L’affaire d’État « Goldman Sachs »

15 février 2010 par Paul Jorion | Print L’affaire d’État « Goldman Sachs »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Goldman Sachs se trouvait déjà sur la sellette. On se souvient de l’arrogance avec laquelle elle afficha ses résultats pour 2009 : meilleurs que jamais, donnant lieu aux bonus les plus élevés de l’histoire de la firme, alors qu’il était clair qu’ils constituaient un simple transfert à ses employés de l’aide gouvernementale dont la firme avait bénéficié dans le cadre du « plan Paulson » de 2008. On se souvient aussi de son P-DG, Lloyd Blankfein, affirmant qu’il « réalisait la tâche de Dieu ». On avait noté l’apparition l’année dernière du sobriquet « Government Sachs », soulignant la confusion existant à Washington entre le salut du pays et celui de la firme de Wall Street, et révélateur du malaise qui déboucha sur l’audition devant une commission du Congrès américain qui eut lieu le 27 janvier et dont l’objet implicite était de déterminer si oui ou non le sauvetage d’AIG, la principale compagnie d’assurance américaine, au coût prohibitif de 182 milliards de dollars, avait eu pour but déguisé de sauver avant tout Goldman Sachs.

La révélation il y a quelques jours du fait que Goldman Sachs a aidé la Grèce à cacher le montant de sa dette à l’aide d’un swap de change trafiqué (le contrat tel qu’il est décrit visait simplement à déguiser un prêt à long terme en un swap, nous ramenant aux plus beaux jours des falsifications ingénieuses que la firme Enron avait orchestrées en son temps [1]) et que des tractations en vue d’arrangements du même genre étaient encore en cours en novembre dernier, constitue pour l’opinion publique – il faut l’espérer –, la goutte qui fait déborder le vase.

Dans un billet publié hier, Simon Johnson, l’ancien économiste en chef du FMI, réclame une commission d’enquête qui examinera les conditions dans lesquelles Goldman Sachs a opéré et déterminera si la firme a été impliquée dans d’autres « arrangements » du même type. Il pose en particulier une question, dont les implications internationales sont évidentes : « Les régulateurs américains de Goldman étaient-ils au courant de ses activités en Grèce et dans d’autres pays de la zone euro ? Ont-ils approuvé ces activités qui portaient directement atteinte à l’intégrité de l’Union Européenne ? »

Les révélations qui se succèdent font apparaître que Goldman Sachs n’était pas seule en cause puisque la banque commerciale américaine JP Morgan Chase avait semble-t-il mis en place en 1996 un contrat du même type pour l’Italie. Et les responsabilités ne s’arrêteraient pas là puisqu’on entend dire que certains ministres des finances européens avaient été avertis de ces montages, de même d’ailleurs que les agences de notation et qu’Eurostat, le bureau de relevés statistiques de l’Union Européenne.

Je rappelais dans mon propre billet d’hier intitulé La finance ne s’auto-policera pas, que la grande firme d’audit KPMG avait été poursuivie aux États-Unis en 2005 pour avoir offert à ses clients fortunés des « packages » d’évasion fiscale, or il se fait que les montages mis à jour pour masquer la dette de la Grèce étaient conçus exactement dans le même esprit. Depuis que la crise s’est déclenchée en février 2007, trois ans se sont écoulés, offrant l’occasion aux banques de moraliser leurs comportements. Elles ont dans leur quasi totalité insolemment ignoré cette opportunité.

La semaine dernière, dans mon billet intitulé Cronos dévorant l’un de ses enfants, j’ai appelé les États à se rebeller contre la sujétion dans laquelle les établissements financiers les maintiennent. J’ai rappelé que :

… les firmes de Wall Street se sont mangées les unes les autres parce que, comme pour Cronos et ses fils, il valait mieux dévorer qu’être dévoré soi-même. Comme il n’en reste plus beaucoup, elles s’en prennent maintenant, avec l’aide des hedge funds, aux États. […] Seulement, les États ne sont pas de simples firmes, et si les banques et compagnie, entrent en guerre avec eux, ils ne se laisseront peut-être pas faire. Une telle guerre serait alors sans merci ».

Je souhaite de tout cœur que la révélation de ces jours derniers, relative aux agissements de Goldman Sachs, à la demande d’un gouvernement véreux, fasse que cette guerre est désormais ouverte.

––––––––
(1) Voir Paul Jorion, Investing in a Post-Enron World, McGraw-Hill 2003 : 81-95.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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102 commentaires

  1. Candide

    Le même son de cloche ici.

  2. jeannot14

    Et pour ne jamais tirer à découvert, comment pouvons nous officier, l’art de la guerre de tranchée sera pleine de subtilité,Paul vous serez donc notre éclaireur, si vous le souhaitez. La vermine est dans le fruit, comment l’en déloger avec une méthode douce et agrobiologique, sans nuisance pour autrui, le rêve est gratuit (encore) profitons-en.

  3. BELLINI

    Obama est une créature de Goldman sachs qui a largement arrosé sa campagne ( 2 fois plus que mac cain) . cela mérite un petit remerciement; Combien d’ex Goldman sachs autour d’obama?

    • Jaycib

      En fait, beaucoup des conseillers financiers d’Obama ont des liens avec l’ex-Citigroup (la plupart sont des ‘disciples’ de William Rubin, ex-ministre des finances de Clinton et l’un des pontifes de Citigroup), que tout le monde appelle « Citi » désormais. Ce n’est pas exactement la même sauce que celle de Goldman Sachs, car Citi est une énorme banque commerciale avec des agences partout aux USA, et aussi dans divers pays d’Europe. Goldman n’a pas d’agences.
      Goldman est considérée aux Etats-Unis comme le nec plus ultra du savoir-faire financier depuis de longues années. Son siège est aussi luxueux que celui d’un club londonien à l’ancienne, avec une ambiance feutrée à souhait.

  4. écodouble

    Cette guerre contre les financiers serait, si elle a lieu, la seule bonne guerre de l’histoire.

  5. Vous avez toujours une longueur d’avance. Quelle sortie de crise vous paraît probable?

  6. indiana jaune

    l’aventure goldman sachs me rappelle furieusement la dissolution des ordres templiers ,jésuites etc … j’ai faux ?

  7. sophie

    Du grand Jorion . Merci Paul !

  8. Pierre

    Tout s’éclaire quand tout s’assombrit!
    Je me répète, l’état c’est nous, mais les gouvernements c’est qui ? Quel point G? Qui sait quoi? Beaucoup de monde tout de même….. Nous maintenant.
    La guerre, d’accord, mais avec quelles armes et contre quelle conspiration « troublante »et non théorique. N’a-t-on pas toujours une guerre de retard, nous, « les gentils »?
    Dans le même ordre d’idées que penser des révélations tardives de monsieur Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction Générale de la Sécurité extérieure, qui nous explique qu’Al Qaïda n’existe plus depuis 2002.
    « Comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j’estime, sur la base d’informations sérieuses, d’informations recoupées, que la Qaïda est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora en 2002. »
    http://leweb2zero.tv/video/rikiai_554b788d2ce02bd

    • claude roche

      @ simple..
      ne mélangez pas tout, cela affaiblit le discours. Ce n’est pas parce qu’un article de journal évoque une hypothèse absurde mais qui va dans votre sens qu’il fait des « révélations-que-l’on -nous cache- car « on ne nous dit ps tout » !
      Vous devez mal connaître les milieux extrémistes pour imaginer qu’Al Quaida n’existe pas. C’est un réseau très informel, c’est tout.
      amicalement

  9. Moi

    « Les régulateurs américains de Goldman étaient-ils au courant de ses activités en Grèce et dans d’autres pays de la zone euro ? Ont-ils approuvé ces activités qui portaient directement atteinte à l’intégrité de l’Union Européenne ? »

    Enfin les bonnes questions. Mais nul doute que la réponse ne viendra jamais ou alors dans des bouquins d’histoire du XXIIè s.

  10. hema

    J’aimerai beaucoup avoir votre avis ainsi que ceux de vos « compères » (François LECLERC, Corinne LEPAGE,…) sur la faisabilité juridique d’une plainte contre GOLDMAN SACHS. Peut-il y avoir un loobying vers le (et du) parlement Européen en ce sens , ce serait une 1° bataille assez réjouissante.

  11. GEAB N°42, que je viens de découvrir, fournit même cette précision:
    « Mais, soyons très explicite, la responsabilité de la banque d’affaire new-yorkaise (pour complicité) l’est tout autant, surtout quand on sait que le vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs à l’époque était un certain Mario Draghi (11), actuel président de la Banque Centrale d’Italie et actuel candidat (12) à la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne (13). »

    Je ne crois pas que « les Etats » et « les firmes » déterreront la hache de guerre, sont bien trop complices.

  12. Patrick

    Aucun des deux ne marche

  13. Que celui qui a les mains propres lance les hostilités !

    (comme ça, on est tranquille …)

  14. François Leclerc

    Parmi les questions qu’il pose, Simon Johnson, s’interroge également à propos de la BCE: « Où était la BCE pendant que tout cela se passait ? Est-elle dangereusement sous le charme de Wall Street et ses « techniques » ?

    Interrogé dimanche soir, Jean-Claude Trichet, a déclaré, faisant preuve de prudence, qu’il n’avait pas « de raison de douter a priori de la sincérité et de la transparence » des comptes d’aucun autre pays européen que la Grèce.

    Jean-Claude Junker (Eurogroup) a déclaré aujourd’hui : « Nous poserons des questions à ce propos au ministre grec des finances. Mon impression est que c’est un phénomène limité à 2010″. Enterrement de première classe !

    George Papaconstatinou a pour sa part déclaré : « les contrats de produits dérivés dont certains journaux ont parlé étaient légaux à cette époque. La Grèce n’était pas le seul pays les utiliser »….

    A suivre.

    • charles

      En tout cas, tonnerre de réactions ce matin cote Allemands sur la nécessaire régulation:

      *MERKEL’S CDU SAYS SWAPS MUST BE NOTIFIABLE TO EU, REGULATORS
      *MERKEL’S CDU FINANCE SPOKESMAN MEISTER SPEAKING IN INTERVIEW
      *MERKEL’S CDU WANTS SWAP DISCLOSURE RULES FOR BANKS AND STATES
      *MERKEL’S CDU SAYS WILL PUSH FOR NEW EU RULES ON BOND SWAPS
      *GOLDMAN SWAP DEAL `BROKE SPIRIT’ OF EURO RULES, GERMAN CDU SAYS

    • claude roche

      @ FL
      Vos soupçons sur la BCE sont assez déplacés..
      Bien sûr que la BCE était au courant. Bien sûr que les Allemands étaient au courant.
      C’est eux qui ont levé le pot aux roses ! On vient de le voir encore une fois : c’est le SPIEGEL et non la presse anglo-saxonne ou financière qui ont levé le pot aux roses. C’est une fuite manifestement organisée. Et reconnaissez leur au moins cette qualité : et ils ont bien choisi leur moment
      Comme ils savent l’hostilité que recèle ce genre de révélation .. ( l’antigermanisme étant une arme délicatement utilisée par d’aucuns pour freiner l’Europe ) ils ont joué les fuites organisées.

      Je crois qu’en revanche vous avez du mal à comprendre la logique de la BCE en imaginant qu’elle partage la même logique que la FED .
      C’est au contraire une guerre larvée entre les deux.
      D’ailleurs comprendre l’intérêt des financiers américaines et l’ampleur de leur « amour » de la BCE est simple : il suffit d’écouter DSK !
      amicalement

  15. daniel

    Vous touchez sévèrement au politique…
    Indignation et actions de protections en Europe ?
    Vous n’y pensez pas. Les Européens – Bruxelles- va dire que ce sont
    des relations bilatérales entre un gouvernement et une entité privée;
    qu’ elle n’ a rien à en dire, que le traité le lui interdit.
    L’ europe-puissance ( mini-puissance) n’existe pas.
    L’ europe n’existe que pour condamner les pratiques anti-concurentielles,
    comme si la course au moins-disant fiscal et social n’ était pas du dumping.
    L’ europe est un géant désarmé. Elle est voulu ainsi.
    Pour ce qui est des états, ils sont tétanisés ou complices : les
    faits mis au jour pourraient reservir… De toute façon, il faudrait
    d’ abord qu’ils en comprennent la nature suicidaire.
    L’ affaire grecque met en évidence l’ ègoisme et l’irresponsabilité des dirigeants.

  16. daniel

    Il n’y aura pas de réactions à votre appel parce qu’ il
    n’ existe pas de destinataires… des ectoplasmes sans entendement,
    sans cervelle collective et sans coeur ni tripe.

  17. Mikaël

    Je crois que vous n’avez pas compris de Qui vient l’accord pour faire tomber ce système.

    Les Nations ont enfreint les LOIS qui prévalaient depuis les temps anciens en mettant en place un système ou elles versent un intérêt a des investisseurs dans le but de trouver de l’argent pour faire grossir toujours plus leur Etat quelque soit les conditions de misère de leur peuple.
    Bien evidement l’argent pour payer l’interet est trouvé en prélevant des impots toujours plus lourd aux peuples.

    Les Nations n’avaient pas le droit d’accepter un systeme dans lequel se pratique l’usure et l’interet.
    Les Etats et ses politiciens sont directement responsables de l’échec de ce systeme.

    Les politiciens sont assurément des hommes dont je peux me passer.
    Si le pouvoir est leur seul motivation alors il s’en partageront les ruines, parceque le pouvoir leur est enlevé et personne ne pourra stopper les événements en cours !

    Cdt,
    Mikaël

    PS: les plus de 200.000 morts d’Haiti sont a mettre sur la responsabilités du G20. Ces gens savaient en septembre 2009 qu’un désastre allaient frapper le monde a cause de leurs agissements. Ils pouvaient faire en sorte que ce désastre n’est pas lieu. Ils n’ont rien fait pour stopper la rébellion.
    La prochaine ville, c’est celle qu’on a nommé « la cité des anges » !
    Ce système tombe et personne ne pourra stopper sa chute.

  18. jean louis

    Satan existe donc !
    Et,comme le fait remarquer Pierre-Yves,avec GS que de diablotins dans TOUTES ces affaires des 10 ou 15 dernières années…
    De fait,depuis que l’URSS a disparu : c’est la sarabande!

  19. jacques

    IL faut démanteler comme pour les compagnies de téléphone il y a quelques années. Après les baby Bell, les baby Sachs, BoA, City, JP Morgan ,SG, UBS,etc….Une ligne anti-trust financier dans la Constitution pour l’économie.

  20. charles

    « L’affaire d’Etat » gonfle encore avec les révélations du LEAP-GEAB que Goldman Sachs a « aidé »un autre pays européen,
    et un commentaire d’un des lecteurs du blog de Simon Johnson que ces opérations ne peuvent émaner que de GSI,
    la filiale basée à Londres ( s’il s’agissait du Royaume-Uni, un gouvernement ou son chef va tomber ), ce que semble confirmer cet article très fouillé de Zero Titlos llc special purpose vehicle downgrade catalyst trigger which will destroy Greeece . La brèche est enfin ouverte…

  21. jeanpaulmichel

    Plus la crise avance et plus les révélations sont  »savoureuses ».
    J’ai bien l’impression que l’aide nécessaire – comme le dit François – pour faire évoluer les Etats va bientôt arriver peut-être même plus tôt qu’on ne le présume.
    Je regardais ce soir une émission sur France5 intilulée  »Marie-Antoinette la véritable histoire ».
    Il est troublant de constater que dans certains domaines, certains parallèles troublant peuvent être faits avec la situation actuelle…
    Parfois je me demande si les responsables de chaînes TV ne sont pas un peu  »provocateurs » en diffusant de tels programmes en cette période faste de reprise économique où règnent l’opulence, la justice sociale, la justice fiscale, etc…

  22. Mr mysterty % Killer

    J’achète le coeur de Lloyd Blankfein pour 100.000 $. Il me le faut encore palpitant pour greffe, nous sommes sur ce seul organe (à mon regret mais ma grande espérance) compatibles.

    Merci de tout… coeur.

  23. clive

    Prendre les financiers comme boucs-émissaires n’est pas sans rappeler des heures sombres de notre histoire.
    point-virgule tiret fermez la parenthèse

    • phil de Saint Naz

      Les financiers n’ont pas été la boucs émissaires des heures sombres, mais ils les ont provoquées.
      (Voir les travaux d’une historienne dont je ne me souviens plus le nom, mais dont la video d’une conférence sur le sujet (les synarques) existe sur le Blog de PJ)

  24. François Leclerc

    Simon Johnson vient de révèler une curieuse omission sur The baseline scenario (son blog).

    Le Financial Times a publié le 15 février une libre opinion titrée : « L’Europe n’a pas les moyens de sauver la Grèce », signée par Otmar Issing. Celui-ci est présenté comme étant un ancien membre de la commission exécutive de la BCE, sans mentionner qu’il est actuellement conseiller international de Goldman Sachs. (Une information qui avait été signalée par le journal le 16 octobre 2006, article signé Ralph Atkins trouvé sans difficulté dans ses archives en ligne).

    Or, voilà la thèse défendue dans l’article : «Une aide financière aux pays qui violerait les termes de leur participation à l’UEM [l’Union monétaire européenne, c’est à dire la zone euro] serait un revers majeur pour la crédibilité de l’ensemble de celle-ci. »

    Et voici l’une des phrases clé, reprise dans un article signé par le correspondant du FT à Bruxelles : « Une fois que la Grèce aura été aidée, le barrage sera rompu. Sauver un pays qui n’a pas respecté les règles rendra impossible de refuser de le faire pour les autres ».

    • Otto Di Dacte.

      … à l’UEM [l’Union monétaire européenne, c’est à dire la zone euro] serait un revers majeur pour la crédibilité de l’ensemble de celle-ci. »

      La belle jambe, toutes les institutions ont perdu tout leur crédit (je nai pas dis tout leur pouvoir), la BCE et la zone qu’elle contrôle ne fait pas exception. So what ?

    • charles

      Le Financial Times Allemand rapporte ce matin que les difficultés de la Grèce étaient connues l’été
      dernier de l’Ecofin, selon un rapport interne, précédant les élections grecques qui faisait état d’un trou ( Loch ) et d’un déficit de 10%,,

  25. louise

    Ils vont s’aider les uns les autres et Dieu les sauvera ?

    Bou Diou !!!!!!!!

  26. Jean-Pierre

    Il y a quelque chose qui me chiffonne dans cette affaire. Tout d’abord, on savait depuis longtemps que les comptes de la Grèce et de l’Italie ne valaient pas un sou. On a toutefois fermé les yeux lors de leur adhésion. Dix ans après, on ressort cette affaire, d’abord comme prétexte pour enfoncer la Grèce. Celle-ci change de régime politique, rassure les instances européennes et place avec succès son premier emprunt. Après quoi, tout foire.

    On apprend alors que Goldman Sachs avait approché les Chinois pour écouler du papier grec sans que les Grecs en soient au courant. Cela foire aussi. Une semaine plus tard on divulgue les magouilles de Goldman Sachs par rapport aux CDS qu’elle possédait sur Lehman Brothers garantis par AIG.

    Et voilà que maintenant on divulgue une magouille de même acabit vis-à-vis de la Grèce qui date d’il y a plus de dix ans !?! Qui me fera croire qu’un journaliste zélé, tout à coup, va entamer une investigation auprès de Goldman Sachs sur ces faits-là ? Ne serait-ce pas plutôt une manoeuvre instiguée par Goldman Sachs elle-même pour d’autres sombres raisons ? A qui profite ce crime-ci ? Certainement pas à l’Union européenne qui a fait preuve d’une naïveté ou d’une incompétence crasse. A quoi rime ce ramdam ? Pas très clair cette histoire.

  27. merou

    et le Vaseline Scenario , c’est le blog de Goldmann Sachs, non?

  28. oma

    Jorion donne en conclusion de l’article : « Je souhaite de tout cœur que la révélation de ces jours derniers, relative aux agissements de Goldman Sachs, à la demande d’un gouvernement véreux, fasse que cette guerre est désormais ouverte. »

    Est-il souhaitable que l’Etat entre en guerre avec les banques ? Certainement, car cela détruirait l’Etat ? Est-ce là ce que vous suggérez, Jorion ? N’oublions-pas que l’Etat n’est pas autonome des banques, et que, en admettant même qu’on le sépare des banques à la manière d’un chirurgien qui opère des siamois, ce qui est purement théorique, l’Etat pourrait perdre la guerre qui s’ensuivrait.

    La guerre réelle, à défaut d’être « ouverte », n’oppose pas ces deux frères, mais bien l’Humain aux débris du capitalisme intégré ; c’est l’Humain qui doit agir. Tant qu’elle ne sera du ressort que des deux « frères » interdépendants, elle s’opérera dans le registre du simulacre. Autant dire que dans ce cas de figure, l’épuisement des forces en présence, et donc l’issue, n’interviendra pas avant le Déluge, quand les spectateurs seront tous morts.

  29. J.Gorban

    Il ne faut rien attendre des gouvernements qui ne sont que les dignes représentants de commerce de cette engeance capitaliste.

    Ils vont tout faire pour détourner les peuples des vrais profiteurs et comme la crise de 1929 cela va tres mal finir car les possedants ne voudront rien lacher de leurs privilèges.

    Les peuples doivent reprendre la main même si aucune solution n’est présenté actuellement : personnellement je ne suis pas un mouton qui va accepter sans broncher d’aller à l’abattoir : la révolte gronde et j’espère que le peuple grec montrera la voie !

    une piste de changement : créer , faire vivre des alternatives locales dans les domaines vitaux ( se nourir, s’habiller, se loger, se soigner ) relocaliser : penser global agir local et surtout DONNER ENVIE .

    et vivre en homme libre et solidaire !

  30. Fab

    Très joli le nouveau staïle :) : c’est chaleureux.

    Ça fait un peu saloon. Y’a de la musique, de temps en temps…manquent que les filles !

    Quoi ? Y’en a !!? Et des qui sont prêtes à la baston ? O tempora O mores !

    Ah ! Une certaine Laurence mènerait la fronde…

    Laurence : l’économie, c’est un peu comme une drogue, un peu comme une science : une fois qu’on y a goûté c’est dur de s’arrêter. Enfin, peut-être me trompé-je, n’ayant jamais essayé (depuis tout petit rien que l’odeur me donne la nausée !), mais c’est l’observation qui me fait dire ça. Oui donc : on touche à l’économie alors qu’on sait à quel point elle a été trafiquée, coupée, puis un jour on essaye de décrocher, une manière, autre que le sevrage total, est d’en démonter les mécanismes…pour arriver à une simplicité qu’un enfant de cinq ans pourrait digérer si on prenait la peine de lui expliquer…de lui dire. Mais un jour viendra…Un jour on dira à l’enfant : le temps c’est de la vie, au lieu du ringard time is money.

    Pour en venir à vos questions, je suis totalement d’accord avec vous, il faudrait que chacun s’exprime sur « Que voulons-nous ?? ». Sincèrement. Chacun devrait s’exprimer : « moi je voudrais que le monde soit comme ci ou comme ça pour mes enfants », « moi j’aurais voulu qu’il fût comme ci ou comme ça : ça m’aurait permis de faire ci ou de faire ça »,…enfin vous voyez bien : l’expression du coeur (mais avec raison, faut pas trop pousser non plus : nous sommes dans la maison d’Aristote et des siens), raison qui pour certains se construit ici.

    Qu’en pensez-vous ?

  31. 4 Août

    @ Candide

    « Pour une fois que je suis « prem’s » »

    Perdu !

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=8108#comment-57229

    @ François Leclerc

    « Une fois que la Grèce aura été aidée, le barrage sera rompu. Sauver un pays qui n’a pas respecté les règles rendra impossible de refuser de le faire pour les autres ».

    On a quoi comme plan C ?

  32. 4 Août

    Autre son de cloche:

    « Comme dans la crise des subprimes et l’implosion de l’affaire AIG, écrit le Times, « les produits financiers dérivés ont joué un rôle dans l’explosion de la dette grecque. Goldman Sachs, JP Morgan Chase et une vaste palette d’autres banques permirent aux autorités grecques, italiennes et éventuellement d’autres à camoufler des emprunts supplémentaires. Dans des douzaines de contrats dans toute l’Europe, les banques ont troqué leur offre de cash en échange de recettes futures des gouvernements (…) Par exemple, la Grèce a hypothéqué les recettes provenant des taxes aéroportuaires (en créant la structure Aeolos en 2001) et de la loterie (en créant Ariadne en 2000). »

    Donc, si la Grèce est tant attaquée aujourd’hui, c’est en partie parce qu’elle cherche à se défaire de ces combines. »

    • claude roche

      @ .. Vous êtes sûr ? comme dirait Hercule POIROT : faites fonctionner vos cellules grises .

  33. 4 Août

    « Pourquoi cette impuissance de la politique à penser la crise ? J’y vois trois raisons :

    1. La perte de la culture chez les politiques
    2. La réduction de la politique à l’économie
    3. Le cloisonnement des savoirs dans l’éducation qui développe l’incapacité à penser la globalité. »

    http://eco.rue89.com/2010/02/13/la-fin-de-la-crise-economique-pas-avant-2015-138287

    • Michel GIRAUDET

      Au sujet de « Pourquoi cette impuissance de la politique à penser la crise?  » , vous oubliez la raison maîtresse de toutes les autres raisons, à savoir que l’éternel carburant de l’homme politique est l’obsession de sa réélection, car le cumul des mandats et leur possible renouvellement en a trop souvent fait des drogués du pouvoir. « LE POUVOIR POUR LE POUVOIR ».
      On pourrait se demander de la même façon ;  » Pourquoi cette impuissance des patrons de la finance à corriger leurs déviances ? « .
      Parce que pour beaucoup, le pouvoir politique et le pouvoir financier sont des drogues auxquelles les plus puissants ( politiquement et/ou financièrement ) sont devenus totalement dépendants.
      IL S’AGIT D’UN PHENOMENE D’ADDICTION AU STRICT SENS MEDICAL DU TERME.
      J’ai déjà eu l’occasion de rappeler sur ce blog que lorsque les patrons d’ENRON ont falsifié leurs comptes pour ruiner leur entreprise et tous leurs employés ( y compris les retraités ) , ils étaient déjà très fortunés, et aussi leurs descendants pour plusieurs générations à venir. Ils n’avaient nul besoin de plus d’argent ou de plus de pouvoir, mais ils étaient tout simplement TRES MALADES ET JAMAIS SOIGNES, et totalement dépendants du pouvoir et de l’argent.
      Pour certains , la drogue est le tabac ou l’héroïne. LA MEILLEURE MEDECINE A DU MAL A LES AIDER.
      Pour d’autres, la drogue est née de la puissance issue du pouvoir et de l’argent.
      QUELLE MEDECINE POUR CEUX-LA ?

    • Phil de Saint Naz

      @ Giraudet

      Mao avait trouvé quelque chose comme le nettoyage des grosses unités de production de porc (quel symbole!) où, dans la fange jusqu’aux genoux la journée, , les « bourgeois » (ainsi que Bao Daï) étaient obligés de confesser leurs fautes le soir. Ca avait l’air de marcher!

  34. 4 Août

    « Que pensiez-vous ? A qui croyiez-vous que les Grecs doivent de l’argent ? Oui, les grandes banques sont derrière tout ça. Elles ont des centaines de milliards de dollars en jeu en Grèce. Si les Grecs ne peuvent payer, les banques prennent un coup. Et puisque personne ne veut que les banquiers subissent une perte — à part nous — une fois encore, les autorités viennent à la rescousse. »

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100215-2503.html

  35. phil de Saint Naz

    PJ: »Et les responsabilités ne s’arrêteraient pas là puisqu’on entend dire que certains ministres des finances européens avaient été avertis de ces montages »

    Il ne faut se faire aucune illusion, les gouvernements, sous l’amicale pression de ses éléments cul et chemise avec la finance, sont complices de tels agissements.

    @Jean-Pierre

    Les motivations réelles de ces élites roublardes peuvent être troubles, ce sera cependant le mouton de base, par exemple le fonctionnaire grec ou le raffineur de base de chez Total qui sera tondu!

    • phil de Saint Naz

      Ce qui me chagrine, c’est que l’information est tellement manipulée à dessein, utilisée pour avoir certains résultats qu’on peut se demander pourquoi celle-ci est distillée maintenant. Il y a quelqu’un dans les sphères du Pouvoir qui cherche à prendre un avantage sur les financiers et leurs aliés gouvernementaux dans la partie d’échec. Par quelle partie de la coterie cette « fuite » est’elle organisée, nous le serons bientôt quand nous verrons certains bénéfices (politiques) tomber dans certaines escarcelles.

      En relisant « la ferme des Animaux », d’Orwell, il frappant de constater que ce livre, qui dénonçait essentiellement les mécanismes de pouvoir au sein des totalitarisme, décrit aujourd’hui parfaitement le fonctionnement des démocraties.

      Diantre, il était plus facile de comprendre les manipulations des différentes sphères de pouvoir dans la Chine de Mao que dans les démocraties actuelles.

      L’information ressemble aujourd’hui à l’art de la prestidigitation. Lorsque l’ensemble des médias se précipite sur un sujet, c’est qu’une autre information, au second plan, ennuyeuse pour certains, risque de passer inaperçu. Le Sarkozysme est une illustration actuelle de la méthode (Grippe A, Identité nationale)

      Pour optimiser le fonctionnement actuel des démocraties, il faudrait nommer David Copperfield directeur de Science Po ou de l’Ena. Quel est le prochain lapin que les synarques nous préparent?

  36. BA

    Une video de 4 minutes : Joseph Stiglitz parle de la situation actuelle, et c’est passionnant.

    Le blog Finance

  37. BAB64

    Stupéfiant parallèle avec la crise bancaire de fin 2008: cela commence par les « petits » Etats pour lesquels on se demande s’il ne vaut pas mieux les laisser faire faillite à cause du fameux « aléa » moral » (avec la variante qu’on leur demande de se suicider) et cela va se propager aux plus gros quand on s’apercevra que tout le monde triche! Je pressens déjà la question du TBTF qui arrive…
    Sauf qu’un Etat, ce n’est pas une entité privée comme une autre et qu’on ne « liquide » pas un Etat comme une banque.

  38. rvrigo

    Existe t il une relation entre ces révélations et l’autorisation accordée par le gouvernement Français à GS et MS pour l’exploitation du gaz sur notre territoire ?

  39. Sans mobilisation de la population, nos gouvernants et parlementaires ne réformeront qu’à la marge, et GS investit comme elle veut sur notre territoire: il s’agit tout de même de constater que Sarkozy n’a qu’une diplomatie des grands groupes, pas une politique de défense des intérêts supérieurs du pays!

    J’attire votre attention sur un point très précis: on occulte trop souvent une dimension internationale pleine et entière de ce problème à l’origine politique, relevant de l’arbitrage de nos élites, en ce sens que celles-ci ont bel et bien réimporté un système post-colonial dans nos pays développés depuis plus de 30 ans! Elles ne se comportent pas en élites républicaines dans le cas de la France. Si j’insiste sur ce point, c’est qu’on a une illustration claire de ces rapports de force avec les pays en voie de développement. Je trouve que vos analyses gagneraient en puissance à inclure cette dimension-là, à fortiori parceque nous appartenons au monde francophone, et qu’en termes de rapports de force, nos fameuses « élites » pèseraient alors bien peu!

    Je considère en effet la Francophonie comme une arme (pour préserver la paix). La question de l’euro est d’ors et déjà sur la table, et je pense que les peuples vont se saisir de celle-ci dès 2010! Or j’ ai proposé il y a plus d’un an un système de résorption de la dette publique par adossement à des partenaires africians francophones, grâce à des monnaies de substitution, sans paiement d’intérêts sur la dette. L’objectif était et est toujours de bâtir également un monde multipolaire (cf blog).
    http://www.union-du-peuple-francais.fr/

    PS: le design de ce blog est très bien.

  40. laurence

    @ Fab,
    oui!! Il me semble que le châteaux de carte s’est écroulé.
    Disséquer chaque détail est sans doute important mais réfléchir à l’avenir commence ,il me semble, à devenir pressant.
    On me rétorquera que d’ AUTRES (!!) le font AILLEURS (!!) et bien mieux (!!).
    Mais voyez-vous, c’est ce qu’on nous a dit ces 30 dernières années…

    Alors je ne détiens pas la vérité, ni les clés de l’avenir mais c’est NOUS,, au premier plan qui sommes concernés et donc il me semble que NOUS pouvons y réfléchir. Ensemble.

    Et si d’autres (des qui ont du Pouvoir) le font ailleurs, nous pourrons toujours,leur dire le moment venu, ce que NOUS PENSONS et voir comment leur
    vision est/ ou non compatible avec le NOTRE.

    Pcq, si on y a pas pensé avant, ON nous imposera qlq chose avant que nous ayons eu le temps de dire ouf! Comme d’Habitude.

    Je suis devenue méfiante comme vous voyez…

  41. Fab

    Parenthèse :

    Je viens d’écouter Laurent Wauquiez sur France Inter, et j’ai repensé au Ce soir ou jamais avec Eric Woerth ! Si si ! Je m’explique (âmes sensibles et rigides s’abstenir) :

    Il était question dans l’émission du travail et des retraites. Dans un premier temps, pour préserver les cardiaques, je ne parlerai que du travail…Objectif emplois pour M. Wauquiez ! Si seulement j’avais pu lui dire : « On ne se pose plus aucune question sur comment le système fonctionne, on ne se pose plus de question sur le sens du travail, pourquoi ne se pose-t-on jamais ce genre de questions ? On dira : « Parce que c’est dans la nature des choses ». Ou bien : « On ne pose pas ce genre de questions par manque d’imagination ». Mais le manque d’imagination s’assimile toujours au conservatisme : on se satisfait des choses comme elles sont ; ce faisant on confirme et renforce les structures de pouvoir dans leur état présent. » (j’avoue j’ai un peu copié…)

    Et je posais à peu près la même question à Corinne Lepage…

    Monsieur Wauquiez, puisqu’on ne se pose plus la question de l’intérêt du travail, du « sens de la vie » en des termes pas tant éloignés, j’ai plusieurs propositions qui pourraient vous plaire. En voici une verte qui vous permettra de récolter quelques voix : pourquoi ne pas employer tous les chômeurs, les précaires et compagnie pour pomper ou pédaler ? Ils pourraient ainsi produire de l’électricité, qui j’en suis sûr nous permettra de produire puis de financer tout plein de choses super utiles à l’homme et à la nature. Et puisqu’ils seraient payés, ils pourraient consommer tout ce qu’on pu produire « vertement » ! Ne serait-ce pas de nouveau le bonheur retrouvé ?

    La prochaine fois : la retraite.

    • merou

      Solution shaddockeinne , ça y est , on y arrive…

    • Sur le sujet des retraites je conseille à tout le monde l’émission de Taddéi et l’excellent Jacques Généreux
      http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=956

    • Fab

      Hervey,

      J’écoute en ce moment l’émission de Taddéi sur les retraites…Je ne sais pas si je vais tenir jusqu’à la fin…A moins que vous me disiez qu’un des intervenants va parler d’autre chose que du sexe des anges :) ! Si, vous savez, la dette publique, Louis XIV, Fernandel, la dette qui n’existait qu’en temps de guerre…Ben là c’est un peu pareil : j’ai le sentiment que nous sommes en temps de guerre…depuis longtemps et pour toujours : une guerre interne, un affrontement entre le bien et le mal, entre l’homme-individu et l’homme-société ! (« L’organisation du travail et l’organisation des loisirs referment les ciseaux castrateurs chargés d’améliorer la race des chiens soumis. » Raul VANEIGEM : Traité du savoir-vivre à l’usage des jeunes générations.)

      Rien que de « commencer » sa vie active avec ce genre d’idées dans la tête, n’est-ce pas la garantie du bonheur et la preuve du bon état de santé d’une civilisation ?

      Ah ! Ça y est, il y en a un (Pierre-Henri Tavoillot) qui parle de la vie…Attendons…

      Non, rien.

      « Dès qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. »
      Karl MARX : Manuscrit de 1844

  42. Hyoo

    Bonjour,

    Là « Dette odieuse »

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article98481

    Poste par 8664, une idée à suivre!?

  43. mki

    Les nombreuses analyses de ce blog montrent que l’arrogance et l’insolence des banques et des milieux financiers est sans limite. Mais ici ça frise quand même l’insconscience car ils sont en pleine inégalité. Oh bien sûr ça n’est pas une question de moralité, à ce niveau de responsabilité il faut en être dépourvu.
    Mais aider un gouvernement véreux à trafiquer ses comptes peut être dangereux et donc diminuer leurs bénéfices. Et ça c’est un argument qu’ils comprennent parfaitement bien.
    Je ne sais que penser ?
    Sont-ils devenus tellement déconnectés et prisonniers de leur système, dont le seul but est de faire un maximum de profits, qu’ils ne sont plus capables de voir quand ils dépassent les limites
    Sont-ils en hors d’atteinte et peuvent faire tout ce qu’ils veulent, ce qui compris contribuer à la destruction d’un pays.
    Connaissent-ils le jeu à l’avance et savent que l’Europe va intervenir pour sauver la Grèce. Ce qui fait qu’ils gagnent de l’argent avec leur montage, puis qu’ils en gagnent encore grâce au CDS.

    Que se passerait-il si suite à ce scandale l’Europe décide de ne pas aider la Grèce et qu’elle tombe en faillite. Les émetteurs de CDS pourront-ils couvrir le montant des pertes. Est-ce que ces CDS offrent-ils une quelconque couverture finalement ?

  44. coucou

    Le ton des commentaires sur ce blog est très français à l’image d’un défaitisme masochiste qu’il est bon de cultiver dans l’Hexagone. Nous sommes très connus pour ce « spirit » à l’étranger. Je lis :

     » Vous êtes très péissimiste Monsieur Leclerc, moi aussi ….  »
    « Le pire est devant nous … »
    « Il n’y a pas d’espoir … »
    Et j’en passe …..

    De toute façon même si les choses allaient de mieux en mieux, on exacerberait toujours et de la meilleure manière le côté dépressif des choses.

    • Phil de Saint Naz

      Bien heureux les pauvres rn esprit, car ils verront Dieu (béatitudes, évangile selon je ne sais même lus lequel des quatre).

      Autre réflexion: « Nous sommes très connus pour ce « spirit » à l’étranger » La soupe est-elle toujours meilleure chez les autres?

  45. François78

    Une possibilité est un intervention massive des internautes pour « informer » largement les « élites » à tous niveaux, les instances Européenns, les gouvernements, les députés, les élus régionaux etc…

    L’idée étant de reprendre les informations dont nous avons connaissance (avec un retour aux sources pour éviter un possible retour de bâton sur un blog particulier), et en ciblant par exemple le comportement de la finance, tel que dans ce billet.

    C’est bientôt les élections régionales, et il ne serait pas inopportun que cette problématique émerge comme un important sujet de campagne (cf billets de Corinne Lepage).

    PS : beaucoup de politiques sont aussi sur Twitter.

  46. AAA+

    Bonjour, Tout d’abord une petite remarque sur le couleur utilsée pour le site. Noir c’est noir, il n’y a plus…Justement il faut encore plus d’espoir, aussi la couleur pourrait être un rien plus optimiste.
    Pour ce qui concerne les « révélations » sur GS.
    Lors des révélation au grand jour des turpitudes des banques, et notamment de GS dans les transactions liées aux subprimes, aux CDS, CDO, etc. Votre réponse « constante » était si je ne m’abuse que ceux là même qui avaient contribué à cette « orgie », étaient les mieux armés pour y faire face et pour y remédier. J’avais fait un parallèle avec l’affaire Enron, tant il me semblait que, certes sous des formes différentes, le coeur de l’action était le même. Tromper, mentir, trahir, dans le seul but de s’enrichir.
    Aujourd’hui, GS est mis sur la « sellette ». Le croyez vous vraiment? Aprés la révélation sur les transactions millimétrées organisées par des calculateurs hyperpuissants, aprés celle sur la proximité entre les dirigeants de la politique monétaire américaine et les dirigeants de ladite « firme »? La révélation de l’action de GS pour « tromper » et trahir la construction de la monnaie unique européenne, vous pensez vraiement qu’il y aura des suites? Un de nos humoristes aurait fait un sketch de tout cela. Coluche nous aurait fait rire…Aprés 3456 avertissements, 456 blâmes le CEO de GS est enfin devenu DIEU…

  47. laurence

    @ Mickaël
    Génial! :D

  48. Jaycib

    Je crois le moment venu de faire connaître les vils agissements de Goldman Sachs et de JP Morgan Chase, entre autres, en leur consacrant un billet spécifique. Outre les révélations déjà communiquées (à demi-mot…) dans la presse, il serait bon de faire référence aux deux décrets parus au Journal Officiel FRANCAIS reproduits sur le présent blog il y a deux semaines, lesquels donnent le droit à ces deux établissements d’être des pourvoyeurs de gaz naturel par l’intermédiaire de deux filiales ad hoc. Quel est le sens de ces décisions, je serais curieux de le connaître? S’agit-il de permettre à GS et JPMC à terme de contrôler les flux de gaz naturel (et donc d’en déterminer le prix selon leur bon vouloir)? N’y a-t-il pas connivence — pour ne pas dire plus — entre le gouvernement français et ces banques?

    J’ai l’impression que si l’on fouillait un peu on découvrirait pas mal de pots aux roses…

    • Phil de Saint Naz

      La connivence crève les yeux entre certaines composantes des gouvernements (proches culturellement voire familialement avec la banque et la finance) et la banque-finance. On peut refuser l’évidence, mais pour encore parodier l’évangile « Ils ont des yeux et ils ne voient pas » s’applique à la presse, aux commentateurs et à d’autres, comme si affirmer que le roi est nu ferait crouler tout l’édifice. Et c’est bien de cela qu’il s’agit

    • Jaycib

      Le problème est que le roi n’est pas nu. Il possède même au moins une poche très, très profonde. Peut-être est-ce un kangourou, sans vouloir faire insulte aux Australiens.

    • HW

      Vous semblez faire allusion à Monsieur Frère, qui a déjà vendu à bas prix l’Imprimerie Nationale au groupe Carlyle ?

  49. driouch

    Bonjour, votre texte est typiquement le genre d’édito qu’on rêve de lire le matin dans notre presse quotidienne. Voici ma contribution à la discussion :

    – Comment Goldman Sachs fait de l’argent ? Je vous conseille le documentaire très pédagogique en deux parties de PBS dans lequel Simon Johnson est interrogé ainsi qu’une ancienne de GS
    Part I http://ow.ly/17gcb
    pART II http://ow.ly/17gdA

    – Goldman Sachs n’est pas tout seul à spéculer contre la Grèce. Le Monde a parlé de la Deutsche Bank et pour l’instant, on a très peu écrit sur cette banque allemande.

    – A côté des banques d’affaires, les hedge funds sont de la partie. On apprend que le fonds de John Paulson (à ne pas confondre avec Henry « Hank » Paulson), celui qui a gagné des millions en pariant sur l’effondrement immobilier américain, est également de la partie grecque : http://ow.ly/17M5N

    Bonne journée

    • claude roche

      @driouch

      Les echos ont parlé de façon précise des « hedge fonds » dans leur derneir dossier : mais on y touche peu actuellement c ar ce serait ouvrir le front avec les anglais
      Quant à la Deustche Bank, c’est ( pour le coup) de la pure spéculation : car ce serait agir directement contre la politique de l’Etat Allemand et vu la manière dont l’affaire des salaires a été traitée là bas je ne le conseillerai pas à M Ackermann ..
      D’ailleurs sur ce point les Echos sont silencieux et ils sont dix fois plus fiables que le Monde sur les affaires financières
      amicalement

  50. jeanpaulmichel

    Dans l’affaire de GS et JMP entrant sur le marché de l’électricité français, le silence des politiques dits  »opposées à NS » et les différents syndicats est assourdissant et incompréhensible.

    • C’était le gaz, il me semble, mais l’électricité les interesse sans doute aussi…..

    • charles

      Je répète mon hypothèse que ces deux sociétés sont les « faux-nez » de Gazprom, faisant suite à la visite de Spoutin à Paris fin 2009

    • TARTAR

      Le mutisme des syndicats est étonnant.
      Bernard Thibault CGT est entré au who’s who…il ira à Davos en Rolls avec Lizzy??
      http://www.istravail.com/article470.html
      Je ne sais si ceci explique cela mais si les syndicats ne font plus tampon entre le Peuple et l’Etat le chash social rsque d’être plus brutal et chaotique.

    • claude roche

      @jeanpaul michel
      Vous parlez d’un silence incompréhensible de la part des dirigeants de la Gauche française .
      Je ne vous trouve pas très sympa à mon égard : je m’épuise à mettre le doigt dessus depuis un certain temps.
      Dans l’ancien temps on parlait « d’alliance objective » pour signaler une communauté de logiques politiques ( souvent à demi conscientes d’ailleurs). C’est ainsi qu’on a pu dire que la social-démocratie était l’alliée objective de l’état américain lorsqu’il était en conflit avec De gaulle ( Chevénement était plus crû ; il disait « la gauche américaine » )
      C’est la même chose aujourd’hui – au moins avec une fraction du PS (celle de DSK) : il y a une alliance objective pour une politique d’inflation c’est-à-dire en clair une politique d’endettement de l’Etat. ( Soit dit en passant , le camarade OBAMA a battu tous les records sur ce terrain )

      On peut même aller plus loin : vous allez assister bientôt à la grande scéne du 2 de la part des syndicats sur le thème populaire de la retraite à 60 ans. Il s’agira là encore d’une alliance objective car si vous ne montez pas l’âge de la retraire , vous poussez des millions de français vers une solution individuelle du type « fonds de pension ». et devinez qui sera gagnant ?
      On pourrait continuer comme cela Vous pouvez aussi vous demander pourquoi la presse de gauche n’a rien dit depusi des années sur le comportement de l’etat Grec ( et d’autres).. qui n’ont surpris que ceux que le voulaient bien Ce sera toujours la même question ..
      Maintenant reste à expliquer pourquoi en dernière analyse: je crois l’avoir fait, mais il est clair que cette explication ne peut pas ne pas déplaire : car trop de gens encore croient que Sarko – parce qu’il est de droite – est fatalement sous la domination des financiers . Et que le PS – parce qu’il est de Gauche – est fatalement opposé aux financiers . Et rien n’est pire que d’enlever aux gens leurs illusions

      amicalement

    • Phil de Saint Naz

      @Monsieur Roche

      « car trop de gens encore croient que Sarko – parce qu’il est de droite – est fatalement sous la domination des financiers . Et que le PS – parce qu’il est de Gauche – est fatalement opposé aux financiers »

      Vous croyez qu’il y a encore beaucoup de gens à croire à des sornettes pareilles? Sarko est certes (au moins une partie de son gouvernement) non sous la coupe, mais de connivence avec les financiers, mais l’histoire récente a prouvé que c’était également le cas au PS. Quand aux syndicats, on aimerait, pour tirer des conclusions sur les connivences éventuelles, savoir où sont passés les fonds en liquide sortis des poches de l’UIMM. La connivence, ça existe, c’est même très humain, et c’est ce qui est à l’oeuvre derrière toute corruption

    • claude roche

      @ de saint naz
      Je ne vous suis toujours pas. Il est facile d’accuser les politiques d’être sous la coupe des financiers, mais ce n’est pas exact en France : une chose est de mener une politique favorable à tel ou tel intérêt économique, quand on affirme que ce groupe d’intérêt a partir lié avec l’intérêt national. En france le gouvernement mène ouvertement la politique des PME car il affirme que ce sont elles qui crée des emplois. On peut être opposé sur le plan politique , mais certainement pas accuser le gouvernement de sortir de son rôle constitutionnel
      Autre chose est d’accuser un gouvernement d’être sous la coupe d’un groupe d’intérêt ( les financiers) car vous l’accusez sans preuve de subordonner les intérêts nationaux du pays à ceux de la finance. On peut accuser le gouvernement américain d’un tel travers. En aucun cas le gouvernement français : ou alors il faut apporter des preuves

  51. Jérémie

    Si encore il n’y avait que GS on pourrait encore se dire que tout va bien chez les hommes de glace, chez les esquimaux de la finance ou pas, « mangeurs de viande crue »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_banques_par_pays
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_milliardaires_du_monde_en_2009

  52. charles

    Une autre pièce au dossier: Are Goldman and Paulson partnering, once again, to profit from the downfall of an entire country/continent?

  53. Douglas Mortimer

    La question que je me pose concernant la Grèce est : comment est-il possible que le gouvernement et l’administration de ce pays aient accepté un montage financier semblable au subprime (si j’ai bien compris) ? Que je sache, GS ne les a pas forcé à accepter.

    Maintenant, si on se met à la place du gouvernement grec, obtenir du financement immédiat en hypothécant le futur…c’est tentant, surtout si on est pas certain d’être réélu…court terme quand tu nous tiens…

    De mémoire, en citant un auteur célèbre, …Le Vice au bras du crime…

  54. claude roche

    @ PJ : une proposition

    Je partage entièrement l’opinion de Paul JORION : l’affaire Goldman Sachs est une affaire d’Etat.
    En effet les soupçons qui pèsent sur elle , sont maintenant suffisamment crédibles pour que le doute – qui profite à tous les accusès, même financiers – se transforme en une enquête officielle

    Je voudrais renchérir sur trois points
    1/ D’abord de la prudence : G Sachs n’est pas accusé . Il est soupçonné , et les preuves doivent être apportées . Pour le moment nous ne fonctionnons que sur les informations que les autorités allemandes diffusent via la presse .. c’est hautement vraisemblable mais non encore prouvé

    2/ Deuxièmement je pense qu’il faut raisonner en termes institutionnels et s’adresser directement aux autorités constitutionnelles . En effet ce dont Goldman Sachs ET l’ETAT grec sont accusés , c’est d’avoir sciemment contourné les règles européennes aux risques d’attenter à ses intérêts communs .
    S’il s’agissait de nationaux ont dirait qu’il s’agit de forfaiture. Ici c’est de la complicité de forfaiture
    La logique voudrait donc qu’une commission parlementaire européenne soit mise en place . Et enquête ( et qu’elle prenne son temps !).
    Je fais donc la proposition suivante : une lettre de PJ co-signée par les blogueurs qui sont d’accord adressée aux parlementaires auropéens ( ou les députés français à Strasbourg , si l’on veut , dans un premier temps) et allant dans ce sens .
    Il ne faut bien sûr pas en exagérer l’impact, mais c’est par ce genre d’initatives qu’on peut progresser

    Par contre je voudrais terminer par plusieurs remarques : demander une guerre contre G Sachs n’est pas approprié, pour la simple raison que cette guerre a lieu, même si on s’obstine à ne pas le voir . Elle est menée par le gouvernement allemand , et si elle se fait discrètement, c’est pour des raisons d’histoire. Comme l’a noté un blogueur la thèse selon laquelle « nous sommes tenus par les financiers » a été le principal argument de la NSDAP dans les années 20. Et nul doute que les allemands ne soient condamnés à la prudence pour cette raison. Chacun sait que l’argument « vous dites la même chose que l’extréme droite » suffit pour assassiner politiquement un adversaire. C’est regrettable mais c’est comme cela A fortiori dans ce cas
    Enfin je ne suis pas d’accord pour dédouaner l’etat Grec , ni même pour laisser entendre que « l’on attaquerait la Grèce parce qu’elle aurait viré à gauche » . D’une part parce que c’est manifestement pour éviter de donner cette impression que les gouvernements français et allemand cherchent une certaine discrétion. Et je pense qu’ils ont tort : G Sachs a manifestement été utilisé par l’ensemble des dirigeants de la Grèce pour cacher sciemment des informations qu’ils sont constitutionnellement tenus de (nous) donner . Dans la langue de la philosophie politique cela s’appelle de la corruption , dont on sait qu’elle menace toute démocratie.. ( ce sont les grecs ici qui ont corrompu G Sachs)
    On ne peut pas d’un côté tirer à boulets rouges sur les manipulations des financiers et ne rien dire sur celles de l’Etat grec.
    Cordialement

    • daniel

      1-Pour que ce soit une ‘affaire d’ Etat’ il faudrait d’abord qu’ un Etat existe.
      Où est cet Etat?
      ‘ … autorités constitutionnelles ‘: magie des mots qui remédient à l’ absence.
      Quelles sont les ‘autorités constitutionnelles’ ?

      2- La recherche de la preuve? oui mais pourquoi la vouloir longue?
      Ne sommes-nous pas en état de légitime défense ? Et il ne s’agit pas
      de déclarer une guerre, simplement que l’ Europe ne soit plus un terrain de jeux faussé et déloyal.
      3- Selon toute apparence, l’ Etat grec est coupable d’ avoir corrompu
      le chevalier blanc ( blanc et de nature divine) GS. Curieux !
      Du reste, la recherche de la culpabilité dans cette joute mortelle
      est hors de propos immédiat.
      Il n’y a pas de blanc et de noir, juste des nuances indéfinissables entre
      les deux.
      4- Croyez-vous vraiment que l’ esprit allemand actuel soit parasité
      par des vieilleries quasi-centenaires ? Toute l’ histoire européenne
      depuis Nuremberg a pour but de délivrer l’ Allemagne de ses démons.
      Il me semble que le but a été atteint. Le reliquat n’est que prétexte commode.

    • claude roche

      @ daniel
      J’avoue ne pas comprendre ce mail..
      Il n’existerait pas d’institutions devant qui porter ce problème ? C’est faux . Les traités qui gèrent l’Europe ont valeur constitutionnelle : vous ne pouvez pas passer une loi qui soit contraire au traité de Maastricht, ce sera refusé par le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel
      La même chose vaut pour l’Etat Grec : nous sommes liés à l’Etat grec et aux autres institutionnellement.
      Maintenant pourquoi insister sur cette dimension ? Parce que si nous voulons avoir une chance de faire passer l’amendement institutionnel de PJ ( à long terme), il nous faut apprendre à respecter nos institutions qu’elles nous plaisent ou non
      C’est la raison pour laquelle on ne peut laisser passer l’affaire Grecque qui jusqu’à preuve du contraire à mandaté GS pour masquer des informations importantes aux autres Etats . En France ce genre de sport est très sévérement puni
      amicalement

  55. Hole Street

    Quand les responsables grecs disent : « ce que nous avons fait à l’époque était légal », en essayant de justifier les montages proposés par G.S. et consorts, ils ne sont pas loins du comportement de ceux qui ont découvert, avant les autres, les vertus disons stimulantes de tel ou tel produit qui, par après, sera versé dans la rubrique « dopants ».
    S’il devait y avoir, à l’époque, quelqu’un pour savoir que ces bidouillages étaient véritablement illégaux, c’étaient, bien sûr, leurs concepteurs. Et non seulement illégaux ; mais aussi ô combien toxiques. Nous le vérifions bien maintenant ; c’est-à-dire trop tard. Moralité : pour être dans la légalité, il suffit d’avoir un ou deux coups d’avance sur les autres.

  56. phil

    Il faut donc nommer le directeur de la banque centrale Chinoise à la place de mr Trichet….

  57. folko-rioter

    Si vous ne le saviez pas encore, ce post est cité sur le site d’arretsurimages:

    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7181

    « Un jour, une minorité avertie fera tomber la majorité molle »

  58. laurence

    @ daniel,

    je vous rejoins.

    Quand ces mots creux finiront-ils d’êtres invoqués ???

    Ils ne signifient plus rien.

  59. logique

    Cela risque de mal se finir pour les politique et pour les banques, et indirectement pour nous. M’enfin il semblerait que plus personne ne veille faire son travail donc, c’est deja bien pourri.

    Ce coup ci j’applaudi votre article Mrs Jorion, excellent.

  60. Très bon billet, simple et élégant, merci !

  61. Paul *

    Bonjour tout le monde,

    Surtout n’oubliez pas une règle de base :

    – dans la finance, tout bénéfice ne peut s’exprimer qu’en dollar .

    Même les états l’ont compris … brillant !

  62. Excusez une question de néophyte en économie :
    Les banques centrales prêtent aux banques à un taux très faible, puis les banques se servent de cet argent pour spéculer, notamment sur la solvabilité des états, et elles en profitent pour prêter cet argent aux états à un taux très élevé. Pourquoi les banques centrales ne prêtent-elles pas directement l’argent aux états, au taux très faible qu’elles accordent aux banques, ce qui soulagerait la pression sur les états et diminuerait le coût de leur dette ?
    Raison de statut des banques centrales (qui pourrait être modifié) ? Raison d’idéologie (la contrainte pourrait la contourner) ? Raison technique qui m’échappe ?

  63. laurence

    @ Monsieur Roche,

    je crois que ce que Daniel exprime, c’est que, puisque les autorités (l’état et même ‘les états’), qui devrai(en)t intervenir pour contrer les ‘requins de la finance’, ne le font pas … et bien l »état’ n’est plus qu’un vain mot pour nous.

    Cela ne représente plus rien. Cela n’a plus de valeur.

    Il ne remplit pas sa fonction.

    C’est comme cela, moi, que j »entends’ le propos de Daniel….

  64. charles

    Allez les choses simples racontées par l’excellent Jean Quatremer:

    Goldman Sachs contre,tout contre la Grèce

  65. charles

    Les choses simples racontées outre-Atlantique par l’excellent Matt Taibi, fin connaisseur de la pieuvre: ‘Goldman Sachs a violé le contribuable, et a violé ses clients':


    Goldman Sachs raped the taxpayer, and they raped their clients

  66. charles

    Un autre spécialiste rejoint implicitement votre proposition, un bon ‘levier’ ce monsieur Satyajit Das: Stripping away the disguise of derivatives, Mettant à nu le déguisement des ‘dérivés’


    As the so-called Greek Job highlights, simple borrowing and lending can be readily disguised using derivatives, exacerbating risks and reducing market transparency.

  67. […] banque américaine Goldman Sachs aurait aidé la Grèce à cacher son déficit […]

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