Covid-19 : Succès du deuxième confinement, par a113

La courbe bleue représente le taux de variation des admissions en réanimation (en comparant la moyenne des 7 jours courant à celle de la veille) appelé ici : « dynamique » (d%)
si >0 , les services se remplissent
si=0 , situation en plateau
si<0 , les services se vident.

on est >0 depuis fin Juillet +++

La courbe rouge est la courbe en valeur absolue lissée sur une semaine des entrées en réanimation (multiplier par 100 pour obtenir le chiffre réel.)

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Le confinement est très efficace, quasiment autant qu’en avril, la forme des courbes est désormais comparable si ce n’est que le deuxième pic est 28% moins haut.

On atteint des baisses d’effectifs en réa > 5% par jour, ce qui donnerait un effectif de +- 2500 patients en réa vers la mi-décembre.

Mais le virus ayant peu changé malgré l’apparition de variants, les précautions sanitaires doivent rester les mêmes.

La période va être compliquée, entre les politiques de vaccination, leur disponibilité et leur efficacité… et les contraintes socio-économiques (poursuite des mesures de restrictions ?)

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54 réflexions sur « Covid-19 : Succès du deuxième confinement, par a113 »

  1. Coucou,

    Trés interessant. POuvez vous indiquer sur vos courbes les dates de début des couvre-feu et du confinement ?

    Le virus ne semble pas saisonnier. La double cloche est elle due aux confinements , comme un effet d’ammortissement? Peut on mesurer cet ammortissement pas rapport aux pays qui n’ont pas confiné ?

    S’il y a un troisième pic, au mois de mars/avril 2021, peut on déja envisager un 3ème et ultime confinement avant la généralisation du vaccin , ou les personnes fragiles seront elles déja vaccinées ?

    Nous le saurons dans covid 21, je jumeau, bientôt sur nos ecrans …

    Bonne soirée

    Stéphane

  2. Salut A113,

    Quand tu dis à la vue des courbes : « Le confinement est très efficace, quasiment autant qu’en avril, »

    Tu m’excuseras par avance de ne pas être aussi emballé que toi dans tes conclusions. Pendant longtemps on a dansé autour d’un totem pour faire tomber la pluie, fait des sacrifices aux Dieux pour s’en attirer les bonnes grâces, lu dans les entrailles des poulets pour savoir si la guerre devait démarrer demain, et ainsi de suite, et avec autant d’aplomb, puisque le bon sens le montrait, on a affirmé que cela était la relation de la cause et de l’effet.

    Tu es suffisamment malin pour comprendre ce que je dis. Une diminution des rapports sociaux, une modification des comportements sont des facteurs favorisant le ralentissement de la diffusion d’un virus, il y en a plein d’autres évidemment. Maintenant parler de d’efficacité du confinement sans plus de précision ça peut laisser songeur, surtout quand en France, on parle de couvre-feu, d’attestations, d’amendes, de contrôles, de récidives, de limitation de déplacement, on est là dans un registre totalement différent et hors sciences. Et je ne te parle même pas de l’hypocrisie qui manie la chèvre et le choux pour fermer sans fermer l’économie. Pour ceux qui ne saisissent pas, ne pas regarder que les pays autoritaires du continent, mais ailleurs voir ce qui se passe et comment cela se passe.

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    1. Le titre du graphe permet sans doute de lancer le débat , et A113 le sait très probablement, car
      si ma mémoire est bonne , il doutait de l‘efficacité de ce semi -confinement.
      Indépendamment du titre du graphe , les données semblent nous dire que le semi-confinement est , sur le plan sanitaire, aussi efficace que le confinement total.
      Plutôt une bonne nouvelle

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      1. j’avais noté dès le 29/10 ( voir fil du même jour) une amélioration.
        sachant que le 2eme confinement date de ce jour là , à mon avis les mesures (trop tardives) de couvre-feu + vacances commencaient à fonctionner , entrainant un plateau qui s’est poursuivi -> 4-5 Novembre.
        ensuite baisse importante , due au couvre-feu+1er effets du confinement.
        les couvre-feux , ayant été utilisés trop tard et n’entrainant qu’un plafonnement , n’ont pas été suffisant pour entrainer une baisse de la pression sur le sanitaire.
        reste à espèrer que les lecons sont apprises , car comme le dit Cloclo , c’est très éprouvant pour nos sociétés++

    2. merci Cloclo de tes remarques
      je précise donc : je me plaçais strictement sur le plan sanitaire , à savoir la réaction de mes ex-collègues soignants , voyant avec un grand soulagement , car ils étaient aux limites de leurs capacités (techniquement, physiquement,psychologiquement) la vague s’arréter de monter ++++

      sur le plan social , c’est une catastrophe , bien evidemment .

      il y a de plus en plus de remontée sur la facon dont cette pandémie a été gérée en Afrique.
      fermeture rapide des frontières (Au Senegal , ils ont arrétés debut Mars !!!) + peu de circulation spontannée des populations (avion,auto…) sur le grandes distances + habitudes de gérer les maladies infectieuses (et devant leur peu de moyens , ils favorisent la prévention (gestes barrieres ++)) + jeunesse de la population ++++(d’où peu de personnes agées exposées aux conséquences graves de la Covid) ……

      la facon dont ont été gérés ces 2 vagues , face un un virus ayant les mêmes caracteristiques macroscopiques , montre avec une certaine évidence l’inadaptation de nos sociétés à ce genre de phénomènes amenés à se repèter +++.
      à nous d’essayer d’en tirer les conséquences ( déjà pour éviter une 2+n vague )
      à mon avis les caractéristiques épidémiologiques sont en tout cas sans surprise dorénavant.
      l’hésitation quand à la poussée pandemique estivale est vraiment intéressante à questionner++

      1. COucou,

        « l’hesitation quand à la poussée pandémique estivale »
        D’ou ma question; UNe analogie avec les courbes des ressorts. Pas vraiment identique car phase basse trop longue, mais cela pourrait expliquer la violence du rebond ? Une sorte d’energie potentielle de contamination …
        Mais le virus ne semble pas saisonnier, alors …

        Bonne journée

        STéphane

      2. @Baloo
        Si , les phases pic->atteinte du zéro se ressemble (sont homothétiques avec un facteur 0.7%)
        ce n’est pas la dynamique d’un objet massique mais celle d’un processus biologique dynamique.
        on est plus proche de la modélisation prigoginienne que newtonienne.
        donc les interactions ayant changées ( type de restrictions , réactions de la population , possible immunité dans certaines zones), elles induisent automatiquement des différences dans le temps .
        par ailleurs , le rebond n’a pas été plus violent , mais c’est difficile a montrer car la phase de montée en Mars est très peu documentée en chiffres et les « normes » n’étaient pas complètement déterminées à l’époque.
        j’essayerais la prochaine fois de mettre la courbe du 23/03-> à ce jour (mais elle n’est pas facile à interpreter !!!) .

      3. Coucou,

        Merci pour la réponse. Si vous avez des références pour » modélisation prigoginienne  » car la je seche.

        Bonne soirée

        Stéphane

  3. Maîtrise des contagions intra familiales (ça ne fait plus super cluster) & maîtrise des principaux lieux de travail à risque (chantiers, restauration — pas que côté client, écoles même).
    Plus un effet clair de l’immunité même très partielle: peu de cas comparativement en île de France et Grand Est vs. ARA &PACA…
    Plus un coup de main anticyclonique…

    1. @Timiota
      effectivement , les clusters c’est valable en début d’invasion …
      ensuite , le virus étant tellement diffusé (au moins à l’état endémique) que tout regroupement devient un potentiel foyer infectieux.
      de plus , vu le fonctionnement de notre système de dépistage , les fameux clusters finissaient par ne representer qu’une très faible partie des personnes contaminées ++
      ce n’est qu’une fois la pandémie terminée , qu’il sera alors possible d’en tirer quelques conclusions .
      j’ai quand même été etonné de l’importance de la vague sur la région Parisienne en Octobre , bien qu’ils soient déjà bien touché en Mars-Avril.
      par ailleurs , on peut penser que les populations , fort de l’importance de l’épidémie au Printemps , ont appliqués des mesures barrières plus strictes (Nord-Est+Paris).
      je reste inquièt sur les capacités immunisantes de l’exposition au virus +++ (donc de l’efficacité des vaccins)
      mais bon , je souhaite me tromper

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      1. La région de Bergame qui avait lors de la première vague été la plus durement touchée en Italie est épargnée par la seconde vague. Les malades admis dans les hôpitaux viennent principalement des autres régions d’Italie.
        La thèse de l’immunité collective est évoquée. 35 à 60 % de la population aurait été en contact avec le virus lors de la première vague. La peur est également évoquée pour expliquer le phénomène.
        https://www.7sur7.be/monde/apres-le-drame-de-la-premiere-vague-les-chiffres-du-virus-detonnent-a-bergame-l-immunite-collective-y-est-elle-une-realite~a8ce889b/

      2. Dites les Amis, à aucun moment il ne vous vient à l’esprit que c’est la pyramide des âges qui localement en prend un sacré coup au passage de chaque vague ???

        La province de Bergame, Pierre-Yves, c’est de l’ordre de 1.100.000 habitants, dont 120.000 à Bergame même… Sauf erreur de ma part, ce ne sont donc en aucun cas 1.100.000 personnes âgées de 75 ans et plus…

        Si le SARS-CoV-2 est the predator, alors les personnes âgées de 75 ans et plus (autour de 80% des décès de Covid-19 selon les pays, et surtout des hommes pour près de 55% d’entre eux) sont ses proies !

        Rq. 1 – Le ratio homme/femme au delà de 65 ans en Italie est de l’ordre de 75/100…

        Rq. 2 – Le ratio homme/femme à Bergame était avant la crise de l’ordre de 72/100 pour les 65-79 ans, puis de l’ordre de 47/100 pour les plus de 80 ans, pour un effectif total de 65 ans et plus de près de 30.000 personnes…

        Rq. 3 – La Lombardie, ce sont près de 22.000 morts de la Covid-19 à elle seule, dont près de 6.000 uniquement à Bergame ; et là, j’imagine que l’on pourrait approcher assez facilement le taux de comorbidité réel présent bien avant la crise ; si cela intéresse certains, car pour moi, ces chiffres à eux seuls suffisent amplement pour comprendre ce qui se passe…

        Et donc, quand il n’y a plus assez de proies ? Eh ! bien il n’y a plus assez de proies ! SARS-CoV-2 dit alors à ses predators brothers :

        « Désolé mes frères ! Ici, le stock est épuisé ! Veuillez passer à côté ! »

        CQFD !

        Alors l’immunité de groupe ? Elle joue peut-être un peu, certes, mais on en est hélas ! encore très loin, et ceci d’autant plus qu’elle ne peut pas être durable dans le temps, voire qu’elle ne concerne que très peu les asymptomatiques passant quant à eux majoritairement entre les mailles des filets PCR…

        Un peu de lecture étayée sur ces sujet :
        https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/coronavirus-selon-une-etude-les-malades-du-covid-19-seraient-toujours-immunises-un-mois-apres-leur-infection-2095908

        Quant aux pseudo-confinements ? Suivez ma pensée ; on s’est compris…

        Aussi, dites plutôt bonjour à l’âge de cristal, car ce virus continuera de se propager aux quatre coins du globe, jusqu’à ce qu’il ait ENFIN terminé le travail, sa raison d’être a priori…

        Et à défaut de mesures d’exception comparables à celles de la Chine, à défaut d’une véritable collaboration internationale à 360°, il n’y a donc plus qu’un vaccin qui pourra l’arrêter désormais, en effet… Sauf que même pour ça, on en est hélas ! encore très loin ; faites moi signe lorsque 60-70% de la population mondiale sera ENFIN vaccinée :
        https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/vaccin-contre-le-covid-19-la-chine-revendique-deja-pres-d-un-million-de-personnes-vaccinees-dans-le-pays_4184281.html

        A méditer…

      3. Bergame peut-être, mais à priori pour l’Italie les décès de novembre sont supérieurs à ceux d’avril, comme en Suisse, contrairement à d’autres, stable ou en baisse, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Belgique, France.

      4. Comme quoi tout arrive ou presque, je suis assez d’accord avec la vision de Philippe Soubeyrand et la baisse du stock disponible pour Mister Virus, en tout cas du stock qu’il envoie radicalement manger les pissenlits par la racine.

        On peut le constater un peu partout, là où il y a eu une sévère diffusion sans protection lors de l’épisode 1 ça été le carnage. Et au deuxième passage, l’herbe n’a pas encore repoussé. Si les stock se reconstituent (ce qui ne manquera pas d’arriver le temps passant) et que rien n’est trouvé (on verra la durée de protection de ce vaccin…) alors la grande faucheuse va revenir faire ses courses.

        C’est certainement l’explication la plus valable en l’état.

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      5. @PhilippeSoubeyrand et Cloclo.

        Non, un virus à besoin d’organismes vivants à parasiter pour se reproduire , sinon c’est lui qui disparait ++++

        (le Covid no1 Sars qui a infecté 8000 personnes et tués 800 ( 10% !! ) , connu en 2002 a disparu en 2004 : https://www.who.int/publications/m/item/summary-of-probable-sars-cases-with-onset-of-illness-from-1-november-2002-to-31-july-2003 )
        donc , un virus aura tendance , de mutation en mutation , à ne conserver que les variants les plus contagieux et entrainant le moins de formes graves , ceci dans le cadre de ses caracteristiques de base .
        ce qui est interessant dans vos remarques , c’est ce manque de curiosité concernant une quête de connaissance les plus rationelles possibles.
        pour aller dans le sens de vos préoccupations funestes , normal qu’un agent infectieux soit plus létal chez des êtres humains ayant perdu une grande partie de leurs défenses immunitaires avec l’âge …. quasi pleonasmatique.
        ce qui honore une civilisation est le soin qu’elle apporte à ses anciens , me trompe-je ?

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      6. a113,

        Tu dis : « Non, un virus à besoin d’organismes vivants à parasiter pour se reproduire , sinon c’est lui qui disparait ++++ »

        Mais personne n’a dit le contraire, juste ça devient une évidence niveau létalité cette pyramide des âges et ce qui est le sens dans lequel j’ai pris l’intervention de P.Soubeyrand quant à moi. Cependant, dans une population déjà massivement infectée, et présentant des individus « immunisés » (mais à la vérité potentiellement contaminants par réservoir des voies d’entrées on ne sait pas trop en fait) les portes de diffusion se restreignent d’elles même, cassant les chaînes et faisant chuter le R0, ou en tout cas personne ne consulte car grande majorité de asymptomatiques.

        Tu rajoutes : « donc , un virus aura tendance , de mutation en mutation , à ne conserver que les variants les plus contagieux et entrainant le moins de formes graves , ceci dans le cadre de ses caracteristiques de base . »

        Pure spéculation non étayée, et surtout très mal présentée. Meuh non un virus n’a « tendance » « à ne conserver » rien du tout de lui même, ni ses mutations qui sont accidentelles. Au pire ses descendants selon les milieux seront sélectionnés et auront peut-être l’opportunité de se reproduire engendrant de nouvelles souches plus ou moins nocives pour les hôtes dans n’importe quel sens, explosion, équilibre ou cul de sac. Certes une variante plus contagieuse et plus bénigne va avoir un avantage compétitif et coloniser les cibles plus rapidement en coupant l’herbe sous le pieds à une autre version plus mortelle mais moins contagieuse. Mais on peut avoir dans notre monde connectée et une forme moderne de promiscuité, le couplage virale mortalité élevée et haute contagiosité. Bref pas simple.

        Ce qui honore une civilisation, à mon sens, c’est de prendre soin des faibles, anciens ou pas, et de veiller simultanément à l’épanouissement de tous, enfin de prendre les mesures qui ne la mettent pas en situation par défaut interne d’avoir à renoncer à cet honneur pour éviter sa propre disparition… Sinon dans le déshonneur il faudra malheureusement payer l’addition.

      7. a113
        Dois-je inférer de vos considérations sur Covid 1, que lors de la pandémie actuelle le virus aurait muté plus qu’ailleurs dans la région de Bergame, d’où sa moindre dangerosité, c’est bien cela votre hypothèse pour Bergame pour expliquer que la région a cette fois été épargnée ?
        D’autre part il me semble que dans l’hypothèse de Philippe, peu importe que le virus circule beaucoup ou peu, puisque ses considérations sont relatives à la pyramide des ages. Vous ne parlez donc pas tout à fait de la même chose.

      8. a113, vous écrivez : « Non, un virus à besoin d’organismes vivants à parasiter pour se reproduire , sinon c’est lui qui disparait. »

        Ai-je dit le contraire ? NON !

        Non mais sérieusement… Une personne âgée présentant la comorbidité idéale pour ce virus, n’est-elle pas toujours vivante peut-être ? Or ce virus là en a fait sa proie facile ! Sans cette proie en nombre suffisant, cette pandémie ne serait plus qu’une « simple » maladie de routine que les plus jeunes asymptomatiques majoritaires continueraient de surmonter d’eux-mêmes, mais suivant une pyramide des âges de l’Humanité totalement transformée… C’est ce qui nous pend au nez, vaccin ou pas ! Et à un tel stade, on n’en entendrait presque plus parler…

        Le gisement de proies faciles sur Bergame est épuisé, et l’immunité de groupe n’a donc rien à voir dans la situation actuelle. La balance symptomatique/asymptomatique a tout « simplement » changé dans cette province suite au passage de la première vague ; c’est tout « simple »… Et ce sera progressivement pareil partout où le virus frappera…

        Alors je vous remercie pour mon « manque de curiosité » scientifique… Moi au moins, je ne me cache pas !

        Or, je dois dire ici que je n’entends toujours personne parler de hiatus pandémiques du fait de données de mesures accumulées totalement pourries, et encore moins de pyramides des âges localement transformées suite au passage de la première vague… Vous me direz, concernant le hiatus climatique, il nous a fallu plus d’une décennie avant de comprendre réellement d’où cela provenait… Il m’a fallu moins d’un mois pour faire le lien avec les hiatus pandémiques…

        Aussi, si vous voulez réellement nous aider à apporter le plus grand soin à nos anciens, arrêtez de raisonner statistique selon deux dimensions et d’imaginer des améliorations qui n’en sont absolument pas à ce stade, sans quoi vous risqueriez de tomber de très très haut… Raisonnez plutôt selon n dimensions, et ne discriminez plus des corrélations !

        Si vous voulez réellement nous aider à apporter le plus grand soin à nos anciens, à défaut d’un vaccin d’ores et déjà disponible en nombre suffisant, défendez plutôt une politique de confinement beaucoup plus stricte, à l’image de ce qui a été fait en Chine dès le début de l’année 2020… Car là, très franchement, c’est vraiment n’importe quoi… Samedi, les centres villes étaient déjà bondés à quatre semaines de Noël ! La stratégie en cours nous conduit littéralement dans le mur !

        Mais tout cela n’est hélas ! désormais qu’une douce utopie, j’en ai bien peur…
        Car avec ce soir près de 64 millions de cas positifs confirmés dans le monde, avec une dissémination quasi globale du virus, on nage désormais en pleine dystopie aggravée…
        Le prochain équinoxe du printemps sera synonyme d’hécatombe sur Terre !

        N’en déplaise aux mieux sachants qui n’entendent jamais plus que leurs propres voix…

        Bonne nuit à vous, malgré tout.

      9. @Philippe Soubeyrand
        L’hypothèse de plus de proie parait la bonne,
        A tel point qu’il n’est alors plus nécessaire de rechercher l’immunité de groupe pour supprimer les confinements et restrictions.
        Puisque ceux-ci n’ont été introduit que pour pallier les difficultés hospitalières, pas pour réduire l’épidémie.
        Dès que le stock de victimes potentielles entrainant un encombrement des hôpitaux est mis hors de portée du virus, soit par décès (1ère vague importante), soit par vaccination hyper sélective, et même sans attendre une immunité de groupe le résultat est atteint et les mesures anti-économiques ou d’inconfort peuvent être levées !

        Il n’y a plus de risque pour la société !
        Tout se traite à coup de Paracetamol et les quelques cas graves sont traitables.

        Mais à titre individuel ça ne veut pas dire que vous ne pouvez plus l’attrapez et en en mourrir !

        Mais ça c’est votre problème.

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      10. Si la gestion n’est guidée que par le pilotage de la mortalité et de l’hospitalisation, ça laisse de beaux jours aux Covid longs avec sequelles…

        Mais bon, avec 8,5 de QI en moins, peut-être qu’on peut pas faire mieux…

      11. @Ruiz
        « Puisque ceux-ci (confinements et restrictions) n’ont été introduit que pour pallier les difficultés hospitalières, pas pour réduire l’épidémie. »
        Les deux mon capitaine, les deux… 🙂
        Par exemple, ouvrir dès mi-décembre les stations de ski entrainerait probablement une augmentation de la circulation du virus.
        Nos voisins germains sont d’ailleurs vent debout, vu que la première vague aurait commencée principalement par le retour d’estivants des stations autrichiennes (ou suisses ?), si j’me souviens bien.
        Mais apparemment, certains nous affirment qu’aller aux sports d’hiver fait partie des libertés fondamentales… 🙂

      12. @Cloclo , @P_Soubeyrand
        Bon , on ne va pas y arriver.
        difficile de répondre à des remarques généralement polysémiques .
        ce fonctionnement type Blog ne permet pas de serier les champs semantiques dans lequel on va developper sa réponse.
        pour faire simple , ces courbes que je fais depuis fin Mars , etaient au départ pour essayer pour moi et mon entourage d’avoir une représentation imagée de l’évolution de cette pandémie.
        je trouve quelques mois plus tard cette représentation très utile et fidèle à la réalité sanitaire.

        ++++ je n’aborde donc pas les aspects politiques , societaux , moraux , et économiques. +++++

        il me semble parfois que faisions les uns les autres des erreurs dans la restitution de nos connaissances scientifiques que ce soit sur le plan épidémiologique , médical , micro-biologique qui sont les champs qui concernent cette étude graphique.
        je sais reperer quans je suis dans l’erreur ou l’imprecision , du moins je l’espère …
        pour ce qui concerne vos assertions , il est bien sùr que je n’y puis grand-chose.
        si vous avez une idée d’où je parle , ma qualité de médecin n’étant pas un secret , je ne sais pas d’où vous parlez pas définition ….
        je marche donc dans le noir , la modération du blog fait le reste de bonne facon , à mon avis.
        si vous avez des questions précises sur mes graphes , j’y répondrais bien volontiers.

        je voudrais simplement dire qu’une civilisation qui prends soin in fine de ses anciens , me parait implicitement s’être au préalable occupé de l’ensemble de cette société , car il est difficile de s’occuper des plus fragiles quand le reste de la population ( potentiellement en bonne santé ) est également en souffrance sociale , non ?

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      13. @François Corre 10 h 04 min
        L’affirmation est volontairement provocatrice, mais le fait d’annoncer les 2 motivations est un moyen d’emporter l’adhésion à la mesure, mais ne semble pas être la motivation décisionelle, (mais peut-être un enfumage ?) car sinon la décision aurait été plus précoce, ou pour être moins critique, la volonté de protéger les populations et de limiter l’épidémie était insuffisante pour déclencher (à elle seule) la décision !

        « ouvrir dès mi-décembre les stations de ski entrainerait probablement une augmentation de la circulation du virus. »
        C’est terrible de voir un Président et un Premier ministre polarisés sur le problème fondamental de Français qui pourraient être tentés d’aller skier en Suisse, et s’échiner à trouver quels moyens administratifs à leur disposition leur permettrait de les en dissuader !
        Faire des contrôles aléatoires et imposer des quarantaines (7 jours).
        L’idée va peut-être progresser.
        Mais
        Ouvrir les Stations d’hiver et fermer les remontées mécaniques ?
        Ne pourrait-on pas plutôt faire l’inverse ?

        Les remontées mécaniques (remonte pente, tire-fesse) à l’exception des oeufs ne semblent guère plus dangereux que d’autres sports individuels de plein air.
        Les stations de sports d’hiver sont des lieux parfaitement délimités aux voies d’accès en général réduites.
        Pourquoi ne pas faire de chaque station une petite Suisse avec contrôle systématique à l’entrée et à la sortie.
        Test à l’entrée : rapide + PCR
        si positif pas d’entrée
        si négatif confinement 1 jour en attente du résultat PCR.
        A la sortie idem
        si test positif septaine immédiate sur place (controlée à domicile si PCR)
        Ce mode de fonctionnement à décider localement pour chaque station et à leur initiative permettrait l’ouverture des remontées mécaniques et la distribution de repas en station par les cuisines des restaurants.

        Les allemands ont peur des stations d’hiver, mais à l’époque les restaurants et bars étaient ouverts, il n’y avait pas de masques, les téléphériques fonctionnaient.

        Si la motivation du blocage est l’absence de capacité dans les hôpitaux proches pour faire face à l’accidentologie, ne peut-on faire des transferts préalables vers d’autres régions ou alors annoncer fièrement que l’on a su faire face à la Covid en déprogrammant des opérations chirurgicales et des vacances de ski !

        Au moins celà semble une liberté fondamentale à laquelle Macron semble avoir renoncé à Noël pour lui-même.

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      14. @Philippe Soubeyrand (1 h 24)
        Autant la vision sur les proies faciles et l’immunité de groupe, me semble facilement partageable, autant il me semble que bien que les vieux soient les proies faciles, il n’en résulte pas une transformation de la pyramide des ages par l’action du virus, mais il me semble (je n’ai pas les chiffres) qu’on assiste simplement à une accélération de la mortalité naturelle, relativement du même ordre tranche d’age par tranche d’age.
        Ainsi la moyenne d’age des victimes plus élevée que celle des malades hospitalisés serait assez proche de celle des morts naturelles.

      15. Ah bah bravo vous me l’avez énervé mon professeur hibernatus ! 😀 (blague PS, blague)

        Cependant cette histoire de pyramide des âges et la capacité à se déplacer à un sens dans la manière d’envisager les réactions.

        Même si comme souvent la causalité est multi-factorielle, on notera avec intérêt que toute l’Afrique a eu 37 000 décès pour 1,350 milliards d’habitants… Faut quand même en prendre conscience. Avec un âge médian de 19 ans, et peu d’infrastructure de transport.

        https://www.bbc.com/afrique/region-54464350

        https://www.bbc.com/afrique/region-54931552

        Alors que dans les pays riches, 20 % d’anciens en moyenne, et des routes, trains en veux-tu en voilà. Promiscuité technologique structurelle + Espérance de vie = Super cocktail détonant pour un terrain de chasse virale.

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      16. a113,

        « je voudrais simplement dire qu’une civilisation qui prends soin in fine de ses anciens , me parait implicitement s’être au préalable occupé de l’ensemble de cette société , car il est difficile de s’occuper des plus fragiles quand le reste de la population ( potentiellement en bonne santé ) est également en souffrance sociale , non ? »

        J’aimerai te dire que oui, mais en fait ça sera non. En apparence tu peux avoir cette impression en regardant le système à travers des courbes comme l’espérance de vie, etc etc, mais dans la réalité, les anciens dépendants finissent dans des mouroirs aseptisés, pris comme des clients, peu exigeants, et bien souvent seul devant le grand saut. Pour la souffrance sociale, je te laisse regarder autour de toi les événements pour percevoir l’aggravation dans la logique mercantile qui gagne partout.

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      17. @Ruiz, 2 décembre 2020 à 11 h 34 min
        Oui, on peut tout imaginer, mais ça fait un peu usine à gaz votre ‘organisation’. 😉
        Ouvrir dès maintenant les stations (par exemple) ce n’est pas seulement être sur les pistes et utiliser les remontées mécaniques, bien que écologiquement discutables, c’est aussi déclencher toute l’activité qui va avec, bon brassage d’aller-retour quotidiens ou hebdomadaires, les livraisons quotidiennes pour alimenter les boutiques, bouffe, matériels etc; sans parler des inévitables ‘soirées improvisées’ à xx personnes. 😐
        En plus y’a peu de neige, ça peut bien attendre janvier ou février…

      18. @François Corre :

        C’est aussi et peut être surtout , si on manifeste un peu d’ attention au personnel soignant autrement qu’en se contentant de l’applaudir de sa fenêtre , on évitera , comme je le rappelais en début de file , de surcharger les hôpitaux et cliniques dans un temps où ils aimeraient avoir autre chose à faire et souffler un peu , alors que la saison hivernale leur amène traditionnellement 20 à 25 % d’activité supplémentaire entre traumatologie et pseudo-sportifs à la carcasse et cœur de citadins .

        2
      19. @Cloclo
        « ..J’aimerai te dire que oui, mais en fait ça sera non… »
        mais pourquoi voudrais-tu me dire oui , si c’est non ?

        j’ai surtout du mal à saisir la suite de ta réponse …
        j’ai la chance de ne pas être encore malvoyant et partage ta vision des choses concernant l’utilisation mercantile de la dépendance en tout genre , pour l’avoir fréquentée pendant plus de 40 ans dans mon job , idem pour la « souffrance sociale » qui me semble au demeurant bien prise en compte par nombreux sur ce blog.

        mais tout ceci n’a pas grand à voir avec le sujet de ce fil…..

        pour aller jusqu’au bout de tes remarques , il me semble que de toute facon on est  » seul devant le grand saut » , même si bien entouré .

      20. @a113, @CloClo, @Pierre-Yves, @François, @Ruiz, @Thomas et @tous,

        Ceux qui « affirment qu’aller aux sports d’hiver fait partie des libertés fondamentales » devraient plutôt s’interroger sous l’angle très désagréable de l’indice QALY ! Cela leur éviterait de brasser du vent en permanence, voire de finir comme de gros maladroits ultralibéraux patentés…

        Le fait d’aborder cette crise sous l’angle QALY, nous oblige justement à nous interroger sous l’angle pyramide des âges également ; pyramide dont vous pouvez constater, qu’hormis nous sous ce billet, personne n’évoque, l’INSEE venant d’ailleurs de nous faire savoir que le recensement de cette année présentait un caractère particulier… Et je ne doute pas une seule seconde que si les médias se décidaient enfin à nous en parler, eh ! bien ils se contenteraient probablement de nous dire un truc du genre, et ceci afin de mieux nous rassurer : « Fort heureusement, l’hécatombe vécue par la Lombardie n’a eu qu’un impact limité sur la pyramide des âges de l’Italie ! »… Autrement dit, mesdames et messieurs, circulez, y a rien à voir ! Et ils ne nous parleraient surtout pas de la pyramide des âges propre à Bergame…

        En attendant, si les Etats occidentaux ne changent pas rapidement de braquet dans leur gestion calamiteuse de cette pandémie, alors voici qu’elles en seront les principales conséquences ordonnées à moyen terme :

        1- partout les pyramides des âges des grandes zones urbaines comme Bergame auront été rajeunies dans une proportion pouvant atteindre jusqu’à 20% des 65 ans et plus, présents avant la pandémie ; ce que les chiffres que je vous ai indiqués sur Bergame, semblent bel et bien confirmer,

        2- partout l’indice QALY en découlant aura donc été amélioré, une année de vie en bonne santé ayant un indice QALY de 1, alors qu’une année de vie en étant malade voit son indice QALY tendre vers 0 selon la gravité de la maladie, sachant qu’un indice QALY égal à 0 équivaut à la fin de vie,

        Rq. a) Prenons par exemple le cas fictif d’une personne de 75 ans qui présente une comorbidité qui impactait lourdement sa qualité de vie avant même que la pandémie de Covid-19 ne se manifeste, au point que son espérance de vie restante sans traitement n’était plus que de 10 ans ; disons par exemple l’équivalent ici d’un indice QALY de 5 au total. Si par contre cette personne acceptait de suivre un traitement médical lui permettant d’espérer retrouver une qualité de vie normale pour un reste à vivre identique, alors son indice QALY repasserait ainsi dans le meilleur des cas de traitements, à 10. Imaginons que le coût moyen d’un point de QALY supplémentaire serait de l’ordre de 100.000 euros (cette valeur assez subjective étant très variable selon les pays), alors ces 5 points de QALY supplémentaires consacrés à l’amélioration de la qualité de vie de cette personne, reviendraient à 500.000 euros de dépenses sur les 10 prochaines années, soit 50.000 euros par an. Maintenant, gérons très très mal cette pandémie, n’empêchons surtout pas la dissémination du virus SARS-CoV-2, laissons le tranquillement passer par ici, ou bien par là, et l’indice QALY de cette personne s’effondrera alors brutalement vers 0, sachant en outre que ce ne sera pas son court séjour en réanimation, comparé à une année de vie, qui y changera quoique ce soit…

        Rq. b) Supposons très grossièrement que les 53.000 premiers décès français concernent tous des personnes dont le profil moyen serait en fait ce cas fictif a), l’économie globale des dépenses serait d’ores et déjà à ce stade d’au moins 26 milliards 500 millions d’euros sur 10 ans, uniquement pour la France ; transposons cela tout aussi grossièrement à tous les Etats dans le monde, et là on approche d’ores et déjà les 750 milliards d’euros d’économie globale des dépenses mondiales sur 10 ans ; et c’est loin d’être terminé…

        Rq. c) Sachant que le manque à gagner sur le financement de la sécurité sociale du fait de la crise économique découlant de la pandémie de Covid-19 est estimé à 30 milliards d’euros pour 2020, dont une proportion de la collecte serait d’ores et déjà reportée sur 2021, cela permet de se faire une petite idée du problème…

        3- les dépenses de santé des Etats pourront alors souffler, au moment même où les conséquences de la crise économique découlant de cette pandémie, commenceront sérieusement à se faire sentir ; cela commence déjà, avec son lot de naufrage, de misère et de souffrance,

        4- ils pourront certes souffler, mais ils ne pourront toujours pas respirer, car cette pandémie n’aura eu hélas ! aucun effet positif sur l’emballement climatique à venir ; pire, l’augmentation de nécromasse terrestre en découlant ne pouvant qu’avoir un effet négatif sur les émissions mondiales de GES, ce sera là la boucle de rétroaction positive de trop sur le réchauffement climatique,

        5- à ce moment là précis, l’indice QALY ne sera plus qu’un vieux souvenir au regard des 600.000 milliards de dollars de pertes potentielles, du fait de l’emballement climatique à venir…

        Voilà.

        Aussi, revendiquons plutôt nos libertés fondamentales, en abordant sérieusement les questions en lien avec cette pandémie de Covid-19, sous l’angle vraisemblablement tabou des pyramides des âges, et nous pourrons alors ouvrir les yeux sur cette autre forme de réalité probable que je viens d’évoquer.

        Le virus SARS-CoV-2 va continuer de circuler, passant « simplement » d’un stock à l’autre, perturbant en permanence l’ensemble des données de mesures, les entrées en réanimation n’ayant alors de cesse de faire le yoyo, puisqu’à ce stade, absolument rien de sérieux n’est réellement mis en oeuvre pour l’en empêcher. Et il va continuer de circuler jusqu’à ce que son travail soit ENFIN terminé ; sa raison d’être a priori, comme je l’ai déjà dit plus haut. A ce moment là précis, la balance symptomatiques/asymptomatiques sera alors radicalement différente de celle d’aujourd’hui.

        Bon certes, voilà que maintenant on nous promet une campagne de vaccination qui se déroulerait bien plus tôt que prévue, en commençant notamment par les plus fragiles d’entre nous ? Comme je l’ai déjà dit plus haut également, faites moi signe lorsque 60-70% de la population mondiale sera enfin vaccinée…

        Je tiens à préciser ici une chose importante en guise de conclusion, n’en déplaise à certains : aucun des autres candidats présents lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017 ne serait en mesure de faire mieux qu’Emmanuel Macron aujourd’hui. Cette pandémie de Covid-19 est une plaie ! Mais n’oublions surtout pas que l’emballement climatique à venir sera quant à lui bien pire encore… à méditer avant 2022…

        Bonne fin de journée @tous.

        ps : non sans raison la couronne britannique restera seule confinée pour Noël… là aussi, à méditer…

      21. Je mimisss … je mimissss un instant… 🙂

        ((sauf erreur: https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_France#R%C3%A9partition_par_sexe_et_par_%C3%A2ge)) .

        A la grosse louche… 18% de 65+ ans dont 10% de 75+ans …à stocker à la même période ..quelque part.. +trois semaines pour être +-sûr..
        Plus parlant : 12.000.000 têtes idéalement … à tout le moins 7.000.000 … (sept millions)
        Et vraiment chacun tout seul cette fois-ci. Et complètement « assisté » ..!?
        Yen na plein qui vont (re)prendre le maquis..

      22. @Juannessy, 2 décembre 2020 à 15 h 21 min
        Oui, en plus !
        Ou même le médecin de ville, de vallée qui, il y a pas mal d’années m’avait très bien raccommodé les arcades.
        « Ça n’empêche pas de continuer vos activités » m’avait-il dit avec humour… 🙂

      23. @Philippe Soubeyrand, 2 décembre 2020 à 16 h 58 min
        Et quel serait l’impact de ‘la couronne britannique’ sur l’indice Qaly… ? 🙂

  4. Si le deuxième pic est 28% moins haut, ce n’est pas que l’épidémie (la vague) en tant que telle ait été moins grave mais sans doute du aux mesures hospitalières d’amélioration des prises en charge et stratégies de traitement qui envoient maintenant moins de patients en réa.
    L’évolution du taux de séropositivité si elle est acccessible devrait le prouver.
    Cette vague étant globalement sans doute équivalente ou au moins égale à la première, le nombre de morts devrait également le confirmer (vers les 60000).

    La vague épidémique n’a pas été mieux contenue, les mesures non médicales, suggérées ou imposées, n’ayant été mises en place qu’avec retenue, réticence et retard pour bloquer dans l’oeuf la reprise épidémique.

    Le couvre feu puis le confinement atténué semblent manifestement les éléments explicatifs du redressement final des courbes.

    S’ils avaient été décidés plus tôt vers le 15 septembre comme le conseil scientifique l’avait préconisé, le dérapage aurait été évité.

    Cependant le grand V au centre du graphe bleu attire l’attention et demanderait interprétation.
    Quels sont les évènements ou plutôt les changements de conditions vers début septembre et début octobre qui expliqueraient (avec le retard entre contamination et réa) ces évolutions dans la dynamique épidémique ?

    Les courbes peuvent être prolongées mentalement ou graphiquement, mais ne sont pas en elle-même des prédicteurs sauf à considérer une certaine permanence de tous les facteurs.
    Tel commentateur n’a-t-il pas prédit sur les plateaux télé l’arrivée d’un plateau début octobre, participant par là, aux retards dans les décisions.

    1
    1. @Ruiz
      pour ce qui concerne le chiffre de la courbe bleu (dynamique) , je suis curieux de voir jusqu’où il va descendre (en AVril -8% , hier soir= -5.3% ) , la pente de cette courbe (dérivée seconde) est légèrement moins accentuée qu’en Avril
      « …S’ils avaient été décidés plus tôt vers le 15 septembre… »

      eh oui +++ , dès la fin Juillet (le 28/07) , la courbe est passée au dessus de 0.
      celà montrait que le virus était toujours là et allait reposer problème des que les conditions sociales de regroupement confinés allaient reprendre (travail, école, famille ….)
      c’était là ( au retour des vacances d’été ) qu’il fallait faire des songages épidémiologiques pour repérer les zones à densité virale importante et facile à faire (test PCR groupé+afinage) car moins de personnes touchées.

      la courbe en V mérite de s’y pencher , mais je n’ai pas eu le courage de me pencher sur les chiffres d’alors.
      Il y faut étudier au niveau le plus bas possible (communauté de commune) , car les résultats risques d’étre très différents sur le plan géographique et aussi en classe d’àge , et là il y a du travail pour quelques chercheurs du CNRS.

      « mais ne sont pas en elle-même des prédicteurs sauf à considérer une certaine permanence de tous les facteurs. »
      pour ma part je pense qu’il y a moyen de s’en servir , dans une certaine mesure , car les caractéristiques épidémiologiques ont peu varié , la comparaison du graphe bleu entre les deux périodes (Mars-Avril et Fin-Octobre-Novembre) est étonnante , bien sur à corriger du fait de conditions de confinement et réactions de la population différentes ….. reste l’évaluation de la progression de l’immunité collective difficile pour le moment.

    1. assurement , mais personne ne se bouscule sur ce plan là.
      attendons quelque mois et les conséquences socio-économiques sur le terrain;
      en Midi-Pyrénées, autour de moi , c’est la curée dans l’aeronautique au niveau des sous-traitants d’Airbus .

      1. a113,

        Les conséquences sociales et économiques ?

        Je ne sais pas si la réaction à la COVID, confinement et gros coup d’arrêt des systèmes (plusieurs secteurs sont actuellement en phase avancée de liquéfaction) n’aura pas à terme une conséquence toute aussi néfaste in fine qu’une libre circulation du virus sur les équilibres précaires de nos sociétés. Juste peut-être avons nous gagné du temps dans une sorte de « statu quo », et partiellement préserver une forme d’estime de soi, plutôt qu’une chute fulgurante ou une réorganisation brutale et violente. Bien malin celui qui prétend le contraire.

        Pour l’instant on (l’Europe) a sorti l’artillerie lourde face à un problème grave, comme on balançait du rayon et de la chimio massivement sur une tumeur cancéreuse. Certains organismes n’ont pas réchappé au traitement non plus. Possible que l’Occident vieux et obèse passe à la trappe, ou en réchappe cette fois encore.

    1. @Juanessy
      ce n’est pas tant les restrictions que la manière dont elles ont été actées par la population qui pourront nous en dire quelquechose de pertinent : tout un travail de micro-sociologie (sondages + trvail de terrain )+++ plus que d’épidémiologie à mon avis .

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    2. pour être plus clair , je pense qu’une analyse psycho-sociologique sur la façon réelle dont se sont passées ces 2 phases de confinement successives nous en dirons plus sur la qualité de nos résistances à mettre en place un dispositif préventif (propre à éviter un confinement-déconfinement « hard » )
      en fait , on ne déconfinement pas , on suspend certaines mesures dites de confinement , mais on restera plus ou moins confinés dans notre facon de vivre tant qu’une immunité n’aura pu être instaurée (immunité naturelle ou artificielle).
      du moins j’espère que cela a été compris.
      un outil me parait très intéressant pour servir de marqueur , c’est l’étude de la présence virale dans les « eaux usées ».
      par ailleurs , je trouve très dommage qu’on ne profite pas de la situation actuelle pour faire des sondages épidémiologiques.
      au lieu de cela , le nombre de tests a quasiment baissé de moitié .

      1
  5. 2 problemes avec cette affirmation:

    1. La courbe ne prouve pas assez en l’état.
    Il faudrait par exemple, en parallèle, ajouter la courbes des températures avant/après sur la période considérée.
    Par exemple, il me semble que ca correspond à un redoux.
    Et si on observe une remontée dans 3 semaines, ce ne sera pas nécessairement du à l’assouplissement du confinement, mais simplement à la période de froid qui aura débuté a peu pres simultanément.
    Je rappelle que la recherche scientifique ignore toujours pourquoi un virus comme le grippe revient à certaines periodes de l’année, chaque année, et non à d’autres, dans telle ou telle région du monde. Mystère complet.
    Je dis la temperature, mais ca peut etre n’importe quelle variable toujours ignorée pour la grippe, par exemple.

    2.
    Quand bien même, le bilan du confinement, en termes de déces supplémentaires non dus au covid lui même, est considérable, sans parler des dégats psychologiques qui excedent le nombre de deces dus au covid.
    . Au Japon, + 40% de suicides en octobre.
    . En Angleterre, + 27000 morts d’après un groupe d’experts de la santé publique, qui a sonné l’alarme auprès du gouvernement.
    . En France, pas de chiffres précis, si ce n’est :
    – augmentation des violences domestiques (Combien de femmes battues en moins vaut 1 mort du covid en moins?)
    – augmentation des suicides
    – augmentation des morts faute de greffe (on jette des greffons à la poubelle!)
    – augmentation des morts faute d’intervention chirurgicale (une voisine doit etre opérée pour un cancer depuis… mars dernier…)
    – baisse en parallèle du nombre de morts de la grippe de + de 15 000 (de sorte qu’on a troqué, en grande partie, des morts du covid contre des morts de la grippe, mais peut-être que le bilan aurait effectivement été plus lourd sans confinement coté covid).
    Bref, les conséquences directes et indirectes (externalités négatives) du confinement sont alarmantes et sont possiblement pires qu’en absence de confinement (mais plus diffuses et moins facilement objectivables par des chiffres, moins en tout cas que de compter des lits…).

    De sorte que même si c’est efficace contre le covid, au vu de la mortalité actuelle de ce dernier (l’appréciation changerait si c’était ebola ou la peste noire évidemment!), en termes de santé publique, tout pris en compte, cette politique sanitaire est une catastrophe non seulement politique, mais également morale (combien de chomeurs et de vies brisées en plus rendent-elles un mort supplémentaire de + de 80 ans acceptable? L’infini?).
    = Ce qui se passe quand on oublie que la politique ne se fait pas plus à la corbeille qu’à l’hopital, et que la moralité d’une action politique ne s’apprécie pas du tout selon les mêmes critère que celle d’une action individuelle.

    3. Une remarque pour les vaccins.
    . Normalement, les premiers à les tester devraient etre les actionnaires, les dirigeants, les commerciaux, voire les salariés des labos, le personnel politique et administratif qui l’impose directement ou indirectement, le personnel de santé qui le precrit, l’administre voire qui le rembourse (assurances), et non pas les plus de 80 ans en EPAHD, et également le personnel des entreprises qui le rendrait obligatoire (actionnaires, dirigeants, personnel des RH) pour travailler.
    . Les connaisseurs de Perelman y verront une simple mise à jour d’un argument de rhétorique jugé jusqu’alors « sophistique », mais qui ne l’est pas, et qui est une variante particulière de l’argument ad hominem. Autre exemple : « je suis un politique qui milite pour l’école publique, mais j’ai mis mes propres enfants dans un lycée privé ».

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    1. Coucou,

      Même si j’ai des doutes quant à l’efficacité si rapide du confinement , surtout du deuxième, il est difficilement compréhensible de comprendre l’affirmation que cela ne sert à rien.
      Si un virus est contagieux et se transmet d’homme à homme, si on limite les contacts entre les hommes, alors il parait raisonnable de penser qu’on limite la propagation du virus.
      reste le mystere de l’accalmie. entre autres .

      Bonne soirée

      Stéphane

  6. Le confinement a été décidé à la fin des vacances de Toussaint, et la courbe a commencé à diminuer à ce moment-là : ce n’est donc pas le confinement qui a permis la décrue, mais :
    – le fait qu’il n’y ait plus d’activité scolaire pendant quinze jours, et qu’une partie des parents (salariés) étaient en vacances ;
    – le couvre-feu instauré dans quelques métropoles et limitant de fait l’ouverture des bars / restaurants le soir ;
    – mais aussi (et surtout ? pour moi), et cela a été brièvement abordé par Timiota : « Plus un coup de main anticyclonique… »

    En effet, si on regarde la météo en France, celle de fin septembre jusqu’à fin octobre était plutôt mauvaise –> croissance de l’épidémie.
    Celle de novembre a été belle (anticyclone et températures permettant d’ouvrir et d’aérer) –> décroissance de l’épidémie.
    C’est une corrélation, mais sans pour autant en faire une loi physique, elle est à surveiller.

    La crue et la décrue sont globalement générales à l’ensemble des pays européens, plus ou moins importantes selon les pays. J’avoue ne pas avoir regardé si le mauvais temps d’octobre et l’anticyclone de novembre étaient ou non généraux à l’ensemble de l’Europe, cela serait intéressant de le faire pour voir si cette corrélation est aussi présente pour les autres pays européens,

    Je ne connais pas les différentes actions mises en œuvre dans ceux-ci et encore moins la date à laquelle cela a été fait. Très probablement qu’il y a aussi un rôle actif à ces actions. Pour la France par exemple, la fermeture des bars et restaurants le soir (couvre-feu) a dû jouer à la baisse….

    Pour notre pays, nous entrons cette semaine dans du plus froid et humide… nous verrons dans une dizaine de jours.

    Ce froid vient de l’Est, les pays européens plus à l’est sont donc touchés depuis plusieurs jours, voire semaines. Et effectivement, si on regarde bien les lieux où le virus est le plus actif en France métropolitaine, c’est sur les régions frontières de l’Est, ou montagneuses peuplées (les régions froides). De même, en Europe, les régions froides ont l’air d’être également plus touchées (Allemagne, Suisse, Hongrie, Pologne, Croatie, …) et baissent moins (voire ont une courbe plate ou montante) alors que les régions plus chaudes sont en baisse (Italie, Espagne, Grèce, … sauf Portugal).
    https://www.lejdd.fr/International/Europe/coronavirus-une-quinzaine-de-pays-europeens-ont-commence-a-inverser-la-courbe-des-contaminations-4005192

    Donc avec l’arrivée de l’hiver, méfions-nous d’un retour de bâton !

    1. Ici dans le Dauphiné (je sais que c’est loin de Paris, mais encore dans l’Europe (:-)), il a fait un peu froid en mi-septembre puis beau et chaud jusque à la fin novembre. Et le virus a gagné très activement (limite Drôme Isère) tous nos villages alentour… Bref, je doute de votre corrélation !

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    2. Si pour la Suisse, même si c’est disparate selon les cantons, il y a eu deux fois plus de décès en novembre qu’en avril (moyenne par jour 80 contre 38), ce n’est pas le cas en Allemagne où c’est resté stable (193 /190), à suivre pour le mois de décembre…

    3. vos remarques les uns les autres quand aux causes extra-humaines du developpement de cette pandémie me ferait sourire si les conséquences étaient légères …..
      combien de fois ont été attribuée aux conditions météorologiques certains troubles pathologiques et ces causalités se sont avérées des légendes….

      que notre condition humaine de mortel soit une donnée indubitable ne nous empèche pas de chercher et trouver des solutions pour apaiser cette destinée.
      franchement , le vieux médecin que je suis est attéré par ce fatalisme ( et je m’auto-censure) ….

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      1. C’est aussi ce que j’ai ressenti souvent dans mes jobs , en situation de crise : il y a ceux qui causent et vous font perdre du temps , et ceux qui vous donnent un coup de main efficace et qui ne sont pas les plus bavards et péremptoires . Mais je pense qu’entre vieux praticiens , on se comprend sans rien dire .

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