La twittosphère politique en France

(Pour agrandir, ouvrir dans un nouvel onglet – click droit de la souris).

En rapport avec ma vidéo de ce matin : la twittosphère politique en France. Il y a beaucoup de terrain à reconquérir sur l’extrême-droite, avis aux journaux qui me confiaient des chroniques, aux émissions de radio et de télévision qui m’invitaient autrefois et qui sont tombés dans un ronron qu’ils imaginent sans doute consensuel (à moins qu’ils ne soient carrément muselés par l’un ou par plusieurs de leurs bailleurs de fonds lorgnant vers l’extrême-droite) : il y a péril en la demeure !

Projet Politoscope, CNRS Institut des Systèmes Complexes Paris Ile-de-France (ISC-PIF), Chavalarias D, Panahi M., Chomel V, 2021.

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43 réflexions sur « La twittosphère politique en France »

  1. “Nous illustrerons ces phénomènes sur des cas concrets tels que l’ingérence étrangère lors de l’élection présidentielle de 2017, l’apparente polarisation du débat autour du réchauffement climatique ou la polémique autour de l’usage du terme « islamo-gauchisme ».”

    S’agit t’il d’une “photo” de la twittosphère à ce moment là ?? Un instantané n’a de valeur qu’avec une description précise du contexte or on ne nous le donne pas vraiment. Map unavailable au temps indiqué en haut de l’article. Prendre un instantané le 09/04 et l’intituler twittosphère politique 2021 c’est un peu léger à mon gout… Bref du super boulot mais “en même temps” du ni fait ni à faire…

    1. Il me semble que tout y est, justement:
      Si on dit que le concept de “positionnement politique” existe, il se manifeste sur n’importe quel sujet.
      De la même façon, comme on dit “c’est dans nos gènes”, on peut dire que l’opinion politique “long terme” des individus,
      leur “ADN politique”, c’est leur génotype, leur gènes, et l’expression sur un sujet particulier, le “phénotype”,
      la gueule particulière de l’opinion, tout comme il y a des variations d’expression dans les membres d’une espèces,
      parce que la variabilité du génotype et celle de l’environnement donne de la latitude à cela.
      Donc ici, il y a u peu d’effet nuage dans ce qui est exprimé, mais les points de centrage des nuages sont d’assez bons “proxy” de l’ADN.
      Sur un autre sujet, les nuages auraient eu des distortions un peu différentes, comme secoués par d’autres vents, mais leurs centres
      seraient restés en place.

      Certes, certains choix sont encore un peu mal éclairés ainsi : Macron et encore plus Darmanin ont-ils bien un ADN politique ?
      Pour Darmanin, c’est de l’opportunisme pur. Il aurait pu faire carrière dans un gvt Hidalgo façon Valls avec Hollande, ou dans un gvt “droite dure”,
      de type Fillon ou autre ami des manoirs. On peut dire qu’il y a un génotype sans colonne vertébrale, certes, et Frédérique Vidal en est sans doute un autre exemple pas loin du “chimiquement pur”.

      Aussi, le faible recouvrement “rouge brun” me pose question. Je n’ai pas d’avis préconçu mais je soupçonne que l’algo en avait un.
      Il se peut bien que si des “rouges bruns” existent, ils ne retwittent pas ensemble les mêmes choses du tout . Mais il existe néanmoins un espace sémantique pour cela, il faut le chercher autour des contorsions des Alain de Benoit, pas si ultra-marginal que ça, ou dans le déni de la responsabilité française dans le génocide rwandais, voie dans laquelle des groupes certes fort minoritaires s’enferrent au motif que Kagamé est un dictateur et que la France est forcément pas du mauvais côté avec cette prémice en tête de gondole. La question de la responsabilité française, outre une importance historique, a pour intérêt d’éclairer les dérives d’un système de décision étatique trop centré sur le président, chose qui n’est pas neutre ces temps-ci. Le leg du parlement godillot LREM ne contiendra pas grand chose de bien en terme de capacité à faire émerger des questionnements pertinents, tant les “pertinences” sont dictées par en haut dans la sphère LREM.

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      1. Je suis très opposé à cette idée d’un “ADN politique”. Surtout mis comme déterminant du “concept de positionnement politique”.
        Il est un fait qu’un positionnement politique de départ (et ce “départ” peut se déplacer) entraîne par cohérence des positions élargies sur divers sujets. Et ensuite que l’inscription dans un parti amène a endosser des positions collectives mais parfois moins cohérentes pour l’individu (exemple classique : les positions personnelles sur les questions éthiques, euthanasie, GPA, mariage pour tous, avortement, sont parfois sans lien avec une orientation socio-politique).
        Mais le “départ” peut changer. Vous pouvez partir de l’opinion de votre milieu, qu’il soit celui des Manoirs ou celui des Cités, mais vous pouvez partir aussi de son contraire ! Vous pouvez changer d’opinion (Mussolini passe très tard d’un pacifisme affiché à un militarisme agressif, au point de perdre bien des amis politiques). Bref, rien de génétique là-dedans.
        Ce qui m’amène à discuter votre remarque sur le rouge-brun (j’ai lu votre prudence). Il est un fait que l’électorat du PCF est passé pour une large part au RN. Mais ce basculement ne signifie pas un “rapprochement” intellectuel (comme le fait par exemple la notion fourre-tout de “totalitarisme”, selon moi, mais la recherche d’une représentation politique, d’une institutionnalisation des opinions sous forme d’un parti inspirant confiance et adhésion.
        Immédiatement, on peut donc se poser des questions sur l’image de l’article. Pourquoi le rouge est en bas, pourquoi le bleu est près du rouge sans qu’il y ait de recouvrement ? Et pourquoi le rose à gauche et le macaron (euh, comment l’appeler ?) au dessus ? et le vert écrasé et atomisé ? (voir l’espace de Jadot). Je suis tellement perplexe que je suis allé voir à la source, mais j’ai été accroché dès les premières remarques (voir ci dessous mes premières remarques) que je n’ai pu aller plus loin. J’attends des éclaircissements !

  2. Image d’un microscope et d’un télescope ?
    Si vous penchez pour la prolifération de cellules cancéreuses, vous n’êtes guère optimiste.
    Si vous pensez observer un morceau de l’univers, c’est mieux.

    1. C’est Clo Clo qui a envoyé la photo de son dernier hologramme suite à une ultime expérience de lévitation .

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  3. Bonjour,
    on peut comprendre un classement rouge à gauche, bleu à droite et un truc en haut (fort vide au centre ?) .
    Ce ne dit pas ce qui permet de classer une personne à gauche ou à droite.
    Et que représentent les points ? le nombre de publications ou le nombre de vues ? Ou le nombre de re-tweets ?

    Bref, je préfère les dessins de votre amie dessinatrice politique ….

  4. Ceux dont parlait Paul, ce sont ces gens de gauche prêt à voter pour l’extrême droite et c’est ce groupe orange rose en haut à droite qui se sont braqué contre des immigrés… mais aussi à faire comprendre à leur voisin ce qu’était le pire pour leur apprendre. Cette tâche orange rose en haut à droite devient de plus en plus importante.

  5. Ce que je crois percevoir de cette image, c’est en rapport avec un message que Paul a essayé de nous faire passer : l’enjeu pour la gauche, si l’on veut qu’elle puisse émerger dans deux ans, c’est la conquête de l’espace central (pour le situer : autour de Loïc Dombreval), zone un peu trouble et confuse. On devine que l’enjeu sera là pour les trois pôles, et qu’a priori la couleur rouge aurait (quantitativement et spatialement) même un petit avantage sur les deux autres (rose et bleu). Cette figure tendrait à montrer que cet espace central va être l’enjeu des prochaines élections. Deux questions néanmoins : que signifie cette tâche orange en haut à droite ? Et on ne comprend pas trop l’espace occupé par les Verts…Question subsidiaire, puisqu’il s’agit d’une image 2D, que représentent les axes ?

    1. On constate aussi, que le nom de Montebourg tombe dans ce creux un peu trouble et confus que vous citez. Ainsi, il porte bien son nom, en se retrouvant presqu’au centre de ce fortin virtuel.
      Aussi, je trouve que cette twittosphère ressemble à une « ville moyenne », avec son centre-ville qui a de la peine à reprendre des couleurs, tandis que dans le même temps, les gens s’agglutinent dans les centres commerciaux à la périphérie de ville, autour de “trois pôles”, comme s’ils cherchaient à éviter je ne sais quel naufrage, dans cet étrange Triangle des Bermudes.
      Alors d’où surgira la nouvelle Agora ?
      Ou comment la question politique est intrinsèquement et fortement liée à l’histoire de l’urbanisme.
      Du coup, l’enjeu pour la gauche, si elle veut (re)conquérir cet espace central, rejoindrait cette autre enjeu : celui de la politique urbaine liée à la question sociale et environnementale, intimement liée à la désertification non seulement des territoires ruraux, mais également, de l’Agora ?
      Ce qui expliquerait peut-être aussi pourquoi les gens se sentent de plus en plus désorientés de nos jours.
      Enfin, je comprends mieux pourquoi Monsieur Jorion a tenu bon de préciser que, puisqu’un pays est constitué de l’ensemble de ses municipalités, il a parfaitement le droit de donner son opinion.

      1. Pour illustrer quelque peu mon propos, si vous me le permettez, je voudrais juste prendre un tout petit exemple personnel. J’ai passé mes études secondaires dans un lycée de centre-ville, qu’on qualifiait de « lycée bourgeois ». À cette époque, des lycéens toujours en quête de repères idéologiques, étaient parfois séduits par des idées politiques de gauche. Or, ce lycée avait préservé en son centre sa cour carrée, où donc, tous les élèves (issus de familles aisées ou modestes) pouvaient se retrouver et se mélanger parfois… Jusqu’au jour où on décida de la détruire, afin d’assurer une meilleure circulation vers des bâtiments extérieurs. Eh bien, je constatai qu’en même temps, les discussions politiques s’évaporèrent soudainement du Lycée, pour presque ne subsister, pour quelques temps encore, que dans trois cafés avoisinants…
        Et que sont-ils devenus aujourd’hui ? Le premier : un lieu de restauration rapide, le deuxième : un bar cocktails, et le dernier : un café toujours très… tranquille.

  6. Le pôle Macron, sorti du centre, s’isole et ne parle à presque plus personne, gauche et droite restent sur leur position (antérieure?) mais avec une plus grande cohésion à droite où l’extrême y reste quand même bien encadrée. A gauche la distinction est claire entre les pôles Mélanchon-Ruffin denses et Hamon-Roussel-Hidalgo-Glucks bien diffus !
    Au Sud, interactions gauche droite mais surement dans l’affrontement. Bon pour la droite

  7. Il me semble que le statut de “re-présentation” de cette image demande un éclaircissement !
    Première remarque : que signifie ISCPIF dans l’adresse : https://iscpif.fr/chavalarias/ ? Rien à voir avec Pif-gadget, je vous rassure (l’hebdo pour enfants que le PCF vient de vendre). Mais on peut lire dans le CV de l’auteur (colonne de gauche) : Director of the Complex Systems Institute of Paris Ile-de-France, donc le CSIPIF et le ISCPIF, c’est kif kif.
    Deuxième remarque, sur la première phrase de présentation de cette image truc-machin : “Les espaces numériques sont de plus en plus présents et influents lorsque l’on s’intéresse au fonctionnement de nos sociétés, au point que ce qui s’y passe ne peut plus être ignoré lorsqu’il s’agit de comprendre leur évolution.” C’est quoi, un espace numérique ? On songe d’abord à une agora : une place où des rassemblements informels se font et se défont. J’ai immédiatement pensé, je ne sais pourquoi, au mur d’une pissotière ! (sans doute, pour intégrer le média de l’écriture). On peut penser aussi au Speaker’s Corner (et c’est un peu la posture de Paul Jorion, qui dit que ses vidéos ont plus de succès que ses billets). Ces trois images donnent à l’espace numérique son caractère marginal, éphémère, non institué. Nous-mêmes venons ici sur le Forum le plus optimiste de la Place, comme des badauds dont certains s’expriment, se posent en “discutants”. Que peut-on tirer comme conclusion de ces situations sur la vie en société ? à quel moment une agora populeuse peut se muer en peuple déterminé ? Il semble bien que la première condition serait que ce peuple soit présent et non virtuel…
    Troisième remarque : la phrase suivante prend donc à mon sens ses désirs pour la réalité :”De la politique aux débats sur le réchauffement climatique, en passant par les débats sur la vaccination, ce qui se passe en ligne, et en particulier sur les réseaux sociaux, a de plus en plus d’influence sur ce qui se passe hors ligne”. Qu’est-ce qui aurait de l’influence sur le réel (c’est cela, “le hors-ligne” !) ? On peut effectivement penser que le “en ligne” apporte des informations et des points de vue plus divers et plus attirants envers nos sentiments et nos émotions personnelles, et donc que quelque chose est affaibli : le sens commun, le discours collectif, le cadre de pensée, qui est institué dans les institutions, dans les porte-parole, notamment les médias, le personnel politique, les élus, le ‘Chef’ (Président ou Roi ou Généralissime…). Dans cet espace du sens commun, des conflits prennent place, mais à l’intérieur du cadre. Construire un “en dehors du cadre” est un processus long (les Lumières, les Soviets…).
    Mais je ne nie pas que l’espace numérique ait une influence et une importance : la présence croissante des élus pour crier eux aussi sur l’Agora le démontre. Mais laquelle ? Cette question me laisse perplexe encore. Or il faut y répondre pour éclaircir le statut de ce qu’on a donné en image. Ainsi, est-ce que les pronostics des différents fans de foot représente ce que sera le tableau de résultat à la fin des matchs du WE de foot ? Et celui des parieurs ? Et celui des bookmakers ?
    Quatrième remarque, et j’en resterai là en posant deux “SIC” : la phrase quasi-suivante est aguichante mais confuse dans son double raisonnement. “(…) D’un côté, nous n’avons jamais eu autant de données sur les systèmes sociaux, ce qui devrait être propice à une meilleure maîtrise conceptuelle et coordination collective (sic) plus efficace. De l’autre, l’accélération de l’information, l’amplification des phénomènes de désinformation et mésinformation, ainsi que la multiplication des ingérences numériques (sic) entre pays concurrents nous donne l’impression d’un dérèglement de nos démocraties, victimes de fragmentation et de polarisation.”

  8. Cette représentation est visuellement assez belle… Mais que représente-t-elle ? Que représente la couleur des ronds ? Leur taille ? Comment sont-ils placés en abscisse et en ordonnées ? Pourquoi les personnalités politiques “modérées” sont-elles en haut, à l’Empyrée, et les “extrêmistes”, de gauche, ou de droite, en bas ? Et comment a-t-elle été constituée ? Positionnement sur la carte des personnalités politiques connues, puis analyse des retweets ? analyse sémantique automatique du contenu ? Le lien présente un résumé mais qui ne nous explique pas grand chose de ce point de vue.

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  9. je m’étonne que personne ne s’étonne. Le graphe est joli, mais que représente-t’il ? comment la colorisation a t elle été faite ? que signifie et comment est mesurée/déterminée la proximité de deux noeuds ? quel algorithme pour la représentation du graphe ? etc. Donc joli mais illisible pour l’heure.

    1. Avis à tout le monde : si votre commentaire n’apparaît pas (alors que vous ne promouvez pas des drogues dures, n’avez injurié personne, etc.), signalez-le moi : le filtre Akismet ne se targue pas d’une exactitude irréprochable. Voici comment il évalue sa performance au cours des 6 derniers mois : 99.98%
      7 INDÉSIRABLES MANQUÉS | 14 FAUX POSITIFS.

      Signalez-moi l’anomalie et j’irai sortir votre commentaires des oubliettes “faux positifs”.

      1. Le Coca Cola , plus connu sous le nom de Coke est une drogue dure ?

        Oui c’est pas faux, le sucre est bigrement addictif, c’est même la plus puissante des substances qui soit sur le cerveau. Y goûter une seule fois fait de vous un addict pour la vie. Et en terme de quantité de morts causés sur la planète, les autres drogues peuvent aller se rhabiller, car mêmes cumulés elles ne font pas la maille face au Sucre.

        Comme quoi on peut être coincé dans des réglages normaux totalement décalés avec la réalité…

        1. @ CloClo

          Dans ce cas là, il faut essayer le Xylitol ou ” sucre du bouleau” . Le Xylitol a un indice glycémique très faible ce qui en fait aussi un atout dans la lutte contre les crises d’hyperglycémie. S’il est bon pour les dents et la ligne, le Xylitol présente surtout de nombreux bienfaits pour la santé ce qui en fait une excellente alternative naturelle pour les diabétiques. Que du bonheur ! … (à part le prix).
          Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Xylitol

        2. @ Cloclo, Coca.

          Une anecdote:
          Suite à des problémes gastriques, mon médecin traitant me prescrit par écrit une ordonnance de coca “éventé”.
          Avec un large sourire, je lui demande des explications. “Eventé”, “c’est pour ne pas avaler le gaz, vous n’en avez pas besoin.”
          La question n’était pas là et je le lui dit: “mais enfin, le coca?”.
          Réponse avec sa moue charmante et ses yeux rieurs (c’est une femme…) : “Ben voui, c’est exactement ce dont vous avez besoin. Vous saviez pas que le coca est le seul nettoyant WC que l’on peut boire?”.
          Surprise. Elle me connaît bien, mais…
          Je l’informe qu’une horrible eau de vie de prunes, direct de l’alambic, se nomme dans la région rince-boyau. (le degré alcoolique est un secret du patron, probable plus de 50°.)
          “Même chose, mais moins cher, plus régulier et surtout sans danger…” Je termine sa phrase “…pour la tuyauterie”. Nous rions franchement. C’est rare.

          Il existe du Coca zéro-zéro. 0 sucre, 0 caféine. Bon pour la digestion, à toute heure. Mal distribué et plus cher. Normal, la production économique en grande quantité a des lois. D’abord, ils font du coca entier. Ensuite, ils en reprennent une très petite partie pour enlever sucre et caféine. Ça coûte.

          1. Exact . On se rappellera d’ailleurs que coca-cola a été inventé par un pharmacien ( apothicaire à ses heures ) pour soulager de maux intestinaux .

            Je peux aussi témoigner que le coca cola est capable de faire disparaitre quelques cms d’enrobés ( cas vécu d’un camion de livraison qui avait renversé son chargement sur une RN).

            C’est aussi excellent pour nettoyer et décaper les pièces de monnaie , surtout les pièces jaunes .

              1. Faites l’essai sur des pièces jaunes . Vous serez surpris .

                Pour l’attaque ( un demi journée quand même ) sur des enrobés , c’est la réaction avec les bitumes qui provoque le “désenrobage” des graviers et la pelade de surface . Enfin c’était le cas en 1965 sur la RN 82 près de Saint Etienne , avec le coca cola transporté en citerne , de l’époque .

    1. Le pouvoir de l’image , et son pouvoir d’illusion (suivant l’angle de vue). On pourrait croire que Mr se lève pour s’incliner devant Madame .Excellent.

      Twitter : univers de la pensée rapide sans recul , ou lieu de rencontre des idées parfois contradictoires, parfois consanguines ?
      Représentée par un petit oiseau , le concepteur avait sûrement une idée derrière la tête. ..

  10. Il ne manque que le plus important groupe électoral : ceux qui ont voté blanc ou nul, ou se sont abstenus. Dans un nuage en 3ème dimension, se demandant s’ils auront un terrain d’atterrissage la prochaine fois ?

    Par définition, ils estiment que personne ne défend leurs opinions (forcément diverses). Arrêter de publier des programmes de mesures avantageant les uns au détriment des autres (de l’achat de votes, en pratique), s’en tenir à des principes et des objectifs, permettrait peut-être de les intéresser.

    1. Sauf que ce graphe est réalisée à partir des comptes twitter de personnalités politiques et de médias, si j’en crois le site d’origine.
      Rien à voir avec la population française . . .
      C’est ce qu’il faut déchiffrer dans le titre de ce billet
      “La twittosphère politique en France”

    1. Une nébuleuse du crabe ? Je suppose que c’est comme un panier à crabes en beaucoup plus grand ?

      On ne risque pas de me voir dans un panier à crabes, quelle que soit sa taille.

      P.S. Dans le cas des récentes européennes, c’est même le panier à crabes qui n’a pas voulu de moi, ce qui révèle une incompatibilité vraiment essentielle.

      1. La nébuleuse du crabe est le reste de la supernova dont l’explosion a été visible en 1054 et dont l’observation a été consignée par un astronome chinois.

        Moi aussi, ce graphique m’a fait penser aux deux pinces d’un crabe, constituées par l’extrême gauche d’un côté et l’extrême droite de l’autre, et me semble être produit par quelqu’un qui pense que “les deux extrêmes se rejoignent”, un adepte du “rouge-brun”, quoi.

  11. Je crois beaucoup qu’il y a dans la montée des mouvements d’extrême droite ou des mouvements sociétaux doctrinaires, l’influence sous-jacente de mutations avortée, d’atermoiement des choix politiques, hésitant à savoir comment accoucher de l’Europe :
    La politique du “stop-and-go” n’a pas contaminé que les politiques de santé, mais avec l’Europe, cela s’aggrave d’une danse du crabe faisant du vaudou pardessus les opinions publiques, et de l’apnée en sous-marin dans les politiques des états.
    Rien n’est choisi, au milieu du gué et alors que l’eau monte, nous nous demandons encore si l’on veut traverser ou si l’on doit renoncer. Et pire que tout, aucun chemin ne semble avoir grâce, même aux yeux des décideurs prétendument les plus convaincus ; nous voyons des dirigeants déboussolés tentant une chose et une autre, dans un sens et dans un autre. Au final, ce qui se dessine sans qu’il n’y ait jamais eu aucun dessein, c’est une doctrine de l’évolution larvée et lente vers une entité européenne en perpétuelle naissance sur les oripeaux d’états entretenus dans une décomposition consentie et tout aussi perpétuelle .
    En héraut du sempiternel attachement à une Europe qui n’existe pas, ou à une légendaire arlésienne qu’on nomme l’entente franco-allemande, nos zéros se lancent dans des techniques de gribouilles pour se persuader que tout cela existe. Soit autant de grappillages pris dans l’impréparation sur les fondements légitimes des états (ex vaccins)…Sans compter que le mariage franco-allemand ressemble de plus en plus à une union de dupe avec une mante religieuse nommée Merkel.
    La conséquence en est une classe politique nationale désoeuvrée qui demande à l’Europe la permission de faire,ou ce qu’il faut faire, qui consulte le bréviaire des politiques publiques européennes pour savoir si ce que l’on envisage est germaniquement compatible et qui ne regarde jamais vers le foisonnement populaire autrement que pour savoir combien de LBD supplémentaires il va falloir commander. Dans ce contexte les seuls relais d’opinion se trouvent relégués non pas dans la politique (qui pratique l’avortement des propositions de terrain au profit des doctrines venues du bréviaire) mais dans l’activisme qui pratique la surenchère face au LBD ;
    Et c’est bien là le problème, car pour cristalliser les foules, le choix des leaders d’opinion comme des médias qui croient pouvoir les instrumentaliser, c’est l’émotion et pas la raison, la bêtise plus simple à partager que l’intelligence. (et le pire c’est qu’il y a des moments où sans doute cela doit marcher aussi sur moi qui ne suis guère différent de tous les autres)
    Je crois qu’il faut se décider une bonne fois pour toutes , entre l’Europe fédérale et la relégation des états au rang de territoires, et l’Europe confédérale à la Suisse avec dans les 2 cas, des référendums d’initiative populaire et de la démocratie directe pour compenser l’éloignement démocratique fédéral.
    Et pour éclairer tous les choix qui se présentent à nous et leurs enjeux, quoi de mieux qu’inviter Paul Jorion dans les médias (à la fois anthropologue, économiste et scientifique…et plus encore).
    Car pour infléchir l’ultra-droitisation de la twittosphère, il faut régler à mon sens la question des enjeux qui se posent à l’Europe, et plus particulièrement pointer du doigt (à travers les choix d’opinion consentis), ces différences entre ce qui est empire, de ce qui est “démocratie”.
    En effet, dans une démocratie, les démarcations entre la gauche et la droite, avec leurs priorités respectives, ne sont rien les unes sans les autres, tout comme elles ne sont rien si elles ne s’opposent:
    —- Servir le peuple ou servir le pays, servir le social ou servir la puissance, faire société (avec des solidarités “mécaniques” selon les sociologues) ou développer des flux (avec des solidarités “organiques”), étatiste ou capitaliste, “néguentropiste” ou “entropiste”, ceux qui pensent “la défense” et ceux qui pensent “l’attaque”. —-
    La construction d’une politique dans une démocratie a besoin de ces 2 antagonismes pour construire un mode de vie appréciable. Et si l’un n’est rien sans l’autre, aucun d’entre eux ne peut se satisfaire d’écraser l’autre et de l’exclure du débat , d’entraver sa participation, d’endiguer son existence par une disqualification artificieuse, car alors le vainqueur doit comprendre qu’il induit son propre suicide ou pire engendre une décadence fatale à son pays.
    Or dans un empire les paradigmes se “droitisent” et c’est la puissance, les flux (pour couvrir un territoire vaste), le pays au sens de la défense de l’homogénéité de son agrégat (d’où la répression ou la natalité de conquête); l’entropie qui rattrape les ensembles trop grands pour en contingenter les phénomènes avec son corollaire plus ou moins fâcheux, qui est la projection vers l’extérieur induite par des problématiques intérieures (besoin d’influencer, de faire la guerre, d’obtenir une suprématie mercantile pour résorber d’éventuels troubles dus à la pauvreté, ou au chômage ).
    Et en filigrane ne touche-t-on pas du doigt ce qui guette l’Europe à force d’essayer de se faire plus grosse qu’elle ne le peut, pour échapper à ce qu’elle doit décider….Nous sommes déjà un pied dans l’empire puisque nous nous projetons pour éviter les problématiques intérieures. Et la droitisation va de concert avec cela, car une certaine technocratie est tentée de faire “empire” dans une dérive qui en voulant amoindrir les états, amoindri la démocratie et en confie la gestion à ceux dont on suppose qu’ils nourriront l’échelon de la puissance européenne. Et pendant que le marché devient un vecteur de récompense pour ces oligarchies qui détiennent les deux bouts de la décision (en amont et en aval), le politique joue à, “je te tiens, tu me tiens par la barbichette”, en s’empêchant mutuellement de mettre à la tête de ce consulat entre états, des hommes politiques de valeur. Tout le monde redoutant l’hégémonie de l’un, sur l’autre, ou la survenue d’un Napoléon.
    Pourtant il va falloir que le politique reprenne la main ou nous aurons ce que l’on croit éviter.

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  12. Et qu’on ne me dise pas que ce genre de moucheron est d’une espèce menacée…
    Quoique j’en vois certains qui le sont sans aucun doute…
    Par l’embonpoint, voire le ridicule.

    Eric.

  13. Bonjour à tous,

    A force de scruter la nuit pour y trouver leur chemin,
    Certains finissent par discerner des galaxies
    Et se perdent dans l’infiniment petit!
    Qui, en effet n’a jamais croisé sur sa route, un soir d’été
    Pareille nuée d’insectes minuscules?
    Et j’ajouterai, seulement, pour causer en Général,
    Que tout ce qui butine, bourdonne et asticote
    N’a vocation, qu’à s’imprimer sur nos pare-brise…
    Ecartons ce chatoyant nuage pour y voir enfin clair,
    Une simple pression sur la manette d’essuie-glace… Pour s’apercevoir qu’il fait déjà presque jour!
    Eric

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  14. Avant de vous cracher dessus, le politique,
    Par le truchement des médias,
    Vous fait la grâce infinie,
    De vous présenter des échantillons!
    Apprécions l’éclaboussure bigarrée
    Des déjections des uns,
    Et des autres, les postillons .
    Eric.

  15. A défaut de “représenter” quelque chose de précis sur “les gens” (les français), le graphe dit quelque chose sur “qui est susceptible de causer à qui” .

    Les adhésions par proximités ne sont probablement jouables qu’en suivant la topologie présentée. Bien que cette affirmation puisse être aussi tributaire
    de la méthodologie choisie, qui exclurait la signification des “liens twitto-lointains” : Tout le monde a twitté sur la défaite de Trump en mi- novembre, mettons,
    Mais le filtre a du itérer de façon à auto-renforcer des corrélations les plus “significatives” possibles, et donc à exclure les cas où ces gens ont bien ”
    twitto-partagé” quelque chose. C’est sans doute une méthodologie pour faire ressortir un “bon” degré de séparatisme électoral
    (cherchez l’islamo gauchiste !).
    Mais à l’envers, si c’est le cas, cela rate l’imprévu en politique, la capacité du débat de se déplacer abruptement vers un nouvel endroit inattendu,
    et qui finit par rebattre les cartes. Chirac avait un peu compris cela avec sa “fracture sociale”, un “De Gaulle social reloaded” en somme.
    Macron a lui profité d’un certain vide, il a mis le débat dans un espace tiers, celui d’une “efficacité” (très néo-libérale), tout e ayant fourbement appris les leçons
    hollando-socialistes sur comment séduire l’électeur bourgeois et petit-bourgeois vaguement de gauche.

  16. “A défaut de “représenter” quelque chose de précis sur “les gens” (les français), le graphe dit quelque chose sur “qui est susceptible de causer à qui” .

    Il semble que ça se situe en effet entre l’hermétique et l’insondable!

    Eric.

    1. Bah, non, toute information sur les chemins possibles et les chemins improbables dans l’évolution politique
      et donc dans le discours associé, me semble bonne à prendre,
      quitte à ce que le constat soit finalement que la taille des apories en jeu est hénaurme…
      Mais cela pointerait toujours une “moins pire solution”, toutes n’en seraient pas équivalentes pour autant.
      On peut au moins assumer les apories (les points aveugles, les manques, …) qu’on choisit :
      Par exemple les inégalités du côté droit de cette distribution twittique, … et la façon de s’y attaquer du côté gauche !

  17. @ Timiota.
    Sachez que j’apprécie à leur juste valeur
    Vos infatigables efforts de défricheur de chemins,
    Ceux possibles, et même les plus improbable…
    On ne peut que vous féliciter d’avoir renoncé pour cela,
    A consulter les entrailles de quelque innocent volatile,
    Comme ont pu s’y résoudre nos augures des temps anciens…
    Et qui furent probablement les dignes ancêtres
    De nos plus brillants politologues d’aujourd’hui…
    Libre à vous de voir en ce souffle-cul polychrome,
    Un terrain propice à de belles dissections.
    Mais je préfère poursuivre mon vol,
    De crainte qu’après la quatrième section
    De ce même cheveu, vous finissiez
    Par trouver ma tripe plus instructive!

    Eric.

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