La Banque Centrale Européenne prend conscience de l’importance des enjeux !

Tout n’est pas perdu : la Banque Centrale Européenne prend conscience des enjeux.

Extrait d’un entretien dans le journal Le Monde : Christine Lagarde : « Les nouvelles restrictions pèsent sur la reprise », le 19 octobre 2020 :

La BCE doit-elle contribuer à la transition écologique ?

[…] C’est une question fondamentale, et je vais tenter d’entraîner le Conseil des gouverneurs à au moins accepter de s’interroger sur l’action légitime d’une banque centrale pour participer à la lutte contre le changement climatique. […] Nous devons prendre en compte les questions climatiques, car elles ont un impact sur la stabilité des prix, notre mandat premier.

Non, le Blog de PJ n’est pas Le Gorafi, je vous assure que c’est vrai. Les bras vous en tombent ? Rassurez-vous, c’est le cas pour moi aussi !

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18 réflexions sur « La Banque Centrale Européenne prend conscience de l’importance des enjeux ! »

  1. C’est un article payant, je n’ai donc pas pu le lire. La biodiversité en péril, les catastrophes naturelles en augmentation, les réfugiés climatiques, tout cela ne lui pose pas vraiment de problème. Par contre, la stabilité des prix… une invention purement fictive de l’espèce humaine… ça ça compte ! Le principal quand même, c’est qu’on a le même objectif de départ… mais pas sûr que ce soit les chemins les meilleurs pour nous.

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  2. La même chose que vous rapportiez, Mercredi, concernant le FMI.
    Pareil aujourd’hui avec la BCE…

    Mais, également, il y a quelques années, à propos d’un “think-tank” des grrrosses affaires -je ne sais plus lequel-, lequel était en train de changer son fusil d’épaule, de la même façon.

    Mais tout ça prend du temps ! Trop probablement…
    Mais y’a de l’espoir !
    Que ce soit la finance ou le port du masque : rappelons-nous, il y a +/- 30 ans c’était carrément grossier de sortir un paquet de clopes sans en offrir à la ronde…
    Aujourd’hui, si vous sortez des cigarettes et en offrez c’est vraiment grave !

    Vous ne demandez même pas si ça gêne… vous allez la fumer dehors !

    Si vous fumez encore… 😉
    Mais ça, c’est un autre sujet.

    1. > « Mais y’a de l’espoir ! »

      Si l’on en croit ce blog ou des ouvrages du maître des lieux, lorsque la finance commence à « anticiper » un problème c’est qu’il est vraisemblablement déjà bien trop tard. Il serait donc plutôt temps de commencer sérieusement à réfléchir ou agir pour la gestion de la catastrophe plutôt qu’à rêver de l’esquiver.

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    2. @ Maddalena Gilles

      La lenteur de la finance vs les nombreuses boucles de rétroactions positives qui font que le climat s’emballe.
      Qui va gagner ? Ou plutôt, qui va faire tout perdre ?

      La semaine dernière, j’ai définitivement perdu tout espoir : dans mon jardin, il y a désormais des vers plats, tueurs de nos vers de terre et de nos escargots, incomestibles pour les oiseaux et les taupes. Fini l’aération de la terre et adieu merles, rouge-gorges, taupes et autres : vous n’étiez pas rentables. Mort aux faibles !
      Et surtout, merci à toi le « commerce mondial dérégulé » imposé par la « finance mondialisée » ; laquelle agit illico dès qu’il s’agit d’accroître ses profits et ses intérêts ; mais qui ne fait que mine de se poser des questions pour ne jamais agir, in fine, quand il s’agit de préserver le bien commun.

  3. Voici peut-être une platitude, mais c’est comme la « matière noire » en astrophysique, il y a des « grands machins » troublants :

    Les bas taux d’intérêts actuels sont « inexpliqués » aux dire des économistes, l’idée que le FMI a du mal à s’occuper de l’inflation parce qu’elle est trop basse même avec le taux directeur au plancher zéro « infranchissable » montre le type de désarroi pour une situation pas prévue.

    Ma platitude est dans le style des M=> A=> M de Marx (ou A=> M =>A’, j’ai pas révisé). C’est de dire que les bas taux d’intérêt sont une conséquence direct de la mondialisation, avec son gonflement financier pour aider sans doute. En effet, si l’intérêt n’est pas produit par un cycle « investissement => production => revenus », mais par l’arbitrage permanent de capitaux financiers avec des zones lointaines (Mexique, Vietnam…), on cesse d’avoir besoin d’augmenter les salaires pour augmenter (via l’achat keynésien des salariés) le revenu. On joue en permanence sur les flux (options & dérivés, sur matières premières et sur titres tertiaires), et l’absence de nation à l’échelle de tout le globale fait qu’on trouve toujours des revenus à tirer, cela venant de l’existence des « tourbillons » qui se produisent partout dans le monde, et dont un des aspects est une forme de « création destructive », comme dirait retepmuhsC, Schumpeter levé du pied gauche.

    Je dis ça je dis rien…

    1. Le problème c’est qu’ils sont absolument ignares :

      – Paul Volcker incapable de donner une définition de la spéculation, disant : « Euh… je la reconnaîtrais si je la voyais ! » ;

      – la BCE ignorant les composants d’un taux d’intérêt (voir ma chronique dans Le Monde) ;

      – Janet Yellen présentant la « courbe de Phillips » dans son speech avec le taux de chômage comme cause et l’inflation comme effet, puis dans sa discussion avec les journalistes avec l’inflation comme cause et le taux de chômage comme effet (voir ma chronique dans Le Monde) ;

      – Je mettrais ma main à couper que Lagarde n’a pas la moindre idée pour quelle raison l’inflation devrait être à 2% (peut-être pour faire baisser le taux de chômage LoL !)

      – Mon collègue à Wells Fargo, à la tête de la gestion du risque, qui prétend mordicus qu’il y a une dimension prédictive dans un taux à terme.

      Etc.

      Ils n’ont pas la moindre idée des mécanismes sous-jacents : pour eux la finance c’est une suite de formules apprises par coeur dont ils ignorent la signification.

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      1. Monnaies et religions, flux et reflux.
        Lorsque l’une s’assèche l’autre croit et déborde.
        Nous sommes ballotés par des discours, la papesse de Francfort et l’imam de Pantin.
        La palme est toutefois Elyséenne avec un président qui de haut de son pupitre tel un Chanteclair aux petits mollets n’arrête pas de cocoricoter.

      2. Si je dis à Paul Volcker que spéculer, c’est faire du profit sans apporter de valeur ajoutée, j’ai bon ?

        Cela dit bon ou pas, j’ai peu de chance de dire quoi que ce soit à Paulo , vu la distance sociale qui nous sépare…

        Mais, de votre côté, n’avez-vous pas une (petite) chance (entre Pauls) de fournir un peu de compétence à ces ignorants qui nous dirigent (d’autorité) vers l’abîme ?

    2. L’inflation est faible parce que définie en indice des prix, elle ne tient compte que d’une partie de la consommation et ne porte finalement qu’essentiellement sur les consommations importées à bas prix, de Chine ou d’Asie plus pauvre pour les fournitures industrielles, du Moyen-orient ou de Russie pour l’énergie. Fermons nos frontières et nous verrons si l’inflation est si faible. merci la mondialisation.
      Cet indice des prix ne tient pas compte d’un des rares services dont la population ne peut se passer à savoir le logement au prétexte qu’il s’agit d’un investissement !
      Evaluons les revenus et salaires non en euros ou euros constants mais tout simplement en m2 (local pour être juste) et vous verrez s’il n’y a pas une certaine déflation des salaires et revenus. Quand aux retraites je vous laisse le soin de calculer le taux de remplacement.
      Mais l’inflation n’est- elle pas aussi définissable comme l’accroissement de la masse monétaire, son inflation quoi …
      Alors 2% vous êtes sûrs ?

      1. Pas illogique.
        On construit moins quand on mondialise :
        Les villes ont alors un noyau suffisant pour que les riches se regardent entre eux et ajustent à la hausse leurs prix du m²,
        laissant le reste dont ils ont besoin assez marginalement se débrouiller, avec un gradient de prix du m² (classique d’ouest en est à Paris & petite ceinture).
        L’idée est surtout qu’on n’a plus besoin de ces masses « en proximité », l’usine Renault n’est plus à Billancourt, et les activités à haute valeur ajoutée
        finissent par plafonner en surface et en intensité locale (mais pas en richesse locale), voir la Silicon Valley par exemple.

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  4. Madame Lagarde aurait dû dire :
    – Je vais CONVAINCRE les gouverneurs d’investir dans la lutte contre le dérèglement climatique ; d’aider à la protection de la bio-diversité ; de s’engager pour que les enfants respirent un air pur et boivent une eau potable ; de veiller à la justice sociale Etc… Etc… car il faut désormais faire entrer toutes nos vies, nos modes de vies, nos habitudes, nos désirs et nos besoins dans une seule planète.
    Mais Madame Lagarde ne dira rien de tel parce qu’elle ne comprend pas plus que Macron ce qu’il se passe vraiment.
    Nous n’en sommes plus à parler de transition mais de rupture et de dissidence.

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  5. assez d’accord avec OLIVIER GILET la stabilité des prix, sauf que ça semble plutôt l’un des rares prétexte invocable (ça et la pérennité de l’euro) pour faire de la politique. Sans mettre en cause l’intérêt, assez soudain, que lagarde a pour la stabilité climatique, ou un qqconque manquement du duo conseil/commission qui laisserait la bce contrainte d’agir, ça pourrait devenir une assez mauvaise habitude.

    Mais plus concrètement, qu’est ce que la bce peut faire pour initier et orienter des politiques industrielles?

      1. @Hervé la bce pourrait communiquer à ce sujet, pas plus. à part le taux directeur, qui de toute façon est trop général pour une politique industrielle spécifique, je ne connais aucun levier qu’elle peut actionner, d’où ma question.

  6. […] C’est une question fondamentale, et je vais
    « tenter »

    d’entraîner le Conseil des gouverneurs à au moins
    « accepter de s’interroger »

    sur l’action légitime d’une banque centrale pour participer à la lutte contre le changement climatique. […] Nous devons prendre en compte
    « les questions climatiques, car elles ont un impact sur la stabilité des prix »,

    notre mandat premier.

    Hallucinant!!!
    Elle fume quoi la Dame? la moquette?

  7. Coucou,

    Le délire continue …

    Mais que vient faire le climat dans cette galère ?

    çà va dans le même sens que vos commentaires sur les compétences ou ignorances ou croyances au choix, mais je ne suis pas sûr que cette remarque vous agrée !

    Bonne journée

    Stéphane

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