Qu’a dit exactement Mikhail Khodaryonok à la télé d’État russe ?

J’ai bien écouté et voici ce que j’ai entendu.

Mikhail Khodaryonok dit : « Que le moral des troupes ukrainiennes est à zéro est faux pour le dire gentiment. » – Notre propagande ment.

À plusieurs reprises il ignore les objections d’Olga Skabeïeva – qui ressemblent plutôt à du brouillage systématique – et poursuit imperturbablement en élevant de plus en plus la voix.

« Il y aura en face de nous, un million de soldats ukrainiens bien armés. La situation, franchement, va empirer pour nous. » – C’est clair.

« Dans notre pays ce dogme est fermement inscrit dans les esprits qu’un soldat de métier est un professionnel. Loin de là ! Loin de là ! » – Nous croyons à des dogmes comme celui-là.

« Mais un désir de protéger sa patrie tel qu’il se manifeste en ce moment en Ukraine, et il existe véritablement là car ils sont déterminés à se battre jusqu’au dernier homme… » – Éloge du soldat ukrainien.

« Comme les classiques du marxisme-léninisme l’ont dit – et de ce point de vue, ils étaient loin d’être des imbéciles – à l’arrivée, la victoire sur le champ de bataille est déterminée par un degré élevé de moral parmi les troupes qui versent leur sang pour les idées pour lesquelles elles sont prêtes à se battre ». – Au contraire de troupes qui versent leur sang pour des idées pour lesquelles elles NE sont PAS prêtes à se battre, suivez mon regard.

Et maintenant il se fâche carrément : « Tôt ou tard la réalité de l’histoire vous frappera si fort que vous le regretterez ». – Nous sommes très mal barrés.

« Le principal défaut de notre position militaro-politique, c’est que nous sommes géopolitiquement totalement isolés, et que nous soyons ou non prêts à l’admettre, c’est virtuellement le monde entier qui est contre nous. Et ça, c’est la situation dont nous devons nous dépêtrer ». – Nous avons perdu.

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100 réflexions sur « Qu’a dit exactement Mikhail Khodaryonok à la télé d’État russe ? »

  1. Il ne parle pas de mercenaires mais de soldats de métier, qu’on appelle les « kontraktniki » en Russie. Des engagés volontaires, si on veut.
    Le discours officiel est que les forces présentes en Ukraine sont (presque) exclusivement composées de ce type de volontaires, mais de mauvaises langues insinuent que des méthodes discutables sont employées pour faire signer lesdits contrats…

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    1. https://www.lemonde.fr/archives/article/2000/10/28/les-kontraktniki-mercenaires-russes-se-plaignent-du-mauvais-versement-de-leur-solde_3708984_1819218.html

      « Intarissables sur l’ivrognerie et la corruption de leurs officiers, les kontraktniki racontent comment, au début de l’été, ils furent peu à peu poussés dehors. Ils reçurent des consignes de « bonne conduite ». « D’abord, on nous a interdit de tirer. Un jour, un officier a exigé qu’au poste de contrôle nos armes soient tous les soirs bouclées au cadenas, alors qu’on dort toujours avec. Ce n’est pas une armée », raconte Kostia. »
      « Puis en juillet, au lendemain d’attaques de kamikazes tchétchènes qui firent des dizaines de morts parmi les troupes fédérales, la komendatoura de Chatoï fut réorganisée. « On n’était même plus payés, et le nouveau commandant a commencé à recruter des Tchétchènes soi-disant prorusses, et à leur distribuer des armes plus récentes que les nôtres, se souvient Rouslan, ils nous ont tout suite menacés. » Ce qui le décida, ainsi que ses 80 camarades engagés volontaires, à rompre dès le mois d’août leur « contrat ». »

  2. « Dans notre pays ce dogme est fermement inscrit dans les esprits qu’un mercenaire est un professionnel. Loin de là ! Loin de là ! » – Nous croyons à des dogmes comme celui-là.

    ce n’est pas exactement ce qu’il dit : le terme « contractuel » serait plus juste que « mercenaire »
    à ce moment de son intervention, je comprends qu’il fait allusion aux « contrats » signés par les conscrits (contrats par lesquels ils acceptaient, à l’insu de leur plein gré semble-t-il, de s’engager pour des opérations extérieures pour une durée limitée, 3 ou 6 mois de mémoire, au lieu des manœuvres qu’ils étaient sensés faire sur le territoire russe)

    il connaît suffisamment le terrain pour ne pas confondre le professionnalisme de ces conscrits (je suppose qu’il met dans le même sac les diverses milices séparatistes mais ce n’est pas dit) avec celui des Wagner ou des Kadyrov

    la référence (deux fois) aux « Classiques » a un petit goût de madeleine ! Même Skabeieva en est restée interdite.

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  3. La défaite ne peut être totale pour la Russie, car ils ont l’arme nucléaire et s’en serviront si l’existence même de l’état russe (au sens large de « l’état c’est moi » que Poutine a en tête) est menacée. L’objectif est donc de les affaiblir suffisamment pour que l’armée russe mette des années (voire dizaines d’années) à se reconstruire.

    D’ici là, le Monde se sera effondré, et les cartes auront été rebattues.

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    1. Non, je pense que vous n’avez pas bien « entendu ».
      C’est un peu l’histoire du sparadrap du capitaine Haddock …
      Le Colonel en retraite fustige « son peuple » mais pas dans un esprit de vengeance tourné contre l’Occident.
      Le « Nous avons perdu » final de PJ est on ne peut plus clair.
      La reconnaissance d’un échec est le début de la clairvoyance (pour ne pas utiliser un terme thérapeutique);-))

      Maintenant quel poids aura cette lucidité affichée sur son monde ? …
      Je souhaite que tous et toutes le suivent.

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    2. Mais ils ont les matières premières et l’énergie , ils peuvent reconstituer leurs stocks assez facilement , savez vous qu’à une époque ils avaient plus de 30 000 bombes atomiques

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  4. Il serait judicieux que les gouvernements occidentaux fassent comprendre à la Russie que l’OTAN n’est pas une menace en soi, en retirant des armes balistiques par exemple après un accord de paix avec l’Ukraine.

    Nous avons tous des intérêts communs !

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  5. Sur le mercenariat, il ne faut pas oublier qu’à part l’immense parenthèse soviétique, ce que fut le mode de « gouvernance » de l’Empire russe:
    Le tsar s’entourent de « grands marchands » qui ont des gros avantages monopolistiques ou autres, et qui en échange, assurent une partie des fonctions que nous appellerions régaliennes . Il me semble l’avoir lu entre autre dans Braudel (plutôt que Hobsbawm, qui parle du XXè siècle).

    La notion de « libre commerce » à grande échelle a donc été bien moins développée qu’en Occident, avec une « filialisation » d’une grande partie de l’économie. Certes en Occident, des grandes compagnies ont pu être fusionnelles avec les états (la VOC, compagnie des indes orientales, ou d’une autre façon les Krupps etc.), mais pas dans une semi-institutionnalisation comme la structure russe historique.

    Je vois le mercenariat et la « contractualisation » à l’aune de cette histoire, comme une « vassalisation financiarisée », où le discours de la noblesse sur l’honneur etc. qui sous-tendant la suzeraineté est substitué en grande partie par ce mode marchand.
    Très grossièrement, cela pourrait correspondre à la grosse nuance entre une économie « de stock » (au sens du foncier productif « de toute façon » grâce à une paysannerie habituée à faire du surplus à une échelle raisonnable) et une économie « de flux », où il faut drainer en permanence le long de longues voies marchandes les richesses plus lointaines, qui pourraient se détourner ou se tarir sans ce drain. Un héritage très lointain de la « route des varègues aux grecs » (route commerciale dont de grosses interfaces étaient en Urkaine, les varègues (vikings) savaient faire passer la ligne de partage des eaux de « l’isthme Baltique-Mer_Noire » en portant les bâteaux sur les tronçons marécageux, dans les zones type Pripiet et voisines, pour redescendre (je sais plus par quelle rivière : Don ? Pas Volga ?)

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  6. Je n’ai plus aucun doute sur la dénonciation de la guerre menée par Poutine dans les propos de ce colonel de réserve de l’armée russe.
    Reste un mystère, comment a-t-il pu sur la chaîne la plus regardée de Russie, tenir un tel discours, un véritable gifle adressée à Poutine et sa propagande ?

    Était-il convenu qu’il dise quelque chose de plus ‘soft’ de moins abrasif, et puis qu’il a pris sur lui pour dire ce qu’il avait sur le cœur ?
    Autre hypothèse, il y aurait des dissensions au Kremlin, plusieurs camps s’affronteraient sur la manière dont il faut poursuivre ou pas la guerre.
    Dernière hypothèse, ces dissensions se produiraient au sein de l’armée russe auquel cas il se sentirait en quelque sorte protégé.
    Une armée quelle qu’elle soit n’aime jamais être humiliée, or c’est ce qui se produit en Ukraine.

    Il ne reste plus qu’à scruter les prochaines interventions de Khodaryonok à la télé russe. S’il ne réapparaît plus c’est qu’il aura été mis sur la touche.

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    1.  » Ces derniers jours, certains blogueurs et experts militaires russes ont commencé à remettre en question la stratégie. Un blogueur russe populaire qui utilise le pseudonyme Vladlen Tatarzky sur sa chaîne Telegram a écrit : « Tant que nous ne connaîtrons pas le nom du « génie militaire » qui a mis un groupe tactique de bataillon au bord de la rivière et qu’il n’en répond pas publiquement, alors il y aura il n’y aura jamais de réformes dans l’armée. »
      https://www.theguardian.com/world/2022/may/17/is-putin-involved-in-strategic-battlefield-decisions-in-ukraine-invasion

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      1. Autre signe de mécontentement: en Russie des bureaux militaires attaqués au cocktail Molotov.

        « Douze incendies ont visé des bâtiments servant au recrutement de l’armée alors que les témoignages de réservistes de l’armée recevant des « invitations » à se présenter se multiplient.« 

        https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/18/en-russie-des-bureaux-militaires-attaques-au-cocktail-molotov_6126653_3210.html

        1.  » Avant même le début de la guerre, en janvier 2022, Mikhail Khodarenok avait déclaré à Meduza que si un conflit armé éclatait en Ukraine, « il prendrait des formes prolongées et sanglantes ». Il a également noté que le Kremlin n’est clairement pas prêt pour un scénario dans lequel l’Occident fournira des armes à l’Ukraine de manière consolidée.

          Début février, Khodarenok a publié un article « Les prévisions des politologues sanguinaires. À propos des faucons enthousiastes et des coucous pressés » dans la « Revue militaire indépendante ». Il a averti qu' »il n’y aura pas de blitzkrieg ukrainien » et a noté que la guerre avec l’Ukraine « n’est fondamentalement pas dans l’intérêt national de la Russie ».
          https://meduza.global.ssl.fastly.net/feature/2022/05/18/vse-glavnye-mirovye-smi-obsuzhdayut-kak-v-efire-rossiyskogo-tv-usomnilis-v-uspehe-spetsoperatsii

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          1. Ca ressemble à de l’authentique, mais méfions-nous encore un peu de la capacité du pouvoir russe en terme de mise en scène d’opposition fantoche, ce qui a été théorisé par l’idéologue dont j’ai oublié le nom, et qui correspond un peu au jeu d’apparence qu’il y a eu entre Medvedev et Poutine.

            Imaginons qu’il faille mettre un tiers des généraux à la retraite dans leur datcha, dans ce cas on fabrique l’opposition « sur mesure » d’abord qui donne des arguments de belle apparence; puis on enchaine ce qu’on avait prévu. La farce tragique de la dénazification peut aussi exister à l’intérieur du petit monde militaro-industriel qui gravite autour du Kremlin.

            Toutefois, dans le sens contraire, l’insistance des « intelligence service » occidentaux (UK etc.) à faire remarquer que Poutine est descendu assez systématiquement dans le micro-management de la guerre (« du niveau d’un général de brigade » dixit le Guardian) suggère qu’il n’y a pas d’autre stratégie globale sous le coude, et que Poutine, impassible en apparence, doit néanmoins passer ses nerfs en déplaçant des punaises sur une carte du Donbas à la veillée, et sommer le lendemain matin les généraux du coin d’attaquer là où le Maitre à dit.

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            1. On pourrait imaginer que cet ancien colonel dise des choses que Poutine ne peut pas dire alors qu’il a sans doutes plus ou moins les mêmes infos.
              Il semble dire en creux:
              Ce n’était pas une bonne idée pour l’avenir de la Russie d’attaquer son voisin.
              Quitte à le faire, il fallait y aller franco.
              Il n’y avait pas moyen de gagner en étant « humaniste ».
              Donc en se contentant d’armes conventionnelles.
              Mais maintenant il est trop tard. C’est raté pour la sidération. Le prix à payer serait bien trop élevé.
              Nous étions pat. Une nouvelle partie s »est engagée. C’est au tour de Poutine de l’être.

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            2. Quand même, depuis le début de cette histoire, les symptomes de la corruption font surface de manière assez cohérente.

              Des options stratégiques inadaptées, une logistique foireuse, des pannes mécaniques et des failles dans le moral des troupes, tous ces faits racontent la corruption à tous les étages.

              Et comment pourrait-il en être autrement, au pays des oligarques, forme la plus aboutie et la plus sauvage de la prédation financière ?

              C’est peut-être là tout simplement : Poutine a cru que son pays existait encore, alors que depuis quelques temps déjà, ce n’est plus qu’une somme d’intérêts individuels et friables.

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          2. Votre lien envoie sur un genre d’article de debunking qui explique que la presse occidentale a déformé les propos de Khodazrenok et cite verbatim la part de son discours où il évoque le danger d’une armée ukrainienne d’un million d’hommes armés par « le lead-lease et l’aide européenne ».

            Pour janvier, je suppose que vous faites plutôt allusion à celui-ci ?
            https://meduza.global.ssl.fastly.net/feature/2022/01/24/nato-perebrasyvaet-voennuyu-tehniku-k-granitsam-ukrainy-i-postavlyaet-ey-oruzhie-chto-eto-znachit-i-k-chemu-vse-idet

            Il y dit qu’il faut se méfier de l’armée ukrainienne, qui s’est reconstruite à partir de 2014 et a acquis de l’expérience au Donbass. Il analyse en détail les livraisons de matériel de l’OTAN de l’époque et considère qu’elles sont certes utiles, mais restent symboliques et par ailleurs difficiles à évaluer (en janvier 2022, hein 🙂 ).
            Il termine effectivement en disant que si conflit il y a, ce dont il doute, il sera long et sanglant, contrairement à ce que pas mal d’analystes militaires semblent, selon lui, penser à l’époque. Mais il dit aussi (3ème paragraphe en partant de la fin) :

            Однако, на мой взгляд, несмотря на эти поставки, с Россией Украина конкурировать никак не может. Боевые и оперативные возможности вооруженных сил России во многом превосходят украинские.
            « Cependant, à mon avis, indépendamment de ces livraisons [de matériel par l’OTAN], l’Ukraine ne fait pas le poids face à la Russie. Les capacités de combat et d’opérations des forces armées russes surpassent de loin celles de l’Ukraine. »

            Après quoi il ajoute que ce n’est pas l’armée ukrainienne qui dissuaderait Moscou, mais la position occidentale de « consolidation » du régime de Kiev.
            Comme quoi sa lucidité semble avoir eu des limites…

            Pour l’histoire des faucons et des coucous, je n’ai rien trouvé, mais si vous avez un lien, ça m’intéresse…

            1. PS à la modératiopn: désolé pour les coquilles, j’ai posté par erreur avant de finir de relire.
              Vous pouvez vous dispenser de publier ce message, et si vous avez la possibilité et l’envie de corriger mes fautes de frappe (lend-lease, Khodarenok…), ne vous gênez pas.

  7. Attention à l’emphase russe…

    Personne ne sait et ne comprend ce qui se passe en Russie, même pas les russes eux-même. On aime bien maîtriser les chose et raisonner rationellement. II n’y a pas de rationalité, il n’y a pas de but de guerre défini, il n’y a pas de projet d’occupation stable.

    Le burlesque de ces plateaux de propagande n’est rien en regard des fractures intra-familiales, de cousins russes qui expliquent à leur famille ukrainienne qu’ils vont bientôt être libérés! De quoi ..?des nazis bien sur! fin de la conversation. définitive.

    Les seuls éléments que l’on peut comprendre sont ceux ukrainiens:

    – ils ont été sidérés et abasourdis par ce qui arrive. Alors oui ça fait 8 ans que « ça dure », oui ils se sont « préparés », mais comme les suisses ou les finlandais, cette préparation avait un but dissuasif, si ils avaient pu imaginer une telle folie ils se seraient encore plus préparés!
    – ils ne sont aucunement bellicistes et le Dombas est le fruit et l’entière responsabilité des russes depuis 8 ans qui mènent, une propagande, une agression et une déstabilisation continue . L’histoire du sentiment initial d’oppression russophones est une vaste blague. Il a été patiemment construit par les russes à tel point que ici en Europe on parvient même à y croire, ou a en considérer une composante comme acquise du type « il n’y a pas de fumée sans feu quand même… ». D’un régionalisme comme on peut en connaître en France qui ne repose sur aucune oppression (à part l’opposition d’un état de droit à des comportement mafieux, et une histoire ancienne d’uniformisation), ils ont soufflé soufflé soufflé sur les braises.Il faut bien comprendre qu’au delà de cela ce sont des populations qui n’ont pas 100 ans dévolution démocratique derrière eux, l’esprit critique naissant est pour certains vite emporté par le rouleau de la propagande, et récupéré par les cliques mafieuses. Le modèle russe pource type de traquenard, c’est khadyrov.

    L’argument que les usa sont derrière et on « armés les ukrainiens » et « tendu un piège à Poutine », c’est du fantasme poutinien pur et dur. Ils ont armé par la force des chose et la de la situation. Comme ils ont armé l’europe et déclenché le plan Marshall. Leur politique s’adapte à la bêtise des hommes et fait preuve d’opportunisme, rien d’extraordinaire. Le modèele est libéral, le business prime, un certain nombre de valeurs sont partagées, la démocratie est imparfaite, mais tant qu’on n’a pas gouté à la dictature ou à la matraque, à un système de soin inexistant, on est très fine bouche.

    Les russes pourraient demain revendiquer la même chose en Bielorussie ou dans les pays baltes et le monter de toute pièces, jusqu’à s’en convaincre. C’est inexistant. En France une variate est le grand remplacement…

    LA majorité a voté pour rester ukrainiens, et aujourd’hui la honte l’incompréhension et la colère est telle qu’il se forcent à parler l’ukrainien, par rébellion.
    Imaginez la haine froide accumulée, ils sont en plus dos au mur sans aucun échappatoire, ça bombarde partout, ça rase de villes et des villages de manière sauvage. Les russes envois des troupes du fin fond de la Russie qui ne connaissent rien d’un ukrainien, et sont poussées à être le plus brutal possible.

    Il y a une donnée qu’il faut bien prendre en compte, avant de regarder la couleur de la fumée des cheminées du Kremlin, ou les joutes de tv-propaganda : les ukrainiens ne lâcheront rien. Ils se battent avec une rage froide pour leur terre et leur familles, et aucun russe de Moscou ou de St Petersbourg n’a envie de se battre durablement pour cela, même si dans leur tête ça chauffe comme des guirlandes dans un carton.

    L’autre donnée: c’est la folie atteinte par le pouvoir poutinien qui semble s’amplifier à mesure que l’erreur complète d’appréciation se révèle.

    C’est une situation explosive oui.

    Alors « ne pas humilier Poutine » (il le fait très bien tout seul), imaginer des « compromis », des « cessions territoriales », ce n’est pas une situation d’avenir. Jour après jour la dette du Kremlin s’aggrave vis à vis de l’ukraine. Les limites de l’insoutenable et le point de non retour est déjà dépassé. On a en face de nous un état puissant, qui a basculé ou s’enferme dans un jusqu’au boutisme ou une folie selon… et une population moderne, proche de nous, qui a le simple désir de vivre comme nous. Ils sont extrêmement touchés de l’accueil réservé aux réfugiés, ils touchent du doigt la liberté. Pensez vous un instant qu’à ce stade il y aura de la place pour un marchandage..

    Le seul objectif est une restitution intégrale des territoires ukrainiens avec retrait complet… Mais il va rester un dette morale, une honte pour les russes de la défaite de pour certains , de l’ignominie commise en leur nom pour d’autres, en espérant que Poutine tombe, meure, ou soit mis dans une boîte d’ici là, et qu’ils se garde de commettre l’irréparable.
    On ne peut que aider les ukrainiens à atteindre le plus rapidement possible cet objectif de mise a terre de la campagne russe. Un dictateur ne tombe que lorsque la peur change de camp, et il y a une dynamique qui doit le prendre de vitesse pour y parvenir.

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    1. quand même, quiconque a un peu voyagé en Ukraine et parle Russe ou Ukrainien sait que le bilinguisme (et on va laisser de côté le Hongrois, le Roumain ou le Tatar) y est effectif et que les remises en cause de la loi de 2012 sur le statut des langues (si péniblement adoptée) ont été une maladresse majeure des années post-Maïdan
      il n’y avait vraiment pas besoin d’offrir cela aux russes mais je ne vois pas d’où vient cette « histoire ancienne d’uniformisation » s’agissant des langues parlées en Ukraine

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      1. la biélorussie et l’ukraine c’est la même situation, 30 ans que la langue nationale le bielorusse ou l’ukrainien, etait vivante, mais sous utilisée tout le monde parle russe, des vieux dans les campagnes la langue nationales et le russe et parfois pas le russe. Et la langue d’usage le russe mais dans les administrations en Bielorussie, c’est officiellement le Bielorusse, et qui a « imposé » cet horrible diktat… Lukachenko lui même, ce brave caniche. A l’époque c’était pour se singulariser gentillement de Poutine car, il est caniche mais a toujours tenté de pas complètement se faire dresser… Alors oui dans les régions d’immigration russe plus récente en ukraine c’est moins imprégné. Mais ça n’en a jamais été un problème existentiel. Il n’y a que le Kremlin que la moindre poussière sur l’épaulette irrite et que ça rend fou a dessein dans les deux pays d’ailleurs.

        C’est une singularisation taquine, la langue des grands parents au départ, et puis la Russie devenant de plus en plus manipulatrice, agressive, c’est devenu un acquis et atout culturel dont ils ont peu a peu compris l’importance. Aujourd’hui beaucoup d’ukrainiens de 35/40 ans se forcent à parler l’ukrainien et à activement remplacer le russe faute de pouvoir mettre un coup de pelle à un soldat russe. Autre chose assez significative: ça leur permet de ne plus être confondu avec un russe à l’étranger. Les jeunes ont à présent fait toute leur scolarité en ukrainien et maîtrise parfaitement la langue.

        Il ne faut pas être devin pour comprendre que compte tenu des circonstances c’est un mouvement irréversible. Poutine a sali définitivement le monde russe pour des dizaines d’année. Et Kirill le patriarche des kalashnikov bénites, de même avec l’othodoxie. Les biélorusse n’attendent que la chute de leur épouvantail de chef, pour partir dans la même direction.

        Il faut se reveiller cette guerre n’est pas un problème linguistique. C’est l’aboutissement d’un délire nationaliste attisé par une nostalgie soviétique.

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        1. « Les jeunes ont à présent fait toute leur scolarité en ukrainien et maîtrise parfaitement la langue. »

          est-il possible de modérer votre enthousiasme uniformisateur ?
          de mémoire, la loi sur l’éducation date de 2017 … nous sommes en 2022, cela fait des scolarités un peu brèves , tout de même
          (sans compter avec les difficultés de mise en œuvre de cette loi : tous les enseignants ne sont pas devenus magiquement bilingues ou ukrainophones en 2017)

          1. Wiki: en 2000 , 70% étaient scolarisés en ukrainien mais ne t’inquiète pas ils parlaient aussi le russe à la maison tous les soirs avec papa/maman ! Donc sous entendre une conversion forcée en 5 ans de 2017 à 2022 en partant de zéro, c’est tordre la réalité et s’asseoir dessus.

            Dans le dombas ukrainien , possible qu’a certains endroits ce fut plus compliqué pour certaines écoles en 2017 de se conformer à 100% , d’autant plus que attirer des professeurs à proximité du zone de front ne devait pas être simple. Mais faut arrêter de recracher toute mâchée la propagande russe: à aucun endroit les russe ne sont accueilli en libérateurs de la russitude et de la langue russe soit disant opprimée.. personne ne veut de cette vie de m… et dans les regions conquises en 2014 après avoir fait fuir une bonne partie de la population, et installé une clique de nationalistes et matraqué de propagande, la réalité de l’ampleur du choix pro russe c’est croire aux lanternes.

            En 2014 la russie agresse, oui AGRESSE l’ukraine. Tu es étonné que pour faire ch…. les russes il passent cette loi. Qui est assez semblable à la situation bielorusse, mais pousse un cran plus loin, même si à la maison ça n’empêche pas de parler russe avec les parents.

            Les ados ukrainiens maîtrisent parfaitement la langue même si ça doit faire mal aux oreilles de certains. C’est bien sur devenu un outil d’affirmation identitaire au cours du temps, il y a eu une maturation et ce n’est pas tombé du ciel avec des baillonnettes. Et depuis 3 mois ils ont une fierté à s’exprimer en ukrainien.

            Mais tout cela n’est plus que de l’histoire ancienne.
            Ce que vient de commettre Poutine, c’est l’arrêt de mort de l’usage du russe en Ukraine pour les générations futures. Il pourra toujours danser dans sa tombe.

            Il y a une blague en ukraine actuellement : «  on est tous Klitchko… »

            Quand Klitchko est devenu le maire de Kiev il a du se mettre à l’ukrainien pour l’expression publique, et son ukrainien était approximatif, ça faisait sourire… ils le moquaient gentillement.
            Aujourd’hui ils se moquent tous d’eux même car la generation 40/50 , ils se retrouvent à baragouiner comme Klitchko.

            Mais encore une fois tous ces débats visent à tenter de trouver une responsabilité aux Ukrainiens. Leur seule responsabilité est de tenter de se débarrasser d’un système post soviétique depuis 15 ans sans l’aide de personne.

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            1. @alex cinq Merci pour toutes ces précisions
              Donc l’usage de l’Ukrainien est bien un marqueur identitaire nationaliste, qui n’est même pas basé sur une utilisation commune en tant que langue maternelle opprimée et maîtrisée.

              Il s’agit d’un mouvement de politique de séparatisme au sein d’un espace d’amitié entre les peuples (dont les ..stan) unifié au temps soviétique par l’usage de la langue russe comme langue impériale de communication (comme le français en AOF ou l’anglais …..).

              Il s’agit de participer comme en Biélorussie au démantèlement d’un empire avec retour à la féodalité sur une base nationale avec renversement possible d’alliance (vassalité) effectif en Ukraine.

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              1. Quelle drôle de manière de présenter les choses Ruiz.

                Tu pourrais donc analyser totalement de la même manière la résurgence du Breton, du Corse, du Basque, de l’Alsacien, de l’occitan en France n’est-ce pas sans parler des DOM TOM ? La France comme « espace d’amitiés entre les peuples unifié au temps » de la République « par l’usage de la langue » française « comme langue impériale de communication ».

                Les indépendantistes veulent donc retourner à la féodalité sur une base régionaliste ? Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire dans ton charabia pseudo logique ?

                1. @CloClo Bien vu ! Le mécanisme de ce type est également en cours, même s’il n’est pas aussi visible et reste favorisé, encouragé ou toléré dans la mesure où il favorise l’évolution souhaitée par certains acteurs.
                  A savoir affaiblir les identités nationales/linguistiques en Union Européenne et l’usage des langues nationales au profit de l’anglais.

                  L’idéal étant une Europe des régions où la commission n’a pas à subir l’influence des gouvernements de grands pays.

                  Féodalité est à prendre au sens d’émiettement de pouvoirs hiérarchisés.

                  Au plan local celà favorise certaines démarches politiques spécifiques comme en Catalogne ou en Corse en favorisant un milieu clos plus réduit.

                  L’indépendance n’est qu’une phase intermédiaire désirable avant une autre allégeance.

                  L’OTAN est une des rares organisations internationales où le français (partagé avec le canada) est reconnu (pour des raisons historiques).

              2. Je vais te le faire courte Ruiz: Bielorussie et Ukraine sont deux pays ancestralement bilingues où l’usage de l’une ou l’autre langue n’a que peu d’importance dans la vraie vie et ou l’une ou l’autre a été poussée cycliquement au cours du temps en fonction de l’évolution politique.

                Si ça t’intéresse de comprendre voici un excellent article qui retrace l’histoire de l’ukrainien .

                https://www.cairn.info/revue-cahiers-sens-public-2014-1-page-203.htm

                Ils veulent se débarasser du système soviétique puis Système Poutine. Donc que ce soit le drapeau ou la langue dite officielle nationale ce sont des affirmations du type: on ne veux plus d’ingérence russe. Ils s’en foutent de la langue. Les bœufs qui détruisent leur pays aujourd’hui sont les même qu’en 2014.

                Ils veulent que les russes (leur armée, leurs services secrets, et leurs politiciens fantoches) de cassent. C’est pourtant simple à comprendre. Et aujourd’hui l’irréparable a été commis.

                Ont ils le droit de choisir leur drapeau au fait Ruiz? ( le bielorusses le rouge et blanc qui porté en chaussettes te vaut 15 jours de prison)? ou est ce à tes yeux un comportement déviant de dangereux nationaliste?

                Tu as conscience de la brutalité qui s’exerce sur eux depuis ton canapé ?

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    2. @alex cinq « D’un régionalisme comme on peut en connaître en France qui ne repose sur aucune oppression (à part l… une histoire ancienne d’uniformisation) » Quel bel euphémisme pour faire oublier l’oppression linguistique, qui fait que le français est la seule langue utilisable officiellement au mépris du Breton, du Corse, du Basque, de l’occitan, de l’alsacien ….
      Il était tout à fait possible de comprendre que l’orientation proposée était une éradication à terme du russe, comme avait pu le faire un parangon de république démocratique la France (ou du français par l’Algérie ..) !

      D’ailleurs si l’Ukraine intégrait l’U.E. avec le russe comme l’une de ses langues officielles, celui-ci deviendrait une langue officielle de L’U.E, comme l’anglais qui actuellement n’est justifié que par l’irlande (et Malte ?).

      Peut être convenait-il de lui retirer préalablement ce statut.

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      1. L’opression linguistique. Un peu de décence dans les terme…C’est un vrai sujet en France effectivement. Massacres de masse, récupération par l’extrême droite, attentants.

        Etant né à Strasbourg et grandi la jusque 20 ans et 50 % de mes origines bretonnes et y passant beaucoup de temps tu ne prêche qu’un convaincu du fachisme de l’état opprimant que j’ai observé pendant 48 ans….
        Hallucinant.

        Ruiz je te l’ai déjà dit, émigre en bielorussie, tu t’y sentiras bien. Ça devient urgent vu tes propos.

        Nb: on en a quoi a battre d’avoir le russe en langue officielle en plus ou pas ? Ça semble te retourner les boyaux l’anglais. Tu vis dans quel monde ?

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        1. @alex cinq Il s’agit de pur nationalisme Ukrainien ou Biélorusse pour casser la zone d’influence impériale Russe qui s’était étendue comme langue internationale au temps soviétique.
          Comme l’arabe remplace le français en Algérie (pas le Berbère) pour diminuer l’influence de la culture française, comme le catalan va bientôt si ce n’est déjà fait empêcher d’être fonctionnaire si l’on ne parle que le castillan;
          A quand la Corse …

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          1. C’est exactement cela Ruiz 😂 allez sujet suivant.

            Va pas passer tes vacances là bas, pousses plus loin va en sibérie. Quand ils auront les yeux légèrement bridés et parleront russe tu seras arrivé. Ça s’appelle les bouriates, tu vas adorer, et il vint être tous d’accord avec tes belles théories.

            1. c’est quand même fatigant ce mépris de la Sibérie
              pour y avoir beaucoup crapahuté dans les années 80-90, j’en ai d’excellents souvenirs (la R504 en stop juste après l’inauguration de la statue de Neizvestny … 96 ?, 97 ?) et j’y ai gardé de nombreuses attaches (avec un peu de chance, je retournerai un jour à Ulan-Oude …)

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              1. Ce n’est pas du mépris, elle n’y est pour rien la Sibérie. Elle est immense, pauvre, éloignée, et on peut y enrôler des gamins » aninformés « plus facilement qu’ailleurs, pour les faire brutaliser des gens qu’ils ne connaissent pas à des miliers kilomètres de là. Une chair à canon idéale pour le commandement russe, doublée d’une cervelle à propagande idéale, car inaccessible à tout esprit critique.

                1. Il est assez clair que vous n’y avez jamais foutu les pieds et que vous parlez à votre aisé de gens dont vous ne savez rien
                  C’est dommage

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                  1. Bien sur que je n’ai pas eu la chance de découvrir ces beaux paysages.
                    J’ai par contre bien pratiqué et foulé la bielorussie, à Gomel, dans le sud où réside actuellement toute ma belle famille enfermée et éloignées de ses petits enfants grâce à la partie impériale de la grande russe , et nous hébergeons des ukrainiens de la partie ukrainienne de l’oblast de Donetsk. Ca te fend le coeur vis à vis de la Sibérie et de la Mongolie sans doute et des gens charmants comme la majorité des russes en temps de paix qui t’on accueilli là bas, mais ils les ont vu passer de près les troupes russes surtout à Gomel, et dans les deux sens. Leur exactions en ukraine commencent à être largement documentées. Et pour chaque village ce qui est décrit ne fait qu’empirer. La mise au jour des exactions ne modifie en rien les comportements suivants. Elles sont massives et systématiques dans les régions occupées et proportionnelle à l’état statique de l’armée russe (qui avait prévu d’avancer vite) résultat ils commencent par s’en prendre à la nourriture, puis reviennent pour l’alcool, puis passent aux viols, lorsqu’ils subissent des pertes d’embuscade, passent aux executions sommaires, et avant de lever le camp finissent par un pillage.
                    C’est la réalité quotidienne des régions peuplées occupées ou la soldatesque russe passe beaucoup de temps à attendre ordres et ravitaillement en vain. Il y a des unités russes décrites comme polies et puis des unités de l’horreur.
                    La présence des bouriates est quasi systématiquement rapportée, avec les tchétchènes ce sont bien sur les plus faciles à identifier on pourra invoquer un biais de perception bien sur…, néanmoins lors de l’accumulation de forces les vidéos de trains chargés d’unités traversant toute la russie sont innombrables. Cette chair à canon bon marché est régulièrement identifié parmi les comportements les plus brutaux . L’histoire fera le tri. Tu peux en douter, c’est ton droit. Je n’ai rien contre les russes ou la sibérie bien au contraire. Leur armée est une machine à broyer les hommes, ceux d’en face mais aussi et surtout les leurs contre la promesse d’une solde. C’est un instrument qui ne fonctionne pas comme nos armées, qui ne fonctionne pas comme l’armée ukrainienne, il faut bien garder cela à l’esprit… ça se rapproche plus d’une unité allemande en roue libre ou d’unités ss pendant la seconde guerre.
                    Alors quand j’entends les théories vaseuses issues de la propagande que reprend Ruiz du type qui implicitement sous entendent que c’est la responsabilité des Biélorusses ou des Ukrainiens qui ont provoqué les russes linguistiquement ou n’auraient pas du s’opposer à l’impérialisme historique russe, c’est juste insupportable. Et pour un Bielorusse, un Ukrainien et beaucoup de Russe c’est juste insupportable à entendre tellement cela n’a rien à voir avec la réalité.

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                    1. j’ai lu votre réponse avec attention mais je n’y vois rien qui permette de juger que les Sibériens sont « inaccessibles à tout esprit critique »
                      c’est très certainement aveuglement de ma part et vous avez sans doute raison d’opiner que les Sibériens, en quelque sorte, « ne sont pas entrés dans l’Histoire », eux non plus
                      j’en resterai là

                    2. En fait SlowXtal, personne n’est rentré dans l’Histoire vu qu’on est tous des abrutis, certains attachants et bienveillants d’autres dangereux et criminels, irrémédiablement ou pas, la plus part stupide et irresponsable. Je me classe facilement dans cette longue tradition de pauvre petite chose ignare pas bien fini.

                      On constate quand même que si les citadins ne brillent pas leur comportement bien souvent, les provinciaux non plus dont certains sont bêtes à manger du foin, sans parler de péquenots bas du front qui peuvent t’exploser la tronche en souriant parce que tu le vaux bien.

                      Pour preuve les résultats des élections en France par exemple, où le RN fait ses plus beaux scores dans la ruralité…

                    3. Pour les sibériens aucune idée si ils ont l’esprit critique, pourquoi n’en auraient-ils pas ? Généralité est mauvaise conseillère en la matière. Pour les Mongols durant la seconde guerre mondiale, pour ceux qui avaient été récupérés par les allemands, ils ont laissés des traces dans certaines mémoires niveau esprit critique on avait atteint le seuil surtout :

                      http://museedelaresistanceenligne.org/media589-Les-A#:~:text=Ces%20%C2%AB%20Mongols%20%C2%BB%20sont%20des%20militaires,dans%20ses%20op%C3%A9rations%20de%20r%C3%A9pression.

                      M’étonnerait pas que les méthodes de Poutine et sa magnifique armée Russe aient beaucoup à envier à la Wehrmacht de l’époque teinté de nazisme. Qui se ressemble s’assemble comme on dit. Belle brochette d’enfoirés quoi !

                2. @alex cinq C’est une pratique courante de tout grand empire, les romains utilisaient certains barbares assimilés contre d’autres, La France a utilisé de nombreuses ressources de ses colonies (tirailleurs marocains ou sénégalais ..) dans sa lutte intra-européenne contre l’armée allemande, les Etats-Unis on amené en Europe de nombreux noirs afro-américains, au cours de WW1 et les troupes de maintien de l’ordre genre CRS et gendarmerie mobile sont recrutées dans des provinces différentes de leur lieu d’emploi.

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    3. Sur la question de l’oppression linguistique en France, faites tout de même attention à ne pas considérer qu’une action de reconquête linguistique par les minorités ne serait légitime qu’en cas de violence guerrière de la part des dominants.

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  8. A vouloir toujours tirer des plans sur la comète, on finit toujours par se planter !!!

    Franchement, Paul & Alexis, on ne doit vraiment pas vivre sur la même planète !!!

    Car il ne faut pas écarter le risque qu’il y ait une mobilisation générale en Russie…

    La propagande de masse se poursuit de tous côtés dans ce sens ; dernier exemple :

    https://www.dp.ru/a/2022/05/18/Kadirov_prizval_ne_zhdat

    « Kadyrov a exhorté les Russes à ne pas attendre la mobilisation, mais à se « mobiliser » eux-mêmes. » ; dit autrement, la mobilisation est bel et bien en marche !!!

    Nous autres occidentaux présompteux sommes donc très très mal barrés en effet.
    Mais vu notre piètre bilan sur différents sujets internationaux, je n’en suis pas du tout surpris !!!
    Fort heureusement pour nous, les américains semblent une fois de plus très lucides sur ce sujet.
    Les renseignements américains semblent bien plus à l’aise en Ukraine qu’ils ne l’étaient en Irak…

    https://www.newsweek.com/russia-ukraine-mobilization-troops-putin-war-1707348

    Philippe

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  9. ce matin quand je me suis levé tout était calme et serein . Tout à coup un vol de corbeaux qu’n’avait pas vu depuis quelques jours est venu s’abattre sur le site .

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  10. Coucou,

    Pour continuer dans la geopolitique de comptoir, même Poutine n’a pas utilisé la bombe H. La stratagie MAD a fonctionné.

    Dans son ether mafio-religio-nationalo-anti nazi truc il n’a quand même pas perdu de vue que cela serait sa fin.

    Devant le spectacle de désolation en Ukraine que le délire d’une clique au pouvoir depuis tant d’année qui a essayé de saper , maintenant on le sait , systématiquement les organisations , propositions et autres accords internationanaux depuis 20 ans pour rétalbir la grandeur de l’empire déchu, je me demande comment nos dirigeants ont été aussi naïfs … et l’ont ils vraiment été ?
    Attention, en posant la question, je ne dédouanne pas , je ne relativise pas. Ce sont les russes qui ont attaqué et qui n’arretent pas la guerre actuellement.

    S’ils sont en état de doute maintenant, il faut que l’occident tende la main sans baisser la garde. Facile à dire. C’etait peut-être le dessein des stratéges américains, mais vu ce qu’il s’est passé en Irak ou en Afganistan, j’opterais plutot pour l’opportunité à saisir, la divine surprise de constater qu’un monstre qui se croyait invulnérable se dégonfle comme un ballon de baudruche; il peut encore cependant nous péter à la gueule !

    Bonne journée

    Stéphane

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    1. Les choses dégueulasses au fond de soi finissent toujours pas sortir surtout quand on prend le bâton tendu pour se faire battre.

      Il a tellement penser à lui en parallèle en prononçant ces mots que ça coulait de source logiquement…

      la seule chose dont on peut se réjouir c’est que les mandats de 4 ans ne sont renouvelables que 2 fois aux USA. Souhaitons que la Justice un jour face la part des choses (la planète aura pris 15 degrés avant !)

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      1. Oui et même à plusieurs pour voir comment seraient formuler les réponses.
        « Intéressant ».
        Très amusant cette courte séquence du vendredi (je crois) à « 28 minutes ».

    2. Assez consternants les ricanements des analystes télé que j’ai pu entendre après ce lapsus de Bush Junior, ceux-ci insistant sur le fait que Bush se moquerait de lui-même dans la pure tradition (qui existe) des présidents américains, alors qu’il ne fait en l’occurrence que se raccrocher aux branches en évoquant son age.
      Beaucoup interprètent cet énorme lapsus comme une culpabilité qu’aurait l’intéressé.
      Certes, mais culpabilité inconsciente ne faut pas aveu d’un crime contre l’humanité.
      Bush demeure dans le déni ; dans ses interviews Bush n’a cessé de justifier la guerre en Irak.
      Bref les présentateurs télé et autres analyses ne rendent pas justice à l’Histoire et la justice en s’amusant de ce lapsus. Et tous ou presque de s’écrier : mais jamais Bush ne sera traduit devant un tribunal ! Mais justement si, il le faudrait. Tout comme Poutine devra l’être.

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      1. @ PIERRE-YVES DAMBRINE
        Je n’ai pas vu mais j’imagine bien l’assurance de ces petits comités de gens qui savent et se confortent par le spectacle qu’ils donnent.
        A vrai dire, il faut traduire dans ces mimiques que les choses sont tellement mal enclenchées qu’il n’est plus question pour qui que ce soit d’envisager un quelconque redressement pour pouvoir établir un monde juste et serein, si ce n’est ces échanges enjoués comme un dernier divertissement.
        Contrairement à ce qu’ils expriment, ils ne sont pas réjouissant du tout sur ce qui nous attend.
        Et ce leurre est à lui seul un vrai lapsus.

  11. Chronique de Pierre Haski sur France Inter au sujet du discours de Mikhaïl Khodaryonok.
    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-du-mercredi-18-mai-2022

    Pour lui cette sortie a bien un but:
    « Les observateurs de la société russe écartent l’idée un temps avancée d’une mobilisation générale, qui passerait mal dans la population. Mais une campagne de recrutement de réservistes est en cours, qui seront formés et payés, c’est plus discret. »

  12. Moi aussi j’écoute et je lis un peu tout ce qui se dit sur cette guerre et je suis extrêmement inquiet.

    Certains vont encore me traiter de complotiste, de troll ou de plaisantin, mais depuis quelques jours, peut-être trois semaines, j’ai parfois l’impression que Zelensky est limite un traître à son pays.

    Apparemment l’armée ukrainienne aurait reçu l’ordre des responsables politiques ukrainiens de résister à tout prix c’est à dire de ne pas se replier en bon ordre vers l’ouest pour se redéployer derrière une ligne de front plus facile à défendre. Cela permet aujourd’hui à l’armée russe qui a la maîtrise de l’espace aérien de désintégrer lentement ladite armée ukrainienne en prenant tout le temps nécessaire. C’est grave. En fait si mon impression est juste, ça ressemble à une autorisation donnée à Poutine d’aller au bout de son agression. Mais pour quelle raison ?

    Bien sûr on peut espérer que ce Khodaryonok ait raison. Il s’agirait alors de sacrifier l’armée ukrainienne actuelle pour obtenir le temps de préparer une nouvelle armée forte de environ un million d’hommes et du matériel moderne que nous lui fournissons puis de lancer une grande contre-offensive.

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      1. @ petit CoCo : écrivons français, c’est vrai j’aime bien un petit coup d’eau de vie (‘vodka’ = ‘petite eau’) avec un morceau de chocolat. A cause de ma grand-mère, celle qui a perdu son mari dans cette région de Russie/Ukraine en février 43 lorsque les moudjiks des steppes ont commencé à écraser les surhommes. Nous, ses petits-enfants, le savions car elle sortait les bouteilles du fond du placard à balais soit disant pour nous faire plaisir mais assurément d’abord pour elle (mais pas tous les jours !). Ses enfants, ma mère etc. sont tombés des nues quand nous leur avons raconté ça quelques années plus tard.

        Ceci écrit, ça conserve : elle est décédée à 102 ans, en 2012, non sans m’avoir dit auparavant que ce qu’elle arrivait encore à lire dans les journaux lui rappelait les années 30 ce qui montre bien qu’elle avait bien toute sa lucidité.

        Concernant l’écrasement de l’armée ukrainienne actuelle, ou bien peut-être sa reddition : rdv dans quelques semaines.

      2. @CloClo Je n’ai pas bu une goutte ce soir… Les Russes viendraient de prendre New-York et progressent, la situation est très grave !

        1. Rien à foutre, les russes sont sans intérêt, aucun. Un pauvre type au pouvoir, un pauvre peuple sans aucun intérêt, une culture sans intérêt, zéro intérêt pour moi, une bande de macaque autour d’une noix de coco. Tant qu’ils ne passent par l’arme nucléaire ils sont quantité négligeable et intellectuellement sans intérêt.

          1. @CloClo

            Pour nous tous, la culture est l’œuvre de toute notre vie, et aujourd’hui nous nous retrouvons sur la ligne de front. D’un côté se trouvent ceux qui exigent qu’on interdise le cinéma russe et même qu’on abolisse toute la culture russe. De l’autre, ceux qui sont contre un boycott total de la culture.

            Tout de suite après le début de l’agression russe en Ukraine, je me suis exprimé contre toute interdiction totale du cinéma russe et contre le boycott de la culture russe. Certains de mes compatriotes ont réagi à cette prise de position en exigeant cette fois de boycotter également mes films – entre autres, mes films sur la guerre d’aujourd’hui et sur les guerres passées – Donbass, Maïdan, Babi Yar. Il est particulièrement saisissant que les mêmes films – Donbass et Maïdan – aient déjà été interdits quelques années plus tôt. Cela s’était produit dans la Russie totalitaire, sur ordre du FSB.

            Aujourd’hui les « activistes » ukrainiens exigent la déprogrammation de mes films dans l’Union européenne démocratique. Il faut donc constater à grand regret que, sur certains points, le programme d’action de ces « activistes » ukrainiens rejoint le programme que se donne le FSB russe.

            Hélas, le Festival de Cannes se retrouve lui aussi sur la ligne de front aujourd’hui. À ma connaissance, en soixante-quinze ans d’existence de ce festival, sa direction n’a reçu qu’un seul courrier d’un fonds étatique de financement du cinéma exigeant de déprogrammer le film d’un de ses concitoyens : c’était en 1969, il s’agissait d’Andreï Roublev d’Andreï Tarkovski. Cette année, l’histoire s’est répétée avec mon film, L’Histoire naturelle de la destruction, produit par l’Allemagne, la Lituanie et les Pays-Bas, dont la première mondiale aura lieu après-demain. Il s’agit d’un film abordant un problème grave, qui est aujourd’hui d’une terrible actualité dans le cadre de la guerre que la Russie mène en Ukraine. Le film pose la question : est-il possible d’utiliser la population civile et l’espace de la vie humaine comme ressources de guerre ?

            Apparemment, ce problème ne préoccupe pas tellement les dirigeants des organisations qui soutiennent le cinéma ukrainien. La seule chose qui les préoccupe, c’est qu’un citoyen ukrainien ait osé exprimer une opinion contraire à celle de la majorité. Ils mènent une guerre sur un front différent, le leur, pas celui où se joue le destin de l’Europe, de la civilisation contemporaine et peut-être même de toute l’humanité, mais sur celui où la construction d’une nation est remplacée par une guerre des cultures, où la connaissance de sa propre histoire est remplacée par la fabrication de mythes, où la libre parole et la liberté d’expression sont déclarées propagande ennemie.

            Les événements de ces trois mois de guerre, l’agression subie non seulement par les institutions culturelles – musées, théâtres, cinémas, galeries d’art, mais même les auteurs – les réalisateurs, les acteurs, les chefs d’orchestre, les peintres, les musiciens – exigent une réflexion et un débat de fond. Nous devons comprendre ce qui se passe et à qui cela bénéficie.

            La langue est une des catégories les plus importantes et les plus fondamentales de la culture. La compréhension du monde par l’homme se forme au sein de la langue et s’exprime à travers elle. Exiger l’interdiction d’une culture équivaut à la volonté d’interdire une langue. C’est une exigence aussi immorale que délirante. Comment peut-on interdire une langue parlée par trois cent cinquante millions de personnes sur terre ? En ce moment même, je m’adresse à vous en russe, dans ma langue maternelle, celle que j’ai parlée dans ma ville natale de Kiev depuis ma naissance. Cette langue est celle de la majorité des réfugiés des régions de l’est de l’Ukraine. C’est dans cette même langue que les héroïques défenseurs de l’île Zmeiny ont indiqué leur chemin aux agresseurs russes : « Allez au diable ! » L’Ukraine contemporaine est un pays multinational et multiculturel. Boycotter la culture russophone, qui est une richesse de l’Ukraine, est une demande archaïque et destructrice par nature. Qui plus est, elle contrevient aux principes européens du pluralisme culturel et de la liberté d’expression. Au lieu de mettre la langue russe, langue maternelle de trente pour cent des citoyens du pays, au service de l’Ukraine, en l’utilisant pour dire la vérité sur la guerre, les « activistes culturels » ukrainiens défaillent face à une tâche insensée et sisyphéenne – détruire ce qui est indestructible.

            Cela donne l’impression que ces personnes entendent par le mot « culture » un simple agrégat d’œuvres distinctes – des films, des romans, des spectacles, des tableaux, etc. Mais la culture, ce n’est pas cela.

            La culture est une activité humaine dans ses expressions les plus variées, ce sont les rituels et les usages de notre vie, les formes et les moyens de la connaissance de soi et de l’expression des êtres humains, c’est notre mémoire et les usages que nous en avons pour la préserver et la reproduire. Et, in fine, la culture, c’est sortir de la jachère pour nourrir le développement. Je pense que vous tous, collaborateurs de France Culture, mécènes et amis de cette merveilleuse institution, savez fort bien tout cela.

            Comment peut-on faire la guerre à tout cela ? Comment peut-on confondre les infamies commises par le régime russe actuel (en fait, depuis cent ans, tous les régimes en Russie furent infâmes) avec les œuvres des auteurs russes, souvent des parias, et presque toujours de tragiques prophètes dans leur propre pays frappé par le malheur, et qui sont devenus une part de la culture mondiale, et donc du patrimoine de l’humanité tout entière ? Comment peut-on exiger, en réponse à la barbarie perpétrée par le régime de Poutine par les mains des vandales russes en Ukraine, de détruire ou de rejeter ce qui s’est toujours dressé contre la barbarie ? Cela n’a ni logique ni sens.

            Le philosophe français René Girard écrit : « Seul l’être qui nous empêche de satisfaire un désir qu’il nous a lui-même suggéré est vraiment objet de haine. Celui qui hait se hait d’abord lui-même en raison de l’admiration secrète que recèle sa haine. Afin de cacher aux autres, et de se cacher à lui-même, cette admiration éperdue, il ne veut plus voir qu’un obstacle dans son médiateur. »
            Que nous arrive-t-il donc ? Qu’arrive-t-il à la culture ? Je suppose que c’est via une discussion de fond, une discussion constructive que l’on peut arriver à comprendre, et non via des postulats sous forme d’ultimatums et d’interdictions. Si nous parlons de cinéma, il me semble que l’Académie européenne du cinéma peut devenir cette plateforme pour une conférence européenne avec la participation de philosophes, anthropologues, historiens du cinéma et de la culture, critiques de cinéma, réalisateurs et scénaristes, afin de discuter de ce problème de grande importance.

            Stefan Zweig se remémore dans ses Mémoires l’atmosphère de la Première Guerre mondiale ainsi : « On ‘combattait’ la France et l’Angleterre à Vienne et à Berlin, dans la Ringstrasse et dans la Friedrichstrasse, ce qui était sensiblement plus confortable. Les enseignes en français et en anglais durent disparaître des magasins, on alla jusqu’à changer le nom d’un couvent, Zu den englischen Fräulein, parce qu’il irritait le peuple, celui-ci ignorant que, dans ce cas, ‘englisch’ avait un rapport avec Engel, les anges, et non avec les Anglais. De braves commerçants collaient ou tamponnaient ‘Que Dieu punisse l’Angleterre’ sur leurs enveloppes, des femmes de la bonne société juraient qu’elles ne prononceraient plus un mot français de toute leur vie. Shakespeare fut banni des scènes allemandes, Mozart et Wagner des scènes françaises et anglaises, les professeurs allemands décrétèrent que Dante était germain, les professeurs français que Beethoven était belge, on réquisitionnait sans la moindre hésitation les biens culturels des pays ennemis au même titre que les céréales et les minerais. Non contents que des milliers de citoyens pacifiques de ces pays s’entre-tuent tous les jours sur le front, à l’arrière on insultait et on diffamait de part et d’autre les grands morts des pays ennemis, qui reposaient silencieusement dans leurs tombes depuis des centaines d’années. »

            Cela ne vous rappelle rien ?

            Le destin m’a offert quelques années d’amitié avec la grande Irena Veisaitė, une juive de Lituanie qui avait survécu au ghetto de Kaunas, devenue professeure de théâtre et spécialiste de littérature allemande, une collaboratrice de George Soros et une personnalité publique en Lituanie. Un jour, Irena m’a raconté que, dans le ghetto, avec ses amis adolescents, elle avait organisé un club de lecture de poésie allemande. Le soir, ils se réunissaient en cachette et se déclamaient des poèmes de Goethe, de Heine, de Schiller. « Mais comment est-ce possible ? Pourtant la langue de vos bourreaux allemands résonnait tous les jours autour de vous ? » m’exclamai-je. Irena me regarda avec étonnement : « Oui, mais quel rapport avec Goethe ? »

            Peu nombreux sont ceux qui ont le don d’une telle sagesse d’âme, seuls quelques-uns peuvent atteindre à ce niveau d’humanité, seuls les véritables héros sont capables de noblesse. Mais chacun d’entre nous, gens de la culture, se doit de faire cet effort, pour résister à la barbarie sous toutes ses formes. On me demande souvent : que doit faire un artiste en temps de guerre ? Ma réponse est simple : rester sain d’esprit et défendre la culture.

            Je vous remercie.

            Sergueï Loznitsa
            (Traduit du russe par Joël Chapron)

            1. Je n’ai nullement envie d’interdire quoique se soit de culturel qui viendrait du Russe ou de Russie. Mon propos n’était sur les oeuvre, mais la culture au sens large. C’est un pays peuplé majoritairement d’arriérés comme il y en quasiment partout, et eux en plus ont 6000 ogives. C’est tout. Ne mélangeons pas tout.

              Je crois qu’on peut dire que majoritairement les gens supportent leur régime là-bas. Et en ce sens, rien à foutre de la « culture » russe (mais y a pas qu’eux qui m’indiffèrent en fait, la culture française aussi me pèse sacrément sur l’estomac)

              1
              1. Vous voulez dire culture au sens d’arrièrisme, de superstition, d’alcoolisme, de bêtise crasse, d’esprit borné, de racisme, de haine de l’étranger, de peur de l’autre etc c’est ça que vous entendez par culture russe au sens large ?

                Convenez que c’est curieux

              1. Toujours bon de rappeler ce qui devrait rester une évidence.

                Mais pourquoi demander à des artistes de prendre parti contre ? Il suffit qu’ils se taisent.

                Accueillir les Russes dans la maison commune ? Mais que ne l’avons-nous fait avant ?! C’est devenu impossible pour longtemps !

    1. Plutôt, on sait que c’est un mauvais timing pour l’armée russe : renouvellement des conscrits, avec la principale vague en mai,
      donc un max de conscrits non encore formé (certes encore « à l’arrière », et ce qu’on peut de soldatesque vaguement formée « au front »).

      Il serait très peu logique que l’Ukraine ne profite pas de cette relative faiblesse pour tenir une grande ligne de front.
      La défaite russe locale sur le franchissement de la rivière Sveroquelquechose il y a une semaine dit plutôt qu’ils font le bon calcul pour limiter les moyens et l’énergie des russes.

      Si de même les ukrainiens pouvaient infliger de lourdes pertes pour la tenue de l’île aux serpents, je ne vois pas pourquoi ils se gêneraient.

      1
      1.  » Alors que Alors que Khodarjonok soulignait récemment la forte volonté de combat des soldats ukrainiens et leur réarmement par l’Occident, il soulignait maintenant que les forces armées russes traquaient et détruisaient délibérément les armes étrangères. « Bientôt, il ne restera plus que des souvenirs des obusiers américains », a-t-il déclaré. Les éditeurs ont ensuite affiché à nouveau ces mots dans le programme sous la forme d’un grand tableau de citations. soulignait récemment la forte volonté de combat des soldats ukrainiens et leur réarmement par l’Occident, il soulignait maintenant que les forces armées russes traquaient et détruisaient délibérément les armes étrangères. « Bientôt, il ne restera plus que des souvenirs des obusiers américains », a-t-il déclaré. Les éditeurs ont ensuite affiché à nouveau ces mots dans le programme sous la forme d’un grand tableau de citations.  »
        Der Spiegel

        2
        1. Qui plus est en éliminant les armes occidentales ils éliminent aussi les soldats ukrainiens les plus aguerris car il va de soi qu’on ne les confie pas au premier venu…

          1
    2. L’armée Ukrainienne progresse dans la région de Kharkiv qui a été reprise jusqu’à la frontière, elle tenterait maintenant de couper la route du ravitaillement russe au Dombass.
      Sur la rivière Donets (affluent rive droite du Don) qu’elle a tenté de franchir, l’armée russe a subi une défaite cuisante : https://www.leparisien.fr/international/guerre-en-ukraine-la-traversee-de-la-riviere-donets-recit-dune-berezina-historique-pour-la-russie-18-05-2022-HGNGT4WLZZBHPM2LRILO4S5FH4.php.

      Pour le reste, effectivement les Russes intensifient leurs attaques …

      Autre élément à prendre en considération : selon certaines sources Poutine conduirait personnellement les opérations militaires, jusqu’au niveau tactique, ceci après avoir limogé de hauts gradés jugés incompétents. Comme chacun sait Poutine n’est pas un militaire, juste un ex agent du KGB assez médiocre ….

      https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-poutine-conduirait-les-operations-militaires-personnellement-20220517

      1. @ Pierre-Yves Dambrine.

        « La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires » avait dit, en son temps, Clémenceau.

        Alors la confier à un ancien espion, pourquoi pas ?

        Pour se documenter sur les rapports politiques/militaires on peut lire un excellent ouvrage, paru en 2010 aux Editions Singulières, intitulé « La guerre est une affaire trop grave… » coécrit notamment par un ancien officier de cavalerie, ingénieur en armement, René Fiore.

        On peut y lire (page 146) :  » L’OTAN ET LA RUSSIE. Les paroles du président russe Dmitri Medvedev, prononcées le 17/03/2009, ont un relent de la guerre froide « La première tâche c’est d’améliorer la capacité de riposte de nos forces. Et avant tout de nos forces nucléaires stratégiques qui doivent être en mesure de remplir les missions nécessaires à la sécurité de la Russie »

        A l’ouest on regardait ailleurs…

        1. Gaston
          Le fait est que sur le terrain le fait d’avoir développé les forces nucléaires n’est d’aucun secours en Ukraine pour Poutine car comme vous le suggérez vous-même tous les efforts ont été concentrés sur le nucléaire (et aussi le cyber ..) , l’armée ‘classique’ Russe étant dans un état déplorable aussi bien du point de vue de son moral, de sa cohésion, de son ingter-opérabilité, que de sa stratégie, d’où les difficultés à répétition rencontrées par cette armée. Le seul génie (du mal) qu’on peut concéder à Poutine c’est effectivement de faire peser cette menace nucléaire mais avec ce paradoxe que si elle était employée elle signerait en fait l’échec de sa guerre. Bref, je maintiens, un piètre stratège ce Poutine. L’impasse de la carte nucléaire trouve d’ailleurs une illustration dans la prise de contact des états majors US et Russes, chaque camps étant bien conscient qu’il faut éviter un dérapage. Autre signe, Poutine agite maintenant le spectre de la menace de la famine. S’il faisait de l’arme nucléaire une arme d’emploi il enverrait un ultimatum sur cette base, mais il ne le fait pas, on reste donc dans le cadre classique de la dissuasion nucléaire.

          Le fait que Poutine se mêle des opérations militaires sur le terrain traduit surtout son irritation, son manque de confiance dans les capacités de son armée et des ses généraux face aux difficultés rencontrées , face à l’insuffisance de ses services de renseignements trop cloisonnés pour être efficaces, tout comme un Hitler avait pris le commandement direct de ses armées quand il fut confronté à la résistance des armées russes avec le résultat que l’on sait.

          IL me semble que la phrase de Clémenceau concerne le fait de décider de la guerre, de ses buts et non pas la façon dont on mène la guerre sur le terrain au jour le jour, ce qui reste le métier des militaires et non pas des politiques.

        1. « Nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un grand pas en avant ».
          (En exagérant un peu moins, il dit que la tendance est bonne, mais il s’abstient de répéter que l’armée russe part de bien bas.

          L’entrainement des jeunes recrues fournira du mou vers le mois d’aout, en gros.
          Ensuite ce jouera l’export des céréales pour vider les silos pour la nouvelle récolte.
          Quid d’une opération par une flottille de petits bateau (façon poche de Dunkerque)
          le long du littoral en eaux peu profondes, mais par charges de 500 t (un camion =< 30t).
          Comme ce sont les eaux territoriales ukrainiennes puis roumaines jusque vers Constança,
          sans même approcher la russesque Transnistrie,
          cela me semblerait possible.
          Le "pixel" en terme de céréales, c'est le million de tonnes (12 Mt orge / an en France par exemple, ah… la bière…).
          Donc 2000 passages de ces petits tonnages par Mt, 1 par minute.
          Et l'attaque aérienne n'en vaudrait guère la chandelle (200 kE de céréale vs 15 ME de Mig ou Sukhoi).

          1. 02/03/2022 20:42:00

            Mikhail Khodarenok

            Les prédictions de politologues sanguinaires
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            Discuter sur le forum

            A propos des éperviers enthousiastes et des coucous hâtifs

            A propos de l’auteur : Mikhail Mikhailovich Khodarenok – ancien chef du groupe de la 1ère direction de la 1ère direction de la Direction opérationnelle principale de l’état-major général des forces armées de la RF, colonel.

            Certains représentants de la classe politique russe affirment aujourd’hui que la Russie est capable d’infliger une défaite cuisante à l’Ukraine en quelques heures (des périodes plus courtes sont également mentionnées) si un conflit militaire éclate. Voyons comment de telles déclarations correspondent à la réalité.

            Dans la communauté des experts de Russie, l’opinion s’est récemment enracinée assez fortement, selon laquelle il ne sera même pas nécessaire d’envoyer des troupes sur le territoire de l’Ukraine, puisque les forces armées de ce pays sont dans un état déplorable.

            Certains analystes politiques soulignent qu’une puissante frappe de feu russe détruira presque tous les systèmes de surveillance et de communication, l’artillerie et les formations de chars. Un certain nombre d’experts concluent que même un seul coup écrasant de la Russie sera suffisant pour mettre fin à une telle guerre.

            Comme cerise sur le gâteau, certains analystes soulignent le fait que personne en Ukraine ne défendra le « régime de Kiev ».

            PAS DE MARCHE FACILE

            Commençons par le dernier point. Affirmer que personne en Ukraine ne défendra le régime signifie, en pratique, une ignorance totale de la situation militaro-politique et de l’état d’esprit des larges masses de la population de l’État voisin. De plus, le degré de haine (qui, comme vous le savez, est le carburant le plus efficace pour la lutte armée) dans la république voisine par rapport à Moscou est franchement sous-estimé. Personne n’ira à la rencontre de l’armée russe avec du pain, du sel et des fleurs en Ukraine.

            Il semble que les événements survenus dans le sud-est de l’Ukraine en 2014 n’aient rien appris à personne. Alors, après tout, ils s’attendaient aussi à ce que toute la rive gauche de l’Ukraine, d’un seul élan et en quelques secondes, se transforme en Novorossia. Nous avons déjà dessiné des cartes, estimé le personnel des futures administrations des villes et des régions, et élaboré des drapeaux d’État.

            Mais même la population russophone de cette partie de l’Ukraine (comprenant des villes comme Kharkov, Zaporozhye, Dnepropetrovsk, Mariupol) n’a pas soutenu ces plans dans sa grande majorité. Le projet « Novorossiya » a été en quelque sorte imperceptiblement balayé et est mort tranquillement.

            En un mot, la campagne de libération de 2022, suivant le modèle et la ressemblance de 1939, ne réussira en aucune façon. Dans ce cas, les mots du classique de la littérature soviétique Arkady Gaidar sont plus vrais que jamais : « Il est clair que nous n’aurons maintenant pas une bataille facile, mais une bataille difficile. »

            « PAR UN PETIT SANG, UN COUP PUISSANT »

            Parlons maintenant du « puissant coup de feu de la Russie », qui détruira prétendument « pratiquement tous les systèmes de surveillance et de communication, l’artillerie et les formations de chars des forces armées ukrainiennes. »

            Cette expression montre à elle seule que seuls des travailleurs politiques peuvent dire une telle chose. Pour mémoire : au cours d’opérations militaires hypothétiques à l’échelle d’un théâtre d’opérations, on procède à des frappes sur des cibles prioritaires et à des tirs massifs. Notons qu’au cours de la planification optico-stratégique, les épithètes « puissant » (ainsi que « moyen », « faible », etc.) ne sont pas utilisées.

            La science militaire souligne que les frappes peuvent être stratégiques (cela s’applique surtout aux forces nucléaires stratégiques), opérationnelles et tactiques. En fonction du nombre de forces impliquées et d’objets touchés, les frappes peuvent être massives, collectives ou uniques. Il est encore préférable de ne pas introduire ou utiliser d’autres concepts, même dans les ouvrages de science politique.

            Les attaques sur des cibles prioritaires et les frappes massives peuvent être menées dans le cadre du front (les fronts aux frontières occidentales de la Russie n’ont pas encore été formés) ou du commandement principal des forces armées sur le théâtre d’opérations (jusqu’à présent, il n’en a pas été créé non plus dans la direction stratégique du Sud-Ouest). Tout ce qui est inférieur à cela ne constitue plus un coup massif.

            Et qu’est-ce, par exemple, qu’une frappe massive (MOA) du front ? Pour commencer, nous constatons que le nombre maximal de forces et de moyens d’aviation, de troupes de missiles et d’artillerie, d’équipements de guerre électronique prêts au combat et dont dispose le commandant des forces du front (formation optico-stratégique) est impliqué dans la MOU. Le MOU consiste en une sortie aérienne massive, deux ou trois tirs de systèmes de missiles OTP et TR, et plusieurs raids de tir d’artillerie. Si le degré d’endommagement par le feu de l’ennemi est de 60-70%.

            Quelle est la chose la plus importante dans cette affaire par rapport au conflit avec l’Ukraine ? Bien sûr, le MOU va infliger de lourdes pertes à un ennemi potentiel. Mais espérer écraser les forces armées de tout un État d’un seul coup, c’est faire preuve d’un optimisme débridé dans la planification et la conduite des opérations de combat. Au cours d’actions stratégiques hypothétiques sur le théâtre d’opérations, de tels MOU devront être appliqués non pas un ou deux, mais bien plus.

            Il faut ajouter par tous les moyens que les réserves d’armes prometteuses et de haute précision des forces armées de la FR ne sont pas de nature illimitée. Les missiles hypersoniques de type Zircon ne sont pas encore en service. Et le nombre de Kalibr (missiles de croisière lancés depuis la mer), de Kinzhals, de Kh-101 (missiles de croisière lancés depuis l’air) et de missiles Iskander se compte en centaines au mieux (en dizaines dans le cas des Kinzhals). Cet arsenal n’est absolument pas suffisant pour rayer de la surface de la Terre un État de la taille de la France et comptant plus de 40 millions d’habitants. Or, l’Ukraine se caractérise par de tels paramètres.

            À PROPOS DE LA SUPÉRIORITÉ AÉRIENNE

            Il est parfois affirmé dans la communauté des experts russes (par les fans de la doctrine de Douai) que, puisque les hypothétiques opérations militaires en Ukraine se dérouleront dans les conditions d’une domination totale des avions russes dans les airs, la guerre sera extrêmement courte et se terminera dans les plus brefs délais.

            Dans le même temps, on oublie quelque peu que les formations armées de l’opposition afghane pendant le conflit de 1979-1989 ne disposaient pas d’un seul avion ni d’un seul hélicoptère de combat. Et la guerre dans ce pays a duré jusqu’à 10 ans. Les combattants tchétchènes ne disposaient pas non plus d’un seul avion. Et la lutte contre eux a duré plusieurs années et a coûté beaucoup de sang et de pertes aux forces fédérales.

            Et les forces armées ukrainiennes disposent toujours d’une sorte d’avion de combat. Ainsi que des moyens de défense aérienne.

            À propos, les équipages ukrainiens des forces de missiles anti-aériens (en aucun cas géorgiens) ont considérablement pincé les forces aériennes russes lors du conflit de 2008. Après le premier jour des hostilités, les dirigeants de l’armée de l’air russe étaient sous le choc franc des pertes subies. Et il ne faut pas l’oublier.

            Déploré d’avance

            Maintenant à propos de la thèse « Les Forces Armées de l’Ukraine sont dans un état déplorable ». Bien sûr, les Forces armées de l’Ukraine ont des problèmes avec l’aviation et les systèmes modernes de défense aérienne. Mais il faut aussi reconnaître ce qui suit. Si jusqu’en 2014, les Forces armées ukrainiennes étaient un fragment de l’armée soviétique, au cours des sept dernières années, une armée qualitativement différente a été créée en Ukraine, sur une base idéologique complètement différente et en grande partie sur les normes de l’OTAN. Et des armes et des équipements très modernes sont fournis et continuent d’être fournis à l’Ukraine par de nombreux pays de l’Alliance de l’Atlantique Nord.

            Quant au point le plus faible des forces armées ukrainiennes – l’armée de l’air. Il n’est pas exclu que l’Occident collectif fournisse à Kiev, dans un délai assez court, des chasseurs, comme on dit, issus de la présence des forces armées – autrement dit, de seconde main. Toutefois, cette seconde main, du point de vue de ses caractéristiques tactiques et techniques, sera tout à fait comparable à la majorité des avions de la flotte russe.

            Bien sûr, aujourd’hui, les forces armées ukrainiennes sont nettement inférieures aux forces armées de la Fédération de Russie en termes de capacités de combat et de capacités opérationnelles. Personne n’en doute, ni à l’Est ni à l’Ouest.

            Mais cette armée ne peut pas non plus être prise à la légère. À cet égard, il faut toujours se souvenir du testament d’Alexandre Souvorov : « Ne méprisez jamais votre ennemi, ne le considérez pas plus stupide et plus faible que vous. »

            Maintenant, en ce qui concerne l’affirmation selon laquelle les pays occidentaux n’enverront pas un seul soldat mourir pour l’Ukraine.

            Il convient de noter que c’est probablement le cas. Cependant, en cas d’invasion de la Russie, cela n’exclut pas du tout une assistance massive aux forces armées ukrainiennes de la part de l’Occident collectif avec une grande variété d’armes et d’équipements militaires et des livraisons en vrac de toutes sortes de matériel. À cet égard, l’Occident a déjà fait preuve d’une position consolidée, sans précédent jusqu’à présent, qui, semble-t-il, n’avait pas été prédite à Moscou.

            Il ne fait aucun doute que les États-Unis et les pays de l’Alliance de l’Atlantique Nord vont entamer une sorte de réincarnation du Prêt-Bail, modelé après la Seconde Guerre mondiale, il n’y a aucun doute. Un afflux de volontaires de l’Ouest, qui peuvent être très nombreux, n’est pas exclu.

            PARTISANS ET CLANDESTINS

            Et enfin, à propos de la durée d’une campagne hypothétique. Dans la communauté des experts russes, on parle de plusieurs heures, parfois même de plusieurs dizaines de minutes. En même temps, on oublie en quelque sorte que nous avons déjà vécu tout cela. La phrase « prendre la ville avec un régiment aéroporté en deux heures » est déjà devenue un classique du genre.

            Il convient également de rappeler que le puissant NKVD stalinien et l’armée soviétique, forte de plusieurs millions de soldats, ont combattu la résistance nationaliste en Ukraine occidentale pendant plus de dix ans. Et maintenant, il existe une option selon laquelle l’ensemble de l’Ukraine peut facilement passer aux mains des partisans. En outre, ces formations peuvent facilement commencer à opérer déjà sur le territoire de la Russie.

            La lutte armée dans les grandes villes ukrainiennes est généralement difficile à prévoir. Il est de notoriété publique que la grande ville est le meilleur champ de bataille pour le côté faible et moins avancé techniquement du conflit armé.

            Les experts sérieux soulignent que dans une métropole, il est possible non seulement de concentrer un groupement de milliers, voire de dizaines de milliers de combattants, mais aussi de le cacher de la puissance de feu supérieure de l’ennemi. Et aussi de l’approvisionner en ressources matérielles pendant une longue période et de compenser les pertes en hommes et en matériel. Ni les montagnes, ni les forêts, ni les jungles n’offrent aujourd’hui une telle possibilité.

            Les experts sont convaincus que l’environnement urbain aide les défenseurs, ralentit le mouvement des attaquants, permet de placer un nombre record de combattants par unité de surface, et compense le décalage des forces et des technologies. Et en Ukraine, il y a plus qu’assez de grandes villes, y compris celles qui comptent un million d’habitants. Ainsi, l’armée russe, au cours d’une hypothétique guerre avec l’Ukraine, pourrait rencontrer bien plus que Stalingrad et Grozny.

            CONSTATATIONS

            D’une manière générale, il n’y aura pas de blitzkrieg ukrainien. Les déclarations de certains experts telles que « L’armée russe vaincra la plupart des unités des forces armées ukrainiennes en 30-40 minutes », « La Russie est capable de vaincre l’Ukraine en 10 minutes en cas de guerre totale » , « La Russie vaincra l’Ukraine en huit minutes » n’ont aucun fondement sérieux.

            Et enfin, le plus important. Un conflit armé avec l’Ukraine n’est actuellement pas fondamentalement dans l’intérêt national de la Russie. Par conséquent, il est préférable pour certains experts russes surexcités d’oublier leurs fantasmes haineux. Et afin d’éviter de nouvelles pertes de réputation, de ne plus jamais s’en souvenir.

            Source: https://nvo-ng-ru.translate.goog/realty/2022-02-03/3_1175_donbass.html?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=en&_x_tr_hl=en-US&_x_tr_pto=op,wapp

            (traduction grace a deepl.com )

            3
  13. Ça n’a rien a voir avec cette article, mais je ne sais pas ou le mettre.

    C’est sur cette question de chose qui echapperaient aux math et sont dans la physique.

    Les nombres entiers servent a compter et a ordonner

    Ce qu’on oublie souvent, c’est que les nombres qui servent a mesurer sont les rationnels et pas les réels
    (il existe aussi les ensembles rationnels mais je laisse tomber ici).

    Par exemple, personne n’a jamais mesurer racine(2) quand il mesure la diagonale d’un carre même si c’est sa vraie valeur.

    En fait les nombres irrationnels servent dans la réalité a faire des relations, je crois.

    Comme le nombre d’or: la seul relation sans nombre pour diviser un segment (il y a 3 longueurs ): le rapport des 2 plus grands longueurs est égale au rapport des 2 plus petites longueurs en gros: pas de nombre!.

    Tout ça parait très simple mais personne n’y pense.

      1. Phénomène surnaturelle!

        C’est justement en regardant cette vidéo et un autre truc que j’ai écrit cette piste de réflexion.
        Désole, je n’ai pas vu qu’on pouvait répondre, mystère….
        (Il y a un truc sur cette histoire de relation des nombres irrationnels que je n’arrive pas a dire.)

        D’ailleurs pour cette article ou je suis, je l’ai lu comme mème, j’avais oublié de le dire (je suis poli !).
        Et c’est vrai que je n’ai même pas pense a regarder comment se comportait les Russes qui,
        je n’en doute pas vraiment, se demandait vers quel délire allait Mr Poutine avec un acte aussi grave.
        Je croyais que tout était verrouillé.

    1. @ta ta Si l’on veut bien être un peu rationnel il faut concéder que les calculs ne se font pas avec des nombres réels mais effectivement avec des nombres rationnels, dans les calculateurs qui ne comptent pas en entier comme pour les comptables, les flottants sont en fait tous des rationnels.
      En revanche les théories ont besoin des nombres réels pour justifier des approches de calculs avancés, et ces nombres ne sont pour les mathématiciens en fait guère plus réels que les imaginaires…

      1. J’ai fait pas mal de math…

        Les imaginaires, c’est RxR avec une autre loi de multiplication?

        Ces calculs que vous dites avance sont justement des relations, penser a la loi normal et au lien avec la loi des grands nombres, la formule de Stirling (ou même celle Euler?), fonction Gamma, les processus de Levis: vous avez des relation partout des que ces nombres apparaissent je crois.

        1. @ta ta Une autre forme d’analyse, calcul différentiel et intégral, « Calculus », base des outils utiles en sciences de l’ingénieur d’où le côté un peu « réel » de l’usage des mathématiqies.

  14. Dans le premier post de ce fil twitter une vidéo absolument dégueulasse si elle est vraie.

    https://twitter.com/colonelhomsi/status/1527725184488202241

    Comme Elon Musk n’est pas encore propriétaire de twitter la vidéo est à moitie censurée, mais tout le monde peut la visionner facilement même sans compte, sur mon PC il a suffi de cliquer sur « view ».

    Le message qui accompagne la vidéo : « La République Populaire de Donetsk publie une vidéo de la libération de civils dans une banlieue de Severodonetsk ! Les Ukrainiens ont enfermé une famille avec de jeunes enfants dans la cave et placé une grenade derrière la porte. Après la libération des civils, les combattants leur ont amené de l’aide humanitaire »

    Je n’y crois pas. C’est forcément de la propagande russe. Les soldats ukrainiens ne peuvent pas avoir fait une chose aussi immonde. Quelqu’un ici pourrait-il le prouver ? Déjà concernant les grenades, on dirait des jouets en plastique, à moins que quelqu’un ne reconnaisse le matériel. Quel autre indice que c’est une mise en scène ?

      1. @alex cinq Vous savez lire, n’est ce pas ? Vous voyez ça où dans la vidéo exactement que c’est une série B ?

    1. #CloClo Parceque si c’est vrai, c’est pas humain, pire que bestial, donc je n’y crois pas. Mais j’aime être certain, d’où ma question.

      1. Un soldat n’est plus humain puisqu’il a le droit (le devoir ) de tuer.
        Je ne dirais pas bestial, c’est pas gentil pour les bêtes qui ne feraient jamais un truc pareil. Non, il n’est plus humain, c’est une machine à tuer. La preuve, on arrive maintenant à les remplacer par des machines. Si on rajoute la dessus la peur et la haine, le pire est toujours possible.
        Mais atentions aussi, en temps de guerre, la propagande aussi est une arme. Et s’il s’agit d’une mise en scène, elle est facile à monter.

        1. @Pascal J’avais mis « pire » que bestial justement parce qu’au moment d’écrire je me demandais quelle bête pourrait faire ça. En fait il y en a : certains mammifères mâles tuent les petits de leurs rivaux.

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