Si vous avez encore des choses importantes à faire, de votre vivant…

Vladimir Poutine décore Rex Tillerson, qui sera le premier ministre des Affaires étrangères de Trump

Les États-Unis ont accusé la Russie de planifier des opérations secrètes, y compris des sabotages, dans l’est de l’Ukraine afin de créer un « prétexte pour une invasion », après que les efforts diplomatiques pour désamorcer la crise ont échoué et que les sites Web du gouvernement ont été touchés par une cyberattaque majeure.

La Maison Blanche a déclaré qu’elle disposait d’informations indiquant que la Russie avait « prépositionné » un groupe d’agents pour mener une opération « sous faux drapeau » dans l’est de l’Ukraine. « Les agents sont formés à la guerre urbaine et à l’utilisation d’explosifs pour mener des actes de sabotage contre les propres forces mandataires de la Russie », a déclaré Jen Psaki, secrétaire de presse de la Maison Blanche.

Ces affirmations et la cyberattaque contre les sites web du gouvernement ukrainien font suite à des négociations tendues cette semaine entre les États-Unis, l’OTAN et les alliés occidentaux et la Russie. Les États-Unis et l’OTAN espéraient que ces négociations dissuaderaient le président russe Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine. Moscou a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Je n’ai pas découvert cela dans un coin douteux de l’internet, mais comme un message « Nouvelles de dernière minute » du très respectable Financial Times.

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129 réflexions sur « Si vous avez encore des choses importantes à faire, de votre vivant… »

    1. Oui, et je suis assez de l’avis de Paul : ça pue.

      La diplomatie française aurait mieux fait de pousser à une conférence des frontières, appuyée sur des référendums d’autodétermination, plutôt que de laisser l’OTAN pousser son avantage. Maintenant, ça pue.

      J’ai retrouvé, dans ma bibliothèque, un vieil atlas imprimé en 1912, qui comporte la carte de la Russie d’alors, stable, grosso modo, depuis Catherine II. C’est très parlant :

      L’Ukraine, où ça ? Elle apparait fugitivement entre 1918 et 1920, et depuis 1991, et c’est tout.
      Qu’on me comprenne bien, je ne dis pas que le peuple ukrainien n’existe pas. Je dis que cette vieille carte jaunie, c’est ça que les Russes ont en tête désormais, et que c’est con à pleurer. Au lieu de parler aux Russes de nos problèmes communs et dramatiques (le climat, l’énergie, les ressources), on les a dépouillés, humiliés, encerclés. On les a « sur-vaincus ». C’est en grande partie de notre faute, à nous autres les Occidentaux, si cette carte est revenue sur les murs des écoles, en Russie, et si c’est un type du genre de Poutine qui l’y a accrochée.

      Je précise que Poutine est vraiment un vilain. Moche. Pas fréquentable. Un affreux. Mais avec un peu de lucidité, on se rendra compte qu’il n’y a que des affreux tout autour, d’un autre genre, c’est tout. Tant que l’on fera de la géopolitique à partir de prix de vertu et de cartes jaunies, ça puera de plus en plus.

      Il n’y a qu’une seule géopolitique qui vaille désormais : être solidaires face aux menaces communes à toute l’humanité, pour étaler le choc. C’est particulièrement vrai entre l’Europe de l’Ouest et la Russie, qui présentent des complémentarités évidentes.

      Il faudrait parler autrement aux Russes, ça urge !

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      1. Les dirigeants russes ne comprennent que les coups de ceinturons et plus c’est fort plus ils respectent. Le reste c’est de la blague.

        Sinon, une très belle littérature et des compositeurs exceptionnels, ainsi qu’une culture agréable. Mais leurs caïds faut leurs briser les genoux. On dirait des italiens.

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        1. Ah, CloClo, vous auriez du faire diplomate ! Avec des gars comme vous, au moins, on ne serait pas emmerdé, aujourd’hui, par ce petit con de Poutine !

          On serait tous morts de guerre nucléaire…

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          1. Mais non Marc, c’est l’inverse, la preuve c’est écrit dans mon almanach Vermot.

            Je te rappelle que depuis 1945, les US ont mis régulièrement des coups et une pression tout azimuts à feu l’ex URSS, et ça a marché. Au prix de multiples guerres, de course à l’armement, de magouilles, et autres déstabilisations, manipulations. C’est ça les coups de ceinturons et le pétage de rotule. T’as jamais vu les 12 salopards ou les 7 mercenaires ou quoi ?

            Tu veux parler avec PouPou 1 er ? Excellente idée ça, autant parler avec un pylône en béton. Pour mémoire, les terroristes il va les buter jusque dans les chiottes. Ouais ça c’est mon PouPou ! Alors parler avec lui…

            La Chine c’est un peu différent, ils ne rentrent pas dans le jeu US…. Mais y vont en prendre plein la tronche aussi, y a déjà eu des précédents dans les années 50. Là à deux pas y a quelques zolis pays frontaliers avec la Chine qui sont déjà bien malades, qui ne demandent qu’à s’enflammer et exporter leurs pustules de l’autre côté de la frontière.

            Non du point de vue US, ces gens là sont quand même un peu tous des « barbares » à garder en respect.

          2. Marc,

            Dans la continuité et pour apprécier comment les choses peuvent aussi se passer, je rappelle que en 2015, nos amis Turques ont dégommé un avion bombardier russes, et Poutine a décidé de réagir en interdisant les importations de tomates turques… Pas en les nucléarisant.

            Bon depuis 2016 est passé par là et la tentative de coup d’état en Turquie contre Erdogan a permis de confondre et arrêter les militaires qui avaient abattus l’avion russe, cela a dû faire plaisir à Vladimir. Et permis un rapprochement entre les deux démocrates (:D)

        1. Dans le fil, il semble que vous approuviez les bêtises de cloclo du même acabit que celles de Vigneron, qui fonctionnait en couple avec le supposé modérateur Alexandre, et Juan Nessy en cas de besoin. ça a servi et ça sert à quoi ?

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        2. Je ne vais plus jamais mettre « +++ » : il y a des tas de commentaires qui viennent s’intercaler, et les uns et les autres vont imaginer que j’approuve des opinions allant en sens contraire.

          1. Chiche !
            Impossible d’empêcher les gens d’imaginer des trucs, et les corrections ne marchent pas toujours.
            Arte à propos de Don’t look up faisait une table ronde sur le déni : spécialiste convoqué : un neurologue. Ainsi va le Monde, aussi.

          2. je vous suggère, comme à tout un chacun, de mettre en début de vos commentaires :
            @Paul Jorion – 16 janvier 2022 à 2 h 15 min
            un simple copier/coller
            ou de trouver un moyen d’instituer des « discussions » puisque qu’il y a souvent des échanges soutenus sur vos pages.

      2. Le remodelage des frontières européennes en 1918 suite à la dislocation des empires (russes, allemands, autrichien, ottoman)…
        https://www.histoirealacarte.com/Europe-XXe-siecle-entre-les-deux-guerres/traites-de-paix-Premiere-Guerre-mondiale
        … source en partie de la deuxième guerre mondiale.

        L’Ukraine n’a pas vraiment d’histoire en tant que nation… ses brèves apparitions ne seront alors considérer que comme de petites parenthèses dans l’histoire de l’Europe.

  1. Paul, reprenez-vous !
    « SI VOUS AVEZ ENCORE DES CHOSES IMPORTANTES À FAIRE, DE VOTRE VIVANT… » ?
    1/ Depuis le 15 mars 2020, nous avons eu le temps de voir tous les jours la mort venir en trois semaines, et ce n’est pas fini. C’est plutôt l’importance des choses à faire qui en a pris un coup, puisque nous vivons en sursis !
    2/ En cas de conflit USA/URSS, il ne me semble pas que nous serons mobilisables… Faut-il déjà penser que le conflit sera planétaire ? Ces deux « grands » se sont cotoyés en Syrie et Irak, en Yougoslavie, en Angola jadis, parfois indirectement, et ils n’ont pas trop débordé.
    3/ Souvenez-vous de la crise des missiles à Cuba, de la crise de Berlin, etc. Nous avons eu très peur que quelque chose vienne et rien n’est venu.
    Nous vivons des jours de tension. Il ne faut pas conclure au pire avant qu’il ne soit certain ! Nous ne sommes pas les principaux concernés.
    Il peut y avoir des moments de tension personnelle qui prennent autrement d’importance.
    Donc : bonne soirée, en attendant !
    (P.S. Je ne sens pas ni le président US ni le président Russe avoir besoin d’une Der des Der pour une échéance électorale ou un sursaut national… ; voilà comment je ressens la question).

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      1. Nous étions en « drôle de guerre », nos troupes étaient mobilisées, positionnées. On attendait qu’Hitler attaque le bolchevisme et que nous ne soyons donc pas concernés, mais cela n’en prenait pas le chemin. Avec l’accord URSS-3e Reich, les polonais étaient attaqués et englobés au Reich après bien d’autres, nos communistes et nos allemands et nos russes étaient en prison. Quelle tension ! Qui va durer 10 mois. Et révéler qu’il aurait fallu s’y préparer cinq ans avant (technologie, effort d’investissement…) et ne pas se croire supérieurs « comme en 14 » (FR) ou protégés par notre « neutralité » (BE).

      2. Oui il y avait ces titres de journaux.
        Quand on était informé à l’époque, on savait que cette guerre serait à l’échelle du continent dès septembre 39.
        Mon grand père né en Allemagne s’est engagé le jour de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la Pologne. En suivant les nouvelles d’Allemagne dans le texte, et habitant en France, le projet des nazi était clair pour lui comme pour les gens qu’il fréquentait : continuer de s’attaquer aux juifs et jouer la revanche de 14-18. L’impérialisme allemand dans les sudètes ou en Autriche le montrait. Tous les immigrés polonais en France qui ont connu cette époque, par les polonais au pays, la propagande des journaux de la jeune république polonaise le lisaient. La Pologne là aussi a été attaquée par un false flag, représailles de terrorisme polonais imaginaire envers les allemands. Une tour de radio si je me souviens bien.
        Juste un élément, la Géorgie en 2008 voulait entrer dans l’OTAN. Ils ont eu la guerre.
        L’Ukraine le demande, je ne sens pas les occidentaux très disposés à l’intégrer. L’OTAN dans un gros pays comme l’Ukraine c’est un casus belli pour Poutine.

      3. Attention, Chabian est le référent histoire du blog ! s’il le dit c’est que c’est vrai . Voir ce que répond Chantal Montellier au sujet de l’Histoire !

        1. Elle répond « Khoin, khoin » … Sinon oubliez-moi 5 minutes ou demandez-moi en mariage, mais comme je ne suis pas bi-andre…. (Heureusement que je suis là pour amener un peu d’humour!)

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    1. Oui tout à fait.

      Je prévoie même un docu « retour sur événement » avec force interviews des protagonistes, en costard sur fond noir et chaise rembourrées en 2023 :
      Poutine : »ne m’en parlez pas, j’ai vraiment cru mourir »
      Biden : « ça été un moment extraordinaire avec mon ami Vlad, un moment de grâce »
      Macron « qu’es ce qu’ils nous ont emmerdé ces vieillards cacochymes »
      .
      .
      .

    2. Mettre des missiles à Cuba ou des Tomahawk en Ukraine, c’est la même chose non ? ça semble « logique » de réagir de la même façon : niet

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  2. Dans cette histoire, qui envahit qui et qui menace qui depuis la chute de l’URSS ?
    L’OTAN a été créé pour s’opposer à l’invasion éventuel des troupes du pacte de Varsovie, le pacte de Varsovie a rendu l’âme à juste raison il y a plus de trente ans et que s’est-il passé ?
    L’OTAN qui aurait du disparaitre a pris de l’ampleur, s’est même multiplié, des bases et des missiles se sont positionnés dans la plupart des pays à l’ouest de la Russie, tous dirigés vers Moscou.
    Quand Kennedy s’était opposé à l’installation des missiles à Cuba, le monde occidental avait approuvé.
    Et aujourd’hui, le monde occidental trouve normal que l’Ukraine achève l’encerclement de la Russie en espérant positionner des missiles .
    Donc , une seule et unique question : qui veut la guerre, ceux qui encerclent ou ceux qui le sont ?

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      1. @ Otromeros – 14 janvier 2022 à 21 h 33 min
        Cet article a l’air de compter pour négligeable que deux pays majeurs de l’Union européenne sont garants des Accords de Kief, l’Allemagne et la France.

    1. Les deux mon général.
      Les deux sont mal en point, mal dans leurs rangers et ne savent pas comment calmer leurs populations respectives en interne.
      Quel genre de diversion pour couper court à ces menaces de guerre civile pour les US et de délitement pour la Russie ?
      Ces deux pays sont sur le déclin et ont de vieux comptes à régler, un cocktail sous pression, explosif.
      Le contexte général n’a, de plus rien, d’attrayant, d’euphorisant qui puisse les détourner de ces points de fixations.
      Un rien suffirait à …
      Inquiétant.
      Lequel va se coucher ?
      Il en faudrait un mais ce ne serait pas sans conséquences non plus.
      ?

    2. Ces histoires « d’encerclement de la Russie » me font le même effet que celles du « grand remplacement ». Dans les deux cas on trouve un niveau d’abrutissement inquiétant …

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      1. Il ne faut quand même pas faire la fine bouche sur cet apparent ressort comique : des sanctions de l’Occident envers la Russie depuis l’annexion de la Crimée et l’envol du prix du gaz.

      2. Voulez-vous dire que le Financial Times participe à cet abrutissement?

        Il y a des arguments pour et contre…
        1)-L’origine de l’info est le pentagone ou peut-être de département d’état.
        2-) On peut tabler sur la haute valeur professionnelle des journalistes du FT. Cela a été confirmé plusieurs fois, en 1965, 2003 et 2014/2015, par exemple.
        Donc l’info est vraie, réelle en plus d »être plausible.

        Vlad l’empaleur, ses idées et ses projets, faut les prendre au sérieux. C’est qu’il est au abois, l’ex KGBiste. Son pays tombe en ruine, ses réalisations sont minables ou échoues lamentablement. Le peuple russe gronde, qui se détourne de lui à chaque élection, truquée naturellement.

        Pour rester en selle, Vlad a besoin d’une guerre extérieure, c’est aussi simple que cela.

        Mais cette histoire ne finit pas là. L’Ukraine, pour dire les choses vulgairement, est un trou noir financier, un pays pourri de corruptions avec des clans glorifiant un passé trouble, passé condamné partout ailleurs. Un pays violent, qui continue depuis 7 ans une opération anti-terroriste dans son Est lointain.
        Bref, Vlad le KGBiste aveugle va devoir attacher ce boulet à son char.
        Et ce sera sa Némésis. Ni lui, ni la Russie n’y survivront.

        C’est une loi intangible confirmée par l’histoire: les dictateurs finissent tôt ou tard les yeux plus grands que le ventre.
        Patience donc, patience que Vlad (Vlad etc…) ne possède pas. Contrairement au monde libre.

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    3. Je dirais, les deux !
      On n’investit pas des milliards (US 700 milliards, Russie 60, France 50…) dans l’armement seulement pour faire des défilés de mode militaire. En plus avec l’obsolescence programmé, à tous les coups, ils vont avoir des missiles bientôt périmés.

    4. « La guerre, c’est la paix » (et « l’esclavage c’est la liberté »), voilà ce que dit CM, puisque Monsieur Canard lui demande son avis. Relire Orwell.

        1. C’est vous qui décidez cher ami. Moi je lis à la fois Eva Almassy et Annie Le Brun, « Lâchez tout! », King Kong m’ennuie, qu’il soit russe ou américain. Qu’ils se foutent sur la gueule une bonne fois et qu’on en parle plus, de toutes façons c’est l’enfer, sur la terre! Mais si!

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    5. 35 pouces ? alors que l’Otan a été crée en 1949 et le pacte de Varsovie en 1955 soit le contraire de que que l’Arsène introduit ! au fait pourquoi ?
      Faudrait un temps plein pour les corrections indéniables…

        1. Ah le monde libre et le monde pas libre, libre de quoi au juste ?
          Les gosses ont leur période du « Pourquoi ? » et leur période du « Non ! ».
          Vous en êtes où ?

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        2. @CloClo Parce que Churchill jugeait alors opportun de s’attaquer à son Allié Staline, (baissant son rideau en bon boutiquier) une fois le risque historiquement inacceptable pour la Grande-Bretagne d’une Europe continentale unifiée écarté par la victoire récemment obtenue dans un conflit qui lui avait permis d’accéder et de rester au pouvoir, quitte en sortie à plonger la moitié de l’europe dans un assujetissement socialiste pour un demi-siècle.
          Un peu comme le chancelier allemand rompant dans la séquence précédente le pacte germano-soviétique après sa victoire à l’Ouest, renonçant à s’attaquer à la Grande-Bretagne dont il avait cru possible au nom de l’anti-bolchevisme, un gentleman agreement repoussé au frais de Rudolf Hess, et permettant ce renversement d’alliance, poussé par une inversion des priorités par rapport à l’attitude des démocraties libérales occidentales au moment des accords de Munich.
          Un peu comme Cameron et Boris Johnson avec le Brexit.

      1. @ Rosebud
        Oui, c’est exact, l’OTAN date d’avant la création du pacte de Varsovie, mais cela n’empêche pas d’affirmer que les troupes soviétiques étaient bien présentes dans les pays conquis par l’armée rouge depuis 1945 et que l’OTAN a bien été créé pour stopper toute tentation de Staline d’aller plus vers l’ouest.
        Le pacte de Varsovie signé en 1955 n’est que la concrétisation de cet état de fait et d’ailleurs quand il a été dissous les troupes soviétiques ont plié bagage, d’où ma remarque sur l’utilité de l’OTAN.

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        1. Oui mais comme Rosebud ne sait pas trop ce que cela veut dire libre, il est dans le floue artistique puisque tout est relatif, hein « libre de quoi au juste » devant le Stalinisme en plus tu parles, forcément sa compréhension des évènements a dû mal à cerner les enchaînements logiques.

        2. L’armée rouge à Brest et au Portugal ? Suffit de voir ce qui s’est passé en Grèce à l’époque pour constater que ce n’était pas dans les projets de Staline ! Par contre contenir ce qu’on continue à appeler « le communisme » par abus de langage c’est avéré !

  3. Dans tout ce capharnaum médiatique on peine à trouver ( du moins « à l’ouest » ) ce que disent les 2 républiques « auto-proclamées de Louhansk et de Donetsk ,qui sont quand même les principales concernées .
    Quant aux actes de sabotage contre  » les propres forces « mandataires » de la Russie » , on se demande bien de quoi il parle , car monter ce genre de false flag reviendrait à admettre par les russes qu’ils ont bien des troupes stationnées dans les 2 républiques , ce qu’ils ont toujours officiellement nié .
    J’ai peine à croire que la diplomatie américaine est en train de monter une telle mayonnaise , et je n’ose penser qu’elle serait en fait une manoeuvre pour expliquer à l’avance d’éventuelles provocations ukrainiennes dans le Donetsk , mais depuis l’Irak 2003 je m’attends à tout .
    Maintenant il se peut que la situation soit pourrie à un tel point que tout le monde a décidé d’aller au baston , en accusant l’autre d’avoir commencé bien sûr .

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    1. A-t-on éclairci définitivement les circonstances du déclenchement de l’affaire Géorgie / Ossétie du temps du corrompu Saakachvili ? C’est me semble-t-il le tournant dans la production d’un pouvoir ultranationaliste et surarmé en Russie.

  4. La méthode n’est pas nouvelle. Ainsi en 1939, Hitler avait monté une opération bidon pour justifier, au nom du droit international, l’invasion de la Pologne.
    Pour faire simple, il avait envoyé un faux commando polonais ( en fait composé de soldats SS déguisés en combattants polonais) pour attaquer une station de radio située en territoire allemand. L’affaire fit grand bruit, et pour cause, c’était le but de la manœuvre et Hitler passa à l’attaque . On connait la suite.

    Cette histoire est parfaitement racontée sur le site d’information historique suivant:
    https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/invasion-of-poland-fall-1939

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      1. Merci de ce rappel.

        « Il est établi aujourd’hui que les incidents du golfe du Tonkin ont été instrumentalisés pour permettre une escalade de l’intervention des États-Unis dans le conflit indochinois. Les Papiers du Pentagone ont révélé que le texte de la résolution a été rédigé par l’administration Johnson plusieurs mois avant que lesdits « incidents » aient lieu. » (wiki)

        => casus belli
        => le Président des États-Unis a les pleins pouvoirs militaires pour déclarer la guerre à la République démocratique du Viêt Nam et engager résolument son pays dans la guerre du Vietnam.
        => 30 juin 1975 : chute de Saïgon

        Zbigniew Brzeziński , conseiller sur la politique étrangère des présidents des USA
        Il considère que l’amélioration du monde et sa stabilité dépendent du maintien de l’hégémonie des États-Unis. Toute puissance concurrente est dès lors considérée comme une menace pour la stabilité mondiale.

        L’idéologie de la Destinée Manifeste
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Destin%C3%A9e_manifeste

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        1. En tout cas pour les mensonges y a pas à dire les USA sont quand même les champions du monde es qualité.

          Il leur a suffit d’agiter une petite fiole à l’ONU et boum sur la tronche à Saddam.

          les autres sont franchement des pieds nickelés amateurs du dimanche, Russie comprise :

          https://www.youtube.com/watch?v=pkGe0gXYPys

          Je vous conseille le visionnage, ça vaut son pesant de cacahuètes , pauvre Poutine il passe vraiment pour une buse. Pour l’Iran, je vous laisse apprécier…

  5. Donc nous sommes revenus 60 ans en arrière…

    Espérons qu’il y a toujours un Dobrynine à Washington !

    Sinon il n’y a rien plus rien d’important. Ah si : éteindre la lumière !

  6. Il y a des raisons d’être beaucoup plus optimiste que cela.

    Le ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov était interviewé hier sur la chaîne Pervyi Kanal, la transcription en est parue sur le site du ministère (1)

    Je note : « Les négociations avec les États-Unis ont commencé il y a seulement trois jours, celles avec l’OTAN hier. Les Américains nous ont promis d’essayer (mais nous leur avons dit de faire des efforts) de faire leurs contre-propositions la semaine prochaine. (…) Ensuite, le ministre de la défense Shoigu et moi-même ferons rapport au président de la Russie, Vladimir Poutine, car nous agissons sur ses instructions directes et il s’agit de son initiative. Nous déciderons alors de la manière de répondre à ce que nos partenaires occidentaux nous proposeront en termes de contre-initiatives. »

    En somme, les Russes voulaient initialement une réaction écrite de la partie américaine dès cette semaine, les Américains leur ont promis d’essayer de la leur envoyer la semaine prochaine, les Russes ont répondu « Z’avez intérêt à essayer TRES fort ». Sachant que les Etats-Unis vont répétant que ce qu’exige les Russes il n’en est pas question, sachant que Poutine et d’autres ont dit clairement que s’ils ne sont pas satisfaits leur réponse sera « militaro-technique »… le risque est grand que ça parte en son et lumière à partir du week-end du 22-23 janvier.

    Donc, pas avant une bonne huitaine de jours. Je vous avais bien dit que je donnerais des arguments à l’optimisme !

    S’agissant de la possibilité que le son et lumière ait lieu en Ukraine, il faut noter l’analyse militaire du CSIS qui remarque qu’au mois de mars intervient la fonte du sol gelé, la raspoutitsa, qui transforme tout en boue et peut gêner considérablement les mouvements des forces mécanisées. Si le plan de Poutine est bien de conquérir une partie de l’Ukraine, la deuxième quinzaine de janvier semble donc un bon moment, voire le dernier moment pour commencer.

    Maintenant, il y a peut-être d’autres possibilités ? D’autres moyens de taquiner les Etats-Unis ? C’est en tout cas ce que semble penser le vice-ministre des affaires étrangères russe qui était lui aussi interviewé hier (3) : « Ryabkov sur la question de la possibilité de déployer l’infrastructure militaire de la Fédération de Russie à Cuba et au Venezuela en cas d’échec des négociations avec l’Occident : je ne veux rien confirmer ni écarter (…) (Tout) dépend des actions de nos collègues américains »

    Voilà. On ne confirme pas, hein. On n’écarte pas non plus, notez. Et remercions au passage le journaliste qui a posé cette question au ministre, nul doute que c’était parfaitement spontané !

    Le conseiller national à la sécurité américain, interrogé sur le sujet, s’est voulu à la fois méprisant et clair (4) : « Je ne vais pas répondre aux fanfaronnades dans les commentaires publics (…) Si la Russie devait s’engager dans cette direction, nous y ferions face de manière décisive ».

    Il est vrai qu’à lire l’histoire de la crise des missiles à Cuba en 1962, il est possible que la réaction américaine soit « décisive »… la dernière fois ils ont menacé de faire la guerre si les missiles n’étaient pas retirés ! Et acceptés en échange de retirer leurs missiles de Turquie.

    Est-ce un leurre ? Poutine vise t il en fait l’Ukraine et ne parle-t-il de retrait des missiles américains en Roumanie et en Pologne que pour faire diversion ? Ou bien est-ce son vrai objectif, et ce sont les bruits de botte près de l’Ukraine qui sont une diversion, le plan étant de placer des missiles à Cuba, au Venezuela ou au Nicaragua pour « convaincre » les Américains de retirer les leurs d’Europe centrale ? Ou… encore autre chose ?

    Beaucoup de questions. Beaucoup d’incertitudes. Le président russe entretient le flou à dessein.

    Une seule chose semble claire : le paradigme a changé. J’aimerais bien savoir ce que Poutine a dans la tête.

    Mais nous serons bientôt fixés 🙁 …

    (1) https://mid.ru/ru/foreign_policy/rso/1794264/
    (2) https://www.csis.org/analysis/russias-possible-invasion-ukraine
    (3) https://www.interfax.ru/russia/815237
    (4) https://www.miamiherald.com/news/nation-world/world/americas/cuba/article257290222.html

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    1. V.Putin s’est rendu à Cuba en 2014, il est plus que probable que la réouverture de base russe dans le pays a été évoqué, toutefois, la direction de Cuba à l’époque se montrait quelque peu réticent en raison du dégel des relations avec les USA, initiée par B. Obama.
      Les données ont quelque peu changées sous la présidence de D. Trump avec les mesures économiques visant à étrangler Cuba, la politique de J. Biden vis à vis de Cuba n’a aucunement été remise en cause, en dépit de ses promesses, ajoutons à cela l’effacement de la dette russe, l’approvisionnement du pays en pétrole russe visant à contourner les mesures étasuniennes concernant le pétrole issu du Venezuela, tout cela laisse penser que la Russie ‘soigne’ son potentiel allié et qu’il lui sera ainsi plus aisé de demander un renvoi d’ascenseur ; nous verrons ensuite comment les USA vont apprécier l’exact pendant de ce qu’ils réalisent vis à vis de la Russie en installant des missiles proche de ses frontières, dont les missiles nucléaires tactiques chargés de la B61, bombe guidée, qui équipe également les F16 et Tornado de l’OTAN… !
      Quant à l’Ukraine, elle a une composante de population mixant plusieurs origines, ce qui crée des tensions qui ne sont pas sans rappeler l’ex-Yougoslavie qui a fini de se désintégrer et qui a vu l’OTAN bombarder la Serbie sans trop de réactions du ‘grand frère slave’ à l’époque.

  7. Bon l’avantage dans cette histoire c’est que Vladi va prendre enfin une vraie reculée jusque dans ses 22. Et il va pleurer sa môman.

    Les dictateurs perdent tout le temps, vous ne le saviez pas ? 😃

    Russie 0, USA 1. As usual.

    1. La Russie sauf erreur est l’un des rares pays qui n’a jamais été en guerre contre les Etats-Unis.

      Oui, je sais, ça peut surprendre 🙂 …

      Le score à ce stade est toujours 0 – 0

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      1. M’enfin Alexis,

        L’URSS est où ?

        Non non, USA 1, Russie 0.

        On aura donc après correction : USA 2, Russie 0. Et sans guerre en plus côté US. Juste maintenir la pression à un haut niveau et lui serrer le corset.

        1. L’URSS s’est désagrégée parce que la tentative de réforme / restructuration initiée par Gorbatchev a gravement déraillé et débouché sur la désintégration.

          Ce sont d’une part les insuffisances de ses performances économiques, convainquant une partie de ses dirigeants de la nécessité de tenter une réforme, d’autre part leur échec catastrophique à la mener à bien, qui ont condamné l’URSS. En aucun cas les Etats-Unis.

          Si deux boxeurs se préparent au combat, et que l’un d’entre eux s’effondre tout à coup, terrassé par un AVC, l’autre sera peut-être déclaré vainqueur, mais seulement par défaut.

          Il ne faut pas croire ce que toute une partie du complexe militaro-industrialo-médiatico-politique américain aime à raconter et à se raconter sur le sujet 🙂

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          1. « Ce sont d’une part les insuffisances de ses performances économiques, convainquant une partie de ses dirigeants de la nécessité de tenter une réforme, d’autre part leur échec catastrophique à la mener à bien, qui ont condamné l’URSS. En aucun cas les Etats-Unis. »

            Hmmm, je veux bien que les américains se la racontent, ce sont des cow-boys dans l’âme, mais quand même dire que les USA n’y sont pour rien dans l’effondrement de l’URSS, comment dire, ça me paraît un peu excessif voir carrément contre factuel ! La part dans le PIB de la défense était sans commune mesure entre les USA et l’URSS, ça les a tué sur place (on parle de quasi 20 % du PIB pour les Russes dans la fin des années 80, contre 2% à la même époque pour les USA… Et ce délire militaire soviétique est bien la réaction aux coups de mentons des ricains pas du Pape.

            Une erreur que ne commet pas la Chine pour l’instant, en offrant une aspiration assez proche de l’American Way of Life à sa population.

    2. Oui, enfin, les USA ont perdu quasiment toutes leurs guerres depuis la deuxième guerre mondiale (à part la guerre du golfe 1) ; les russes jouent sur leur terrain ; ils se sont ré-armés, avec notamment une capacité anti-aérienne puissante (les occidentaux n’arrivent pas à quoi que ce soit sans avoir la domination aérienne) ; ils ont une supériorité en piratage informatique ; de même je crois en brouillage ; et les russes ont une grande longueur d’avance quant à leur déploiement sur place.

      Alors je ne crierai pas victoire si vite à ta place.

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      1. Les USA perdent toutes leurs guerres depuis 45 (sauf 1993) ?

        Hmmm, c’est une manière de voir les choses quand on regarde uniquement le champ de bataille d’un point de vue strictement militaire. Mais si on regarde véritablement le Monde, ils ont gagné absolument toutes leurs guerres ! Et ils continuent à toutes les gagner.

        1. On va demander aux femmes afghane ce qu’elles en pensent de la victoire américaine … et aux civils kurdes et syriens aussi, tant qu’à faire … et aux iraniens, qui sont sous le régime des ayatollahs depuis la chute du shah, ex protégé US … et aux coréens du nord, qui sont toujours sous le joug d’un dictateur…

          Retire tes œillères CloClo !

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    3. Ouais je sais l’Armée de Saddam Hussein était invincible aussi d’après le comique en chef de l’époque en Irak.

      Bon, c’est vrai que nos amis russes sont fortiches dans pleins de domaines, mais ça ne suffit pas de maîtriser l’informatique et autre défense anti-aérienne pour gagner un conflit.

      Comme le Koweït par le nouveau Saladin d’Opérette, une fois l’Ukraine envahie par le Tsar de toutes les Russies, le début de la fin aura été enclenché pour PouPou 1er et sa chute sera une question de temps, car les contrefeux seront radicaux et définitif comme contre l’autre plaisantin !

      Il n’a aucun soutien réel que la force dans son propre pays, ce mec est un dingue au carré, et pleins en arrière plan n’attendent que de lui filer un coup de couteau dans le dos. C’est le problème des dictateurs, ils n’ont aucune stabilité réelle. Et dès que la course commence, la fin est inéluctable, ils tombent. Bye Bye Poutine.

      Espérons que nos amis russes finissent par retrouver une stabilité réelle.

      C’est exactement le même binz avec Xi Grand Coquin, mais lui tient son pouvoir sur une organisation plus large, le Parti, mais dont les ressorts sont les mêmes, faiblesses et risque permanent d’effondrement, c’est pour cela que nos amis chinois ont fermé immédiatement leurs frontières et ont confiné leurs populations car le système réel de santé ne pouvait pas encaisser la circulation de ce virus par exemple. Et trop de morts aurait été le début de la fin pour le Parti, le prétexte de la faillite sanitaire comme déclencheur d’un renversement de XI et possiblement même du Parti…

      Je sais que ça va paraître dingue de soutenir cette position, mais les « démocraties » libérales occidentales sont extrêmement résilientes et peuvent encaisser presque tout même réduite à l’état minimale de survie. Alors qu’un système fort s’effondre inexorablement.

      Nos idées ne sont pas négociables !

      https://www.youtube.com/watch?v=1R2HpgDVrFc

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      1. D’accord avec toi CLOCLO , ce sont les systèmes les plus rigides qui s’effondrent en premier .
        Cela a été le cas avec le mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS.
        Je n’ai pas souvenirs des commentaires de l’époque , si ceux-ci prévoyaient un cataclysme mondial, des soulèvements dans les pays satellites, des coups d’éclats des dictatures adjoints des républiques soviétiques .
        Mais dans les faits , les faits neutres, l’effondrement de l’ URSS, un gros morceau géopolitique quand même , s’est fait en douceur.

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        1. C’est vrai, mais il ne faudrait pas oublier que ça tient du miracle, et que beaucoup de militaires haut gradés (je veux dire ceux qui étaient alors dans le secret des dieux …de l’enfer), en ont encore des cauchemars qui les réveillent la nuit !

        2. xtian 15 janvier 2022 à 14 h 24 min
          l’effondrement de l’ URSS, un gros morceau géopolitique quand même , s’est fait en douceur.

          D’abord c’est une dissolution juridique. Ensuite a existé un référendum en mars 1991 ou 80% de participants et 78% d’approbation pour maintien de l’URSS. C’est en décembre 91 que Gorbatchev dissous juridiquement l’URSS par sa démission. Juste avant Eltsine, Kravtchouk l’ukrainien, et le Biélorusse se réunissent dans une forêt à Belovej et tracent pour l’indépendance. Le seul référendum depuis 1917 a eu le même sort que le notre pour l’Europe. Je n’ai pas le souvenir que l’Ouest ait protesté…Quand à votre douceur si 2 types sont détestés c’est Gorby pour avoir mis fin à l’expérience, et Eltsine pour l’effondrement lié à la thérapie de choc des Chicago boys : chute du niveau de vie de la masse 50%. Enrichissement d’une minorité incalculable. Et les tirs au canon sur la Douma, c’était quoi ?

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      2. « Je sais que ça va paraître dingue de soutenir cette position, mais les « démocraties » libérales occidentales sont extrêmement résilientes et peuvent encaisser presque tout même réduite à l’état minimale de survie »

        D’accord sur la vulnérabilité particulière des systèmes autoritaires sur le long terme. Leur principal problème étant la stabilité au moment de la succession du dirigeant.

        Sur la résilience des démocraties libérales occidentales, leur grande force est leur capacité à prendre des tournants et à changer de dirigeants sans s’écrouler, oui. De là à s’exagérer leur résilience, je m’en garderais bien.

        J’ai deux exemples, d’ailleurs différents :
        – La démocratie libérale occidentale « République de Weimar », dont on n’a plus trop entendu parler après 1933
        – La démocratie libérale occidentale « Troisième République française », qui a connu une interruption assez brutale vers 1940

        Subversion par un mouvement totalitaire, conquête par un envahisseur, ça fait déjà deux vulnérabilités potentielles.

        Si on rappelle les exemples de Mossadegh en Iran 1953 et de Allende au Chili 1973, il faut ajouter une troisième vulnérabilité la subversion par une puissance étrangère même sans invasion – bien sûr, l’Iran n’est pas précisément occidental, mais bon…

        Au moins trois vulnérabilités majeures.

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        1. Oui c’est pas faux. Sachant que « démocratie libérale occidentale » n’est pas un vaccin suffisant contre l’effondrement effectivement. Mais bon c’est un peu comme la 3 doses paraît que ça évite les formes graves de rupture sauf quand le malade est dans un état de délire avancée (typiquement 1933, on admettra que la 3 ième RF est tombée par voie de conséquence plus que par appétence…)

  8. Bon, un peu de musique d’ambiance.

    Tout d’abord, cette version rock de « L’Armée rouge est la plus forte », sur paroles modernes (ce n’est plus le comité révolutionnaire qui appelle au combat, c’est la patrie). Il y a des sous-titres en plusieurs langues dont l’anglais et l’espagnol. La scène se passe le 15 mars 2014, alors que les forces spéciales russes ont déjà pris le contrôle du parlement régional de Crimée, un peu avant le référendum sur son rattachement à la Russie, et alors qu’il n’est pas encore absolument clair si les Etats-Unis vont vraiment s’abstenir d’intervenir militairement (1)

    Voyez les réactions du public. Le moral est bon !

    Et puis voici la « Marche de la nouvelle armée » (2) là aussi des paroles modernes sur un chant plus ancien qui était celui des nationalistes ukrainiens de l’OUN, dont le symbole est à l’arrière-plan. Ce clip a été réalisé à partir de la fin 2014, avec l’aide du gouvernement ukrainien. Pas de sous-titres, mais même sans comprendre les paroles le ton est assez clair… les messieurs ne sont pas en train de parler de la beauté de la nature ni de leur dulcinée (3)

    Tous ces chants sont entraînants, et tout. Le problème, c’est quand quelqu’un se mêle d’appliquer des rêves nationalistes et de commencer des guerres. Le risque que Vladimir Poutine s’y mette est clairement ouvert.

    (1) https://www.youtube.com/watch?v=H0WKRSkXFY4
    (2) https://www.youtube.com/watch?v=RgdANpB9PnY
    (3) Si vous voulez quand même les paroles utilisez la traduction automatique là https://uk.wikipedia.org/wiki/%D0%9C%D0%B0%D1%80%D1%88_%D1%83%D0%BA%D1%80%D0%B0%D1%97%D0%BD%D1%81%D1%8C%D0%BA%D0%BE%D1%97_%D0%B0%D1%80%D0%BC%D1%96%D1%97

    1. Dans la version modernisé, il reste question de l’armée Rouge qui biberonnait à l’internationalisme prolétarien de gré ou de force.
      Dans la traduction de la version ukrainienne, j’attrape un « l’Ukraine au dessus de tout » « über alles » signifie « par-dessus tout » dans le sens de priorité et non de primauté ou supériorité, ce qui serait « über allem ». En Ukrainien ?

  9. Ah non mais ça n’arrête pas…
    https://tass.com/defense/1388035

    « Des vérifications surprise de la préparation au combat ont débuté dans le district militaire de l’Est en vue de l’exercice de commandement et d’état-major stratégique Vostok 2022, a déclaré vendredi aux journalistes le ministère russe de la Défense. (…) un certain nombre de formations et d’unités militaires marcheront vers des champs de tir non familiers situés à une distance importante des points de déploiement permanent pour effectuer des tâches d’entraînement au combat.
    (…) La tenue de ces activités permet d’évaluer l’état de préparation du district militaire de l’Est à l’exécution de tâches après le redéploiement sur de longues distances à travers le territoire de la Russie »

    En somme, des unités militaires stationnées d’habitude en Sibérie ou en Extrême-Orient vont être rapidement redéployées… plus à l’ouest. Afin de vérifier leur aptitude au combat.

    1. Un nouveau Vietnam là bas…est-ce bien raisonnable ? Et avec l’Otan on embarquerait dans cette aventure ?
      Qu’est ce qu’il y a vraiment derrière ? le gaz russe qu’on n’achèterait plus contre les céréales d’Ukraine ?

      Quatremer hier à 28mn avait l’air de dire que nous allions vers la guerre…

      1. Ouf ! Si la boussole qui indique le sud prévoit une guerre, c’est qu’on va pour un monde de paix et d’amour pour au moins les 30 prochaines années

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    2. Et si ça se produit, notre « Emmanuel Macron Janie Orlean » y verra-t-il autre chose que l’occasion de démontrer la supériorité du Rafale ?

      1. Pour l’instant, on en est encore à la phase diplomatique, étape « bras de fer ». Après, il y a les muscles qu’on montre, il y a peut-être aussi ceux que l’on cache…

        Clauswitz, si la citation est exacte : “La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens.”

        Si les russes envahissent l’Ukraine, ce qui est probable, après une quelconque « étincelle » le « nécessitant », pas sûr du tout que les américains y envoient des GI y mourir (d’autant plus qu’il n’y a pas de pétrole en Ukraine). Vu que pour l’instant, ça a l’air de partir plutôt sur une guerre conventionnelle, on aura la riposte américaine sous forme de blocus économique, ce qui sera très mauvais pour le portefeuille des européens, ligne « énergie ».

        1
        1. Que dira l’Union Européenne pour les X millions de réfugiés ukrainiens qui se masseront aux frontières de la Hongrie, de la Slovaquie et de la Moldavie ?
          (je ne les vois pas franchissant les zones de Chernobyl dont les champignons ont bien aimé le césium 137 pour passer par l’accueillante Biélorussie dans leur fuite hivernale)

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          1. Oui c’est sûr qu’il va y avoir quelques millions à vouloir partir. Mais je pense que la frontière sera fermée des deux côtés, ne serait-ce que pour éviter toute « invasion » de l’OTAN selon les vues côté est, de migrants selon les vues côté ouest. Probablement que la Russie installera rapidement un dirigeant à la tête de l’Ukraine, s’occupera du « nettoyage » au niveau de l’armée et de l’administration, puis se retirera assez rapidement, avec une assistance et une alliance militaires.

            1. Si le pire pour l’Ukraine arrive, je ne crois pas que les frontières de l’UE resteront fermées aux réfugiés.

              D’une part il s’agirait alors d’un pays subissant une agression militaire, donc suscitant la sympathie.

              Ensuite, un autre facteur doit être pris en compte : la proportion de djihadistes parmi ces réfugiés serait probablement vraiment très faible, voire même pratiquement nulle.

              Enfin, n’oublions pas que le taux de mélanine est particulièrement faible chez la plupart des Ukrainiens.

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  10. Coucou,

    Je serais curieux d’avoir l’avis de gens du peuple russe.

    L’Ukraine, c’est pas la tchechenie ou la syrie ou je ne sais quel micro état. La géographhie n’est pas la même.
    La russie n’a tout simplement pas les moyens d’envahir l’ukraine, suaf à rentrer dans un bourbier infâme.

    Peut-être que les russe vont pouvoir récuperer les regions acquises à leur cause, comme ils l’ont fait déja. petit bout par petit bout. c’est trés malin.

    Je perçois plus la russie comme une menace politique que militaire. On ne sait pas trop répondre aux pseudo démocraties de l’est qui ont bien compris que nos démocraties depuis quelques dizaines d’années se transforment et se cherchent .

    L’élargissement de l’europe, malgré des objectifs ambitieux , a plutôt créé un nivellement par le bas qu’une augmentation du niveau de vie à l’est. difficile et long chemin vers la liberté.

    Bonne journée

    Stéphane

    1. @Baloo
      « Peut-être que les russes vont pouvoir récupérer les régions acquises à leur cause, comme ils l’ont fait déjà. petit bout par petit bout. c’est très malin. » (Baloo)

      Difficile de dire ce qui va se passer.

      Certainement dans l’Ukraine russophone , la Novorussia , où elle aurait l’appui de la population à sa cause.

      La Russie ne devrait pas s’engager dans toute l’Ukraine et surtout pas dans l’Ouest et la Galicie anciennement bandériste , fief des milices d’extrême droites néo facistes type Praviy Sektor et Svoboda acteurs décisifs du coup d’état du Maïdan.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_droit
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Svoboda_(parti_politique)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Svoboda_(parti_politique)#/media/Fichier:IN_(yellow_background).svg

      8 années de corruption de part ses dirigeants et ses oligarques, de baisse du pouvoir d’achat de la population, d’émigration massive vers l’Occident et la Russie font de l’Ukraine , pays récent et divisé , un fruit mur pour une partition :
      * l’Ouest tourné vers l’Europe
      * l’Est et le Sud-Est tournés vers la Russie

      Porochenko Président Ukrainien(2014-2019) après le coup d’état du Maidan accusé de haute trahison
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_ukraine-la-justice-gele-les-avoirs-de-l-ex-president-petro-porochenko-dans-une-enquete-pour-haute-trahison?id=10910131

      Zelensky actuel Président depuis 2019 dont l’axe majeur de son programme était de supprimer la corruption endémique et piégé pour fraude fiscale par les Pandora Papers en octobre 2021
      https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/economie-parallele-le-president-ukrainien-zelensky-dans-la-tourmente-des-pandora

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      1. Bah tant qu’à faire, autant rétablir le pan slavisme version 16ème siècle et même l’empire byzantin de la fin du 5ème siècle, d’ailleurs l’occupation de la Syrie…smiley

  11. Quand on a tout réussi comme Poutine (selon ses critères ), il ne reste plus qu’un désir : la postérité ! C’est ce qui le rend terriblement dangereux.
    Le retour de la Chine au plan international n’est pas étranger à un sentiment national d’humiliation par l’occident, il en va de même pour la Russie. En termes d’identité nationale, c’est un ciment puissant qui permet de mobiliser des troupes si nécessaire.
    Finalement, qu’est ce qui pourrait pousser Poutine à renoncer ?

    1. Et cela passe notamment par une volonté de réécrire l’histoire de l’Union soviétique, ainsi l’ONG Mémorial qui s’était donnée pour mission d’enquêter et répertorier les crimes perpétrés par le pouvoir soviétique pendant cette période vient d’être dissoute.

      « Née à la fin des années 1980, au sein de la société civile, à la faveur de l’ouverture tentée par le dernier numéro un soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, l’association russe de défense des droits de l’homme Memorial a été dissoute mardi 28 décembre à Moscou par une Cour suprême aux ordres du Kremlin et de Vladimir Poutine. Plus qu’un symbole, c’est un tournant dans l’histoire de la Russie post-soviétique. »

      L’itinéraire de Memorial, de l’espoir démocratique au bannissement, illustre l’évolution politique de la Russie de ces trois dernières décennies. Créée à l’origine pour faire la lumière sur la répression politique à travers l’histoire de l’URSS et promouvoir la réhabilitation de ses victimes, Memorial comptait parmi ses fondateurs un authentique démocrate, l’académicien et Prix Nobel de la paix Andreï Sakharov, mort en décembre 1989. Après la chute de l’Union soviétique en décembre 1991, Memorial est passée du statut d’organisation dissidente à celui d’association publiquement reconnue.

      Pendant la décennie 1990, sous le règne de Boris Eltsine, les historiens de Memorial ont pu bénéficier de la collaboration d’instituts d’archives, de bibliothèques, d’universités. Ils se sont concentrés sur les crimes du stalinisme, ont exploré les lieux des plus grandes répressions, réuni objets et documents, mis à nu charniers et fosses communes. Au fil des années, ils ont dressé une liste – inachevée – de noms de trois millions de victimes du goulag.

      L’environnement est devenu plus difficile dans les années 2000, après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Memorial avait étendu son champ d’activité à la défense des droits de l’homme. En 2009, l’une de ses enquêtrices en Tchétchénie, Natalia Estemirova, a été enlevée et assassinée. Pour les archivistes et les chercheurs, collaborer avec Memorial est devenu dangereux.
      Mais, surtout, le travail scientifique de Memorial est entré en concurrence avec la volonté de Vladimir Poutine de contrôler le récit historique national. Le président russe a lancé un mouvement en profondeur visant à repolitiser l’histoire de l’Union soviétique, quitte à la réécrire, en glorifiant le rôle de Staline pendant la seconde guerre mondiale. En 2016, l’ONG Memorial a été décrétée « agent de l’étranger », comme toutes les associations bénéficiant de subventions de l’extérieur. … »

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/12/29/l-ong-russe-memorial-liquidee-la-memoire-verrouillee_6107610_3232.html

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      1. @PYD
        Les enjeux de la mémoire sont au coeur du Pouvoir. Celui qui détient les clés de l’Histoire Officielle crée la cohésion identitaire autour de celle ci. J’allais ajouter, même si cette Histoire est frelatée mais toutes les Histoires sont frelatées du point de vue scientifique (en tant vérité définitive ) car elles ne sont que fictions au service du Pouvoir. Le Roman National est la source de la structuration identitaire et la source inévitable du Nationalisme et par la suite de l’extrémisme qui conduit au conflit violent.
        Comment sortir de cette Histoire mémorielle qui est, en camouflant les intérêts économiques, la source où le prétexte de tous les conflits dans le monde depuis des millénaires ?

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        1. Il faut commencer par bien distinguer les romans nationaux de la recherche en histoire.
          La recherche en histoire produit des narrations certes, mais ce ne sont pas de pures fictions ; ces narrations, et les modèles explicatifs qui les sous-tendent, s’appuient d’abord sur des faits qu’il s’agit pour les historiens d’établir. La Shoah par exemple n’est pas une fiction, c’est un fait établi. Cela ne signifie pas que c’est la fin de l’histoire de la Shoah, il n’y a donc pas d’histoire définitive de la Shoah, car on peut toujours découvrir de nouvelles sources documentaires, pour en expliquer les origines politiques, sociales, idéologiques, et pour tout simplement établir sa chronologie précise.

          Le roman national peut se baser sur des faits réellement établis, mais le plus souvent elle simplifie, écarte un tas de faits, pour produire une narration unique et incontestable (qui ne peut être contestée) qui va des origines de la nation jusqu’à sa période contemporaine. Et pire, comme dans le cas de Mémorial, elle élude, gomme, voire efface des pans entiers de l’histoire pour promouvoir une idéologie au mépris des faits.

          Il y a donc une différence entre le cas d’un pays qui a un roman national dans le cadre d’un environnement démocratique, et le cas d’un pays dictatorial, voire totalitaire, où par définition ce cadre n’existe plus.

          Dans le cas français il existe bien un roman national, mais on ne le confond pas avec ce que produit le travail des historiens. Ce roman national français ne cesse d’ailleurs d’être interrogé, discuté à nouveaux frais dans l’espace public.

          1. @Pierre-Yves Dambrine La Shoah fait partie du roman national depuis qu’elle a remplacé la propagande gaulliste du mythe d’une France majoritairement et unanimement résistante, mais parait difficilement pouvoir être une dénomination issue d’une recherche historique réelle, portant sur les sources d’époque. « Endlösung » serait sûrement plus appropriée, à mesure que les documents sont devenus accessibles aux chercheurs et au public.
            Shoah est très certainement plutôt une référence (à un fait établi) des années 80 (du XXème) et suivantes.
            Le fait que l’environnement soit démocratique ou pas n’a qu’une influence limitée sur la déformation de vision apportée et maintenue à travers un roman national, sauf à limiter considérablement le nombre des démocraties (Inde, US-vietnam Irak, France ruanda ..) ou à ne considérer que le discours sur des faits déjà anciens.

            1. Ruiz,
              Oui il existe d’autres dénominations que Shoah, comme « solution finale » si l’on fait référence aux termes employés par les Nazis eux-mêmes, ou encore « destruction des juifs d’Europe » employée par nombre d’historiens qui veulent éviter la connotation religieuse du mot Shoah que l’on doit au cinéaste Claude Lanzmann.
              Ce que je veux dire c’est qu’il existe une réalité factuelle, matérielle, réelle incontestable derrière cette dénomination. Interrogez les gens, la plupart ne sauront pas vous dire ce que veut dire Shoah, par contre tous savent de quoi il retourne quand on en parle ; il s’agit de l’ extermination des Juifs d’Europe.

            2. « Le fait que l’environnement soit démocratique ou pas n’a qu’une influence limitée sur la déformation de vision apportée et maintenue à travers un roman national« 

              Non, il y a une grosse différence entre un roman national imposé, inculqué, comme seul discours autorisé, et le roman national qui peut être contredit, discuté, par les historiens et les citoyens d’un pays.
              Je ne peux pas vous suivre sur ce terrain.

              1. @Pierre-Yves Dambrine Oui bien sûr, mais l’opposition n’est sans doute pas aussi nette en particulier pour les époques récentes l’histoire de la Guerre d’Algérie se fait après, pas librement dans les médias au moment des « évènements ». et comment la République a-t-elle préparé toute une génération à la boucherie de 14-18 pour récupérer l’Alsace et la Lorraine ?

  12. Le genre de « false flag » comme disent les spécialistes décrit par le Financial Times est assez courant dans l’histoire du côté des dictatures fascistes et de certaines démocratie de l’ouest (récemment surtout USA et Israël).

    J’ai l’impression que quand les Soviétiques / Russes sont intervenus hors de leurs frontières, il n’y a jamais eu besoin de false flag (Géorgie, Crimée), et souvent c’était à la demande de pays qui avaient des accords de défense mutuels (Syrie, Kazakhstan), qui n’existe pas avec l’Arménie. Mais ce n’est qu’une impression.

    Est ce qu’un spécialiste de géopolitique lecteur ici pourrait ôter mes doutes ? En attendant cette histoire d’action terroristes dans l’est de l’Ukraine contre soi-même pour mieux intervenir, ça me rappelle plutôt le « c’est celui qui dit qui y est » des cours de récréation.

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      1. https://www.donbass-insider.com/fr/2021/12/22/donbass-la-russie-et-la-rpd-craignent-une-provocation-a-larme-chimique-de-la-part-de-lukraine-avec-laide-des-etats-unis/
        …/… La Russie, via son ministre de la défense, Sergueï Choïgou, et la RPD (République Populaire de Donetsk), via le porte-parole de la milice populaire, Édouard Bassourine, ont fait part de leurs inquiétudes sur une possible provocation à l’arme chimique de la part de l’Ukraine dans le Donbass, avec l’aide des États-Unis. …/…
        https://ria.ru/20211221/ukraina-1764715058.html

        Bon, alors ? C’est celui qui le dit qu’y est ?
        Chacun son faux drapeau, non ?

        1. Le niveau d’ambiguité sera sans doute comparable à l’affaire du MH17.

          J’envoie un avion, tu envoies un missile, il envoie un hélico de secours, qui reçoit de la mitraille,
          Pour l’attaque chimique, il me semble que le choix de l’évoquer est de monter le « degré de désorientation »,
          comme avec les cyber-attaques.
          Mais il ne doit pas manquer d’installation « type Lubrizol » dans le Donbass ou sur le littoral de la Mer Noire,
          et les utiliser comme « torches » serait en effet dans le spectre des agitations pouvant être retournées.
          A bien y penser, c’est d’ailleurs le type d’habitude que manifeste l’ensemble des pratiques du GRU et du kompromat,
          même si la leçon semble avoir été apprise de façon balourde (affaire Skripal) :
          agir d’une façon qu’on puisse raconter l’histoire « autrement ».
          Très loin de la testostérone égocentrique de Trump et de la testostérone plus militaire des dictateurs du moyen-orient
          qui n’ont plus besoin, grâce à la poudre à canon, d’utiliser les ressources en « récits alternatifs »
          dont leur culture est pourtant très riche (on demande Isaac à la réception).

          1. timiota – 15 janvier 2022 à 21 h 31 min
            En gros vous me dites que le récit de l’Ouest est parole d’Évangile et qu’on ne prête qu’aux riches.
            Heureusement les États Unis d’Amérique du Nord déclassifient leurs archives secret défense dans des délais qui permettent assez souvent de montrer à quel point nous sommes manipulés.

            1
    1. Attention ! Ceci n’est pas un missile.
      Dans l’hypothèse d’un dire, porté par le souffle (je n’ai pas eu le temps de trouver mieux) de l’inconscient, qui serait prescriptif et uniquement prescriptif, on pourrait alors traduire « on va tous crever » par la prescription suivante : renforce-toi dans l’idée qu’un jour tu vas crever. Et on pourrait s’arrêter-là.
      Maintenant, aujourd’hui, j’ai envie de mettre en doute cette traduction que je fais comme tout le monde et partant du principe que l’inconscient est parfois un peu espiègle, je la remplacerais par : CREVONS TOUS ! Un crevons-tous Punk, No Future, un peu à la sauce God Save the Queen hyper-consciente de l’absurdité de son objet.
      Pour les âmes sensible, ce mot d’ordre est bien sûr à prendre de façon symbolique et pour ceux qui auraient encore du mal avec le parfum de ce symbole, ils ne leur restent plus qu’à se tourner vers CloClo, le polyglotte, maître dans l’art d’endosser le rôle du marchand de sable et à l’écouter dire : bonne nuit les enfants.

    1. Tout ça n’est qu’une question de moyens, nombreux somme toute et dont font partie l’hypnose, le GHB, l’éther, le zolpidem, le fait de surfer sur la microseconde entre le moment où l’on stresse et celui où l’on soupire, la valériane, le protoxyde d’azote, la kétamine, le Xanax, la droite de Tyson, des pratiques extrêmement dangereuses comme le jeu du foulard, etc.

  13. Les opérations sous fausse identité font partie de « l’art militaire » depuis la nuit des temps. Mais l’environnement moderne a offert aux Etats-Majors de nouvelles opportunités. Les cyberattaques, par exemple, se font systématiquement sous « false flag ».

    Mais il y a bien d’autres modes d’action dans ce genre :

    Le false flag à la Trump :
    Vous rentrez dans le lard de l’ennemi direct, et vous expliquez à vos partisans que c’est eux qui ont commencé. Simple, et efficace.

    Le rétro-false-flag :
    Vos services secrets convainquent l’ennemi de monter un false-flag contre vous, et vous les attaquez pendant leur opération. Comme ça, vous avancez avec l’aide de l’ennemi. Subtil !

    Le rétro false flag réciproque, dit « des légendes » :
    Pareil, mais l’ennemi le fait aussi, en même temps. Une chatte historienne n’y retrouvera pas ses petits. Vos généraux, non plus.

    Le même, avec salto arrière. Vous suivez ? Moi non plus…

    Le même, mais avec l’intervention des Marx Brothers. Le front est transformé en joyeux foutoir, et en franche rigolade. Plus personne ne sait plus qui est qui. Mon préféré !

    Le false flag à la François Hollande :
    Vous entamez une opération false flag classique, et vos alliés vous tirent le tapis sous les pieds juste à ce moment. Vous vous retrouvez à poil devant vos troupes, avec votre petit bedon. Hi Hi Hi !

    Le false flag belge, que, par égard pour notre hôte, je vais plutôt appeler le false flag … flamand, disons :
    Vous vous attaquez vous-même, mais avec une arme de destruction massive. Vous perdez, mais l’ennemi a une responsabilité écrasante devant l’histoire. Sauf si l’on apprend que vous êtes belge. Pardon : flamand !

    Les Etats-Majors ont à leur disposition des ruses innombrables !

    Du fond de son sac à malices,
    Mars va sans doute, à l’occasion,
    M’en sortir une – un vrai délice ! –
    Qui me fera grosse impression…

    1
    1. @Marc Peltier.
      Le corps de votre commentaire couplé à cette dernière jolie petite strophe, me fait pénétrer dans la très jouissive dimension des fractals. Merci à vous.

    2. Je l’ai déjà raconté : j’ai toujours eu cette capacité à pouvoir terminer une « nouvelle histoire belge » avant mon interlocuteur. Parce que je l’avais déjà entendue dans sa version originale : une histoire irlandaise racontée par un Anglais.

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  14. Je ne pense pas qu’il se passera grand-chose d’autre cette semaine. La semaine suivante, en revanche…

    Lavrov a rappelé le 14 janvier (1) que la Russie attend cette semaine les réponses écrites détaillées des Etats-Unis et de l’OTAN respectivement aux deux projets de traité que Moscou leur a envoyés.

    Si leurs réponses ne contiennent pas de concessions significatives pour Moscou – et ce ne sera probablement pas le cas – une réponse « militaro-technique » de la Russie est certaine. Poutine ne s’est laissé aucune possibilité de retraite, même modérément digne. Ce qui signifie qu’il a déjà décidé qu’il n’en voulait pas.

    Cependant, cette réponse « militaro-technique » pourrait être ailleurs qu’en Ukraine. La Russie a également d’autres options. Pour en citer quelques-unes, de la moins provocante à la plus provocante pour les États-Unis :

    1. Accord de partage nucléaire avec la Biélorussie
    2. Déploiement de missiles terrestres à longue portée à Kaliningrad.
    3. Mise en place de missiles dans des pays comme le Venezuela, le Nicaragua ou Cuba.
    4. Accord de partage nucléaire avec l’Iran

    Cette liste n’est pas limitative. Notez également que les points 1. à 3. seraient beaucoup plus faciles à défendre auprès du peuple russe qu’une guerre de conquête en Ukraine, même déguisée par un « incident » bien monté.

    Un point semble clair : il s’agira d’une action téméraire, du genre à faire un grand splash.

    (1) https://mid.ru/ru/foreign_policy/news/1794396/

  15. Des drones non-identifiés ont simultanément survolé au moins deux sites nucléaires suédois (1)

    [début de citation]
    le 14 janvier au soir, la centrale nucléaire de Forsmark, située à 140 km au nord de Stockholm, a été survolée par un drone inconnu, décrit comme étant assez imposant pour résister au vent, qui était fort à ce moment-là.

    Les policiers arrivés sur place peu après avoir été alerté par le service de sécurité de la centrale ont vu « le drone se déplacer autour de Forsmark pendant un moment avant de disparaître vers Gräsö [à l’est] », a indiqué la police régionale. Celle-ci a tenté de « localiser » l’appareil, y compris avec son propre drone. Mais sans succès. « Rien n’indique que le drone ait lâché quelque chose sur la zone ou qu’il ait atterri », a-t-elle précisé.

    Au même moment, à environ 500 km plus au sud, les installations nucléaire d’Oskarshamn ont également été survolées par un drone inconnu. Mais, à la différence du premier cas, les autorités suédoises n’ont livré aucun détail. Enfin, et selon la presse locale, des « objets » ont aussi été signalés au-dessus de la centrale nucléaire de Ringhals [située à 60 km de Göteborg, dans le sud-ouest de la Suède] et celle – aujourd’hui déclassée – de Barsebäck [extrême sud du pays]. Mais, pour l’heure, ces signalements n’ont pas pu être officiellement confirmés.

    « Ce sont des événements extrêmement graves. Nous enquêtons sur un lien possible, par le biais de la coordination nationale, entre ces incidents », ont indiqué les autorités suédoises. La SÄPO [le service de la sûreté de l’État] a été saisie et celle-ci coopére avec les forces armées pour mener ses investigations.

    Mais cette affaire ne se limite pas au survol des sites nucléaires suédois. Le 15 janvier, vers 15 heures, un drone de deux mètres d’envergure et de « type militaire », selon des témoignages cités par le quotidien Expressen, a été aperçu au-dessus du château de Drottningholm, qui est la résidence privée de la famille royale suédoise à Stockholm. L’incident a été confirmé par Therese Fagerstedt, la porte-parole des forces armées ainsi que la SÄPO… mais pas les caractéristiques de l’engin telles qu’elles ont été décrites
    [fin de citation]

    Les caractéristiques des drones, la simultanéité des survols sur au moins deux et jusqu’à quatre centrales nucléaires, plus la résidence des souverains suédois un peu plus tard pour faire bon poids, semblent exclure d’une part la plaisanterie d’un groupe d’amateurs, d’autre part même l’action d’un groupe non-étatique, dont très peu auraient les moyens de monter un tel projet – sauf probablement le Hezbollah du Liban et à la limite les trafiquants de drogue du Mexique, mais que viendraient-ils faire ici ? Tout cela fait fortement penser à l’action d’un Etat.

    Naturellement, il n’est pas question de pointer du doigt qui que ce soit. Ce serait некультурный comme disent les Russes (nyekoultourny) ce n’est pas quelque chose que les personnes civilisées feraient, un truc de barbare quoi. Et certes je n’ai pas envie d’être некультурный !

    Je souligne donc que cette information est naturellement hors sujet sur ce fil de commentaires relatif aux menaces de la Russie d’actions « militaro-techniques » si ses ultimat… pardon propositions de traité adressées à Etats-Unis et OTAN en décembre 2021 ne recevaient pas de réponse satisfaisante.

    Naturellement.

    (1) http://www.opex360.com/2022/01/17/des-drones-non-identifies-ont-simultanement-survole-au-moins-deux-sites-nucleaires-suedois/

    1. Bof, d’une part, le nucléaire ne présente aucun risque et quiconque prétend le contraire affiche ainsi son mépris pour l’avenir de la planète, d’autre part, quel est le pays qui a encore vraiment besoin d’une famille royale (un pays détenteur de drones à l’Est de la Suède a donné le bon exemple il y a un siècle environ) ?

      2
      1. Pas d’accord, la dynastie suédoise régnante descend de Bernadotte, et en tant que porteur d’un patronyme issu de la même région, je dois rappeler qu’un roi d’ascendance béarnaise même lointaine ne peut être tout à fait inutile !

          1. Exactement le nucléaire est une technologie sûre, invulnérable, que personne n’aurait l’imagination assez tordue de cibler. Et de toute façon les dômes sont bien prévus pour résister à l’impact d’un avion de tourisme donc un drone ne pourrait pas lui faire de mal. CQFD.
            Accessoirement un pilote suicidaire aux manettes d’un A320 ou des terroristes kamikazes auc’x manettes d’avions de ligne, ç n’existe pas et ça n’a jamais existé, renseignez-vous!

            2
    2. @Toulet Alexis La centrale nucléaire de Forsmark est le lieu où des mesures de radio-activités étonnantes avaient permis de détecter les conséquences de l’accident de Tchernobyl et de provoquer sa divulgation.
      Peut être y a-t-il de nouveau des mesures anormales et quelqu’un cherche à s’assurer sur place de la réalité de ces mesures.
      Il serait intéressant de connaitre le régime des vents à l’époque de l’évènement.

      https://iacase.org/64775/70568.html

      Ou quelqu’un voudrait connaître la sensibilité des moyens de mesure, raison pour laquelle aucune variation de celles-ci n’a été communiquée.

      Il peut tout à fait s’agir d’une action d’une quelconque organisation non gouvernementale, celles-ci ayant déjà pénétré des zones interdites avec des commando en deltaplane !

      Il peut s’agir d’une tentative pour tester et connaître les protections en place, soit en prévision d’une opération ultérieure, soit pour vérifier le fonctionnement de celles mises en place, dimensionner celles-ci, et motiver des décideurs.

      Enfin n’oublions pas qu’un drone non identifié reste un OVNI !

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