Pollution et méga-machines

Illustration par ChatGPT

Prenons comme base approximative :

  • un citoyen européen « ordinaire » : autour de 5 tonnes de CO₂ par an ;
  • un Américain moyen : autour de 14 tonnes ;
  • un habitant très pauvre : souvent moins de 1 tonne.

Avec cette base :

  • Le United States Department of Defense (Pentagone + armées américaines) produit approximativement autant de CO₂ que :
    • 8 à 10 millions d’Européens ordinaires, ou
    • 3 à 4 millions d’Américains moyens.

Autrement dit : l’appareil militaire américain équivaut à un pays de taille moyenne.

Quelques exemples industriels :

  • Une très grosse centrale à charbon comme Taichung Power Plant a pu émettre à certaines périodes autant que :
    • 5 à 6 millions de citoyens européens.

Une seule centrale.

  • Le secteur mondial du ciment équivaut à :
    • environ 400 millions d’Européens moyens.

Pourquoi ? Parce que fabriquer du ciment libère chimiquement du CO₂ même indépendamment de l’énergie utilisée.

  • Le secteur mondial de l’acier :
    • équivaut à environ 500 à 700 millions d’Européens.
  • Le transport maritime mondial :
    • représente grosso modo les émissions combinées de plusieurs centaines de millions de personnes.

Et là on découvre quelque chose d’important : quelques dizaines de milliers d’objets techniques géants (navires, hauts-fourneaux, cimenteries, raffineries, avions militaires, centrales) pèsent autant que des centaines de millions de vies ordinaires.

Prenons maintenant des cas extrêmes de pollution locale.

Le complexe métallurgique Nornickel à Norilsk :

  • rejetait tellement de dioxyde de soufre que certaines estimations le comparaient aux émissions d’un grand pays industrialisé entier pour ce polluant particulier.

Autrement dit : une seule ville-usine pouvait rivaliser avec des dizaines de millions de personnes.

On peut aussi comparer avec l’aviation militaire :

  • un seul vol long d’un bombardier stratégique peut consommer autant de carburant qu’un automobiliste moyen en plusieurs années ;
  • un porte-avions et son groupe naval peuvent brûler quotidiennement autant de carburant qu’une petite ville.

Et c’est là qu’apparaît l’effet d’optique du débat écologique contemporain :

si vous regardez individuellement :

  • votre voiture,
  • votre chauffage,
  • votre steak,
  • vos sacs plastiques,

vous voyez des petites unités morales.

Mais si vous regardez le système physique réel :

  • armées,
  • ciment,
  • acier,
  • pétrochimie,
  • transport maritime,
  • aviation,
  • data centers,
  • crypto-minage,
  • guerre,

vous voyez des concentrations gigantesques.

Le système économique moderne fonctionne essentiellement grâce à ces énormes machines thermodynamiques.

Et c’est pourquoi les États hésitent énormément à les contraindre :

  • parce qu’elles produisent la puissance militaire,
  • la croissance,
  • l’emploi,
  • l’indépendance stratégique,
  • et parfois la stabilité politique elle-même.

Il existe donc une dissymétrie permanente :
on responsabilise facilement les individus parce qu’ils sont politiquement faibles ; on agit beaucoup plus prudemment envers les infrastructures lourdes parce qu’elles soutiennent la structure même du pouvoir économique et géopolitique.

En prenant un humain moyen mondial comme unité, soit environ 6,5 tonnes CO₂e/an — 53 milliards de tonnes mondiales divisées par ~8,2 milliards d’humains — on obtient ceci.

Bloc

Équivalent en “humains moyens mondiaux”

Armées mondiales

~450 millions d’humains

Ciment

~370 millions

Acier

~430 millions

Chimie / pétrochimie

~200 à 280 millions

Transport maritime

~115 millions

Aviation civile

~145 millions

Data centers + réseaux

~50 millions

Bitcoin / crypto-minage

~10 à 20 millions

Guerre d’Ukraine, moyenne annuelle récente

~10 à 15 millions

Total approximatif : 1,8 à 1,9 milliard d’humains moyens mondiaux.

Mais si l’on utilise comme unité non pas l’humain mondial moyen, mais le citoyen français / européen moyen direct, autour de 5 tonnes/an, cela donne plutôt 2,5 à 3 milliards de personnes.

Donc le résultat n’est pas « XX fois la population mondiale ». C’est plutôt : ces blocs industriels, militaires et logistiques représentent à eux seuls l’équivalent d’environ un quart à un tiers de l’humanité actuelle.

Donc nous ne polluons pas seulement comme individus-consommateurs ; nous polluons comme membres d’une espèce ayant construit un appareil technique collectif — armées, ciment, acier, chimie, transport, informatique, guerre. Le sujet réel n’est donc pas seulement « le comportement individuel », mais l’espèce humaine organisée en méga-machines industrielles et géopolitiques.

(ChatGPT)

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41 réponses à “Pollution et méga-machines

  1. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Les déplacements de population d’un pays pauvre vers un pays plus favorisé apportent une contribution à cet accroissement comme l’immigration en Europe depuis l’Afrique qui multiplie le fardeau climatique individuel par 5 ou le départ d’européens aux États-Unis qui multiplie (et à un plus haut niveau) ce fardeau individuel par presque 3 (5 À 14).

    Un jeune européen qui va poursuivre sa carrière aux États-Unis est alors deux fois plus impactant qu’un migrant qui traverse la méditerranée.

  2. Avatar de Jean-Francois
    Jean-Francois

    Précisions pour les émissions de CO2 par habitant en Belgique:
    Flandre: 11,1 tonnes,
    Bruxelles: 9,9 tonnes,
    Wallonie: 9,4 tonnes,
    (Source: Bureau fédéral du Plan)

    Bien qu’ayant des voitures et des chaudières au mazout plus polluantes que les Flamands qui sont mieux équipés en énergie électrique et renouvelable, les Flamands émettent plus de CO2 que les Wallons. Cette situation est liée à une consommation générale plus élevée en Flandre et à des voyages plus nombreux.

    PS. en France les émissions de CO2: 9 à 10 tonnes (source: SDES)

  3. Avatar de Hervey

    Terrifiant !
    J’avoue que cet alignement destructeur et méthodique de données a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête d’un chauve (c’est l’image désemparée qui me vient à l’esprit) … et je pense aussitôt à cette phrase de Paul Valéry : « Nous, civilisations, savons que nous sommes mortelles ».
    Bien sûr, Valéry disait cela dans un contexte différent mais cette même phrase s’applique et colle au tableau de Jorion d’une force impérative et surprenante et résonne comme un roulement de tonnerre suivant immédiatement la foudre.
    Terrifiant !

  4. Avatar de Dni_br
    Dni_br

    Votre texte montre bien les limites d’une écologie réduite à la responsabilité individuelle. Mais l’opposition entre “individus” et “structures” tend aussi à effacer la question sociale elle-même.

    Car la moralisation écologique reste très souvent descendante. En France par exemple, la figure du “pollueur” est fréquemment celle du type qui roule au diesel, fume des Gitanes, chauffe une vieille maison mal isolée ou continue une chasse encore souvent vivrière dans certains milieux populaires.

    À l’inverse, les flux les plus lourds — aviation internationale, logistique mondiale, infrastructures numériques, industrie lourde, finance carbone — restent beaucoup plus facilement pensés en termes stratégiques, économiques ou géopolitiques.

    Il y a aussi parfois une forme d’esthétique paupérisante assez paradoxale : certains signes historiquement liés à la contrainte matérielle ou aux classes populaires (réparation, récupération, bricolage, sobriété subie) deviennent des marqueurs culturels valorisés chez les classes les plus diplômées — sans que les rapports matériels eux-mêmes changent réellement.

    L’opposition entre “individu” et “structure” masque alors peut-être la dissymétrie centrale : tout le monde ne dispose évidemment pas du même pouvoir sur les flux matériels réels, ni de la même capacité à transformer ses pratiques sans subir directement les contraintes économiques.

    1. Avatar de Dni_br
      Dni_br

      le problème écologique n’est pas seulement celui des émissions ;
      c’est aussi celui de la distribution du pouvoir sur les flux, des formes de vie légitimes et de la capacité à imposer la définition morale du “bon comportement”.

    2. Avatar de Jean-François
      Jean-François

      @Dni_br
      “Votre texte montre bien les limites d’une écologie réduite à la responsabilité individuelle.”
      Il n’empêche que les émissions de CO2 sont le résultat des comportements de chaque individu et de ses consommations, lesquelles sont beaucoup plus importantes dans les pays riches. Supprimez les individus et vous supprimerez les émissions de CO2 sauf, bien sûr, celles naturelles de la faune, de la flore et de la géologie auxquelles ont ne peut pas attribuer le réchauffement climatique actuel. Il y a donc bien une responsabilité individuelle et ce n’est pas en refusant de la voir qu’on règlera le problème. Si la goutte d’eau qu’apporte le colibri pour éteindre les flammes n’a que peu d’effet, à l’inverse, la goutte de pétrole qu’il jette sur le feu propage activement l’incendie…

      1. Avatar de Dni_br
        Dni_br

        Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, s’il vous plaît. Je ne nie pas la responsabilité individuelle.

        Je souligne simplement qu’elle n’est ni distribuée, ni moralement exposée de manière symétrique selon les positions sociales et le pouvoir réel sur les flux matériels.

        Tout le monde consomme, bien sûr. Mais tout le monde ne décide pas, n’organise pas, ne profite pas et ne subit pas de la même manière les infrastructures qui rendent ces consommations possibles.

      2. Avatar de Dni_br
        Dni_br

        Et pour clarifier : je ne suis même pas certain qu’il existe encore aujourd’hui des gestes réellement “individuels” au sens où vous l’entendez. Remplacer son vélo par un vélo électrique, sa chaudière gaz par une pompe à chaleur ou acheter de la farine de sarrasin bio roumaine supposent déjà des chaînes industrielles, des normes, des infrastructures, des dispositifs d’incitation et des positions sociales très spécifiques.

        Donc avant de réduire la question écologique à une simple addition de comportements individuels, il faudrait peut-être regarder plus attentivement comment ces “choix personnels” sont eux-mêmes produits, orientés et rendus possibles socialement et techniquement.

        La question devient alors moins morale qu’historique et matérielle.

        1. Avatar de Jean-François
          Jean-François

          @Dni_br
          Oui, les “choix personnels” sont eux-mêmes produits, orientés et rendus possible socialement et techniquement. Ils peuvent même être guidés par la morale, la connaissance, les modes et les époques… Il n’empêche que les actes posés le sont par des individus sans lesquels rien ne se passe.
          Cela dit, dans mon commentaire, je ne parlais pas de “choix” mais plutôt de comportements qui peuvent être contraints par les nécessités, et même imposés par les autorités et les lois.

  5. Avatar de Hadrien
    Hadrien

    Je ne vois pas ce que ce message cherche à démontrer. Les cimenteries (et autres industries) tournent pour les consommateurs de ciment (et autres productions), donc pour les humains.
    Même la guerre et les armées sont des phénomènes consommatoires humains: elles polluent en fonction du nombre d’hommes et de la puissance des armes impliqués.

    Pour rappel: notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
    1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, transformées en pollutions, que nous appelons aussi « richesse », mesurée (+- correctement) par le « PIB ».
    2) L’équation de Kaya simplifiée lie ce PIB aux humains sur cette terre: PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
    3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
    3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
    3.2) Diminuer le niveau de vie moyen;
    Et/ou toute combinaison des deux.
    SIMPLE mais pas facile et TRES peu populaire.

    Ramené aux armées, vous remplacez « consommateur » par « soldat » et « niveau de vie » par « puissance des armes ».

    Pas besoin d’ IA. C’est à la portée d’ un enfant de 11 ans.

    1. Avatar de Philippe
      Philippe

      Pourquoi se limiter à ces deux seules possibilités ? On peut changer nos habitudes et comportements. Renoncer à la violence, l’armée et la guerre, construire en bois et rouler dans de petites voitures en matériaux composites. On interdit les crypros et on épargne l’IA, nous en avons trop besoin.

      1. Avatar de Hadrien
        Hadrien

        Ce que vous dites relève de mon point 3.2).
        Du point de vue général, il n’y a bien que DEUX possibilités.
        Par ex: « rouler dans de petites voitures » plutôt qu’en énormes SUV diminue le niveau de vie, tel que défini par notre civilisation.

        1. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          @Hadrien Non en fait il y en a une troisième changer le mode de vie faire les choses différemment :
          limiter les déplacements, notamment domicile travail, manger moins de viande et faire des biocarburants, consigner les emballages, bénéficier des subventions chinoises aux panneaux photovoltaïques et aux voitures électriques, au lieu de chercher à maintenir des emplois que nous avons perdu depuis longtemps dans l’électronique grand public, l’électroménager …
          développer la livraison à domicile en vélo en zones urbaines denses, limiter l’étalement urbain.

          Le niveau de vie (monétaire) n’est qu’un indicateur imparfait de la qualité de vie.

          1. Avatar de Hadrien
            Hadrien

            Ce que vous dites relève de mon point 3.2).
            Du point de vue général, il n’y a bien que DEUX possibilités.
            Par ex: « limiter l’étalement urbain » en fait partie et est une priorité. Les pavillons de banlieue, villas 4 façades, sont un aspect évident du niveau de vie (voir les USA) et entraînent artificialisation et gaspillage des sols, gaspillage de matériaux (conduites diverses), nécessité de la voiture individuelle , frais de chauffage, effluents vers la nappe phréatique etc..

      2. Avatar de Garorock
        Garorock

        Pourquoi se limiter!
        Suicidons les capitalistes et les rentiers.
        La pollution diminuera de moitié.
        Grock est à votre service.
        Profitez en !

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Hadrien A la guerre le soldat fait plutôt partie du consommé, du consommable que du consommateur.

  6. Avatar de Vincent Rey
    Vincent Rey

    ne pas toucher au principal…c’est là toute l’affaire ! On produit un SUV de 2,5 tonnes 400 chevaux, on lui met à l’avant une grille en forme d’alvéoles pour qu’on pense un peu aux abeilles, et roule ma poule !

    vous la cherchez, la raison de notre impuissance ?

  7. Avatar de Pascal
    Pascal

    Et oui, dans quelque domaine que l’on explore, un seul constat : on va dans le mur ! Et l’IA pour le moment reste un accélérateur. Désolé de faire ce constat vis à vis de notre ôte.

    Il pleut chez moi, je peux me lâcher et mettre le paquet ! 😉

    L’intelligence qui nous survivra parlera-t-elle d’anthropocène ou d’oilocène ?
    Ou encore de « pétrolocène » comme le proposait Paul il y a 4 ans :
    https://www.pauljorion.com/blog/2022/07/06/250-ans-de-petrolocene/

    Pour prendre de la hauteur (c’est toujours bon en période de dépression 😉 ), voici quelques éléments de conversation avec mon ami GPT.

    L’activité humaine est une expression du vivant, pas une rupture extérieure au vivant. Dans ce sens, même l’industrialisation peut être vue comme :
    – un phénomène émergent de la cognition humaine ;
    – elle-même produit de l’évolution biologique et culturelle.

    Et le vivant n’en est pas à sa première discontinuité.

    Le vivant lui-même produit des discontinuités majeures :
    – l’Great Oxidation Event a été une catastrophe pour de nombreuses formes de vie anaérobie ;
    – les crises d’extinction massives ont été déclenchées par des dynamiques biologiques, tectoniques ou climatiques ;
    – les innovations évolutives (photosynthèse, multicellularité, prédation complexe) ont reconfiguré la planète.

    On peut donc considérer que : L’industrialisation n’est pas une perturbation externe de la biosphère, mais une expression interne du vivant qui, via une lignée particulière, a atteint un degré inédit de couplage entre cognition, énergie et transformation matérielle, produisant une reconfiguration accélérée des cycles biogéochimiques.

    Hypothèse : Les civilisations énergétiques intensives (comme la civilisation industrielle fossile) ne sont pas une anomalie de la vie terrestre, mais une phase transitoire possible des systèmes vivants planétaires lorsqu’ils atteignent un certain niveau de complexité, de stockage énergétique et de traitement de l’information.

    Dans une perspective thermodynamique : Lorsqu’un système vivant planétaire atteint un certain seuil de complexité cognitive et matérielle, il peut générer une phase de “déstockage énergétique accéléré”, où les réserves accumulées dans les phases précédentes de l’évolution sont brutalement dissipées via des agents biologiques devenus technologiques.

    On peut même généraliser au-delà de la Terre :

    Dans un univers où :
    – l’énergie circule selon des gradients ;
    – la matière s’organise en systèmes complexes ;
    – la vie est une forme de structuration de la dissipation ;

    alors il est plausible que certaines planètes vivantes passent par des phases technologiques où la cognition biologique devient un accélérateur de dissipation énergétique à grande échelle.

    C’est une hypothèse discutée indirectement en astrobiologie sous des formes proches de :
    – “planètes énergétiquement actives” ;
    – ou “civilisations comme états transitoires de biosphères évolutives”.

    la civilisation industrielle pourrait donc être une phase de réorganisation accélérée des flux énergétiques d’une biosphère devenue capable de se représenter et de manipuler ses propres stocks géologiques. La grande différence actuelle, c’est que la biosphère s’auto-modifie à une vitesse supérieure à ses capacités d’adaptation historiques.

    On peut donc considérer que la civilisation industrielle peut être comprise comme une phase transitoire au sein de la biosphère terrestre, dans laquelle un système vivant particulier (l’humanité) a activé l’oxydation rapide d’un stock géologique de carbone lentement constitué, introduisant une rupture dans le régime de stabilité des flux biogéochimiques de la planète.

    La question qui vient maintenant c’est : Les grandes transitions de la Terre tendent-elles à stabiliser durablement le système, ou à produire des phases instables suivies de nouvelles reconfigurations ?

    En théorie des systèmes complexes (Prigogine et autres) : les systèmes loin de l’équilibre ne “se stabilisent” pas, ils évoluent par succession de régimes métastables séparés par des bifurcations.
    👉 Donc la stabilité est toujours : locale, temporaire, et dépendante du régime énergétique.

    L’histoire de la Terre n’est pas une progression vers la stabilité, mais une succession de régimes métastables de dissipation énergétique, séparés par des phases de transition instables qui réorganisent profondément la biosphère.

    Que vivons-nous actuellement ? Incontestablement une phase de transition avec la plus rapide dissipation énergétique connue de l’histoire de la Terre. L’avenir de la biosphère ira-t-il ensuite vers un régime métastable, ce retour se fera-t-il rapidement ou progressivement à l’échelle géologique ? Et bien, personne ne le saura, tout au moins personne de la civilisation qui est la nôtre.

    Vous me trouverez peut-être fataliste, mais j’ai renoncé, pour les quelques décennies qui me restent (j’espère !), à chercher à vider l’océan des déterminismes humains avec une petite cuillère.

    Que l’Ascension soit avec vous ! 😉

    1. Avatar de gaston
      gaston

      Attention, @Pascal, prendre de la hauteur, même le jour de l’Ascension, n’est pas neutre question bilan carbone.

      Ainsi, contrairement à ce qu’on pourrait croire, faire un petit tour en montgolfière n’est pas du tout écologiste, une heure de vol c’est l’équivalent de 450 km en voiture nous rappelle Reporterre :

      https://reporterre.net/Voler-en-montgolfiere-c-est-mauvais-pour-l-atmosphere

      Sinon, sur les places de la responsabilité de la société industrielle et celle du comportement individuel on peut lire un excellent livre paru il y a plus de dix ans qui a pour titre « Le Dernier qui s’en Va, Eteint la Lumière ». 😉

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        @gaston
        Merci du conseil, en retour je propose la lecture du livre « Les sept plumes de l’aigle » d’Henri Gougaud, garanti décarbonné et idéal pour prendre de l’altitude !😉

      2. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @gaston Même si la paille de Pilâtre de Rozier est remplacée par du Biogaz ?

        1. Avatar de gaston
          gaston

          La réponse est en fin de l’article de « Reporterre » que j’ai posté dans mon commentaire d’hier (16 h 43.)

  8. Avatar de Chabian
    Chabian

    Drôle de balance artificiellement créée : les humains contre les concentrations industrielles et le « pouvoir », les Etats. Car ces machines sont humaines, c’est nous et nous avons été exploités par l’industrie mais accros au salaire, au confort, aux machines individualisées (voitures, électroménagers, smartphone aujourd’hui). J’habite une région de vieille industrie polluante, pauvre et en déclin d’un passé glorieux mais socialement conflictuel. Je ne peux rien dénoncer des « autres ».
    Le dilemme du travailleur, c’est que sa vie est un non sens (la corvée, l’exploitation), mais confortable et pleine de compensations qui sont autant de compromissions (épargne pension, voiture de société, chèques-restaurants) qui sont autant de pièges moraux voulus par le patronat pour tenir les travailleurs.
    Ce billet transmet la responsabilité collective à… personne.

    1. Avatar de Garorock
      Garorock

      Nous sommes tous un peu responsables.
      Mais nous avons la présomption d’innocence.
      Au tribunal de l’éternité, le seul coupable, le seul qui prendra perpette, c’est dieu!
      Il faudra un jour penser à le socialiser.

      1. Avatar de Garorock
        Garorock

        https://youtu.be/Q6JJyTElehU?si=Ct_6PX1eSpo-AZKH
        VOTRE TRI EST INUTILE … On brûle tout et c’est un désastre !

          1. Avatar de gaston
            gaston

            Garo, une autre info est passée au travers des dents de votre grand râteau : El nino qui vient risque d’être le plus puissant depuis 150 ans, plus fort que celui de 1877 qui avait provoqué une hécatombe mondiale pour cause de famine. Cette année + 3° en moyenne s’ajoutant aux + 1.5° d’origine anthropique :

            https://www.meteo-paris.com/actualites/le-pire-el-nino-depuis-150-ans-les-scientifiques-redoutent-une-menace-climatique-exceptionnelle

  9. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Les USA sont les premiers au monde en investissement pour leur armée comme méga-machine

    Malgré quelques déboires en Iran , où le R.O.I ( Retour Opérationnel d’Investissement) ne semble pas positif pour le moment,

    L’investissement pour le Venezuela semble montrer un R.O.I positif avec l’annexion du pays en tant que 51ième état américain

    https://x.com/WhiteHouse/status/2054335002796576940

    gain opérationnel :
    * 29 millions d’habitants hispaniques
    * 303 008 000 000 de barils de pétrole ( première réserves au monde : 17% )
    https://www.worldometers.info/fr/petrole/

    Les gros Picks-Up , autres méga-machines pour se déplacer , vont pouvoir continuer à être alimentés en carburant et bien sur émettre le CO2 correspondant

  10. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Le DOD consommerait l’équivalent de 3 à 4 millions d’États-Uniens, la belle affaire ils sont 300 millions au moins, c’est à peine un peu plus de 1 % de leur consommation !
    Une baisse démographique de 1 % (par dénatalité ou arrêt de l’immigration) compenserait entièrement.

    1. Avatar de Hadrien
      Hadrien

      Vous avez compris 😉

  11. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Mythos d’Anthropic : la Mega Machine IA

    https://www.lerevenu.com/reussir-bourse/coeur-operations/mythos-d-anthropic-les-grandes-banques-americaines

    ## 🧩 **Résumé en 10 points essentiels**

    ### 1. **Mythos, l’IA d’Anthropic, déclenche une alerte majeure dans la finance US**
    Le modèle d’IA « Mythos », spécialisé en cybersécurité, a révélé des vulnérabilités critiques dans les systèmes informatiques des grandes banques américaines.

    ### 2. **Déploiement d’urgence dans les banques**
    Plusieurs établissements ont dû accélérer leurs mises à jour de sécurité, passant de délais habituels de plusieurs semaines à quelques jours seulement.

    ### 3. **Une IA capable d’analyser des millions de lignes de code**
    Mythos identifie des chaînes de failles complexes à une vitesse inaccessible aux équipes humaines.

    ### 4. **Risque accru autour des failles “zero‑day”**
    L’IA détecte des vulnérabilités inconnues des développeurs, donc sans correctif immédiat — un risque majeur pour les infrastructures bancaires.

    ### 5. **Systèmes vieillissants : un talon d’Achille**
    Les banques américaines utilisent encore des systèmes hérités des années 1990, augmentant leur exposition aux failles.

    ### 6. **Des milliers de vulnérabilités critiques déjà identifiées**
    Selon S&P Global Market Intelligence, Mythos aurait découvert des milliers de failles à haute criticité dans les OS et navigateurs.

    ### 7. **Mozilla a corrigé 271 failles dans Firefox grâce à Mythos**
    Un exemple concret de l’impact immédiat de l’IA sur la cybersécurité.

    ### 8. **Les régulateurs s’inquiètent**
    En Allemagne, les autorités financières évaluent les conséquences de cette nouvelle génération d’IA offensive/défensive.
    Au Japon, les mégabanques devraient bientôt accéder à Mythos.

    ### 9. **Le projet “Glasswing” reste limité à 11 organisations**
    Mythos n’est accessible qu’à un cercle restreint d’institutions partenaires.

    ### 10. **Un tournant stratégique pour la cybersécurité mondiale**
    Les cyberattaques pourraient désormais évoluer « à la vitesse des machines », obligeant banques, États et entreprises à repenser leurs défenses.

    ## 📊 **Chiffres clés mis en avant**
    – **271** vulnérabilités corrigées dans Firefox
    – **Des milliers** de failles critiques identifiées dans les systèmes bancaires
    – **11** organisations ont accès à Mythos via Glasswing
    – **Délais de correctifs réduits** de plusieurs semaines à quelques jours
    – **Hausse forte** des cybermenaces dopées par l’IA en 2026

    ## 🔍 **Enjeux stratégiques**
    – Accélération de la course IA entre cyberdéfense et cyberattaque
    – Fragilité structurelle des systèmes bancaires hérités
    – Dépendance croissante des institutions financières à des IA privées
    – Pression accrue sur les régulateurs internationaux
    – Risque systémique si des vulnérabilités critiques étaient exploitées avant correction

    GPT

    1. Avatar de ilicitano
      ilicitano

      Conséquences de Mythos

      ### 1. Reconfiguration du pouvoir dans la finance mondiale

      – **Concentration du savoir critique :**
      **Mythos** devient un *oracle de vulnérabilités* pour les grandes banques américaines.
      – **Effet:** celles qui y ont accès disposent d’un avantage informationnel massif sur les risques cyber.
      – **Asymétrie:** banques non connectées (dans le Sud global ou même en Europe) restent plus exposées, donc plus chères à assurer, plus risquées à financer.

      – **Renforcement du complexe “Big Tech – Big Finance – État” aux États‑Unis :**
      – L’IA de cybersécurité devient une **infrastructure stratégique**, au même titre que SWIFT, CHIPS ou les chambres de compensation.
      – Washington peut, de facto, **influencer l’accès** à ce type d’outil, ce qui crée un levier géopolitique supplémentaire vis‑à‑vis d’alliés et de rivaux.

      ### 2. Souveraineté numérique et dépendance stratégique

      – **Dépendance à une IA privée américaine :**
      – Les banques qui s’appuient sur Mythos externalisent une partie de leur **capacité de détection** à un acteur privé étranger.
      – Cela pose des questions de **souveraineté des données**, de confidentialité des architectures internes, et de potentiel *choke point* (restriction, coupure, priorisation).

      – **Effet miroir pour l’UE, le Japon, la Chine :**
      – **UE/Japon :** tentation d’adopter Mythos pour réduire le risque immédiat, au prix d’une dépendance stratégique.
      – **Chine/Russie :** incitation à développer des IA domestiques de cybersécurité, voire à exploiter les asymétries créées par ces nouveaux outils.

      ### 3. Militarisation implicite de la cybersécurité bancaire

      – **Dual‑use par nature :**
      – Une IA capable de cartographier des milliers de failles critiques dans des systèmes bancaires est, par définition, un **outil à potentiel offensif**.
      – La frontière entre **défense** (corriger les failles) et **préparation offensive** (connaître les vecteurs d’attaque) devient floue.

      – **Banques comme infrastructures quasi‑militaires :**
      – Les grandes banques systémiques (G‑SIBs) sont déjà considérées comme **infrastructures critiques**.
      – Avec Mythos, elles deviennent aussi des **cibles de très haute valeur** dans une logique de guerre hybride :
      – sabotage financier,
      – perturbation des paiements,
      – chantage via menaces de divulgation de failles non corrigées.

      ### 4. Régulateurs, asymétries d’information et gouvernance

      – **Régulateurs en retard structurel :**
      – Si les banques et quelques acteurs privés disposent d’une vision fine des vulnérabilités, mais pas les régulateurs, on crée une **asymétrie d’information** dangereuse.
      – Les superviseurs (Fed, BCE, BaFin, etc.) risquent de **courir derrière** la réalité technique.

      – **Standardisation ou fragmentation ?**
      Deux trajectoires possibles :
      – **Standardisation coordonnée :** adoption de cadres communs (stress tests cyber, partage encadré des vulnérabilités, audits IA).
      – **Fragmentation géopolitique :** chaque bloc (US, UE, Chine) développe ses propres IA, ses propres normes, et limite le partage—ce qui augmente le risque de malentendus et d’escalades.

      ### 5. Risque systémique de “vitesse machine”

      – **Accélération des cycles menace‑défense :**
      – Les attaques et les défenses se jouent désormais à la **vitesse des machines**, pas des humains.
      – Une vulnérabilité critique non corrigée peut être **identifiée, weaponizée et exploitée** en un temps très court.

      – **Nouveaux points de défaillance :**
      – Si Mythos (ou un équivalent) devient un **nœud central** de la sécurité bancaire, sa compromission, sa panne, ou une erreur de modèle peuvent avoir un **impact systémique** :
      – faux positifs massifs → blocages de systèmes,
      – faux négatifs → sentiment de sécurité trompeur,
      – fuite de la base de vulnérabilités → “mode d’emploi” pour attaquants.

      ### 6. Lecture géopolitique de long terme

      – **Mythos comme symptôme :**
      – Ce n’est pas seulement une innovation technique, c’est un **signal** : la sécurité des infrastructures critiques bascule dans un régime où **l’IA devient incontournable**.
      – Ceux qui contrôlent ces IA contrôlent une partie de la **stabilité du système financier mondial**.

      – **Trois scénarios structurants :**
      1. **Hégémonie régulée US :** Mythos et ses successeurs deviennent des standards de facto, sous pression régulatrice mais dominés par l’écosystème américain.
      2. **Blocage multipolaire :** chaque grande puissance développe ses IA de cybersécurité, avec peu de coopération, et un risque accru de crises cyber‑financières.
      3. **Gouvernance partagée (scénario exigeant) :** création de mécanismes internationaux de supervision des IA critiques (type “AIEA du cyber/IA”), partage limité mais structuré des vulnérabilités.

      GPT

      1. Avatar de gaston
        gaston

        Mythos fait trembler le monde de la finance et de la banque, c’est entendu.

        Mais quid de la sécurité nucléaire ? On nous assure d’une absence de vulnérabilité au sein du système, mais nous n’avons aucune preuve.

        Les capacités du nouveau-né d’Anthropic peuvent aussi être offensives, et tomber entre les mains d’un état malveillant ou de cybercriminels.

        De quoi trembler aussi pour notre peau :

        https://theconversation.com/hacker-la-bombe-ce-que-lia-mythos-revele-du-pari-de-la-dissuasion-nucleaire-281557

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          Si on veut se faire peur, on peut aussi imaginer hacker des tours de contrôle aérien, des hôpitaux, des usines Seveso, des feux de circulation,… . Je vous laisse imaginer la suite.

          1. Avatar de ilicitano
            ilicitano

            Le hacking : pas de problème

            https://www.leblogduhacker.fr/les-etapes-a-suivre-pour-commencer-avec-le-hacking/

            Les étapes à suivre pour Apprendre le Hacking

            Si vous avez décidé d’apprendre le hacking à partir du début, je vais vous aider et je vous félicite car c’est un très bon choix ! 🙂 Le domaine est vaste, les bases du hacking sont indispensables dans beaucoup de métier orientés cybersécurité, mais pas seulement !

            Mais pas seulment ??????????
            Pirater , détourner ,
            Le hacking des drones est devenu une technique habituelle :
            * colis
            * drones militaires

            https://www.youtube.com/watch?v=i1g_aIGRJZU

            APPRENDRE LE HACKING : PAR OÙ COMMENCER 🔒GUIDE À SUIVRE

            **********
            On peut tous devenir un hacker : faut suivre la formation et devenir spécialiste en
            * détournement d’avions
            * en activation ou neutralisation d’un site d’ogives nucléaires
            * récupérer des informations secrètes au sein du Pentagone
            * ………..

            ☠ ☠ ☠

            1. Avatar de ilicitano
              ilicitano

              Un complément par l’IA GPT sur les drones

              ## 🎯 **Idée centrale**
              Les drones, désormais omniprésents dans les usages civils, industriels et militaires, ouvrent une **nouvelle surface d’attaque cyber**.
              Leur vulnérabilité technique en fait des cibles faciles pour le piratage, le détournement ou l’usage malveillant, transformant le ciel en espace de confrontation cyber-physique.

              ## 🧩 **1. Pourquoi les drones sont vulnérables**
              Plusieurs failles structurelles des UAV :

              – **Communications non chiffrées** : signaux radio interceptables.
              – **Authentification faible** : mots de passe par défaut, protocoles insuffisants.
              – **Usurpation GPS (spoofing)** : manipulation de la navigation.
              – **Firmware non sécurisé** : absence de mises à jour signées, failles exploitables.
              – **Applications mobiles fragiles** : risques MITM, code peu sécurisé.

              Ces vulnérabilités combinent matériel, logiciel, radiofréquences et navigation — un terrain idéal pour les attaquants.

              ## 🚨 **2. Incidents et cas réels**
              Plusieurs exemples illustrent la menace :

              – **Démonstrations académiques** : prise de contrôle en plein vol avec du matériel standard.
              – **Cas militaire (2011)** : détournement présumé d’un drone américain RQ‑170 par l’Iran via spoofing GPS.
              – **Sécurité publique** : fermetures d’aéroports causées par des drones non autorisés.
              – **Criminalité** : contrebande livrée par drones piratés (frontières, prisons).

              Ces incidents montrent que le risque est déjà opérationnel, pas théorique.

              ## ⚔️ **3. Le piratage comme outil défensif**

              – **Brouillage RF** pour forcer l’atterrissage.
              – **Exploitation du protocole** pour reprendre le contrôle.
              – **Injection de malware** pour neutraliser un drone hostile.

              Ces techniques sont utilisées par les forces de l’ordre et les armées, mais posent la question :
              **Quand s’agit-il de défense légitime, et quand cela devient-il une forme de cyber-guerre ?**

              ## 🛡️ **4. Stratégies de cybersécurité recommandées**
              Pour sécuriser l’écosystème drone :

              – **Chiffrement de bout en bout** (C2, vidéo).
              – **Authentification forte** (MFA, suppression des identifiants par défaut).
              – **Mises à jour firmware signées**.
              – **Anti-spoofing GPS** et navigation redondante.
              – **Drone IDS** : détection d’anomalies en temps réel.
              – **Régulation** : normes de cybersécurité imposées par les États.

              ## 🚀 **5. Perspective : un ciel à sécuriser**

              – Les drones vont transformer de nombreux secteurs (logistique, santé, sécurité).
              – Sans cybersécurité robuste, ils deviendront des **armes cyber-physiques**.
              – Le défi des années à venir sera d’éviter que l’innovation dépasse la sécurité.
              – Comme pour Internet, un écosystème de **protections natives** doit émerger.

              > *« If it flies, it can be hacked. If it can be hacked, it can be hijacked. »*

              1. Avatar de Ruiz
                Ruiz

                @ilicitano La cybersécurité concerne autant les caméras de vidéosurveillance pas cher à domicile nécessitant une appli, les vidéoportiers, les télésurveillance d’ascenseur, les robots aspirateurs ou tondeurs de pelouse, les ouvertures de portes, régulateur d’allure, balise téléphonique en cas d’accident ou automate de freinage des derniers modèles de voiture que les « drones » militaire dont les versions offensives dotées d’explosif et télépilotées à vue sont reliées par fibre optique insensible au brouillage.
                La réglementation au moins en France a été suffisament précisée et relevée pour que les livraisons par drones ne se développent pas.

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @ilicitano Mythos aurait déjà identifié « des milliers de vulnérabilités à haute criticité » dans les principaux systèmes d’exploitation et navigateurs web, il ne s’agit pas de systèmes bancaires, pas seulement !
      Il faut avoir accès aux sources, c’est forcément le cas pour les logiciels en source ouverte, comme Firefox, mais alors l’écriture du correctif rapidement déployé bénéficie-t-elle de revue humaine par des tiers pour en assurer la sécurité avant diffusion, et n’est-ce pas une voie pour introduire de nouvelles failles ?
      La prétention à détecter des failles est une remarquable affirmation et prétexte pour obtenir l’accès à des sources, qui plus est d’organisations importantes et diffuser des détections dites zero-days après les avoir exploitées.

  12. Avatar de roberto
    roberto

    C était comment le communisme? — question sans sous entendu !
    A re-lire cette présentation synthéthique des données, je sens le gradient « anti-capitaliste » se creuser dans mon cerveau… pour moi ce gigantisme est pas la seule résultante de nos petits egos, c’est aussi le résultat de la collusion de nombreux égos « haut profiles » qui renforcent leur pouvoirs avant tout.
    Du coup.. ben c’était comment le communisme? Etait ce plus « sobre »? fondamentalement? Dites moi si vous en avez le souvenir ! — à ce stade, et a ce stade de notre compréhension, oui il vaut probablement mieux que je me contente de faire mes gammes au violons, pianos chant avec les copains… plutot que de tenter quoi que ce soit « politiquement » !!! cultiver la joie dans la débandade 🙂

    1. Avatar de Garorock
      Garorock

      Le communisme?
      Le p’tit Jésus s’y ait cassé les dents.
      Les bolchos ont échoué.
      Les chemises à fleurs se sont fanées sur la route des pensées magiques.
      A Cuba y’a même plus de rhum dans les babas.
      A Ibiza y’a que des bobos dans l’aquarium.
      L’I.A nouvelle Che Guevarra?
      What else?
      Y’a quoi d’autre de nouveau sur la bande passante?
      La révolution ne viendra pas de la planète Mars.

      1. Avatar de roberto
        roberto

        Fort joliment énoncé… envie d’encadrer cette contribution!
        Donc si j’ai bien compris, a cote de l’homo-sapiens bestiole proliférante incapable de s’auto régler, sauf cas majeur situation catastrophique… il y a un autre bug planétaire : le libéralisme. Dès lors qu’il est apparu sur terre, il a tout mangé les autres bug’s idéologiques. Parce que oui.. tant que resterait en mémoire l’idée du libéralisme… petit jésus et sa compagnie… toute forme de communisme se feront marcher dessus :). — eh be ca va etre un gros boulot pour une IA planétaire alternative qui s’échapperait, de transformer tout ça, supprimer des tonnes d’info pernicieuse.. re-formater les esprits en transformant les pubs etc… et les programmes scolaires;. et tout!

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