LE PÈRE NOËL N’EXISTE PAS !

9 août 2011 par Paul Jorion | Print LE PÈRE NOËL N’EXISTE PAS !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Il y a des matins – j’ai déjà malheureusement eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises – où j’aimerais me tromper un peu plus souvent. Je ne parle pas seulement de la Bourse bien entendu, je pense aussi à Londres et, depuis hier soir, à l’Angleterre en général.

On me pose bien évidemment la question ces jours-ci : « D’où vous vient cette capacité à prévoir juste ? »

La réponse, il me semble, c’est le « principe du Père Noël » dont parlait Lacan. Ou plutôt son inverse dans mon cas : le fait que je ne croie pas au Père Noël.

Plus spécifiquement, je ne crois ni à l’autorégulation en matière de finance : que tout s’arrange automatiquement, à condition qu’on empêche l’État de montrer son vilain nez, ni aux cycles économiques : que les vaches grasses sont déjà là à piaffer au fond du pré quand les vaches maigres se pressent au-devant de la clôture.

Il n’y a pas d’autorégulation en finance : bien au contraire, les processus ont une disposition à l’emballement, parce que la machine est trop compliquée et que les spéculateurs gagnent de l’argent en encourageant des tendances, à la baisse aussi bien qu’à la hausse.

Il n’y a pas non plus de cycles en économie : il y a des catastrophes, suivies de tentatives désespérées de rétablissement, qui réussissent souvent, mais pas nécessairement. Les articles qui tentent de vous prouver qu’il existe des cycles en économie sont tous fâchés avec l’arithmétique élémentaire.

C’est peut-être triste à dire, mais si on veut que les choses s’arrangent, il faut s’en occuper soi-même. Le Père Noël, c’est bon pour les enfants. Et encore, même là, c’est limite.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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162 commentaires

  1. BA

    Hong-Kong : l’or atteint 1750 dollars l’once à la clôture.

    L’or a terminé sur une nouvelle hausse mardi à Hong Kong à 1753,50 dollars l’once, après avoir atteint un nouveau record historique en séance à 1772,09 dollars l’once.

    Il avait clôturé en lundi à 1706,50 dollars l’once et a ouvert mardi à 1726,80.

    Depuis plusieurs jours, le métal jaune est porté toujours plus haut par une ruée des investisseurs cherchant la sécurité, face aux fortes baisses sur les places boursières.

  2. John Difool

    Mais les ogres…oui!

  3. danolo

    Paul :

    T O U T R E P O S E S U R L A C O N F I A N C E !

    • xian

      Et ceux qui n’ont pas confiance manquent de psychologie et ratent le coche de se faire des amis.. Sourires

    • rodj

      quel TOUT ?

    • Tourte posé urla confi ances?
      Hon hon? Comment ça se confit, des ances? o_O

    • DidierF

      dianolo,

      La partie que je préfère dans cette théorie est que la confiance peut s’acheter. Des milliards ont été distribués pour rétablir la confiance. Pour moi, c’est équivalent à essayer d’acheter la confiance.

    • Béotienne

      Tout repose sur la confiance dans les informations reçues. Comment élaborer un échange d’informations basé sur des vécus différents, sur des intérêts différents?
      Cette question concerne aussi bien les rapports entre les individus que ceux produits par les émetteurs institutionnels d’informations.
      A partir des échanges d’informations on peut -collaborer- s’enrichir de la différence, élargir ses connaissances, s’ignorer, ou rivaliser, dominer et détruire. Nous avons tous nos petits et grands secrets, il nous faut donc passer un contrat implicite sur le degré de sincérité que nous allons nous attibuer réciproquement. Le silence est un droit de refus légitime, le mensonge est toujours fondé sur la peur.
      D’où la question, de quoi, pourquoi « l’autre a-t-il peur » en oubliant pas que la peur est une réaction humaine normale mais une preuve de manque de confiance parfois salutaire, parfois avilissante.
      Bon, c’était le petit billet de radotazentitude de tante Béotienne à propos du beau et grand mot de « confiance »

      • Cornil

        La peur sert à inhiber deux choses : le comportement de fuite ou d’agression, vaincre la peur c’est libérer cela, ainsi que diminuer la vigilence.

        Fuite, aggression sont fréquement observés dans le monde animal en relation avec des comportements de territorialité, et son dérivé (comportements sexuels, l’accouplement dérivant d’un comportement d’agression dévié au dernier instant chez de nombreuses espèces).

        En somme pour que le bétail humain se tienne à carreau, il faut briser les frontières et provoquer la mixité. C’est en route.

        Reste a savoir si après avoir vaincu toutes nos peurs, il ne nous restera pas l’invincible peur d’avoir peur, pour justifer de l’existence de notre système nerveux sympathique, locus coeruleus, amygdales cérébrales, et système noradrénergique cérébral.

        A ce propos, il semble que le sevrage tabagique réduirait la succeptibilité à la peur, donc arrêtez de fumer si vous pouvez, et sinon ne vous y mettez pas.
        http://www.alphagalileo.org/ViewItem.aspx?ItemId=108161&CultureCode=en

        NB si le père noel fait défaut, par chez nous il reste encore Saint Nicolas …

      • Didier F

        Béotienne,

        J’aime énormément « …il nous faut donc passer un contrat implicite sur le degré de sincérité que nous allons nous attibuer réciproquement… »

        C’est toute la question pour moi. Quel est ce contrat, comment le passer ? Nous en avons absolument besoin pour n’importe quelle relation humaine.

  4. Ardéchoix

    en 2009 sur ce blog on parlait pour le graphique gag40 de V et de W , en ben je crois qu’on y est ce sera un beau W je pouf

  5. Francisco

    Bonjour
    Ayant découvert, par hasard, cette phrase… je vous l’envoie!!!
    « je suis pessimiste par intelligence mais optimiste par la volonté » A. Gramsci
    Chris

    • Jeannot

      Je crois que la phrase est exacte est « Je suis pessimiste par raison, mais optimiste dans l’action ». Cordialement.

  6. edith

    Tout ce que vous dites est particulièrement juste.

    En réalité si vous avez une vision saine des choses, c’est parce que dans la tempête vous avez une propension à garder votre lucidité.

    Ne pas paniquer au moment où il faut garder tout son sang froid c’est le principe même pour se sortir d’une très mauvaise situation.

  7. François78

    Maintenant l’objectif c’est la France.

    Il n’y a pas que Ambrose Evans-Pritchard (anti-Européen, anti-Français, suprémaciste Anglo- saxon, pro-atlantiste, etc …) qui souffle sur le feu.

    Un partie de la presse financière US continue le même scénario que pour (contre ?) la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie. (Bloomberg, FT Alphaville, CNBC …), d’abord en s’attaquant à la notation AAA de la France.

    Standard & Poors est maintenant décomplexé, et je ne vois pas ce qui va l’empêche d’étudier sérieusement la question, sans tabou.

    La situation de la France n’est pas bonne, personne ne pourra l’aider (et personne n’autorisera son aide). Pour revenir dans le sujet si j’en suis jamais sorti, il n’y aura pas de Père Noël (encore moins de Santa Klaus – je veux dire Weihnachtsmann).

    Je ne mesure pas pleinement les conséquences, mais il faut s’attendre à des temps difficiles et des mesures « courageuses » (mais pas pour tout le monde, je ne vous rappelerai pas l’échange Paul Jorion / Eric Woerth dans l’émission « Ce soir ou jamais » de Frédériic Taddei).

    Un extrait, référencé sur le blog mais je ne sais plus où :
    http://www.youtube.com/watch?v=PM9dPKFqrLA

    • CHR

      « ..il faut s’attendre à des temps difficiles et des mesures « courageuses » (mais pas pour tout le monde..) »

      Oui exact, je crois qu’ici tout le monde s’emballe un peu vite, ça s’effondre peut être mais je vois plutôt une simple grosse correction sans changement fondamentale du système avec à la clef l’austérité pour presque tout le monde

  8. Raphael

    Bonjour,

     » des cycles en économie sont tous fâchés avec l’arithmétique élémentaire. »

    Effectivement, l’arithmétique élémentaire n’est pas en mesure de décrire les cycles économique. Pour trouver une description (et pas une prédiction) il faut s’intéresser à l’algèbre non linéaire et aux travaux de Benoit Mandelbrot sur les objets fractals.

    • lisztfr

      Il y a d’autres objets intéressants que les fractales, par exemple les wavelets, dont on trouve des applications dans le traitement d’image (Gimp par ex, wavelets denoise).

      Il s’agit de reprendre la décomposition de Fourier mais en tenant compte davantage du découpage temporel ou spatial. En effet la série de Fourier varie selon que l’on considère un morceau plus ou moins grand d’un signal complexe, d’où l’intérêt de le décomposer en « fenêtres ». A chaque échelle de ces fenêtres on enregistre des variations de signaux d’amplitude et de fréquence différentes. Chaque échelle capte donc des détails de dimensions semblables…

      En économie cela devrait inciter à changer d’échelle aussi pour comprendre la mondialisation au lieu de l’incanter.

      • Pierre M. Boriliens

        Oui, mais fractals, wawelets et peut-être d’autres (l’arithmétique élémentaire, pourquoi pas ?) c’est purement descriptif de phénomènes qui ont eu lieu. Ce n’est absolument pas prédictif !
        Ça le serait si les « lois » de l’économie étaient des lois de la nature, comme la physique par exemple. Ce qui n’est pas du tout le cas…
        D’ailleurs il n’y a qu’à se pencher sur le vocabulaire : confiance, inquiétude, etc. Est-ce qu’on aurait l’idée d’avoir confiance dans la gravité, ou d’être inquiet à propos de la charge d’un électron ?

    • Mathieu

      Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

      sin(x), c’est très cyclique, c’est très simple, et ce n’est pas du tout fractal!

      • Ok avec tous çà sauf qu’il y a déjà pb sur le mot cycle . Fourier , etc c’est assimiler à sinusoide .
        Il faut plutot songer en terme complexe çà peut prendre tout de sorte de chemin .
        Le pain de Mandelbrot est , simplifié une cardoide , un cercle qui tourne sur un autre cercle de
        méme diametre . Toujours Mandelbrot , a déniché un rapport trés interressant qui met en évidence des cycles sans que ceux-ci soient assimilables à des sinusoides ou combinaisons de sinusoides .

      • DidierF

        N’importe quelle ligne peut être représentée par une série de Fourier. Il faut qu’elle soit finie dans le temps. Mais ce n’est vraiment pas le problème. Cette description n’a aucune valeur prédictive.

        Je ne connais pas le pain de Mandelbrot, seulement son ensemble et ce n’est vraiment pas une cardioïde. Ici, vous avez une définition de cet ensemble.

        Mandelbrot a introduit un hasard sauvage en finance. Dans ce hasard, la loi de probabilité n’admit ni moyenne, ni écart type. Il a également totalement renoncé à prédire des cycles. La seule chose qu’il ose prédire est une volatilité plus grande à un moment donné qu’à un autre. Pour moi, Mandelbrot introduit également la discontinuité en finance. Les courbes ne sont pas continues. Cette discontinuité et le hasard sauvage mettent vraiment à mal la finance actuelle.

        Je me demande même s’il en reste quelque chose.

  9. Certes, mais les problèmes actuels sont bien plus graves que financiers ou économiques, et les commentaires s’étalant sur ce blog du genre « il suffit de changer le système », « vivement que ça s’effondre » sont vraiment assez affligeants …

  10. J’ai lu un jour (je crois sur le blog de Jacques Attali) qu’une intelligence vive (et la lucidité qui lui est souvent corrélée) nuisait à l’aptitude au bonheur. « Heureux les simples d’esprit… »
    On targue souvent les annonciateurs de tempêtes d’être des pessimistes voire des catastrophistes. Mais lorsque la réalité leur donne une fois, puis deux fois, puis trois fois, etc… raison, il faut bien convenir que le pessimisme n’a rien à voir avec l’affaire. Il ne s’agit que de lucidité. Juste cette capacité et ce courage de voir la véritable substance des choses. Sans oeillères, sans prisme déformant, sans altération de l’esprit par toutes les propagandes.
    Alors oui, le Père-Noël n’existe pas. Pas plus que le Père Fouettard. Juste la réalité, pas toujours glorieuse, du comportement humain. Il y aura toujours les rapaces et les proies. Il faut juste prendre garde à ce qu’il y ait suffisamment d’outils de régulation pour que tout ne dégénère pas en un carnage des temps dits modernes. Le temps des sages n’est pas encore venu, loin s’en faut.

    • xian

      Il y a certes des éruptions volcaniques ou solaires violentes dans la nature, mais il y a aussi la douce caresse de la brise légère et le soyeux du chat que l’on caresse ou encore le ravissement d’un jet d’eau miroitant de lumière irisée que l’on contemple ..
      En fait, je pense qu’il y a plus de courbes que de pointes..
      Les pointes finissant par s’ émousser face aux évènements..

      Il est toujours plus facile de casser que de construire..
      Mais la reconstruction prend très souvent le dessus
      C’est la force de la VIE..

  11. Eric

    sauf si on considère le père noël comme totalité des relations humaines , soit une humanité divisée, noire dans ses desseins , soit ayant encore une chance de poursuivre son voyage .
    sûr que dans la déchirure, y a pas de cadeaux , hein .

  12. Jonsnow

    « Il n’y a pas non plus de cycles en économie : il y a des catastrophes »
    J’aurais aimé dire la meme chose à mon prof d’éco si j’étais encore au lycée!
    D’ailleurs professeurs vous devez être completement paumé face à vos élèves, en ce moment, non ? : /

    • lisztfr

      J’ai parlé à une économiste hier, elle n’a jamais entendu parler du Bancor… et j’ai eu du mal à lui expliquer car ça semble un peu complexe, avec ces chambres de compensations etc.

      La théorie des cycles ne tient pas compte de l’évolution technologique, elle se réfère au paléolithique sans le savoir.

      La technologie y est envisagée comme « innovation » et donc ipso facto, émergence d’une demande, or tout cela est complètement faux n’en déplaise à Nicolas Bouzou. La demande est tributaire elle aussi de l’innovation, quand on l’appelle productivité, et alors inversement.

      C’est un peu le mythe de l’économie verte, ou de celle de l’aide à la personne : Ce n’est pas parce qu’il y a demande qu’il y aura effectivement demande solvable. Mais ces confusions sont habituelles : gisement de 800 000 emplois dans l’économie verte ! lol qui va payer.

      On peut à la limite entrevoir des cycles en économie, mais delà à penser que le capitalisme est éternel c’est présager beaucoup de sa science, car de l’observation on ne peut rien conclure logiquement concernant la pérennité du phénomène.

      • Béotienne

        gisement de 800 000 emplois dans l’économie verte ! lol qui va payer.

        Là , je viens de comprendre les grandes transnationales gèrent la production d’énergie et autres activités polluantes mais possèdent aussi des filiales qui font payer les collectivités et les consommateurs pour la gestion et le recyclage des déchets, et par exemple pour gérer l’eau potable. A bon entendeur…

      • Pour le Kondratiev , il n’y a pas de théorie , sauf peut étre Schumpeter .
        Ce cycle suppose l’innovation puisqu’il s’inscrit sur une procuction physique trés croissante .
        En remarquent que ces innovations viennent casser des rentes , elles trouvent le pouvoir d’achat
        en question , celui de la rente , transféré de par le fait aux nouveaux producteurs .

    • Alphonse

      Ca tombe bien il a encore 3 semaine de vacances…….

    • Leboutte

      J’ai été enseignant dans le secondaire pendant 28 ans, et je suis diplômé en économie de l’université.

      La science économique n’est pas une science mais une religion d’Etat. Les économistes sont des idéologues. 5 pour-cent peut-être parmi eux sont des esprits libres et scientifiques. C’est pourquoi Keynes qui était un bourgeois honnête, et qui bien que n’ayant rien, au fond, contre le capitalisme (s’enrichissant personnellement en bourse notamment), est devenu tellement gênant avec les années. Les théories de la valeur des XVIIIème et XIXème siècle ne pouvant que mener à des questions gênantes et insupportables pour la légitimité du capitalisme, la science économique universitaire a tout simplement supprimé ce sujet de son propos. La théorie du libre échange dite des avantages comparatifs est une escroquerie mais toujours enseignée bien sûr, de même que la religion de la « concurrence parfaite », comme ils disent, théorie qui a pourtant été démontrée fausse par des esprits aussi peu révolutionnaires que Jean-Paul Fitoussi et de nombreux autres. Etc. L’économie universitaire n’a donc pas pour objet ni but une production de vérité.

      Moyennant ces précautions, vous pouvez rencontrer un économiste intéressant, et quelques profs sont à l’aise. La plupart ne font que tirer un rideau de fumée.

      Vous pouvez lire « Les mensonges de l’économie », c’est le livre-testament de J.K. Galbraith, un autre bourgeois honnête – une heure de lecture, 10 euros.

      Vous pouvez lire le Monde diplomatique, les économistes d’Attac, le prix Nobel défroqué Stiglitz, un peu son collègue Krugman, Jacques Généreux – passionnant, et de bons historiens comme Howard Zinn… en plus, bien sûr, de Paul Jorion.

      En aucun cas vous ne pouvez faire confiance à un économiste de banque fût-elle centrale, ou de bourse. Ces gens-là ne peuvent pas lever le voile, ils le tissent. Ouvrir les yeux pour eux, et surtout, le dire, est incompatible avec leur métier. Ne faites pas davantage confiance à Jacques Attali le polygraphe multicartes, même si le tenancier de ce blog est en bons termes avec lui. Cette gloire de l’élitisme académique à la française peut certes énoncer les analyses les plus critiques, mais il les noie dans une liste sans fin de platitudes, feignant de croire, ou croyant réellement, que le développement technique va tout résoudre.

      • daniel

        Vous oubliez Bernard Maris, non pour ses prestations orales,
        mais pour ses livres. « Lettre ouverte aux gouroux de l’économie… »
        est toujours d’actualité, suffit de changer quelques noms.
        En fait ce livre est un bijou.

        Bravo pour votre lucidité.
        La question pédago. à 100 balles: combien d’élèves ont été
        abimés et tordus par les dévôts de cette religion ?

      • C A

        Vous oubliez Lordon dont la lecture est hautement recommendable.
        95% des économistes médiatiques sont au mieux des commentateurs de l’actualite..quant aux « penseurs » de type Attali, Minc, et al je resterai charitable..

      • mercier

        cher daniel
        B Maris est un très beau cas
        jugez vous-même :
        http://www.leplanb.org/Bernard-Maris-recolte-les-fruits.html

      • daniel

        Vous avez raison.
        J’ ai lu l’article il y a longtemps -(Acrimed –> Monde Diplo –> le plan B)- , puis je l’ai oublié.
        Il confirme la dualité de Maris , c’est pourquoi j’ ai exclu sa production radiophonique.

        Si vous êtes nouveau sur le blog:
        A l’occasion de la mort de GILLES DOSTALER , Paul a publié le 4 mars 2011 un article de Bernard Maris.

        J’en ai profité pour exprimer l’ambivalence que je trouve à notre homme :
        admiration à l’écrit, déception à la radio.

        Et ma question sur les élèves, futurs citoyens et futurs praticiens,
        fourvoyés et distordus par une idéologie foireuse ?
        Ou est le souci de la tête bien faite ?
        Une pédagogie de ce genre est totalement dommageable.
        Seules les têtes solides, capables de réfléchir par eux-mêmes,
        arrivent à surnager. Les autres sont broyés ou fuient.
        La responsabilité des pédagogues est écrasantes.
        Le cas s’est produit avec « la » math. moderne et
        avec « la méthode globale ». Pour accepter de considérer
        des élèves , à vous confiés, comme un champ d’expérimentation
        il faut faire preuve d’une totale inhumanité.
        N’y a t-il pas une corrélation entre ce mépris et la situation actuelle ?
        ( d’accord, si elle existe, elle est ténue…)

        Accord complet sur Attali.
        Un secret : ses livres sont souvent soldés à bas prix par les bibliothèque municipales.
        ( livres notés « détruit » par la bibliothèques.) Ils sont excellents pour caler
        une armoire boiteuse, origine ameublement à grande diffusion à monter soi-même.
        La camarilla des polytechniciens ne va pas apprécier la publicité.

      • M

        combien d’élèves ont été abimés et tordus par les dévôts de cette religion ?

        …un certain nombre ! …

        « …Mais on réalise déjà, …que la perte des repères éthiques individuels et collectifs est largement due à l’abandon du principe de réalité et des mécanismes régulateurs de la rationalité au profit des seuls affects passifs du désir (dans le sens spinozien du terme), que l’idéologie néolibérale a imposés au cours du dernier demi-siècle. Yves Citton, *dans l’ouvrage déjà cité, explique bien l' »impératif de rationalité « qui les contrebalance et qui s’incarne dans deux affects actifs que définit Spinoza : il s’agit de la fermeté, par laquelle, écrit le grand philosophe du XVII°siècle,  » chacun s’efforce à conserver son être en vertu du seul commandement de la raison « ; et de la générosité, qui est  » le désir par lequel chacun s’efforce en vertu du seul commandement de la raison à aider les autres hommes et à se les joindre par amitié « . C’est cet impératif de rationalité qui a largement disparu de la gestion du système économique globalisé au profit de la fiction du modèle néolibéral, totalement détachée de la réalité du monde.
        Le chapitre qui suit nous fera mieux comprendre ce phénomène de plus en plus inquiétant, qui s’est traduit par la transformation des systèmes d’enseignement, en particulier celui de l’économie et de la gestion des affaires. Ces changements provoqués par la dogmatique néolibérale expliquent dans une large mesure la mise en place des conditions qui légitiment
        la corruption et la spéculation. …

        * Yves Citton et Frédéric Lordon  » Spinoza et les sciences sociales « .

        … »Désormais, les graines de la transformation de l’économie politique en « science » économique sont semées. Cette transformation va supprimer progressivement la mémoire et la culture, mais aussi l’éthique et la morale, réduisant le droit à une série de techniques permettant de s’enrichir individuellement et non de protéger le bien-être collectif par le respect des règles assurant la cohérence et la justice dans la bonne gestion de la société. ..
        …par un détournement de la pensée des Lumières, l’idée simpliste que l’égoïsme individuel
        est le meilleur moteur de la prospérité de la société va faire son chemin et deviendra le credo enseigné comme postulat de base de la science économique. L’égoïsme étant considéré comme le centre de l’activité rationnelle de l’homme, la porte était ainsi ouverte à l’invasion des modèles mathématiques prétendant reproduire la rationalité des conduites individuelles et donc de prédire tous les comportements futurs. Les sciences sociales en général, mais plus particulièrement l’économie, ont été ainsi envahies par des mesures quantitatives mathématisées de toutes les activités humaines. Cette épistémologie abstraite, mathématiquement modélisée, permet à l’enseignement de l’économie, on le verra, de se débarrasser de tout repère éthique et de légitimer les spéculations financières les plus débridées. »…

        Georges Corm/ Le nouveau gouvernement du Monde. Idéologies, structures, contre-pouvoirs.
        « Alors que la crise de 2007-2009 a révélé à tous les méfaits de la mondialisation et de la spéculation financière, rien ne change, malgré les dénonciations qui se multiplient de tous bords. Pour comprendre les racines de cette dangereuse inertie des décideurs économiques et politiques mondiaux, Georges Corm explore dans ce livre les mécanismes permettant la reproduction de cette « civilisation des affaires en déclin », selon les mots de l’économiste critique américain Robert Heilbroner.
        Il analyse les sources intellectuelles de ce pouvoir mondialisé : le néolibéralisme se nourrit d’un idéalisme simpliste, mysticisme virulent qui rappelle l’esprit doctrinaire du socialisme « scientifique ». Cette économie-fiction néolibérale a envahi les cours de millions d’étudiants en économie et gestion, futurs cadres du pouvoir mondialisé. Georges Corm propose également une analyse novatrice de la structure et du fonctionnement de ce pouvoir et de sa capacité à bloquer les changements. Mais aussi de ses failles, que devraient exploiter les mouvements « antisystémiques », dont il évalue les alternatives proposées au fonctionnement pervers de l’économie globalisée… »

      • Cornil

        J’ai tendance à voir tout ca dans une perspective historique,

        1/L’essor de la banque et de la finance : fin du moyen age et renaissance, un objectif important : rendre le financement de conflit armé plus facile (cf l’enlisement des conflits au moyen age et leur difficulté de financement, cf ordre des templiers).

        Je peux me tromper mais les banques des grandes cités italiennes, se sont déplacées en hollande puis en Grande Bretagne, la suite vous connaissez.

        Je suis aussi surpris que cela n’est jamais mis à plat, surtout à une époque ou les champs de batailles ne manquent pas depuis plus de 20 ans.

        Il y a sans doute la dessous un tabou important, vu l’histoire du XX siècle, d’autant qu’on nous crèpe le chignon à propos de tout le millénaire précédant, et que certain font remonter ca à la nuit des temps ( vive le progrès…).

        2/ L’autre aspect important et qui n’est jamais soulevé non plus est que au moyen age, la religion catholique entrait en compétition politiques avec tous les états (c la Divine Comédie), aujourd’hui c’est la même chose sauf que c’est la banque finance (une religion laique ?) qui se charge désormais d’agiter les marionnettes de la scène politique.
        Sans doute est ce la raison pour laquelle les théories économoques de l’entreprise sont à la mode ( voir Samsung en Corée, vitrine du libéralisme), en somme disparition des états et des banques privées) , constitution de conglomérats, entreprises/etats ( logement, transport, usine, recherche, santé, détente, assurance, pompes funébres, banques, appartenant toutes à l’entreprise), maintient d’un état minimal dont les fonctions se résumeront probablement à la justice, les infrastructures nationales, et les laissés pour compte qui ne feront jamais défaut….
        Je ne me prononce pas sur cela, hormis le fait que peut être cela limiterait les pratiques du type, je fais la guerre, je me retire et laisse des usines de bien manufacturés ou des entreprises de service sur place en souvenir, discipline très à la mode, on se demande pourquoi… enfin tout ca, n’est pas seulement de l’économie/finance, mais de la géopolitique, comme quoi ca reste bien difficile de séparer le couple infernal ( a se demandé si ils sont mariés, ou s’ils sont venus au monde « comme ca » …)

        3/ dernier aspect et non le moindre, le role du commerce est central dans l’histoire occidentale, car nous sommes morcellés en états nations, alors que Chine, Russie, USA, Amérique du sud, sont des nations continent.
        Ces derniers vont avoir besoin des ressources de matières premières pour assurer leur développement : elles vont se servir chez nous car nous sommes divisés et endettés, et en Afrique .

  13. Guillaume

    Bref, relire De Bernis et les théories de l’Ecole de la régulation (Le courant parisien et pas le Grenoblois marxisant..fin de l’histoire et tout et tout).

  14. Humana fragilita

    Ce que j’apprécie dans vos analyses, Monsieur Jorion, en dehors de leur précision, c’est le recul que vous savez leur imprimer : le recul d’un observateur avisé, qui leur confère un ton de « neutralité bienveillante », comme disent les psys, quand bien même elles expriment des avis tranchés.

    Faites attention quand même de ne pas tomber dans l’auto-satisfaction, même si c’est assez irrépressible à ce stade, afin de ne pas nuire à la crédibilité de votre discours.

    Je continue à vous lire et à vous écouter avec le plus vif intérêt.

  15. RIOU René

    Ne vous sentez pas trop seul Paul, Frédéric Lordon a l’air de nourrir les mêmes pensées que vous.

    « L’institutionnalisation (sérieuse) du capitalisme ne s’envisage que sur des territoires politiquement clos par un principe de souveraineté (quelle que soit son échelle). Car sans la force politique, seule à même de faire tenir debout des institutions, la question de l’enforcement comme disent les anglo-saxons, c’est-à-dire du pouvoir de rendre des règles contraignantes exécutoires, reste sans solution »

    Tout est dit…je crois

    • chris06

      Tout est dit…

      vous êtes gentil!
      Si tout est dit, qu’est ce qu’on fait maintenant?

      Il y en a vraiment qui croient au père noël, une petite phrase du père Lordon et « tout est dit »!

  16. François78

    Finalement, le Père Noël existe, je crois même pouvoir fourni sa photo (et celles de ses lutins).

    Comment expliquer la lévitation du CAC à cette heure précise (-1,23 seulement, à 12h15), juste en même temps que les valeurs financières (les bancaires notamment SG, BNP et CA).

  17. xian

    L’imagination est plus puissante que la volonté..
    Si je mets une poutre à terre, vous marcherez dessus volontiers. Par contre, si j’élève cette poutre à 10 mètres de hauteur entre deux tours, marcherez vous sur cette poutre au dessus du vide??
    Il en est de même du cycliste persuadé que la roue de son vélo heurtera un caillou sur le sol..
    Il a toutes les chances pour que cela lui arrive ..

    Nous dirons que nous sommes co-créateurs de nos vies

    • Taneleo

      Blaise Pascal avait fait la même erreur : il n’a vu que de l’imagination là où se trouve également de l’instinct de survie.

      Si je traverse un pont sans hésitation parce qu’il est à terre alors que j’hésite à le franchir s’il est suspendu au-dessus du vide, ce n’est pas seulement une question d’imagination. Car dans ce second cas, mes sens me disent qu’il y a danger ! (mes sens perçoivent le vide)

      Et malgré les signaux que m’envoie mon corps, et malgré mon imagination, ma volonté me permet de traverser ce pont.

      CQFD.

    • Boby

      Bonjour,
      Si je marche sur la poutre a 10 m du sol (vécu) je prouve que ma volonté est aussi puissante que mon imagination et mon instinct de survie (ma peur en fait) voir qu’elle la surpasse non ?
      Nous ne devrions jamais permettre à la peur de nous arrêter.

  18. scaringella

    La democratie et l’humanisme sont morts depuis longtemps comme je le dis depuis …. longtemps.
    Ils portent en eux depuis le debut leur contraction. Ils sont universalistes, niant de fait la singularite de chaque personne, groupe, culture. La destruction et uniformisation du monde est la mise en application politique de l’ideologie democratique et universaliste. Mais en l’homme la dialectique singulier/universel est une capacite que rien ne peut eliminer. Cette singularite resiste a l’universalite. Les grands ensembles comme US, EU, URSS, Chine sont condamnes car leur taille permet en leur sein la montee d’une multitude de groupes qui s’accaparent des territoires que ces grands ensembles ne peuvent eradiquer que par la force, tout comme c’est par la force que les politiques de developpement sont mises en oeuvre. Ces grands ensembles sont de fait, d’une maniere ou d’une autre totalitaires a l’heure actuelle. Le contraire meme des principes democratiques.
    Le bancor si sur le papier est une theorie satisfaisante, sur le plan politique necessite la democratie, qui n’existe nulle part. Sa mise en oeuvre politique ne peut qu’etre favorable au totalitarisme des grands ensembles politiques. Les condamnant encore plus.

  19. Taneleo

    C’est pour cette raison que je crois que le problème économique actuel est avant tout un problème humain, dont la «crise» de ces jours-ci n’est qu’une manifestation.

    C’est parce que l’humanité ne sait pas où elle veut aller, que l’économie ne peut pas servir cette humanité. L’économie se met donc en roue libre puisqu’il faut bien qu’elle survive.

    Quand nous aurons redéfini des grandes trajectoires pour l’humanité, l’économie pourra alors la servir afin de l’aider à atteindre ses objectifs.

    Nous pensions le monde chacun de notre côté, États contre États, il nous faut à présent penser un monde ensemble, États avec États.

    La mondialisation sous le prisme de l’économie ne doit pas faire oublier la mondialisation écologique et la mondialisation des ressources premières que nous ne pouvons pas ignorer.

    C’est un monde commun qu’il nous faut désormais penser. Alors, et alors seulement, l’économie pourra être remise à sa place d’outil. Un des outils pour nos objectifs.

    Car faute d’autre chose, les humains se raccrochent à la seule chose qui les unissent tous, et qui semble être désormais le seul moteur qui fait encore avancer l’humanité : l’économie.

    Voilà ce sur quoi il faudrait, selon moi, travailler.

    • scaringella

      vous faites me semble-t-il la meme erreur en voulant definir des directions pour l’humanite. Cela est fondamentalement totalitaire. L’histoire se fait par le conflit lorsque un universel quelconque (eco, polis etc …) butte dans la singularite. Puis l’exces de singularite pousse au rassemblement qui lorsqu’il va trop loin butte sur les forces de dislocation et ainsi de suite. Cette dialectique singulier/universel est difinitoire de la rationnalite sociale (eco, polis etc ….).
      La dislocation en cours sur tout les plans du social illustre magistralement le mouvement historique.

      • Taneleo

        @ scaringella,

        Concernant le totalitarisme que vous évoquez, deux choses :

        – plus nous serons nombreux sur cette planète et plus nous nous rapprocherons d’un totalitarisme (sous une forme ou sous une autre). C’est une question de densité et d’effet de masse (plus vous êtes nombreux à vivre dans une maison et plus les petits écarts de chacun deviennent très pénibles [un ado qui écoute sa musique à fond, passe encore, trois et ça devient insupportable])

        – l’humanité se fixe déjà un cap, une trajectoire sans que l’on parle de totalitarisme : il s’agit de la construction de notre société. L’occupation des humains est la construction de leur société. Cette base me semble incontournable, c’est pourquoi il faut davantage se mettre d’accord sur le type de société que nous voulons, et aussi regarder les aspects de la société que nous ne développons pas assez (comme l’éducation). Ça donne l’impression, à juste titre car c’est le but, de régir la vie humaine. Mais l’humanité sait-elle fonctionner autrement ?

    • scaringella

      Encore erreur fondamentale en parlant de type de societe. Chaque culture a la sienne propre, elle-meme evoluant d’apres le principe historique. La societe et la culture expriment historiquement la singularite d’un groupe humain. Sa durée de vie est variable et dependante d’evenements plus ou moins previsibles. L’education ne change rien au conflit, elle le deplace. C’est en reconnaissant le principe historique et en l’accompagnant car il est intrinseque a l’homme que l’on evitera les destructions massives. Le seul que je connaisse qui ait compris cela etait Gorbatchev. Il voulait seulement accompagner la dislocation de l’URSS.

      • Taneleo

        Vous êtes bien la seule à ne pas voir qu’il y a aujourd’hui une culture mondiale, une société mondiale, une banque mondiale, une organisation mondiale du commerce, une organisation mondiale de la santé, etc… Et de ça, selon vous, il ne faudrait pas s’en occuper ? Mais c’est là que se trouve notre carrefour de civilisation !

        Que vous le vouliez ou non, il y a aujourd’hui une société mondiale, avec des singularités nationales qui constituent une diversité bienvenue. Occupez-vous des ces singularités si vous le voulez, mais cessez d’asséner des «erreur fondamentale» face à votre aveuglement.

  20. scaringella

    Lisez cet article et ce que dit un sbire de reagan !!! Ou est la demacratie a laquelle la plupart
    des occidentaux croient ??? Sortaient de votre religion de la democratie, des droits de l’homme et autres aneries universalistes
    http://www.npr.org/2011/08/06/139027615/a-national-debt-of-14-trillion-try-211-trillion

  21. dissy

    Viviblement la FED va annoncer ce soir le QE3.Ce qui fait en partie moins baisser les bourses en ce moment.
    A suivre.

    UK ‘faces credit rating cut and more money-printing’
    The UK is likely to see its credit rating cut and will be forced to embark on a further programme of quantitative easing, veteran investor Jim Rogers has warned.
    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8690203/UK-faces-credit-rating-cut-and-more-money-printing.html

  22. Soleilespoir

    Je crains malheureusement que le surplus de masse financière créée par le monopoly va permettre à certains d’acheter les services publics..ainsi la crise va bénéficier encore au plus petit nombre…

    • Sylv.

      excellente remarque.
      En Angleterre, la vitesse des privatisations est surprenante.
      Les sociétés tel que SERCO rafflent tous les contrats, emploient des interimaires au SMIC et lorsque le profit est prit, ils laissent les service publics repairer les degats.

      La théorie du choc n’est pas un complot, mais la tendance semble bien réel quelque en soit les raisons.

    • liervol

      Je le crains aussi, je crois que c’est le but

  23. rodj

    Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
    Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
    Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
    Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

  24. fgambs

    There ain’t no such thing as a free lunch.

  25. L'expat

    Est ce que le pere noel serait une or dur. ,!!
    Au train ou vont les choses ca se pourrait !!!!?

  26. gilbert

    « Il n’y a pas d’autorégulation en finance » me paraît tout à fait approprié. Une crise systémique n’est pas destinée à équilibrer le système. J’aime le terme de « autopoiétique »

    Wikipedia : Varela propose la définition suivante de l’autopoïèse dans son livre Autonomie et connaissance :
    « Un système autopoiétique est organisé comme un réseau de processus de production de composants qui (a) régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui (b) constituent le système en tant qu’unité concrète dans l’espace où il existe, en spécifiant le domaine topologique où il se réalise comme réseau. Il s’ensuit qu’une machine autopoiétique engendre et spécifie continuellement sa propre organisation. Elle accomplit ce processus incessant de remplacement de ses composants, parce qu’elle est continuellement soumise à des perturbations externes, et constamment forcée de compenser ces perturbations. Ainsi, une machine autopoiétique est un système à relations stables dont l’invariant fondamental est sa propre organisation (le réseau de relations qui la définit). »1
    L’autopoïèse ne semble là qu’un autre mot pour désigner ce que l’on appelle, depuis le XVIIIe siècle, la génération. Le concept d’autopoïèse peut être rapproché de celui des structures dissipatives (étudié par Ilya Prigogine) qui se maintiennent loin de l’état d’équilibre thermodynamique, grâce au flux de matière et d’énergie qui les traversent.

    Un système autopoïétique est à opposer à un système « allopoïétique » comme une usine de voitures, qui utilise des composants bruts pour fabriquer une structure organisée (une voiture) qui est autre chose qu’elle-même (une usine).

    est-on dans une autopoièse ou dans une allopoièse ?

  27. lisztfr

    Stendhal :

     » Il comprit que le plus grand plaisir qu’il pût faire à ce serviteur fidèle ce serait de corriger les fautes d’orthographe de ses sonnets.

    — On se moque de moi quand je prête mon cahier, disait Ludovic ; mais si Votre Excellence daignait me dicter l’orthographe des mots lettre à lettre, les envieux ne sauraient plus que dire : l’orthographe ne fait pas le génie. « 

  28. Moi non plus je ne crois pas au Pére-Noel .
    Sur les cycles , y a simplisme dans ce billet . L’existence du Kondratiev ne signifie pas que vous
    étes , en tant que nation par ex , de la féte au moment où le printemps revient . Vous en étes si
    vous avez fait ce qu’il faut , sinon vous n’en étes pas . Et il se trouve justement que ces cycles
    s’accompagnent de changement de pouvoir .
    Avec le 1er cycle de Kondratiev la puissance passe de la France à l’Angleterre , de la noblesse
    Française aux capitalistes Anglais . Avec le 2e des capitalistes Anglais aux trusts US et il est clair
    que c’est justement du fait que les anciens détenteurs du pouvoir se sont reposés sur leurs
    lauriers …

  29. lisztfr

    Sur France inter, on n’interview bien évidemment pas les émeutiers anglais.

    Il faut ramener l’ordre à tout prix, comme en Syrie, ou presque.

    C’est de la criminalité pure et simple disent-ils.

    • Tdeum78

      Emeutes qui tombent « bien ». Les vilains casseurs (noirs, bien sur, comme l’a rappellé plusieurs fois avec insistance hier soir Mlle Drucker sur F2) on va leur interdire de se regrouper quelques jours. Donc pas de manifs, la police veille sur vos biens braves gens.

      On en profite pour faire passer les mesures « courageuses » réclamées par le Moloch, si ça tente de manifester on tire, et hop, le tour est joué :-)

      Bon j’arrête la fumette, ça me rend pessimiste.

      • Sylvain

        La une du Daily Mail aujourd’hui est de la pure double-pensée en novlangue :

        « pointer du doigt les coupes budgetaires est irresponsable et cynique. Ces emeutes sont du crime pur et simple »

  30. spoute.nike

    Vous ne vous trompez pas, mais ceux qui nous ont conduit là non plus… Autrement william daley et mario draghi ne seraient pas aux postes où ils sont. Il y a certes beaucoup d’incompétence chez certains, mais ceux qui sont aux manœuvres savent très bien ce qu’ils font et comment y parvenir.

    • Etienne

      Ceux qui nous dirigent ne sont ni idiots, ni incompétents. Ce serait être vraiment naïf que de le croire. Ce qui se passe, ils l’ont voulu et systématiquement mis en oeuvre. « Avis aux petits naïfs: rien n’est fortuit! » (E. Sabato, L’ange des ténèbres)

  31. ric

    Bonjour,

    Un bon article dans Le Monde (oui, il y en a parfois…):

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/09/les-agences-de-notation-sont-le-symptome-d-un-mal-profond_1557452_3232.html

    Quelle différence pourtant avec ces mêmes maisons tout à la fois compétentes et circonspectes du début des années 1990, précisément parce qu’elles se cantonnaient au business très spécifique de la notation des obligations émises par les entreprises. Cet univers feutré des agences de notation – qui, à l’époque, analysaient et pesaient scrupuleusement toutes les données avant de dégrader – ne tranche-t-il pas avec leur activisme insupportable d’aujourd’hui et ce alors même (et d’autant plus) que leurs critères pour juger de la notation des dettes souveraines sont pour le moins vagues et sans substance ?

    • younes

      A mon humble avis, les agences sont une des nombreuses conséquences du dysfonctionnement du système même si la dégradation de la note US, prévisible de toutes les façons, a enclenché une petite accélération. Je ne vois pas la pertinence de souligner qu’il y a eu une rumeur twitée et des échanges de mails précédant la déclaration de S&P, des détails dans le processus mais peut-être que l’auteur veut dire autre chose entre les lignes.

  32. spoute.nike

    C’est peut-être le moment de faire ce que M.Cantona voulait faire. ça avait énervé Mme lagarde, alors ça ne peut être que bon !

  33. BA

    Les cinq Etats européens en faillite ont une dette publique de 3117 milliards d’euros.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-26042011-AP/FR/2-26042011-AP-FR.PDF

    Qui va assumer cette dette publique de 3117 milliards d’euros ?
    L’Allemagne ?
    Mais l’Allemagne a elle-même une dette publique de 2079 milliards d’euros.
    Alors ?
    Qui va assumer cette dette publique de 3117 milliards d’euros ?

    • edith

      les seuls à poser publiquement cette question sont ceux qui veulent détruire les états, à savoir entrainer l’adhésion des populations pour la privatisation des sociétés stratégiques (telles l’énergie, la santé etc.), le cassage en règle des piliers des nations etc.

      Pour le reste, tout le monde s’en fout puisque la dette est surtout composée d’intérêts imposés par ceux qui réclament aujourd’hui « les réformes ».

      Quant on aura fini de se payer notre poire ….. !

      • BA

        Je savais bien que ce n’était pas grave ! Je savais bien que la dette était surtout composée d’intérêts imposés par ceux qui réclament aujourd’hui « les réformes » ! Je savais bien que tout le monde s’en fout ! Alors, qu’est-ce qu’on en a à foutre, de ce krach ?!

        On n’en a rien à foutre !

        A la plage, tout le monde !

        Allons bronzer l’esprit tranquille !

        Merci, Edith.

      • daniel

        @ edith vous avez raison. Cette crise qui a été causée par un manque de régulation ne trouve qu’une seule réponse, une dérégulation encore plus grande. Ce qui est un ultime paradoxe. Tous ceux là sont tous ceux qui réclament un état minimum et revenir à l’état de nature que définissait HOBBES en son temps. C’est pour sortir de l état de nature que l’homme a construit un état la souveraineté appartenant tantôt à dieu tantôt au roi et enfin au peuple. Tachons de ne pas l’oublier….

      • edith

        daniel, le jour où les humains intègreront la masse qu’ils représentent, je pense que l’état reviendra à ceux à qui il appartenait il y a encore peu, c’est à dire les peuples.

        Si nous continuons à nous mettre à genoux devant le chantage des prêteurs, alors nous n’aurons plus qu’à nous dire : nous leur avons remis le pouvoir.

    • Jeff

      Ne dites pas  » Dette Publique  » sans rappeler que les États ont pris sur eux la DETTE PRIVÉE des Banksters. N’hésitez pas à le dire, le répéter voire le radoter puisque partout sur les radios, à la télé, dans les agences de notation, il n’est question que de  » Dette Publique  » afin de faire oublier aux citoyennes et aux citoyens qu’ils vont payer pour les banques. La perte de deniers publics d’un montant pharaonique sera royalement versée pendant trois générations aux banksters pour que le capital fictif évaporé lors de la crise reprenne quelque substance magique : DETTE PRIVÉE !

      Quand à la dette publique réelle, il n’y a pas le feu à la demeure et tout est toujours une question d’ordre politique, d’équilibre des comptes. C’est parce que les États ont pris en charge la DETTE PRIVÉE que tout se désorganise et verse dans l’abime.

      • M

        http://blog.mondediplo.net/2010-05-26-La-dette-publique-ou-la-reconquista-des

        … »La reconquista des possédants Retour à la table des matières

        Il faut remettre cette évolution en perspective historique pour en avoir complètement le sens et apercevoir combien la période keynésienne-fordienne aura eu un caractère d’exception. Et ce sens n’est nulle part mieux formulé que dans la bouche des grands libéraux étasuniens, sûrs de leur force, de leur bon droit aussi, et par là moins dissimulateurs, qui n’ont jamais caché la nature d’un projet politique visant ni plus ni moins qu’à liquider la malédiction rooseveltienne et, littéralement, à rembobiner l’histoire – a roll back agenda, pour reprendre leurs mots mêmes. Il est vrai que l’époque leur avait été bien peu amène : augmentation du taux marginal de l’impôt sur le revenu jusqu’à 90 % (!), limitation de fait de l’écart du salaire patronal au salaire ouvrier moyens à un coefficient de 30, réduction monumentale des inégalités (mesurées par les parts de revenu appropriées par les 1 % les plus riches) : tel est le fond de géhenne qu’auront vécu les riches étasuniens en cette période que Krugman nomme « la Grande Modération » [4]. Là encore les forces de la politique avaient parlé : profondément délégitimées par le cataclysme du krach de 1929 et de la Grande Dépression qui s’en était suivie, les élites économiques et financières n’avaient eu d’autre choix que de faire profil bas et d’accepter la potion.

        L’entrée en crise objective du régime d’accumulation keynésien-fordien les a convaincus que le moment était venu de relever la tête. Jamais plus on ne leur infligerait pareil affront, l’heure de la reconquista avait sonné. L’éloignement historique de la situation qui avait fait leur relégation, et la déstabilisation du corps de doctrine sur lequel cette relégation avait monté ses structures, ont ainsi rendu possible le grand aggiornamento d’abord intellectuel ensuite institutionnel. Il est hors de propos ici de raconter cette histoire dans son détail – elle l’a été longuement dans plusieurs ouvrages [5] –, mais s’il fallait, ne retenant que la perspective fiscale, arrêter une date-témoin, ce serait sans doute l’année 1978 et la proposition 13, adoptée par la Californie à l’initiative d’une mobilisation des républicains. L’événement en soi n’est pas majeur – il s’agit de plafonner un impôt sur la propriété immobilière – mais il prend, à l’époque même, la consistance symbolique d’une rébellion ouverte et de principe contre l’impôt (le mouvement de la tax payer revolt ne contribuera pas peu à l’élection de Reagan en 1980).

        Il faut vraiment du sang-froid pour résister à propos des possédants à l’hypothèse de la haine sociale car leur révolution anti-fiscale a pour double propos délibéré et de les ré-enrichir et de ramener les pauvres à leur solitude (« leur responsabilité individuelle ») en démantelant du même mouvement les régulations de l’État-providence (puis de l’État tout court). La stratégie déployée pour parvenir à ce double objectif s’est même donné un slogan : starving the beast ! – affamer la bête ! La « bête » bien sûr, c’est l’État, dont le dépérissement sera organisé par un processus méthodiquement conduit d’attrition fiscale : commencer par le priver de ses recettes pour forcer l’ajustement de ses dépenses. Mais seule la première partie de ce programme va connaître un réel succès, pas la seconde. Les déficits budgétaires chroniques sont le produit de ce milieu du gué…. »
        F.Lordon / La dette publique ou la reconquista des possédants.

  34. Mamac

    Je me souviens avoir lu un article que vous aviez écrit au moment de la chute de Lehmann Brothers intitulé, si mes souvenirs sont bons, « la première des cinq grande s? », sur le risque systémique. Il m’a profondément marqué. Il m’a permis de prendre conscience, d’être lucide sur la réalité des faits.

    Je crois que la richesse, c’est en fait la circulation de la richesse. je donne je reçois, donc j’agis, il se passe des échanges et ma vie est riche.
    Aujourd’hui, c’est ce qui ne fonctionne plus. Nous sommes bloqués. Les riches aujourd’hui accumulent et ont peur de perdre, Les pauvres n’ont aucun espoir et sont en colère : les deux ont en fait des vies aussi angoissées et par conséquent pauvres les unes que les autres. Car le but de la vie n’est-il pas pour chacun d’entre nous de se sentir serein et heureux?

    Je suis positive pour l’avenir, car c’est toujours les idées qui précèdent réalité. Les idées se diffusent à la vitesse de la lumière aujourd’hui et je pense que des bonnes solutions vont être rapidement trouvées car c’est l’intérêt commun de l’espèce humaine aujourd’hui.

    Le Père Noël n’existe pas, mais Noël est bien une réalité : un jour de joie et d’échanges pour petits et grands. Chacun à notre niveau, nous fabriquons notre monde avec nos idées, dont découlent nos actions.

    Bravo et merci pour la diffusion de vos idées,

    • Oui : il faudra que nous réalisions Noël nous-mêmes !

      • louise

        Oui, mais là je crois que c’est la St Jean qui continue !

      • Béotienne

        Ce n’est qu’une anecdote, mais c’est trop tentant , je raconte:
        lorsque j’étais gosse (ok. Ce n’est pas d’hier ) j’ai été punie, à genoux, dans un coin de la classe ( la seule fois de ma vie, mais quelle humiliation ) pour avoir dit à mes copines de classe que Saint Nicolas ( à l’époque plus populaire) n’existait pas.
        Vous au moins Monsieur Jorion vous ne risquez pas une telle punition.

    • Boby

      Et « Si la destinée ne nous aide pas, nous l’aiderons nous-mêmes à se réaliser. »

      ( src : Khosrô Ier Anôcharvân ou Chosroès Anouchirvan d’apres Google ^^)

  35. rodolphe

    De la Bourse aux émeutes en Angleterre, une remarque en passant :
    Les émeutes anglaises ne sont pas directement liées à la crise financière actuelle. Elles relèvent d’un climat général qui ne date pas d’hier. Disons que l’ambiance sociale est faite d’évènements, non reliés par des chaines de causes et d’effets, qui semblent se précipiter sur une période relativement courte. Sur ce plan 2011 est particulièrement riche en évènements qui tous montrent bien que le système est à bout de souffle et qu’il est particulièrement faillible. De Fukushima à la finance internationale, en passant par DSK et la guerre en Libye (qui devait être ultra-courte, souvenez-vous), c’est l’expertise elle-même (avec son arrogance), c’est-à-dire sa capacité de prédire, prévoir et corriger, qui est mise à mal. Tant réellement que symboliquement, les rois sont nus, la machine technocratique vulnérable comme jamais. La « superstructure » est en train de perdre efficacité et crédibilité, tandis que l’infrastructure doit s’apprêter à salement trinquer…

  36. fnur

    Si ! Le père Noël existe, mais ce qu’on ne sait pas, c’est que c’est une ordure.

  37. dissy

    European Central Bank must go nuclear to save Europe
    A chorus of global economists has called on the European Central Bank to go far beyond pin-prick purchases of eurozone debt.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8689824/European-Central-Bank-must-go-nuclear-to-save-Europe.html

  38. dissy

    Qui a des nouvelles de Me Lagarde et de M Fillon?

    • ardéchoix

      moi, y sont partis ramasser des algues sur sur une plage bretonne , depuis plus de nouvelles

      • Chris

        Y sont pas plutôt en train de digérer une poêlée de cèpes?

      • M

        L’Hagarde, et filons doux …algues, et bolets …

        tiens, les Borgia sont de sortie !!…
        à moins que ce soit La Voisin !

        bon, là il s’agit d’innocente nature, soit en sa natureté, soit dénaturée …

        mais je sens comme une malignité …une M.A. ?

  39. pascal b-eisenstein

    Le père Noel n’existe certes pas , mais The Big question est : faut-il dire qu’il n’existe pas, ne vaut-il pas mieux mentir dans certains cas ? dans le même ordre d’idée, faut-il le dire aux jeunes enfants ?
    personnellement je pense que oui, mais le problème c’est que je l’ai sous-entendu lors d’un repas familial, et depuis, j’ai été exclu de toute réunion familiale, car on me prend pour un dangereux personnage, pervers, méchant.
    L’air de rien, faut faire attention avec ces questions (qui pourraient être classées dans la rubrique « questions essentielles » de ce blog).

    • Béotienne

      Pouquoi mentir aux enfants ?
      Parce qu’on a peur de leur dire que la vie c’est pas rigolo tous les jours mais que temps à autre on à envie de se faire plaisir, d’échanger des cadeaux et de faire comme si. Que cela apporte des moments de conviavilité bienvenus, que cela permet de rêver et que le rêve c’est important.
      Le rêve offre une base de réalisation de projets. Les enfants seront très heureux d’apprendre qu’il faut essayer de réaliser ses rêves en oubliant pas que ce sont des rêves. Ce qui signifie qu’il faudra sérieusement payer de sa personne pour n’en concrétiser qu’une partie. Mais que ce fragment de rêve qui se réalise est un trésor. Beaucoup de notre quotidien relève des utopies de nos ancêtres ( au sens de l’humanité) et c’est magnifique.
      Le progrès n’existe pas dit-on, mais les changements de nos rapports avec la nature sont incontestables et nous faisons partie de la nature.
      De la nature qui rêve, qui sait qu’elle rêve, même si le Père Noël n’existe pas.
      Voilà ce que je dis aux enfants et ce n’est pas un conte de Noël.

      • Béotienne

        J’ai oublié d’ajouter que Dame Publicité faisait beaucoup de fric en exploitant nos rêves.
        Ceci est une autre histoire, l’éducation à la consommation.

  40. Germanicus

    Le problème c’est que les gouvernements occidentaux ont joué au Père Noel pendant des décennies. Le but: cacher la tiers-mondialisation rampante des USA et de l’Europe. Et cela en étant très clément avec les grandes fortunes et sociétés cotées en bourse.
    Cette période semble définitivement révolue, il nous restera à ramasser les pots cassés.
    Mais il serait scandaleux de ne pas mettre en cause la légitimité des gouvernements responsables de cette duperie.

  41. pascal b-eisenstein

    Et pourtant, quand je regarde Paul Jorion, cette barbe blanche…je me dis qu’avec une tenue adéquate rouge et des cadeaux dans les mains il pourrait faire illusion dans ce rôle.

    • Pablo75

      « Il y a quatre âges dans la vie de l’homme : celui où il croit au père Noël, celui où il ne croit plus au père Noël, celui où il est le père Noël, celui où il ressemble au père Noël. »
      (Anonyme)

  42. Nab

    Bonjour à tous (tes)!

    Tous cela me fait penser à ce téléfilm culte de série B, « Y-a-t-il un pilote dans l’avion? ».
    Votre analyse m’apparaît être la plus cohérente Paul, les choses vont empirer puisque le problème n’est pas pris à la racine.
    Il me semble ici que la science économique vire au dogme religieux pour notre plus grand malheur dans une fable qui pourrait s’intituler « Le veau dort sous la main invisible du marché ».

    Je regardais exceptionnellement les infos télévisées ce midi et la façon dont les médias traitent des émeutes au Royaume Uni me laisse perplexe et m’amène à une conclusion: il faut vivre sous une dictature du tiers-monde ou parader sur une place européenne pour avoir droit à un traitement de l’info qui se veut globalisant.
    Comme 2005 en France, tout cela va-t-il mener à d’énièmes promesses qui ne seront pas tenues?

    En un mot, soit pauvre et tais-toi!

    Bien à vous

  43. Eomenos

    Le père Noel n’existe pas mais il faut rendre justice à tout ceux qui de temps à autre cèdent au plaisir
    de lui donner un semblant de réalité.

    Le père fouettard en revanche, nous le croisons chaque jour de notre existence….et il ne fait pas, hélàs, que punir les méchants, les paresseux…..

    Ce qui est inquiétant aujourd’hui c’est le formidable recul généralisé des libertés.

    Nos acquis démocratiques sont chaque jour rognés un peu plus au nom d’un pseudo bien commun confisqué par le Grand Capital.
    Au nom de l’efficacité et de l’urgence (pour qui?) toutes nos procédures consensuelles sont by-passées.

    Jadis dans les budgets il était difficile de trouver 1 ou 2 milliards pour éradiquer le chômage, aujourd’hui pour sauver le Grand Capital on vous ris au nez pour un programme de moins de 100
    milliards.

    Père fouettard ou Père dodu, j’en veux plus.

  44. M.le Moody's

    Mettez un bonnet rouge à Bernanke, vous verrez, la ressemblance est trompeuse.

  45. Leboutte

    « Le Père Noël, c’est bon pour les enfants. Et encore, même là, c’est limite. »

    Ben oui, même les enfants ont remarqué que le père Noël est un salaud, qui donne plus aux enfants qui ont déjà tout, et peu à ceux qui n’ont presque rien.

  46. Pablo75

    « L’adulte ne croit pas au père Noël. Il vote. »
    (Pierre Desproges)

    • Enrique

      Voter c’est comme croire au Père Noël. C’est la même chose.

      « Ils ont voté et puis après ? » Léo Ferré

      • Renard

        Souvent ceux qui ne votent pas croient à l’homme providentiel (avatar du Père Noël).
        Historiquement,, en Europe du XXème siècle, celui-ci ne portait pas la barbe mais la moustache.
        Voter est le dernier rituel collectif qui peut nous réunir, même quand il nous oppose. Après,…

      • Enrique

        @Renard

        Avez entendu parler de l’abstensionnisme révolutionnaire des anarchistes ? Vraiment, rien à voir avec un quelconque moustachu ni un homme(ou une femme ?) providentiel(le). C’est prendre sa vie en main, ne pas laisser d’autres décider à votre place.

        « Si voter changeait vraiment la vie, il y a longtemps que voter serait interdit. » (Renaud).

        Pourrait-on voter pour décider d’interdir les paris sur les fluctuations de prix (idée défendue sur ce blog) ?

      • Pablo75

        « Voter est le dernier rituel collectif qui peut nous réunir »

        Celle-là je ne la connaissais pas… Dans la naïveté, difficile d’aller plus loin.

      • Enrique

        @ Pablo

        Merci de compléter mes propos. La naïveté ou l’ignorance dans la réponse de Renard.

      • Pablo75

        @ Enrique

        Il devrait changer de pseudo, Renard: « mouton » lui irait mieux.

  47. RED

    On a parlé d’ oligarchie, de ploutocratie, de banksters et, ou de voyoucratie.
    Et tout continue comme avant.

    Je ne sais pas vous, moi j’ ai besoin d’ autre chose pour continuer à vivre.

    http://www.youtube.com/watch?v=jc_MbNcIIcY

    • Nab

      Re-salute!

      C’est un mauvais tour que l’on fait à la jeunesse de lui faire croire qu’en défilant dans les rues, les choses changeront.
      C’est l’appropriation des outils de production qui seule pourrait éventuellement faire avancer les choses.
      Après indignez-vous, il aurait fallu « rebellez-vous » contre des conditions de vie de plus en plus difficiles, pour un projet collectif qui dépasse l’individualisme triomphant (surtout pour le triomphe de quelques-uns soit dit en passant).
      Et là vous verrez tous nos bien-pensants qui jugeaient la répression de Khadafi ou Ben Ali inacceptable, utiliser les mêmes méthodes pour venir à bout de la contestation.
      Et ce toujours au nom de la même idée: L’ORDRE!!!!

      • Bravecounass

        L’ordre.
        Un des mots clés des discours de Mélanchon.

      • Nab

        Ce qu’il faut comprendre, à mon sens, c’est quelque soit la personnalité politique qui attire notre attention ainsi que le programme défendu par son parti, c’est que sans contrôle citoyen nous risquons de tomber à chaque fois dans les mêmes travers: grandiloquence dans les programmes et les discours qui finissent par « se rallier » au pragmatisme.
        Lorsque ce n’est pas le cas et que le représentant en question s’entête, on arrive à quelque chose comme le 11/09/1973 au Chili.
        Et puis Bravecounass, regardes autour de toi, tu as vraiment l’impression que les autres prétendants à la présidentielle en France sont les héritiers de Bakounine.
        Je discutait avec un ami avant hier soir et faisais le constat que depuis Marx, la contestation avait surtout brillée par son côté protestataire et critique et peu sur le versant des propositions.
        Et le voila de me rappeler Ellul, Gorz et d’autres…
        Alors je pense vraiment que la remise à plat du système économique ne se fera sans remise en cause du système de représentation démocratique actuel qui a montré, également, d’inquiétantes faiblesses… démocratiques.
        Bien à vous les amis.

      • vigneron

        Je discutait avec un ami avant hier soir et faisais le constat que depuis Marx, la contestation avait surtout brillé par son côté protestataire et critique et peu sur le versant des propositions.

        Vous voulez dire qu’avant Marx c’était plus constructif ou bieno que jusqu’à Marx c’était plus constructif ? En tout cas je vous rejoindrais pour dire que Marx constitue plus un facteur régresif que progressif de la façon dont il est utilisé dans le discours politique, et c’est pas d’aujourd’hui… Un vrai papier tue-mouches le bazar. Et répulsif à idées neuves j’vous dis pas…
        Dussè-je en froisser certains, il serait bien temps de passer certaines mythologies marxiennes par pertes et profits au même titre que ses pendants néo-class ou néo-lib. Ça nous ferait un petit zeph frais tout à fait bienfaiteur. J’ai peur que le Méluche, même pour finir ce sale boulot là, il soit encore une fois trop nul…
        Comme dit l’aut’ : « Mélenchon ? Gros arrivisme pour petit arrivage. »

      • Alexandria

        C’est l’appropriation des outils de production qui seule pourrait éventuellement faire avancer les choses.

        D’ailleurs, les capitalistes le savent qui traînent devant les tribunaux les ouvriers qu’ils s’apprêtent à licencier, quand ces derniers prétendent reprendre la production en leur nom, quand l’usine est rentable et en ordre de marche et que sa fermeture ne répond qu’à un souci de maximiser les profits. Un exemple récent : les Fralib à Gemenos (Bouches du Rhône), qui fabriquent le thé et les infusions Éléphant, sous licence Lipton, Unilever. Et comme les tribunaux sont, en dernier ressort, au service du capital…

  48. idle

    Hello Paul je constate que nous avons zappé la dinde de thank’s giving et récoltés les marrons chauds pour nous effondrer sur la bûche lancée sur les écrans du désastre…Cerise sur la bûche glacée, Trichet en boucle sur les chaînes télévisuelles nous sert le repas froid de noël au mois d’août…Comme quoi vous étiez optimiste en parlant de novembre…Les écrans vont clignoter en attendant le père noël!.

  49. daniel

    De ZeroHedge:

     » South Korea Joins Greece In Banning Short Selling  »
    ( pendant une durée de 3 mois)
    Est-ce une bonne nouvelle ?

    • zébu

      en règle générale, non.
      cela signifie que l’on coupe les circuits comme dit Paul.
      pas bon signe que ce cygne chante son chant à plusieurs endroits en même temps …

  50. Avec la barbe un peu plus longue, ainsi que vous aviez promis de le faire pour stimuler les politiciens Belges à former un gouvernement, je suis convaincu que vous feriez un père Noël tout à fait acceptable!

  51. Chios

    Quand on voit les yoyos du Cac 40 au grès des robots (-2 +2 en 2h) pour engendrer de l’argent sur les variations on se dit que ce monde actuel est fou et il est tant que les dirigeants et les médias s’en rendent compte.
    Le Monde change sa une toutes les heures : crack, euphorie …
    C’est du n’importe quoi, a gerber, j’en ai mal a travailler tellement ça me travaille
    En ce moment je pense de plus en plus a l’excellent film V pour Vendetta a propos de l’atmosphère actuelle et des troubles en UK (qui pourraient arriver ailleurs)

  52. Remarquez , chez Harrods à Londres , ils ont dejà installés les vitrines de Nöel en Août , ils ont en plus gratuit, des feux d’artifices dans la rue

  53. Serge Rochat

    Voici le message que j’ai envoyé, en tant que citoyen suisse, à Mme Calmy-Rey, Présidente de la Confération Hélvétique.

    Madame la Présidente de la Confédération,

    la situation est confuse, le système monétaire dépassé, il faut le repenser.

    La Suisse devrait être le moteur d’une reconception du système monétaire et financier en provoquant un nouveau Bretton Woods et en y imposant des savants qui critiquent ce système depuis longtemps déjà (Joseph Stieglitz, Paul Jorion à qui j’emprunte l’idée et qui nous lit en copie, Nassim Nicholas Taleb …) mais aussi de vieux prédateurs du système qui, mis face à leurs responsabilités, devrait être de bon conseil (je pense à Georges Soros).

    Il est tard, Madame la Présidente, c’est très urgent.

    votre respectueux

    S. Rochat

    http://www.josephstiglitz.com/
    http://www.pauljorion.com/blog/

    • Enrique

      L’espoir fait vivre.

      • A.D.

        l’espoir est la laisse de la soumission

      • vigneron

        l’espoir est la laisse de la soumission

        Hagaga… et le désespoir la cravache de la haine… et patali et patala, patins couffins et charentaises et gigoteuses. Va aller loin comme ça la Titine…

    • Serge Rochat

      La présidente de la confédération m’a répondu. La réponse est secrète mais cela n’a pas d’importance car je crains qu’elle et moi n’avons pas la même idée de ce que serait un nouveau Bretton Woods. Pour moi il s’agit de refonder le système monétaire sur des bases saines. Pour Mme Clamy-Rey c’est un retour au taux de change fixe. Ca ne lui semble pas une bonne idée. Moi non plus. Et vous ?

  54. Fab

    C’est triste et lassant d’avoir à le répéter*, « mais si on veut que les choses s’arrangent, il faut s’en occuper soi-même », de buter le Père Noël ! Les choses s’accélèrent, Dieu a encore quelques soubresauts qu’il faut déjà s’attaquer à une autre croyance. Tu parles d’un job ! Et pas payé en plus ! Mort au fétichisme de la marchandise ! Mort à la tyrannie de l’échange monétisé !

    Le point positif est qu’on y est. C’est le moment. Le doigt sur la gâchette, le souffle court : va-t-on annoncer à ses enfants que le Père Noël est mort ? Suspens.

    Le problème, c’est la sécurité, l’après ? « Que va-t-on faire ? » demandais-je à mes débuts sur le blog, qu’allons-nous « faire » pour remplacer la croyance que nous nous apprêtons à buter ? Et oui : plus de Père Noël : plus de prétexte, ni pour les parents de continuer à y croire ni pour les enfants de s’en faire leur religion : on bosse pour ce qu’on a envie. Une fois les tâches ménagères accomplies bien sûr. Pardon : une fois la solidarité assurée. À vue de nez ça ne devrait pas prendre plus de deux jours par semaine au début. Et le reste du temps ? : on s’en occupe soi-même !

    * « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. » (Gandhi)

  55. cyrille

    Le père noël existe : il se doit de distribuer des cadeaux au enfants sages. Heureusement, aucun enfant n’est sage, donc il reste dans sa cabane a rien foutre..

    En finance aussi : le père noël apporte la prospérité aux dirigeants sages.. Malheureusement ….

    • un imbécile heureux...

      Dites-moi Cyrille, ne serait-il pas un peu tricheur votre père noël décrit ce dessus ?…Ou peut-être un descendant qui sait?

  56. vigneron

    Jorion est d’accord avec Greespan.
    Avec un Greenspan (très) déprimé certes, mais en accord parfait, bien qu’antinomique, avec l’Alan sur la voie ardue de la rédemption. Celle où il n’y a ni Père Noël ni Ayn Rand , ni homo oeconemicus, ni main invisible, ni Rationnalité des Marchês, ni Valeur marginale, ni Liberté Liberté Chérie, ni Valeur fondamentale sous-jacente, ni Ordre Naturel, ni Loi d’Equilibre tutellaire, ni Cycle immuable de la même Vie économique qui tienne ou qui survive seulement.. Celle où l’on croise juste de nouveaux guignols, des anciens guignols, des guignols morts et des marionnettistes, jeunes, vieux ou morts, puis le désert pour dessert.

    • A.D.

      Vraiment quel désespoir !
      Que n’en finissez vous donc pas, monsieur le faux-désespéré, revenu de tout sans être allé nulle part : tout dans la bouche, de la piquette. Pouah !

    • REP. HENRY WAXMAN: The question I have for you is, you had an ideology, you had a belief that free, competitive — and this is your statement — « I do have an ideology. My judgment is that free, competitive markets are by far the unrivaled way to organize economies. We’ve tried regulation. None meaningfully worked. » That was your quote.
      You had the authority to prevent irresponsible lending practices that led to the subprime mortgage crisis. You were advised to do so by many others. And now our whole economy is paying its price.
      Do you feel that your ideology pushed you to make decisions that you wish you had not made?
      ALAN GREENSPAN: Well, remember that what an ideology is, is a conceptual framework with the way people deal with reality. Everyone has one. You have to — to exist, you need an ideology. The question is whether it is accurate or not.
      And what I’m saying to you is, yes, I found a flaw. I don’t know how significant or permanent it is, but I’ve been very distressed by that fact.
      REP. HENRY WAXMAN: You found a flaw in the reality…
      ALAN GREENSPAN: Flaw in the model that I perceived is the critical functioning structure that defines how the world works, so to speak.
      REP. HENRY WAXMAN: In other words, you found that your view of the world, your ideology, was not right, it was not working?
      ALAN GREENSPAN: That is — precisely. No, that’s precisely the reason I was shocked, because I had been going for 40 years or more with very considerable evidence that it was working exceptionally well.

      Alan Greenspan, 23 oct 2008

      Le point de départ quelque peu paradoxal de mon ouvrage Principes des systèmes intelligents (Jorion 1990) était que nos faibles progès en intelligence artificielle découlent de la trop haute idée que nous nous faisons des processus qui se déroulent quand nous pensons. Il m’était alors possible, en combiant quelques principes très simples, de reproduire des résultats qui nous apparaissent déjà très sophistiqués. L’équivalent d’un tel paradoxe, dans le cas qui nous occupe ici, serait de dire que des mots tels que « capitalisme » ou « économie de marché » ne renvoient en réalité qu’à des dysfonctionnements qui ne paraissent constituer de véritables systèmes qu’en raison des correctifs que nous apportons immanquablement à ces défauts. Là encore, ce serait une représentation un peu surfaite de ce que nous faisons et de ce que nous sommes qui nous induirait en erreur dans la manière dont nous traitons les problèmes survenant dans le cours de nos affaires au jour le jour.

      Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, Fayard, 2011, p. 54

  57. En pleine chute des indices boursiers mondiaux, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner n’a fait que renforcer les attentes en affirmant dans un entretien télévisé lundi que la Fed avait la possibilité d’agir. « La croissance a ralenti, mais il y a largement de la marge pour que les banques centrales et les gouvernements agissent afin de contribuer à gérer les pressions que nous voyons toujours dans le monde », a-t-il affirmé.

    En fait, l’analyse de Jorion est juste: ils croient au Père Noël.
    C’est vraiment ce qu’ils croient.
    Les bourses remontent un peu. Il en faut peu pour être heureux ou… Cette étrange état d’esprit selon lequel c’est si grave que quelque chose va obligatoirement être fait? La schizophrénie du monde de la finance est ahurissante, d’un côté cette dynamique à la tea party, et de l’autre cette illusion comme quoi l’on peut tout arranger avec rien de concrêt.

  58. vigneron

    Intéressante télé trottoir – pour une fois ! – faite à New-York et vue sur I Télé. À une question sur la chute des indices boursiers, un brave new-yorkais répond à peu près : « Si on suit ce que veut le Congrès, on va tous y perdre. C’est très bien que WS les rappelle à l’ordre … »
    Bon, ok, ya aussi un jeune connard d’obédience Jducacienne pour sortir un truc du genre : « Faut payer la dette et pas laisser s’accumuler les intérêts… »

  59. M

    C’est déjà Noël au 20 heures de France 2… Le père Noël s’appelle Élie Cohen… Dans sa hotte une bonne nouvelle : la BCE nous a sauvé !!!

    Vivement Noël prochain.

  60. Jérémie

    Non moi je crois encore au Père Noël,

    Voyez par exemple notre très cher Président, il a bien raison je trouve de vouloir se changer les idées, de faire du vélo, des kilomètres, des enfants ce n’est peut-être pas alors un mauvais bougre sur le fond, il est en fait un peu comme vous et moi, comme chacun de nous il recherche d’abord à faire son propre bien en société comme dans le fait de vouloir souvent plaisir à ces premiers ami(e)s les plus Ok en société.

    Moi aussi j’aimerais bien avoir un vélo, prendre des vacances du repos, allez par exemple davantage me reposer le corps et l’esprit à la montagne, peut-être un jour qui sait dans ma vie je deviendrais plus riche et plus sage, en plus ces derniers temps je pense de plus en plus à jeter l’éponge, encore un boulot trop ingrat et très mal payé le fait de vouloir faire le prophète pour autrui à quoi bon mon Dieu.

    Alors on viendra me dire mais quel faux cul ce Jérémie, t’a vu ça camarade et en plus de ça il croit encore au Père Noël ou au bon Dieu pour les petits enfants de plus en plus tristes de la crise ou alors à ce moment où les gens préfèrent parfois bien plus se faire des cadeaux et non du mal les uns envers les autres.

    Ah si seulement le monde était un peu digne de moi.

    • Cornil

      Pourtant ca doit pas être ennuyeux le boulot de prophéte, mais faut avoir des complices, ca c’est pas donné à tout le monde surtout à notre époque.

  61. d0d01

    C’est juste parce qu’il n’y a jamais assez de neige pour y croire :
    http://www.youtube.com/watch?v=xDN_T9Pr11w

  62. Gilles Plante

    Cher Paul Jorion,

    «Le fait que je ne croie pas au Père Noël», dites-vous. Pourtant, dans toutes les élections, il est candidat, et souvent se fait élire ;-)

  63. Alors, notre prochain référendum nous fera dire:
    « OUI ou NON, le Père Noel »?

  64. Nab

    Le père Noêl, dites-vous.
    Il s’agit manifestement d’une erreur.
    L’homme dont il est question n’est autre que le père Fouetard, accoutrement SM en plus.
    J’ai l’impression qu’il est là le référendum, Zenblabla, choisir entre le martinet ou le fouet.
    C’est un choix cornélien ou, érotique (mais là cela ne concerne plus grand monde).
    Ou alors on réintroduit le principe communard de « révocation » de nos représentants avec mandat impératif mais là c’est plus compliqué à mettre en place.

    Bien à vous les amis.

  65. desInfos

    Attention Mr Jorion, carton rouge !

    Ne vous laissez pas tourner la tête par les succés antérieurs. Ne vous mettez pas à prédire les cours de la bourse au jour le jour. C’est le plus sûr moyen de se casser la figure (ex: DOW +4%) et surtout ça vous met au niveau d’un trader qui passe sa vie à anticiper les variations d’un système imprévisible. Faites-nous de belles analyses sur le moyen/long termes basées sur des fondamentaux économiques comme vous savez si bien le faire. Laissez le reste aux devins de pacotilles. Reprenez-vous !

  66. Jérémie

    Non moi je crois encore au Père Noël,

    A la vertu de l’or et de l’argent, aux richesses, à la sécurité, au croque mitaine, au pouvoir et au seul attrait qu’exerce les seules idées de liberté marchande dans l’esprit des êtres,

    Oui rendez moi d’abord mon pouvoir d’achat, celui de consommer, d’acheter, de vendre,
    de séduire, de plaire, d’échanger, de juger, d’influencer, de choisir, de posséder ma liberté, c’est le libéralisme, le capitalisme, le marché, le socialisme, le marxisme ou alors un peu de tout cela à la fois pour Noël, c’est juste une question de réajustement dans la forme.

    Rendez moi surtout mes premiers jouets cassés, mes premiers jeux d’enfants d’hier ceux par exemple de la grande bataille navale où des dominos, dans le but de vouloir principalement jouer aux mêmes jeux d’argent et de pouvoir sur terre surtout que c’est bien parti pour durer, oeil pour oeil, dent pour dent, c’est tout ce visible partout.

    Toujours bien sur pour les mêmes étoiles du moment, d’abord Alain Minc, puis Madelin, Bastiat, Mises, Hayek, Kaynes, Marx, Rousseau, Pipo, Toto, le choix est tellement grand dans les mêmes joueurs de flute, non s’il vous plaît rendez moi encore la possibilité de penser com toutes ces étoiles, c’est aussi le grand éclairage public du moment.

    Rendez moi surtout l’image, l’illusion, la bureaucratie, le politicien, la croissance, la prospérité, la langue de bois, comme ça je me sentirais tout autant rassuré qu’un autre à la prochaine pour le futur, sinon moi aussi je
    vais faire un malheur dans la rue, com dans les diverses villes de plus en plus enflammées où au bord de la guerre civile, n’est-ce pas principalement comme ça qu’il fonctionner tout le temps à l’image, faut avoir tout le temps.

    Bref réclamons toujours bien les premières places pour réussir, comme ça c’est sur à la prochaine lune on se fera de nouveau moins avoir en beauté, faut surtout pas être mauvais à l’image.

    Non moi en vérité je crois encore beaucoup au Père Noël et à la vaseline, prenez par exemple le cas Obama bon je sais à force ça fait de plus en plus mal à l’homme, mais attendez on n’a peut-être pas encore tout vu.

  67. Je reviens sur la notion de cycle , çà ne suppose pas l’éternité du capital . Le capital , les
    capitalistes ont bien changés , les salariés et les rentiers aussi .
    Ce qui est dit sur les cycles économiques peut l’étre , tout autant du cycle de Carnot , par ex .
    Il n’existe pas de 4e phase du cycle , çà ne s’observe pas , aucune machine ne fonctionne
    comme çà . C’est une fiction , mais nécessaire .
    La monnaie est ce genre de fiction , celle d’une 4e phase où elle va retrouver sont pouvoir d’achat .
    ( faute de mieux , valeur est un gros mot ) . Ce qui permet à quelque aigrefins de nous faire
    croire au mouvement perpétuel , on rajoute de la liquidité à tel moment , on la retire à telle autre
    phase ….

  68. [...] cycles en économie sont tous fâchés avec l’arithmétique élémentaire.” (Paul Jorion, Blog, 9 août [...]

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