Hongrie : une bonne nouvelle… enfin ?

Illustration par ChatGPT (d’humeur manifestement lyrique 😉 )

21h00 :

Je ne dis encore rien (nous avons tellement eu l’occasion d’être déçus ces temps derniers).

22h00 :

Orban a concédé sa défaite. Il faudra que Trump en prenne de la graine. Quant à J.D. Vance qui avait fait un détour par Budapest en route vers Islamabad, pour soutenir le candidat Orban, c’est vraiment la série noire pour lui : il peut aller s’occuper tout à son aise du blocus du détroit d’Ormuz (ce sont les pays du Golfe qui doivent être contents !) .

L’Europe en sort renforcée, on doit faire la fête à Kiev ! L’internationale néo-fasciste en prend un coup : bien fait pour sa pomme !

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36 réponses à “Hongrie : une bonne nouvelle… enfin ?

  1. Avatar de Pascal
    Pascal

    Espérons que JD Vance et Poutine ne sont pas venus expliquer à Orban comment garder le pouvoir en remettant en cause le résultat des élections !
    C’est un peu devenu la mode ces derniers temps.

    1. Avatar de Paul Jorion

      Orban vient de reconnaître sa défaite:

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        C’est Zelensky qui doit pousser un ouf de soulagement. Les milliards d’euros vont enfin être votés pour l’Ukraine.
        Quelles conséquences sur les extrêmes droites européennes ? A voir !

  2. Avatar de gaston
    gaston

    Ne boudons pas notre satisfaction, c’est un peu comme notre 10 mai 81.

    En espérant ne pas être déçus, « Libé » nous rappelle ce soir quelques faits :

    « … Peter Magyar…issu du Fidesz… jurant de démanteler le système politique mis en place par V. Orban auquel il a pourtant été étroitement lié jusqu’à récemment »
    « Il défend des positions très strictes sur l’immigration… »
    « Comme Orban il refuse toutefois l’envoi d’armes à l’Ukraine et s’oppose à une intégration rapide du pays dans l’UE ».

    https://www.liberation.fr/international/europe/elections-en-hongrie-peter-magyar-remporte-les-legislatives-face-a-viktor-orban-20260412_GXJBWFI35RH2DIPFV25P3HE4TA/

    1. Avatar de Thomas Jeanson
      Thomas Jeanson

      Validate or ban,

      That was the question…

    2. Avatar de tttt
      tttt

      Comme si pascal praud pouvait un jour être ministre, aussi doué que pete hegseth, au sein d’une autocratie néo fasciste à la française

      https://xcancel.com/splendid_pete

  3. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Effectivement, la seule vraie certaine bonne nouvelle.. c’est le taux de participation..
    Où l’on s’aperçoit que  » c’est possible..! « 

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Une autre, pour passer une nuit d’espérance…

       »  »  » Sur les quais de Barcelone, l’heure d’embarquer pour Gaza

      Proche et Moyen-Orient — Reportage

      Emmenée par plus de mille participants venus d’une centaine de pays, la ‘Global Sumud Flotilla’ a pris la mer dimanche 12 avril depuis le port catalan, sous les cris et les applaudissements, avec l’ambition d’interpeller les États sur la situation à Gaza.
      …(…)…

      https://www.mediapart.fr/journal/international/120426/sur-les-quais-de-barcelone-l-heure-d-embarquer-pour-gaza

  4. Avatar de Diotime
    Diotime

    on ne peut que se féliciter de la chute de M. Viktor Orban . Mais j’y vois aussi une victoire de la ruse de la raison . A voir . La Hongrie a besoin d’institutions publiques saines et fortes , socialement bénéfiques au plus grand nombre, pas du tout sûr qu’il se prête à cet exercice . Si je procède à un exercice de pensée j’en arrive à cette situation : victoire de Wauquiez face à Mme Marine LE Pen ou Jordan Bardella aux prochaines présidentielles .
    Mais ne gâchons pas notre plaisir …..enfin ! (et ces trois points de suspension sont lourds de possibles …😉)

  5. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Dans le même genre  » obligé d’ ‘entendre/tenir compte de’ la pression citoyenne… »

    Projet de loi Yadan…la pétition recueille + de 700.000 signatures… et donc… et donc…??…

    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/a-l-assemblee-la-conference-des-presidents-aura-rarement-ete-autant-mise-sous-pression_262537.html

  6. Avatar de FrMar
    FrMar

    ## Hongrie : la chute d’Orbán n’est pas la fin de son système

    Le podcast résumé ici est une émission de Deutsche Welle (DW News), présentée par le journaliste Ben Fajzullin, qui interroge la politologue Kim Lane Scheppele, spécialiste reconnue des institutions hongroises.
    Le document source est ici : https://www.youtube.com/watch?v=fjqhWTStvlE&t=345s

    Il y a des défaites qui clôturent une époque. Et puis il y a celles qui déplacent simplement le centre de gravité du pouvoir sans en briser la structure. La défaite de Viktor Orbán appartient clairement à la seconde catégorie.

    Après seize années au pouvoir, l’homme qui avait méthodiquement transformé la Hongrie en régime hybride — ni tout à fait démocratique, ni franchement autoritaire — reconnaît sa défaite face à Péter Magyar. Le choc est réel, presque spectaculaire : une participation élevée, un basculement massif des campagnes, et une victoire qui n’est pas simplement nette, mais structurellement écrasante. Pourtant, ce qui s’est joué ne peut pas être compris comme une alternance classique.

    Car Magyar n’a pas battu Orbán malgré son système. Il a gagné en l’utilisant.

    C’est le premier paradoxe de cette élection. Le dispositif électoral façonné depuis 2010 pour garantir la domination du pouvoir — pondération favorable aux zones rurales, transformation d’une majorité simple en supermajorité parlementaire — a fonctionné exactement comme prévu. Simplement, il a changé de bénéficiaire. Avec un peu plus de la moitié des voix, Magyar obtient une majorité écrasante de sièges. Le mécanisme n’a pas été brisé ; il a été retourné.

    Le second paradoxe tient au profil même du vainqueur. Magyar ne vient pas de l’opposition classique. Il est issu du système Orbán, parle au même électorat, occupe le même espace politique — celui d’un centre droit national-conservateur qui constitue le cœur sociologique du pays. Là où ses prédécesseurs échouaient en restant cantonnés aux villes, il est allé chercher les voix dans les villages, patiemment, physiquement, en contournant l’appareil médiatique contrôlé par le pouvoir. Cette campagne au contact, presque archaïque dans sa forme, a court-circuité un système de communication verrouillé. Elle a aussi permis une bascule décisive : pour la première fois, les bastions ruraux d’Orbán ont changé de camp.

    Mais gagner une élection n’est pas prendre le pouvoir, surtout dans un système conçu pour le retenir.

    Orbán ne s’était pas contenté d’incliner les règles électorales. Il avait verrouillé l’ensemble de l’architecture institutionnelle. La présidence, susceptible de bloquer les lois. La Cour constitutionnelle, peuplée de fidèles. L’appareil judiciaire, largement neutralisé. Les réseaux administratifs, politiques et économiques, structurés pour durer au-delà des alternances. Magyar hérite donc d’un pouvoir paradoxal : une majorité écrasante sur le papier, mais une capacité d’action immédiatement entravée.

    Son seul levier réel est celui-là même qu’Orbán avait utilisé avant lui : la majorité constitutionnelle. Elle permet de réécrire les règles, de modifier les institutions, éventuellement de remplacer les personnes. Autrement dit, de gouverner contre le système en reprenant ses méthodes. La tentation est évidente. Le risque aussi.

    C’est ici que la question centrale se pose, et elle dépasse de loin la Hongrie : peut-on démanteler un régime illibéral en utilisant les outils qu’il a forgés ? Ou bien ces outils finissent-ils toujours par reconfigurer celui qui les manie ?

    Pour l’instant, Magyar se présente comme un restaurateur de la démocratie, plus que comme un révolutionnaire. Son programme est étonnamment prudent. Il promet de lutter contre la corruption — cœur réel du système Orbán, davantage que son idéologie — notamment en rejoignant le parquet européen, ce qui reviendrait à externaliser une partie du contrôle judiciaire. Il annonce un rééquilibrage vers l’Union européenne, sans rupture brutale avec les orientations conservatrices du pays. Sur l’Ukraine, sa position reste mesurée, contrainte par une opinion publique travaillée depuis des années par une rhétorique nationaliste et méfiante.

    La rupture sera donc partielle, au moins dans un premier temps. Et elle sera lente.

    Car Orbán, même battu, n’a pas disparu. Il a, au fil des années, déplacé une partie de son pouvoir hors de l’État. Des réseaux de financement, des think tanks, des institutions comme le Mathias Corvinus Collegium structurent désormais une influence autonome, qui irrigue bien au-delà des frontières hongroises. C’est là que se joue peut-être l’essentiel : dans cette capacité à survivre à la défaite électorale en continuant d’agir sur le terrain idéologique et politique européen.

    À cela s’ajoute une dimension internationale non négligeable. Le soutien explicite de Donald Trump à Orbán, relayé notamment par JD Vance, n’a pas empêché la défaite — il l’a peut-être même fragilisé. Mais il révèle l’existence d’un axe politique transnational dont la Hongrie n’est qu’un nœud parmi d’autres. La perte du pouvoir étatique n’en signifie pas la disparition.

    Au fond, ce qui se joue aujourd’hui en Hongrie n’est pas seulement la sortie d’un régime. C’est une expérience grandeur nature : celle d’un système autoritaire partiellement consolidé, confronté à une alternance interne, portée par un acteur issu de ses propres rangs. Une sorte de mutation plus que de rupture.

    La question n’est donc pas de savoir si Orbán a perdu. Il a perdu, clairement. La question est de savoir ce qui, dans ce qu’il a construit, peut encore fonctionner sans lui.

    Et, plus profondément encore, si la victoire de Magyar marque un retour à la démocratie — ou simplement le passage à une autre manière d’habiter la même machine.

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      TOP-info….. qui fait réfléchir..

      Par contre.. les ‘vrais passants’ interviewés à Budapest le soir et l’atmosphère bon-enfant qui en percolait semble de bon aloi.. Maintenant.. Budapest.. c’est la capitale..!!

      1. Avatar de FrMar
        FrMar

        Moi aussi je suis en joie quand mon thermomètre tombe de 40 à 38 degrés mais je n’en délaisse pas pour autant les antibiotiques.

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          Of course..but… .. prenons notre part de satisfaction.. avec prudence.. et organisons-nous pour « lâcher » NOS 17 milliards d’€ au compte-goutte.. conditionnellement et à postériori de l’application des réformes indispensables..

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @FrMar Autrement dit Magyar (nom bien tombé pour un hongrois -comme françois ..-) a gagné la Primaire, comme Trump qui est allé cherché les voix par une visibilité médiatique forcée, mais au sein d’un Parti existant en coalisant des mécontents sur des thèmes porteurs non pris en compte et non pas en créant une tierce force d’opposition.

  7. Avatar de FrMar
    FrMar

    Le silence de Trump après la chute d’Orbán

    Nuit calme. Pas de message rageur, pas de majuscules, pas d’insomnie politique affichée de Donald Trump.

    Il y a des moments où l’événement est clair, massif, difficile à contourner. La défaite de Viktor Orbán en fait partie. Un allié idéologique de premier plan, battu nettement, après des années au pouvoir. Dans un univers politique ordinaire, la réaction suivrait presque automatiquement : soutien, critique, requalification. Ici, rien — ou presque rien — du côté de Trump.

    Ce silence intrigue. Mais encore faut-il éviter deux erreurs symétriques : le remplir trop vite, ou le considérer comme vide.

    La première tentation consiste à imaginer une stratégie sophistiquée. Un temps de latence, le temps de construire un récit cohérent. Ce serait plausible pour un acteur classique. Mais Trump n’est pas un acteur classique. Sa parole est habituellement immédiate, instinctive, parfois même irréfléchie. L’idée d’un silence destiné à “préparer” une ligne est donc, ici, peu compatible avec le personnage.

    Il faut partir d’un principe plus simple : Trump ne réagit pas toujours parce qu’il n’y a pas, pour lui, de raison immédiate de réagir.

    Une première hypothèse s’impose alors, presque banale : l’évitement. Ne pas commenter, c’est refuser de donner à l’événement un statut. La défaite d’Orbán existe, mais elle n’est pas reconnue comme un objet politique digne d’investissement. Chez Trump, cette forme d’indifférence apparente n’est pas exceptionnelle. Elle est même une manière de ne pas perdre symboliquement : ce qui n’est pas nommé n’a pas de prise.

    À cela peut s’ajouter un facteur plus circonstanciel : une tentative de discipline, imposée par son entourage. Des figures comme Susie Wiles sont connues pour chercher à canaliser ses prises de parole, surtout après des séquences jugées excessives ou contre-productives. Dans ce cas, le silence ne serait pas spontané, mais temporairement contraint. Pas un contrôle durable — difficilement compatible avec Trump — mais un frein momentané.

    Mais il faut surtout insister sur une troisième possibilité, souvent sous-estimée parce qu’elle est trop simple : l’absence de fidélité. Chez Trump, les alliances sont rarement des engagements durables. Elles sont des instruments. Viktor Orbán a été utile comme figure, comme symbole, comme point d’appui idéologique. Cela ne signifie pas qu’il doive être soutenu au moment de sa chute.

    Dans cette logique, un allié n’est pas trahi : il est simplement devenu inutile. Et ce qui est inutile cesse d’exister politiquement. Le silence n’est donc pas une hésitation, ni une stratégie complexe. Il est une forme de désinvestissement pur. Orbán n’est plus un levier, il devient un coût — ou pire, un rappel d’une défaite. Dans ce cas, il disparaît du champ d’attention. Non par hostilité, mais par indifférence active.

    Une quatrième possibilité, plus subtile, tient à l’absence de “prise” instinctive. Trump réagit vite lorsqu’il identifie une cible claire, un ennemi, un bénéfice immédiat. Ici, la situation est moins lisible : une défaite nette, mais sans angle évident d’attaque ou de récupération. L’instinct ne “s’accroche” pas. Et sans ce point d’appui, il ne se passe rien.

    Ces hypothèses ne s’excluent pas. Elles peuvent coexister, se renforcer, ou se succéder. Mais elles convergent vers une idée simple : le silence n’est pas nécessairement une stratégie élaborée. Il peut être le produit d’un système d’action où la parole dépend d’un déclencheur immédiat — et où, faute de déclencheur, rien ne vient.

    La question n’est donc pas seulement : pourquoi Trump ne parle-t-il pas ?
    Elle est : qu’est-ce qui, habituellement, le fait parler — et pourquoi cela ne fonctionne pas ici ?

    La réponse viendra sans doute avec la première phrase qu’il prononcera. Non pas parce qu’elle expliquera le silence, mais parce qu’elle en révélera la logique.

    ChatGPT

  8. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Le titre de l’article est clair : enfin ????
    avec un GROS POINT d’interrogation

    Magyar et son parti Tisza sont une émanation de Orban/ Fisdez

    Magyar a fait parti de Fisdez de 2002 à 2024 ( 22 ans d’appartenance ne n’effacent pas comme ça ,….)
    avant de de créer le nouveau parti Tisza , avec ses propres intérêts ( ==> remplacer le chef ????)

     » On prend les mêmes et on recommence » ???????????
    tout sachant que la société hongroise est très majoritairement : Tisza + Fisdez.

    Il va falloir voir ce que Magyar va mettre en place comme politique pour maximiser les intérêts de la Hongrie en louvoyant entre l’UE , La Russie , l’Ukraine , et autres ,…..

    La Hongrie a fait parti , par le passé , de l’empire Austro-Hongrois.

    1. Avatar de ludyveen
      ludyveen

      Gazprom or not Gazprom, that is the question; la balle est dans le camp de l’EU pour quelques semaines…

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      Un peu comme au Venezuela un changement dans la nuance, surtout des nouveaux aux manettes avec qui il convient de dealer, mais sans être à l’initiative du changement et sans pouvoir accuser l’U.E. d’avoir faussé les élections, (ni Orban de tricher !).
      Pas de rôle de Winner, l’élégance de ne pas insister sur le looser Vance à Budapest avant Islamabad.

    3. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      ((‘bard’))
      ————————

      Q : La montée de Péter Magyar et de son parti Tisza soulève en effet un débat intense : s’agit-il d’une véritable alternative démocratique ou d’une simple recomposition interne du système Orban ?

      Voici quelques points clés pour éclairer cette dynamique :
      1. Un pur produit du système

      Vous avez raison de souligner la longévité de son engagement. Péter Magyar n’était pas un simple sympathisant, mais un cadre bien placé (notamment à la tête de la gestion des centres de prêts aux étudiants). Son départ en février 2024 a été provoqué par le scandale des grâces présidentielles, ce qui alimente deux interprétations opposées :

      La rupture sincère : Il aurait réalisé de l’intérieur les dérives du système.

      L’opportunisme politique : Il aurait quitté le navire au moment où celui-ci tanguait pour tenter de prendre le leadership de la droite.

      2. « Prendre les mêmes et recommencer » ?

      Sur le plan idéologique, Tisza et le Fidesz partagent un socle commun :

      Souverainisme : Une méfiance vis-à-vis d’un fédéralisme européen trop poussé.

      Valeurs conservatrices : Un attachement à la famille et à l’identité nationale.

      Différence de méthode : Là où Magyar se distingue, c’est sur la lutte contre la corruption systémique et la concentration des pouvoirs médiatiques, deux piliers du régime Orban qu’il promet de démanteler.

      3. La structure de l’électorat

      Le paysage politique hongrois est effectivement dominé par ces deux blocs. Magyar a réussi là où l’opposition de gauche a échoué pendant 14 ans :

      Il attire les déçus du Fidesz qui restent conservateurs mais rejettent la corruption.

      Il s’accapare une grande partie des voix de l’opposition traditionnelle, jugée inefficace.

      Note : La stratégie de Magyar semble être de battre Orban sur son propre terrain (la droite nationale) plutôt que de proposer un virage libéral à 180 degrés. Pour ses détracteurs, c’est un « Orbanisme sans Orban ».
      ————————–

      (((Pas Kon..! ))) (((ni vraiment ‘équivalent’..)))

  9. Avatar de timiota
    timiota

    Surveillons les oléoducs et gazoducs qui alimentent la Hongrie.
    Et voyons quel chantage sera présenté à Magyar.
    Peut-être comparable aux changements de trajectoire de Mitterrand-Mauroy en 1983
    (le « tournant de la rigueur ») … ou bien plus ?

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      ——————–(‘bard’)———–
      Q : Et voyons quel chantage sera présenté à Magyar. ((@timiota 16h52))

      Votre intuition touche le nerf de la géopolitique hongroise actuelle. En cette année 2026, la sécurité énergétique de la Hongrie est devenue le levier de pression ultime, tant pour Moscou que pour Kiev ou Bruxelles, plaçant Péter Magyar dans une position de funambule.

      Voici les infrastructures critiques et les mécanismes de « chantage » possibles auxquels il est confronté :
      1. Les artères vitales sous haute tension

      La Hongrie dépend quasi exclusivement de trois infrastructures qui sont autant de « robinets » politiques :

      L’oléoduc Droujba (Pétrole) : Le tronçon sud traverse l’Ukraine. Début 2026, des interruptions dues à des « dommages techniques » en zone de guerre ont déjà servi de test de pression. Pour Magyar, la menace est simple : si l’Ukraine ferme définitivement ce tube en réponse à une politique jugée trop proche du Kremlin, l’économie hongroise s’arrête en quelques semaines.

      Le gazoduc TurkStream (Gaz) : Contrairement à l’Europe de l’Ouest, la Hongrie reçoit l’essentiel de son gaz via la Turquie et la Serbie (évitant l’Ukraine). C’est le levier de Vladimir Poutine. Si Magyar tourne trop brusquement le dos à Moscou pour plaire à Bruxelles, le Kremlin peut invoquer des « révisions techniques » pour faire exploser les factures de chauffage des ménages hongrois.

      L’oléoduc Adria (L’alternative croate) : C’est la seule porte de sortie vers l’Ouest. Mais ici, le chantage vient de Bruxelles et Zagreb via les tarifs de transit, obligeant Budapest à s’aligner sur les sanctions européennes pour garder l’accès au pétrole non-russe.

      2. Le dilemme de Péter Magyar : « Le chantage à la survie »

      Péter Magyar, qui se présente comme le candidat du changement « brique par brique », se retrouve coincé entre deux réalités :

      Le chantage russe : « Si vous démantèlez le système Orban, vous démantèlez aussi vos contrats gaziers préférentiels. » Magyar doit promettre de rester « pragmatique » sur l’énergie pour ne pas effrayer l’électorat qui craint la précarité.

      Le chantage ukrainien : Kiev utilise de plus en plus le transit pétrolier comme monnaie d’échange pour forcer la Hongrie à débloquer les aides européennes ou à cesser ses blocages à l’OTAN.
      Magyar a d’ailleurs déjà dû clarifier sa position
      en affirmant que la Hongrie fait partie de l’OTAN, tentant de désamorcer cette pression.

      3. La carte du « Double Jeu »

      Le risque pour Magyar est de finir par appliquer la même politique qu’Orban par pure nécessité technique .
      Si la société hongroise est, comme vous le dites, un mélange de partisans de Tisza et du Fidesz, c’est parce que les deux camps sont unis par une peur commune : la coupure d’énergie.

      Pour réussir, Magyar doit trouver un moyen de diversifier l’énergie (via le nucléaire de Paks II ou l’interconnexion européenne) sans que Poutine ne coupe les vivres avant que la transition ne soit faite .
      C’est une course contre la montre où le moindre faux pas diplomatique se paie à la pompe à essence.
      —————————-
      (((Dûr…dûûûrr…)))

      1. Avatar de ilicitano
        ilicitano

        Une petite info sur la Hongrie

        Les réacteurs nucléaires construits et à venir ont été construits et sont en cours de construction par Rosatom , l’expert russe et mondial dans la construction de réacteurs nucléaires qui permet de fournir de l’électricité.
        Rosatom étant constructeur de réacteurs mais aussi fournisseur des barres d’uranium pour le coeur du réacteur

        Ces réacteurs ont été construits grâce à des prêts de 10 milliards à taux variables octroyés par la Russie.

        https://www.nuklearforum.ch/fr/nouvelles/hongrie-une-nouvelle-etape-vers-la-construction-de-paks-ii/

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Paks

        *************
        L’énergie est la  » mère  » de l’économie :
        * sans pétrole
        * sans gaz
        * sans charbon
        * sans centrale nucléaire régulatrice en électricité d’une société basée sur les énergies renouvelables

        l’économie serait dans les plus grandes difficultés.

        Le problème est que l’UE :
        * peut être fournisseur de la devise € , grâce à la politique de Cohésion et de Résilience Européenne ( la Hongrie étant un état receveur )
        * mais ne peut pas être fournisseur d’énergies fossiles qu’elle ne possède pas .
        La situation du détroit d’Ormuz accentuant la fragilité énergétique de l’UE.

        Comme dit précédemment, Magyar devra jouer les funambules pour arbitrer UE / Russie où la transition énergétique ne se fera que sur , à minima , une génération .

        1. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          @Illicitano C’est pareil (ou pire) en Ukraine qui plus favorablement soyus cet aspect ne fait pas partie de l’U.E.

      2. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @Otromeros La Hongrie un marché potentiel pour placer la technologie nucléaire française sur financement de l’U.E. dans une potentielle zone de guerre ?
        A moins qu’elle ne préfère la technologie chinoise qui opère déjà des EPR.

  10. Avatar de Pascal
    Pascal

    Melania qui cause aux journalistes sans demander l’autorisation et maintenant, Poutine qui dit ouvertement que l’économie russe est dans le rouge, mais qu’est ce qui se trame ?
    Je ne fais bien évidemment pas de lien entre les deux si ce n’est sur le plan stratégique. Melania comme Poutine avance une pièce sur leur échiquier respectif. Mais quelle est leur stratégie ? Défensive pour Melania, peut-être ? Offensif pour Poutine, c’est certain.
    « Wait and see » comme disait mon adjudant !

  11. Avatar de Garorock
    Garorock

     » Grinex, une plateforme d’échange de cryptomonnaies utilisée par la Russie pour contourner les sanctions, a signalé une « attaque menée par les services de renseignement occidentaux ». La plateforme affirme que des pirates informatiques ont dérobé un milliard de roubles. »

     » The Bell : L’internet russe est désormais supervisé par le deuxième service du FSB. Ses agents ont tenté d’empoisonner Navalny.  »

     » Au moins 17 personnes ont été tuées dans l’attaque la plus meurtrière perpétrée par la Russie contre l’Ukraine cette année.
    Plus de 100 blessés à travers le pays après le lancement par la Russie de près de 700 drones et de dizaines de missiles balistiques et de croisière. »

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Garorock Il est sans doute difficile au Russes pour des raisons diplomatiques d’envisager d’accuser la Corée du Nord qui semble coutumière de cette source de financement.
      La CIA ou les Ukrainiens auraient des biens à acheter en Russie ?
      Ou pour financer (discrètement ?) des réseaux ?

      Au Liban cette année c’est 350 personnes qui ont été tuées en 10 minutes dans l’attaque la plus meurtrière.

  12. Avatar de Garorock
    Garorock

     » Le programme nucléaire de l’Iran gravement endommagé mais pas encore éradiqué
    Une partie du stock d’uranium hautement enrichi serait toujours enfouie sous le site d’Ispahan, mais selon 3 sources, il est possible que certaines quantités aient été déplacées. »
    https://fr.timesofisrael.com/le-programme-nucleaire-de-liran-gravement-endommage-mais-pas-encore-eradique/

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Garorock Que sait-on du programme de l’État d’Israël en matière de matériau fissile, de son stock, de ses capacités d’enrichissement, de la localisation des éléments intermédiaires ou finaux ?
      Qu’en publie la presse israëlienne ou états-unienne ?

      et dont la rivalité a menacé et réellement atteint l’existence de l’état d’Iran ?

  13. Avatar de gaston
    gaston

    Une autre bonne nouvelle :

    Analilia Mejia, de l’aile gauche du Parti Démocrate, soutenue par Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, remporte haut la main une élection partielle dans le New Jersey et entre au Congrès :

    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/avec-la-victoire-analilia-mejia-les-democrates-envoient-un-nouveau-signal-fort-avant-les-midterms_262759.html

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