Trump, Xi Jinping & Thucydide

Illustration par ChatGPT

« Ce furent l’essor d’Athènes et la crainte que cela inspira à Sparte qui rendirent la guerre inévitable », cette citation de Thucydide a fait la une de la journée d’hier, dans la bouche de Xi Jinping recevant Donald Trump à Pékin.

L’avertissement est-il encore nécessaire quand on a vu récemment les États-Unis consommant en quelques semaines des quantités considérables d’armements sophistiqués dans des opérations aux résultats stratégiquement incertains contre une puissance régionale ?

La guerre du Péloponnèse dura 27 ans. Xi Jinping laisse entendre que le point de cristallisation du conflit sino-américain serait Taiwan. L’horizon symbolique est connu : 2049, centenaire de la République populaire de Chine. Il reste donc vingt-trois ans pour faire mieux que Sparte et Athènes – avec cet avantage considérable sur elles : nous avons lu Thucydide.

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17 réponses à « Trump, Xi Jinping & Thucydide »

  1. Avatar de gaston
    gaston

    Quand Xi parle du piège de Thucydide au Donald, il est évident que celui-ci n’a rien compris. Pensez donc ! Lui parler du grec ancien en chinois, pour lui c’était de l’hébreux ! Il ne doit même pas savoir où se trouve Athènes encore moins Sparte.

    On lui a expliqué après coup et sa réaction a été de botter en touche en disant que le déclin de l’Amérique c’était du temps de Biden, mais que maintenant c’était fini.

    Sujet abordé à partir de 12′ 04 :

    https://www.youtube.com/watch?v=JweNVsg4_8g

    1. Avatar de Pascal
      Pascal

      Il faut bien comprendre que Xi faisait référence à cet essai de 2019 écrit par Graham Allison : « Vers la guerre, L’Amérique et la Chine dans le piège de Thucydide? »
      https://www.fnac.com/a12979171/Graham-ALLISON-Vers-la-guerre
      Ce qui est particulièrement filou de la part de Xi car il utilise la littérature américaine pour faire avancer ses pions et flatte la grandeur de l’Amérique en la comparant à Sparte, tout en s’octroyant le rôle d’Athènes, ces deux grandes puissances de l’Antiquité.
      Par ailleurs, le deal en sous-mains étaient celui-ci : Trump vient quémander de l’aide pour sortir du bourbier d’Ormuz et Xi lui répond ok mais tu lâches Taïwan. D’où le message très subtile de Trump à son retour :
      « Je vais vous dire une chose. Je ne souhaite pas que quelqu’un réclame l’indépendance. Et, vous savez, on est censés parcourir 15 000 kilomètres pour aller faire la guerre. Ce n’est pas ce que je veux. Je veux qu’ils se calment. Je veux que la Chine se calme. Nous ne cherchons pas à entrer en guerre, et si vous laissez les choses telles qu’elles sont, je pense que la Chine s’en accommodera. Mais nous ne voulons pas que quelqu’un dise : “Déclarons notre indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent »

      Dans se deal, Xi avait toutes les cartes en main et l’habituelle »flamboyance » de Trump s’est mué en une attitude de « chien battu » lors de son départ. Le signe rare d’un Trump qui a du « baiser la main » de Xi (a défaut de lui baiser les fesses) pour tenter d’échapper au piège iranien dans lequel il s’est lui-même jeté baladé par Bibi.

      C’est peut être une chance de voir cette guerre arriver à son terme.

  2. Avatar de pierre guillemot
    pierre guillemot

    Nostalgie.

    Quand je suis arrivé en Chine en 2005, ère Hu Jintao, tout donnait l’impression que c’était Taïwan qui allait réunifier la Chine, sans que personne n’y prête attention. Jialefu (家乐福 famille joie bonheur, transcription phonétique de Carrefour) avait débarqué de Taïwan 10 ans avant, pour révéler aux Chinois les merveilles du caddy et de la queue à la caisse, il y avait plus de 200 magasins, hypermarchés de centre ville, formule imitée en grand, mais Carrefour avait gardé une note de haut de gamme un peu comme Manor en Suisse (vendu en 2019, et « mon » Jialefu à Tianjin a fermé en 2023). Les séries télévisées taïwanaises, familiales et optimistes, mariages à l’église en robe blanche, étaient partout. Le Gonchandang (Parti communiste chinois) recevait le Guomindang (Parti historique de la victoire sur le Japon, d’accord avec le Gonchandang sur « Une seule Chine ») avec cérémonies en direct sur CCTV3 chaîne de la télévision centrale, et on voyait aussi en direct ses dignitaires en costume de cadre, avec une étole de soie jaune, participant avec les hauts-cadres communistes aux cérémonies du culte de ancêtres ressuscité. Trois directions affichées dans les aéroports « Domestic », « Hongkong-Macau-Taïwan », « International », alors qu’il n’y avait pas encore de vols directs vers Taipei. Il ne manquait plus que la reconnaissance du Guomindang sur le continent comme neuvième « Parti patriotique associé » ( https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_political_parties_in_China ). 20 ans après, Xi Jinping a rectifié tout cela.

    J’ai mangé à Xiamen en 2017 de la salade qui avait poussé à Taïwan, sur l’île de Xinmen qui est à portée de ferry.

    Je n’y suis plus. Mais je suis certain que l’idée d’un Overlord II, avec les forces de libération franchissant glorieusement la Manche chinoise vers les plages de Taïwan, est un fantasme occidental. Et ce sont des Chinois des deux côtés. Les trésors du palais impérial de Pékin sont au Musée national du Palais à Taipeï. Les Chinois sont bien trop intelligents pour cela.

  3. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    La voix de Pékin

    La vision chinoise de la rencontre XI-Trump

    Tracer un nouvel avenir pour les relations sino-américaines à travers un « nouveau positionnement » : éditorial du Global Times

    Global Times est la voix du PCC

    https://www.globaltimes.cn/page/202605/1361013.shtml

    **Synthèse structurée et précise** des principaux points

    ## 🎯 **Idée centrale**
    L’éditorial du *Global Times* présente la rencontre Xi Jinping – Donald Trump à Pékin comme un **tournant stratégique** visant à établir un « **nouveau positionnement** » des relations sino‑américaines :
    une **relation constructive de stabilité stratégique**, pensée comme cadre durable pour les trois prochaines années et au‑delà.

    ## 🧭 **1. Le “nouveau positionnement” : une architecture stratégique**
    Le texte insiste sur quatre formes de stabilité définies par Xi Jinping :

    – **Stabilité positive** — coopération comme pilier.
    – **Stabilité saine** — concurrence dans des limites contrôlées.
    – **Stabilité constante** — gestion des différences.
    – **Stabilité durable** — paix comme horizon.

    Ce cadre est présenté comme **non conjoncturel**, non conflictuel, et orienté vers un **bénéfice mutuel**.

    ## 🧩 **2. Trois questions fondamentales posées par Xi**
    Xi structure la relation autour de trois interrogations historiques :

    1. **Éviter le piège de Thucydide** et inventer un nouveau modèle de relations entre grandes puissances.
    2. **Faire face ensemble aux défis mondiaux** pour stabiliser l’ordre international.
    3. **Construire un avenir commun** pour les deux peuples et pour l’humanité.

    Ces questions servent de justification idéologique au repositionnement.

    ## 🕊️ **3. Une relation présentée comme indispensable à la stabilité mondiale**
    L’éditorial affirme que :

    – Les crises régionales (Moyen‑Orient, Ukraine, péninsule coréenne) exigent une coopération sino‑américaine.
    – Les deux pays doivent fournir des **biens publics mondiaux**.
    – L’histoire montre que confrontation et remodelage de l’autre sont impossibles ou dangereux.

    ## 💼 **4. Signaux économiques : élargissement de la coopération**
    Le texte met en avant :

    – Une délégation américaine désormais dominée par les **technologies et Wall Street**, signe d’un élargissement des domaines de coopération.
    – Un **7ᵉ cycle de consultations économiques** jugé « équilibré et positif ».
    – L’idée que le « nouveau positionnement » se traduit déjà en **mesures concrètes**.

    ## 🏛️ **5. Mise en scène symbolique : le Temple du Ciel**
    La visite conjointe au Temple du Ciel est utilisée comme métaphore :
    → les deux dirigeants « prient » pour une **bonne récolte** diplomatique et stratégique.

    ## 🌏 **6. Message final : dépasser le jeu à somme nulle**
    Le texte conclut que :

    – La relation sino‑américaine doit dépasser la logique de rivalité.
    – Les orientations Xi–Trump insufflent **confiance** et **énergie positive** au monde.
    – La stabilité stratégique est la condition d’un développement global harmonieux.

    ## 🧠 **Lecture analytique rapide (synthèse critique implicite)**
    – Le discours est **fortement normatif**, visant à cadrer la relation comme coopérative malgré les tensions structurelles.
    – Le « nouveau positionnement » sert à **reformuler la rivalité** en compétition contrôlée.
    – L’éditorial cherche à **valoriser Trump** comme partenaire pragmatique, en contraste avec les périodes de confrontation.
    – Le texte inscrit la relation dans une **grande narration historique**, un procédé classique du *Global Times*.

    1. Avatar de ilicitano
      ilicitano

      Analyse géopolitique froide débarrassée du vernis narratif

      # 🧊 Analyse géopolitique froide : ce que signifie réellement ce « nouveau positionnement »

      ## 1. **La Chine cherche à verrouiller un cadre stratégique avant que les tensions ne remontent**
      Le discours sur la « stabilité stratégique constructive » n’est pas un constat, mais une **tentative de cadrage**.
      Pékin veut :

      – **geler la rivalité** dans un cadre contrôlé ;
      – **empêcher Washington de revenir à une logique de confrontation** ;
      – **institutionnaliser une forme de coexistence** qui limite l’imprévisibilité américaine.

      C’est une stratégie classique : **fixer les règles du jeu avant que l’autre ne le fasse**.

      ## 2. **Le texte révèle une asymétrie d’intérêts**
      La Chine a besoin de stabilité pour :

      – consolider sa croissance ;
      – sécuriser ses chaînes d’approvisionnement ;
      – éviter une coalition anti‑Chine ;
      – maintenir un environnement international prévisible.

      Les États-Unis, eux, peuvent **alterner coopération et pression** selon leurs priorités.
      Le discours chinois vise donc à **lier Washington** à un cadre plus coopératif qu’il n’a pas explicitement demandé.

      ## 3. **Le “piège de Thucydide” est instrumentalisé**
      L’éditorial présente la Chine comme l’acteur rationnel cherchant à éviter l’escalade, et les États-Unis comme l’acteur qui doit accepter une **coexistence entre grandes puissances**.

      C’est une manière de :

      – **légitimer la montée en puissance chinoise** ;
      – **délégitimer toute politique américaine de containment** ;
      – présenter la rivalité comme un phénomène naturel, non idéologique.

      ## 4. **La coopération économique est utilisée comme levier politique**
      Le texte insiste sur :

      – la présence accrue de Wall Street et des géants technologiques dans la délégation américaine ;
      – les consultations économiques « équilibrées et positives ».

      Objectif : montrer que **les milieux économiques américains veulent la détente**, et donc que la confrontation serait irrationnelle.

      C’est un message adressé **autant à Washington qu’aux marchés mondiaux**.

      ## 5. **La Chine cherche à se présenter comme fournisseur de stabilité mondiale**
      En évoquant :

      – le Moyen‑Orient,
      – l’Ukraine,
      – la péninsule coréenne,

      le texte suggère que **sans coopération sino‑américaine, aucune crise ne peut être stabilisée**.

      C’est une manière de :

      – renforcer la légitimité internationale de Pékin ;
      – se poser en **co‑gestionnaire de l’ordre mondial** ;
      – réduire l’idée d’un leadership américain exclusif.

      ## 6. **Le symbolique sert à masquer les rapports de force**
      La visite au Temple du Ciel, les références à l’histoire, la rhétorique de la « bonne récolte » :
      → tout cela sert à **enrober un rapport de force réel**.

      En réalité :

      – les tensions structurelles demeurent (technologies, Taiwan, mer de Chine, normes industrielles) ;
      – aucune concession stratégique majeure n’est mentionnée ;
      – le texte évite soigneusement les sujets où les intérêts sont irréconciliables.

      ## 7. **Le “nouveau positionnement” est une stratégie de gestion du temps**
      Pékin cherche à :

      – **gagner du temps** pour consolider ses capacités technologiques et militaires ;
      – **éviter une escalade prématurée** ;
      – **stabiliser l’environnement externe** pendant une phase interne délicate (ralentissement économique, transition industrielle, pression démographique).

      C’est une logique de **stabilisation tactique**, pas un changement stratégique profond.

      # 🧩 Synthèse froide en une phrase
      Le « nouveau positionnement » est une **tentative chinoise de figer la rivalité sino‑américaine dans un cadre coopératif contrôlé**, afin de réduire l’incertitude stratégique, rassurer les marchés et gagner du temps dans la compétition systémique.

    2. Avatar de ilicitano
      ilicitano

      Conséquence commerciale

      Grosse déception pour Boeing qui espérait un contrat de 500 avions et n’en aurait eu que 200 , non encore confirmés par Pékin

      Boeing en baisse :
      https://www.abcbourse.com/graphes/eod/BAu/lcc
      – 4,73% le 14/05
      – 3,80 % le 15 /05

      https://www.lexpress.fr/monde/une-deception-pourquoi-la-commande-chinoise-de-200-avions-boeing-annoncee-par-donald-trump-fait-J7WPXKQOONBRVNEDZYYILSOALA/

      ***********
      Il semblerait que Trump et les PdGs l’accompagnant soient repartis quelque peu bredouille en terme d’obtention de marchés.
      ex : les systèmes GPU de Nvidia n’intéressant plus la Chine en terme de besoin , étant donné que des sociétés chinoises comme Huawei savent dorénavant en fabriquer d’équivalents.

      ===> Conséquences des plans quinquennaux précédents du Made in China 2025

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        Complément..sur votre dernier paragraphe :

        les systèmes GPU de Nvidia n’intéressent plus la Chine en terme de besoin , étant donné que des sociétés chinoises comme Huawei savent dorénavant en fabriquer d’équivalents.

        (‘bard’) : C’est une analyse très pertinente de la situation actuelle, mais elle mérite d’être nuancée. Dire que Nvidia « n’intéresse plus la Chine » est un raccourci. La réalité est plutôt que la Chine est en train de se sevrer de force de Nvidia, et que Huawei s’impose comme le grand sauveur national, même si des défis techniques majeurs persistent.

        Voici un état des lieux de la situation pour bien comprendre la dynamique en cours :
        1. La bascule du marché chinois (Le sursaut de Huawei)

        Il est vrai que les entreprises chinoises se détournent massivement de Nvidia. La part de marché de Nvidia en Chine dans le secteur des puces IA est tombée d’environ 95 % à près de 55 %. En parallèle, les puces de fabrication nationale ont dépassé pour la première fois la barre des 40 % de parts de marché.

        Le grand gagnant est effectivement Huawei avec sa gamme Ascend (notamment la nouvelle puce Ascend 950PR entrée en production de masse). Des géants comme Alibaba, Tencent et ByteDance, ainsi que des acteurs de pointe comme DeepSeek, passent désormais d’immenses commandes chez Huawei. L’entreprise prévoit d’ailleurs de capter la majorité du marché chinois de l’IA d’ici la fin de l’année.
        2. Huawei fait-il « l’équivalent » de Nvidia ?

        C’est ici qu’il faut nuancer.
        Sur le papier et dans la pratique pour certains cas d’usage, Huawei fait des miracles. Par exemple, la puce Ascend 950PR surpasse largement la puce H20 de Nvidia (la puce bridée que Nvidia avait le droit de vendre en Chine). De plus, l’écosystème logiciel de Huawei, CANN, progresse rapidement pour tenter de rivaliser avec le standard de l’industrie, CUDA de Nvidia.

        Cependant, sur le plan purement matériel, Huawei fait face à deux obstacles majeurs :

        La barrière de la gravure (Lithographie) : En raison des sanctions américaines, le fondeur chinois SMIC (qui fabrique pour Huawei) n’a pas accès aux machines de lithographie EUV les plus avancées d’ASML. Huawei doit donc ruser en combinant plusieurs puces (chiplets) et en optimisant l’architecture réseau pour créer de grands clusters de calcul. C’est très ingénieux, mais cela consomme plus d’énergie et offre des rendements de fabrication plus faibles que les puces gravées par TSMC pour Nvidia.

        Le retard sur le très haut de gamme : Si les puces de Huawei sont d’excellentes alternatives pour l’inférence (le fait de faire tourner un modèle d’IA, comme l’a fait DeepSeek), elles restent en retrait par rapport aux monstres de puissance de Nvidia destinés à l’entraînement des modèles de frontière (comme les architectures Blackwell).

        3. Pourquoi la Chine n’achète plus de Nvidia ?

        L’intérêt des entreprises chinoises pour Nvidia n’a pas disparu par désamour technologique, mais pour deux raisons géopolitiques majeures :

        Les restrictions américaines : Washington bloque l’exportation vers la Chine des puces grand public les plus puissantes de Nvidia (H200, Blackwell). Les versions « bridées » autorisées par les États-Unis ne sont plus assez compétitives pour les entreprises chinoises face aux puces locales.

        La pression de Pékin : Le gouvernement chinois pousse activement ses champions nationaux de la tech à « acheter chinois » pour sécuriser leur souveraineté technologique et éviter de dépendre d’une décision politique américaine qui pourrait couper l’approvisionnement du jour au lendemain.

        Pour résumer, la Chine a toujours un immense besoin de la puissance de calcul du niveau de Nvidia, mais elle a acté qu’elle ne l’obtiendra plus de l’Occident. Huawei et d’autres pépites locales (comme Cambricon ou Moore Threads) sont devenus la seule option viable, accélérant une autonomie forcée qui fonctionne bien mieux que ce que les analystes occidentaux avaient prédit.
        ————–

        1. Avatar de ilicitano
          ilicitano

          Compléments sur la lithogravure

          https://vipress.net/la-chine-capable-de-produire-ses-propres-machines-de-lithographie-euv-des-2026/

          La Chine capable de produire ses propres machines de lithographie EUV dès 2026 ?
          Bientôt un concurrent chinois pour ASML ? Selon des médias américain et taïwanais, la Chine pourrait commencer à tester ses propres équipements de lithographie aux UV extrêmes (EUV) dès le troisième trimestre 2025 et les produire à partir de 2026. Ce qui permettrait à la Chine de produire ses propres puces avancées dédiées à l’IA, ce dont elle est incapable aujourd’hui, du fait des restrictions américaines.

          *********
          https://www.generation-nt.com/actualites/chine-semi-conducteur-lithogravure-cryo-microscopie-puces-technologie-2065391

          Une percée chinoise pour des puces quasi parfaites : la fin des défauts de lithogravure !

          **********
          La phase de transition est en cours que ce soit
          * pour la production des wafers
          * pour la maitrise de la lithogravure des chips

          https://www.generation-nt.com/actualites/nvidia-chine-jensen-huang-puces-ia-restrictions-2064496

          De 95 % à 0 % de part de marché : le cri d’alarme du patron de Nvidia sur le marché chinois !

          « Nous sommes à 100 % hors de Chine. » La phrase, lapidaire, est signée Jensen Huang. Elle résume à elle seule le séisme commercial provoqué par la guerre technologique entre Washington et Pékin, avec Nvidia comme principale victime collatérale.

      2. Avatar de Garorock
        Garorock

        Le donald se tape de Taiwan comme de son premier viol avec Epstein. Il fera un deal avec Xi sur les semi-conducteurs et les bagnoles électriques et roule ma poule (aux oeufs d’or)!
        Il s’est payé Caracas, va se taper Cuba, a foutu le bronx dans le détroit, fait son numéro de claquettes avec le Groenland…  » Reste dans ton hinterland! » lui a dit le grand panda de Pangolie et les Ouigours seront aussi bien gardés que les « chicanos » avec les cow-boys de l’ICE.
        Encore cinq mois avant les midterms. Cinq mois durant lesquels le Néron de la maison blanche va jouer avec des allumettes…
        Faudrait-il n’y voir que du feu?

        1. Avatar de pierre guillemot
          pierre guillemot

          Cuba, ce n’est pas encore fait, et si ça pouvait être fait, ce serait fait depuis des années. La résilience (la capacité à tirer le meilleur des ennuis qui arrivent) des Cubains est immense, et tout ce qu’ils mangent pousse chez eux. Un morceau de propagande qui explique cela avec du vécu https://plumenclume.com/2026/04/27/comment-cuba-sest-adaptee-au-blocus-energetique/ avec un paragraphe sur les Chinois qui installent des panneaux solaires (attention, la directrice de la publication est complotiste selon Wikipedia, mettez votre collier d’ail avant de commencer à lire.)

          Paru à l’époque dans la presse US, un dessin montrant Lyndon Johnson et Ho Chi Minh, chacun devant son phonographe, celui de Johnson disant « I will destroy you » et celui de Ho « No, no, no ». Et Ho explique : « My long playing record is a longest playing record than your long playing record. »

  4. Avatar de sextusempiricus
    sextusempiricus

    2049 ! Comme si à ce moment là les problèmes ne seront que d ‘ ordre politique .

    1. Avatar de gaston
      gaston

      Bien sûr qu’avant 2049 et le divertissement Formose, il surviendra à tout moment d’autres divertissements fort moroses.

      Je ne parle même pas des classiques comme le réchauffement climatique et la montée du niveau des océans (Shangaï sous les eaux ?) ou encore des hackers accédant au bouton rouge de la bombinette, mais aujourd’hui, d’un autre phénomène dont on ne parle peu mais autant probable que redoutable, il s’agit de l’ »Evénement Carrington ».

      Une mauvaise surprise que nous réserve notre soleil et qui revient régulièrement. La dernière fois ça s’est produit en 1859 et a eu pour conséquence d’électrocuter quelques malheureux petits télégraphistes. De nos jours, avec la « toile » qui recouvre la planète les conséquences seront d’une autre ampleur. Tous les détails dans cet article :

      https://sciencepost.fr/cette-menace-naturelle-pourrait-eteindre-internet-en-quelques-heures-et-nous-ny-sommes-absolument-pas-prepares/

      Autrement dit : « Le premier Carrington qui revient éteint la lumière »

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @gaston Merci pour le rappel de l’ »Évènement Carrington », pour en savoir plus sans cookies https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_solaire_de_1859 .
        Certains semblent s’en préoccuper en Europe https://ctif.org/fr/news/leurope-simule-une-tempete-solaire-catastrophique-toutes-les-communications-electroniques-et
        ou en être conscient aux États-Unis :
        https://www.nationalgeographic.fr/espace/soleil-terre-et-si-la-plus-grande-tempete-solaire-jamais-enregistree-etait-a-venir

        Cela pose la question de la robustesse/vulnérabilité de nos systèmes et de sa réelle prise en compte, notamment par la capacité à maintenir des modes dégradés plus rustiques .

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