Bob Dechamps (1914-2002)
Le poème en picard est ici.
*Godot est mort !*
@Ruiz L’énergie solaire n’est pas une énergie renouvelable et ce qualificatif est utilisé à tort. La preuve en sera donné…
Bon, Jorion, c’est le moment de mettre les bouchées doubles ! Force et courage !
Triste information, dans ce sillage, François Leclerc est revenu à ma mémoire. Espérons comme le dit JB Auxietre que cela…
Bonjour, vous avez bien cerné le cas et l’état de Paul actuellement, espérons que cela s’améliore… Je reste là en…
@ arkao Hmm, je profite de cette discussion avec Pascal, pour vous poser une petite question, Arkao. Selon vous, Jean-Luc…
C’est vrai ! Espérons qu’il va bien. Et s’il peut se signaler, ce serait cool !
La « crosses de hockey », signifiant l’accélération du Réchauffement Climatique et son emballement, est apparue en 2021-2022 sur les courbes d’évolutions…
Ben ouais !
Salut Thomas Bien d’accord avec toi. Les « salles des machines » de toutes les boîtes ont été vidées par les départs…
@écodouble Dans son cas l’effet Placebo est peut-être le plus efficace !
Allemagne Aristote BCE Bourse Brexit capitalisme ChatGPT Chine Coronavirus Covid-19 dette dette publique Donald Trump Emmanuel Macron Espagne Etats-Unis Europe extinction du genre humain FMI France Grands Modèles de Langage Grèce intelligence artificielle interdiction des paris sur les fluctuations de prix Italie Japon Joe Biden John Maynard Keynes Karl Marx LLM pandémie Portugal psychanalyse robotisation Royaume-Uni Russie réchauffement climatique Réfugiés Singularité spéculation Thomas Piketty Ukraine Vladimir Poutine zone euro « Le dernier qui s'en va éteint la lumière »
17 réponses à « Vidéo – Un kiekenfretter vous parle ! »
En Wallonie, du moins à Liège, le « une fois » est remplacé par « un peu » : « fais un peu ceci », « passe moi un peu ça »…..
Héhé, j’ai bien ris ! Bonne année au blog et aux gens de bonne volonté.
» Plus que d’un endroit où je puisse habiter , j’ai besoin d’un endroit où je puisse revenir » ( Yvan Audouard )
PS : si les prochaines vidéos sont en parler bruxellois , je les comprendrai aussi bien qu’à l’écrit .
Hommage à Yvonne Serruys (Rosati d’honneur en 1910)
Eprise du souci de modeler les âmes
Et de créer la vie au caprice des doigts,
Votre pensée exalte un art grec où l’on voit
S’éclairer le regard mystérieux des femmes.
Et parce que la Flandre a fait vibrer les gammes
Des splendeurs de la vie, il vous plaît, quel que soit
Votre beau rêve d’art, d’en ciseler l’émoi
Et de fouiller les coeurs pour en sculpter les drames.
Téniers vous rappela « St- Antoine » tenté
Et votre « Ronde » est soeur de notre ample gaieté.
Dans ses yeux inspirés où s’accumule une âme
Votre « chanteuse » évoque un idéal vainqueur.
Il est votre lumière et son reflet, Madame,
C’est votre charme blond parmi nos humbles fleurs.
Solidarité des gens du coins (celui ou on les place – écoliers, quand ils ne rentrent pas dans le moule à la mode)…
Je suis un peu plus jeune que vous Paul,
Moi c’était pour cet accent tenace de titi Parisien,
Lorsque je daignais m’exprimer au cours d’Anglais,
Qu’on me désignait soudain l’angle de la classe…
Et Il en allait de même aux nouveaux cours de « Maths modernes ».
Dont le langage, pourtant sans accent, lui, m’était tout aussi étranger.
Quelque soit l’époque, comme on peu le voir,
Il y a toujours matière à garnir pour l’exemple un ou deux coins de classe…
Mais les choses ont enfin changé, et aujourd’hui,
Bien souvent on y met plus jamais personne,
Sans doute de peur de manquer de coins…
Eric.
Il n’y a plus que les immigrés carolos du siècle dernier pour jaser le brusseleer comme ça…
Pas mal la vidéo de Bon Deschamps, mais, quand même, son best seller ça reste « Djozef à messe », quand même: https://www.dailymotion.com/video/xc4zzi. Quant à l’origine de kiekefretter, plusieurs versions: https://www.bxlblog.be/2009/01/16/kiekefretter/ . Chaque à s’mode…
Monument à Éverard t’Serclaes
J’aime bien l’histoire des marmitons utilisant leurs broches comme armes.
A wel Meniir Jorion, da was goe gesprèèèke ! …. ça c’est une fois bien parlé ! Faut participer à la plantation du Meyboom ou arbre de joie qui fut planté pour la première fois en 1213 pour célébrer la victoire des Bruxellois sur les Louvanistes, une bonne occasion pour manger des frites du frikot et des escargots de mer à la charrette mais surtout la possibilité de renouer avec le « brusseleir » !! Comme la Procession dansante d’Echternach, la plantation du Meyboom est reconnue Patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco. Cette manifestation s’organise toujours le 9 août ! Bonne Année Monsieur Jorion et au blog.
Excellent ! Surtout en ce qui concerne l’accent : c’est exactement ce que j’entends encore tous les jours dans mon vieux quartier bruxellois.
Je précise que je maîtrise aussi l’ABN (algemeen beschaafd Nederlands) : In memoriam Dop Bles 😀 .
Il y a une mentalité de frondeur au bruxellois. Manneke Pis est le gamin qui pisse (« comme je pleure ») sur toutes les normes imposées, il y a cette permanence du nom de l’Amigo, ancienne prison de l’occupant espagnol et surnom donné à l’hôtel qui le remplace mais aussi au commissariat de police voisin. Quick & Flupke mènent la vie dure à l’agent de quartier n°15 (Hergé). J’ai donc pensé, et je ne suis pas le seul, que les « bouffeurs de poulets » pourraient être des bouffeurs de flics !
Je vous ai entendu dire « Kaaskopf » pour « tête de fromage » comme en alsacien.
Tout comme « Drénkgàld » pour « pourboire » comme nous le prononçons en Centr’Alsace.
Le « Fretter » devient « Frasser » pour bouffeur, chez nous
Je vous offre une petite blague d’ici :
Mér màcht d’àrveit ken angcht, ich kànn d’r nàva schlofa !
(le travail ne me fait pas peur, je peux dormir à coté !)
« Kaaskop », « drinkgeld », « vreter ».
Et finalement, le parlement Wallon va evoir se prononcer sur l’accord sur le Brexit ou pas ?
En fait, la réponse est apparemment : bah on sait pas :
https://www.rtl.be/info/monde/europe/l-accord-du-brexit-devrait-eviter-une-ratification-par-tous-les-parlements-nationaux-1193508.aspx
» l’arrêt « Singapour » que la Cour de justice de l’UE a rendu en 2017 a différencié clairement la manière de ratifier les accords négociés selon que les matières traitées relèvent de la compétence exclusive de l’UE (commerce, notamment) ou mixtes (protection des investissements). Mais la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne laisse penser à la Commission que le mandat de négociation qu’elle a proposé lundi de faire adopter par les Vingt-sept n’implique que marginalement des compétences mixtes, ce qui fait que l’UE aurait « pris la compétence », selon une source à la Commission. Cette question sera tranchée en toute fin de processus. »
Je ne sais pas pourquoi, j’ai une soudaine envie de pop-corn.
Deux poèmes en rouchi,
Paul est seul responsable
du retour du refoulé !
Qu’il en soit remercié
Jules Mousseron poète mineur (1868-1943)
L’ patois
J’ai fort quièr el français, ch’est l’ pu joli langache,
Comm’ j’aime el biau vêt’mint qué j’ mets dins les honneurs.
Mais j’ préfèr’ min patois, musiqu’ dé m’ premier âche,
Qui, chaqu’ jour, fait canter chu qu’a busié min cœur.
L’ patois s’apprind tout seul, et l’ français, à l’école.
L’un vient in liberté, l’autr’ s’intass’ comme un rôle.
Dins l’ peine, un mot patois nous consol’ davantache ;
Dins l’ joie, à l’ bonne franquette, i corse el bonne humeur.
Il est l’ pus bell’ rinscontre au cours d’un long voïache,
L’ pus douch’ plaint’ du soldat au mitan des horreurs.
L’ patois s’apprind tout seul, – el français, à l’école.
L’un vient in liberté, l’autr’ s’intass’ comme un rôle.
Les deux sont bons, bin sûr, mais not’ patois pourtant,
Reppell’ mieux les souv’nirs d’eun’ jeunesse effacée.
L’ patois, ch’est l’ fleur sauvach’ pus qu’eune autr’ parfeumée…
C’est l’ douche appel du soir d’eun’ mère à ses infants.
L’ guéïole
Un soir, el’ tiot Dodoph’ soupot avec ès père.
S’ tartin’ n’étot point crasse : i n’arrêtot point d’braire :
« Vettiez, pèr’, j’ai point d’ burr’ ch’est si sec qué du bos,
In avalant m’ bouchie, à m’ gassiau jé m’ fais d’ mo ! »
L’ père répond : « T’oses t’ plaindre d’eun’ bonn’ tartin’ parelle ?
Té mérit’ qué j’ té colle un raton d’sus t’ n’orelle.
Minge t’ pain, et pri’ Dieu d’ d’avir chu qu’ j’ai vu dins m’ jonn’ temps.
D’huit infants ch’étot mi l’ pus vieux quand j’avos t’ n’âge
In griffot nos cantiaux avec du mou fromage.
Eun’ pièche d’ burr’ durot toute eun’ éternité
Avec èl’ truc qué m’ père il avot invinté
I mettot l’ pièche d’ burre au mitan d’eun’ guéïole,
Et l’ z’infants défilot’nt tertous à tour dé rôle.
Chacun frotto s’ pain sec sur les barr’s comme il faut :
In arrachot ses ongl’s in pourménant s’ cantiau !
Hélas ! et rien n’ bougeot ; l’ guéïole étot trop dure !
Pourtant, sans bertonner, in grignotot s’ pain sec.
A ch’ t’heur’, pour ti souper, i t’ faudrot un bisteck ! »
« Vous mingeott’ du pain sec, pèr ? » qu’il répond Dodophe.
« Non, m’ garchon, acout’ chi l’ pinsé d’un philosophe :
Ch’ti qui ming’ du pain sec, ch’est tant parç’ qui veut bin…
In trouv’ toudis dé l’iau pour trimper s’ morceau d’ pain ! »
Vous devriez nous faire une semaine de Paul Jorion en vidéos avec ce délicieux accent. Il vous va si bien.
Superbe ! Merci M.Jorion pour ce beau moment. On aime vous voir aussi généreux et si facétieux. Moi, aussi j’ai beaucoup ri. D’un rire entendu comme une autre forme de respect pour la contrée habitée où les premières paroles se sont incarnées dans son propre corps pour y être cultivées / Au risque du très grand écart et un donné pour un rendu en écho avec votre dernière parole. » Venir de quelque part « , là où ça a parlé et où la parole est en devenir : « D’où venons nous ? Qui sommes nous ? Où allons nous ? » – Très belle émission de M. Brahic / France Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/dernieres-nouvelles-de-lunivers/dernieres-nouvelles-de-lunivers-du-lundi-28-decembre-2020