Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19 – 6. Le retour des utopies, aujourd’hui mercredi 28 octobre 2020 à 16h00

Sixième visioconférence.

6. Le retour des utopies. Du monde souhaitable, le roman et le cinéma ne nous offrent que des ébauches, le plus souvent risibles. Quelles approximations d’un idéal avons-nous su réaliser, des Réductions du Paraguay au monde de la science-fiction, en passant par la « révolution sociale » qui avait mobilisé la première moitié du XIXe siècle ?

aujourd’hui mercredi 28 octobre de 16h00 à 17h30. Trente minutes de dialogue avec la salle (virtuelle). C’est gratuit.

Vous pouvez vous inscrire ici.

[Chuchoté] : Si vous arrivez à la dernière minute : voici le lien.

Au 27 octobre, la première séance du cycle, 1. La pandémie, a été vue en direct et sur YouTube, 2.412 fois. La deuxième séance du cycle, 2. L’économie, a été vue en direct et sur YouTube, 1.940 fois. La troisième séance du cycle, 3. L’environnement, a été vue en direct et sur YouTube, 1.752 fois. La quatrième séance du cycle, 4. La géopolitique, a été vue en direct et sur YouTube, 1.404 fois. La cinquième séance du cycle, 5. L’Europe et la France, a été vue en direct et sur YouTube, 1.293 fois.

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8 réflexions sur « Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19 – 6. Le retour des utopies, aujourd’hui mercredi 28 octobre 2020 à 16h00 »

  1. Une idée pour vous inspirer, M. Jorion, une orientation du « retour des utopies »…? Je ne doute pas, que vous en n’ayez nullement besoin.

    L’actualité vue par le prisme déformant des médias mainstream, réussissant à faire miroiter la lune… à qui se contente optimiste, de ne voir que le doigt, agitant et troublant la surface d’une eau, dont le fond mouvementé par des troubles… reste à l’insondable, ce que le pessimisme déprime le besoin (ou l’envie ? On finit par confondre) du retour de la « confiance », cette actualité propose de nous bercer d’une utopie, nommée « télétravail »…

    Propice ou « aubaine », est ce temps trouble, perturbateur de tous les sens, et de toutes les valeurs valeurs, disruptées (avec la « start-up nation ») ou la « peur d’avoir peur » d’un nouveau confinement, domine à ce point la « raison », qu’il en serait presque fait oublié ce que « vivre ensemble » n’a jamais été à réduire à l’entre soi d’un « monde à voir », comment la reproduction de classe, l’endogamie, se « rassure » …? Cet entre-soi t-il enfin trouvé son Graal, son « immunité »… lui apportant la réponse à « comment lutter contre la menace de justice sociale » et « sociétale »…?

    Cette manière tente d’y répondre : « « Examen de conscience » du « télétravail »… ?

    N’êtes vous pas gavés d’entendre un discours ambiant assez répétitif, ressassé en boucle sur les chaînes d’info en continue, comme « l’alfa et l’oméga » d’une mesure que le gouvernement devrait prendre pour éviter un « nouveau confinement trop sévère » dans la projection de la France, vers le « monde à voir »… ?

    Il y a plusieurs moyens, et finalités, au fait d’envisager ce que le « télétravail » incarne dans le « monde à voir »… L’un d’eux moyens… voit dans sa finalité l’ubérisation » et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail qui peut être segmenté à tâche, des savoirs et des services publics, qui peuvent être privatisés, digitalisés, technocratisés (les hôpitaux, leur personnel, en faisant les frais aujourd’hui), dématérialisés, réduisant l’emploi à une précarisation et paupérisation extrême, de la vie qui l’occupe… quand il ne peut pas disparaitre… derrière le mythe de la « destruction/créatrice ».

    J’en ai une autre interprétation de cette expression de « télétravail », quand je le pratique tous les jours, en vous le partageant gratuitement (à ne pas confondre avec la gratuité des GAFAM, dont la contrepartie devrait plus inquiété que ça notre raison), au travers de billets quotidiens… accomplissant par ailleurs, « en même temps » presque… les tâches ménagères d’un foyer très modeste. Un handicap, une RGTH, sans droit à indemnité… me piège dans l’incapacité d’exercer des métiers de « forçât » qu’antérieurement j’accomplissais avec une fierté, pas trop machiste, j’espère.

    Aîné d’une famille monoparentale, j’ai très tôt acquis le sens de la valeur de ces tâches ménagères, que nombre de femmes, mères, etc, exécutent sans aucune reconnaissance, et dans une ingratitude souvent, méprisable. Ma mère ayant été femme de ménage, durant sa longue expérience dans l’éducation nationale – à la retraite bien méritée aujourd’hui, de la fonction publique et d’une vie de mère isolée… l’ayant usée… elle regrette de ne plus pouvoir se dévouer, au « Resto du cœur » à cause de la crise sanitaire… – m’a inculqué le sens des valeurs de solidarités…

    Pour en revenir à nos moutons, alors qu’il prône l’application à généraliser du « télétravail », ce propos semble jusqu’à mépriser, par ignorance et/ou arrogance… bien des emplois précarisés, paupérisés de « première et deuxième ligne »…Ces emplois représentent pourtant bien plus le travail aux conditions dégradées, d’une majorité de citoyen.e.s qui payé.e.s, protégé.e.s, trop peu…pas assez…n’est pas imposable sur le revenu…comparativement par exemple aux CSP+ représentant la classe sociale bénéficiaire entre autre, d’une pareille mesure…de distributions indécentes de dividendes, de la flat tax, etc. …d’une résidence secondaire, pour ne pas subir les mesures plus strictes de confinement…

    Prendre en exemple, les femmes de ménages, œuvrant de partout, y compris dans les « clusters d’entreprises », d’universités, collèges, lieux et espaces communs et/ou privés (restaurants, hôtels, etc) accueillant du public, illustre qu’il leur est fait prendre un risque, en exposant la vulnérabilité, fragilité de personnes souvent à risque (pathologies chroniques et facteurs multiples de comorbidité) qu’aucun robot, automate, ordinateur… smartphone… défiscalisé, désocialisé… ne sait assumer… Même leurs employeurs, ne les prennent pas et pour cause…

    Que des grandes entreprises… ferment leurs bureaux à leurs CSP+… se mettant à travailler en distanciel, et ces femmes de ménages, exploitées la majeur partie du temps, par une sous-rémunération, sous protection (CDD très courte durée, temps partiel subi, intérim… dans plus de 80 % des embauches – 49.3 ordonnances, décrets de lois scélérates du code du travail – ou les pratiques discriminatoires illégales restent impunies) une sous-traitance et « sous-représentation »… perdent une « clientèle » d’un « portefeuille », qui lui rechigne déjà à payer plus chère la surfacturation occasionnée par des mesures de protections supplémentaires (masques, gants, sur-blouses, etc) et un temps plus long… des services de nettoyage, désinfection (plus de surface à traiter, avec différents produits…)… prodigués…

    Certes la fin de la sur-exposition d’une femme de ménage… dans des « clusters d’entreprises » pratiquant le « télétravail », lui épargnera de « prendre son risque »… infectieux… voir mortel… Mais la perte d’une clientèle, conjuguée au refus du reste du « portefeuille », malgré son assistanat sans contrepartie (socialisation/annulation/exonération d’impôts de cotisations sociales patronales, etc)… d’assumer un « sur-coût » conjoncturellement lié à la gestion néolibérale de cette crise sanitaire… l’expose à prendre le risque de perdre une rémunération déjà plus qu’indignement alignée au moins disant moral, social, fiscal, environnemental… affaiblissant ainsi sa santé… ses conditions de vies…

    A t-elle le choix, cette femme de ménage (souvent mères isolées…, survivant dans des quartiers sensibles, et la promiscuité d’appartements trop petits, insalubres, insécures… dont il ne faudrait pas lier, soit disant, la connotation négative de l’appellation « zones de non droits », à la désertification des services publics, de bassins d’emploi, etc) entre autre, d’avoir comme « vocation » à vie de faire des ménages… et comme ambition pour ces gosses, de leur promettre que peut être que dans 6 générations, ils pourront faire prendre place à leurs descendances… dans la fille d’attente de « l’escalier social »… si elles « assimilent » que le « retour des jours heureux » pour elles, viendra, lorsqu’elles ne « refuseront pas d’obtempérer » à un énième contrôle aux faciès, injuste, inégalitaire, brutalement commis par 50 % du personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat », votant pour l’extrême droite…, à une salve d’insulte raciste à moitié déguisée, au cours d’un entretien d’embauche ou les « discriminations sont systémiques »… ?

    A t-elle le choix de ne pas jouer à spéculer à un jeu ou pile, elle perd, toujours plus… quand face, l’idéologie ambiguë de « démocratiser » le « télétravail »… gagne toujours plus, comme il a été démontré lors du dernier confinement, au printemps, par les 30 % de taux de fraudes de propriétaires privés d’entreprises, qui ont profité pour se gaver des mesures de « chômage partiel », en ayant déclaré leurs « subordonné.e.s » (CSP+ en résidence secondaire, « complices du pire »…?) en « télétravail »… ?

    D’ailleurs aurait-elle envie, et/ou besoin, de parier sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix, des équipements professionnelles dont elle a besoin, et des denrées alimentaires (biens de premières nécessités, dont la gratuité pourrait s’étendre à la nourriture, à la connectivité, à l’habillement, au logement, etc, en plus de la retrouver pleinement dans l’éducation, la santé, etc, comme le propose nôtre hôte, entre autres mesures préconisées), des biens de subsistance pour sa famille (hausses des dépenses pré-engagées, et privatisation de services publics)… que le satisferait-elle comme le font les plus grosses fortunes mondiales, et celles et ceux invité.e.s à rêver de l’être… possédant plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue, mais pour hypothéquer, ce qui manquera demain, après demain », aux futures générations…?

    Et encore à la condition qu’elles survivent aux guerres commerciales, monétaires, de « civilisations » au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité… aux prochaines pandémies… le ferait-elle ce pari, si elle savait quelles répercutions nuisibles (en terme d’activité humaines polluantes, empoisonnant les océans, sols arables, l’air l’eau potable… conséquentes aux « externalités négatives »…) cet acte cause dans le reste du monde, dans quelle misère plongerait la satisfaction d’une envie personnelle particulière, les autres femmes de ménage de pays pauvres, qui ne trouvent refuge nul part…?

    Que ne disent pas, les non-dits de ce discours vantant le « télétravail »… ?

    Quelle « distanciation sociale » (peut-on parler de « séparatisme » fiscal, social, moral…?) est prise sur le « quoi qu’il en coûte » aux déficits cumulés des caisses de l’assurance chômage (et aux dettes publiques en générale), par rapport à l’impunité, la banalisation, « dédiabolisation » de telles fraudes patronales… assurance chômage qui va être à nouveau « réformée structurellement » pour aligner les droits, protections sociales… à un système encore plus régressif/répressif socialement, sociétalement… ?

    Quelle drôle d’impression de « sécessionnisme » plane sur ces non-dits concernant la « pseudo » bienveillance qu’on voudrait nous faire croire appliquer au travers d’une mesure de « télétravail », qui en se présumant innocemment « protéger autrui », ne sauve que les propriétaires privés d’entreprises, et leurs cadres, CSP+, une minorité dans la minorité… en « immunisant cette horde » d’un « tri sélectif » déjà si délicat… lorsqu’il est délégué, abandonné, au service public hospitalier, saturé, risquant l’effondrement systémique après tant d’austérité, de réformes néolibérales… ?

    Quel curieux « séparatisme » social, moral, fiscal… quelle étrange politique publique d’un « darwinisme social » loin d’être « naturel »… que prépare la « réforme structurelle » de l’assurance chômage, vieillesse,… s’opère dans la « culture de l’in-imaginaire individualiste »… des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce », à la seule « DICTATURE des émotions », capable de « rassurer » les doutes, incertitudes, de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme »… alors que la deuxième vague de l’épidémie du coronavirus… crainte comme plus grave… ne fait que commencer… en masquant un peu trop la dramatique croissance des vagues de crises sociales, « sociétales », des inégalités territoriales, scolaires, « de destin » (NON RECOURS, impactant 50 % des « Bénéficiaires » du RSA, qui en réalité ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »)… ? »

    1. Merci à vous M. Jorion de prendre en compte cette modeste interprétation d’une partie des disruptions – déformations de la réalité perceptible et prévisible miroitant à la surface d’une eau tellement agitée volontairement pour que ne soit pas aperçue, discernée, la mouvance d’un fond voulant nous faire présumer « qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force » des « changements » (pourvu que rien ne change de « l’essentiel »…?)… – dans laquelle les injonctions contradictoires qu’on nous inonde, nous laissent seul.e.s à gérer, ce que la « déresponsabilisation » « l’irresponsabilité » du rôle du et de la politique, délègue à l’individualisme, au risque pour les dirigeant..es du public et privé s’inquiétant de ‘comment lutter contre la menace de justice sociale ? », d’un excès de « judiciarisation » de la décision politique… l’accusant la citoyenneté… de se laisser infantiliser…

      Il y aurait tant à dire des « clusters d’entreprises » tant minorés, minimisés dans la croissance exponentielle de la covid-19, que la solution de défendre la mesure du « télétravail » se retrouve à être la manière la plus « optimiste », la moins pessimiste du moins, de prétendre « protéger autrui »… Il y aurait tant à dire de la « libéralisation » en milieu privé, obscure… des règles et du respect des mesures barrières, de « l’exemplarité »… « méritante »… quand ce terme de « libéralisation », dérégulation (au sens néolibéral), arrive à avoir un étrange équivalent, dans la vie hors entreprise, commune… nommée péjorativement « incivilité »…

      J’aimerais en profiter pour rectifier non pas les trop nombreuses fautes… mais le terme de RGTH, qui est une erreur de frappe, qui voulait exprimer RQTH.

      1. Bonjour Pierre,

        Puis IMPORTANT (à lire impérativement), @Paul et @toutes et tous, mais avant cela…

        Sachez cher Pierre, que personnellement, j’apprécie toujours la lecture quotidienne de l’ensemble de vos analyses versées gratuitement en effet, mais je crois, comme chacun(e) de nous ici, sur le Blog de Paul Jorion ; Blog qui n’existerait absolument pas sans ce bénévolat quotidien à la fois prolifique, courageux, désintéressé et spontané ; sans doute est-ce là une nouvelle forme de résistance qui ne dit pas son nom, mais que certains auraient tort d’ignorer…

        Et ce que vous écrivez ici concernant le télétravail est en effet l’un des travers outrageusement révélateur d’une société qui s’affirme désormais totalement inégalitaire ! Je n’en dirai pas plus sur ce point…

        Prenez soin de vous surtout, et ne cessez jamais d’écrire !

        —————————————

        @Paul et @toutes et tous maintenant… ET C’EST TRÈS IMPORTANT !

        Cher Paul !

        J’ai la solution qui permettrait l’atteinte de trois objectifs à la fois, à savoir 1) préserver des vies, 2) garantir de meilleures conditions de confinement et d’enseignement pour nos enfants, et 3) maintenir un semblant de vie économique !

        L’actuel Président de la République française, Emmanuel Macron, doit ordonner sans attendre l’internat obligatoire et ceci jusqu’à nouvel ordre, pour l’ensemble de nos enfants, écoliers, collégiens, lycéens et étudiants !

        Les gymnases des collèges, lycées et universités doivent être transformés de toute urgence en gigantesques dortoirs, avec le concours de l’armée qui doit en assurer à la fois la logistique, le ravitaillement, les soins et la protection !

        Les sociétés de transport public doivent assurer tous les convoiements nécessaires pour les établissements ne disposant pas de tels infrastructures sportives et pouvant compter sur le soutien des établissements voisins !

        L’académie doit assurer avec le concours de l’armée la coordination de l’ensemble de l’opération, opération qui doit être maintenue aussi longtemps que nécessaire au regard de l’urgence sanitaire en cours !

        Les enseignants et professeurs doivent quant à eux demeurer confinés au sein des établissements et universités afin de garantir une coupure totale entre le milieu scolaire et universitaire, et le monde du travail, et ceci aussi longtemps que nécessaire !

        Dans le même temps, partout où cela est rendu possible, le télétravail doit y être ordonné sans conditions !

        Ensuite,

        Emmanuel Macron doit interdire jusqu’à nouvel ordre le moindre regroupement public, tout en ordonnant le respect obligatoire de l’ensemble des gestes barrières !

        Les personnes âgées doivent impérativement demeurer chez elles avec l’assistance obligatoire des collectivités locales, notamment en ce qui concerne la logistique, le ravitaillement, les soins et la protection !

        Partout, des autorisations de sortie doivent être mise en place à l’instar de ce qui a déjà été fait lors du premier confinement, et le couvre-feu doit être maintenu sans condition !

        Et enfin,

        Emmanuel Macron doit ordonner aux banques le report automatique également sans condition de trois échéances de prêts pour l’ensemble des emprunts privés en cours afin de soulager au mieux l’économie des impacts de cette seconde vague ; les banques sauront où trouver l’argent ; c’est leur métier !

        Emmanuel Macron doit ordonner tout cela sans attendre, pour une durée de trois mois, soit un trimestre entier ; au passage, la transition c’est maintenant ou jamais !

        De cette manière là, la seconde vague de cette pandémie de Covid-19 sera ENFIN combattue, les services hospitaliers se verront AINSI progressivement soulagés, sans que ni la transmission des savoirs, ni les liens sociaux de nos enfants, ni même l’économie de notre pays, ne se retrouvent trop lourdement impactés ; les plus petits devront vivre tout cela de la manière la plus ludique qui soit !

        C’est l’heure de la grande colonie de vacances, à la façon de « Nos jours heureux »…

        Voilà !

        Un systémicien bénévole, ça ne sert pas uniquement à ALERTER, ça sert aussi à ça, à savoir PROPOSER LA SEULE VRAIE SOLUTION QUI SOIT !

        Chers AMIS cyber-combattants ! C’est le moment de vous rendre vraiment utiles pour votre pays ! A vos téléphones !

        Amitiés,
        Philippe

        ps : et dans le sillage de la France, tous les pays d’Europe doivent bien évidemment de toute urgence en faire autant…

  2. Je n’ai pas pu regarder l’exposé ce soir. L’annoncé me parait intéressant. Je voudrais déjà dire ceci :
    L’ accès au « Monde d’Après » me parait béant. La porte en est grande ouverte. Mais qui (ou quoi) nous invitera à la franchir ? C’est un peu comme dans un film de Bunuel : personne n’osera.
    Parmi les dernières dépêches :
    -Les gestionnaires d’aéroport signale que de nombreuses structures vont faire faillite s’il n’y a pas une reprise rapide : les faibles mouvements ne justifient plus que les infrastructures soient ouvertes.
    – Les représentants des PME signalent que la moitié des PME et petits commerces disparaîtront cet hiver, sauf sursaut.
    Or la 2e vague est là (j’écris juste après l’annonce du confinement, notamment de tous les commerces, et de la plupart des déplacements) et nous ne pouvons y faire face. Elle sera puissante et elle va durer. Les bourses reculent, l’euro se déprécie.
    En affirmant que « l’économie ne peut ni s’arrêter ni s’effondrer », le volontarisme du président français a plutôt révélé ce qu’il craint ! De même quand il dit : « Jamais nous ne laisserons mourir des centaines de milliers de nos concitoyens. Ce ne sont pas nos valeurs. Ça n’est pas non plus notre intérêt », on peut craindre que cette lapalissade ne cache ce qu’il redoute…
    Or que voulons-nous comme monde d’Après : une modification des modes de déplacement, une réduction drastique des vols d’avions, une réduction de la consommation effrénée et un retour aux petits commerces diffus avec des produits locaux, un frein au tourisme de masse. Au-delà, une réduction sensible du besoin d’énergie, de la pollution industrielle, une restauration de la biodiversité… Et une planification, thème abordé largement par Paul Jorion et Vincent Burnan-Galpin dans leur livre de cet hiver passé, et qui est appuyé par d’autres dans divers documents qui circulent. Et une base plus égalitaire pour les politiques économiques et sociales, et fiscales.
    Une politique devrait donc pouvoir se construire sur des bases différentes, qui prennent acte de la crise d’effondrement économique que nous allons vivre. Le moment est venu de pratiquer l’adaptation/réorientation que nous souhaitons.
    Or nous avons besoin d’un signal collectif pour passer à autre chose. Des actions individuelles n’ont pas beaucoup de poids, la puissance de l’argent détourne et monétarise nos efforts. Nos commerces disparaissent, et ce sont des « moyennes surfaces » qui regroupent commerces et services à une distance nécessitant un déplacement motorisé. Et la puissance du monde occidental, obsolète pourtant, peut encore nuire longtemps, déstructurer de nombreux pays, désorienter et cliver de nombreux peuples.
    Nous avons besoin d’un signal fort. La nouvelle politique agricole est marquée des lobbys et donc du monde d’avant. Elle condamne tout « green deal » et toute action sérieuse pour le climat, signale le député européen Pierre Larrouturou qui entame une grève de la faim à Bruxelles. C’est un candidat centriste qui est opposé par les démocrates à Donald Trump, et qui n’annonce pas de rupture dans la politique des USA.
    Nous avons besoin d’un signal fort. Collectif mais aussi capable d’entraîner les institutions et les citoyens vers un autre mode de vie.

    1. On n’a pas besoin d’un signal , on a besoin ( monde entier ) d’une contrainte plus forte que nos désirs . Il me semble qu’on l’a .

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