4 réflexions sur « Lévy-Bruhl, ou le propos déplacé (1987) »

  1. C’est vrai qu’en n’affirmant pas à tu-tête l’universalité de l’homme, de ses droits, de son émancipation, etc., nos voisins Anglais se laissent la possibilité de lire qu’il y a un spectre avec le luxe de définir le paramètre qui fait parcourir ce spectre comme cela les arrange.

    De ce côté-ci de la Manche, la mise en avant d’une universalité théorique dans un pays siège d’une profonde inégalité pratique conduit au non-dit bien enraciné, au non-dit comme culture, plutôt qu’au « dire ad hoc » de par chez Albion.

  2. Une hypothèse avancée par Lévy-Bruhl :
    […] Si par impossible, toute l’expérience que les générations se sont transmise au cours des siècles s’effaçait tout à coup, si nous nous trouvions en présence de la nature comme de vrais « primitifs », nous construirions infailliblement une « philosophie naturelle », primitive, elle aussi, et cette philosophie serait un animisme universel, irréprochable au point de vue logique, étant donné le peu de données positives dont nous disposerions.[…]
    Cela semble devoir se démontrer sans devoir passer par cette extrémité, car comment expliquer le nombre de plus en plus important d’adeptes de la religion yoruba à Cuba, plus particulièrement à La Havane qui à priori est plutôt peuplée de gens rationnels et cartésiens, au contraire de Santiago de Cuba qui pourtant est largement peuplée de gens issus de Haïti fuyant les révoltes dans les siècles passés, Haïti pourtant connue pour ses pratiques vaudou ?  🙂

  3. « La Déclaration universelle des droits de l’homme » est encore un concept que les classes distillent à leur avantage.

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