La chute de la météorite Trump. Tome 2 : « Haute Trahison », paraît aujourd’hui le 5 novembre

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Bonnes feuilles (pages 205 à 208 ) :

Conclusion

Les élections du 3 novembre 2020 verront la victoire soit du sortant, Donald Trump, représentant du Parti républicain, soit de Joe Biden, le candidat du Parti démocrate.

Les pages qui précèdent ne devraient laisser aucun doute : les choses se présentent au mieux pour une réélection de Donald Trump, qui joue sur la peur et a utilisé les quatre années de son premier mandat pour linstiller sciemment. Trump dispose par ailleurs des pouvoirs présidentiels quil a su distordre dans le sens dune dérive régalienne, ne rencontrant quun semblant dopposition. Robert Reich, ministre du Travail au temps de Bill Clinton, dit à très juste titre : « La chose est plus évidente chaque jour qui passe : le choix en novembre nest pas Démocrate ou Républicain mais démocratie ou fascisme ». Ma propre analyse était déjà formulée en des termes identiques le 9 novembre 2016, jour où la victoire de Trump fut officiellement déclarée, puisque je titrais mon billet : « Un proto-fasciste va diriger la plus grande puissance mondiale » (Tome 1 p. 45).

Quest-ce qui a rendu cette ascension possible et na pas permis de lendiguer ? Un fait essentiellement : que les critiques adressées aux Démocrates ont pu être faites au grand jour au cours de cinq années (les quatre de la présidence, auxquelles il faut ajouter lannée 2016, celle de la campagne présidentielle qui vit la victoire de Trump), tandis que celles adressées au Président et à son parti ont immédiatement impliqué le renseignement et le contrespionnage pour ce qui touchait à son entourage, et son éventuelle haute trahison pour ce qui touchait à sa personne elle-même. Deux dimensions, espionnage et haute trahison, dont il était hors de question de les évoquer ouvertement puisquelles relevaient de la sécurité nationale et étaient couvertes par le secret défense.

L’événement clé de la présidence fut la diffusion du rapport Steele et ses conséquences. Jen rappelle brièvement les étapes. Paul Singer, un Républicain cherchant à déstabiliser Trump à l’époque des primaires du parti sadresse à lagence Fusion GPS lui confiant le soin de rassembler des informations négatives sur Trump (Senate p. 856), laquelle sadresse à son tour à lex-espion britannique Christopher Steele dirigeant lui lagence Orbis. Et là, comme le dit de manière imagée Glenn Simpson, lun des deux directeurs de Fusion : « On jette la ligne à leau et cest [le cachalot] Moby Dick qui revient ! » (House p. 164), Trump est soit un agent russe, soit la victime dun chantage de la part des Russes, ses frasques sexuelles ayant été enregistrées lors dun ou de plusieurs voyages à Moscou et à Saint-Pétersbourg.

Que faire dune telle information ? Steele ne sait tout dabord pas à qui sadresser : aucun pays ne dispose dun guichet nommé « Dénonciation comme espion dun candidat à la présidence ». Le FBI « accepte » plutôt quil ne « sempare » du dossier, et là aussi : flottements pendant plusieurs semaines quant à qui pourrait bien sen occuper. Andrew McCabe, un moment Directeur du FBI faisant fonction, déclara à la commission du Sénat sur le Renseignement : « Ça déchaîna en quelque sorte lensemble dun processus où on essaya dimaginer comment nous pourrions confirmer ou infirmer cela, et ce quil faudrait en faire en fin de compte » (Senate p. 897).

La campagne suivait son cours pendant ce temps mais déséquilibrée pour ce quil était permis de diffuser comme informations négatives sur les candidats : rien ne sopposait à ce que lon parle des mails perdus dHillary Clinton, de ceux retrouvés sur lordinateur portable de lancien mari dune de ses collaboratrices poursuivi pour avoir envoyé des sextos à une jeune fille de 15 ans, mais il était interdit d’évoquer les golden showers auxquelles Trump participait lors de ses séjours en Russie.

Le sénateur démocrate Harry Reid était furieux, il sen prit à James Comey, patron du FBI : « Le sous-entendu le plus mince relatif au ministre Clinton vous a suffi pour que vous vous précipitiez pour le rendre public sous le jour le plus négatif possible », alors qu’« il est devenu apparent dans mes échanges avec vous et dautres officiels de haut rang du secteur de la sécurité nationale que vous avez en votre possession des informations explosives portant sur les liens étroits et la coordination entre Donald Trump, ses principaux conseillers, et le gouvernement russe » (propos repris dans Isikoff & Corn dans Russian Roulette, p. 434).

Mais la réponse de Comey était sans équivoque : lenquête sur le serveur de mails résultait dune démarche auprès du Congrès. Dans les termes dIsikoff & Corn : « Comey était piégé. Dans le cas de Clinton, lenquête du FBI avait été rendue publique du fait de deux requêtes distinctes auprès du ministère de la Justice, lune en provenance des inspecteurs généraux du secteur du renseignement, lautre, du ministère des Affaires étrangères, relatives au traitement dinformations confidentielles – et que cette démarche avait été élevée au niveau du Congrès. Mais lenquête portant sur l’équipe de campagne de Trump relevait dune catégorie différente : il sagissait dune investigation de contrespionnage  – confidentielle de par sa nature. Elle supposait une activité en cours impliquant des agents du renseignement russe objets de suspicion. Loption nexistait pas pour Comey de confirmer publiquement son existence sans alerter immédiatement certains des suspects et saboter du même coup le travail de ses propres agents » (Isikoff & Corn pp. 386-387).

Quant à larrestation dun satyre relevant du droit commun, c’était la faute à pas de chance que se retrouvent sur le même disque dur des mails émanant de Clinton, alors ministre des Affaires étrangères, qui nauraient pas dû sy trouver et les sextos de lancien mari, Anthony Weiner, dune de ses collaboratrices, Huma Abedin, qui avait hérité à leur séparation du portable quils partageaient. Les mêmes Isikoff et Corn écrivent à ce sujet : « Quand Comey fut informé de ce nouveau développement dans lenquête Weiner, il se rendit compte du dilemme auquel il était confronté. Il avait informé le Congrès que linvestigation sur Clinton était terminée. Mais il était de retour à la case zéro […] Sil se taisait et ne mettait pas à jour le rapport, Comey craignait que cela apparaisse comme une dissimulation de sa part dinformations pertinentes vis-à-vis du Congrès. Mais sil disait quoi que ce soit, il était conscient quil pourrait être accusé dun coup de théâtre  prémédité dans la course à la présidence » (Isikoff & Corn p. 430).

Si bien que Trump fut élu, et quune fois quil disposa du pouvoir, il lutilisa pour éliminer lun après lautre tous ceux entre les mains de qui le Steele dossier était passé : James Comey, à la tête du FBI, ensuite son remplaçant, Andrew McCabe, Directeur faisant fonction, Peter Strzok, spécialiste de la Russie au FBI, Bruce Ohr, correspondant de longue date de Steele, spécialiste du crime organisé transnational, et plus particulièrement russe, au ministère de la Justice, etc. Ceux-ci eurent beau protester quils étaient Républicains de toute éternité et non des « Démocrates enragés », quils navaient rien fait qui enfreigne les instructions de leurs supérieurs et avaient respecté tous les règlements, ils avaient été contaminés par leur manipulation du rapport Steele qui avait fait deux des pestiférés. Ils furent cruellement pourchassés puis massacrés par les Républicains. Lesquels répétèrent ensuite à la moindre occasion comme un mantra que le rapport Steele avait été réfuté et discrédité, ce qui n’était en rien le cas : la sénatrice de Californie Dianne Feinstein, dit à juste titre qu’« aucune révélation du Steele dossier na été réfutée ». Bien au contraire, comme le démontre le rapport de la Commission bipartite du Sénat américain enquêtant sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016 rendu public en août 2020. Affirmation paradoxale de sa part puisquelle était présidée par un Républicain, Richard Burr pour commencer, puis Marco Rubio qui en prit le relais.

La suite de lhistoire vous lavez lue dans le Tome 1 : Un objet populiste mal identifié et dans les pages qui précèdent, et vous la lirez demain dans les journaux. Prions que ce ne soit pas celle dune tragédie sans précédent. Le pronostic vital des États-Unis est malheureusement engagé.

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36 réflexions sur « La chute de la météorite Trump. Tome 2 : « Haute Trahison », paraît aujourd’hui le 5 novembre »

  1. Bien vu ! Je me suis réveillé très tôt ce matin (dans la nuit même) pour suivre les résultats. Déjà, depuis quelques jours, je n’étais pas très confiant quant à l’issue de cette élection… J’ai vu ce dans la nuit, petit à petit les scores s’inverser et devenir favorables à Trump. Il me semble qu’il va gagner car cela a l’air difficile de renverser la vapeur en Pennsylvanie même si les bulletins qui restent à compter devraient être très favorables à Joe Biden.
    Je n’aime pas trop juger les gens mais là il y a une bonne partie des américains qui font n’importe quoi. Les gens qui ont voté pour Trump en Floride se tirent une balle dans le pied car il y aura bientôt (dans peu d’années d’ailleurs) des ouragans très violents qui détruiront leurs logements et la vie y deviendra très difficile. Je ne sais pas comment cela va se passer dans les prochaines années aux Etats-Unis et combien de temps les gens vont mettre pour comprendre que leur pays s’affaiblit et ne va pas dans la bonne direction… Pour autant il ne faut pas baisser les bras et continuer à aller de l’avant pour chercher des solutions et construire une société meilleure qui puisse tenir debout. Il faut accepter l’adversité.

  2. Plus d’importance quand on voit qu’il n’ira plus en prison ou en exil, acheter votre livre pour nous dire que c’est un pourri et que l’on voit qu’il est pourtant reelu et qu’il dirige la premiere puissance du monde, ça laisse perplexe.

    Pour ma part j’attendais l’election pour prendre ma decision de l’acheter ou pas. Malheureusement ça sera non au vu de l’issue de cette election, j’espere que d’autres n’auront pas la même reaction que moi et acheterons votre livre.

    On peut supposer quand même que Trump finira par detruire entierement le pays etant incompetant sur la gestion du covid donc quelque part les mois a venir seront quand même a surveiller de près.

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      1. Ah ah ! ça veut dire que vous avez quand même un petit espoir. Moi aussi mais je vois les fanatiques de Trump qui sont tellement déchainés, que ça pertube.

  3. Entendu hier sur France Culture:
    Avec Fabrizio Calvi, journaliste d’investigation spécialiste de la mafia. Le documentaire Trump face au FBI (France 5, 27.10.2020, disponible en replay [ https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/2016783-trump-face-au-fbi.html ] jusqu’au 26.12.2020) est adapté de son ouvrage Un parrain à la Maison Blanche (Albin-Michel, 2020).
    Trump était l’informateur du bureau du FBI de New York pour ses contacts avec la mafia dans ses différentes affaires. D’abord la mafia « locale » puis la mafia russe.
    Et d’après Fabrizio Calvi, c’est le bureau de NewYork qui à poussé l’enquête contre Hillary Clinton… pour protéger son client…
    En fait le Deep State existe et il aide Trump 🙂

    1. Le deep state, s’il existe, doit être devenu tellement gros depuis le discours de Eisenhower sur le complexe militaro-industriel qu’il y a forcément de nombreuses branches qui doivent se tirer dans les pattes. C’était ce qui m’avait frappé lorsque j’avais vu ce reportage : le FBI de New-York avait l’air complètement indépendant du siège de Washington.

      1. Oui, c’est ça : si Trump passe, c’est parce que le Deep State est obèse et a attrapé du coup la Covid-19. Ah, j’oubliais la Covid est une Fake News !

  4. Je pense que vos explications ne suffisent pas et sont trop subtiles/alambiquées pour l’électeur « lamentable »qui vote pour ce proto fascisme trumpiste.
    C’est une réaction assez compréhensible des « mâles blancs(1) » au politiquement correct instillé (mondialement) depuis des années par l' »élite » intellectuelle. La gauche s’est lancée dans un racialisme pro minorités et a oublié ses valeurs universelles. Ce racialisme de gauche réveille le racisme classique. Les torts sont partagés.
    (1) La première fois que j’ai entendu ce vocable, c’est lors d’un débat en France suite à la première élection de Trump.

  5. Est que ce sera le point de bascule qui confirmera le déclin des États-Unis?
    Sûrement le scénario préféré de Poutine et dans une moindre mesure de la Chine.
    Puisse les prochains jours démentir ce sombre pronostic.

    1. Pas si vite: vers 1935, le consensus des gens raisonnables était que la démocratie représentative avait fait son temps, que l’avenir était aux nations qui avaient fait confiance à un grand homme qui incarne son peuple, avec les idées et l’organisation qui vont avec. Mussolini, Hitler, Staline, peut-être Tchang Kaichek. Dix ans après, les démocraties avaient survécu et étaient reparties à la conquête du monde. Il ne restait que Staline, pour 45 années difficiles, et Mao mais c’est un autre monde.

      La Chine de Xi Jinping, je n’y crois absolument pas. La réussite matérielle est éblouissante. Je suis en Chine depuis 15 ans, j’ai cru revivre mon enfance (je suis né avec une carte de rationnement) et mon adolescence gaullienne et pompidolienne. Mais la vision de l’avenir, qui était optimiste au temps de Hu Jintao (l’homme qui autorisa les filles à poil dans la presse, c’est idiot mais significatif), est devenue noire juste avant Xi Jinping. Je pense que le début de la descente est 2008, les Jeux Olympiques qui ont donné un spectacle de brutalité envers le peuple et de paranoia sécuritaire que personne n’attendait. Ca se mesure: les Chinois ne font plus d’enfants (mon beau-père, mort très âgé récemment, avait eu quatre enfants au temps de Mao, il a un petit-fils et trois petites-filles, et un seul arrière-petit-enfant); tous ceux que je connais (il y a un biais, certes) rêvent de partir en Occident, les jeunes pour s’installer, les vieux un peu riches pour y avoir quelque bien à l’abri des fantaisies du pouvoir ; j’en ai aidé quelques uns à passer l’examen du Québec et à réussir (les Alliances Françaises ont un « cycle Québec » plus ou moins camouflé). Je ne verrai pas l’avenir, mais je prends le pari d’une Chine des Trois Royaumes profondément troublée, en attendant la prochaine restauration impériale (puisque c’est son génie), cette fois à la hauteur des Chinois instruits et libres.

  6. Apprendre à vivre sans leadership américain

    Les résultats de la présidentielle américaine sont guettés depuis cette nuit par les Européens, non sans anxiété. A l’exception notable de la Hongrie, de la Pologne ou de la Slovénie, les dirigeants de l’Union européenne seront clairement soulagés par une victoire de Joe Biden et inquiets à la perspective d’un second mandat de Donald Trump. L’issue du scrutin va infléchir la relation transatlantique et peser dans l’avenir du système multilatéral, tous deux chers à l’UE. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, s’est déclarée prête à bâtir un « nouvel agenda transatlantique » quel que soit le vainqueur du 3 novembre. Assurément, avec l’atlantiste Biden, la relation promet d’être plus courtoise et prévisible.

    Mais chacun sait qu’en aucun cas, elle ne sera un retour à la relation étroite de naguère. Non seulement, les Etats-Unis, dès avant la présidence Trump, se sont désinvestis politiquement des affaires de notre continent mais, plus largement, leur leadership mondial a reculé, comme la crise du Covid l’a trahi. Et une présidence Biden plus multilatéraliste, plus investie dans un partenariat avec le vieil allié européen, pourrait aussi n’être qu’une parenthèse.

    « Nous avons grandi avec la certitude que les États-Unis souhaitaient être une puissance mondiale. Si les États-Unis veulent maintenant renoncer à ce rôle de leur plein gré, nous devrons y réfléchir très sérieusement », prévenait Angela Merkel dans un entretien à plusieurs quotidiens d’Europe paru fin juin. Cette sérieuse réflexion s’impose au moment où les Européens appréhendent leur propre rôle de puissance, en particulier pour affronter un environnement proche des plus instables, du Sahel au pourtour de la Russie.

    La posture que le bloc européen doit définir pour sa relation avec Washington, sur les plans commercial et sécuritaire notamment, fera l’objet d’une grande conférence que notre think tank organise le 8 décembre, pour l’essentiel virtuellement – Covid oblige – avec notre Vice-Présidente, Nicole Gnesotto, et en partenariat avec la fondation Gulbenkian.

    Mais quel que soit le regain d’intensité, ou de dégradation, de la relation transatlantique, les Etats-Unis ont déjà largement marqué de leur empreinte nos sociétés contemporaines. Dans les modes vestimentaire, alimentaire, audiovisuel mais aussi commercial (Black Friday ce mois-ci), managérial et linguistique, l’américanisation a fait son œuvre. Dans notre imaginaire politique européen aussi. Sans remonter au rêve hugolien des « Etats-Unis d’Europe » et aux « Pères fondateurs », les appels récurrents à un New Deal, à des plans Marshall ou à un moment hamiltonien s’appuient sur des références américaines. Et les projets de « GPS européen » (Galileo), jusqu’aux récentes idées de « Magnistky Act » européen ou d’un « Barda » européen, sigle de l’autorité fédérale américaine de recherche biomédicale, ont toujours un précédent outre-Atlantique pour benchmark.

    Depuis les débuts de la construction européenne, là où des esprits hexagonaux ne peuvent envisager l’Europe autrement que comme une sorte de France en plus grand, d’autres la conçoivent en imitant Washington. Mais le processus d’intégration communautaire trace, par essence, sa voie originale. L’Europe sait parfois affirmer des préférences et ambitions collectives propres. A l’instar de sa législation sur la protection des données personnelles (RGPD), de celle tout récemment proposée encadrant le niveau des salaires minimums, de la future taxe sur le numérique européenne ou du vaste Pacte vert européen en chantier.

    La brûlante question climatique est d’ailleurs celle qui pourra rapprocher, avec Biden, ou au contraire davantage éloigner, avec Trump, les trajectoires européenne et américaine, selon l’éventuel retour des Etats-Unis à l’accord de Paris, dont ils se retirent officiellement aujourd’hui. Ces trajectoires se resserreront aussi ou non dans l’attitude à tenir dans les échanges avec un régime chinois affirmant plus que jamais son propre modèle. A cet égard, la troisième et non moins fondamentale question déterminante pour les relations UE/Etats-Unis portera sur l’avenir de la démocratie libérale. Mais elle exige d’abord des Vingt-Sept de s’entendre entre eux alors qu’ils tentent péniblement de surmonter leurs divergences sensibles sur le respect de l’état de droit, au risque que la mise en œuvre de la relance européenne ne devienne un feuilleton hollywoodien. .

    Sébastien Maillard,
    Directeur de l’Institut Jacques Delors

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  7. Je ne veux pas trop m’avancer mais j’ai l’impression que Biden va gagner finalement. Ce n’est pas encore gagné ça reste très serré mais les choses deviennent plus favorables pour Biden. Je croise les doigts….

  8. Le timing était bien penser et me marketing très adroit. Toutefois, sortir le livre au lendemain des élections US n’était pas sans risque. Admettons que la météorite ne chute pas mais qu’elle rebondisse sur la couche épaisse de l’atmosphère américaine. La prédiction serait un flop…

      1. C’était une taquinerie de circonstance. Cela dit, je ne crois pas beaucoup au hasard, un peu comme d’autres ne jouent pas aux dés.

    1. « Sortir le livre » est un grand mot. Le livre n’est pas sur Amazon, ni ailleurs en ligne apparemment. Et sur le site de l’éditeur, l’édition en PDF (pas un gros effort, ça doit être le fichier envoyé à l’imprimeur) était, au moment où j’écris, en rupture de stock https://editions-croquant.org/livres-numeriques/675-la-chute-de-la-meteorite-trump-tome-2-haute-trahison.html , chose que je n’avais jamais vue auparavant.

  9. si la tendance ne s’inverse pas dans le michigan, le nevada, et l’arizona, et le maine,
    peu importe la pennsylvanie.

    le michigan s’est retourné cet aprem… le nevada c’est très sérré.

    Il peut meme gagner la pennsylvanie. il reste 1,7 millions de bulletins là bas

    surtout si il s’avere que le vote à distance est largement démocrate.

    le site de nbc news est top pour avoir les chiffres en live,

    bonne soirée à tous

  10. @ PJ
    Quel rôle les taquineries de circonstance ont-elles à jouer sur un blog sérieux ?
    La question se pose !

    …Un petit rôle salvateur qui consiste à ne pas se prendre trop au sérieux pour le bien de tous, surtout sur un blog qui se revendique comme étant le seul optimiste du monde occidental et qui se permet en cela une sérieuse dérive humoristique.

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  11. Dans la série « atmosphère de plus en plus lourde «  , les vieux dont je fais partie ( j’arrive toujours pas à y croire) font partie des « personnes à risque « .

    Un blog sérieux , c’est un blog où ont dit les choses , pas pour dramatiser mais pour regarder la réalité en face.Donc , à moyen terme , vu la problématique des exponentielles liée à la problématique d’un gouvernement sans créativité (pour cause de ne pas faire dans le management participatif ) , les chances de ne pas choper le covid s’amenuisent pour tout un chacun.
    Un petit coup d’hypertension , un petit coup de surpoids et paf… «  Non , monsieur le réanimateur , diabète et cholestérol, à peine , à peine .Vous faites sûrement erreur sur la personne «  «  les cheveux blancs ? Décoratif , vous comprenez , il en reste si peu « .

    Pas eut le temps comme les quelques très grands ancêtres de ce blog ( qui nous enterrerons probablement )de s’habituer à la notion d’âge avancé.
    L’épidémie étant ce qu’elle est , se forcer à reprendre la liste de ce qu’il faut faire en cas de décès , les démarches importantes , les numéros importants , sans oublier le plan … le plan des trésors cachés .
    Vu les prix d’un enterrement , me demande même si je devrai pas commencer à creuser un peu dans le jardin , jamais trop prudent ni assez économe .Finalement trop feignant pour piocher .. préfère laisser le barbecue bien en évidence.

    Ceci dit , la nouvelle catégorie sociale dite des «  personnes à risques «  à toute les chances d’évoluer dans les temps qui viennent .
    Chaque jour suffit sa peine .On sait jamais , sur un malentendu , on peut survivre !

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-comment-les-hopitaux-psychiatriques-font-face-a-la-deuxieme-vague_4157935.html

    Allez , bien le bonjour à tous , force et honneur.

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    1. @ juannnessy
      Ben … heu… non , pas du défaitisme.
      Pragmatisme du père de famille , vous connaissez sûrement.

      Pour ce qui est de st Bernard , je ne vous apprendrai pas que les saints n’ont pas toujours été des saints du temps de leur vivant .Comme nous , ils sont amenés à dépasser leur propre culture , et la chose n’est point facile.
      Les croisades … je crois que le pâpe actuel a présenté ses excuses .Avant de bien comprendre que l’Amour ne s’impose pas mais se partage , il a fallu du temps.
      Franchement difficile de « bien « comprendre … j’ai mis du temps à capter que vous aviez beaucoup d’humour entre autres qualités ( et défauts sûrement, bien entendu ).
      Au fait , j’ai beaucoup aimé le commentaire «  vas y , je te couvre « dans une discussion un peu chaude. Sérieusement , j’en rigole encore. Pour cela , merci.
      La réalité de certaines situations ont un côté dramatique , que l’humour peut désamorcer …tout comme la musique d’ailleurs.

      https://www.youtube.com/watch?v=2ECsfvJ4p2c

      1. Merci pour la vidéo .

        Du temps où je pouvais encore sortir , j’avis écouté ( et regardé danser ) un groupe de jeunes tunisiens qui se produisaient un après midi en public dans le hall du centre Bonlieu à Annecy , et j’avais été scotché par l’interprétation vocale d’un jeune tenor du concerto d’Albinoni dans une version  » arabisante » absolument merveilleuse .

    2. @Bernard
      Oubliez le barbecue comme la pioche. Va falloir passer à la caisse comme tout le monde (la caisse enregistreuse, pas celle en bois) 😉
      Reste quand même la solution plus économe de la disparition en mer.

      1. Disons qu’avec mes bouées naturelles😉 , la noyade n’est pas envisageable ni même envisagée.
        Ce qui n’est pas le cas de tout le monde malheureusement.
        Pour avancer sur la question du devenir , qui pour certains devient de plus en plus incertain, au point de devenir effrayant
        ( je sais , c’est pas drôle , mais ce n’est pas parce qu’on ne veut pas regarder la réalité en face que celle ci n’existe pas ):
        https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/info-franceinfo-l-apres-confinement-une-periode-particulierement-favorable-au-risque-suicidaire-selon-une-etude-de-la-fondation-jean-jaures_4168005.html

  12. Les U.S.A., pour une grande part, ou du moins les cercles proches de D. Trump, basculent dans dans une complète irrationalité, telle que le comportement de la ‘conseillère spirituelle’ de D. Trump, ou de son fils postant un tweet guerrier évoquant un comportement de ‘république bananière’ pour les tenant du camp adverse, alors que ceux-ci sont dans l’absolue légalité et que c’est le comportement même du clan Trump qui est à nommer ainsi!
    0h50 heure de Paris, D.Trump prend la parole pour évoquer le déroulement des votes qu’il qualifie de corrompus.
    La météorite Trump va faire du dégât lors de l’impact…

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  13. Le dernier discours de Trump est un appel à discréditer la totalité du processus électoral américain et un appel indirect à la violence pour ses partisans. J’ai vraiment la crainte que des personnes fragiles se mettent à faire des gestes fous qui mèneraient à des victimes. C’est extrêmement grave. J’espère que Biden est bien protégé.

  14. Coucou,

    Je crois qu’il est temps de tirer la chasse !

    « L’attente continue. Ce vendredi 6 novembre, les Américains, et le reste du monde, ne savent toujours pas qui sera de Joen Biden ou de Donald Trump le prochain président des Etats-Unis, même si Joe Biden semble se rapprocher à chaque heures qui passent de la Maison Blanche.
    « Même si Trump perd, le trumpisme ne disparaîtra pas »

    Donald Trump, lui, a préférer crier de nouveau à la fraude jeudi soir, sans la moindre preuve, réaffirmant être vainqueur de la présidentielle en décalage avec les résultats de plus en plus favorables à son adversaire démocrate Joe Biden. Mercredi, son camp a multiplié les recours, dont certains ont déjà été déboutés.

    Les yeux sont toujours rivés sur cinq Etats qui n’ont pas encore livré leurs résultats, dont la Pennsylvanie, la Géorgie, l’Arizona, le Nevada et la Caroline du Nord.

    > Suivez les évènements en direct :

    8h30. Trump revendique à nouveau la victoire sur Twitter

    Donald Trump tourne en boucle. Le président sortant américain vient à l’instant de tweeter, revendiquant à nouveau la victoire alors que rien ne permet encore de l’affirmer. « J’ai facilement gagné la présidence des Etats-Unis d’Amérique », affirme-t-il, assurant que la Cour suprême devait se prononcer.

    8h10. « Ça suffit, monsieur le président »

    La patrone de la Fed, la Federal Election Commission, est en colère. Et elle l’a fait savoir sur Twitter. L’objet de son courroux ? Les accusations de fraude incessante de Donald Trump depuis mardi. « Les votes ont tous été exprimés. Les votes seront tous comptés. La volonté du peuple prévaudra. Vos mensonges nuisent à notre démocratie et font du mal à notre pays ». Une prise de position rare. »

    Je suis moins pessimiste que vous. Une fois la baudruche dégonflée et partie dans les egouts et les vomissure de l’histoire, il va falloir bien refermer le couvercle.

    Les idéées nauséabondes seront toujours prégnantes, comme elles l’ont toujours été, en France, aux état-unis; on s’en accommodera et on sera plus sur nos gardes. Je ne voulais plus voter macron, mais vraiment, quand on voit en grandeur nature ce que donnerai Lepen, je reflechirai avant d’aller à la pêche le jour des elections …

    Bonne journée

    Stéphane

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