Vidéo – Si vous avez besoin d’une religion… j’ai ce qu’il vous faut

Philip K. Dick prophète

Mondes multiples et conscience, le 18 février 2009

Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats, in Papiers du Collège International de Philosophie, Numéro 51, Reconstitutions, 2000, 69-80

The Tunnel Under the World, de Frederik Pohl, 1956

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101 réflexions sur « Vidéo – Si vous avez besoin d’une religion… j’ai ce qu’il vous faut »

  1. Intéressant même si je me garderai bien d’aborder ça avec mes enfants, pour ne pas les laisser dans un cacao mental effarant.
    Quoi qu’il en soit, il me semble que cette approche de la question métaphysique, du questionnement existentiel, reste assez périphérique de l’essence. Il est question de jeux de l’esprit dans des mondes parallèles qui pourraient bien être tout aussi illusoires que la perception de notre réalité. À quoi bon alors ? Le monde spirituel pourrait bien être, comme le monde de la matière, une projection illusoire expérimentée par notre perception limitée et biaisée.
    Rien de ce que vous dites ne paraît faux ou insensé, mais cela ne semble pas toucher à une application pratique du questionnement existentiel : comment transformer ou plutôt transmuer sa nature pour approcher d’une vision d’ensemble unifiante, pleine, harmonieuse, intègre?

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  2. C’est le dimanche de Pâques, les lecteurs du blog préparent l’agneau pascal, je suppose!
    pfff…
    Accablé, je sors la tête de ma montagne de copies pour lancer la discussion, en un acte de “dévotion” tout romain…
    Philip K Dick est un auteur jorionesque, en ce qu’il pose la question du rapport à la réalité et à la vérité. Affinités électives!
    Au bout du bout, et le plus drôle, c’est que c’est un auteur éminemment politique, sérieusement. Dans sa folie, il se pensait persécuté par le FBI et la CIA, et même par les russes… Fondamentalement, il se voyait comme un prophète et un dissident.
    Ce n’est pas un leurre de son travail, c’est son horizon créatif. Mort à l’état profond, mort à Nixon!
    Je sais, cela ne saute pas aux yeux, et pourtant…

    1. … ” Accablé, je sors la tête de ma montagne de copies…
      (Médiapart – Mathilde Goanec et Pauline Graulle – 3/4/21 – Extraits)

      ” ” ” Le divorce semble consommé entre les enseignants et le président de la République, alors même que ce dernier avait su rallier une partie de cet électorat en 2017. Essorés par la crise sanitaire, épuisés par des réformes menées à fond de train, les profs ne sont cependant pas entièrement rassurés par l’offre politique à gauche.
      Des écoles, collèges et lycées qui finissent portes closes après des semaines de fermetures en cascade, des contaminations qui montent en flèche, et le vaccin dont on ne sait pas encore s’il sera administré en priorité aux enseignants : les profs payent au prix fort la troisième vague de Covid-19 et la gestion très hasardeuse de l’épidémie en milieu scolaire. Cette crise vient s’ajouter aux coups reçus depuis quatre ans par le corps enseignant.
      Car depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron, les réformes se sont succédé à toute allure pour le premier comme pour le second degré. De quoi alimenter une détestation profonde du ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer et les appels à sa démission récurrents sur les réseaux sociaux.
      …(…)…
      Le président de la République n’est guère mieux considéré que son ministre, car tenu pour responsable de salaires en berne, de la baisse possible du niveau des retraites et de la remise en cause profonde du statut de fonctionnaire.
      …(…)…
      Mais il n’y a guère de miracle en matière électorale, poursuit le chercheur : « Un ministre auquel les profs sont allergiques, l’addition est payée à l’élection suivante et Emmanuel Macron le sait bien. » Et tant pis si cela signifie perdre pour de bon l’électorat enseignant. « Si le président a conservé Jean-Michel Blanquer à son poste, c’est parce que ce ministre ne s’adresse pas aux profs mais aux parents d’élèves. Le point de non-retour, c’est le “prof bashing” l’an dernier, où l’on a vu un ministre de l’éducation jeter les enseignants en pâture. » Jean-Michel Blanquer, au cours du premier confinement, a effectivement critiqué les « 5 % de profs décrocheurs », « pas à la hauteur », heurtant profondément ses troupes. « De ça, les enseignants se souviennent, et il y aura des gens pour le rappeler en salle des profs l’an prochain. »
      …(…)…
      « Tout à coup, on a découvert que l’école était importante, un lieu de socialisation et d’apprentissage. Mais l’école a surtout manqué comme garderie ! » La fermeture des établissements divise d’ailleurs les enseignants – conscients des risques d’isolement et de décrochage pour des milliers d’élèves. Elle cimente néanmoins autour du rejet de la politique du sauve-qui-peut menée jusque-là par le gouvernement. « On a l’impression d’avoir un ministre qui ne prend pas ses responsabilités, constate Damien Joron. Et nous nous retrouvons en première ligne face aux élèves, à leurs parents, à devoir justifier des choix qui ne sont pas les nôtres. »
      …(…)…
      Aujourd’hui, les errements du pouvoir sur la vaccination des enseignants ou les fermetures anarchiques de classes qui ont précédé le reconfinement constituent un nouveau point de blocage. « Pourquoi les profs les plus vieux n’ont-ils pas été vaccinés les premiers ? Dans mon lycée, des collègues de tous âges sont passés par l’hôpital… L’État est notre employeur, il devrait nous protéger ! »,
      …(…)…
      L’enseignant cite aussi, sur la liste de ses griefs, une atteinte à la liberté pédagogique liée à la réforme de l’inspection, la transformation des instances paritaires qui limite la contestation des décisions hiérarchiques et le rôle des syndicats, ainsi que la multiplication des contractuels, sur tout le territoire, embauchés et débauchés à loisir dans le cadre d’une fonction publique souhaitée, comme ailleurs, plus « flexible ».

      « Blanquer est en train de mettre en place tout ce qu’il n’a pas pu faire sous Sarkozy. Les conséquences sont dramatiques : dans l’histoire sociale de la France, les enseignants avaient une vraie force de frappe. Nous avions le poids nécessaire pour ne pas nous laisser faire !</b/ On donnait envie d’être enseignant. Qui se présente au concours aujourd’hui ? Plus grand monde… »
      …(…)…
      Au bout de quatre ans de désamour ou de franche colère, vers qui se tourner ?
      Toujours beaucoup plus syndiqué que la moyenne (autour de 30 %), plus impliqué politiquement (5 % de la population enseignante est encartée), le corps enseignant garde le cœur à gauche, même si les liens quasi organiques qui unissaient les profs au Parti socialiste notamment se sont étiolés. « Dans les appareils partisans, les préoccupations des enseignants ne sont plus répercutées et disparaît le modèle qui prévalait alors, celui du prof qui a un engagement syndical puis politique, et donc des élus qui venaient largement du monde enseignant », rappelle…
      …(…)…
      « Ces derniers temps, ajoute le syndicaliste, les profs que je croise me disent tous : ” Je ne voterai plus Macron.” Mais pour voter quoi ? On a vu ce que le mandat de Hollande a donné, on se demande si le programme de Mélenchon est réaliste… Un jour, c’est sûr, le couvercle de la Cocotte-Minute va sauter, mais quand, et avec quelles conséquences ? »
      Isabelle compte encore sur son camp historique pour éviter que la l’Éducation nationale ne sombre : « Cela me semble déjà compliqué aujourd’hui de remettre l’école publique en marche… Donc je souhaite une alliance, mais en réalité, je voterai pour celui qui aura le plus de chance de porter la gauche au second tour. Pas que parce que je suis prof. Mais parce que que si Macron est réélu, c’est terminé. Je ne vois pas qui d’autre pourrait défendre les services publics, si ce n’est la gauche.
      »

      En forme de quasi voeu pieux…

      1. Eh oui!
        Je ne parlais pas de dévotion de gaité de coeur: la dévotion romaine s’achève généralement aux enfers…
        Pas voté Macron (tueur de Tibère), pas voulu Blanquer non plus!
        Quelle plaie…

      2. Moi , pour le coup , ce mammouth là me fait rigoler :

        – il ne fallait pas de contrôle continu intégré au diplôme , ça aurait dévalorisé l’examen … Que dalle . Les élèves n’ont rien trouvé à redire et sont plutôt positifs dans leur appréciation de l’association “continu/ examen tradi” actuel ( il y a même pas mal de profs opposés de principe qui approuvent maintenant )

        – le travail hors présentiel , c’était l’horreur , jamais oh grand jamais un enseignant digne de ce nom ne devra accepter cela . He ben , ça marche pas si mal que ça , même si bien évidemment là aussi la mixité des apports est le bon truc .

        La Covid 19 a ramené le mammouth à plus de raison et mesure . Et elle a eu un deuxième effet bénéfique , sans doute le principal , c’est de donner un coup de pied au cul de celles et ceux qui avaient oublié l’importance de l’éducation nationale et de la qualité des enseignants dans la marche de la société , avec l’implication et les bons soins de tous .

        1. @ Juannessy

          Vous êtes Prof ou Prophète ?

          En tous les cas, vous avez parfaitement intégré les éléments de langage de la religion féroce.
          Vos simplismes et vos préjugés vous rassurent et cela vous épargne de rencontrer celles et ceux
          qui bossent face à des centaines d’enfants et d’adolescents toutes les semaines. Nul burn-out chez vous,
          seulement un gros éléphant à poil laineux dans un magasin de porcelaine que vous faites semblant
          d’apercevoir. Ne pensez-vous pas qu’il faudrait reposer politiquement l’horizon éducatif ? M.Veran
          ferme les lits d’Hôpitaux en pleine pandémie de Covid 19, Madame Borne paupérise un peu plus les chômeurs
          en leur supprimant 40 % de leur dû. Et M.Blanquer ? Que fait-il donc ? Il déconstruit l’École publique et il finance
          l’enseignement privé. Parfois même il encourage par des subventions, les établissements religieux NON-MIXTES !
          Rendez-vous compte. Son bilan est un fiasco. Beaucoup de personnes averties demandent sa démission.
          Renseignez-vous avant de vous accouder au comptoir.

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          1. Ho , vous savez avec 6 petits enfants en collège , lycée ou IUT , j’ai quand même quelques infos .
            Le bilan de Blanquer , et de Blanquer lui même , je m’en fous , je ne commente que les seuls faits récents et les remontées que j’en ai , et les avis d’élèves m’importent au moins autant que ceux des syndicats .
            J’ai aussi une fille qui a été payée par l’EN pendant 10 ans , et un assez long contact et parcours avec les enseignants de mes enfants ou les copines profs de mon épouse , dont une de sciences physiques , avec laquelle nous étions restés en amitiés jusqu’à sa mort récente .

  3. K Dick un de mes auteurs préférés.
    Sur le même thème, la scientologie avec son fondateur Ron Hubbard. Ses adeptes sont plus médiatisés, ce sont des stars d’Hollywood mais pas que…
    Un livre d’un autre auteur de science “fiction”, Norman Spinrad, “les miroirs de l’esprit”, qui parle de ce sujet dont l’impact sur notre monde est sous-estimé (lire la fin du livre pour comprendre).

  4. “Qu’est-ce qui peut servir de boussole? L’anticipation de la menace elle-même ! C’est seulement dans les premières lueurs de son orage qui nous vient du futur, dans l’aurore de son ampleur planétaire et dans la profondeur de ses enjeux humains, que peuvent être découverts les principes éthiques, desquels se laissent déduire les nouvelles obligations correspondant au pouvoir nouveau.”

  5. 1 / Pâques.
    Ainsi Jésus aurait-il profité d’une reprogrammation de l’un des multiples univers après sa crucifixion.

    2 / Prophète.
    Paul, le seriez-vous parce que l’anthropologie et pourquoi pas la psychanalyse vous ont familiarisé avec des connaissances nombreuses venues de champs multiples et que vous savez tisser ensemble ?

  6. Eh oui ! Les religions, quelles qu’elles soient, c’est bien de la science fiction, la preuve en est ainsi apportée. 🙂

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      1. Fictions et réalités, comment faire la part des choses, comment analyser de manière totalement objective ce qui au premier abord ‘est frappé au coin du bon sens’ ?

  7. Toutes les grandes (et les petites) Religions vous explique que nous sommes les sujets, les jouets d’instances supérieurs en conflit entre elles, quelles soient sur l’Olympe, dans les Cieux. En conséquence de quoi, les choses se jouent à un autre niveau et notre devenir aussi, sous entendant par la même occasion comme ce cher Pangloss que “tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles” et qu’il est vain de chercher à changer la matrice. La Religion est avant tout une justification de la soumission au Grand Programmeur certe, mais aussi au Clergé qui s’est institué comme dépositaire du Grand Codage, comme seul habilité à interpréter la parole divine. Là se trouve la différence entre mysticisme et mystification.
    Il est une autre approche du mysticisme qui lui refuse tout clergé mais invite à une expérimentation personnelle. Dès lors, il ne s’agit pas de se soumettre aux lecteurs/interprètes de la matrice mais de se mettre en relation directe avec la matrice.
    A chacun de choisir sa voie.

    1. Dans ma propre interprétation des mondes multiples * – qui reste de la physique et ne devient pas de la religion – le fait que nous soyons dans “le meilleur des mondes possibles” est une conséquence mécanique du fait qu’entre deux mondes, l’un ou nous mourons et l’autre où nous restons en vie, notre conscience reste attachée à celui où nous sommes en vie.

      J’explique la même chose que Dick, mais toute la dimension mystique n’apparaît pas car elle est superflue.

      * mon article de 2000, publié par le Collège international de Philosophie

      1. En fait, depuis 5 milliards d’années, les événements ” improbables ” qui ont permis à la vie d’apparaître sur Terre, et de s’y perpetuer ont été tellement nombreux….

        Que la théorie des mondes multiples est peut-être le modèle qui explique le mieux ce coup de bol permanent…

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      2. Mettons de côté la religion et le fait que K. Dick se prenne pour un prophète.

        “la dimension mystique n’apparaît pas car elle est superflue.” c’est un choix tout ce qu’il y a de plus rationnel. Mais dès lors, les mondes multiples demeurent une théorie et restent inaccessibles. Dans ce que décrivent les “grands” mystiques, c’est leur expérience directe de ces mondes multiples lorsqu’ils sont dans un état modifié de conscience. Est-ce que l’expérience des drogues chez K. Dick lui aurait permis d’expérimenter cet état modifié de conscience ?

        Pour les mystiques, cet autre “réalité”, cet autre “conscience” du monde n’est pas accéssible par la raison, car la raison est une construction du mental qui s’inscrit dans le temps (relation cause à effet). Pour eux, la raison est une illusion qui s’interpose entre nous et la réalité immédiate. Pour faire l’expérience de cet autre état de conscience, il devient donc nécessaire de mettre la raison en silence.

        C’est certainement là la pierre d’achoppement entre la raison occidentale et la perception orientale du réel.

        Ce qui est remarquable chez K. Dick c’est la capacité qu’il a eu d’anticiper des problémtiques actuelles 60 ans plus tôt, alors que les technologies d’aujourd’hui n’existaient pas encore. Est-ce que ce sont ses expériences d’état modifié de conscience qui lui ont permis de “voir” ce que personne n’était en mesure de concevoir à l’époque ? Est-ce que la “précognition” est en fait un état modifié de conscience au sens décrit par les mystiques ?
        Ce que disent également les mystiques (indiens notamment), c’est le danger qu’il a à faire cette expérience d’état modifié de conscience sans être accompagné par un guru, un maître, avec pour risque principal : la folie.

        1. La folie …

          Qui prends encore des substances psycho actives récréatives ici ?

          L’alcool reste très limité pour une expérience psychique mais je dois avouer que le THC demeure un support intéressant. Je garde en mémoire des sensations plutôt pertinentes sous effets. Disons que la pensée peut divaguer plus ou moins avantageusement sur des pentes de la réflexion à partir d’un point d’entrée unique. Attention aux pistes noires sans entraînement…

          1. @Cloclo
            Dans une partie de la tradition mystique orientale, notre pensée serait très largement déterminée par nos mémoires (mémoire de nos expériences vécus, mais aussi mémoire familiale et sociale, mémoire génétique, jusqu’à une mémoire de l’évolution). Cette pensée, qui est hyperactive chez homo sapiens sapiens du XXI ème siècle, serait donc déterministe et nous enfermerait dans des comportements répétitifs. Elle serait aussi responsable de notre perception et de notre conscience altérée du réel. Tous les psychotropes ont pour effet principal d’altérer notre processus de pensée, comme la mettre partiellement en roue libre, ouvrant ainsi la conscience à d’autres formes de perception du réel. On pourrait tout à fait rapprocher votre expérience de ce phénomène.

            Aujourd’hui, on commence seulement à pouvoir observer ce qui se passe dans le cerveau lors de la méditation de pleine conscience par exemple. C’est une forme très modeste d’état modifié de coscience mais on en mesure objectivement les possibilités sur la santé humaine et surtout sur la plasticité cérébrale . https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-meditation-agit-directement-sur-notre-stress
            Pour le moment, la recherche, comme bien souvent, se focalise essentiellement sur l’aspect thérapeutique. Il faudra encore un peu de temps avant de s’intéresser à ce qu’elle peut apporter dans les modifications de notre perception du réel. Et le principe premier de la méditation, c’est de mettre en silence notre fonction penser.
            Au moins, avec la méditation de pleine conscience, pas de risque de folie ou de dérapage sur une piste noire.

            1. ” Tous les psychotropes ont pour effet principal d’altérer notre processus de pensée, comme la mettre partiellement en roue libre, ouvrant ainsi la conscience à d’autres formes de perception du réel. ”

              Avez-vous déjà goûté à un ce que l’on appelle un bad trip ?

              Toujours très étonnant de vivre ce genre de cauchemar où l’on ne peut plus arrêter sa pensée qui tourne comme un hamster dans sa cage. Et quand ça vrille parano, c’est juste un vraie piste noire en boucle..

              La peur de rester perché m’a toujours empêché de toucher à des produits plus durs ou plus psychédéliques et hallucinogènes. Pourtant, certainement à tort, je suis convaincu que cela doit ouvrir une porte de compréhension si c’est mené correctement avec une sorte de protocole “scientifique” qui sert de fils d’ariane.

              1. Merci pour votre témoignage Cloclo. Je suis également convaincu qu’il existe des portes vers un ou des autres état de conscience. J’aime bien l’image qu’on vit enfermé entre 4 murs et que notre réel se limite à cela parce qu’on n’a même pas conscience qu’il puisse y avoir quelque chose au delà. Ma toute petite expérience m’a seulement permis de faire des “petits sauts” et déjà de prendre conscience qu’il y a des murs.
                Il y a d’autres chemins que les psychotropes qui relèvent plus d’une éducation à la connaissance de son propre corps sans besoin d’intrants chimiques. C’est plus long mais plusi sûr et surtout plus durable. Progressivement c’est notre relation au réel qui change et une nouvelle co-nnaissance ne peut pas être désapprise. Ensuite c’est une question de pratique.
                Je vous souhaite d’explorer d’autres chemins.

                  1. Je vous fais confiance Paul, je ne les ai pas pratiqué 😉
                    Mais ce que m’a laissé entrevoir la méditation, ce n’est pas une distorsion mais bien une perception “additive” ou complémentaire, une forme d’acuité supplémentaire.
                    Je n’ai certe pas aperçu le Nirvana mais je me suis simplement rendu compte de la limitation de ma perception. Et c’est en mettant en “veille” l’activité de mes pensées (qui ont toujours été très actives) que j’ai pu faire cette expérience.

                  2. “des mécanismes bien réglés”

                    Mouais, faut le dire vite pour la majorité du genre humain pourtant sans aucun psychotrope chimique illicite…

                    Il n’y a pas de réalités cachées bien d’accord, mais des sensations exacerbées, et la distorsion est un point de vue, un regard sur ce que nous appelons le réel, pouvant apporter un intérêt ramené ensuite dans un mécanisme bien réglé.

                    Un soir, il y a pas mal d’années, bien planté je dois avouer, j’ai pris la peine de regarder un documentaire sur Nat Geo concernant la vie à bord du navire porte avions USS Ronald Reagan. Si j’avais regardé ce documentaire en mode mécanismes bien réglés, je n’aurai pas pu en fait laisser vibrer au vent du large une autre façon de regarder le documentaire, mais la distorsion a amené mon attention, sur l’aspect totalement hybris de la chose, une ville sur l’eau pour assurer la puissance de celui qui l’envoie, la folie humaine à l’état pure dans ce qu’elle a de plus ordonnée et de plus méticuleux et professionnelle, la dinguerie millimétrée et hiérarchisée, l’incarnation technique de la technique au service de la force brute la plus abjecte. Des fourmis au service de la Reine, sur une barquette flottante. Prête à fondre sur qui représente une menace dans une orgie d’énergie et une débauche de moyens, l’autarcie “civilisée” poussée à son optimum.

                    Je te promet sans un bon pétard, tu ne vois pas le documentaire sous ce côté là du début à la fin.

      3. Bonjour et bon dimanche à vous ! Jacques Martin sort de ce corps !

        Moi je ne vois pas d’objection à un multivers présentant simultanément des états différents de la même chose. Mais dire :

        “une conséquence mécanique du fait qu’entre deux mondes, l’un ou nous mourons et l’autre où nous restons en vie, notre conscience reste attachée à celui où nous sommes en vie.”

        Hmmm, si on te suit dans cette voie là, mais tu pourras plus longuement t’expliquer, je vois quand même une petite chose intrigante.

        En effet, à un instant donné si je te suis bien la conscience est donc à minima doublée (triplée, quadruplée, etc, etc…) ou alors a le don d’ubiquité absolue avant cette fin ? Tout en restant une, elle est donc multiple ?

        Elle ne se trouve plus là où le support biologique est terminé mais il peut en rester pleins d’autres où elle est encore dans un support en fonctionnement, non ? En fait comme une variation de gris infini entre le noir et le blanc, il y a superposition d’états qui vont de identiques, puis au milliardième d’ångström ou au milliardième de zeptoseconde et plus si affinité, jusqu’à totalement divergents. Ou alors ça serait donc plutôt les corps qui se détachent comme les feuilles d’un arbre au lieu qu’elle se rattache…

        En fait rien n’empêche que tout soit multiplié strictement à l’identique Xn fois et que tout se termine selon les différences de bifurcations possible entre les Mondes.

        Tout à fait bêtement, souvent en voiture ou à pieds aussi par inattention, je frôle le désastre, chaque fois je me dis, mince, dans un autre monde je me suis tué. Et je suis rassuré d’être dans mon meilleur des mondes !

        Bref, belles migraines en perspectives.

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        1. à un instant donné si je te suis bien la conscience est donc à minima doublée (triplée, quadruplée, etc, etc…)

          … ce qui n’a aucune importance, ces mondes n’ayant pas (encore) “décohéré” (c’est le terme technique).

            1. Y a longtemps que j’ai perdu toute forme de cohérence mon cher Juannessy.

              Je ne suis pas certain que nous causions de la même chose. Selon moi, les états sont identiquement exprimés au niveau macroscopique mais dans d’autres réalités qui existent en quantité infinie et qui ne peuvent pas se rencontrer sauf singularité peut-être. Faut-il que l’anthropocentrisme aille se nicher partout décidément.

              1. J’ai pas tout pigé , mais c’est plutôt rassurant d’être décohéré , car c’est pour ça que le chat de Schrödinger ne peut qu’ être vivant pour nous .

                On ne veut pas plus d’un Clo Clo mort que d’un chat mort .

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      4. Doit on comprendre que lorsqu’on n’a plus de conscience ( ce qui est un peu le dernier meilleur des cadeaux que …les mondes puissent nous faire ) , nous ne sommes plus ” attachés” nulle part ?

        Ça parait pour notre ” être” , réduit à cette “dernière extrémité”, d’une logique imparable sinon aristotélicienne .

        Encore que ” nulle part ” , c’est aussi incompréhensible que “partout”.

        1. Qu’est-ce qui me prouve que quand je me suis rattaché ce matin au réveil à une personne et à toute sa mémoire, c’était bien la même qu’hier matin ?

          Harrison Ford, “Blade Runner”, exécuteur (pardon “retireur”) de réplicants, débite à la réplicante Sean Young (dont il est en train de tomber follement amoureux) la liste des “souvenirs d’enfance” qui lui ont été implantés : “Et il y avait dans ton jardin cette araignée verte sur sa toile qui avait pondu un gros œuf…”, et c’est elle, “Rachael”, qui l’interrompt : “… dont sont sorties des centaines d’araignées minuscules qui … l’ont dévorée”.

          1. Je ne me “souviens” pas être un exécuteur .
            Et si c’est le cas malgré tout , comment être sur que ma propre mémoire n’est pas préimplantée ?

        2. @Juannessy
          Ce n’est pas la conscience qui nous attache quelque part, c’est la pensée.
          C’est la pensée qui cherche à être quelque part, la conscience est, nulle part et partout à la fois.

              1. J’avais un peu ” senti” la différence , mais le lien avec nulle part et partout m’est aussi difficile dans les deux cas .

                1. @Juannessy
                  Si je m’en tiens à cette définition
                  La conscience est la capacité de se percevoir, s’identifier, de penser et de se comporter de manière adaptée. Elle est ce que l’on sent et ce que l’on sait de soi, d’autrui et du monde. En ce sens, elle englobe l’appréhension subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité. Par elle, enfin, nous est donnée la capacité d’agir sur nous-même pour nous transformer.
                  https://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Conscience
                  (Paul en a peut-être une meilleure ?)
                  La conscience est avant tout un état et comme tel, elle s’inscrit dans le présent uniquement. Les notions d’espace et de temps sont des constructions de notre pensée. Or l’expérience de la méditation permet de constater que même lorsque la pensée est mise en veille momentanément, la conscience, elle, est toujours là (voire même, avec plus d’acuité). Autrement dit, pour moi, la conscience se distingue de la pensée et se faisant, ne s’inscrit ni dans le temps, ni dans l’espace.

                  1. Si la conscience est ” une capacité de penser” , ça devient coton et suppose que la conscience englobe la pensée qui en est une partie .

                    C’est quoi le présent ?

                    Elève Juannessy ?! ….. Adsum !

                    1. Cher élève Juannessy 😁
                      Le présent n’est il pas un construction de la pensée (une idée ) comme le passé et le futur dans la grande idée du temps ?
                      Dans la pratique de la méditation, on tends à rendre silencieuse la pensée ,et par là même, les notions de passé, futur et présent, pour se rapprocher de la “pleine conscience “. Lors de la pleine conscience, pour les quelques instants où j’ai pu en faire l’expérience, toute mémoire et tout projet (toute projection ) sont en silence. Par soustraction, l’idée du présent pourrait être associée à l’expérience de la pleine conscience.
                      Pour mon expérience personnelle et pour avoir vécu mes 5 premières décennies dans mes pensées jusqu’au tourment parfois, découvrir que j’avais le choix (le libre arbitre ? ) de “lâcher ” mes pensées (et mes émotions aussi) fut un grand soulagement, un grand apaisement.
                      De découvrir ensuite que cette pratique était enseignée depuis longtemps en orient, fut à la fois rassurant et enthousiasmant.
                      Malheureusement, je ne peux qu’essayer de partager ma modeste expérience, je suis bien incapable d’enseigner quoi que ce soit dans ce domaine.
                      Il va vous falloir trouver un vrai maître si vous voulez aller plus loin 😉

                    2. @ Paul
                      Le temps de l’énonciation du présent (ou du vécu) ne les inscrit-il pas déjà dans le passé ?

                    3. Non, nous avons deux mémoires, l’une immédiate (une mémoire “vive”) : le présent, et l’autre qui a eu le temps de s’inscrire, où le passé est répertorié. Les gens qui ont eu un accident violent n’en ont en général pas le souvenir (le “moment présent” n’a pas eu l’occasion de s’inscrire en raison de l’inconscience).

                    4. Pour le coup je ne me souviens pas que penser m’ait jamais tourmenté . Mon vécu , si , assez souvent .

                    5. @ Paul
                      Est-ce que ce que j’expérimente avec la méditation aurait à voir avec ce que Damasio appelle la conscience- noyau, alors ?

                      “Ainsi, la représentation neurale du proto-soi non conscient en cours de modification permet à l’être de se sentir en train de connaître ; c’est l’émergence d’une conscience à travers le  feeling – la perception du changement. Damasio la nomme conscience-noyau. Elle définit les contours du
                      Soi central transitoire, centré sur l’ici et maintenant, sans cesse recréé par les objets avec lesquels l’organisme interagit dans l’instant présent  – cf. E. Varela avec la notion d’attention et de vigilance. Damasio la représente sous forme de pulsations de conscience, qui commence avec le changement du proto-soi et se termine lorsqu’un nouvel objet vient à son tour déclencher sa propre série de changements. Il serait illusoire de rechercher une localisation cérébrale unique pour la conscience-noyau car manifestement plusieurs structures sont impliquées dans la création de ces cartes neurales de deuxième ordre – thalamus, cortex cingulaire et des zones des cortex préfrontaux

                      Alors que la conscience-noyau est une conscience de l’instant, la conscience étendue crée le passé et le futur, et place ainsi l’individu dans le temps. Elle permet la reconnaissance des objets, le rappel des souvenirs, la mémoire de travail, le fait d’éprouver des émotions et des sentiments, le raisonnement et la prise de décision.”
                      https://www.academia.edu/33815070/Les_fondements_neurologiques_de_la_conscience_des_%C3%A9motions_et_de_la_m%C3%A9moire_selon_A_Damasio

                      (l’IA du blog trouve que je réponds trop vite et m’invite à réfléchir davantage :-))))

                    6. À mon avis, la conscience, c’est un hologramme qui se crée parce que deux flux de mémoire se croisant à tout moment, entrent en résonance : celui des événements présents qui remontent pour aller s’inscrire (s'”encrypter”) en mémoire longue, et celui de la remémoration d’événements semblables, que la dynamique d’affect active en raison de leur isomorphisme avec ce qui se passe en ce moment, qui eux descendent. Leur croisement les fait entrer en résonance, provoquant l’effet d’hologramme. D’où l’artefact de la “conscience”, une instance dont nous n’avons absolument pas besoin : comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer, c’est un sous-produit du mécanisme de la mémoire privé de tout pouvoir de décision : Le secret de la chambre chinoise, L’Homme, 150, 1999 : 177-202

                      Bon, vous aurez compris qu’il y a là matière pour un Prix Nobel en quelque chose. Alors pourquoi est-ce que ça se trouve ici, invisible dans un commentaire de blog ? Eh bien, je vais vous le dire : parce que pour mettre cela sous forme de modèle, j’ai besoin de l’aide d’un grand physicien. Or, savez-vous ce que Timiota m’a répondu quand je lui ai proposé ça : “Tout le monde dit que la conscience est un hologramme”. Authentique (!) : “TOUT LE MONDE DIT QUE…”

                      Résultat ? Ça va s’ajouter à ma pile “idées nobélisables, en attente d’attention”, tout ça de la faute de Timiota, c’est à pleurer ! Quelle époque, vraiment !

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                    7. La perte de la mémoire vive (à court terme) marche aussi avec l’endormissement lors des cuites mémorables (pour ceux qui n’avaient pas bu)…

                      C’est le fameux “trou noir” où l’on ne se rappelle pas qu’on a dansé tout nu sur le bar et dragué la femme de son copain et insulté les poubelles dans la rue…

                    8. @Paul Jorion :

                      la représentation de la conscience par un “hologramme” né de l’interférence entre deux systèmes de mémoire me séduit plutôt . J’en avais un peu la même représentation en situant cette …..forme d’énergie dans le chiasme , étrange point de rencontre et de croisement des informations neuronales portées par notre cerveau de gauche et notre cerveau de droite . Mais depuis qu’on sait que nous avons au moins un deuxième cerveau dans les intestins , j’ai un peu perdu le moral et mes hypothèses .
                      D’autant que subsisterait le mystère de la pensée , sauf à faire de l’aire de Broca , zone privilégiée du “langage” , outil de l’exercice de la pensée , le nid de celle ci .

                      Mais qu’il s’agisse de mémoires ou de langage , ça ne répond pas complètement au mystère de la matière donnant la vie , le rire et la souffrance .

                      Surtout si le CERN nous dit que la matière et l’anti matière , c’est encore plus complexe qu’on ne …..pensait .

                    9. @Pascal :

                      Il y a un peu de ça . Autrefois on aurait dit idéalistes vs matérialistes .

                      Mais je ne crois pas trahir l’actualité en remarquant qu’on démontre de plus en plus souvent que ce que l’on ” croyait” une idée , était en fait de la matière .
                      Mais comme dans le même temps on trouve que la “matière” , sans parler de l’anti matière , c’est encore plus complexe que ce que nous avions réussi à établir, il y a encore de la marge pour discuter d’autant qu’on n’est même pas sur que la discussion doive se limiter à ces deux termes .

                      A ce point , on en est peut être toujours à la boutade prêtée à Jean Paul II lors de sa réception de Stephen Hawking : ” bon , on est d’accord , n’est ce pas , ce qui se passe après le big bang c’est pour vous , mais ce qui se passe avant , c’est pour moi “.

                      Encore que certains physiciens s’intéressent à un avant big bang potentiel de nos jours.

                      http://dans-la-lune.fr/2018/06/20/le-jour-ou-le-pape-reconnut-le-big-bang/

                    10. Je trouve particulièrement intéressant cette notion de résonance entre deux flux de mémoire comme “explication” ou émergence de la conscience, artefact holographique.

                      D’où l’intérêt aussi, de mon point de vue, d’étirer et distordre en vue de modifier les réglages qui le produise afin d’obtenir un regard différent que certains éprouvent ou ressentent sans prendre aucune substance parce que réglés différemment (pathologie). Ca permet de sortir de soi, ou d’étirer soi, jusqu’à devenir autre, voir plus rien en cas de crash par surdose malheureusement. Et ça permet toujours de mon point de vue, d’expérimenter des états qui tout compte fait augmente notre potentiel d’empathie et d’ouverture, ainsi que notre curiosité et notre capacité à ne pas trop se fier à ce que nous croyons ou tenons comme évident ou certain.

                    11. Déjà qu’on a parfois de la peine à suivre notre Clo Clo décohéré , s’il se met à s’étirer ( ? ) pour être un autre , il va devenir aussi ardu à comprendre que la mécanique quantique .

                      Docteur Jorion , est ce que vouloir “sortir de soi” , est un indice qu’on est mal dans sa peau ?

                    12. C’est d’ailleurs ce phénomène qui me permet “consciemment” de remonter le fil du temps pour “sentir” les êtres disparus à partir d’un point mémoriel recréé par un élément d’un film animé sur écran par exemple et qui sert de support, de catalyseur à l’expérience, ce que je disais il y a peu je ne sais plus où ici. Avec, pas mal de tentative et d’entraînement, la possibilité de “se connecter” assez loin dans son passé, du moment où un repère physique engendrant un souvenir le permet. On remonte la chaîne causale holographique, même si c’est forcément virtuel, ça n’en reste pas moins intense et nourrissant.

    2. “Cela montre à quel point l’idée du Théatre Cartésien est tenace. Selon le modèle des Versions Multiples, toutes les éspèces de perceptions – en fait toutes les éspèces de pensées et d’activité mentales – sont traitées dans le cerveau par des processus parallèles et multiples d’interprétation et d’élaboration des entrées sensorielles. L’information qui pénètre dans le système nerveux fait l’objet d’une “révision éditoriale” continue.”

  8. Covid 19 et tremblement de terre de Lisbonne , mêmes causse ou mêmes effets ?

    https://www.france-em-portugal.com/actumag/art-culture/histoire/10-voltaire-at-le-grand-seisme-de-lisbonne

    On a reperdu Bernard .

    Mais , comme Voltaire sur ses vieux jours , je me reconnais plus voltairien que K dickien : ” je ne sais que souffrir … Je t’apporte ….l’espérance ” .

    Pour les extrapolations de la physique quantique ( ou tout aussi bien la relativité générale ) , avant de l’extrapoler , il faut déjà tenter d’imaginer sans les déformer des concepts où l’esprit se raccroche aux nombre et à l’image , sans vraiment comprendre” ( prendre avec ) , ce que “c’est” réellement . On rappelle à ce propos la sentence de Richard Feynman , prix Nobel de physique en 1965 : ” si vous croyez comprendre la mécanique quantique , c’est que vous ne la comprenez pas ” .

    https://www.youtube.com/watch?v=YJMO3_z9Ah0

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    1. Oui, “Candide” bien entendu, le nom du roman de Voltaire qui m’a échappé hier.

      Tiens, tant que j’y suis : “The Matrix”, c’est 1999, et non 1997, comme je le dis. (We saw that at the movie theater in Laguna Nigel, remember? We were under the spell. You’d promised to give me your beautiful painting of a hen. You never did, you cheat!).

    2. Toute façon tout risque bien d’être à refeseux :

      https://www.youtube.com/watch?v=pBeXhdvjRKc

      Désolé pas trouvé (pas assez cherché?) de version française sans youtuber extravagant (pour ne pas dire horipilant) mais on dirait bien qu’ils sont tombé sur os il y a quelques jours au CERN pas de symétrie universelle du boson ou un truc dans le genre… Pas encore confirmé, trop de marge d’erreur mais à suivre…

      1. L’affaire n’est pas encore complètement élucidée. On hésite entre second boson de Higgs plus massif (750 GeV) , nouvelle particule liée à la matière noire ou signal parasite dans l’expérience ayant permis la détection d’une mesure imprévue .

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      1. J’avais aussi été fortement accroché par ” la planète des singes ” mais en version cinoche ( ça m’arrive de temps en temps , ou ça m’arrivait ) . J’avais dévoré aussi “le singe nu” de Desmond Morris .

  9. Mac (gaélique) Ron (hébreu) signifie « fils » « Joie » dont on peut faire fils de joie, moins péjoratif de fille de joie, mais que Philip K Dick aille chercher l’allemand dick lui évite l’anglais dick ! etc.

    Il suffit de lire sa page wiki pour apprendre que la mort de sa fausse jumelle Jane l’a hanté et que la thématique du double, de la mort, du deuil y est en puissance.
    La thématique du prophète qui suppose des followers est toujours en instance d’accrochage, et nécessairement articulée à l’ambiance locale et temporelle des tensions entre ce que l’occident a fondé comme « vérité » et « réalité ». Aurait-on eu un Messmer sans l’ébullition de fluides divers, aurait-on fait tourner des tables pour communiquer avec les morts sans une petite idée des ondes, aurait-on aperçu des soucoupes volantes, avant les V1 V2 etc. et la crainte des The Invaders au petit doigt rigide. Dans ce qu’on a finit par épingler comme notre Monde (construction idéologique récente, avant le dernier cri des univers parallèles) désenchanté de Dieu, des Sirènes et des Licornes (si au supermarché) il faut Game of Throne pour réenchanter l’imaginaire asséché des fracas du Panthéon grec.
    Les visionnaires posent un problème : Les inventions de Vinci ou de Verne mises en acte sont-elles des effets de leurs visions anticipatrices, ou un effet de l’ambiance des signifiants disponibles dont ils ont fait un arrangement singulier mais publié, avant que celui-ci se démocratise jusqu’à la fabrique des hallucinations ?
    La notion de programme est proche de celles que Marx et Freud, déterminisme et surdétermination, qui après-coup sont performantes pour justifier, mais restent au niveau prédictibilité somme toute assez contingentes. Car on ne voit pas très bien où serait le programmateur si ce n’est dans le baquet du signifiant et de ses effets toujours bouillonnants à servir la soupe quotidienne de la vie irréductiblement posée individuelle mais tellement articulée aux autres.
    Ça ne doit pas être loin d’un effet diagnostic d’être qualifié de « prophète », de là à décider d’y embarquer du monde, c’est un choix qui aliène tout leader. Corine Sombrun en deuil de sa compagne et cherchant à communiquer avec elle, se fait qualifier de chaman par un chaman, la suite nous enchante, c’est plus fleuri que les stat du Covid.

  10. Cette vidéo m’a rappelé une déclaration lors d’un cours d’un de mes profs en maths spé vers 1985. La loi de l’attraction universelle (vrai aussi pour la loi de Coulomb) est un “cadeau de Dieu” car si elle n’était pas en 1/d^2 notre monde serait impossible à calculer pour les ingénieurs donc impossible tout court. Les univers dans lesquel les lois de la gravitation et de l’électromagnétisme sont en 1/d^2 feraient-ils donc simplement partie de ces meilleurs univers possibles vu de notre petit point de vue d’humains ?

    Et aussi les divagations de Konrad Zuse, le vrai inventeur de l’informatique moderne, mais pas du bon côté, qui avait émis après guerre l’hypothèse que le temps/monde est discret et que nous existons dans un programme (à vérifier, je n’y suis pas retourné voir !). Ce qui ouvre des perspectives intéressantes, les IA modernes seraient résultat d’une Intellingence qui nous contrôle déjà. Bref, il ne vaut-il pas mieux s’occuper du soliton qui nous submerge en ce moment ?

  11. “La religion est basée d’abord et principalement sur la crainte. Elle est basée en partie sur la terreur de l’inconnu et en partie, comme je l’ai dit, sur le désir de sentir qu’on a une sorte de grand frère qui se mettra de votre côté dans tous vos ennuis et toutes vos disputes. La crainte est le fondement de tout le système : crainte du mystérieux, crainte de la défaite, crainte de la mort…..”

    Bertrand RUSSELL extrait du discours prononcé à Londres le 6 mars 1927 “Pourquoi je ne suis pas chrétien”
    (traduit par Manuel Devaldes, publié aux Editions de l’Idée Libre en 1929)

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  12. Je ne connaissais pas cette vid de la conférence de Metz . Peux pas m’empêcher de ressentir de la tendresse pour Dick , cet homme était un pur . Bien sûr faire référence à une personnalité historique religieuse comme le Christ c’est agiter un épouvantail pour un tas de gens, quoiqu’en Moselle terre de Concordat ça pouvait peut-être mieux passer ;-). Dick évoque un passage dans le “latéral” de quelques heure si je ne me trompe pas, il a bien de la chance, dans le cours de ma propre vie j’ai récolté une demi-seconde par ci, une demi-seconde par là , à vue de pif un total d’environ peut-être 8 secondes ? Vous me direz, 8 secondes c’est mieux que rien .
    Allez Philip, RIP, tu nous a bien fait rêver quand on pouvait encore le faire .

    1. Le piège est d’essayer à postériori de compter des secondes, ces moments là sont parfaitement en dehors du temps 😉
      Du coup peut on les appeler des moments? ya bien un avant et un après mais y a t il un pendant?
      En fait, si ça dure, je crois que l’idéal est de consulter 🙂
      Reste qu’évidemment dans son cas on ne peut s’empêcher de penser à Baudelaire qui “sentit passer le vent de l’aile de l’imbécilité”, à Artaud, à De Nerval ou encore à Nietzsche … Génie littéraire oblige.

  13. Si on se place dans l’optique ou notre corps est simplement un récepteur de notre être spirituel pas besoin de multivers, il suffit de “syntoniser” un nouveau réceptacle quand notre enveloppe charnelle s’éteint. Il n’est même pas dit que l’on ne puisse pas “syntoniser” dans les deux sens du temps… on imagine toujours la réincarnation dans le futur alors qu’il n’y a aucune raison logique à cela c’est un choix purement arbitraire… En fait votre théorie Mr Jorion c’est surtout un moyen de préserver le Moi ; mais le Moi au fond c’est juste de la RAM ça ne pose aucun problème de l’effacer et on se rendrait pas plus compte d’un reset avec changement de carte mère que d’un transfert interdimensionnel comme celui que vous décrivez…
    La ROM Mr Jorion, la ROM ! ya que ça de vrai 😉

  14. Vidéo très intéressante de Paul. Aucun doute depuis longtemps sur le génie visionnaire de Dick que j’ai envie de relire du coup!Je me permets de faire remarquer qu’à l’époque de Dick aucun scientifique, à mon humble avis, n’envisageait sérieusement qu’il puisse y avoir plusieurs univers, donc certaines thématiques de SF qui étaient farfelues il y a quelques décennies, le sont beaucoup moins maintenant. On prouvera peut-être un jour que notre univers n’est pas unique et indivisible, que nos lois physiques ne sont pas valables dans chacun des univers, et ça sera un sacré bouleversement de nos connaissances…

    Sinon je conseille à chacun de lire “Le Maître du Haut-Château” de K.Dick qui est complètement vertigineux, un livre majeur de son oeuvre.

    Sur la thématique de la Matrice, voir aussi “The Adjustement Bureau” (L’Agence), film avec Matt Damon, adaptation d’une nouvelle de K.Dick également.

    Une remarque : je pourrais croire aux univers parallèles, c’est séduisant et ça expliquerait certaines choses bizarres de la vie, mais je ne vois pas trop pourquoi un organisateur bienveillant, Dieu ou quelque chose du genre, nous ferait passer sans cesse dans celui qui limite la casse pour nous, ce serait bien trop beau et ça nous dispenserait de faire des efforts pour sauver notre espèce bien mal engagée actuellement. Il me paraît plus sage de postuler que Dieu n’existe pas et que nous devons nous activer puissamment pour essayer de sauver notre peau!

    1. Personnellement, je ne crois pas au Grand Programmeur, je suis quasi convaincu que l’univers est un automate cellulaire. Ce qui rend le monde vécu, “le meilleur des mondes possibles”, c’est que notre conscience reste attachée jusqu’au bout (tant qu’il demeure un monde parallèle où nous sommes en vie) à un monde où nous continuons d’être en vie. Souvenez-vous de ce que j’explique à propos de la roulette russe : si l’interprétation d’Everett est correcte, alors de facto, puisqu’il y a 5 chances sur 6 de s’en sortir, le risque est faible. On ne meurt qu’au 6e coup :

      Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats, Collège International de Philosophie (2000) :

      Et puisque j’ai évoqué ici le jeu, il m’est permis, dans la perspective des mondes multiples, de poser le théorème suivant : La roulette russe est une activité sans risque et qui peut rapporter gros. (Une proposition identique vaut pour tous les sports dits extrêmes). Il s’agit là en fait d’un simple corollaire de ce que je viens d’avancer : le joueur s’en sort – du moins dans sa propre histoire, celle à laquelle s’attache sa conscience de soi – tant qu’il existe dans l’éventail des scénarios possibles au moins l’un où il reste en vie. La chance de survie étant fixée ici – selon la règle du jeu – à cinq chances sur six, le sujet s’en sort toujours. Bien sûr, dans la vie des autres, il meurt nécessairement une fois sur six, mais pour ce qui est de la sienne propre, le risque est nul qu’il disparaisse du fait de sa participation au jeu : il mourra sans aucun doute un beau jour mais pour une autre cause, lorsque ses chances de survie dans l’ensemble des scénarios possibles qui s’ouvrent à lui seront devenues nulles, ce qui veut dire que dans la plupart des cas, il mourra « subjectivement » de mort dite naturelle : du fait de la corruption ultime de son corps matériel. La persistance du jeu au cours des siècles récents, en dépit de son danger apparent, est une conséquence de la vérité du théorème.

      1. Ce qui est assez reposant ,c’est de se dire , à nos âges à tous les deux , qu’ il n’y aura , assez vite , plus besoin de se torturer l’esprit pour que l’automate tranche .
        C’est d’ailleurs pour ça que le seul vrai problème qui m’intéresse , c’est d’avoir les moyens de ne pas trop souffrir en attendant ce moment , et d’éviter d’ajouter aux malheurs du monde et de ce qui l’habite .

      2. Comment s’opère le choix entre deux scénario ou le joueur reste en vie? Parce que tant qu’à faire je prendrais bien celui ou je reste en vie ET je gagne au loto … 😉

        Personnellement je suis quasi convaincu que nous partageons tous le même non moi (qui est par définition non individualisé) et que du coup, on vit, on né, on meurt, et tout ça simultanément à chaque instant. En somme une seule âme pour tous, parfaitement indivisible et pourtant partagée, autre face de la médaille d’un seul moi pour chacun parfaitement ségrégué, et pourtant impartageable. 😉

      3. Bonsoir monsieur Jorion,

        Petite question : notre conscience reste attachée à un univers où nous sommes encore en vie. Une seule conscience pour tous les univers ? Et pas de rencontres de flux mnésiques ascendants et descendants dans les autres ? Ou alors pourquoi n’avons-nous conscience que de cet univers-ci et pas des autres ?

        Bonne soirée !

          1. C’est d’ailleurs un des gros souci des ordinateurs quantiques déjà existants ou en cours de chiade , c’est comment éviter les fuites quantiques pour parer à cette décohérence .

          2. Nous avons bien tort de quitter cette conversation qui s’enfonce dans le fils d’actualité et qui touche selon moi à quelque chose d’essentiel.

            Si 2Casa a été tiré de sa torpeur, c’est un signe.

          3. Mon cher CloClo,

            Torpeur, torpeur, faut le dire vite… Si tu savais quelle énergie j’ai déployée à ne rien faire de rémunérateur ! Le pied. Si tout cela n’était pas si triste et si l’absence de perspective temporelle ferme ne venait pas tout gâcher, l’expérimentation du revenu universel au niveau du salaire à vie de Friot (level one, bon) serait, en ce qui me concerne, une parfaite réussite !

            (Pour un Covid jusqu’en 2027 : Votez Macron !)

            Quant au signe……………… demande à Bernard 😉

            Monsieur Jorion,

            Décohéré… Cela veut-il dire que tous les univers sont identiques jusqu’à “décohérence” ? Ou peuvent-ils être différents ? Sinon tout univers décohéré ou je ne suis pas conscient est un univers ou je suis mort, c’est ça ? Je croyais que ça bifurquait à chaque “possibilité”, “alternative”, de manière infinie et ne s’achevait pas nécessairement par la mort du patient… Multiples instances du moi parcourables version Kwizatz Haderach.

            (Sinon, timiota, pour un petit cours de physique vite fait sur le multivers ?! 10 lignes max avec que des mots compréhensibles 😉 )

            1. Cette notion de décohérence est issue de la physique quantique ( cf la petite vidéo de UTL Annecy que je remets là ). C’est , en particulier , une notion qui permettrait d’expliquer et de “réunifier” la physique d’Einstein ( macro ) et la physique de Niels Bohr ( infiniment petit ) . On notera au passage que ça résout en théorie le paradoxe de la superposition possible de deux états pour un même ” objet” , en même temps que ça explique que l’observateur inéluctable que nous sommes ne peut être que dans un état et que le fameux chat de Schrödinger ne peut être pour nous que vivant ou mort .
              On notera aussi que c’est déjà assez coton à imaginer sans délires , avec deux états possibles de superposition , alors si on multiplie les univers et les états possibles , je vous dis pas le chemin que Clo Clo devrait parcourir pour sortir de lui même . Il vaut sans doute mieux laisser l’automate cellulaire nous conduire tranquillement jusqu’au bout plus ou moins final .
              Bon , Timiota corrigera mes approximations plus surement .

              https://www.youtube.com/watch?v=YJMO3_z9Ah0

              PS : Content de vous relire , mais curieux de voir comment vous allez sortir de la contradiction :
              – satisfaction du RUS qui vous rend le temps , sans souci du minium vital ,
              – insatisfaction de ne pouvoir “anticiper” le temps à venir ( perspective temporelle ” ferme” ) .

              Faut il être retraité contraint comme moi pour réussir cet exercice ?

              1. Salut Juan,

                Merci pour le topo, je viens de passer un doctorat de physique vite fait sur Wikipédia, reste le “train d’ondes”. Mais ça va pour le chat, j’ai saisi… jamais on leur foutra la paix, pauvres bêtes !

                Pour la perspective temporelle c’est très simple : 1/ soit ça va pas durer, mais on aimerait bien savoir combien de temps ça va pas durer ; 2/ soit ça va durer et on aimerait bien le savoir aussi – histoire de se projeter différemment.

                Une retraite temporaire c’est bien, une retraite définitive c’est encore mieux !

                CloClo,

                Te relisant, je note la remarque sur le fil de discussion. C’est pas tant le fil (religion) que la SF et, partant, la physique – dont je ne connais rien – qui m’intéressent. Nonobstant mes carences dramatiques ! C’est très frustrant de toucher ses limites/bornes comme ça (maths, physique : poule, LHC, côt :-/ ) et, dans des domaines aussi fondamentaux, passer à côté d’une compréhension même superficielle ou générale (ce qui est plutôt ma marque de fabrique : comprendre les enjeux, situer dans le registre de la connaissance et de ses grandes articulations sans trop se soucier du détail… ça vaut ce que ça vaut ! “Consciencieux” ?…).

                Pour la religion, j’ai le Reggae… comme quoi, tu lui fermes la porte, elle revient par la fenêtre !

                Third World, Tribal War, 96° degrees in the shade : un des meilleurs albums reggae de tous les univers – décohérés ou pas – avec un petit côté Stevie Wonder dans les claviers :

                https://youtu.be/mGQiFpSe7BQ

                Bonne nuit !

          4. Doit on comprendre “pas ‘Encore’ décohéré” ? Supposez vous l’existence du temps? A l’échelle qu’il faut considérer pour justifier physiquement le multivers, le temps est une dimension des plus douteuse…

    1. Comme disait Franco : Este… hmm… un cargo o un infarto… ? Les vrais incorruptibles sont soit plus jeunes, soit bcp plus vieux… 500 tonnes d’uranium ! ses jours sont comptés, pourvu que j’ai tort.

  15. En ce qui me concerne, je pense que les rêves sont le moyen d’assimiler les différentes consciences en provenances des différents mondes où nous sommes morts…
    Plus sérieusement, et sauf erreur de ma part, personne n’a évoqué le film « L’agence » avec Matt Démon et Emily Blunt. Je le conseille à tous ceux qui ont commentés cette vidéo, c’est un de ceux qui se rapproche le plus de la religion proposée ici. Tiré de la nouvelle « Rajustement », il raconte comment un homme lutte contre des agents qui l’empêchent « monde après monde » de rencontrer l’amour de sa vie (attention spoiler !) pour le bien de tous…
    Bien que de bonne facture, le film n’est pas extraordinaire , mais il vaut le coup d’œil pour certaines de ses idées.

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