea culpa ?

  6. Finalement, ma sidération n’est pas due aux rocambolesques successions d’invraisemblances d’un tel personnage élu Président des Etats Unis d’Amérique. Non, après tout, c’est de l’ordre du possible et du concevable, des exemples existent ailleurs dans bien d’autres contrées.
    Ma sidération est liée au fait qu’une fois atteint le sommet du pouvoir, la tolérance soit si acceptable, la connivence si partagée, la rigueur morale si laxiste et que démettre de ses fonctions le personnage soit de l’ordre de l’impossible.
    Je suis sidéré par l’impunité régnante accordée au sommet du pouvoir.

  7. La question que l’on est en droit de se poser est: comment se fait-il qu’un personnage aussi peu doué sur le plan intellectuel, d’une culture aussi crasse, ait pu accéder au sommet de l’État ?
    En peu de mots, Barack Obama, à qui il a succédé, le défini parfaitement :

    Pourquoi les prémices au comportement actuel de D. Trump n’ont-ils pas pu être détectés plus en amont, cela aurait évité la situation actuelle ?
    Le système américain de désignation des candidats ne devrait-il pas être revu ?

    1. Il est quand même malin ce vieux dans sa réponse à ceux qui l’attaquent sur ce plan là, il ne dit pas qu’il est capable, il dit juste que si il est là, c’est parce que Barack et Joe n’ont pas fait le travail correctement, sous entendu si vous aviez été bon vous seriez encore là. Toutes les qualités que vous me dites que je n’ai pas, et que vous semblez posséder, les avez vous vraiment mise en place ?

      Il ne s’adresse pas à son électorat en répondant ça, mais renvoie dans leurs 22 les démocrates et les élites y compris de son propre camp. En gros,  » Oui je suis une quiche, un bonimenteur, un escroc, c’est même dingue que je sois là, donc c’est bien vous qui avez failli ».

      Ce constat, cela mérite quand même un peu d’attention sur le fonds selon moi. Car si un gars comme malfaisant Trump est arrivé une fois, la prochaine fois pourrait être encore pire.

      1. Si vous avez une trentaine de minutes, j’ai vu récemment sur le net, selon moi, une des meilleures analyses sur Trump et ses motivations profondes, un excellent portrait psychologique je trouve. Elle est faite par une sorte de coach en motivation. Le montage vidéo est bien fait, le discours est clair et précis, dynamique et rythmé, et les séquences très bien choisies, à voir jusqu’à la fin pour le plaisir. 😀

        https://www.youtube.com/watch?v=jfr0UO2ldXI

        On ne devrait jamais sous-estimer ce genre de personnalité, et Trump comme en son temps Hitler, ou Mussolini, n’ont pas que profité d’une fenêtre de tir propice, et de la crise, ils sont aussi le fruits de quelque chose de plus fondamental qui nous habite tous je pense, et ils sont souvent les conséquences de boucle de rétro-actions répétée trop souvent.

        Et rien qu’à lire les commentaires sous cette vidéo, le prochain ne demande qu’à sortir. Et autant vous dire vu la pétaudière tout feu tout flamme qu’on a en ce moment partout, la probabilité que cela arrive augmente chaque année.

      2. J’ai été voir cette vidéo. Barack s’est moqué de Donald en 2011. Donald s’est vengé de Barack en 2016. Certes mais c’est très réducteur.

        Il y a déjà un certain temps j’avais trouvé une vieille interview de Trump jeune à la fin des années 80, donc avant qu’il n’ait été quasi ruiné par la crise immobilière de 1992. Il critiquait déjà la mondialisation et à la question de savoir si la présidence des États-Unis pourrait l’intéresser, il n’avait pas répondu non.

      3. C’est la thèse essentiellement d’Adam Gopnik du New Yorker : je l’avais critiquée à l’époque, elle mettait entre parenthèses que 1° Trump manifestait depuis les années 1980 l’intention de se présenter un jour à la présidence ; 2° c’est Trump qui avait lancé l’offensive contre Obama, et non l’inverse, en étant le fer de lance du « birtherism » le mouvement complotiste affirmant qu’Obama n’est pas citoyen des États-Unis.

        Je reproduis le passage, ça date du 2 mars 2018 :

        Il y a eu un excellent article d’Adam Gopnik – auteur prolifique, connu et écrivant bien – dans le « New Yorker ». M. Gopnik – c’est ça qui me distrait un peu – a écrit, en particulier, un livre de souvenirs de son séjour à Paris, son long séjour à Paris [Paris to the Moon, 2000]. Gopnik affirme que c’est ce jour-là que Trump a décidé de devenir président des États-Unis. Il a été humilié devant la foule – et il est vrai que les gens dans la salle rient abondamment aux plaisanteries d’Obama. Et, il y a même quand le nom de M. Trump est mentionné, il y a même quelques « Bouh ! Bouh » dans la salle, quelques… comment appelle-t-on ça en français ? J’oublie le nom [« huer »]. Et donc, M. Gopnik fait une analyse en termes de M. Trump humilié et qui déciderait, ce jour-là, de prendre sa revanche sur les gens qui l’ont sifflé et sur Obama en particulier, en devenant président des États-Unis.

        Voilà, c’est une interprétation qui a été reprise d’ailleurs par d’autres journalistes. On la voit souvent mentionnée, elle ne tient pas compte de plusieurs choses. Elle ne tient pas compte du fait que Trump avait mentionné son intention de briguer la présidence à de nombreuses reprises plus tôt. Et elle ne tient pas compte du fait qu’on voit en fait Trump sur cette vidéo et que l’expression qu’il y a sur son visage, ce n’est pas celle de l’humiliation, c’est celle de la colère. C’est celle d’une profonde colère qui correspond d’ailleurs, me semble-t-il, bien davantage à son tempérament.

        On essaye – Gopnik l’a fait, c’est un très bel exercice – on essaye d’interpréter M. Trump comme s’il était quelqu’un de normal. Comme s’il n’était pas un sociopathe, comme s’il était vous et moi et que dans une situation comme celle-là, il aurait [non seulement] le sentiment de perdre la face – ce qui est le cas probablement – mais qu’il serait humilié. Qu’il ressentirait de la honte, etc. C’est-à-dire qu’on le considère comme [s’il était] nous. Il me semble que cette analyse est fausse. Ce qu’on voit sur son visage, c’est de la colère. Il se dit : « Oui, je vais prendre ma revanche », mais ce n’est pas à partir de l’humiliation, ce n’est pas à partir de la honte, c’est à partir, simplement, de la manière dont il a été élevé : quand son père, membre du Ku Klux Klan (plus que probablement), lui a répété, à force d’années, que dans la vie, il faut être un tueur.

      4. Finalement facile à retrouver : pour ceux qui parlent américain le Donald qui dit en 1988 exactement la même chose qu’en 2016. Mot pour mot. Tellement que c’en est gênant : est-il capable d’évoluer ?

      5. Là on est en 1988, et il est question de la pleine page que DT a publiée l’année précédente avec ce message de désengagement de l’Alliance atlantique, le 1er septembre, dans le Boston Globe, le New York Times et le Washington Post (cf. ma chronique dans Le Monde, le 10 septembre 2018).

        Le papier paraît 6 semaines après son retour du voyage qu’il a fait en Union soviétique en juillet 1987. Son siège d’avion est encore chaud que paraît un article qui lui est consacré dans Executive Intelligence Review, la revue de la fameuse taupe russe Lyndon LaRouche *, où il est écrit :

        Les Soviétiques, entend-on dire, envisagent désormais avec davantage de sympathie une candidature à la présidentielle de Donald Trump, promoteur new-yorkais ayant amassé une fortune grâce à la spéculation immobilière.

        Voir pour ça : Craig Unger, House of Trump House of Putin, 2018, pp. 50-51.

        * voir ma note du 26 octobre 2008 :

        Seule constante en effet dans le discours de Larouche, les conclusions auxquelles il aboutit coïncident avec les intérêts de l’Union Soviétique jusqu’en 1989 et avec ceux de la Russie depuis (il abandonne brutalement son jargon marxiste-léniniste en 1989 pour invoquer plutôt Platon et Schiller).

      6. @Paul Merci pour ces rappels très intéressants. Pour commenter l’apparente incapacité de Donald à évoluer, je connaîs un peu depuis qu’à l’âge de 21 ans j’ai trouvé mon frère cadet d’un an suicidé à la maison. Question : Donald Trump, quel âge mental ?

        Je mets d’ailleurs sur ce trait de mon caractère les quelques énervements de Paul à mon égard. Idem pour Trump ? 😉

      7. Oui bien sur que tout n’est pas réductible à une soirée d’humiliation, et bien entendu c’est bien Donald qui a commencé à chercher Obama sur des stupidités de manière dégueulasse, seulement, le fait qu’en fonction Obama par deux fois en public le fasse passer pour une burne, un gars comme Trump ne pouvait pas l’avaler et c’est d’autant plus un carburant pour continuer quoiqu’il arrive avec la hargne de gagner.

        Disons que ce genre d’évènement peut figer définitivement un objectif.

        Beaucoup de petits chefs ou de pervers fonctionnent ainsi il me semble.

    2. Il faut sans doute rappeler l’opposition dure menée par les républicains contre Obama, nourrissant aussi le clivage social déjà à l’oeuvre avec le mouvement Tea Party. Je ne sais s’il faut incriminer le système politique américain dans son ensemble (je n’aime pas les régimes présidentiels et les systèmes électoraux « the winner get all ») ou la conduite du parti démocrate, ou encore le durcissement de la politique « spectacle » avec les réseaux sociaux. Obama s’est présenté aux élections comme « loin des élites de Washington » et ce n’était pas tout à fait vrai. Ensuite Hillary Clinton n’était sans doute pas le bon casting. Mais les planètes se sont trouvées ainsi alignées pour un mauvais président. Et cela pourrait bien arriver en France demain. Mais la Belgique connait un blocage politique (des systèmes proportionnels) qui est aussi problématique.

  8. Je ne sais pas si cela en vaut la peine, mais si vous relisez « La vie secrète de Salvador Dali » vous y retrouverez toute une série d’informations sur sa paranoïa, finement décrite par l’auteur lui-même tout au long de son enfance (enfant roi, décès de son frère ainé…) et de son adolescence. Le cadre analysé est suffisamment riche et large pour contenir bien d’autres cas dont celui de Trump.
    Par ailleurs vous pouvez aussi faire un tour par Jarry et son Ubu pour une transposition théâtralisée du pouvoir à la manière de …
    Dans les deux cas vous revisiterez le mouvement surréaliste, une loufoquerie qui contient déjà les germes du trumpisme auto-proclamé.

  9. Je vais m’en prendre une volée…. mais m’en fous….°(^!^)° …

    Si je résume mon interprétation de ce que je lis depuis quelques mois…

    Donald TRUMP , une crapule classique du milieu « business » américain , au cours d’un (de plusieurs?) voyage(s) en Russie , se paie (se laisse payer à la « Mata Hari » ) une ou plusieurs « filles de joie » …avec photos pornos et tout et tout…
    Les services spécialisés russes ( ou « tartempions » , si ça s’était passé en Tartempionnie..) font leur boulot , rien que du classique…du pur et bête classique…
    (((( Ça s’est sans doute passé PARTOUT où ce dégénéré a « fait » du business… et les services spécialisés (quasi du monde entier…) sont remplis de films/photos du « mec » tout aussi glauques les unes que les autres…. ))))
    Hasard de la vie mondaine US … au moment où il baigne dans le fric …il se décide ( « on »???? le décide ) à se présenter à la présidence …est très bien conseillé et introduit dans les pourritures médiatiques publicitaires qui sont dévorées par ces cons d’amerloques entre deux hamburgers à longueur de journées et de soirées…
    Quelqu’un d’intelligent (ça arrive) en Poutinie repère le truc… fait une recherche rapide…et en trente secondes remonte le dossier… y rajoute les frasques plus que banales de fraude fiscale et corruption de membres de la famille…
    Un autre du même patelin , plus intelligent , comprend qu’on peut facilement ( yaKa s’baisser…) compromettre Hillary en faisant campagne sur les réseaux sociaux …un peu fouiller ses poubelles où elle a eu tout le temps de déposer ses propre turpitudes , rien de bien grave à ce niveau de vice… tant que ce n’est pas exploité par quelqu’un d’intelligent payé pour…
    Le tout s’enchaîne comme un roman à quatre sous , digne du sous-développement mental de la populace-cible…
    BOUM …v’là l’Donald p(P?)résident… quasi à l’insu de son plein gré… et qui agit exactement comme dans SON monde des affaire , NI PLUS NI MOINS… cynisme , rapport de force et « j’t’enmerde…!

    Et on veut me faire croire qu’un mec pourri ainsi peut être l’objet d’un chantage …………………. et à cause de ça (et du reste du même niveau de branlette) serait à la merci de l’ours… ??
    Pincez-moi!
    Va encore falloir du temps.

    1. Parfois c’est aussi ce que je me dis. Le roi de la télé réalité américaine qui a vu beaucoup de jeunes filles et garçons devenir célèbres à coup de sex tape serait terrifié d’en voir sortir une qui le mettrait en scène ? Après tout avec Bill Clinton il n’y pas eu de film, mais les détails ont été tellement précis que chacun peut se faire son propre film, Bill s’est parjuré, et pourtant il est un des présidents encore regretté par les Américains. Alors bien sûr le Donald pourrait perdre quelques vieux électeurs qui ne connaissent pas le terme « golden shower » mais il pourrait bien en récupérer de plus jeunes qui sont habitués à ces comportements depuis au moins 20 ans.

      Si Donald est sous influence, c’est plutôt du côté blanchiment et fraude fiscale qu’il n’est certainement pas net, ce qui est autrement plus grave qu’un film dans lequel on le verrait à poil il y a 30 ans.

      Puis un peu plus tard je change d’avis. Il est clair que si un tel film sortait, tous les ancêtres allemands de Donald se retourneraient dans leurs tombes.

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