Covid-19 : La règle de trois contrattaque !

Hier dans la soirée, je reçois un mail :

hmmmmm… les masques tombent….
[lien vers une vidéo]
Ce Pr. X*** me semble fort calme, précis, incisif … et ne parle pas de seconde vague, pas encore …

Et je regarde la vidéo. Je regarde ensuite qui est le professeur en question, qui semble avoir pourtant toutes les qualifications nécessaires. Puis je réponds à mon correspondant :

Comme on teste davantage, le nombre de morts par nombre de cas détectés baisse, il faudra donc que le nombre de cas signalés soit plus élevé qu’en avril pour qu’on retrouve le même nombre de morts qu’en avril. À mon avis il [Pr. X***] est au courant. Du coup je ne comprends pas trop ce qu’il essaie de faire.

Je ne mets pas le nom du Pr. X***, pour qu’on ne soit pas distrait une fois de plus (suivez mon regard) par une polémique dont la finalité est simplement d’éclairer le « qu’est-ce qu’il essaie de faire ? » (gloire instantanée ? jouissance élémentaire de dire : « Le gouvernement nous ment ! », devenir saint populaire ? etc.), et nous distrait de la question intéressante (elle a toujours passionné à juste titre les êtres humains) : « Est-ce qu’on risque de mourir ? Et si oui : de quelle manière plus ou moins sympathique et qui d’entre nous ? »

Ce matin très tôt, Alexis Toulet et Timiota nous ont offert la réponse longue à la question de mon correspondant, qui développe mon « il faudra donc que le nombre de cas signalés soit plus élevé qu’en avril pour qu’on retrouve le même nombre de morts qu’en avril ».

Alexis Toulet :

Si nous restons sur une exponentielle à doublement en douze jours, nous aurons dépassé à fin septembre les 30 000 contaminations par jour. Et dans la deuxième quinzaine d’octobre, nous pourrions avoir plus de 200 morts par jour. Bref… octobre sera notre nouveau mois de mars !

Timiota :

Et avec le facteur 15 qui me reste sous le coude, je tombe à une mortalité de 35 au lieu de 500, à moduler avec le retard à l’allumage (encore 10 jours et on remonte sûrement à 30-50/j…

Je vous encourage  à lire leur explication complète, mais les extraits suffisent déjà à justifier le titre le mon billet : « La règle de trois contrattaque ! »

Parce que qu’est-ce qu’il y a de commun à nos trois explications, et qui a toujours manqué chez le Docteur-Miracle, et qui manque dans la vidéo du Pr. X*** ? La règle de trois.

J’ai enseigné à divers moments de ma vie et j’enseigne à nouveau, et le spectacle m’est familier de certaines personnes se décomposant devant moi, la sueur froide ruisselant sur leur front, leurs traits se tordant sous l’influence d’une profonde douleur intérieure parce qu’ont été prononcés des mots fatidiques, non pas « Par Horus demeure ! », mais « la règle de trois ».

La règle de trois : comprendre ce que c’est qu’une proportion, que trois quarts, 75% et 150 ÷ 200, c’est la même chose. Un cousin éloigné m’a rapporté la chose suivante, mais il s’agit peut-être d’une légende : un enseignant disant d’un enfant « Il n’a pas la bosse des maths ! », alors que c’est lui ou elle qui s’est révélé incapable d’expliquer la règle de trois. Mais je le répète : il s’agit peut-être d’une légende.

Quoi qu’il en soit : que vous soyez manant ou grand professeur des universités, ne dites pas « Il n’y aura pas de deuxième vague ! » si la formule de la règle de trois demeure pour vous un insondable mystère : il y a une responsabilité associée au fait de dire des bêtises, et en particulier si ces bêtises suggèrent de ne pas respecter les gestes-barrières, car il y a trop de nos contemporains prêts à sauter sur le moindre « Le gouvernement nous cache qu’en réalité on est sauvés ! », les âneries ont cette capacité constante à produire des morts.

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94 réflexions sur « Covid-19 : La règle de trois contrattaque ! »

  1. Cela me rappelle un professeur de mes 16 ans, un peu disciplinaire et très sûr de lui. Je ne sais plus quelle était la matière du jour, mais il a commencé le cours en disant : aujourd’hui vous allez devoir être très attentifs car la matière est compliquée et, malgré le temps que je consacre aux explications, il y en a chaque année un bon nombre qui refuse de comprendre. Et effectivement, nous fûmes plusieurs à ne pas comprendre, car c’était vraiment compliqué. Quelques jours plus tard, un copain m’a révélé : finalement, c’est très simple, j’ai lu les explications dans un livre ! Mais c’est le professeur qui n’a pas compris, dirait-on, et qui nous fait peur en début de cours pour qu’on ne pose pas de question…
    (De mémoire, cela avait à voir avec la lune, les phases de la lune, les marées ou quelque chose comme cela. Et comme je n’ai pas consulté de livre sur le sujet, je n’ai définitivement pas compris. Mais il n’y a pas mort d’homme !)

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    1. Ce qui est triste, c’est que Michel Onfray – même si défenseur du matérialisme et pourfendeur des religions, il n’est pas exactement ma tasse de thé – a été à un moment de sa vie un véritable philosophe. Alors pourquoi vivre maintenant de sophismes lancés dans les médias, comme son affirmation hier qu’il suffit après tout d’« accepter la dangerosité de l’existence » bref que se contrefiche de sa propre vie et de celles des autres serait une position philosophique défendable ?

      Ce qui est triste, c’est que Didier Raoult a été un véritable scientifique, récompensé par le grand prix de l’INSERM en 2010 pour ses travaux sur les virus géants. Alors pourquoi lancer étude en carton-pâte sur étude en trompe-l’œil, précisément à un moment de grand trouble dans le pays où ce genre de fabrication peut faire le plus de mal ?

      Bref, pourquoi est-ce qu’une personne qui a réussi de manière brillante dans un domaine en vient à commettre le pire et le plus honteux par rapport à ce qui attendu dans ce domaine – le sophisme pour un philosophe, l’illusion pour un scientifique ?

      Je ne m’attends pas à connaître la réponse à ces questions. Les méandres de l’âme humaine… sont parfois fort difficiles à suivre. Michel Onfray ou Didier Raoult savent-ils eux-mêmes pourquoi ils ont changé, jetant aux orties ce qu’ils étaient ? Ont-ils d’ailleurs vraiment conscience de l’avoir fait ? A plus forte raison, c’est encore plus difficile pour une autre personne de le deviner, probablement impossible en fait.

      Mais c’est triste.

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      1. Je crois qu’on a affaire dans les deux cas à quelque chose qui se rapproche du trouble de la personnalité et ne pourrait s’expliquer que par cet angle. Je le dis sans mépris ni plaisanterie.

      2. L’absence d’humilité est un des plus gros bug de la pensée humaine , qui peut donner aux intelligences les plus rares l’occasion de devenir , couvert de leur gloriole , des êtres d’une incommensurable bêtise .On peut parler de l’orgueil qui tente tout un chacun? Oui .
        Un autre médaillé qui proposait même , en son temps, de planquer les déchets nucléaires au fond des océans.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Allègre

  2. Très intéressant mais un peu eliptique. En mars et aujourd’hui, on ne mesure pas la même chose. En mars, on mesurait plutôt le nombre de malades (contaminé = malade, puisqu’on ne testait que les malades), alors qu’aujourd’hui, on semble tester majoritairement des personnes qui ne seront jamais (il ne faut jamais dire « jamais ») malades. La réponse se trouve dès lors dans l’évaluation de la proportion de personnes contaminées qui tomberont malades.

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    1. Toujours le même esprit de contradiction..
      https://www.letemps.ch/sciences/une-vaste-analyse-enfonce-clou-chloroquine-jugee-inefficace-voire-dangereuse

      ((Pour être quand même précis… à signaler qqch qui n’est pas sans intérêt… :  » la vaste analyse  » , c’est plutôt une méta -analyse … étude de 29 études … pourquoi pas.!.. , et avec un panel de rédacteurs inédit( le panel..) … , el signor « Trotinetta » inclus , si j’ai bien compris..?))
      Mais au fond , après trois lectures dont une à voix haute (surtout les derniers paragraphes..) , il en ressort comme résumé global de mes 2 posts :
       » Je sais rien mais je dirai tout  » (1973)

  3. Pour moi c’est bien le terme règle de trois qui pose effectivement question. Pourquoi une périphrase au lieu d’appeler les choses par leur nom ? Proportionnalité en l’occurrence ?

    1. … parce que « proportionnalité » est une propriété et « règle de trois », un raisonnement. Ce qui explique pourquoi je n’ai jamais vu d’élève pris de panique à l’énoncé « proportionnalité » qui n’évoque aucune tâche à réaliser, alors que « règle de trois, c’est quelque chose qu’il faut faire.

      … dont je déduis que vous êtes plutôt chercheur qu’enseignant 😉

      1. Je confirme la différence ( qui n’a pas besoin de moi pour exister ) , et c’est bien pourquoi j’ai déjà pu affirmer qu’un élève de CM2 de 1950 était bien plus doué pour le raisonnement que le même en 2000 ,.

        Car , simultanément à la règle de trois , il avait été entrainé au raisonnement logique au travers des petits énoncés de problèmes simples dont la résolution simple passait par un raisonnement , lequel impliquait lui même la compréhension de l’énoncé et la possession de quelques apprentissages de l’induction et de la déduction .

        Mon paternel qui n’avait jamais eu que son certificat d’études ( à 13 ans et il a commencé le boulot le mois d’après , car 13 ans était alors l’âge légal minimal pour aller au turbin ) , et qui est devenu en 1942 sapeur pompier de seconde classe , a plusieurs fois scotché , lors de cours de formation, son colonel par ses facultés de raisonnement logique , qu’il devait en grande partie à ses instituteurs mutilés de la première guerre mondiale .

  4. Moi je l’aime bien le professeur et son équipe et je lui fait confiance.
    Si j’étais atteint du covid19, je foncerais sans aucune hésitation à Marseille.

      1. Eh oui … certains ont la foi en Paul Jorion pour sauver le genre humain …
        (Je sais que ce message sera modéré , je ne suis pas naïf , mais vous l’aurez lu)

    1. 0,7 % selon l’Institut Pasteur
      Entre 0,5 et 1% selon l’OMS
      Mais je ne suis pas sûr qu’on puisse comparer directement vu la manière dont sont définies les cohortes.
      Si quelqu’un est capable de définir la taille de la cohorte testée par l’IHU suivant les critères retenus par l’Institut Pasteur et l’OMS, ça peut aider à comparer.

      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-quel-est-vraiment-le-taux-de-letalite-du-covid-19-6882368#:~:text=Quel%20est%20le%20taux%20de,d%C3%A9c%C3%A8s%20imput%C3%A9s%20%C3%A0%20la%20maladie.

      1. Effectivement. C’est ce qui est le plus important au final. Mais quel indicateur en tient compte ? Quelle courbe ?

  5. Si les personnes à risque se protègent (distance et masque FFP2 minimum), qu’il y ait une exponentielle plus ou moins forte de gens contaminés ne changera rien au pronostique, il y aura peu de morts (et peu de malades).

      1. Un élément de ce raisonnement pourrait être la corrélation entre la charge virale initiale infectante et la sévérité de la maladie qui en résulte, en tenant compte du fait que le port du masque et les diverses mesures de distanciations physiques, à défaut de prévenir totalement le risque de contracter le virus, peuvent et semblent modifier la logique arithmétique épidémique qui prévalait en début d’année : les lieux clos ou de grande densité n’étaient alors pas perçus comme la menace que l’on connaît à présent. Cela peut – il faut l’espérer – découpler nombre de cas/nombre de forme sévères&décès.
        https://theconversation.com/masques-et-protection-inhaler-moins-de-coronavirus-signifie-tomber-moins-gravement-malade-144915

      2. Le raisonnement est le suivant : laissons les jeunes se contaminer entre eux, puisqu’ils risquent peu des formes graves de la maladie. C’est aux personnes à risque (les vieux) de se protéger des jeunes. C’est là une conception un peu violente du social.

        L’hypothèse d’un confinement sélectif selon les âges avait été envisagée et rejetée, par le Conseil d’Etat si ma mémoire est bonne, comme discriminatoire. Ici, il nous est dit : c’est aux personnes à risque de se protéger de leur plein gré ; si elles sont malades, elles en seront responsables. C’est un peu comme faire reposer sur les piétons le risque d’être renversé par une voiture. Après tout, ils n’étaient pas forcés de sortir de chez eux ! Les règles de la civilité moderne affirment au contraire que c’est à l’automobiliste de toujours rester maître de son véhicule (ce qui n’est pas une raison pour que le piéton prenne des risques inconsidérés). On peut transposer : c’est au porteur du virus d’abord de faire attention (d’où l’obligation des masques anti-projection).

        Cette maladie qui se répand surtout chez les jeunes, mais tue pour l’essentiel les vieux pose des problèmes éthiques nouveaux qu’il ne faut pas négliger.

      3. @François Vatin (25/8 à 12h50) écrit :
        …  » Cette maladie qui se répand surtout chez les jeunes, mais tue pour l’essentiel les vieux pose des problèmes éthiques nouveaux qu’il ne faut pas négliger.  » …

        Pardonnez-moi …où voyez-vous des problèmes éthiques nouveaux.. ? [[ à part la notion de « tri » en cas de lits sous-numéraires de réanimation …déjà « réglée » dans des « instructions de service » accouchées à la va-vite dans la première phase]].
        J’y vois plutôt , et uniquement , un problème de logistique (et accessoirement de participation au coût de production) à charge d’un service public au niveau géographique correct…. : Tous les vieux (non- résidents en institutions, donc en dépendant..) qui exprimeraient administrativement le désir de « s’enfermer » pour se protéger , devraient pouvoir bénéficier (moyennant participation financière) d’un service de repas (déposés) à domicile , voire d’un service spécifiquement protégé de livraison commerciale à domicile.
        Reste aux « autres » (vieux) à assumer leur liberté (conditionnée aux mesures prophylactiques communes ) en toute connaissance de cause , l’expérience avril/mai/juin étant suffisamment documentée.
        Non?

    1. Ce « Si » est tout à fait irréaliste. Les personnes âgées et autres personnes plus vulnérables vivent avec les autres, imaginer les protéger complètement d’un environnement qui deviendrait saturé de covid-19 est illusoire.

      Même dans les EHPADs, où les précautions ont été mises en place assez tôt et où elles étaient le plus souvent très rigoureuses, il y a eu des milliers de morts entre mars et mai. Ceci alors même que le virus ne se propageait qu’à quelques pour cent de la population générale, non à 70 ou 80% comme ce serait possible si le début actuel d’une deuxième vague n’est pas brisé.

      1. @otromeros
        Votre réponse est parfaitement conforme à celle que je dénonce. C’est la posture du chauffard : le piéton a le tort de se trouver sur sa route. Dans une société policée, le conducteur doit rester maître de son véhicule et accepter, par exemple, qu’un piéton plus lent mette plus de temps à traverser la chaussée.
        Vous me faites penser à quelqu’un qui, un jour, s’offusquait qu’on doive aménager les cinémas pour les personnes à mobilité réduite. On n’avait qu’à faire des salles spécialement pour eux. La vertu d’une société civilisée, c’est de pouvoir, au mieux, intégrer tout le monde, les jeunes et les vieux, les handicapés et ceux qui ne le sont pas. On ne peut tout faire, il y a des limites pratiques. Mais votre projet consistant à enfermer les vieux pour que les jeunes puissent faire la fête à leur guise est assez effrayant.

      2. Vatin,

        Sauf erreur, vous exagérez un peu, et vous desservez votre propos en étant outrancier en le comparant à un chauufard, car Otromeros, ne souhaitent pas « enfermer » les « vieux », il n’écrit pas du tout cela, il suffit de lire. Il dit :

        « Tous les vieux (non- résidents en institutions, donc en dépendant..) qui exprimeraient administrativement le désir de « s’enfermer » pour se protéger , »

        Et comparer des problèmes de survie à court terme à cause d’une infection respiratoire potentiellement mortelle pour ses conséquences sur des gens très faibles et à risques à un Handicap physique c’est un peu fort de café vous ne trouvez pas ?
        Un handicapé ne risque normalement pas sa vie en sortant dans la rue juste parce qu’il respire et croise et touche des gens. Vous délirez un en mélangeant des choses différentes, mais grandement justifiée dans une société civilisée concernant l’intégration des handicapes.

        Vous savez que dans les conditions actuelles d »hygiène réelle, vous avez vu les gens porter leur masque, et comment ils se lavent les mains ? Sérieux, si vous êtes immuno dépressif, et à risque multi factoriels , le mieux c’est de rester chez vous, c’est clair, et là il va falloir vous aider c’est clair aussi !

        Petit rappel pour votre gouverne les vieux (>65 ans ?! Pourquoi cet âge ? Aucune idée !) c’est environs 14 millions soit 22% de la population et un bon paquet de ces gens passeront certainement à côté de cette catastrophe en faisant simplement un peu attention, et la collectivité aussi, car tous ne sont pas à risque, et s’en remettrons comme d’une grippe. Faut un peu arrêter avec cette parano.

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    2. Nous devons faire circuler l’eau là où elle peut circuler, nous devons protéger les toitures de nos maisons mais nous pouvons arroser nos jardins. On doit pouvoir vivre avec et trouver un juste équilibre. Le virus mute et s’adapte au fil des mutations, si on l’empêche de circuler, on l’empêche de muter. C’est une arme à double tranchant.

      1. « Le virus mute et s’adapte au fil des mutations, si on l’empêche de circuler, on l’empêche de muter. C’est une arme à double tranchant. »

        Ben vi, il mute et il circule, il continue tranquilou sa vie de virus, il va partout, il sort par la porte et hop, aussitôt il rentre par la fenêtre. D’ailleurs les médias l’invitent 24h/24h, c’est une star, il est content. Et puis, il fera comme tous les virus, il mourra de sa belle mort de virus…Ainsi va la vie.

        N’empêchons pas mimi Sars-coV de circuler, ni les caissières et les enfants d’être encagés (comme en Asie) à l’école, ou le masque sur la face. D’ailleurs le masque c’est comme la plume dans le c…l, vous serez testé sur votre capacité de bon élève à supporter toussa toussa (135€, entre autres, ça calme son pinpin grogneur…). Mais non, on ne vous arrachera pas la main et vous ne serez pas éborgné, comme vous y allez… Mais oukissons les grands courageux plack plocks du masque…?
        Ah pour les manifs, sans des krosses, mais vraiment des ponnes krosses émotions hein ? Bref des « émotions fortes plutôt obèses » déclarées en Préfecture, n’y comptez pas ! C’est mort. Plié. Interdit. Forbidden. Nicht. Niet. NO ! E péricoloso sporgersi con una piuma nel… Accidenti !

        Yep, c’est de la balle la bébète, de l’or en barre, que dis-je un sceptre, vive les mougeons et vive les moutruches !
        https://www.zdnet.fr/actualites/les-gafam-face-a-la-crise-les-resultats-financiers-parlent-d-eux-meme-39907571.htm

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      2. @cloclo
        Bien sûr, il appartient à chacun, jeune ou vieux, de mesurer les risques et de prendre ses responsabilités. Mais Otromeros répondait à ma formule :  » Cette maladie qui se répand surtout chez les jeunes, mais tue pour l’essentiel les vieux pose des problèmes éthiques nouveaux qu’il ne faut pas négliger.  » Il nie ce problème éthique en faisant reposer le risque sur le comportement des « vieux » (« restez chez vous, on vous apportera à manger » ou autrement, « c’est votre affaire ». Je ne le traite pas de chauffard. J’explique que c’est logiquement une attitude comparable à celle qui consiste à attribuer la responsabilité de l’accident au piéton : « si vous êtes trop vieux pour traverser la rue sans risque, restez chez vous … ».

        Il n’y a pas de solution simple. Mais, une chose est claire, la solution ne saurait être d’exclure les vieux de la société ordinaire, comme on l’a, en fait, trop fait, car c’est bien ce que l’on fait dans les Epahds, où des personnes se sont retrouvées littéralement en prison dans leur chambre. Il faut donc que les jeunes prennent conscience de leur responsabilité sur l’état sanitaire global.

        Je me contentais donc de dire que cette configuration posait un problème éthique que l’on ne saurait considérer à la légère et je confirme.

        Pour ceux qui ne l’ont pas lu, je ne saurais trop conseiller la lecture d' »Une journée d’un scrutateur » d’Italo Calvino. Ceux qui l’ont lu comprendront de quoi je parle.

  6. Sur la règle de trois, je vous renvoie à cet interview hilarante d’un ancien ministre de l’Education nationale :

    Quant à la dynamique de l’épidémie, j’ai toujours été réservé sur les statistiques de contamination, qui mesurent surtout l’intensité du dépistage. La présence de cas asymptomatique compliquant assurément les choses, puisque qu’on ne sait pas toujours bien s’ils sont pré-symptomatiques ni à quel point ils sont contagieux (même s’il est avéré que des sujets asymptomatiques ont pu contaminer).

    Je considère toujours que de scruter la mortalité reste l’opération la plus fiable, mais si elle est frustrante, en raison de l’inertie. On comprend bien que nos dirigeants veuillent saisir le problème avant que la mortalité se manifeste. Mais, au lieu de chercher les prémisses chez nous, on peut également observer ce qui se passe chez nos voisins. En effet, si aucune surmortalité n’est actuellement observable en France, les courbes belge et espagnole ne sont pas sans inspirer quelque inquiétude.

    Cf. https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps

    François Vatin

    1. D’après sa fiche Wikipédia, Luc Chatel a obtenu une maîtrise de « sciences de gestion » à l’université Panthéon-Sorbonne.

      Bon ensuite il a fait du marketing et des ressources humaines. OK, être inculte en faisant du marketing n’est peut-être pas incompatible… mais enfin, de la gestion sans savoir faire un calcul mental simple 🙁 !

    2. Les statistiques des cas détectés donnent une tendance, d’autant plus fiable que le nombre de test est élevé. Bien sûr que l’on ne peut pas les comparer stricto sensu avec ceux de mars avril, puisque les objectifs étaient différents.

      Plutôt que de chercher ceux qui sont au bout de la chaine, et qui, à cause de l’inertie, arrivent trop tardivement, il me semble plus opportun de prendre ceux des entrées en hospitalisation, car il est probable que ce soient les mêmes critères qu’en mars – avril.

      C’est ce critère, il me semble, qui est, à juste titre, celui qui a la préférence du gouvernement français (suisse aussi, et sans doute d’autres ailleurs).

    3. Les statistiques des cas détectés donnent une tendance, d’autant plus fiable que le nombre de test est élevé. Bien sûr que l’on ne peut pas les comparer stricto sensu avec ceux de mars avril, puisque les objectifs étaient différents.

      Plutôt que de chercher ceux qui sont au bout de la chaine, et qui, à cause de l’inertie, arrivent trop tardivement, il me semble plus opportun de prendre ceux des entrées en hospitalisation, car il est probable que ce soient les mêmes critères qu’en mars – avril.

      C’est ce critère, il me semble, qui est, à juste titre, celui qui a la préférence du gouvernement français (suisse aussi, et sans doute d’autres ailleurs).

      1. C’est ce critère qui est privilégié parce que l’objectif des pouvoirs publics, très largement orientés par le corps médical, est de ne pas « saturer » le système hospitalier. Il y a donc une autre variable sous-jacente : celle de l’intérêt de la prise en charge hospitalière. D’où les polémiques qui ont eu lieu dans les divers pays sur les morts en maisons de retraite ou à domicile.

        Je ne discute pas de l’intérêt gestionnaire d’une telle mesure. Je continue en revanche à penser que, d’un point de vue strictement épidémiologique, c’est la surmortalité qui constitue la mesure la plus objective et globale des phénomènes épidémiques.

        Elle a pourtant une faille. On raisonne « toutes choses égales d’ailleurs », c’est-à-dire en considérant que les autres causes de mortalité sont constantes. Je pense que c’est vrai dans la mesure de la mortalité due à la grippe saisonnière. En ce qui concerne l’épidémie de la covid, les effets sociaux sont tels que ce n’est plus vrai. On a commencé par s’inquiéter d’une surmortalité secondaire (pathologies non-traitées ou traitées avec retard, accidents domestiques, voire morts violentes). C’est l’inverse qui est apparu avec le confinement : la population a globalement vécu plus sainement, ce qui a conduit à une baisse visible de la mortalité des jeunes ! De même, d’après ce que j’ai pu lire, en Australie, les précautions anti-covid ont conduit à une très faible épidémie de grippe saisonnière.

        Si cela se confirme, la surmortalité due en propre au covid serait donc légèrement sous-estimée sur les courbes apparentes. Mais il est peut-être trop tôt pour en juger.

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    4. Ben moi je trouve l’hésitation de Luc Chatel tout à fait justifiée , car c’est bien l’énoncé de la question qui prête à ambiguïté .

      La réponse intelligente , montrant qu’on a pris le temps de comprendre la question, aurait été de dire qu’il y a deux réponses possibles selon l’interprétation à donner à la question .

      Quitte à taper sur des doigts c’est sur ceux de celui qui a formulé la question , qu’il faudrait le faire .

      A moins qu’il ne l’ai fait volontairement pour tester l’esprit critique de l’interrogé , comme de vieux instituteurs ( encore eux ) savaient le faire .

    5. Je précise en prenant des risques que selon moi on pouvait répondre tout aussi bien 33 € que 330 € ( mais certainement pas 16,50 €).

  7. Vous parlez de règle de 3 qui a rapport à la proportionnalité mais une exponentielle n’est pas proportionnelle ? Non ? (J’avoue aisément mon incompétence dans ce domaine. )

    1. Votre question ne peut pas obtenir une réponse directement.
      Si je vous demandais si un rectangle est parallèle, pourriez-vous y répondre ?
      Non, parce que la question est incomplète ou n’a aucun sens par rapport à la définition des mots utilisés.

      Bon courage 😉

      1. Oui je vais aller rebosser mes maths! Mais bon j’espère avoir au moins le mérite de savoir écouter ceux qui savent.

  8. Alexis Toulet: « La progression est exponentielle, à un rythme certes plus lent qu’en mars puisque le temps de doublement était alors de quatre à cinq jours et qu’il est maintenant d’environ une douzaine de jours. Ce rythme plus lent est la preuve de l’efficacité des gestes barrière… mais une efficacité insuffisante. Car la progression, même plus lente, reste exponentielle. »

    Il est clair que l’aspect réellement dangereux de covid-19 est que sa forte contagiosité se traduit par une progression exponentielle rapide du nombre de décès. Malheureusement pour que le terme exponentiel soit compris il faudrait pouvoir en donner des exemples concrets alors qu’il n’y en a pas dans la vie courante où, très heureusement, pour une raison ou pour une autre les choses s’arrêtent avant la catastrophe.

    Il me semble que – même si le coefficient de mortalité n’est pas connu avec précision – il vaudrait mieux parler du nombre de morts qu’il s’agit d’éviter et poser par ex. la question de savoir si 500.000 morts en France (ou 2.000.000 aux Etats-Unis, ou 40.000.000 sur l’ensemble de la planète) ne semble pas quelque chose quíl vaut mieux essayer d’éviter quand on le peut.

    1. Oui, il y a une vraie difficulté du fait que le « minimum vital » de maths que socialement nous estimons suffisant pour « les gens qui ne font pas de maths » ne va pas plus loin que en gros les quatre opérations et les pourcentages / la proportionnalité. Et encore, ce n’est pas maîtrisé par tout le monde, voir l’exemple de Luc Chatel cité plus haut.

      Pour expliquer ce qu’est une progression exponentielle, on peut dire que c’est quand la valeur est multipliée à intervalles réguliers, et donner l’exemple 1, 2, 4, 8, 16 etc. Si on veut comparer avec un phénomène physique bien connu, eh bien c’est l’explosion. On peut dire encore que par rapport à un incendie de forêt, eh bien au final l’incendie va moins vite. Et si on veut comparer en donnant encore plus de poids, on peut comparer avec la réaction en chaîne, et expliquer que c’est ce qui se passe en cas d’explosion nucléaire… je veux dire s’il s’agit de vraiment prendre le maillet pour enfoncer les points sur les i !

      Le gros problème, c’est que pas mal de gens, en toute innocence, risquent de se dire que mince il n’y a que dix ou quinze morts du covid-19 ces temps-ci, c’est bien malheureux m’enfin rien à voir avec les parfois plus de 1 000 morts quotidiens début avril ! On peut essayer de s’aider de la fameuse question sur le nénuphar qui double de taille tous les jours, remplit l’étang en trente jours, donc au bout de combien de temps aura t il rempli la moitié de l’étang… et si quelqu’un répond quinze, eh bien il faut recommencer l’explication.

      Mais il reste que l’exponentielle est une vraie vacharde, une traîtresse qui prend des airs tout gentils mignons avant de vous faire un coup de Jarnac une fois que vous êtes bien endormi, et le faire bien sentir à tout un chacun qui n’a pas un peu manipulé le truc avec une calculette ou papier et crayon n’est pas si simple…

      1. La première vague était aussi exponentielle d’après les calculs. Mais ça c’était au début.
        Des forces se sont opposé à cette croissance très rapidement. Heureusement.
        Donc, 2ème vague, même punition mais avec encore plus de forces contrariantes.
        Il y a la théorie et la réalité.

      2. « Des forces se sont opposé à cette croissance très rapidement. Heureusement. »

        En effet. Et la force qui s’opposait à cette progression s’appelait… la décision de confinement. Tout le pari aujourd’hui est de parvenir au même effet sans confiner, sans mettre une grande partie de l’économie du pays en mode « pause ».

        Les chiffres sur la progression des contaminations, plus lente qu’en février / mars, mais tout de même exponentielle, sont éloquents : on n’y est pas. Les mesures de distanciation sociale sont bien efficaces, ça se voit au ralentissement de la contamination… mais elles ne le sont pas assez.

        D’où la décision gouvernementale de les durcir, en entreprise et à l’école. Ce qui suffira à stopper l’exponentielle, à faire passer le facteur de reproduction du virus R en-dessous de 1.

        Ou pas. Ça passe, ou ça casse.

        Et si ça ne marche pas, on va devoir ajouter encore davantage aux « forces contrariantes ». Le mot confinement devra sans doute être à nouveau prononcé…

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      3. Mon cher Toulet,

        Définitivement, vous n’avez aucun ancêtre suédois ! Mais auriez-vous un ancêtre Chinois ? 😀

      4. Alexis,

        Il n’y a pas de durcissement des règles à l’école. Au contraire, les règles de distanciation physique ont été réduites, car il faut caser tous les élèves dans les classes. Il n’y a même plus de règle en maternelle… (les objets léchés par X pourront être mis en bouche par son voisin juste à côté de lui…

      5. @Toulet Alexis 25 AOÛT 2020 À 22 H 40 MIN
        Reconfiner ? Le gouvernement assure qu’il ne le fera pas.
        Et la parole du gouvernement est parole d’évangile.

  9. J’ai lu avec énormément d’intérêt l’article de M. Paul Jorion ainsi que les commentaires. J’ai l’impression qu’on essaie de comparer des choses qui ne sont pas comparables. En méthodologie des mesures il est un concept qui est très important: la cohérence des mesures ou la concordance des unités de mesure .

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  10. Pour faire la part des choses, j’ai écrit mon post référencé ci-dessus un peu impulsivement.
    Le seul point de référence à peu près stable est le nombre d’hospitalisé par contaminé dans une tranche d’âge donné.

    Ce qui se passait en mars est que c’était surtout les hospitalisés qui fournissaient les chiffres de contamination « validé PCR »,
    d’où une « grande divergence » puisqu’on en est était au creux de l’été à environ 200 000 cas PCR, contre une prévalence constatée par les examens sérologiques de 6% (~4 à ~10%…) de la population, soit 4 000 0000 de cas, qui n’ont pas eu droit à une PCR (ce n’est que depuis 10 jours qu’on carbure aux 700 000 tests/semaine annoncés au déconfinement, je crois).

    On retrouve donc un facteur 15… 20, mais mon raisonnement de ce matin est attaquable, néanmoins.

    Bref, les actuels 5000 cas/j correspondraient, si les tranches d’âges étaient les mêmes à 250 cas/jour en mars, c’était en gros vers le début mars, le pic de mortalité est passé un mois après.
    Si on dit qu’il y a N facteurs positifs encore à l’œuvre en septembre (hors le brassage de la rentrée…) :
    —- temps clément (?) , réflexe du masque mieux suivi, déjà 10% « immunisé », séparation vieux/jeunes plus effectives, bises et poignées de mains mieux bannies, ruissellement de gel en toutes occasions (magasins/grandes surfaces : fort peu de cluster, c’est remarquable, on le dit peu, alors qu’aux rayons « frais », il y a de l’humidité dans l’air, des contacts par les mains indirects, etc.)—-
    alors on va monter plus doucement au pic de mortalité #2, qui serait donc à la Toussaint, grosso modo. Dans un scénario optimiste, on reconfine 4 semaines pendant qu’on commence à déployer le vaccins pour les professions les plus exposées (santé, services à la personne, profs, commerces).

    Et Noel est en demi-teinte dans un scénario optimiste.

  11. Lol !!! (!!!)

    Moi je crois qu’il existe en ce 25 août 2020, deux formes de populisme face à la pandémie de SARS-CoV-2 :

    1- un populisme classique, celui que nous connaissons toutes et tous depuis des décennies, prenant désormais toutes les formes abjectes d’un barbu, cheveux longs quelque peu jaunis par la fatigue et le temps, en blouse blanche, ainsi mis en scène histoire d’atténuer un peu plus le déni de réalité scientifique d’un virus d’ores et déjà présent et inquiétant ! Et puis,

    2- un néo-populisme, celui que nous ne soupçonnons pas, gobant désormais tous les chiffres abstraits d’un Etat, la communication quelque peu rajeunie par la ligne et le rang, en masque bleu blanc rouge, ainsi mis en scène histoire d’atténuer un peu plus le déni de responsabilité politique d’un bilan d’ores et déjà lourd et alarmant !

    https://francais.medscape.com/voirarticle/3606284

    https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-l-allemagne-place-les-regions-ile-de-france-et-paca-en-zones-a-risque-25-08-2020-8372745.php

    https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/coronavirus-en-france-plus-de-1800-personnes-mortes-chez-elles-1236559

    1. Ca va philippe ?

      J’ai une petite question au systématicien que tu es.

      Depuis des années, on reconstitue les chiffres de décès dûs à la grippe en fonction des petites centaines de morts constaté en milieu hospitalier. Et ainsi chaque année on nous annonce entre 7000 à 10 000 morts de la grippe. Généralement le facteur morts estimés reconstitués, morts constatés « certifiés » va d’un facteur 25 à 35. Les chiffres sont disponibles et je les avais déjà collé ici en mars/avril.

      Or ici d’après les données assez « précises » de comptabilité en la matière on a dans les 15 000 morts à l’hôpital, 15 000 morts en EHPAD, et selon ton article environ 2000 morts à la maison, de la COVID 19.

      Ce qui m’interpelle un peu je dois dire. Comment expliquer cette disparité ? On pourrait presque penser qu’habituellement en fait on ne soignerait pas les malades de la grippe et on les laisserait mourir chez eux ? (ce qui a été constaté pour les anciens en EHPAD pour la COVID 19… On les a laisser mourir point barre comme des moins que rien). Y a une sacré déficience du système de santé et de soins chaque année pour la grippe si c’est le cas alors.

      1. ça prouve (s’il était besoin d’une preuve ) qu’on est quand même mieux et en relative bonne santé chez soi , plutôt qu’à l’hôpital ou en Ehpad ….

        Ouf , maintenant on en est sur !

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      2. Donc si je vous suis bien chaque année on laisse mourir entre 8000 à 10 000 personnes faute de soins et d’hospitalisation c’est ça ? Puisque seulement moins de 350 personnes meurent à l’hôpital de la grippe généralement en moyenne.

        Elle doit être foudroyante la grippe non pour qu’on ait pas le temps d’amener les gens malades d’habitude ?

        Je ne m’explique pas très bien, cette disparité, et pourquoi habituellement on fait de la reconstitution de données, alors qu’on a pu compter en directe là. Enfin si, je me doute un peu. On a mis le paquet à l’hôpital pour éviter les « pertes » cette fois on dirait, et on a compté vite, tout ceux qui tombaient en EHPAD il semble. Les autres années c’était pertes et profits les petits vieux. Comme quoi y a des seuils à partir desquels les sociétés se sont habitués à voir tomber les plus faibles. 10 000 par an ? Ouais, ça marche. 60 000 ? Ah non ça marche plus. C’est intéressant de le noter je trouve. Car c’est bien le fait que 10 000 personnes mourraient déjà et certainement bien plus de maladies respiratoires simplement dû au fait que personne ne trouvait judicieux de porter masques, d’appliquer des gestes barrières, de la distanciation, du télétravail, du dépistage, de la vaccination, du micro confinement … Etc etc.

        Comme ça, quel serait le chiffre en dessous duquel on peut lever tout ce que l’on sait être efficace et qui épargne des vies ?

        On le mesure comment, sur quels critères ?

      3. @Clo Clo :

        La question est gratte cul mais elle a sans doute des réponses à ….critères multiples combinés : possibilités de parades connues ou pas ( vaccinations dans le cas de la grippe par exemple ) , violences des symptômes et des effets à court et long terme , concentration de l’attaque dans le temps , nécessité ou pas de réponses médicales fortes immédiates en milieu spécialisé , maîtrise possible ou pas de l’évolution de l’épidémie , caractère pandémique ou simplement épidémique ….

        Personnellement , je ne crois pas , contrairement à ce qui court très souvent , que ce soit par crainte d’avoir trop de perte de vieux que presque tous les tétas du monde de culture et de système politique différents , ont réagi de la même façon , à de rares exceptions près à la pandémie .

        La réponse est donc sans doute la moins fausse dans la recherche de la cause de cette quasi réponse unanime , dont je me mouille à dire qu’elle était surtout portée par la terreur ( dont on n’est pas forcément sorti ) que la bête était inconnue , dangereuse et sans adversaire connu et donc sans possibilité d’en mesurer les impacts à terme .

        PS : il n’y a pas que la grippe qui tue plus les vieux que les moins vieux ;.La  » vague de chaleur » de 2003 c’était pas mal aussi , et ça a des chances de se reproduire de plus en plus souvent , réchauffement climatique aidant .

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      4. Eh bien non, vous ne m’avez pas du tout suivi cher CloClo…

        Donc je traduis ce que je perçois de façon systémique depuis l’analyse des données indiquées :

        – on laisse mourrir des personnes de la grippe faute de communication suffisante autour de la maladie ! Et si on ajoute à cela l’absence de mesures annuelles d’exception, de type confinement, en raison d’un taux annuel de vaccination de la population totalement insuffisant pour pouvoir garantir au pays une assez bonne immunité de groupe face à la grippe, alors on récolte forcément certaines années la cata, un point, c’est tout…

        Alors question, allez-vous sans doute me dire ensuite ?

        – pourquoi parle-t-on toujours plus de la grippe lors d’épidémie, voire de pandémie : SRAS, MERS, H1N1, Covid-19 ?

        Peut-être devriez-vous poser la question suivante à Sieur Macron : pourquoi ne passez-vous pas régulièrement des messages de sensibilisation en faveur de la vaccination contre la grippe ?

        En attendant, moi j’y vois surtout deux raisons évidentes :

        1- la dangerosité avérée de toutes les maladies en découlant par rapport à la grippe, fait que l’on est obligé d’en parler, et que forcément, on en vient naturellement à les comparer à la grippe elle même… Enfin,

        2- comme le disait si bien à sa manière, sans langue de bois, Christophe Barbier sur France Inter, maintenir les personnes âgées en vie, ça a un coût ! Dit autrement, indice QALY, quand tu nous tiens… Et ça aussi, je suis bien le seul sur ce Blog à vous le dire depuis des mois…

        C’est le Carrousel de l’Âge de Cristal chaque année mon cher CloClo ! Au fait, quel âge avez-vous ?

        Sur ce ! Musique !

      5. Salut vous zotres,

        Il me semble avoir bien suivi philou, mais même si j’ai plus de 30 ans et aurais dû passé par le Caroussel, (la série TV m’a particulièrement marqué, pré ado, et m’a formé ou déformé va savoir, autant que la lecture de 100 études référencées, comme m’ont formé aussi les Barbapapa, et autres Il était une fois l’Homme). Mais comme je suis pas encore dans la tranche des vraies personnes à risques et comme je bois encore plus de solution hydro alcoolique que je n’en mets sur mes mains, le virus a peu de chance de nidifier dans mes cellules.

        En vous lisant, je ne peux que constater que la société s’alerte parce que là la pilule était inconnue et pouvait potentiellement emporter plein de gentils vieux d’un seul coup, et quelques pas chanceux dans les autres classes d’âges, mais que cette même société laisse tranquillement clamser régulièrement pas mal de vieux habituellement car, ils le valent bien comme qui dirait de manière détournée. Alors que vous même expliquez qu’en mettant les moyens de soins et de comportement on pourrait en épargner un bon paquet, jusqu’à l’année suivante a rajouté Timiota. Oui jusqu’à l’année suivante… Espérons que l’année suivante bientôt ne soit pas la « norme » acceptable pour une facteur 10 chaque année.

    2. @ Cloclo.
      On parlait de chose différentes « autrefois », avec l’angine de poitrine, le croup, etc.
      Quand tu as quelqu’un qui a N faiblesses, il est probable que la grippe fait flancher ici le coeur, la le poumon (oedème), ailleurs l’AVC, car tout le corps fonctionne à sa limite pour ces victimes, comme un funambule sur un fil, et tu donnes une grosse chiquenaude au balancier.

      Pour la Covid-19, l’effet est peut-être un peu de même nature mais bien moindre, les « comorbidités » sont des trucs chroniques qu’on peut garder 10 ou 20 ans avant que la camarde vienne faucher et moissonner.

      Ceci dit, oui, si on gardait tout le temps les « petits vieux fragiles » à la porte de la réanimation, on diviserait cette année là la mortalité peut-être par deux, mais on remettrait le couvert pour l’année suivante.

      Comme la grippe a des fluctuations de l’ordre de sa taille (un genre de bruit Poisonnien pour les intimes, comme les fluctuations de nombre d’évènements de radioactivité par unité de temps, ou de bruits de goutte de pluie sur le vélux en une seconde) le système de santé s’est raisonnablement stabilisé sur une sorte de trépied :

      (i) vaccination des vieux, et si possible des autres mais pas de tous (car de toute façon vaccin efficace à 60-90% suivant le cours du baht)

      (ii) pour ceux qui ont les moyens (EHPAD médicalisé ++), surveillance rapprochée et anticipation des pathologies (un des rôles de la gériatrie, symétrique de la pédiatrie) et

      (iii) pour les autres, on se dit que comme cause de mort « naturelle », c’est dans l’acceptable, ça doit entrer en n° 5 ou 6 dans les causes de mortalité mais sans doute dur à démêler du cardio-vasculaire ordinaire, des cancers ordinaires (un cancéreux grippé, il va pas supporter sa thérapie..).

      Il faut voir d’où on vient, on a regardé les pathologies par le prisme des organes avant de regarder aujourd’hui par le prisme de l’ADN des virus. Quand j’estois jeune (1985-1990) on croyait que l’ulcère de l’estomac était une maladie chronique « du tissu », qu’il convenait de dorloter en évitant l’abus de fricandeaux sauce espelette, etc. On sait maintenant que c’est helicobacter pylori qui fait l’ulcère, et le soin a évolué en conséquence, mais sans « rupture » brutale. Mutatis mutandis, pour la grippe saisonnière, on nomme mieux le virus (H1N1, etc.) mais on n’a pas pour autant une idée fine à l’avance de qui va souffrir de quoi (même pour les grippes et rhumes ordinaires, il y a des réactions « gastro » et des réactions « rhumes de cerveau »/Sinusites). L’interaction des protéines est aussi compliquée à prédire que le devenir de EELV, ou que la durée des débats du même parti, c’est dire.

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    3. Foi de vieux grippo mortel , il me faudrait , déjà depuis plus de dix ans , habiter en Alaska pour ne pas recevoir chaque année au moins deux courriers officiels ou mutualistes , via la post ou un mail , me recommandant ( parfois presque de façon comminatoire ) de me faire vacciner dès que le cru de l’année est cerné .

      J’ai été assez long à obéir mais depuis cinq ans , et une grippe que ma refilée une de mes petites filles , par laquelle je suis resté trois jours avec le sentiment d’avoir fait un match de rugby contre les all blacks , je me fais vacciner régulièrement d’un cœur allègre .

  12. Je ne sais pas ce qui se passe avec l’algorithme d’inscription des commentaires , mais il multiplie actuellement tout par deux ou trois .

    Si même l’IA déconne avec les mathématiques , on n’est pas près d’atteindre à la réalité que ce soit celle des virus ou de tout le reste .

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  13. Le Monde, « L’adhésion aux différentes théories du complot est un trait caractéristique des “antimasque’’ »

    Le chercheur Antoine Bristielle analyse une enquête sur les motivations de ceux qui refusent le port du masque, qui s’inscrivent dans une défiance plus générale envers les institutions.

    Extraits :

    Mais qui sont ces individus et pourquoi refusent-ils une telle mesure de santé publique ? C’est à cette question que nous répondons à partir d’une enquête menée par questionnaire auprès de plus de 800 individus, membres de groupes Facebook antimasque. Majoritairement féminins (60 %), ils ont, en moyenne, une cinquantaine d’années et un niveau d’éducation assez élevé (bac + 2). En cela, ils ressemblent assez fortement aux soutiens du professeur Raoult s’étant manifestés sur les réseaux sociaux au printemps.
    Cette proximité entre les antimasque et les soutiens de Didier Raoult se retrouve lorsque l’on demande aux premiers d’exprimer leur opinion concernant le chercheur marseillais : plus de 80 % d’entre eux en ont une bonne opinion. D’ailleurs, ils ne sont pas moins de 95 % à estimer qu’une personne contaminée par le Covid-19 devrait être libre de décider si elle veut ou non être traitée à l’hydroxychloroquine, le traitement-phare recommandé par Didier Raoult.
    […]
    L’adhésion aux différentes théories du complot en est un trait caractéristique : 52 % des individus interrogés croient par exemple en l’existence d’un « complot sioniste » à l’échelle mondiale, contre « seulement » 22 % des Français, et 56 % adhèrent à la théorie du « grand remplacement », soit plus du double de ce que l’on constate au sein de la population française.
    Lorsqu’on leur demande d’expliquer les raisons de leur refus du masque, beaucoup justifient leur décision en avançant que l’épidémie de Covid-19 serait terminée, voire qu’elle n’aurait jamais existé, et que les différents gouvernements mentiraient en voulant nous faire croire le contraire.

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    1. On aimerait avoir un peu plus de source sur cette « étude/analyse » à base de sondage. Car nonobstant les « 52% des interrogés qui croient par exemple en l’existence d’un « complot sioniste » à l’échelle mondiale, contre « seulement » 22 % des Français, et 56 % adhèrent à la théorie du « grand remplacement », soit plus du double de ce que l’on constate au sein de la population française. »

      En fait ce n’est pas ces 52% qui sont importants à retenir, mais le chiffre absolument hallucinant de 22 % de la population des Français ? !

      Presque 1 français sur 4 croit à un « complot sioniste » ? Sérieusement ? Les bras m’en tombent si c’est le cas.

      Remarque des gens biens sous tout rapport croient aussi en un dieu tout puissant et au diable alors bon.

    2. Ce qui tendrait à démontrer que certains sont près à mourir ( du coronavirus ) pour être plus sur de faire mourir l’état .

      Comme j’ai toujours préféré ceux qui se suicident avant un crime ( féminicide ou autre ) plutôt qu’après , ça me parait une position du moindre mal ,même si je doute qu’ils soient , en conscience vraie , en accord avec leurs propres affirmations sondagières sans risques .

    3. Ça on s’en doutait depuis longtemps, sauf que ce type d’enquête stigmatise cette seule catégorie de personnes (connectées à Facebook) tout en zappant bien évidemment toutes les autres…

      A l’image des études cliniques totalement foireuses quant à l’efficacité de telle ou telle molécule ; où sont donc passés les groupes témoins ?!

      Ah mais oui, c’est vrai, j’oubliais, le même Antoine Bristielle qui s’inquiéter fin avril de « la défiance envers le président » :

      https://www.lefigaro.fr/vox/politique/la-defiance-face-au-plan-du-gouvernement-appelle-des-reformes-institutionnelles-20200430

    4. Peut-être que les gens en ont marre de se sentir maltraités par des autorités qu’ils jugent de moins en moins sensibles à leurs problèmes et qu’ils les traitent comme des enfants. La machine à abrutir les foules marche à plein pot et malheur à celui qui quitte la route.
      Ils saisissent alors le moindre prétexte pour s’y opposer. Ils se rebellent. Les raisons avouées ne sont pas forcément sincères, ni intelligentes mais c’est le fond qu’il faut observer. La colère se répand.

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      1. Bof , la colère de gens qui ne savent pas faire une règle de trois , c’est vite manipulable , dérivable ou facile à mater .

        Heureusement.

      2. @François M :

        oui , c’est aussi le résultat au fil de l’eau des deux motifs : la fuite en avant des gouvernements face aux difficultés à régler , et la connerie en tache d’huile des incapables de faire une règle de trois .

        Les deux s’alimentant mutuellement .

  14. Pour tous les sceptiques de la létalité de la seconde vague, vous avez la réponse en temps réel au USA/a>.
    Ils ont largement comblé le retard au démarrage pour caracoler en tête et nous fournir un aperçu de ce qui nous attend.
    Il y a quelques régles de trois cachées entre le taux de mortalité et celui d’infection. 🙂

  15. Le principe encore debout de Sécurité Sociale, bizarrement, affaiblit la pensée du citoyen qui se croit immunisé du simple fait que la morbidité de Covid-19 soit faible.
    Beaucoup de gens sont tellement assurés d’être pris en charge pour les soins, des soins bénins puisque 0,6% de décés, qu’ils ne songent pas aux embouteillages qu’une seconde vague peut provoquer dans les maisons de santé, ni ne songent aux arrêts de travail des malades de toute nature (grippes saisonnières, rhumes…) ni aux autres pathologies laissées à demeure, sans parler d’une réplique ordonnée de confinement et ses effets sur le fonctionnement élémentaire d’une journée normale brusquement modifiée pour tout un chacun, de fond en comble et pour un temps indéterminé.
    Tout comme pour la Sécu, les milliards de crédit sortis si facilement du chapeau de la BCE peuvent-ils faire l’objet d’une seconde vague ?
    Non, les blagues les plus courtes sont les meilleures.
    Alors ?

    1. L’assimilation de la Sécu à un vaccin est inattendue , mais intéressante à discuter avant la prestation de Paul Jorion chez les Cathares .

      1. Les Cathares ?
        Le bucher de Monségur, excellent ouvrage de Zoé Oldenbourg.
        Ce que je souhaitais dire à propos d’un vaccin et de la Sécu doit s’entendre sur le mode sécuritaire, assuré du genre, de toute façon on va trouver un vaccin, de toute façon on est couvert par la Sécu.

    2. Vous semblez confondre mortalité et morbidité: la morbidité (= séquelles permanentes suite à la maladie, et qui va de fait réduire votre espérance de vie) n’est pas faible du tout.

  16. N’empêches , La règle de trois à ses limites : ….

    Problème 1 : si 4 ouvriers font un travail en 9 jours, combien mettront 6 ouvriers pour effectuer le même travail ?
    Il est toujours possible de construire un tableau.

    Sauf que le postulat de départ est que tous les ouvriers se valent …

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Règle_de_trois

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    1. On peut demander aussi : si une femme a besoin de neuf mois pour mettre au monde un enfant, combien de femmes faut-il pour le mettre au monde en un mois ? La plaisanterie est classique 🙂

      La plupart des règles ont un domaine de validité limité. Ou plutôt s’agissant de celle-là, elle n’est valide que si l’on n’a pas fait de supposition erronée par ailleurs. Et faire des suppositions erronées… c’est malheureusement très facile.

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  17. C’est évident qu’il faut considérer le nombre de morts dû au virus si on veut connaître l’évolution de l’épidémie, le nombre de cas positifs comporte trop de paramètres non contrôlables: Nombre de tests, sureté des tests, age,condition physique des personnes testées, évolution de la maladie pour chaque positifs etc… Dans ces conditions les graphiques: nombre de positif vs temps,n’ont pas de réelle utilité sinon de connaître combien de tests sont effectués. Je pense que tout le monde comprend ces limites,incluant Paul Jorion ;-).
    Maintenant qu’entendons nous par seconde vague? Je pense qu’on peut la définir comme une augmentation des décès,dans une période donnée, ressemblant a celle du debut de l’épidémie. Mais ceci peut etre dû a plusieurs facteurs: Diminution des protections individuelles et collectives, evolution du virus devenant saisonnier ou mutant.
    On sera donc tous d’accord pour éviter la seconde vague ce qui implique la continuation des protections individuelles et des decisions du gouvernement pour faire accepter ces moyens de protection dans la vie de tous les jours: A l’atelier au bureau, a l’ecole, les réunions culturelles et autres. Le gouvernement français n’a pas une très bonne note de par ses actions passées et probablement va continuer a « Gouverner à vue » par exemple l’obligation de porter un masque a l’air libre ou.comme ce matin, ne pas rendre gratuits les masques pour les collégiens et les lycéens alors qu’ils doivent etre obligatoires. Ces decisions,comme d’habitude seront remises en question dans quelques jours mais elles ne font pas bien augurer de la rentree en Septembre. Enfin « Qui vivra verra ». Keep safe!.

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  18. Le pb de la règle de 3, c’est qu’il faut savoir l’appliquer…

    Or, si on n’applique la règle de 3 aux cas mortels (ou lourdement handicapant) – et c’est en dernière alternative la seule statistique qui compte dans une pandémie – il y a bien une décrue massive du virus.
    1 mois de décès « massifs », puis 2 mois de baisse continue, suivi d’une courbe plate jusqu’à maintenant (masque ou pas, confinement ou pas)

    En effet, la dangerosité souche actuelle n’a rien à voir avec celle de mars…
    Peut-être que cette dernière reviendra en sept-oct (ou qu’une autre souche aura la même dangerosité). Pour l’instant, cette dernière ne sévit plus chez nous mais en Amerique latine.
    Il y a bien une décrue des seuls indicateurs vraiment importants, selon la règle de 3.

  19. Au début de la pandémie, on a dit qu’elle s’arrêterait lorsque 60 % ou 70 % environ des gens seraient contaminés (et immunisés), c’était l’immunité de groupe. D’où la question : pourquoi s’inquiète-t-on aujourd’hui de l’augmentation du nombre des contaminés, d’autant plus que ça ne s’accompagne pas (pour l’instant ?) d’un augmentation des malades et des morts ? Et la règle de 3 n’a rien à faire ici…

    1. C’est une bonne question qui avait été posée par un auditeur de France Inter à Jérôme Salomon lors de son passage sur cette antenne le 14 août ( interview de 8h 20) , lequel avait assez pertinemment répondu que c’est tout le problème de la position à avoir vis à vis de l’acquisition de cette immunité de groupe ( choix de la Suède par exemple assez largement critiqué par beaucoup depuis) .

      « Laissez faire la nature  » , c’est exposer la population fragile ( et pas que les vieux loin de là , les obèses , les cardiaques qui s’ignorent , les diabétiques , les cancéreux qui s’ignorent ….) à des contacts potentiellement désatreux pour eux sinon pour les sans masques ien portants mais porteurs et distributeurs du virus .

      Il est clair que les contaminations accrues participent de cette progression vers l’immunité de groupe ( si elle existe bien pour cette bestiole ci ) , le tout est de maîtriser la progression via les mesures que l’on sait , afin que la machine de s’emballe pas ( ha , ces exponentielles !) , et que l’on expose « naïvement » des personnes fragiles connues ( les vieux et tous ceux atteints d’une pathologie autre ) ou qui s’ignorent , à des risques potentiellement létaux et très désagréables .

      Le choix semble donc s’être raisonnablement orienté dans le monde , en grande majorité , pour faire ce qu’il faut pour garder la progression ( et les moyens médicaux ) sous maîtrise quantitative soutenable et observable , en travaillant d’arrache pied sur les solutions pharmaceutiques et vaccinales .

      Pas si con , homo sapiens finalement .( sauf Trump et Bolsonaro évidemment )

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      1. Sauf Trump et Bolsonaro, évidemment ^^ 🙂
        À propos, la « First Lady » a déclaré à la convention républicaine que son mari « n’arrêtera pas de se battre tant qu’il n’y aura pas un traitement efficace ou un vaccin disponible pour tous ».
        Raison de plus pour travailler d’arrache pied sur les solutions pharmaceutiques et vaccinales !!!! 🙂

      2. Travailler sur les solutions vaccinales d’arrache-pied, faudra mettre le département hospitalier de traumatologie des membres sur le coup !

        Bien sûr c’est potache dit comme ça, mais plus sérieusement, les souffrances induites par la crise post-covid vont aoir des retentissements sanitaires (santé mentale, addictions, …) et ce dans un contexte de financement étranglé de la sécu. Pas glop.

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