L’actualité de la crise : LES MARCHÉS SONT RATIONNELS, par François Leclerc

Billet invité

L’évolution du marché obligataire est sans équivoque. Sans même faire une pause, les marchés ont anticipé ce lundi la poursuite de la crise, aboutissant à la précipiter. Mais si les tensions sur les taux espagnols et portugais étaient prévisibles, qu’elles touchent également les taux irlandais et italiens l’était moins. Sans parler de l’euro qui retombe à 1,30 dollar pour un euro, et des valeurs financières qui ont continué à baisser. Une journée détestable pour ceux qui ne s’y attendaient pas.

Dans le cas de l’Irlande, une incertitude un moment escamotée est réapparue, annihilant l’annonce du plan de sauvetage de dimanche. L’adoption du budget irlandais est un préalable à sa mise en œuvre, sans que rien n’assure – tout au contraire – qu’il en sera ainsi le 7 décembre prochain, date prévue pour le vote.

Car la situation irlandaise s’est singulièrement envenimée depuis la publication de deux modalités du plan. Passe encore que le taux de 5,8% des prêts européens, inférieur aux estimations qui circulaient avant son annonce, soit nettement plus élevé que celui dont les grecs ont bénéficié, soit 5,2%. Mais la décision d’utiliser les 15 milliards restants du fond irlandais de réserve des retraites afin de recapitaliser les banques irlandaises reste en travers de la gorge. Non seulement les créanciers détenteurs d’obligations senior des banques ne subiront aucune décote, mais qui plus est, ils seront intégralement remboursés avec ces fonds détournés de leur usage.

Les derniers rounds de discussion du week-end ont bien porté sur le taux et l’éventualité d’une telle décote, et rien n’était acquis à ce moment-là. Mais les négociateurs de l’Union européenne ont tranché non pas en fonction de la situation irlandaise elle-même, mais des répercussions de leurs décisions sur la suite présumée des opérations. Dans l’espoir « d’arrêter l’incendie », comme l’a depuis déclaré la ministre française Christine Lagarde, qui en avait nié l’existence auparavant. Afin d’éviter à tout prix de heurter les marchés en leur imposant une décote sur leurs créances, alors qu’il leur était parallèlement promis qu’une telle mesure ne pourrait intervenir qu’après 2013, en dernière instance et après étude au cas par cas.

Quant au taux, il aurait été finalement fixé en fonction des niveaux atteints sur le marché par les taux portugais et espagnol à maturité comparable, afin de ne pas prendre le risque qu’il soit inférieur à ceux-ci. Un jour on presse les Portugais de demander de l’aide, le lendemain on voudrait éviter qu’ils le fassent et les Espagnols avec eux…

En poursuivant trop de lièvres à la fois, les négociateurs de l’Union européenne et du FMI se sont emmêlés les pieds. Au vu des incertitudes régnant en Irlande, les marchés se sont de nouveau mis à craindre de ne pas être remboursés de leurs créances sur les banques irlandaises et ont agit en conséquence.

L’Italie en a fait les frais au passage, les marchés n’oubliant pas que si la dette publique italienne est contenue – tout du moins selon les données officielles – la dette privée est une des plus élevées au monde (soit 118% du PIB). L’Espagne a quant à elle prudemment annoncé qu’elle repoussait au début de l’année prochaine ses émissions prévues d’ici la fin de l’année, en espérant des jours meilleurs. Tout aussi significatif, enfin, a été la détente intervenue sur les taux grecs, suite à l’annonce de délais supplémentaires de remboursement qui seraient accordés à la Grèce, car ils éloignent la perspective d’un défaut.

Condamnés pour leur « irrationalité », les marchés font la loi sans nuances et les gouvernements européens la subissent en refusant de mettre les points sur les « i ». Conséquence logique de l’approche qui a été la leur depuis le début de la crise, et qui ne leur laisse aujourd’hui d’autre choix que de s’enferrer dans une stratégie sans issue. Rarement aura-t-on vu une telle obstination dans l’échec, ainsi qu’une telle inconsistance.

Combien de semaines et de mois auront été nécessaires pour que soit envisagée une « approche systémique » de la crise européenne, comme l’a dénommée hier dimanche Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques ? Combien en faudra-t-il encore pour que, à chaud et dans l’urgence, celle-ci débouche sur dieu seul sait quelle nouvelle échappatoire ?

L’enfermement idéologique des décideurs européens est tel qu’un secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, peut déclarer : « La crise a rendu l’Europe plus résistante et plus forte que jamais, la volonté de mettre en œuvre de véritables réformes fiscales est plus forte… et en cas de besoin il y a un filet de sécurité ». Le mot magique de réforme lancé, il précise qu’elles sont bien entendu « structurelles », avec pour objectif de naturellement « relancer la croissance ». Il a ensuite détaillé ce qu’il entend par là : « Les systèmes de santé et de retraite doivent être réformés, de nouveaux emplois créés, le marché du travail assoupli. Les économies ont besoin de plus d’innovation, d’une surveillance et d’une gestion d’entreprise meilleures », pour conclure « Cela va encore prendre du temps avant que les choses redeviennent comme avant ». Affligeant.

Ce lundi matin, sur les radios, des ministres démentaient pour la première fois que la France puisse être emportée à son tour dans la zone des tempêtes. Parmi les analyses de la crise européenne qui foisonnent, les scénarii se multiplient. Proposant des solutions tout en ajoutant qu’elles ne seront pas retenues, ils prévoient rarement une autre perspective que l’éclatement de la zone euro.

Quant à eux, les leaders européens sont-ils rationnels ?

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114 réflexions au sujet de « L’actualité de la crise : LES MARCHÉS SONT RATIONNELS, par François Leclerc »

  1. le probleme c est celui de la soutenabilite de la dette.

    soutenbilite c est lorsque la croissance des recettes est superieure à la croissance de la charge de la dette.Autrement on se situe dans un schema de ponzi ou la dette emiser serviarit uniquement a rembourser les interets de la dette.

    La dette devient insoutenable : – par la croissance qui est faible
    – par les politiques qui ne veulent pas relever les taux de prelevements obligatoires ou autrement a minima
    – par des tensions sur le 10ans sur la courbe des taux

    oui les marches sont rationnels ….malheureusement

    1. oui les marches sont rationnels ….malheureusement

      Si le suicide est un acte éminemment rationnel, ce qui en certaines circonstances pourrait tout à fait se concevoir, alors oui, certes, je puis m’accorder à votre conclusion. En aucun autre cas de figure. Aucun. N’y revenez pas.

    2. bonjour sylvain! comme vigneron, je me dois de désapprouver.
      c’est même du rationnalisme fervent et enthousiaste. on ne sait pas trop sur quoi çà peut bien rationnaliser ces petites bestioles.

      si la raison signifie bien le sens de la proportion et de la mesure le troupeau rationnalise à tâtons en pleine lumière
      wiki : « On parle de rationalité économique quand le comportement des individus correspond à leurs intérêts » ^^ à tâtons en pleine lumière aussi donc. (avec cette définition, le ver de terre est plus rationnel et rationnaliste que les marchés. et lui « connaît » son interet : il ne scie pas la branche qui le soutient…)

      si le sens est qu’ils sont compréhensibles… à mon avis, c’est assez facile de leur donner raison (et de les comprendre)après coup sur une courte période ( a posteriori tjrs pour preuves les crises)…ou tort…tellement ils sont contradictoires : le vainqueur fait l’histoire en qq sorte. mais là on sort de la science rationnelle pour tomber dans la plaidoirie. s’ils étaient rationnels dans ce sens, ils seraient prévisibles de façon claire pour les myriades de spécialistes. or il n’en est rien. un manque de transparence? alors pas de rationalité non plus, juste de l’intuition.
      par contre, sur une longue période…il n’y a rien d’autre à comprendre que l’avidité et l’égocentrisme de l’individu mu par son « interet bien compris » (combien comprennent la grande essoreuse?). le rapport de force capitaliste est il lui même bien rationnel?

      Marx appelait cela plus value, qui est une contradiction interne à la théorie économique qui se base sur le capital souverain (keynes ou stalline et hitler à l’autre extrême).
      juste pour votre exemple, les marchés pretent encore aux états endettés, par appât du gain ou par lucidité… mais d’autres jouent contre. certains réussissent même à gagner sur les deux tableaux. a posteriori, le vainqueur sera déclaré le plus, puis le seul, rationnel. des moustiques malins pourront pomper bien qq gouttes du mouvement, mais au final, seul l’assise de capitaux décide réellement de l’issue. ici le qualificatif de rationnel est carrément mensonger. car on parle de la raison du plus fort…où seule la guerre ou sa préparation sont rationnels.

      du coup dire « les marchés sont rationnels » c’est comme dire « l’union européenne est démocratique ». quand bien même cela aurait un semblant de pertinence sur le papier, vu de loin, c’est tellement partiel que çà en devient faux. plutôt qu’un constat objectif, çà a l’aspect d’une incantation basé sur une intuition biaisée par des siècles de répétitions(décennies pour l’ue). les marchés ne sont clairement pas dotés seulement de raison (soyons généreux envers cet essaim pitoyable), mais bien plus de foi fervente et enthousiaste.
      et de foi en quoi? un avenir meilleur?avec ce type de comportements? doute.^^

      et retournons la phrase : les marchés sont irrationnels. en micro trottoir, chacun ayant intériorisé la norme de « rationalité » comme argument d’autorité

      vigneron : je retire ce que j’ai malencontreusement sous l’agacement de vos raccourcis écrit au sujet de la sélectivité de votre scepticisme^^ à part les matérialistes et leurs arguments sensuels ou contondants, c’est assez redistributif^^. et j’aime bcp l’école sceptique (du grec skeptikos, « qui examine ») mais leur « amétaphysicisme »(^^) poussé dans ses retranchements est contradictoire : ils admettent l’existence des apparences (les sens vue ouie etc). dès lors ils supposent une substance (matière ou esprit, sans vouloir trancher selon leurs dires). ils reconnaissent de fait l’existence et la pertinence d’une métaphysique, sans faire de choix. leurs arguments sont simples mais solides et cohérents. cependant se réduisant à la perception des sens, ils opèrent bien un choix métaphysique : les sens matériels révélent une substance…matérielle. de fait leur théorie est nulle concernant l’action… les maîtres des phénomènes (économie, guerre, etc… et la réalité) sont ceux qu’ils suivent.
      en plus de leur corrosion par le doute (parfois salutaire) sur les valeurs non expérimentables par les sens est une médecine à double tranchant . philosophiquement, ce sont des ovnis grecs^^ ils s’interdisent d’agir sous « prétexte » qu’aucune vérité accessible ne peut légitimer qq métaphysique que ce soit. le doute soit, mais ne pas prendre position, c’est prendre position par paresse ou indifférence. pour un vrai sceptique, le pouvoir imposé doit être intolérable car non légitime. de fait pour un vrai sceptique (la démarche sinueuse de descartes va vers cet horizon), prendre place parmi les phénomènes et abattre les fausses « devrait » être un devoir. du scepticisme pragmatique en qq sorte. comme l’exemple de la chanson de Brel « le diable » (ou « çà va »? zut trou^^ tjrs d’actualité comme bcp de la pensée des années 60) le laisse penser.
      (pour le suicide, c’est du rationalisme de désespéré… l’échec d’espoirs mal accrochés n’est pas une raison, mais un pretexte. s’il est inconscient, comme pour les marchés (trop?) spéculatifs ce n’est plus du rationnalisme, c’est de la psychopathie^^ )

      pour cette fois et en attendant d’autres, un verre de macon en votre santé^^
      j’ai essayé de suivre vos « conseils » : moins de métaphysique^^ (ce n’est pas une obsession, juste nos réalités et l’une d’entre elle s’est fait un énooorme porte voix depuis plus de 2 siècles… un porte avion métaphysique avè les missiles nucléaires aujourd’hui…son influence sur une part significative (pas la quantité, la qualité surtout) de la façon de penser (le mythe des marchés providences(^^) n’est qu’un (gros) avatar de cette influence.). je considère que la « bible » visible de ce mouvement est Hegel. et comme il le rappelle, l’oiseau de minerve prend son envol à la tombée de la nuit : ce mouvement est bien plus ancien.
      de ce point de vue hégélien, la fin de l’histoire (car la raison incarnée gouverne le monde selon une seule métaphysique : la fin de l’histoire est l’arrêt du déroulement du chant métaphysique commencé pour l’europe sous homère, mais les sumériens disent de même ; la victoire d’une métaphysique, censée comme d’hab appporter tous les bonheurs possibles. la paix promise ne semble même plus poindre à l’horizon en seulement 2 siècles d’expansions rapides.
      un cours « volé » de Michéa : http://www.dailymotion.com/video/x4ec7p_jc-michea-montpellier-1-6 sur « les » contradictions du libéralisme politique et financier (gauche droite pas de jaloux^^))

    3. @ Vigneron,

      Bonsoir,

      Fleuret de la colère, fleur des vignes, meilleur l’eût-il crû au clair de sa lame.

      Trait de plume, trait d’épée, nos amis banquiers connaissent bien le monde, les hommes, ils voyagent, pour accompagner l’argent qu’ils font également voyager, de comptes en main, d’écrits en bits et valises.

      Cinéastes de valeurs, plein phare sur les milliard, nuit noire sur la cohérence des « systèmes » emmilliardés jusqu’au pis du cou, trait à la lie du moût qui tarde mais fume l’essence culturelle des valeurs d’échange.

      Mais qu’il fait froid dehors, à faire baisser l’insécurité au-dessous du cercueil des zéros glaçonnant de délicieux vices qui tuent la soif, et le souffle, et le regard.

      Ils savent mieux que nous la relativité des notions de misère, la valeur des nombres et des proportions, ils sont joyeux, et nous de tristes carcasses bonne à peine à servir de support à leur prélèvement, automatisme institutionalisé en déni d’explication, la crise est une super production.

      Quand ils savent si bien ce que bien plus que nous de gens sont capables d’endurer comme norme….petit nombril franco-européen, guili, les intérêts décroissent en nombre, de gens, genre de nom nouveau à inventer en statistique diffus et infusable à merci, et beaucoup pas cher, hein..Mais qui n’a

      Chaque Etat second a sa carte truquée à jouer au jeu purin du libre-échangisme officiel légal et bon teint, même le chienchien à mémère a l’air perdu parfois, c’est dire le canin social ambulant, bad bank bang bang les fonds de garantie des retraites paient les obligations « seniors » rubis sur l’ongle et nos trombine sans limite d’âge.

      Honte, révolte, incurie des institutions, irrespect total répété, aggravé de ces mécanismes discutables certes et à tout point de vue, mais si d’aventure civilisation se prenait d’une toquade nouvelle, il reste fort à douter qu’elle optât pour un viol brutal.

      Conserver bien les noms de tout responsable, dirigeant, politique, économique, financier, direct, ou indirect, le délire de la star les a gagné, ok (0 Killed qui disaient les GI’s), suivre bien la vie-réalité des sommets au point de fusion des délires, déglacer (dehors suffira), ne pas réfléchir,

    4. Selon Willem Buiter, économiste en chef chez Citigroup, la crainte d’une insolvabilité des Etats pourrait désormais s’étendre hors de la zone euro et concerner d’autre pays, comme les Etats-Unis ou le Japon. plus c’est loin plus c’est opérationnel et rationnel, ça craint quand ça se rapproche du cœur…

  2. L’enfermement idéologique des décideurs européens est tel qu’un secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, peut déclarer : ……………… « Les systèmes de santé et de retraite doivent être réformés, de nouveaux emplois créés, le marché du travail assoupli. …………………………», pour conclure « Cela va encore prendre du temps avant que les choses redeviennent comme avant ». Affligeant.

    ce n’est pas affligeant ; c’est la marque de ceux qui poussent leur avantage le plus loin possible.

    ce n’est que l’exemple de la théorie mise à nu par Noami Klein :  » la stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre  »
    toute opportunité doit être mise à profit pour piller les peuples et casser les protections sociales

    nous assitons à une guerre sociale où l’un des protagonistes est tellement anesthésié que l’autre ( en l’occurence les possédants ) peut même se permettre de lui balancer :  » La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter  »

    cette descente aux enfers durera tant que les peuples ne se soulèveront pas et diront STOP

    Socialisme ou barbarie

    1. Et à qui comptent ils encore vendre leur ‘produits’ et ‘services’ s’il n’ya plus de clients solvables??

    2. Exactement !
      Paul Jorion devrait écrire un billet sur cet excellent documentaire, disponible sur le P2P, The Shock Doctrine, avc la participation de Naomi Klein.

  3. Le problème c’est aussi que ceux qui sont en charge de résoudre ce problème sont aussi ceux qui l’ont créé (ou tout au moins qui ont créé les conditions de son apparition) et développé. La remise en question est donc plus qu’improbable.

    1. d’autant que, pendant ce temps, à Lisbonne, c’est le grand lancement de l’OTAN global, …
      donc le « GLOTAN » …

    2. Cool Pablo, excellent… pour un collectionneur de formule dans mon genre c’est super.

      Ceci était il y a effectivement une rationnalité dans tout ça, celle d’un profit qui se dissimule au meilleur endroit, au sommet. Un peu comme quand on était gamins et que seuls les initiés (souvent les plus grands) pouvaient monter dans la cabane installée sur l’arbre, à 6 mètres du sol.

      Ceci étant je ne crois pas nécessairement au socialisme tel qu’exprimé plus haut. Nous avons surtout besoin de contre-pouvoirs et de gens de bonne volonté. Surtout au sommet.

      Problème : les gens qui arrivent au sommet correspondent exactement à la formule d’Alfred….

      C’est pourquoi on se réjouit déjà des futures « sorties » de Julian Assange (des histoires de banques) sur WL.

    3. @ Mike

      socialisme ou un autre mot ; peu importe

      par contre sommes-nous d’accord sur le minimum : chaque être humain a le DROIT de vivre DIGNEMENT

      quelque soit l’appelation, de toute façon on ne supprimera pas tous les problèmes ( le paradis sur terre , surtout pas ! la vie n’aurait plus d’intérêt …… ) , le système capitaliste , qui n’est, après tout, qu’un système historique ( en rien naturel ) de production et d’échange parmi tant d’autre, peut-il tendre vers la satisfaction d’une vie digne : la réponse est assurément non

  4. M Leclercq quelle serait votre solution à vous si vous aviez le pouvoir de la mettre en place pour stopper ce carnage?Chaque problème a une solution, encore faut il comme vous le dites si justement que les Lagarde et consorts cessent de vivre dans le déni permanent.Le communiqué de l’OCDE est incroyable.Sur quelle planète vivent ces gens non élus pour donner des suggestions voire des ordres aux peuples souverains??
    Ca sert à quoi ce machin l’ocde?Comme la vie est un rapport de force et le seul langage que peuvent éventuellement comprendre ces gens la, je crois qu’il faudra un jour qu’arrive un geste déséspéré d’un homme envers eux pour que peut être un éventuel début d’auto critique soit entamé?
    Triste mais à la guerre comme à la guerre.

    1. Le communiqué de l’OCDE est incroyable.Sur quelle planète vivent ces gens non élus pour donner des suggestions voire des ordres aux peuples souverains??
      Ca sert à quoi ce machin l’ocde?

      : à réunir dans l’entre-soi des zexperts de tout ordre, extrêmement bien rémunérés,
      non imposables …( tiens, une grosse niche …faudrait peut-être, avant tout ,penser aux trés grosses niches des organismes internationaux …m’est avis que les mammouths à dégraisser, sont plutôt là …)
      …faire des dossiers comack de loin, de trés trés loin : quand il n’y a plus que des statistiques en jeux, il n’y a plus d’hommes, mais des chiffres, désincarnés …donc des « morituri te salutant » ( mais hein, pas grave : les pôvres ont qu’à pas être pôvres ! d’ailleurs moâ, je fais carrière, je ne peux pas tout faire; tiens, par exemple sur les politiques d’ajustement ( l’Europe est en plein dans le mille ) …, envoyant aux pâquerettes les pays pauvres, les pays en développement, puis les pays restants, soient ceux que le renflouement des banques , sans nationalisation à la clef, en 2008 – pur hasard , oubli, la ‘voyante « lesmarchés » n’ayant rien vu …-
      et qui se retrouvent avec des dettes publiques monumentales, par un tour de passe-passe ( car lémarchés utilisent les voyantes et les prestidigitateurs: plouf, plouf : zou =) dette privée gommée dans certains lieux, plouf, plouf : tiens l’est arrivée dans le public, le dette !), dans leur grande rationalité !) =) politique d’ajustement o-bli-ga-toi-re, on vous dit !
      =)Privatisation à tout crin =) paupérisation de la population =) impossibilité de se soigner pour beaucoup=) FMI =) Trés trés grosse dette sine diae =) éducation publique dans les choux MAIS
      trés gros pactole pour les assureurs, générale de santé ( où personnel payé avec un lance-pierre et en sous-nombre; directeur d’établissement gérant les dividendes pour lui et ses actionnaires ….) : le paradis
      US =) OCDE =) OMC=) FMI=) BM …même combat ! contre les Peuples…

  5. Patience, Gorban…
    La colère monte et peut se coordonner à l’échelle européenne. La jeunesse de Grèce a ouvert le feu à l’hiver 2008-2009, suivie par la France au printemps 2009, puis les travailleurs en Grèce au printemps 2010, puis la journée de grève massive en Espagne, la France tout cet automne, puis des manifestations énormes en cette fin novembre, au Portugal et en Irlande, précédées par la révolte de la jeunesse estudiantine anglaise.

    Pour l’Italie, je posais la question lundi. Les marchés ont répondu. Je rappelle que son ratio dette publique/PIB est de 117%, soit le second le plus élevé en Europe, après la Grèce, et que cette dette représente 25% de la dette publique européenne, selon les chiffres des tableaux Nomura ci-dessous, assez complets sur la dette européenne:
    http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/gono/Cheat%20Sheet%201.jpg

    1. Ceux qui pensent que ce qui est nommé « révolution » faute de mieux est non seulement inévitable mais souhaitable doivent, encore et encore, définir un projet réaliste c’est à dire utopique et apprendrent à se PARLER DIRECTEMENT sans passer par l’intermédiaire trompeur d’un site internet ou d’un parti constitué candidat parpétuel au changement par les urnes ou de je ne sais quoi.

      marlowe@orange.fr

  6. C’est voulu, il faut laisser pourrir la chose. Pour pouvoir réformer, à savoir : quelques gros, maitres, et les autres, des esclaves.
    Il faut abroger toute les solidarités et aides organisées par l’état nation, qui doivent être privatisées (enseignement, retraite, armée, administration, religion, culture, etc.)

    Les marchés (quelques gros rapaces) ont faim.

    1. Toujours dans ma position qui est celle de ne pas considérer nos politiques comme plus machiavéliques qu’ils ne sont au regard de leur soit-disante maîtrise de la situation, je en crois pas au scénario de la stratégie délibérée consistant à laisser pourrir la situation avec l’objectif de casser les politiques sociales. ….

      je pense tout simplement, que nos gouvenants sont dépassés par une situation qu’ils ne maîtrisent plus, torturés entre des forces mondialistes qui les dépassent et des convictions souverainistes, sincères celles-ci.

      Il faut faire la distinction entre les gouvernements nationaux incompétents et victimes que je décrits ci-dessus et les fonctionnaires européens bruxellois, qui eux protègent leurs intérêts.

    2. Bible.
      J’ai vaguement l’impression que vous pensez ce que vous écrivez.

      « des convictions souverainistes, sincères celles-ci.  »

      Expliques, Camarade.

      T’as vu ça où..????

      Tu ne sais pas encore que l’on fait carrière en politique..????

      Expliques, là. Et méfies-toi, je viens d’avoir une envie subite de te démonter chaque parole.

    3. @ Yvan
      Quelle remarquable contribution. Vous en avez encore d’autres comme ça ? ( en passant, je ne suis pas souverainiste )

    4. d’accord avec bible… à ce détail que les souverainistes autoproclamés ont gamelle grâce à l’ue, comme ces « incompétents » du gouvernement, qui eux participent énergiquement à l’ue.
      dire qu’ils ne pas maîtrisent pas ce qu’ils ont voulu est très naïf. certes, c’est pas du 100%, mais c’est du aux oppositions sur la manière et le calendrier pour l’essentiel, parce que le but est le même. http://fr.wikipedia.org/wiki/Serpent_monétaire_européen#L.27histoire_du_Serpent
      et ils ont largement assez de recul pour savoir ce qu’ils tentent. (2015, marché transatlantique (usa canada mexique ue), enteriné cette année au parlement.

      pour yann : une réaction épidermique et émotionnelle est absurde. parlant déconstruction…

      le terme de souverainisme ne fait que renvoyer au droit des peuples à disposer d’eux mêmes signé à l’onu, assemblée où les états souverains siègent pour la plupart.

      que des connotations malsaines soient entretenues (involontairement?) dans notre paysage politique et celui européen c’est bien vrai, n’oblige pas le citoyen responsable à réfléchir :
      douter de la sincérité des animaux politiques est plutôt sain comme début…mais pas comme fin. la liquidation du service public de qualité est bien du fait du politique, au nom de l’intêret de tous (efficacité des marchés etat débile) et la disparition des frontières et des états pour la « libre-concurrence ».

      la souveraineté confiée à bruxelles est utilisée pour mettre les peuples européens en concurrence et qq part transférer leurs richesses ailleurs (la balance commerciale n’étant positive que par les exports allemands).
      cette transfusion va t elle seulement au plus créateurs de richesses ou de stabilité politique?
      notre souveraineté comme peuple est elle utilisée au mieux pour tous? sur la planète et chez nous? le dialogue des peuples doit il se faire nécessairement par l’intermédiaire d’une bureaucratie?

      après, bien sûr, l’on peut constater que l' »offre politique » est vérolée. la course à la gamelle signe l’hypocrisie de presque tous les souverainistes auto étiquetés. jusqu’au crif qui est soutenu par une association euro-atlantique…pareil pour le fn semble t il…

      mais de là à sous entendre que le vote est voué à l’échec… quelque soit ce vote, souverainiste ou non. c’est absurde; sauf pour celui qui se paye de mots et qui vote (et revote) pour des promesses. ce ne sont pas des imbéciles incompétents ou malhonnêtes : parcours et doctrines sont clairs, les campagnes carnavalesques ou autre prestation médiatique n’ont aucune pertinence.

      « nous ne sommes pas des nationalistes, nous sommes des nationaux », disait de Gaulle soutenant l’auto détermination des peuples. c’est certes un peu daté, mais si vous en vouliez un sincère…^^ à moins que vous ne le mettiez aussi avec les nazis ou les carriéristes…mais çà m’étonnerait^^

    1. ben vous avez rien compris ! lol

      je conseille à tout le monde d’aller lire le rapport sur l’emploi des jeunes et des seniors pondu par le think-tank Institut Montaigne du grand patronat ( ah non en fait il est indépendant …………. mais juste financé par les multinationales )

      http://www.institutmontaigne.org/15-propositions-pour-l-emploi-des-jeunes-et-des-seniors-3229.html

      ce document sorti pendant le mouvement social pour le retrait de la contre-réforme des retraite, est une vrai déclaration de guerre :
      – suppression de l’âge de départ à la retraite
      – 44 ans de cotisation
      – décote/surcote par année de cotise en – ou en + : 7% !!!!!!! ( actuellement 2% )
      – suppression du CDD ……………. et flexibilisation du CDI
      ……………….

      bref le programme du MEDEF et donc de son larbin la maffia sarkoziste

      bien sûr tout ça pour améliorer l’emploi des jeunes et des seniors novlangue quand tu nous tiens !

    2. J GORBAN

      Suis bien triste de vos conclusions sur le rapport Montaigne, une vision étroite de l’économie qui crée un tel problème dans notre pays.

      Dans ce rapport dit simplement les raisons et les comparaisons avec tous les pays Européens, des choses simples comme le taux d’inemploi des moins de 25 ans et des plus de 55 ans fait que les 40% qui travaillent sont ceux qui doivent dans le monde supporter le plus d’effort pour assurer les études de leurs enfants et la retraite de leur séniors..

      Si juste dans ce constat ne réside pas tout simplement le rejet du travail dans notre pays et sa corollaire l’impression d’une pression au travail bien trop importante…

      Mais bien évidemment je n’ai pas lu comme vous car suis sans doute un homme trop à droite…

    1. Effectivement, c’est une lutte des classes acharnée, annoncée en 2007 par le milliardaire Warren Buffet, que ne cachent plus les capitalistes et les gouvernements à leur service.

      Tout est bon pour augmenter le taux d’exploitation:
      – déclin du salaire indirect (seul objectif de l’allongement UMPS du temps de cotisation)
      – baisse des salaires directs (dernier en date Obama vient de les geler pour deux ans)
      – austérité pour les budgets sociaux
      – dumping fiscal, etc

      Dans le même temps,
      – ils entassent les munitions contre le peuples (budgets militaires intacts!),
      – créent un déficit fiscal en baissant les impôts des capitalistes,
      – leur emprunte et verse des intérêts pour combler le décifit,
      – et payent leurs dettes de jeu!

      Cela a pris du temps, après tant d’années d’illusions, mais les peuples apprennent.
      le temps de la révolte arrive, à l’échelle de l’Europe entière.
      Pour une grève générale européenne:
      http://www.dailymotion.com/video/xftdu3_olivier-besancenot_news

  7. oui Dissy, oui J.Gorban, oui Charles A.,
    maintenant nous entamons la phase de déliquescence complète, tous les budgets d’aide sociale vont fondre petit à petit (mais plus vite qu’on ne l’imagine) sous prétexte de crise, mot fourre tout dont on oublie que seuls les financiers en sont la cause première.
    Alors oui les rapports de force sont les seuls possibles, et une forme de révolte primale va voir le jour mais seulement quand une quantité suffisante de la population sera sans emploi, sans revenus, sans protection sociale, sans abris, etc.
    Je reviens de Londres ce WE où les coupes budgétaires des subventions aux musées sont mises en place, ceux ci comptent sur le mécénat pour pallier cette faillite du gouvernement, affligeante naïveté.
    J’étais à Chicago il y a deux semaines et malgré les lois restrictives de l’Illinois sur la possession d’armes, certains de mes amis m’ont montré leurs fusils flambant neufs, les armes de poings étant achetées plus facilement dans les états voisins; ceci en prévision des troubles « sociaux » à venir!
    C’est un mouvement général aux US…
    On commence par limiter le soutien à la culture et la santé, puis viens le renforcement de la sacrosainte sécurité, qui nous mène au fascisme et à la victoire de ceux là même qui ont apporté le malheur…
    Alors oui, le seul moyen de terminer une crise est d’atteindre un paroxysme et une rupture.
    La seule question maintenant est d’en imaginer le degré, et surtout les bases d’une reconstruction de la société humaine mondiale avec les restes.
    Prenez les mots clés de cette dernière phrase et vous pouvez envisager l’échelle de l’explosion à venir.

    Bonne crise à tous.

    http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/08/03/AR2010080306964.html
    http://www.cnbc.com/id/39720745

    1. C’est simpliste de dire que la crise a été causée par les financiers. Il s’agit d’unecrise qui est bien plus profonde que cela. Les financiers n’ont hélas pas le monopole de l’appropriation et de l’accumulation, sinon les romains de l’antiquité auraient déjà été des financiers.

      Et puis pointer du doigt un bouc émissaire tout en s’armant est le meilleur moyen de se garantir d’une chose, ce sera la méta-dictature si on est chanceux et l’anarchie apocalyptique si on est malchanceux, ou alors un peu des deux. Moi je rêve d’une démocratie où tout le monde endosserait sa part de responsabilité et se battrait pour des devoirs avant de se battre pour des droits, mais mes contemporains ne me donnent pas envie de croire à ce rêve. Je rêve d’un monde où tout le monde serait prêt à vivre de ses moyens.

      Ne voyez-vous pas que nos gouvernants n’osent pas nous dire la vérité parce que pour eux ce serait se fourvoyer et qu’ils sont prisonniers de l’électoralisme (aller dans le sens du poil).

      En Occident nous avons été des enfants hyper gâtés au regard du monde pendants 50 ans et maintenant nous n’assumons plus notre train de vie et on pleurniche précisément comme des enfants gâtés. La faute à qui ? Au pays du Sud à qui on a savamment exploité leurs ressources (via le truchement financier) avant qu’ils ne puissent décider ce qu’ils auraient pu en faire ? Non, à nous !

      On peut s’attaquer la financiarisation du monde qui a permis à l‘OCDE d’avoir un niveau de vie incroyable au regard de l’Histoire et du monde mais il ne faut pas se raconter d’histoire, se battre pour plus de justice c’est se battre pour un appauvrissement moyen de l’OCDE pour que le reste du monde puisse décider de son avenir avec le peu de ressources que l’Occident lui a laissé.

      1. « C’est simpliste de dire que la crise a été causée par les financiers. Il s’agit d’une crise qui est bien plus profonde que cela. »

        Votre exonération systématique de toute responsabilité dans la crise pour la finance est de plus en plus appuyée. La finance, bouc émissaire ? Votre tentative de vouloir expliquer absolument tout au monde par la baisse des réserves de pétrole vous entraine sur une pente savonneuse.

    2. Monsieur Jorion.

      Vu ma pratique en interne d’une société pétrolière, je vous jure que l’expression : « or noir » n’est pas usurpée.
      Ce n’est pas là que j’ai gagné le plus d’argent, car le nucléaire est encore plus rentable, mais…

      Certes, Peak oil ne prend qu’UN problème actuel. Mais économiquement, le problème pèse lourd…
      Et si l’on constate que les Chinois vont faire une concurrence d’enfer pour pouvoir développer leur « économie »…

      Si que j’étais financier, je me serais rendu compte depuis longtemps que le filon va s’épuiser très vite et me dépêcher de placer mes billes ailleurs.
      Vu le poids du secteur, le sac de billes peut déstabiliser suffisamment n’importe quel camion en roulant…

      Autre aspect et non des moindres… L’ « écologie »…
      Certes, le mouvement publicitaire de sauvegarde de la planète roule sur la jante. Aucun pays n’étant prêt à diminuer son activité polluante pour sauver la planète, mais…
      La sensibilisation du public va vers une consommation moindre.
      Mauvais pour les marges, ça.
      La preuve : Total « perd » de l’argent dans son raffinage français. Belle hypocrisie, non..???

    3. @ Peak.Oil.2008

      mais oui ça serait simpliste de dire que c’est la faute qu’aux financiers si par ailleurs on ne prenait pas en compte le pillage du sud, mais aussi le « pillage » des terres cultivables autour de toutes les agglomérations de l’occident, …

      bref, nous en sommes à un stade où les problèmes s’accumulent, sont multiples et où certains problèmes peuvent avoir pour conséquence l’impossibilité d’un dépassement de ce système mortifère .

      quant à nos gouvernants nous dire quelle vérité ?: que nous allons devoir faire un grand bond ….. en arrière mais que la ploutocratie continuera comme avant ben ça c’est sûr qu’ils peuvent pas le dire.

      personnellement la majorité de mon mobilier a plus de 20 ans ; je hais les nouveaux gadgets qui ne sont qu’un moyen de nous faire consommer pour cracher du profit !!

      car la folie de ce système c’est qu’il ne faut surtout pas produire des marchandises à longue durée de vie car sinon , une fois le marché saturé, les profits seraient trop faible …..

      c’est à une révolution civilisationnelle que nous devons penser et agir concrètement …….. bien entendu si l’on souhaite un avenir décent pour tous les peuples et pas seulement pour les possédants et leurs élites larbinesques

    4. la responsabilite incombe aussi bien aux politiques qu aux financiers.
      Pour l heure il ne s agit pas de montrer du doigt tel ou tel profession.
      Je propose qu on cree des tribunaux d exception pour juger toutes ces personnes une fois qu on aura reussi à rétablir le systeme.

      Pour en revenir au probleme stricto sensu, il y a trois types de solution :
      1/ austerite ( coupe dans les depenses publiques , hausse des prelevements obligatoires, rigiditês salariales pour restaurer la competitivite prix )
      2 / inflation : en creeant de l inflation on monetise de facto la dette publique.Conformement aux theories classiques l inflation d origine monetaire serait cree par un accroissement de la masse monetaire par une augmentation de la taille du bilan de la banque centrale.
      Il faut voir si le gain de l inflation est superieur au cout de cette inflation. Je propose qu on fasse un vrai audit la dessus car l inflation est sytematiquement presentee comme le diable apres l episode des annees 20 et la stagflation des annees 70 alors qu elle represente un moyen certain d epurer les finances publiques.
      3/ faire defaut : ca veut dire refuser purement et simplement de rembourser des echeances de dettes. Les consequences seraient de creer un choc monetaire notamment sur la courbe des taux, un effondrement du taux de change. Une augmentation de l inflation importee et des consequences erratiques.

      voici donc les trois solutions qui s offrent a nous.
      Il est interessant de noter que les dernieres solutions necessitent d avoir en main la politique monetaire. Pour creer de l inflation il faut augmenter la masse monetaire, pour faire defaut avec le choc que ca procure sur le taux de change il faut coupler le defaut avec une politique monetaire.
      Juridiquement, l europe nous interdit d utiliser le levier monetaire.
      Strategiquement , l allemagne y est fortement opposee pour des considerations psychanalytiques et aussi par rapport a son modele de croissance base sur la causalite deficit exterieur deficit public.

      Ca pose plusieurs questions :
      1 / est ce que ca veut dire que la politique monetaire est aujourd hui interdite en europe reduisant le champ d intervention des politiques dans le domaine budgetaire ?
      2/ ne faut il pas se separer de l allemagne de la zone euro et la laisser avec son mark ?

    5. Trouvons.. c’est amusant d’avoir aussi bien perçu le problème et de poser des questions aussi idiotes.
      Question 1 : réponse : oui.
      Question 2 : réponse : non.

      Vous êtes aussi anti-euro..??
      Ca en devient lassant de bêtise. Vivement qu’on passe tous au dollar.

    6. La pente savonneuse nous a été promise à tous bien avant que certains ne spéculent sur l’idée d’un crash majeur de la finance (The big one). Et si la finance a certes contribué à créer une économie Ponzi au service de l’Occident (et des riches dans les émergents), elle montre ses limites quand ce qui lui a permis une spéculation sur le futur lui tourne le dos.

      Le tragique de l’histoire c’est que ne pas voir le Pic Tout, c’est donner tout le loisir à oncle Picsou et ses acolytes de se placer statégiquement à la table du dernier repas, ce repas qui voit déjà se partager les restes d’une orgie qui devait être sans fin.

      Les financiers, le Pic Tout, ils connaissent !

  8. Hum ! Cela sent la poudre. Qu’est-ce que les « pros de la politiques » vont nous sortir pour occuper les médias et les peuples pendant les prochains mois… une nouvelle guerre armée, plusieurs ? Il est vrai que la guerre des classes menée par les profiteurs depuis des décennies et gagnée par eux ne créée pas de ram-dam ! Je reste optimiste.

    Papillon (Anticapitaliste)

  9. Je ne peux que partager ce petit bonbon de la communication d’économistes, ou plutôt comment ne pas se mouiller tout en faisant de la présence, déboussolés qu’ils sont !

     » Marché : les économistes de Citi ‘prudemment optimistes’ ‘

  10. Avoir de l’empathie pour ceux qui vous sont semblables est la plus aisée des choses. En avoir pour ceux qui ne le sont pas est autrement plus difficile, mais offre en revanche une possibilité de compréhension de ce qui se joue ici.

    Comment comprendre l’attitude sans cesse renouvelée – de carpette – de nos chers politiques en ces instants?

    C’est simple: Ils sont en pleine dissonance cognitive massive. L’idéologie en laquelle ils ont cru pendant de longues années donne à voir aujourd’hui une mise en œuvre catastrophique (euphémisme – on pourrait aller jusqu’à dire cataclysmique). En prendre acte est simplement inconcevable: Leur indécence, leur inconséquence et leur inconsistance une fois admises les pousseraient pour la plupart aux derniers degrés du désespoir. Au suicide même probablement.

    Alors il ne leur reste qu’à nier, à faire bonne figure et persister toujours d’avantage dans l’erreur. C’est la seule « planche de salut » qui leur reste pour ne pas avoir à assumer l’ampleur monumentale des dégâts qu’ils ont infligés à leur propre civilisation. Condamnés au dilemme, la folie ou la mort, ils choisissent la folie. Certains pourraient être tentés d’avoir le courage d’affronter leurs démons, de faire preuve d’un soupçon de dignité, mais il faut pour cela être incroyablement fort moralement.

    Comment chacun d’entre nous pourrait-il concevoir d’assumer une condamnation de crime contre l’humanité? Réfléchissez-y et vous comprendrez dans quelle tourmente les politiques se trouvent. Peu d’espoir pour eux, et donc pour nous.

    1. En effet, Dissonance.

      Mais pourquoi vouloir trouver en des politiques des « sauveurs », d’une part..??

      Et, ensuite, il n’y aura de vrais mouvements que lorsque trop de gens n’auront plus assez à manger ou d’argent pour se loger et chauffer. En Europe.

      En attendant, les politiques savent utiliser ceci :
      http://bibliobs.nouvelobs.com/20101129/22636/pourquoi-vous-acheterez-bientot-un-barbecue-a-5000-dollars
      Ce qui me fait dire que des mouvements populaires vont avoir lieu de façon importante en Chine et aux US. Car ils sont arrivés au bout de leur logique, chacun à sa façon.

    2. J’aime bien votre idée de « dissonance cognitive massive ». Mais ils ne sont pas les seuls dans cette situation. Le peuple américain croit encore en son rêve destructeur, que chacun peu devenir riche avec de la volonté, sinon pourquoi les partisans du Tea party seraient de plus en plus nombreux? La capacité de négation de l’être humain est très grande. Aussi, une vérité peut devenir invisible si elle ne correspond pas à l’image que l’on se fait d’elle. Toute la question est de savoir comment cette image de la vérité est construite…. Sur du réel? Ou sur les mensonges des autres? Illusions d’optiques ou propagandes… Pour voir la vérité, il faut trier l’information qui nous arrive du réel, et surtout, l’accepter tel qu’elle est, indépendamment de notre volonté.
      Ensuite, et seulement ensuite, nous pourrons la changer pour le mieux.
      Mais beaucoup de politiciens, sans les défendre, en sont incapables. L’électorat américain aussi. Et la droite est toujours au pouvoir partout en occident, même si elle continue de favoriser la concentration des richesses au détriment des peuples. Ces mêmes peuples votent pour eux. Les débats sur ce blog sont passionnants, mais tellement loin encore d’influencer les politiques de nos dirigeants aveuglés. Tant que le peuple n’aura pas faim, il n’y aura pas de changement. « Ventre plein n’a pas de rage » -Félix Leclerc

    3. @yvan et Patlav

      Mais pourquoi vouloir trouver en des politiques des « sauveurs »??

      Parce que je ne vois pas d’autre issue qui puisse être non-violente, ce qui est en définitive le seul type de solution qui fasse sens pour moi. Je ne crois pas vraiment à l’intelligence du peuple, encore moins à celle de la foule. Dans un rassemblement, plus la masse de personnes se densifie, et plus son « cerveau collectif » peut se résumer à sa composante reptilienne, incapable par nature de civilité. La foule n’est en fait qu’un troupeau d’humains.

      Par ailleurs vous avez tous les deux la même analyse qui me conforte dans la mienne. Des humains affamés sont des humains violents. A partir de là, si on envisage une foule humaine affamée, on comprend en quoi l’issue non-violente est inenvisageable.

      Enfin pourquoi ne vouloir envisager qu’une solution non-violente? Parce que, comme on dit, « la violence ne résout rien ». C’est une vérité première: la violence n’apporte aucune solution, c’est même à l’exact contraire une source de problèmes supplémentaires. Or nous en avons déjà bien assez comme ça. En résumé, je n’aime pas me résoudre à l’idée que demain devrait être encore pire qu’hier, tout simplement.

  11. dissy dit : 30 novembre 2010 à 00:42
    « Et à qui comptent ils encore vendre leur ‘produits’ et ‘services’ s’il n’ya plus de clients solvables?? »

    C’est exactement l’idée que je martèle à chaque occasion possible dans mes activités associatives européennes, prônant dans mon message une union forte avec les syndicats européens, le bureau européen de l’environnement (qui est une ONG, pas une institution européenne au sens administratif du mot institution) et d’autres forces de la société civile européenne. Ces organisations sont trop peu connues faute du peu d’intérêt des médias. Pour l’Europe déjà, et pour ce qui se passe en dehors des milieux politiques officiels ou des actions revendicatives violentes et autres faits divers « bling-bling » ou sordides…

    « Quand tous les européens auront des salaires au niveau des aussi bas que les salaires des Roumains ou des Bulgares, ils consommeront comme des Roumains ou des Bulgares.
    Message que j’ai souvent transmis à toutes les organisations citées plus haut et même à la DG emploi et affaires sociales de la Commission Européenne.

    Je vais plus loin dans ma campagne d’avertissements: quand la plupart des postes de travail seront tenu par des machines automatisées à l’extrême, car ces dernières coûtent encore moins cher et sont plus prévisibles même que les sous traitants des pays à bas coût salariaux, qui consommera les produits, car même les populations des pays de délocalisation les baisses de revenus seront encore aggravées et il est sur que ces populations n’auront pas les moyens d’acheter les produits fabriqués par ces machines.

    Et les machines n’achèteront certainement pas non plus les produits qu’elles fabriqueront… Et les propriétaires de ces machines, risquent eux aussi de se trouver avec des revenus amoindris devant la baisse de demande pour leurs productions. Donc les « riches » eux aussi consommeront moins… Déjà que la consommation de luxe est bien loin de compenser la baisse de consommation des classes aux revenus moyens et faibles. Ca ne va pas s’arranger…

    Je n’arrive plus à me rappeler le nom d’un homme politique qui lors d’une interview à France Inter, avait quand même eu l’intelligence de faire remarquer qu’une augmentation des revenus dans les plus basses tranches salariales et le création d’emploi permettrait de sortir du marasme bien plus efficacement que toutes les politiques libérales dont l’échec est flagrant.

    C’est cette spirale infernales de la baisse des revenue et de la demande dont il faut convaincre les dirigeants politiques, les dirigeants industriels et les dirigeants des établissements financiers qu’elle ne peut que les conduire eux même à la ruine et qu’ils n’ont rien non plus à gagner d’une révolte populaire généralisée, dont on a commencé à voir des prémisses en Grèce, au Portugal, en Angleterre et en France, et il ne s’agissait que des prémisses….

    Je suis d’accord que tous ces « puissants » ne feront aucun pas dans la direction de politiques sociales tournées vers les plus faibles par pure compassion, s’ils le faisaient ce serait par intérêt, pour sauvegarder leurs positions or ils et elles font juste le contraire de ce qui serait pourtant dans leur intérêt pour assurer la pérennité de leurs situations confortables, ne serait-ce qu’en partie, incapables de voir que la continuation de leurs politiques de cupidité(*) immédiate va les conduire à des pertes bien plus élevées que celles très relatives auxquelles il auraient à faire face en consentant à des changements dans leurs cupidité suicidaires.

    C’est pourquoi je propose une union de toutes les forces ayant des vues humaines de l’évolution de nos sociétés afin de construire un argumentaire précis et solide sur le plan des analyses ainsi que des propositions de réorganisation des sociétés et de leurs économies pour démontrer que c’est dans l’intérêt de tous que des politiques sociales pleine d’humanité soient développées, y compris l’intérêt des « nantis ». « Les aristocrates à la lanterne » c’est populaire comme slogan mais ça tient plus de la vengeance que de la vision d’un futur humanisé permettant à tous de vivre une vie aussi pleine et agréable que possible grâce à de bons niveaux d’éducation et des services de soins permettant à la fois la prévention des maladies et l’efficacité face aux accidents de la vie (Je sais de quoi je parle, venant de passer plus de deux ans au main des médecins et des services hospitaliers fort heureusement encore très bons en France…

    Permettez moi de redire que ni les marchés et le libéralismes économique et ni les systèmes réglementaires ne seront en capacité de résoudre les problèmes auxquels nous avons à faire face suite à l’incurie des sociétés fondées sur le consumérisme des 50 dernières années qui nous ont laissé une dette bien plus élevée que toutes les dettes publiques dont on nous rebat les oreilles avec les politiques de réduction des déficits publics, et que la continuation des politiques libérales ne vont faire que l’aggraver: nos petits enfants n’auront plus d’écoles dignes de ce nom, plu de système de santé accessible , non seulement pour des raisons de moyens financiers mais par la ruine du système éducatif qui sera devenu incapable de produire assez de personnels formés aux disciplines médicales faute d’avoir suffisamment investi dans ce domaine. De même pour la dégradation prévisible des infrastructures sans lesquelles les sociétés ne peuvent survivre.
    Nous aussi, critiques que nous sommes des visées à court terme des dirigeants capitalistes et financiers actuels (ce ne sont pas les même comme je l’ai déjà dit ** ) nous devons faire l’effort de penser plus loin que la réparation immédiate des inégalités et injustices flagrantes en montrant que c’est par ces réparations combinées avec des politiques d’investissement à long terme dans le domaine social que nos sociétés pourront survivre et même prospérer au niveau de l’ensemble de la population.

    Notes :
    * Voir le livre de Joseph Stieglitz ; « Le triomphe de la Cupidité », critique acerbe des visions à court terme des capitalistes et des financiers.
    ** : les financiers actuels sont avant tout des technocrates là où les dirigeants d’entreprises étaient plutôt des « ingénieurs techniciens » propriétaires de leur outil de travail ou non, mais tout de même conscients de la nécessité de penser au moins à moyen terme avant que les technocrates financiers viennent les inciter à ne voir qu’à court terme. Mon expérience professionnelle m’a conduit à être le témoin de cette transformation dans les prises de décisions dans les entreprises devenues petit à petit purement financières et à court terme. Je pourrais revenir sur ce dernier sujet si cela intéressait les lecteurs de, et participants à, ce blog le rôle néfaste des prises de pouvoir par les financiers technocrates dans les entreprises, le plus souvent des salariés très zélés ne possédant que peu ou pas de part dans le capital des entreprises…

    1. Je suis d’accord que tous ces « puissants » ne feront aucun pas dans la direction de politiques sociales tournées vers les plus faibles par pure compassion, s’ils le faisaient ce serait par intérêt, pour sauvegarder leurs positions or ils et elles font juste le contraire de ce qui serait pourtant dans leur intérêt pour assurer la pérennité de leurs situations confortables

      une question que je me pose de plus en plsu souvent :

      et si les possédants et les élites qui les soutiennent , ne consideraient pas qu’un système de type féodale avec une caste de marchands …. et de militaires n’était pas la véritable planche de salut pour eux ?

      dans le passé, il y a eu des systèmes où une minorité avait tout et une grnade majorité avait rien : je dirai même que cette période couvre la grande majorité de l’histoire de l’humanité.

      ce que nous vivons depuis moins de 2 siècles est il annonciateur de la prise en compte des besoins des peuples ou un accident de l’histoire ?

      j’ai pas le moral aujourd’hui …… bonne journée à tous

    2. Mon expérience professionnelle m’a conduit à être le témoin de cette transformation dans les prises de décisions dans les entreprises devenues petit à petit purement financières et à court terme. Je pourrais revenir sur ce dernier sujet si cela intéressait les lecteurs de, et participants à, ce blog le rôle néfaste des prises de pouvoir par les financiers technocrates dans les entreprises,

      personnellement cela m’interesse car moi aussi j’ai vu l’évolution et l’effacement des « techniciens » face aux décisions economico-financières et je suis étonné qu’il n’y ait pas plus de catastrophes industrielles : à condition de ne pas s’occuper de ce qui se passe dans les pays du sud …………….

    3. Mon expérience professionnelle m’a conduit à être le témoin de cette transformation dans les prises de décisions dans les entreprises devenues petit à petit purement financières et à court terme.

      Même constat dans de nombreux établissements public administratifs (EPA). Comme une gangrène qui gagne inéluctablement tout le corps social.

    4. @ Paul TREHIN

      Je partage votre analyse « frappée au coin du bon sens », mais une phrase m’interpelle:

      C’est pourquoi je propose une union de toutes les forces ayant des vues humaines de l’évolution de nos sociétés afin de construire un argumentaire précis et solide sur le plan des analyses ainsi que des propositions de réorganisation des sociétés et de leurs économies pour démontrer que c’est dans l’intérêt de tous que des politiques sociales pleine d’humanité soient développées, y compris l’intérêt des « nantis ».

      Pouvez-vous identifier ces forces ?
      Si oui, comment fédérer ces forces?
      Un argumentaire précis et solide peut-il suffire à convaincre l’oligarchie?
      Si ce n’est pas suffisant quels seraient selon vous les autres moyens ?

  12. Julian Assange interviewed in Forbes: an American bank is next leak target
    http://blogs.forbes.com/andygreenberg/2010/11/29/an-interview-with-wikileaks-julian-assange/

    « WikiLeaks’ next target will be a major US bank. « It will give a true and representative insight into how banks behave at the executive level in a way that will stimulate investigations and reforms, I presume—For this, there’s only one similar example. It’s like the Enron emails. »

  13. Mardi 30 novembre 2010, vers 10h45 :

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Les taux d’intérêt de l’Espagne sont en train d’exploser.

    L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

    Regardez ces cinq graphiques hallucinants :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,767 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,637 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,040 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,328 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,805 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  14. @ F. Leclerc

    « L’Espagne a quant à elle prudemment annoncé qu’elle repoussait au début de l’année prochaine ses émissions prévues d’ici la fin de l’année, en espérant des jours meilleurs. »

    La ministre Elena Salgado a dit que l’Espagne ne va pas renoncer à emprunter de l’argent en décembre mais qu’elle va réduire la quantité.

    http://www.abc.es/20101126/economia/salgado-201011261238.html

    Le Trésor espagnol empruntera 8 Mds € le 2 et 16 décembre, selon Marc Vidal, dans un remarquable article, par ailleurs, sur la situation catastrophique de l’Espagne.

    http://www.cotizalia.com/salida-emergencia/campeonato-mundial-distraccion-20101130-4487.html

    Mais vue la vitesse à laquelle évolue la situation, peut-être que vous allez avoir finalement raison très vite…

    1. Dont acte, les émissions devraient seulement diminuer. A tort, je n’ai pas vérifié le souvenir que j’en avais.

    2. @Pablo75
      Une petite question à un grand connaisseur de la cause espagnole.
      j’ai lu il y a peu un topo rapide sur la situation économique catastrophique des clubs de football espagnols, dont le montant colossal de leurs impayés auprès du fisc. Il semblerait que des mesures aient été prises par le gouvernement pour reporter sine die voir annuler une partie de ces dettes. De fait, le manque a gagner doit être couvert par l’imposable lambda…
      Est-ce vrai et si oui, quelles sont ces mesures prises ?
      La population n’en est-elle que peu informée ou ferme-t-elle les yeux volontairement ?
      C’est plus que répugnant…..
      Merci pour toute info.

  15. Le tableau continue à se dégrader ce matin. Retrouvant son plus bas de mi-septembre dernier, l’euro est passé sous la barre des 1,30 dollars. Sur le marché obligataire, l’écart entre les taux espagnol et allemand est de 300 points (3%), italien et allemand de 209 points (2,09%).

    1. Pour faire bonne mesure, les valeurs bancaires continuent de dégringoler sur la place de Paris. Contrepartie du risque irlandais.

    2. Pour comprendre comment les responsables aux commandes persistent dans leur raisonnement, il faut lire absolument ce livre:
      Les décisions absurdes : Sociologie des erreurs radicales et persistantes [Poche]
      Auteur : Christian Morel
      chez Folio

  16. La France est dans la même situation que la Grèce ou l’Argentine.
    Elle triche sur ses comptes avec les retraites (rapport pébereau). Elle privatise à petit prix pour faire plaisir aux copains qui financent (via les journaux) les campagnes électorales, et s’endette fortement. Pour rembourser le manque a gagner, elle vends ses bijoux de famille. Mais d’ici 2012 il n’y aura plus de chair à rogner sur les os.
    Roubini à raison de lancer un avertissement. La France vit à crédit sur son prestige passé et son histoire. La France vole sous les radars… mais plus pour longtemps.

    http://yoananda.wordpress.com/2010/09/23/la-france-en-ruine/
    http://yoananda.wordpress.com/2010/10/01/quand-la-france-perdra-son-aaa/

    1. Bien vu, Yoananda.

      Directement en relation avec notre libéral président, qui sert ses potes. De façon à s’assurer une retraite confortable. Tout simplement.

    2. il n’y a pas de bulle immobilière en France et plus précisément à Paris. différents paramètres du marché immobilier attestent que c’est bien le marché de l’offre et de la demande qui fait le marché, les acquéreurs aujourd’hui sur Paris ne spéculent pas.

      Les prix dans la capital ne baisseront pas de si tôt ! au risque de décevoir ceux qui ne voient que bulles à tous les coins de rues.

    3. Revoyez de très prés votre liste de chiffres « perspectives » sur votre blog. C’est bourré d’imprécisions, approximations, erreurs, raccourcis ou rapprochements abusifs et j’en passe. Je vous laisse rectifier tout seul.
      Je passe pas par contre sur vos références permanentes au rapport Pèbereau, de la plus haute toxicité… Triez vos sources svp. Citer en leitmotiv les prédictions, tout sauf neutres et inoffensives, du très Grand Mamamouchi de BNP et de la finance française en général et, au delà, le grand ordonnateur du patronat, des conseils d’administration des grandes entreprises françaises et finalement, last but not least, le directeur de conscience, contresignataire officieux et obligé, en matière de politique économique et fiscale de notre très surélevé souverain, et enfin donc véritable statue du commandeur du capitalisme financier à la française, pardonnez moi, mais ya souci. Massif.
      Difficile, à partir de là, d’avoir les idées suffisamment claires pour en tirer des enseignements pertinents, et pour quitter ce bas monde labyrinthique pour s’envoler sans risque majeur de chute brutale autant que cruelle vers les cieux radieux de la synthèse ultra-limpide illuminés par l’astre radieux de la prophétie extra-lucide.

    4. Vigneron.
      Désolé, mais… tu viens aussi de reconnaître que tout est truqué.

      Il NOUS faut une bonne chute brutale et rapide pour pouvoir reconstruire.
      Un mal pour un bien.

    5. @Vigneron
      je suis conscient que mon article contient nombreuses approximations voire erreurs. Certaines sont juste des raccourcis que je n’ai pas pris le temps pour ne pas perdre le lecteur.
      (par exemple, je me limite a parler de dette alors que c’est le roulement de la dette qui importe vraiment – la dérivée au sens mathématique)
      J’ai tenté de faire de la vulgarisation, et parfois, je sombre dans le populisme (le gauchisme paraît-il). Mais je donne des avertissements au lecteur de ne pas tout prendre au pied de la lettre, et les moyens a chacun de se faire sa propre idée (toutes les infos sont vérifiables).
      Mais au fond, je crois dans le message que j’explique : l’état triche, et à vendu des privilèges « faciles » a des fins électorales. Et surtout : la tricherie à fini par ruiner l’état, et maintenant, c’est le peuple qui doit payer. Mais pas ceux qui ont reçu des privilèges, non, les autres. Et cela est profondément injuste et doit prendre fin.
      Dans une perspective plus large, il s’agit aussi d’avertir le citoyen Français de l’épée de damoclés qu’il a sur la tête et du compte à rebours qui est enclenché. Les Français se croient toujours dans un pays riche parce que le créancier n’est pas encore venu réclamer son du.
      Ca va faire mal dès que le AAA (qui est menacé par Moody’s, S&P et Fitch) sera remis en cause. Et il le sera. Les CDS Français sont à 94pts en ce moment et montent en flèche (même si c’est très volatile, la tendance long terme est à la hausse).

      http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/c7fff560-f961-11df-ba16-b7d6d5319130/La_divergence_des_monnaies_fran%C3%A7aise_et_suisse

  17. on navigue à vue.
    Evidemment, il y aura d’autres crises très souvent dans les semaines à venir.
    Mais, en ne s’interrogeant pas sur le fonctionnement de l’argent nous subissons sa loi que « les marchés » amplifient.
    Dire que la France, voire l’Allemagne, ne seraient pas menacées de défauts de paiement est déjà une dénégation, car on n’en aurait même pas parlé si tout le monde ne savait pas que cela est parfaitement possible.
    Je rappelle qu’aucun pays, sauf la Suisse et la Norvège, n’a un excédent budgétaire actuellement. Cela prouve bien que l’endettement progresse partout, à la fois privé et public. C’est ainsi parce qu’évidemment les créances croissent symétriquement .
    La question du défaut se posera d’une façon récurrente et quotidienne désormais, et comme le remarque Madelin, les taux d’intérêt ont déjà parfaitement intégré ce risque, comme nous le voyons bien pour les taux infligés à l’Irlande.

    1. Heeu.. Si, Johannes.
      L’Australie. Et peut-être le Canada. Mais cela ne change rien sur le principe.

      Nous avons adoré l’argent, nous allons le haïr.

  18. Vigneron ou un autre commentateur qui lui répondait, évoquait le sujet des assurances.
    Soit, le FMI. L’assurance anti-défauts de paiement des états.

    Monsieur Leclerc.
    Peut-être faudrait-il voir pourquoi la GB a versé autant au FMI et si les US ont versé une somme tout aussi conséquente au prorata.
    Car les « dotations » pourraient nous en apprendre beaucoup sur le besoin ou l’envie de sauver le système.
    Ou la nécessité de devoir faire appel à lui…
    Car c’est là que ça me gène : la GB fait tourner la planche proportionnellement plus vite que les US à PIB comparable.
    Pourquoi, alors, renflouer le trésor du FMI..???

    Si ce n’est que le FMI est un placement rentable et avantageux, me direz-vous. Il est largement bénéficiaire.
    Mais je me demande si cela explique tout.

  19. La raison, selon qu’on envisage surtout, soit le caractère analytique de ses opérations, soit la clarté certaine de ses assertions, s’applique tantôt à la faculté essentiellement discursive, qui, capable d’organiser des expériences ou des preuves, établit ses démonstrations; tantôt à la faculté d’affirmer l’absolu, de connaître et pour ainsi dire de capter l’être tel qu’il est, et de fournir les principes, d’atteindre les vérités nécessaires et suffisantes à la pensée et à la vie.
    Dans le premier sens, la raison est un simple instrument (« un instrument universel », disait Descartes) pour servir, aider ou mimer l’œuvre d’une faculté plus haute d’intuition; dans le second sens, elle prend le premier rôle; elle prétend, plus ou moins délibérément, attribuer une valeur réaliste au travail discursif de l’esprit, et restituer le réel à l’aide des fragments artificiels de l’analyse.

    (Maurice Blondel)

  20. Monsieur Leclerc,

    J’ai pu voir sur Euronews ce week-end Monsieur Barroso (commissaire européen je crois) démentir que le Portugal a été incité à accepter ou à demander une aide européenne à la sauce irlandaise. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous le croyez ?

    Krugman a comparé dans son blog les situations irlandaises et islandaises en notant que les Islandais s’en sortent infiniment mieux (hors de l’Euro et ils ont voté par référendum qu’ils rembourseraient leurs créanciers à leur rythme. Cela aurait provoqué une décote de la dette islandaise et donc un allègement important. Avec la dévaluation de la monnaie islandaise, les exportations seraient reparties. Bref, les Islandais vont mieux que les Irlandais). Qu’en pensez-vous ? Il y aurait comme une idée à creuser dans cette direction.

    1. Barroso = président de la Commission européenne. Comment ? On ne dirait pas, puisqu’on ne l’entend que très peu alors que nous sommes au milieu d’une crise considérable ? Et pourtant…

    2. Je n’y crois pas un seul instant ! (s’il fallait se mettre à croire tout ce que l’on vous raconte…).

      L’éclatement de l’euro ne me semble pas porteur en soi d’une solution à la crise européenne. Les Européens ne parviennent pas à digérer la dette (privée et publique), tandis que les Américains ont le bénéfice du dollar monnaie de réserve qui leur permet encore de l’absorber.

    3. Merci François de rappeler la principale différence dans la crise entre les deux rives de l’Atlantique.
      Rive USA : le monopole de l’émission de monnaie internationale, hérité du rapport de force militaire de l’après guerre.
      Depuis, ils n’ont cessé de renforcer cette domination, par une meilleure capacité de projection et destruction.
      Rive Europe : le peu de progrès sous De Gaulle a été remisé par le tsar « Otan ça me surlève…

      Lecture limpide et passionnante : le dernier bouquin de Tariq Ali : « Obama s’en va-t-en guerre »
      Entretien et bonnes pages ici :
      http://www.contretemps.eu/interviews/interview-tariq-ali

    4. Mais François, le remboursement de la dette, obligatoire et selon des conditions extranationales, ne retire pas à l’Irlande toute sa souveraineté? Mon beau-frère est irlandais et ce qu’il souhaite, maintenant que l’Irlande n’a plus le choix puisque le budget est accepté (par seulement deux voix, deux députés indépendants) de se soumettre au plan d’aide Européen, c’est un défaut de l’Espagne, pour que l’Europe éclate. Même si ce serait difficile, et possiblement hyperinflationniste pour la population de l’Irlande, ça leur redonnerais une certaine souveraineté, non?

      Rester dans le cadre européen est du suicide pour les pays les plus faibles.

    5. Merci à vous messieurs Leclerc et Alexandre pour votre réponse fort claire. Barroso a menti. C’est très violent à mes yeux car cela implique à plus ou moins long terme la fin de l’Union Européenne par manque de légitimité. Cette, dite, Union est morte dans les esprits. Le reste ne peut que suivre.

    6. Obama ?
      Vous parlez d’Obama le prix Nobel de la paix ?
      J’aimerais bien savoir à quel prix on l’obtient cette paix?
      Et quel paix….
      ce ne sont plus des milliers de soldats tués par balles
      ce sont des millions de civils anéantis par la finance….

    1. WikiLeaks : « A Washington, les mines sont graves »

      Pourvu qu’on en sache pas davantage sur la manière de pensée des élites bancaires américaines à l’égard du reste du monde, là c’est sur ça passera beaucoup plus mal.

    2. Là, ça devrait nous donner quelque chose de concret.
      Style JFK ou Lehman brothers.

      In fact, ils menacent d’attaquer quelque chose de plus gros qu’un état.

      Cela donnerait presque envie de faire une choucroute-pari-partie géante… Mais les paris sur le choux sont interdites sur le blog… Mince.
      Wikileaks risque sa peau encore plus qu’avec des révélations diplomatiques.

      L’enjeu est cette fois qu’ils se fassent détruire purement et simplement. Ou interdire d’accès dans certains pays. (G20, pourquoi pas 😉 )

    3. Les services secrets américains ont déjà averti Assange (WiKi Leaks): nous sommes attaqués sans aucune loyauté par des moyens non conventionnels, nous réagirons de même.

      Si il meurt ces jours ci, quelle que soit l’origine naturelle de sa mort, nous saurons d’où vient le coup…

  21. J’ai l’impression que tout se passe comme si le scénario du film était que certains opérateurs puissants (aux ordres ou non) intervenaient pour contraindre la BCE d’adopter la même politique que celle de la FED afin de masquer les manoeuvres nauséabondes de cette dernière qui tente le sauvetage de l’USD et la puissance des USA. Comme si décrédibiliser l’EURO au même titre que l’USD rendrait soluble l’irresponsabilité de « La Finance » dans l’océan de la mauvaise foi et de la bêtise humaine.
    En plus de toutes les erreurs de jugement et de raisonnement de la FED et des financiers sans évoquer celles des politiciens, il y a un moment où les intérêts biens compris de la puissance américaine et de la finance américaine vont puissament diverger… SOS.

  22. Cela fait un certain temps, que je lis ce blog et la littérature existante sur le sujet et un certain nombre de questions me trottent dans la tête.

    Ne sachant pas où les posez, je me permets de les mettre dans une file de discussion associée à un billet de François Leclerc car il présente souvent des explications claires sur les aspects techniques de la crise.

    Le but de ces questions n’est absolument pas de polémiquer sur les « méchants » banquiers ou les politiciens « incompétents » ou « corrompus » mais de comprendre ce qui se passe.

    Si ces points ont déjà été expliqués en long et en large, merci de me rediriger vers les bons billets.

    Les banques zombies : bilan comptable

    De ce que j’en ai compris, au niveau de leur bilan, les banques ont accumulées des tonnes d’actifs totalement surévalués et ont a leur passif des dettes envers leur déposants et des obligations émises à divers échéances.
    Si leur actif était réellement évalué à la valeur du marché, leur actif serait nettement inférieur à leur passif et donc elle se retrouverait avec des fonds propres négatifs ce qui signifie la faillite.
    Que veut dès lors dire le renflouement du système bancaire ?
    Si l’état irlandais prête 100 Millions d’Euros à une banque, en quoi est-elle moins en faillite après : elle a une nouvelle dette de 100 miilions d’euros et 100 millions d’euros de plus en trésorerie mais en terme comptable, qu’est ce que cela a changé ? Si elle était en faillite avant, elle est en faillite après. Elle a peut-être de la trésorerie pour faire face à ses échéances immédiates mais elle reste en faillite d’un point de vue comptable. Une solution serait d’injecter des fonds propres et donc de diluer l’actionnariat mais à ma connaissance ce n’est pas de cela dont on parle.

    Mécanisme du transfert de la dette publique vers la dette privée.

    On parle d’un transfert de la dette privé (des banques) vers la dette publique. De quoi parle-t-on ? Si je prend le cas de la France, j’ai cru comprendre que les prêts faits aux différentes banques en 2008 pour résoudre les problèmes de liquidité, ont été remboursés.
    Qu’est ce qui explique un déficit de 30 % pour l’Irlande en 2010. La baisse des recettes fiscales liée au ralentissement de l’activité économique (TVA, IS, taxe divers et variées, … ).

    Les CDS.
    Le taux de la dette de tel pays augmente, diminue, … Mais qui les achètent et qui les vend ? Qui prend le risque aujourd’hui de devoir assumer un default sur la dette grecque ? JP Morgan, Goldman Sachs, la BNP, La Deutche Bank , HSBC , les Hedges Funds des îles caimans ???

    De ce que j’en ai compris, les CDS, c’est une sorte d’assurance et une assurance ne marche que tant que l’assuré a confiance dans le fait que son assureur couvrira effectivement en cas de sinistre. J’avais lu que les Interest Rate default swap couvrent des montants encore plus astronomiques.
    Qui est suffisamment naïf pour prendre ce risque de contre-parties ? A quoi bon s’assurer si c’est juste pour payer la prime ?
    Est-ce tout simplement, les banksters ayant encore les manettes de ces banques too big too fail prenant leur bonus de fin d’année en se foutant éperdument des risques réels pris par l’institution financière.
    Si c’est le cas, c’est un suicide collectif du système bancaire qui se prépare.
    Mais dès lors quel sens à le CDS pour l’acheteur ? Est-ce que les acheteurs eux aussi sont des gestionnaires de fond peu scrupuleux voulant juste faire leur bonus de fin d’année en se couvrant « légalement » pour avoir acheter des produits pourris mais rémunérateur sur le court terme ?

    Ou est-ce tout simplement utilisé comme le marché des futures ou la majorité des intervenants spéculent sur tout et n’importe quoi (le café, les devises, la neige à noël ) sans avoir aucun intérêt réel pour le support mais en pensant être plus malin que son voisin et donc être à même de gagner de l’argent dans un jeu à somme nul.

    Merci d’avance à tout ceux qui pourront m’éclairer.

    1. @ Babar 72
      Merci à ceux qui répondront. Certaines questions m’intéressent aussi. On doit être un paquet…
      Concernant la question 2 sur la France, un moyen de renflouement me semble le suivant : les banques empruntent à taux proche de 0% à la BCE et prêtent à l’Etat , tout en prevelant les intérêts.
      Et c’est les mêmes capitaux, placés dans l’activité financière et ailleurs, qui depuis des années sont exonérés d’impôt et largement responsables des défictis puublics, donc les emprunts.
      Autrement dit, nous sommes tous entrainés et sommés de RESISTER, par TOUS les moyens, en fonction du rapport de force, du moment, de leur place dans une stratégie de longue portée.

    2. Exactement tous ces CDS sont des AIG en puissance ceux qui les vendent n’ont pas les provisions pour y faire face en cas de plouf majeur comme on l’a vu avec AIG mais sans doute se couvrent ils auprès d’autres et ainsi de suite comme dans les poupées russes, donc comme là dit Waren Buffet il s’agit d’armes de destruction massives, le plus fun et triste à la fois c’est qu’il me semble qu’il y ait aucune régulation dessus à ce jour ni aucune solvabilité demandée.
      Ce qui les intéressent ramasser les commissions sur la vente et spéculer dessus sur un marché annexe que personne ne comprend plus tellement il est devenu complexe et tellement on ne sait plus qui possède ou couvre quoi. Mais c’est à la mode, les produits dérivés, cela a permis d’accroitre encore et encore la panoplie financière.

    3. @Charles A.

      Merci pour votre réponse. Néanmoins cela ne répond pas à la question de l’endettement des états. Le fait que certaines banques aient le privilège incroyable de servir d’intermédiaires entre les états et la BCE ou la FED et d’empocher un différentiel d’intérêt me fait penser à la gabelle . Une espèce de gabelle privée.
      C’est un scandale et cela explique les bénéfices faramineux de certaines banques (zombie ou pas, alors ?) mais cela n’explique pas l’explosion de la dette des états.
      Qu’est ce qui a changé de façon aussi radicale en Irlande ? Le chômage n’est pas passé à 50 %. Les entreprises n’ont pas disparues. Google et Dell sont toujours la-bas et font toujours de l’argent à ma connaissance. Ils ne paient que très peu d’impôts. OK mais c’était déjà le cas en 2007.

    4. Premières réponses en coup de vent !

      1/ L’Etat irlandais ne va pas prêter des fonds aux banques mais les recapitaliser, ce qui aboutit à leur nationalisation.

      2/ L’analyse de l’augmentation brutale de la dette publique montre qu’elle résulte des conséquences de la crise financière, tout confondu. Dans le cas de l’Irlande, l’Etat a commencé à renflouer l’énorme trou des banques.

    5. Dans certains cas les États font semblant de croire que leurs banques ne sont victimes que d’une crise de liquidité : elles n’ont pas maintenant l’argent pour payer leurs obligations, mais elles l’auront prochainement, sans doute quand les actifs non négociables (ABS Subprimes) redeviendront négociables.

      Dans ce cas un prêt qui permet de franchir la mauvaise passe, la période durant laquelle de nombreux actifs sont temporairement bloqués, se justifie pleinement.

      Mais il faut une bonne dose de mauvaise foi pour croire qu’il n’y a qu’une crise de liquidité (l’argent est temporairement indisponible) alors qu’on est en pleine crise de solvabilité (l’argent a définitivement disparu). Nos dirigeant le croient car c’est leur intérêt à courte vue; le problème, reporté à plus tard et grossi entre temps, sera traité par leurs successeurs.

  23. L’Oméga des lois.

    Le vent griffe la lumière, souffle la loi d’Airain
    Sur tes frissons fanés et sur tes nostalgies
    Et la loi, et la loi a mis à prix
    Ta beauté et tes yeux et tes reins

    Et ton cerveau aussi, et surtout ton cerveau,
    L’idéal refuge de sa réalité désincarnée
    Car la loi se propage de cerveau en cerveau
    Et impose ses crimes comme l’ultime destinée.

    Et la loi, et la loi a refondu la planète
    En tuant la conscience de ceux qui l’habitent
    De ministre en ministre et jusqu’à Pompei

    Il n’y a plus de peuple, il n’y a plus de pays
    Il n’y a plus partout que des fous qui s’agitent
    A qui il ne reste que la jouissance qui s’achète.

  24. argeles39 dit : 30 novembre 2010 à 16:39
    @ Paul TREHIN
    Je partage votre analyse « frappée au coin du bon sens », mais une phrase m’interpelle:
    C’est pourquoi je propose une union de toutes les forces ayant des vues humaines de l’évolution de nos sociétés afin de construire un argumentaire précis et solide sur le plan des analyses ainsi que des propositions de réorganisation des sociétés et de leurs économies pour démontrer que c’est dans l’intérêt de tous que des politiques sociales pleine d’humanité soient développées, y compris l’intérêt des « nantis ».
    — Pouvez-vous identifier ces forces ?

    Celle que je connais le mieux, puis quelques autres aussi :
    Plate Forme Sociale Européenne
    http://www.socialplatform.org/

    Le FORUM PERMANENT DE LA SOCIÉTÉ CIVILE EUROPÉENNE
    http://www.forum-civil-society.org/

    Civil Society Contact Group
    http://www.citizensforeurope.eu/org-83_fr.html

    Act 4 Europe
    http://www.act4europe.org/code/en/default.asp

    Bureau Européen de l’environnement
    http://www.eeb.org/

    Confédération européenne des syndicats (CES)
    http://www.etuc.org/fr

    Et d’autres dont les noms ne me reviennent pas tout de suite…

    Ces groupes agissent directement pour transmettre leurs propositions et réclamations vis-à-vis de diverses instances Européennes : Le parlement Européen, La commission Européenne, le conseil des ministres de l’UE

    Ensembles nous avons pu obtenir des amendements à des directives européennes ou à des propositions de lois faites par la Commission européenne au parlement Européen.
    Rien que la Plate-forme Sociale Européenne, où je représente Autisme Europe, regroupe plus de 40 réseaux, eux même Européens, d’associations nationales du secteur social recouvrant les secteurs du handicap FEPH, de la santé, du logement de la lutte contre la pauvreté (ATD Quart Monde, et EAPN) de la lutte contre les discriminations : égalité homme femmes, luttes contre l’homophobie, luttes contre les racismes, défenses des activités associatives sans but lucratif à caractères social, défense des droits des enfants ainsi que ceux des personnes âgées, (vous trouverez la liste complète des membres sur le site web dont j’ai donné l’adresse plus haut.) Et aussi travaux de proposition pour les services publics et les services d’intérêt général à caractère sociaux pour lesquels nous essayons de démontrer à quel point la mise en concurrence serait au détriment de ces personnes souvent dans l’impossibilité d’exercer un véritable choix entre divers services, le message arrive à passer, mais ce sont de longues heures de batailles vis-à-vis surtout de la Direction générale Marché Intérieur et concurrence de la Commission Européenne? Avec la Direction générale emploi et affaires sociales, les discussions sont plus fructueuses car elle même a besoin de nos arguments pour contrer l’immobilisme de la première…

    Sur vos autres questions voici quelques commentaires :
    — Si oui, comment fédérer ces forces?
    Déjà en les contactant… J’ai déjà des contacts proches avec la Plate-forme Sociale
    Une autre manière représenterait un détour plus important : créer un réseau européen de groupes de pensées semblables à celui-ci et rejoindre une de ces organisations.

    — Un argumentaire précis et solide peut-il suffire à convaincre l’oligarchie?
    Rien n’est certain en cette matière mais un argumentaire sérieux aura toujours plus de chances d’être au moins entendu que des propositions surtout si elles restent idéologiques et sans véritables arguments chiffrés.

    — Si ce n’est pas suffisant quels seraient selon vous les autres moyens ?

    Se joindre aux futures manifs des syndicats européens, comme l’avaient fait par exemple les membres de la Plate-forme sociale en Octbre dernier pour protester contre les plans d’austérité imposés aux Grecks et dans d’autres pays européens…

    Essayer de publier des textes de fond dans des journaux importants. Mais ici revient le problème d’alerter les médias sur les activités de la société civile…

    Il me semble que l’idée de comparer la dette publique qu’on accuse les états de vouloir faire payer aux générations futures avec la dette sociale que vont laisser aux génération futures les plans de restriction pourrait allerter les politiques au moins mais sans doute pas les entreprises ni les financiers et ni les capitalistes…

    Paul

    1. Merci pour vos réponses.
      Vous ne citez aucun parti politique, j’imagine que c’est pour observer une certaine « neutralité » vis à vis des lecteurs de ce blog?
      Bien cordialement.

  25.  » Mais la décision d’utiliser les 15 milliards restants du fond irlandais de réserve des retraites afin de recapitaliser les banques irlandaises reste en travers de la gorge.  »

    Ils sont forts ces capitalistes ; ils réusissent à nous endetter en nous prêtant notre propre argent….

  26. Pourquoi la BCE ne prête elle pas l’argent aux Etats au même taux d’intérêt qu’aux banques ? Et pourquoi la BCE ne rachètent-elles pas les obligations des Etats ? Quel est le problème ? Les E-U ont bien racheté les Bons du Trésor sans que ça ne crée de réaction.

    1. Parce que c’est interdit d’après nos beaux traités et que cela dévaluerait l’euro donc il serait plus
      cher d’importer et beaucoup moins avantageux de s’implanter en zone non euro.
      La BCE était la banque des rentiers, donc elle ne devait en aucun cas faire de la monnaie gratuite pour les états qui en auraient abusés, elle pensait que les banques seraient mieux placés que les états pour ne pas abuser de la création monétaire donc seule les banques ont eu le droit de le faire et elles ne s’en sont pas privés, créant des bulles à tout va avec ce joli pouvoir, et d’un autre vendant la dette des états aux particuliers à travers tous les montages possibles histoire de se faire plus de pognon.

  27. Mardi 30 novembre 2010 :

    L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a annoncé mardi qu’elle envisageait d’abaisser la note de la dette du Portugal, du fait des incertitudes pour ses créanciers sur le mécanisme d’aide financière de l’Union européenne à ses Etats membres.

    La note de l’Etat portugais (« A- » à long terme, « A-2 » à court terme) a été placée sous « surveillance négative », ce qui signifie que S&P se donne trois mois pour savoir si ce plan annoncé dimanche a des conséquences sur son appréciation de la solvabilité du pays.

    Cette annonce a fait passer le cours de l’euro sous les 1,30 dollar, alors qu’il était au-dessus juste auparavant.

    IL EST « POSSIBLE » QUE LE PORTUGAL DOIVE RECOURIR À UNE AIDE.

    L’agence a parlé dans un communiqué de « risques accrus » pour les prêteurs, à cause d’une « incertitude quant aux effets de la proposition de changer le traité de l’UE ».

    Standard and Poor’s estime « possible » que le Portugal doive recourir à l’aide de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international pour boucler son budget.

    « Ces risques proviennent de l’incertitude quant à l’éventuel recours du gouvernement à un financement public extérieur et aux conséquences que l’obtention de tels fonds pourraient avoir pour la position des créanciers privés vis-à-vis des créanciers publics après 2013 », a précisé l’agence.

    Les ministres des finances de la zone euro ont dévoilé dimanche un plan dans le cadre duquel, à partir de 2013, les pays ayant de graves difficultés budgétaires pourraient contraindre dans certains cas les créanciers privés à renoncer à une partie de leurs prétentions. Les créanciers publics seraient prioritaires.

    Le Monde

  28. Nous allons vers des « restructurations » de dettes publiques des États de la zone euro. Si nos gouvernants le comprenaient clairement ils devraient s’imposer deux règles :
    – n’en parler jamais car il faudra prendre les marchés par surprise;
    – préparer une annonce dramatique et une seule au cours de laquelle TOUS les pays de l’Euro afficherait le niveau de leur défaut. Après une telle purge le calme reviendrait. N’oublions pas que les marchés réagissent très mal à l’incertitude. Ils sont agités aujourd’hui car ils craignent des défauts d’États. Lorsque ces défauts auront été annoncés l’incertitude devrait disparaitre et les marchés se calmer. La perspective d’une gifle énerve; la gifle qu’on a reçu calme.

    Angela Merkela fait preuve d’un amateurisme confondant en agitant comme un chiffon rouge la possibilité que dans deux ans les emprunts d’États en euro soient émis avec une clause de remboursement diminué en cas de crise. Idéal pour agiter les marché et faire baisser massivement la confiance sans aucune contrepartie pour les États concernés.

    Quand un dirigeant étale dans les journaux des projets qui devraient rester secrets on n’a plus besoin de wiki leaks…

  29. Un jour, il faudra peut-être se poser la question :

    « pour se financer, l’Etat doit-il emprunter sur les marchés internationaux ? »

    Pour le moment, nos élites ne se posent même pas la question.

    Le naufrage va donc se poursuivre.

  30. « L’Espagne fait pression sur la BCE pour qu’elle achète de la dette et mette un frein à la saignée ».

    http://www.cotizalia.com/en-exclusiva/espana-presiona-compre-deuda-frene-sangria-20101201-61814.html

    Un article en espagnol qui montre que si l’Espagne tombe, la Chine tomberait aussi.

    http://www.cotizalia.com/valor-anadido/cuidadin-espana-cae-siguiente-china-20101201-4491.html

    Un autre qui explique pourquoi l’Espagne ne peut pas faire faillite: entre autres choses, parce que si c’était le cas, les allemands n’auraient plus de retraites (les fonds de pensions allemands sont investis en grande partie en Espagne).

    http://www.cotizalia.com/el-observatorio-del-ie/espana-quebrar-20101201-4493.html

  31. Mercredi 17 novembre 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à un an. Le Portugal avait dû payer un taux d’intérêt de 4,813 %.

    Deux semaines plus tard, mercredi 1er décembre, le Portugal a de nouveau lancé un emprunt à un an : il a dû payer un taux d’intérêt de … 5,281 %.

    (Par comparaison, pour un emprunt à un an, la France emprunte à environ 0,861 %, l’Allemagne emprunte à environ 0,701 %.)

    Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

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