8 réflexions sur « Vidéo – Le transhumanisme et le posthumanisme aujourd’hui »

  1. Très intéressant et certainement un très bel ouvrage, mais malheureusement peu accessible compte tenu du prix de vente, certes dans la norme pour ce qui concerne un ouvrage universitaire, mais en dehors de ce que le vulgum pecus considère abordable. 🙄

  2. Pour me donner tort (voir il y a quelques jours Le Moment Pearl Harbor), l’éditeur Palgrave Macmillan a sorti une édition numérique de Humanism ad its discontent Le prix du kilo-octets est exceptionnellement élevé, quoique inférieur à un roman d’Amélie Nothomb (au kilo de texte) mais reste à deux chiffres contrairement à l’édition papier. Sur Amazon on peut consulter le sommaire, les fiches des auteurs, et quelques pages de texte, assez pour voir qu’il faut un cerveau en parfait état, et préalablement garni de pas mal de choses, pour en tirer profit. https://www.amazon.fr/dp/B09SDWR7ZT . On le trouve aussi ailleurs.

    Gratuit, un petit voyage dans le temps, jusqu’aux Lumières, le livre de lord Shaftesbury « Essai sur le mérite et la vertu », 1699, traduit par Diderot en 1745, où apparaît, semble-t-il pour la première fois, l' »Être Suprême » (Supreme Being) https://fr.wikisource.org/wiki/Essai_sur_le_m%C3%A9rite_et_la_vertu avec possibilité le telecharger pour les liseuses. Radicalement dépaysant.

  3. panorama très très intéressant sur le transhumanisme. traiter de Nietzsche en faisant un détour par Socrate pour aboutir entre autre à la chirurgie esthétique relève du grand art.
    Probablement que cet ouvrage n’a pas été traduit dans notre bonne vieille langue de Molière ce qui est regrettable pour le vulgum pecus comme le dit @tout me hérisse
    .
    Merci à M. Jorion pour nous en avoir fait une présentation qui elle est tout à fait accessible.

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  4. Trois grains de sel thomiens (grains de sable pour PJ?).

    1. À propos de la peau (33’30):

    « Tous nos actes de conscience élémentaire sont toujours plus ou moins des déplacements. Nous essayons de saisir un objet, et l’acte de saisir, c’est l’étincelle de conscience primaire. L’espace vu de cette manière ressemble à une couronne, et le corps à un trou, situé à l’intérieur de cette couronne. Le trou est constitué par les points que nous ne pouvons pas atteindre. Et il est bizarrement rempli par la douleur et le plaisir. C’est pour moi une sorte de miracle. La peau est une sorte d’onde de choc qui sépare deux types de conscience, la conscience motrice à l’extérieur, et la conscience essentiellement affective et cénesthésique à l’intérieur. » ;

    2. À propos de l’universel (à 46’10), du géocentrisme et de l’anthropocentrisme :

    – « Le modèle universel. On peut se faire une idée de ce modèle universel par la métaphore que voici : d’où provient en dernière analyse, la vie sur notre planète ? Du flux continuel d’énergie lumineuse émis par le soleil. Les photons solaires arrivés au contact du sol ou de l’eau des océans, y sont immédiatement stoppés et leur énergie se dégrade brutalement en énergie thermique. Il en résulte que la surface de discontinuité définie par la terre et l’eau est aussi une onde de choc, une véritable falaise où s’effondre la néguentropie du rayonnement solaire. On peut considérer la vie comme une érosion en quelque sorte souterraine de cette falaise qui lisse la discontinuité. Une plante par exemple, n’est autre chose qu’un déferlement de la terre en direction de la lumière et la structure ramifiante des tiges et des racines est celle même qu’on observera sur un cours d’eau ravinant la
    falaise et finissant sur un cône d’éboulis. Les plastides, véritables pièges à photons, sont les orifices minuscules où s’amorce cette circulation souterraine. L’énergie stockée sous la forme noble d’énergie chimique, commence sa lente dégradation. Comme un fluide, elle dévale souterrainement la falaise et sa circulation réalise à l’envers la pyramide
    écologique des êtres vivants. Chaque espèce vivante est une singularité structurellement stable, une chréode de cette circulation. De même qu’en Hydrodynamique, en régime de turbulence, l’énergie s’écoule des oscillateurs de basse fréquence vers les oscillateurs à haute fréquence pour finir dans le chaos thermique, ainsi dans la vie, les êtres à métabolisme lent (végétaux) sont la proie de ceux à métabolisme plus rapide (animaux). » ;

    – « Les situations dynamiques régissant l’évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés [et des espèces, c’est moi qui rajoute], ainsi l’usage de vocables anthropomorphes en physique est foncièrement justifié. » ;

    3. À propos de la distinction entre « à l’image de Dieu, Dieu lui-même » (38’50 )et « Dieu est en lui »:

    « En écrivant ces pages j’ai acquis une conviction; au cœur même du patrimoine génétique de notre espèce, au fond insaisissable du logos héraclitéen de notre âme, des structures simulatrices de toutes les forces extérieures agissent, ou en attente, sont prêtes à se déployer quand ce deviendra nécessaire. La vieille image de l’Homme microcosme reflet du macrocosme garde toute sa valeur: qui connaît l’homme connaîtra l’univers. Dans cet essai d’une théorie générale des modèles, qu’ai-je fait d’autre, sinon de dégager et d’offrir à la conscience les prémisses d’une méthode que la vie semble avoir pratiqué dès son origine? ».

    1. D’après le style et le vocabulaire, ces textes sont de la seconde moitié du 20e siècle, ou même attardés du début du 21e. De qui est-ce ? Plutôt d’auteurs pour revues à dos carré, certainement, que de magazines avec une agrafe au milieu (sauf peut-être le Nouvel Observateur au temps de sa gloire).

      A part ça, Gilbert Hottois est en numérique, et pour les radins https://cc1lib.vip/s/Gilbert%20Hottois (comme il est mort en 2019, la question morale de lire sans payer l’auteur est moins aigüe).

  5. Merci beaucoup, Paul, pour cette longué et passionnante présentation d’un ouvrage que je ne pourrai malheureusement pas lire, vue mon niveaux d’anglais ! 😁
    La dernière partie sur « l’homme comme conscience de l’univers » et sur laquelle vous passez rapidement est mon seul petit regret. Ce sera peut être un jour l’objet d’une nouvelle vidéo ? 😉
    Je reste persuadé qu’il y a là, matière à bouleverser notre regard sur non pas « qui » sont les hommes (l’humanité ) mais « que » sont les hommes (l’humanité ). Et que cette question est centrale dans notre rapport au monde.

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