LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 28 DÉCEMBRE 2012

Le Blog en 2013

Le Blog est né le 28 février 2007 (il y a près de six ans)
Le temps qu’il fait est né le 12 décembre 2008 (il y a quatre ans)

Le capitalisme à l’agonie (2011)
Misère de la pensée économique (2012)
La survie de l’espèce, avec Grégory Maklès (2012)

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139 réflexions au sujet de « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 28 DÉCEMBRE 2012 »

  1. Chroniques de la folie ordinaire.

    Madrid approuve le plus grand plan de privatisation de la santé publique, jamais élaboré depuis bien longtemps dans le pays: 7 Hôpitaux, et 27 centres de santé sont concernés.
    Des mères de la région de Valence, posent dans un calendrier « légères et court vêtues », et le vendent pour pouvoir prolonger de quelques mois le ramassage scolaire en bus de leurs progénitures.
    Et « Viva España ! ».
    Au Royaume Unis c’est déjà fait, le National Health Service sous-traite des pans entiers de ses activités à des sociétés comme Virgin Care (Richard Branson). Si cela marche aussi bien que dans les chemins de fer, il y a du soucis à se faire.

    Les retraités allemands tombent dans la misère. Ils retournent travailler, ou ramassent des bouteilles…
    Les plus chanceux, vont finir leurs jours à l’étranger: Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Espagne, Grèce ( et oui! chez ces fainéants de grecs), même en Thaïlande, ou aux Philippines. Le marché mondial du vieux, en perte de pouvoir d’achat, des pays riches est en pleine expansion.

    Vinci remporte la privatisation des aéroports portugais, en attendant de remporter le contrat de Notre Dame ses Landes.

    La France, elle résiste encore, mais pas pour longtemps, car les bons docteurs Ayrault et Hollande se préparent à lui administrer (avec la bénédiction du MEDEF) un plan de restructuration pour la rendre plus compétitive: attaque sur le droit du travail, sur les pensions de retraite, hausse des taxes comme la TVA, j’en passe et des meilleures.
    Pour autant les expert (BFM), nous prévoient 3 années sans la fameuse croissance, et l’on peut constater que le chômage augmente depuis 19 mois sans discontinuer. Le gouvernail du pays va être dur à tenir pour au moins les 3 ans à venir, car les barbares du tout marché, et du tout marchandise n’ont pas fini de sévir.

    Aux USA, le congrès s’apprête à relever le plafond de la dette fédérale, ce plafond a été relevé 78 fois depuis 1960. Autant le supprimer comme le propose Tim Geithner.
    De toute façon Ben l’hélicoptère va faire marcher la planche à billet de la FED, pour au moins les 3 ans à venir.

    Les uns s’imposent la robe de bure d’une austérité qui les plonge dans la récession, d’autres se dopent à la monnaie de singe, pour conserver leur rang.

    Pendant ce temps les tensions montent en mer de Chine, la Syrie est toujours à feu et à sang, les frères musulmans récupèrent toutes les révolutions du fameux printemps arabe, Bibi Nethanyaou veut intensifier la politique de colonisation des territoires occupés, et piaffe d’envie de bombarder les installations Iraniennes. Dans l’Est du Congo, sévit une « politique » de viol systématique, le Dr Denis Mukwege qui se bat contre ce fléau au péril de sa vie, aurait cent fois mérité le prix Nobel de la paix, en lieu et place de l’UE, comme le reconnaît lui même Hubert Védrine, mais voilà le monde marche sur la tête.
    C’est bien une UE, championne de la paupérisation de ses populations les plus vulnérables et du déni de démocratie, qui s’est auto-décernée le prestigieux prix, ce qui lui enlève de sa valeur, valeur, il est vrai déjà bien entamée.

    Pour terminer, l’on peut dire que la croissance du cynisme n’est pas en péril en ce bas monde, elle est même à la hausse.

    1. La France est de toute façon suspecte depuis la Révolution, et cette suspicion connaît une recrudescence en ce moment ! Les conservateurs aux abois commencent une « épuration » préventive sur le terrain idéologique, en tapant sur l’histoire française… (cf FAZ, cf Cameron… etc). Les journaux allemands notamment n’arrêtent pas.

    2. Celle de la désinformation, de l’enfumage, du déni et de l’aveuglement également semble-t-il. Les lecteurs de ce blog si nombreux qu’ils soient ne pèsent pas lourd dans la balance.

      1. @ la lampe…

         » AVEUGLEMENT «  , vous dites……..

        Voyez ce titre et plaignez cette pauvre victime :
        Le PDG d’Apple perd 99 % de son salaire en 2012

        Voyez ensuite les « détails »……..
        Le PDG d’Apple perd 99 % de son salaire en 2012Post de blog

        Le successeur de Steve Jobs a gagné 4,17 millions de dollars en 2012 contre 378 millions en 2011………

        Imaginez maintenant le sort peu envieux de cette pauvre victime et de ses congénères pleureurs actuels…….
        Dites-moi ensuite comment vous feriez , chaque année jusqu’à votre mort , pour vivre avec « si peu »…..
        Bon rêve….ouvrez bien les yeux en 2013…..!

    3. Je ne pense pas que ceux qui sont nés après guerre aient vécu une période aussi merdique, complètement no future. De plus en plus rapide et partout, c’est la nouveauté… allez, bonne année !!

      1. Moi qui suis née en 1952, je peux dire que je connais la précarité depuis 1995. Après avoir fermé ma boutique, je me suis dit que faire un peu d’intérim me relancerait dans le monde du travail et sans doute m’ouvrirait la voie vers un CDI…
        En fait, si mon expérience, ma disponibilité et ma flexibilité ont pris de la bouteille, pas de CDI en vue… Verdict d’une société de recrutement :Vous faites trop d’intérim madame, vous allez faire peur à nos clients…..
        Et je mange comment moi sans interim?
        Puis, miracle, j’ai eu un CDI pendant 4 ans…. Après s’être défoulés sur moi pendant 4 ans pour les nerfs qu’ils ne savaient pas gérer, me revoici à la recherche au moins d’un interim… A 60 ans c’est dur.
        Donc voilà, je suis née après la guerre…. Mais heureusement il y a le blog de Paul!

      1. @ TUR
        Si je peux me permettre on ne dit pas « les patrons » mais ces patrons .Sinon on finit vite dans le tous pourris.
        Amicalement

      2. Excellent médiapart.

        La route sera longue à parcourir si l’on pense au pays du sud, avec la quantité de pauvres et de précaires ils sont encore dans l’incapacité d’élire des représentants qui défendront vraiment leurs intérêts !

      3. je crois qu’il ne faut jamais généraliser ..
        je connais « un patron » d »une entreprise familiale de 1100 personnes qui « continue » non pas par plaisir mais pour les travailleurs …

      4. @Morvandiaux
        Légumes en accès libre, du concret et de la solidarité.
        Savez vous planter des choux, à la mode régionale…….

        Processus simple et terrain, pas de théories, on plante dans un bac, les légumes poussent, les gens se servent gratos.
        « Légumes en accès libre, nouvelle idée solidaire »

        J’ai découvert avec un certain étonnement cette nouvelle idée solidaire en lisant un article du Monde du 27/12 qui nous explique la démarche en détail.
        Un concept ou plutôt un mouvement parti d’Angleterre sous le nom de « Incrédible Edible ».
        Repris en France et, oh surprise, importé dans le nord de ma région l’Alsace, il a traversé ensuite la France en moins de 6 mois.
        On n’attend pas le grand soir, on met les mains dans la terre », à qui le tour pour le cambouis ?

        Extrait : « Lancé sur Facebook, le mouvement de partage « Incroyables comestibles » essaime partout en France. C’est calme en ce moment, trop calme… » En essuyant les verres du restaurant où il est salarié à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Cédric Dérouin, 34 ans, évoque, pêle-mêle, les fermetures successives de dizaines de commerces dans le centre-ville, le licenciement économique de son unique collègue il y a quelques mois, l’incertitude qui pèse sur son avenir comme sur celui des ouvriers des chantiers de l’Atlantique, principal employeur du secteur. « Y’a plus de commandes… Que va-t-il se passer quand les deux derniers bateaux seront livrés ? », s’interroge-t-il, morose. »

        Site et toutes les précisions possibles :
        http://www.incredible-edible.info/

        En Alsace pour l’exemple :
        http://www.incredible-edible.info/?page_id=1775

      5. @ papimam
        Cette idée , le marin écolo moitessier avait planté des arbres fruitiers le long des rue et autour des places pour en plus de l ombre avoir des fruits , sur une île dont je ne me souviens plus du nom .Dans les années 60

    4. pour moi, la question est : « Une Constituante vers une 6ème République » !!

      je relis « Une Histoire de la Révolution Française  » d’Eric Hazan (éditions la fabrique)…
      la créativité, les inventions venant du peuple forment un ensemble qui a permis la Révolution, elle n’est pas achevée, malgré 48 et la Commune de Paris :
      Aujourd’hui encore : ce serait une erreur que de penser que les seuls « intellectuels » peuvent résoudre les problèmes vitaux de l’Espèce,
      des initiatives concernant la gratuité, la dé-complexification, l’échange, les monnaies… existent et naissent un peu partout dans le monde notamment en Amérique du Sud, des choses bougent en profondeur pour un Changement véritable loin des critères capitalistes, des exemples nombreux peuvent être cité, répertorié, généralisé, il est « normal » que le nouveau ait du mal à apparaître, nous vivons nos temps humains alors que c’est l’Histoire qui s’écrit.
      Il n’y a aucune désespérance à avoir : NOUS VIVONS LE TEMPS DES REVOLUTIONS !!

      un seul exemple parmi beaucoup d’autres :
      Les expériences de gratuité se multiplient dans les services publics locaux. Transports en commun totalement gratuits à Aubagne ou Châteauroux, premiers litres d’eau gratuits dans des communes de l’Essonne ou des Bouches-du Rhône… A qui profite cette gratuité ? Comment est-elle financée ? Implique-t-elle une baisse de la qualité du service ? Incarne-t-elle une alternative face au dogme de la « consommation marchande » ? Réponses par les faits.
      http://www.bastamag.net/article2809.html

      « des idées ne peuvent jamais mener au-delà d’un ancien ordre du monde, elles peuvent seulement mener au-delà des idées de l’ancien ordre du monde. Des idées ne peuvent absolument RIEN REALISER. Pour réaliser les idées,
      il faut les hommes qui mettent en jeu une force pratique »
      Karl Marx, la Sainte Famille

      1. Aujourd’hui encore : ce serait une erreur que de penser que les seuls « intellectuels » peuvent résoudre les problèmes vitaux de l’Espèce,

        Il faut se méfier, non tant des intellectuels, mais de ceux qui récupèrent leur pensée, et la détournent à des fins propres, pas toujours avouables. Il faut se méfier de ceux qui fossilisent une pensée, et la transforment en dogme intangible. De là, naissent tous les intégrismes, de là, tous les malheurs qui ont affligé et affligent l’humanité.
        Ce qui rend l’ Homme libre, c’est d’apprendre à penser par lui-même, à développer une pensée vivante et singulière. L’on découvre alors, qu’il y a du plaisir à penser.
        La pensée des autres doit être une source d’inspiration pour l’ épanouissement de sa propre pensée, unique et originale. Car il est vrai, qu’il y a autant de façon de voir, de ressentir, en un mot de vivre le monde qu’il y a d’être humains sur cette planète.
        Chaque pensée originale, est autant d’apport au fameux cerveau collectif, si cher à Paul Jorion.

      2. @ Macarel 28 décembre 2012 à 17:24

        Ce qui rend l’ Homme libre, c’est d’apprendre à penser par lui-même, à développer une pensée vivante et singulière. L’on découvre alors, qu’il y a du plaisir à penser.
        La pensée des autres doit être une source d’inspiration pour l’épanouissement de sa propre pensée, unique et originale. Car il est vrai, qu’il y a autant de façon de voir, de ressentir, en un mot de vivre le monde qu’il y a d’être humains sur cette planète.

        Je suis à 100% en phase avec vous lorsque vous vous exprimez ainsi.

        La difficulté vient de la nécessité de valider une pensée en la soumettant volontairement aux critiques constructives du plus grand nombre d’avis diversifiés. Malheureusement la plupart des émetteurs d’idées, visent surtout à séduire le plus grand nombre d’adeptes en mesure de soutenir la solution émise. C’est le très grand défaut des idées politiques. Or, la justification par le plus grand nombre de partisans n’est pas toujours un gage de vérité, même validée démocratiquement.

        Il vaudrait probablement mieux ne retenir comme solution valable que celle qui résiste à toute contre argumentation rationnellement émise et que personne ne pourrait démolir.

      3. @ Jducac

        « Or, la justification par le plus grand nombre de partisans n’est pas toujours un gage de vérité, même validée démocratiquement.
        Il vaudrait probablement mieux ne retenir comme solution valable que celle qui résiste à toute contre argumentation rationnellement émise et que personne ne pourrait démolir. »

        Je suis convaincu qu’il y a au fond de chaque humain un « bon sens commun » (je pèse chaque mot), autrement dit que la démocratie est fondamentalement légitime.

        Pour moi le problème est culturel: notre bon sens commun est pollué par une vérité et une rationalité inventées.

      4. FRALIB : un exemple concret, d’aujourd’hui, qui démontre que les travailleurs mobilisés sont une intelligence collective et qu’ils n’ont pas besoin d »Expert » pour faire des propositions d’avenir,
        http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/

        ce ne sont « que » des militants CGT pour la plupart sans avoir fait d’école de commerce et autres HEC…ils construisent leurs avenirs et luttent depuis plus de 800 jours contre une multinationale. C’est du concret loin des discours des gourous en tous genres

      5. @ BasicRabbit 28 décembre 2012 à 22:39

        Je suis convaincu qu’il y a au fond de chaque humain un « bon sens commun » (je pèse chaque mot), autrement dit que la démocratie est fondamentalement légitime.

        Oui, la démocratie est fondamentalement légitime. Mais que peut bien valoir un choix démocratique au sein d’une population d’ignorants, d’inconscients, d’inconséquents, de déconnectés de la réalité, quand la très grande majorité vit, sans même savoir pourquoi, ni comment c’est possible d’y parvenir dans un champ de contraintes sans cesse grandissant ?

        Nous en sommes arrivés au point où le sens à donner à la vie a été perdu de vue, et où le bon sens a bien de la peine à se former par transmission d’expérience ou par acquisition d’expérience personnelle. Il nous faudrait du temps pour faire réfléchir davantage, pour faire le point, pour comprendre et faire comprendre ce que le plus grand nombre, en partie par lâcheté, refuse de voir. Hélas, au lieu de cela, le temps semble s’accélérer parce que nous refusons de réduire notre consommation ce qui nous permettrait d’aller plus loin sur l’échelle de temps.

        Tout pousse à refuser de voir l’avenir en face ; à le voir comme le résultat bien concret de nos actes présents. Il faudra bien finir par se décider avant que le temps en décide pour nous, en dictateur se moquant pas mal de nos illusions démocratiques.

      6. @ Macarel 28 décembre 2012 à 23:29
        C’est vrai que lorsque l’on se détourne de l’essentiel, pour peu qu’on ait les moyens de vivre (un capital à exploiter, voire-même à consommer) on peut couler des heures heureuses. Le problème se pose au niveau de la prise de conscience des décisions qu’il faudrait prendre au non de la raison et qu’on ne prend pas, par manque de courage.

        C’est la démarche de base de l’anticapitalisme, plus enclin à consommer qu’à préserver.

      7. @ Jducac
        D’accord avec vous à ceci près que je remplace « population » par « élite régnante ».
        Pour moi c’est cette « élite » qui est inconsciente, inconséquente et déconnectée de la réalité.

      8. @ BasicRabbit 29 décembre 2012 à 11:48

        Pour moi c’est cette « élite » qui est inconsciente, inconséquente et déconnectée de la réalité.

        D’accord avec vous, il existe une élite inconsciente et une autre qui l’est beaucoup moins. Si le peuple n’était pas, dans sa grande majorité devenu inconscient au plan économique, il n’aurait pas porté l’élite inconsciente au pouvoir et cela serait bien moins grave.

        Le bon sens à été anesthésié au sein des classes populaires. Le bon sens rural qui a fait la force du pays à l’époque où les souches paysannes savaient bien que pour améliorer leur condition, il n’y avait pas d’autre solution que de travailler beaucoup pour accroître son patrimoine agricole de quelques ares ou hectares, patiemment, de génération en génération. On savait encore dans ces milieux-là que l’accroissement du capital était la seule voie possible pour survivre, en continuant à travailler beaucoup.

        L’endoctrinement anticapitaliste n’avait pas encore gagné les foules inconscientes des employés de l’Etat, des Fonctions territoriales, de l’industrie et du tertiaire. Ces foules ont été maintenues, bien plus que leurs ainées, dans l’ignorance économique, par un système d’enseignement primaire et même secondaire, voire au-delà, devenu inefficace, sauf à former et endoctriner des citoyens prêts à lutter contre ce qui permet de vivre à savoir le capital.

        D’accord il y a une élite inconsciente et malheureusement, en France, c’est celle-là qui est portée au pouvoir par des Français en majorité inconscients.

      9. @ Jducac

        « D’accord avec vous, il existe une élite inconsciente et une autre qui l’est beaucoup moins. Si le peuple n’était pas, dans sa grande majorité devenu inconscient au plan économique, il n’aurait pas porté l’élite inconsciente au pouvoir et cela serait bien moins grave. »

        Conscient vs inconscient: c’est justement le sujet du billet de PJ de ce jour: « Parler pour savoir ce qu’on pense ».

    5. CATASTROIKA

      Les créateurs du Debtocracy, le documentaire vu par plus de 2 millions de spectateurs, reviennent avec une nouvelle production. CATASTROIKA cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce.

      Révisant des exemples de privatisations dans des pays développées, CATASTROIKA essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s΄applique à un pays sous surveillance économique. Plus de détails…

      http://www.catastroika.com/indexfr.php

      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=55_PVPMcknQ

      1. CATASTROIKA vraiment excellent !!
        Les peuples se font dépecer par la propriété privée …
        Soyons lucide et raisonnable !! la seule réponse possible est le dépeçage de la propriété privée via un défaut généralisé.

    6. @ outromeros
      [aveuglement] Je ne comprends pas la pertinence de la réponse à mon commentaire !?.. Je faisais référence à l’aveuglement des gens ordinaires. Les 0,01% qui vivent dans leur bulle, je’ n’ai rien à en dire. Je ne les fréquente pas.

  2. Pendant ce temps, au Québec, dans ma ville de Longueuil, le temps est suspendu : 50 cm de neige sont tombés hier. C’est beau.

  3. En visionnant pour la deuxième fois ce documentaire, il m’est apparu la progression suivante. Depuis la crise de 2008, les Chicago boys sous la forme mutante d’Ex-Goldman Sachs ont investi le dernier étages de la fusée. La filiation est par trop flagrante pour être contesté. Ceci me mène à la question cruciale, depuis les idées, puis l’enseignement, son application dans des dictatures puis dans nos démocraties et finalement sous la forme incarnée à la tête de nos Etats, comment tuer ce monstre, ou-bien encore pire, sommes-nous le monstre ?
    Vulgairement dit, ça me fout les boules!

    1. @ Un lecteur
      J’ai eu la même approche avec GS lors du visionnage de ce doc « la stratégie du choc » quand à savoir si nous sommes le monstre , ma réponse est non .Il suffit pour ma part de donner un sens à ce passage sur terre ,et d’essayer d’amener le meilleur de nous-mêmes au service des autres , et l’amour qui s’en dégage n’est que pur bonheur

    2. @lecteur

      Oui vraiment excellent… Le lien et une interview de Naomie Klein sont aussi dispo sur le blog de Berryer (Les-crises.fr)
      En fin de film, la comparaison de N. Klein entre Obama et Roosevelt vaut son pesant de cacahuètes….
      Roosevelt face aux associations demandeuses…. « Descendez dans la rue et obligez moi à faire voter vos lois »

      Résultat: Plusieurs milliers de gréves et d’actions syndicales pendant les années 30 et 21 sous le mandat d’Obama !!!
      Qu’en pense notre ami Charles A ???

      1. @ Toutadi…ou presque
        Rapidement
        1) excellente video, que je fais circuler depuis un moment
        2) Roosevelt n’a pas mis fin à la crise mondiale.
        Ses mesures n’ont pas rétabli le taux de profit et la récession est revenue.
        C’est la guerre mondiale qui a permis une reprise, en accélérant la destruction
        des surcapacités de production.
        3) L’évolution de Naomi depuis qu’elle a écrit son fameux bouquin,
        que je recommande encore plus que le documentaire, est symptomatique.
        Alors que le dernier chapitre ne proposait aucune forme suffisante de résistance,
        elle n’hésite plus à dire que la seule solution, c’est « descendre dans la rue »,
        façon de proner la résistance active, jusqu’à mettre à bas la dictature du capital.
        Il faut encore quelques (petites) années de désastres sociaux et écologiques
        pour que nous soyons entendus.
        Malheureusement, pas d’autre chemin.

      2. @ Charles A
        Je ne vois pas d autre solutions , le problème sera de ne pas être embarqué par les extrêmes .Les politiques ne sont plus à la hauteur , leurs discours datent d un autre siècle , leurs méthode style emplois jeunes d un autre monde , les crédits impôts recherches font foncerles sourcils à tous les
        employeurs faute d avoir son conseiller fiscal et un bureau rempli d avocats .Je crois pour ma part que l on peut avec un périmètre d actions environ 10kms faire pas mal d actions avec unun périmètre de 10kms un nouveau monde plus ,HUMANISTE

      1. @ François Leclerc et Cie
        A 6 ans, votre « blog » est très performant sur le plan intellectuel. Lorsque qu’il est demandeur et prêt pour un nouvel apprentissage, il est attiré par les mots, les chiffres, les livres et se repère bien dans le temps. C’est le moment d’entreprendre mille choses avec lui pour alimenter sa curiosité et répondre à sa soif de connaissances.
        Un simple copier/coller de la vie de l’enfant .

      2. J’ai effectivement noté quelques récents billets de FL dont le ton différait de ses billets habituels. Le dernier « La nature a horreur du vide » me semble typique à ce sujet: j’ai commenté spontanément (sans guère de retour comme d’hab), ce que je ne fais que très rarement dans ses billets usuels.

  4. 2 infos comparables : banques grecques sont malheureuses et demandent 25 milliards pour les dilapider….alors que……………les travailleurs de St Nazaire sont heureux avec un milliard de travail.
    Va comprendre Max.

  5. rien n’est là pour me convaincre que cette agonie n’est pas en train d’avoir lieu

    Si, chui là pour ça, mais mes arguments n’ont pas l’air de faire mouche… 🙂

  6. Le monde que nous voulons ? Depuis des années on nous parle de lutte à la pauvreté, mais on n’a jamais vraiment, sérieusement, penser la faire. Car l’éradication de la pauvreté a un corollaire, encore impensable aujourd’hui, l’éradication de la richesse. Le tout supposant un changement de mentalité (de paradigme, de cadre), un changement de société où l’accumulation individuelle de la richesse perd son sens et n’est plus socialement valorisée. Stop the greed, diraient les Anglais avec leur sens du raccourci. Il n’y a aucune raison pour laquelle certains seraient plus riches que d’autres sur notre seul canot de sauvetage qu’est la Terre.

    Ce qui doit donc être fait c’est socialement valoriser, encourager et récompenser le partage, la redistribution, la générosité et la fraternité.

    Nous ne voulons pas nous enfoncer dans la jungle néo-libérale où le mot d’ordre est « Mort aux faibles ». Nous voulons reconnaître l’être humain comme animal social et l’humanité (la sagesse, la civilisation, la science, la connaissance, la culture) comme grand oeuvre. Nous voulons l’État-providence, garant de nos libertés. Nous voulons pouvoir rêver l’Éden.

    Bon, en attendant, j’ai 50 cm de neige à pelleter…

    1. Nous voulons l’État-providence, garant de nos libertés

      Je crois que vous voulez la chose et son contraire.
      La liberté il faudra la garantir vous-même, avec des complices. Sinon, rien.

    2. D’un point de vue réaliste, disons de droite, il faut produire la richesse avant de penser à la distribuer.
      Sur le plan matériel, la distribution devrait permettre à chacune et chacun d’atteindre un niveau de vie décent. Au delà de ce niveau on entre dans le domaine du superflu, le superflu devrait être accessible à tous, mais en quantité raisonnable.
      Ce qui est pathologique c’est de vouloir accumuler, consommer sans limites.
      Sur le plan du temps, chacun devrait avoir du temps pour vivre, que ce soit pour rêver, se promener, s’adonner à ses activités préférées, partager avec son prochain(e), ou ne rien faire tout simplement.
      Cela implique, que le progrès devrait servir à diminuer le temps de travail productif, et non à l’allonger comme prétend le faire l’idéologie néo-libérale actuelle.
      Le progrès scientifique et technique n’a de sens que s’il sert à libérer l’ humain de l’aliénation du travail contraint. Si ce progrès est utilisé par une minorité, pour maintenir la majorité sous le joug, alors il devient néfaste.
      Allez ! Je vous laisse vous occuper de votre blanc manteau !

  7. Tractatus Logico-Philosophicus

    Préface de B Russel :

    Mo t t o: . . . und alles, was man weiss, nicht bloss rauschen und brausen gehört hat, lässt sich in drei Worten sagen.
    Kürnberger.

    Mo t t o: . . . et tout ce que l’on sait, qu’on n’a pas seulement entendu bruire ou retentir, se laisse dire en trois mots.

    Le problème c’est que pour accéder à la simplicité, il faut en passer par les marécages des pseudo vérités frivoles enfarinées (ironie, Jankélévitch) et pédantesques. Ceux qui accèdent directement à la simplicité confondent le sens commun avec la vérité ce qui est tout aussi grave, sauf s’ils ont de la chance…

    Il est trop tard je le crains pour une science économique, qui de toute façon ne trouvera aucun remède à la situation. Ca ne se fait pas de rendre sa copie après l’heure.

    1. Rien de plus difficile que d’atteindre la simplicité, une petite anecdote me l’a prouvé pas plus tard qu’hier. Il y a longtemps, j’étais tombé par hasard sur une vidéo intitulée REVES [Le Village des Moulins a eau], et qui m’avait beaucoup ému, tant de choses essentielles s’y trouvant condensées. Mais la mise en scène m’avait toujours paru trop simple et, faute d’information sur le metteur en scène, (et la flemme de chercher), j’avais attribué sa réalisation à un débutant. Du coup, je n’étais pas fier d’être ému par un « truc comme ça », mais maintenant je sais qu’il est signé Kurosawa, je me sens moins bête.

      1. @ Crapaud Rouge

        Thom part d’une théorie de la roue du moulin (à une seule pale!) pour justifier un modèle de blastula physiologique (Esquisse d’une sémiophysique).

        C’est, je crois, le signe des « grands » de savoir isoler de leur gangue des tranches de vie fondamentales et d’en faire voir la grandiose substance.

      2. @Crapaud Rouge
        28 décembre 2012 à 15:46
        Magistral KUROSAWA Akira.Vous pouvez être fier,ému tout simplement par l’essentiel, propos d’un vieil homme, offrande de fleurs , eaux vives des ruisseaux, funérailles enjouées…Vous avez traversé l’apparente simplicité. Fin tissage de subtils linéaments.Trame d’existence.
        J’ose une suggestion,  » Vivre  » (Ikiru) Kurosawa 1952

    2. définition de simpliste:
      Sens Trop simple, qui simplifie à l’excès.
      « La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer » (Antoine de Saint-Exupéry).
      Mais, ce n’est pas simple de ne pas être simpliste 🙂

      1. BasicRabbit, pourquoi ce « Lisztfr: 0 » ? Il a très bien posé le sujet : la simplicité « directe » c’est le sens commun, et la simplicité acquise par le travail et le talent exige en effet de traverser des « marécages » : ceux de l’apprentissage technique et du renoncement aux futilités.

      2. @ Crapaud Rouge

        Quand on a commencé par s’enliser dans les marécages, c’est plus dur de s’en sortir, c’est une évidence. Et, d’après ce que je crois avoir compris de mes lectures sur ce blog, Wittgenstein a commencé par drôlement s’enliser dans le marécage de la philosophie analytique! Chapeau à lui d’en être sorti. Mais le « il faut » de Lisztfr ne me convainc pas.

        Je ne suis pas du tout d’accord avec ce qu’écrit ensuite Lisztfr: « Ceux qui accèdent directement à la simplicité confondent le sens commun avec la vérité ce qui est tout aussi grave. »
        Je crois qu’il y a au fond de chacun de nous un « bon sens commun » (chacun de ces trois mots étant étymologiquement pesé). Ce sont les vérités inventées qu’on nous inculque qui viennent foutre la m… La vérité c’est un truc de logiciens analytiques!

      3. « la simplicité acquise par le travail et le talent »… Voilà c’que j’appelle s’envoyer des fleurs, sans nulle simplicité pour le coup. Ceci dit simplement, sans travail ni talent.

      4. @BasicRabbit : effectivement, à prendre Lisztfr au pied de la lettre, on peut ne pas être d’accord avec ce qu’il dit du sens commun, lequel est porteur d’une certaine vérité. (Encore faut-il juger sur pièce, y’a le pire et le meilleur dans ce « sens commun » !) Mais j’ai lu son post en le simplifiant, (l’hermétique Tractatus Logico-Philosophicus n’étant pas ma tasse de thé), et pour ne m’intéresser qu’à l’opposition qu’il présente entre ces deux sortes de simplicité que j’ai ensuite essayé de désigner comme j’ai pu et en pensant à… Flaubert ! Des années de boulot acharné pour un seul roman : c’est ça, les marécages !

      5. @ Crapaud Rouge

        A chacun sa croix! Flaubert pour vous.

        Je préfère les textes courts, qui ont parfois l’apparence de la simplicité. Par exemple le court-métrage de Kurosawa évoque en moi Héraclite: « Tu ne peux pas descendre deux fois dans les mêmes fleuves, car de nouvelles eaux coulent toujours sur toi. »

    3. « Ainsi, chaque fois qu’il m’a semblé éprouver le sens profond du monde, c’est sa simplicité qui m’a toujours bouleversé. » Albert Camus

  8. Notons que si la chronique de la crise est « monotone » ou « lassante », les billets de François ne cessent pas d’être très intéressants à lire : sans doute parce qu’ils nous mettent en contact direct avec « le monde » sur ce qu’il a de plus essentiel au jour le jour, mais aussi parce qu’il y a le style.

  9. Bravo pour cette décision de tourner votre blog vers l’avenir car comme le dit Naomi Klein « Nous savons tous, ou du moins nous sentons que le monde est à l’envers : nous agissons comme s’il n’y avait pas de limites à ce qui, en réalité, n’est pas renouvelable – les combustibles fossiles et l’espace atmosphérique pour absorber leurs émissions. Et nous agissons comme s’il y avait des limites strictes et inflexibles à ce qui, en réalité, est abondant – les ressources financières pour construire la société dont nous avons besoin. La tâche de notre époque est de renverser cette situation et de contester cette pénurie artificielle. D’insister sur le fait que nous pouvons nous permettre de construire une société décente et ouverte, tout en respectant les limites réelles de la Terre. (…) »

  10. 2013

    2013, adieu à l’homme posthistorique * et bonjour à l’homme total dont Karl Marx avait eu l’intuition quand il parlait de cet « homme fragmentaire » qui serait remplacé par « l’individu complétement développé » dans la société nouvelle, postcapitaliste.

    * « homme posthistorique » et « homme total », voir le livre de Lewis Mumford, Les Transformations de l’homme (1956) avec un aperçu sur: http://www.magmaweb.fr (dans le chapitre mots-clés, il convient de chercher le titre du livre et/ou le nom de l’auteur)

  11. bonne année à tous ! le blog se poursuit, dans une nouvelle direction , qui va être sans nul doute passionnante ! donc voici au moins une raison de positiver !
    alors joyeux réveillon ! =)

  12. Pour une bonne nouvelle , c’est une bonne nouvelle , ce nouvel élan promet d’être instructif car en effet , le constat permanent de « la chute » devient non seulement anxiogène voire redondant mais de plus paralysant !

    J’ai regardé le débat mis en ligne récemment (RTBF je crois) et une question m’était venue à l’esprit suscitée par M.Halevy ( porte parole de la noétique) :  » n’y a-t-il pas un risque que le « nous » promu par cette conception sociétale ne soit réservé qu’à une certaine proportion des peuples ? ».

    Je souhaiterai connaître la perception de quelques uns sur cet épineux problème , une intuition me dit que la noétique ne concernerait que les 1% … me trompe-je ?

    1. Oui, vous vous trompez, les cibles désignées, i.e les pigeons potentiels, pour noétichiens représentent beaucoup plus que votre one percent.

  13. L’orientation de ce blog va changer l’année prochaine : Nous allons parler du monde qui va venir plutôt que de celui qui prend fin !
    C’est une excellente nouvelle, car la crise ressemble à ces amours mortes qui n’en finissent pas de mourir, et ses cris d’agonie deviennent monotones. « Y a de quoi avoir envie de se retrousser les manches » comme le dit Paul Jorion. « Y a place encore davantage que jamais pour le cerveau collectif »
    C’est une bonne résolution pour 2013, j’espère qu’elle portera ces fruits grâce à tous.
    Il existe déjà sur ce blog « l’inventaire de demain ». Mais, il s’agit plus d’une liste d’idées alternatives jetées pêle-mêle que d’un véritable effort collectif de réflexion sur l’avenir.

  14. Que voilà de bonnes résolutions à l’aube d’une nouvelle année !
    En effet, la première question à laquelle l’on doit répondre, lorsque l’on critique le système capitaliste en place, est bien:
    « C’est bien joli tout ça! mais qu’est-ce que tu proposes à la place ? ».
    Le travail ne manque pas, pour penser, imaginer, et contribuer à ce que naisse un monde moins affligeant que celui qui est en train de finir.

  15. Très bonne année à vous, M. Jorion, et un grand merci pour l’ensemble de votre accomplissement, le vôtre et celui de vos acolytes.

  16. Se tourner vers l’avenir ne peut se faire sans se tourner en même temps vers le passé.

    Car c’est justement parce qu’il y a eu, à l’époque de Galilée, une coupure (restée dans l’histoire sous le nom de coupure galiléenne) entre la philosophie passée et la science naissante (le scientisme?) qu’on en est arrivé ama là où nous sommes. C’est parce qu’on s’est tourné vers l’avenir sans tenir compte du passé qu’on a abouti à l’imminente cata. Se tourner vers l’avenir certes, mais en réconciliant science et philosophie. Ce que, j’en suis convaincu, PJ ne perd pas de vue.

    1. Ce que, j’en suis convaincu, PJ ne perd pas de vue.

      Bien évidemment qu’il ne le perd pas de vue. Mais il faut échapper au risque de tourner en rond, chose qui est vite arrivée lorsque l’on est amené à dénoncer régulièrement la répétition des mêmes errements.

  17. C’est tout à votre honneur, à vous Paul et tous les autres de contribuer à préparer cet « après ».
    Ce moment qui viendra inexorablement… mais quand et comment cela va-t-il arriver ? La décomposition actuelle n’est en réalité sensible que pour la majorité de la population mais est une aubaine pour les oligarques et leur valets-dirigeants qui s’en donnent à cœur-joie pour avancer à pas de géants et abattre leur jeu. Ils ne laisseront pas volontiers leur place et seule la force du bas pourra les en déloger. A ce titre, il est facile de se rendre compte que « le peuple » est loin d’avoir saisi les enjeux et la situation pourra se dégrader ainsi de plus en plus fort et pendant très longtemps, comme on peut le voir en Grèce… l’agonie du capitalisme et son après, OK, mais avant, c’est l’agonie des populations, la misère et la guerre civile qu’il va falloir gérer !!

    1. mais avant, c’est l’agonie des populations, la misère et la guerre civile qu’il va falloir gérer !!

      Il est évidemment à souhaiter, que nous n’en arriverons pas là. Mais il est vrai qu’on ne peut l’exclure, si les tendances lourdes actuelles ne sont pas corrigées, sans trop attendre. En effet, les politiques menées par ceux qui tiennent le gouvernail, n’incitent pas à l’optimisme, pas plus que leur autisme chronique.

      1. Effectivement vous avez raison dans quel état le monde se trouveras quand ce système aura fini de s’écrouler totalement ? Et pour reconstruire autre chose il faudra prendre en compte obligatoirement cet état .

  18. Mon coeur balance.
    D’un côté:
    « Le capitalisme est à la ramasse, il est à l’agonie, et c’est pas beau à voir. Il est fini. » Son cadavre bouge encore mais ses frémissements ne tromperont pas un spécialiste

    De l’autre:
    Voici 11 mesures pour sauver l’ Euro, l’Europe et par conséquent le Monde et le capitalisme. (*)

    J’ hésite. Et ce n’est pas si simple. En premier lieu ce qui est à l’agonie est une forme particulière et sans doute terminale du capitalisme; un capitalisme en roue libre, déconnecté de la production de biens réels négociables. La Chine, ou la période appelée par convention « les 30 glorieuses » montrent que le capitalisme
    s’ adapte à beaucoup d’environnements politico-social.
    Selon une remarque de Juan, que j’approuve, la raison de cette ubiquité est que le capitalisme est un outil; et j’ajoute infiniment plastique. Son support idéologique actuelle est une forme particulière du libéralisme.
    ( « libéralisme », quel mot malheureux pour une réalité proche du totalitarisme !). Ce libéralisme-là n’est pas en manque de sectateurs. Mais « on » arrache l’outil de leurs mains et le tour est joué…

    En second lieu, parmi les 11 mesures, certaines changent profondément la nature actuelle du capitalisme.
    Il n’est pas seulement sauvé, il est métamorphosé. La principale est celle d’un défaut soudain et simultané sur les dettes de la zone euro. Elle suppose une élaboration préalable dans les domaines diplomatiques, politiques et financiers. Le défaut ne serait que la partie immergée et évidemment conclusive d’un processus important. Il ne serait qu’un tremplin, surtout pour les pays les plus déficitaires, en vue d’une remise en état de marche de l’industrie ( ou appareil productif ). Elle demandera un volontarisme d’Etat, d’intensité variable selon les Etats.
    Ce qui précède est la variante  » organisation politique comme d’hab « .
    La seconde est d’ entrer de plain pied dans une structure fédérale. Ici, tous les rêves sont permis:
    des socles communs pour respectivement la fiscalité et la protection sociale, un budget central permettant les péréquations entre zones riches et pauvres… Au total, le pays le plus puissant, l’économie la plus robuste, la protection sociale la plus compréhensive et une indépendance de fait envers les pouvoirs d’argent. Mais ces promesses ont déja été faites et non tenues.

    II reste que dans l’un ou l’autre cas, si la philia ne modère pas le libéralisme, aucune des « solutions » ne sera viables.
    Pour beaucoup, comme James Jones,  » Mourir ou crever  »

    ( *)= il y a 10 mesures proposées à partir de la page 329 de  » Misère de la pensée économique ».
    Le défaut commun et simultané a été proposé par Paul ici il y a peu de temps , sans recueillir beaucoup d’enthousiasme initial.
    « La remise en état de marche de l’industrie » a été évoqué par Paul dans un interview comme une nécessité.

    Je n’ai pas pu écouter en entier le message de ce vendredi , juste capté « capitalisme à l’agonie » et « philia ».

  19. Bonjour ,
    53 commentaires et je ne sais en lire que 23 , quelqu’un peut-il me dire comment on fait pour accéder à la totalité des commentaires SVP ? Merci

      1. Julien,

        Est ce que l’option à cocher « Me prévenir des réponses à ce commentaire par e-mail, fonctionne, j’ai l’impression que non ?

      2. J’ai trouvé une astuce pour m’en sortir… je copie mon post intégralement. La date concerne l’url du post et ainsi on peut facilement remonter à la source; Voici un exemple :

        29 décembre 2012 à 10:41
        (http://www.pauljorion.com/blog/?p=45200#comment-393213)

        Remy Wenost
        eh ben : « One of the proposals under discussion for carrying out the new law is to require users to give their identification-card numbers when they sign up for Internet and mobile-phone services, according to a ministry official who declined to be identified because the information hasn’t been released. »
        Ils vont bien nous trouver un truc pour contourner ce machin, non ? Ressusciter un mort ?

    1. eh ben : « One of the proposals under discussion for carrying out the new law is to require users to give their identification-card numbers when they sign up for Internet and mobile-phone services, according to a ministry official who declined to be identified because the information hasn’t been released. »

      Ils vont bien nous trouver un truc pour contourner ce machin, non ? Ressusciter un mort ?

    1. @petit jean

      Google a dit (casse pied ce glouglou mais je n’ai pas trouvé mieux à ce jour) :

      le bonus :
      Il nous faut chanter un noël nouveau

      la traduction :
      Chantons pendant toutes ces bonnes fêtes
      Depuis matines jusqu’à vêpres
      Tout ce que nous avons de plus beau

      Parfait, mais les matines, pas pour moi.
      Bonnes fêtes à tous

  20. Le dernier paragraphe :

    « Le fameux système d’aide du cinéma français ne profite qu’à une minorité de parvenus. Mais jamais cela ne provoquera un scandale aussi retentissant que l’exil fiscal de Gérard Depardieu. Les miettes que laisse ce système réduisent en effet au silence ceux dont le rôle serait de pousser l’analyse.

    Une idée simple : limitons à 400 000 euros par acteur – et peut-être un peu plus pour un réalisateur -, assorti d’un intéressement obligatoire sur le succès du film, le montant des cachets qui qualifient un film dans les obligations légales d’investissement des chaînes de télévision. Qu’on laisse à Dany Boon un cachet de 10 millions d’euros, si telle est véritablement sa valeur marchande. Mais alors que ce soit en dehors de ces obligations. Et redonnons ainsi à notre système unique et envié sa vertu en éliminant ses vices. »

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/12/28/les-acteurs-francais-sont-trop-payes_1811151_3208.html

  21. http://www.poetryloverspage.com/poets/stevenson/collections/childs_garden_of_verses.html

    C’est frappant, le rapport entre « A Child’s Garden of Verses » de Stevenson et les « Innocentines » d’Obaldia, ne serait-ce que par le rythme, la prosodie, la matière poétique elle-même…

    Au hasard :

    To Willie and Henrietta

    (…)

    « Time was, » the golden head
    Irrevocably said;
    But time which one can bind,
    While flowing fast away, leaves love behind.

    Surtout la dédicace à sa mère au début…

  22. La nouvelle orientation que vous souhaitez donner au Blog me semble bienvenue.
    Le passée semble être compréhensible, l’avenir est désormais l’enjeu, c’est sur.

    Quel est le « pouvoir » d’un blog, je ne sais pas vraiment ?
    – Il a le mérite de rassembler des personnes partageant un même souci.
    – il a le mérité de nous enrichir mutuellement
    etc…

    Quelles sont les pistes sur lesquelles vous travailler pour demain ?
    – travailler sur différents thèmes ?
    – travailler sur des propositions ?
    – travailler sur la problèmatique de la construction collective de ce que nous voulons que demain soit ?
    etc…

    Vous avez aiguisé ma curiosité, c’est sur.
    A vous lire bientôt

  23. J’ai eu mon « Survie de l’espèce dans mon soulier à Noël. Et puisqu’il en est question dans la vidéo, je (re)pose ici une question.

    C’est p. 60 en bas: « Et quand nous naissons, c’est avec deux bras, deux jambes. »
    En bon lamarckien que je suis je m’attendais à la case suivante à: « La fonction crée l’organe. »
    Or j’y trouve: « L’objet définit la fonction. »
    C’est grave, docteur?

    1. Je suis bêtement tenté de dire que la fonction crée l’organe, qui est une entité composée de cellules vivantes, ce qui est donc un processus évolutif.

      Quant à l’objet qui crée la fonction, c’est par définition une chose inanimée qui n’a aucun potentiel de différenciation ni d’évolution. Donc, un objet brut aura toujours une fonction utile, déterminée par son essence et éventuellement l’ingéniosité de l’utilisateur.

      Je crois que dans ce cas, l’inverse est également vrai au sens mathématique (la fonction crée l’objet, c’est l’activité des ingénieurs de conduire ce processus).

      Mais dans les deux sens de cette proposition, il y a intervention d’un être humain, un être évolué qui peut conceptualiser l’objet en tant qu’outil (certains animaux aussi, ok).

      Pour revenir à l’organe, cela se fait tout seul, même si c’est infiniment plus long. Pour l’évolution, j’aime penser que la théorie darwinienne s’applique plutôt pour une collection d’individus, soit une espèce ou un groupe isolé, alors que la théorie lamarckienne trouve plutôt sa pertinence à l’échelle de l’individu.

      Et une évolution larmackienne peut évidemment être sélectionnée comme l’a expliqué Darwin, et devenir à terme un trait de l’espèce.

      Le rapport entre ces deux propositions (organe versus objet), me fait penser que la conceptualisation et la fabrication de l’outil (comme notion, ce qui recouvre aussi l’idée d’utiliser un objet donné pour une nouvelle fonction) est le même processus que celui d’évolution dans le sens lamarckien, mais avec l’intervention de l’être humain comme catalyseur au sens chimique (qui permet de franchir la barrière énergétique réactionnelle et donc d’accélérer le processus des milliers voire des millions de fois).

      Ce qui est fascinant ici, c’est que ce pouvoir catalytique que l’être humain exerce sur l’évolution des objets, s’augmente lui même, et qu’il est maintenant capable de catalyser non pas l’évolution, mais la reconstitution voire la performance de parties de son corps.

      Et que cela est possible grâce à l’évolution du cerveau, qui elle n’a pas été catalysée !

      Et pour la réponse à votre question, pas encore d’idée 🙂

      1. @ Youbati

        Je n’oppose pas le lamarckisme au darwinisme; d’ailleurs, à la fin de sa vie, Darwin a proposé une théorie, la théorie des gemmules, très proche des idées de Lamarck. Par contre j’oppose le lamarckisme au néo-darwinisme dont le dogme central affirme que seules les cellules germinales sont susceptibles de transmettre leurs mutations.

        PS: je viens de poster là-dessus dans la file: « Parler pour savoir ce qu’on pense ». Il y aura peut-être d’autres bloggeurs à parler pour que nous sachions ce qu’ils pensent.

  24. Mettre à plat la rente de la propriété privée
    Instaurer un revenu de base de 1000€ pour chaque citoyen et 400 € pour chaque enfant financeé par la TVA et une taxe annuellement progressive sur l’énergie.
    Devenir acteur de notre propre développement et de celui de nos enfants
    Instaurer des possibilités d’entraide entre les citoyens pour une facilitation de la relocalisation économique ce qui économisera les déplacements et donc l’énergie.
    Développer un autre rapport avec l’agriculture pour des produits locaux de meilleur qualité et la rendre de moins en moins énergivore.
    Faire connaître par tous les moyens ces idées et beaucoup d’autres succceptibles d’oeuvrer à la construction de l’après capitalisme.
    etc…
    Toutes ces idées, si peu soit-il, c’est aujourd’hui qu’il faut les mettre en pratique chacun au milieu des siens.
    Le vieux monde va continuer à s’écrouler autour de nous, n’en n’ayons cure, oeuvrons à la construction d’une force nouvelle.
    Cela n’a rien de néothique, c’est du simple bon sens

    Bonne année à tous

      1. Vous savez, je pensais déjà à tout cela bien avant de prendre connaissance de l’existence des créatifs culturels. Ce qui m’est étrange est de m’apercevoir que je ne suis pas seul, c’est quelque part réjouissant.
        La volonté de ce blog de se tourner vers l’après capitalisme me réjouis également.
        Une chose est de discuter philsophie, sociologie ou économie dans un salon feutré, autre chose est de porter des idées qu’il faut tester sur le terrain.
        Je suis optimiste, c’est très possible

  25. Un air de fraîcheur et de renouveau sur le blog, on ne peut que s’en réjouir nous qui sommes des adeptes des évolutions, des changements.
    Je regrette souvent la vitesse à laquelle les infos défilent tout en louant les qualités et l’avant gardisme de celles ci.
    La gestion du temps est un thème à la mode, F. Culture à l’heure de 12h45 actuellement, et c’est heureux et salutaire, indispensable, « sortir la tête du guidon ».
    Aujourd’hui sur FC on a enfin évoqué Anah et Naomi, hier, certains et pas des moindres, journalistes à la pointe de l’info, ont découvert le collectif Roosevelt 2012 (depuis le temps), impardonnable ! Ignorance, consigne ou pudeur ?

    Pour moi le blog pourrait être un référentiel, une espèce de « bible » en constante évolution et mise à jour et nous livrer le must de certains savoirs porteurs d’avenirs heureux.
    Trop ambitieux sans doute mais il faut une cible genre comète de Halley pour espérer atteindre un niveau remarquable et remarqué, en tous cas révolutionnaire et sortant des cadres. Au minimum un laboratoire d’idées novatrices et aussi un tribunal dénonçant les arnaques, contre-vérités, inepties, ….j’en passe et des pires.
    Au bilan de ces annèes écoulées, ces objectifs ont été en partie atteints, les bouquins de Paul les pérennisent mais toute la substantifique moëlle est trop diluée, dispersée.
    Ne faudrait il pas passer des billets genre éphéméride ou main courante à des billets uniques par sujet et qui s’enrichissent au travers de commentaires pertinents ?

    On pourrait aussi recenser les auteurs et les bouquins majeurs.
    Exemples récents que j’ai découverts :
    Albert Hirschman dont la page « disparitions » du Monde du 27/12.
    Extrait : « Albert Hirschman est mort lundi 10 décembre, à Ewin Township (New Jersey), à l’âge de 97 ans Un homme engagé, un combattant et un témoin des bouleversements du XXe siècle qui eurent tant de conséquences sur sa propre biographie, tel est le souvenir que laisse le sociologue et philosophe transdisciplinaire Albert Hirschman, au même titre que celui d’économiste. Le dernier « n » disparu de son patronyme lors de son exil américain a inscrit dans son identité la trace de toutes ses errances. Né le 7 avril 1915 à Berlin dans une famille juive, Albert Hirschmann, adhère à 16 ans aux jeunesses socialistes du SPD allemand et participe à quelques échauffourées contre les nazis qui conquièrent la rue avant le pouvoir. »

    Ha-Joon Chang auteur de « 2 ou 3 choses que l’on ne vous dit pas sur le capitalisme »
    « L’état providence génère une meilleure croissance qu’un libéralisme débridé » est l’une de ses 23 vérités.
    Il faut le dire et surtout le faire savoir.
    http://www.lalettrevolee.net/article-ha-joon-chang-deux-ou-trois-choses-que-l-on-ne-vous-dit-jamais-sur-le-capitalisme-112795668.html
    http://www.guardian.co.uk/books/2010/aug/29/ha-joon-chang-23-things
    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/06/CHANG/10189

    « La cassure, l’etat du monde 2013 » de Bertrand Badi et Dominique Vidal

    1. @papiman
      Extrait du commentaire de ha-joon-chang : « il revendique justement une autorisation préalable à la mise sur le marché de produits financiers complexes, comme dans le secteur de la santé – je pense malheureusement que nombre de dérivés complexes, CDS et autres actifs pourris avaient été préalablement autorisés par les autorités bancaires. ».
      La mise en place d’une autorisation préalable est tellement évidente au regard des conséquences de la crise des sub-prime, qu’on se demande pourquoi (je finis par jouer au naif) cette mesure n’a pas été considérée comme prioritaire. Je ne la vois figurer nulle part, par contre on nous sert à qui mieux mieux du contrôle des banques et de la difficulté de le rendre efficace compte tenu de l’innovation des banques.

      A reprendre dans les mesures simples et efficaces à promouvoir par le blog ? That is my question.

      @papiman : j’ai travaillé en Cote d’Ivoire quelques mois avant de décider de laisser tomber quand je voyais les dégâts que nous y causions… ce que dit le commentaire sur les PVD est en ligne avec ce que nous savions dès 1975 (j’y étais) et probablement avant (je ne peux le savoir car je n’y étais pas encore).

    2. En feuilletant le dernier N° d’Alternatives Economiques, celui de janvier déjà en kiosque, je découvre que la 78° de « Idées&Débats » est consacrée à Albert Hirschman.
      « Homme et penseur engagé, Albert Hirschman a appréhendé l’économie comme une science sociale. Pour expliquer les décisions des acteurs, il a mobilisé les valeurs morales et rompu avec le dictat du calcul rationnel et de la maximisation de l’utilité. L’orthodoxie était son principal ennemi. »
      « Un grand économiste hétérodoxe. »
      L’article conclut « il a cette phrase révélatrice, dans laquelle tous les collaborateurs d’AE se reconnaîtront : -L’ennemi principal, c’est bien l’orthodoxie : répéter toujours la même recette, la même thérapie, pour résoudre toutes sortes de maux : ne pas admettre la complexité, vouloir à tout prix la réduire- »
      http://www.alternatives-economiques.fr/hirschman–un-modele-pour–alternatives-economiques-_fr_art_1183_62008.html

      Un article de mai 2003
      Albert Hirschman, penseur iconoclaste du capitalisme

      http://www.alternatives-economiques.fr/albert-hirschman–penseur-iconoclaste-du-capitalisme_fr_art_200_23323.html

      « Homme engagé, Albert Hirschman a laissé sa marque sur les théories du développement et sur l’étude de la société capitaliste. Rejetant les interprétations économiques monocausales, il puise dans diverses sciences sociales pour expliquer les transformations du monde. »

      Dans le registre bouquins et aussi films, c’est le sujet de fin d’année de la dernière « on n’arrête pas l’éco » de l’année de FI.
      Ouf, on n’arrête pas le blog, donc meilleurs vœux à tous pour 2013 et @+

      http://www.franceinter.fr/emission-on-n-arrete-pas-l-eco-plateau-de-fetes

      Quelques pépites oui mais aussi des diamants et rubis, absents, il est vrai qu’il s’agit de livres purement économiques.
      Quelques émeraudes en fin d’émission.

      1. Merci, je vais écouter on arrêt pas l’éco.

        Mais je préfère ma propre pensée économique, de loin la meilleure. Personne n’a jamais posé les problèmes en des termes plus clairs que votre serviteur.

        Par exemple, Marx. Marx est un homme incontestablement de bonne volonté et pourtant il n’a pas toujours posé les questions en des termes concis … sur des sujets pourtant extrêmement simples, comme la valeur. Einstein a eu raison, sur des matières autrement plus complexes, la science économique n’a pas eu cette chance (d’avoir son Einstein), et c’est tragique ! Ensuite il y a eu cette horde des marxistes française des années 70 avec des intellectuels à côté de la plaque tel Althusser, de sorte qu’aujourd’hui on se retrouve devant la plus simple des crises dont l’origine n’aura été anticipée par personne ! merci les gars…

        Bref Althusser conteste le vocabulaire hégélien repris dans Marx, moi je m’en contente, la valeur d’usage et d’échange me vont très bien. Ce n’est pas ça le problème. Il est étonnant de voir qu’un penseur de l’économie aura eut tant de mal à appréhender la marchandise et l’ubiquité du marché, ce qui a contribué à déplacer sa critique du capitalisme vers une critique sociale et donc fortuite, on peut en effet toujours ergoter sur le social. Sur la logique on ne peut pas.

        Les problèmes de la valeur de la marchandise et de l’argent sont liés, c’est un seul problème celui de la valeur. Or Marx s’est égaré maintes fois dans le dédale de la valeur sociale du travail incorporé, etc et a été ébloui par l’or de l’autre de sorte qu’il n’a pas clairement vu que a) l’important était le rapport offre/demande… b) l’argent est une marchandise comme une autre. En fait il n’a parfois rien compris.

        L’aliénation pas exemple, il pense à l’aliénation sociale donc, par le travail. Mais il néglige l’aliénation prioritaire par l’argent. Il ne comprend pas le fonctionnement de l’argent comme marchandise et ce que cela implique, comme dira Keynes plus tard en termes de rareté du capital.

        Si l’on veut que pour que l’argent ait de la valeur, il soit rare, il ne faut pas s’étonner ensuite de l’atonie de la demande !! Or c’est ça la contradiction du capitalisme. Et l’immoralité irrémédiable est celle liée au fait que l’argent étant une marchandise, il est nécessairement rare, donc la pauvreté est nécessaire pour que ceux qui possèdent le capitale puissent en user.

        Fitoussi le dit, les riches ont besoin des pauvres pour être riches.

        Donc l’aliénation qu’il faut condamner absolument est celle-là, et avoir posé l’aliénation par le travail comme problème c’est avoir favorisé une critique sociale du capitalisme au détriment d’une critique logique, que je revendique et qui est bien plus radicale. Je néglige la souffrance des hommes mais j’extirpe la racine du mal, ma critique est sans contestation possible. Elle se base sur une lecture à revers de Say. D’ailleurs Keynes a bien vu tout cela sauf qu’il a relégué l’apocalypse à long terme, lorsque nous seront tous morts. Keynes a aussi vu l’importance de Say. Peu importe d’ailleurs, la vérité n’a besoin d’aucune assistance pour se frayer un chemin vers le grand jour.

        Donc à la suite de Marx se sont engouffré tous les intellos ébouriffés des années 70, nos grands intellectuels, comme des moutons sur une prairie et le résultat c’est que personne n’a rien compris et qu’aujourd’hui ce qu’un enfant aurait pu prévoir nous tombe dessus !

        Autre chose…. j’avais été saisi d’effroi devant les chevaux pommelés de Pêche-Merle, qui remontent au gravetien, si mes souvenirs sont exacts, en tout cas ces dessins ont été tracés il y a 24 000 ans…. je m’étais dit, il reste si peu de choses des ces gens, quelques traits par delà le gouffre du temps. Qu’ont-ils laissé, si peu de choses… a casser du silex pendant des millénaires… si peu de choses, pourtant nous sommes ce qu’ils ont laissé !

      2. @ Lisztfr

        On sent que vous voulez dire quelque chose d’important mais vous l’avez noyé dans une mer agitée.
         » Personne n’a jamais posé les problèmes en des termes plus clairs que votre serviteur. » dites-vous.

        J’ai retenu :
        « Les problèmes de la valeur de la marchandise et de l’argent sont liés, c’est un seul problème celui de la valeur »
        « Le fonctionnement de l’argent comme marchandise »
        « Si l’on veut que pour que l’argent ait de la valeur, il soit rare, il ne faut pas s’étonner ensuite de l’atonie de la demande !! »
        « les riches ont besoin des pauvres pour être riches »

        J’en déduis : il suffit de répéter que l’argent n’a plus de valeur autre que sa capacité à faciliter l’échange et qu’il ne peut être prêté qu’à taux zéro.

        Ai-je bien compris ?

      3. @ Lisztfr
        Je pense que je ne vous apprends rien, mais je me sens obligé de l’écrire. Quand une explication recoure uniquement à la logique, le temps est au mieux un paramètre et au pire inexistant. Les prémisses commutent avec les conclusions.

      4. Heureusement qu’il n’y a que 2 lecteurs de largués…

        Je ne vais pas me répéter…

        Il ne vous semble pas logique que si l’on accepte votre argent, par exemple, c’est précisément dans la mesure où on n’en dispose pas, où on en a besoin, et donc où l’on est pauvre d’une certainement manière ? J. Chirac avait compris que le libéralisme c’est la concentration de l’argent dans la mains de quelques-uns ! Chirac vaut peut-être mieux que bien des énarques après tout..

        Si l’argent est une marchandise, il ne vaut que par sa rareté. la nécessité pour que l’argent « fonctionne » c’est sa rareté. Bref..

        Quand à la logique… Il s’agit seulement de simplifier les problèmes, de trouver le code secret, le sésame ouvre-toi. Il ne s’agit nullement d’entasser des faits, d’en faire des entrepôts, ça n’avance à rien. Les choses sont comme une pyramide inversée, il suffit de comprendre la pointe, le reste tient dessus ; lorsque vous avez saisi la structure d’un objet, il ne vous échappe plus.

        La logique ici veut dire que des prémisses du système, on en déduit son état à un moment t.

        Ce que personne n’a clairement dit c’est à partir de Say, que si sa loi des débouchés ne colle pas il y a ipso facto une demande insuffisante ! c’est tout ce qu’il faut comprendre !

        1) Vous vendez pour une certaine valeur, vous affaiblissez la demande globale (solvable) d’autant, or vous ne restituez pas à cette demande ce dont vous l’avez amputé (épargne), elle ne peut donc que s’étioler au cours du temps ! Cette épargne ne sera jamais réinvestie comme le dit Keynes déjà. C’est toute l »hypothèse dont vous avez besoin, elle est probable, et cette probabilité m’est de bonne compagnie.

        Quand Marx invoque la baisse tendancielle du taux de profit, le résultat c’est une seule chose, on n’y comprend rien ! Il ne connaît pas l’épargne Marx, pour lui l’argent est totalement réinvesti ! M-A-M, ou A-M-A ce qui est pareil, accumulation la loi des prophètes, n’a jamais compris la demande Marx, il a compris qu’elle était finie mais pas qu’elle était en « baisse tendancielle » ! Keynes et Malthus, eux ont compris, et Keynes n’ a pas osé (prophétiser l’apocalypse)… et donc les Keynésiens sont allé renforcer le camp des Démocrates, et aujourd’hui il va falloir affronter ce qui n’allait pas dans les prémisses, la vérité quoi…

      5. @ lisztfr
        Belle tirade, qui pourrait être décomposée et débattue point par point. Mais, je reprends le fleuret au détour de votre « la vérité quoi… » pour vous asséner une grosse charge bien déloyale. Dame Vérité bouffe à la même table que monsieur le Conte de la Raison pure une soupe métaphysique sans saveur.
        A peine plus sérieusement, qu’une ribambelle de penseurs de l’économie et de la finance, embrigadés dans le confort de la pensé axiomatique ait construit un champ de pyramide planter à l’envers dans le sable de leurs certitudes est consubstantielle à leur être.

  26. http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/12/22/terrains-a-batir-conseil-constitutionnel-ump.html

    « CNRS, recherche, enseignement supérieur et précarité (III) | Page d’accueil | 2012,
    22/12/2012

    Terrains à bâtir, Conseil Constitutionnel, UMP…

    Le 22 décembre 2012, le monde est toujours là.

    Tel qu’il est. Pas d’apocalypse, mais que penser du monde réel ? La Loi de Finances dont la promulgation rique d’intervenir dans quelques jours est fort pleine de mauvaises nouvelles pour la grande majorité des citoyens. Il en est de même des annonces concernant le SMIC, la politique salariale et plus globalement l’ensemble de la politique sociale de l’actuel gouvernement. Malgré toute cette casse, on peut lire dans Le Point « Déficit public : pour le FMI, la France n’y arrivera pas ». C’est de cette situation dont ils ne sont pas responsables, que payent la facture les petits propriétaires de terrains à bâtir comme déjà exposé dans nos articles « Terrains constructibles et fausses plus-values (I) », « Terrains constructibles et fausses plus-values (II) » , « Loi de finances pour 2013, terrains constructibles et Droits de l’Homme » , « Loi de finances pour 2013, terrains constructibles et équité citoyenne » et « Ventes de terrains à bâtir : la lourde imposition, adoptée ». En quoi consiste donc ce prétendu « déficit public » ? Est-ce autre chose que le résultat prévisible de l’avalanche permanente de privatisations, de délocalisations et de fuites de capitaux que subit la France depuis trois décennies ? Le 22 décembre, Le Parisien souligne encore « La France inquiète le FMI » et Les Echos explicite « France : le FMI ne croît pas au scénario budgétaire du gouvernement ». Mais le Fonds Monétaire International (FMI) s’inquiète-t-il à son tour de questions telles que les possibles défauts d’impartialité et d’indépendance des institutions comme évoqué dans notre article « Jérôme Cahuzac, UBS, indépendance du Parquet, théorie des apparences… » ? Et l’administration française peut-elle dans la pratique exercer un quelconque contrôle sur les capitaux français transférés dans d’autres continents au cours des dernières décennies ? Tel est le contexte inquiétant des saisines du Conseil Constitutionnel annoncées par des parlementaires UMP à propos de la Loi de Finances pour 2013. Mais quel est le contenu concret de ces saisines ? JOL évoque « Une saisine du Conseil constitutionnel contre des mesures fiscales confiscatoires », mais ne mentionne pas la taxation des ventes de terrains à bâtir prévue dans l’article 15 de la dernière version de la Loi et dont le contenu n’a pas changé par rapport à l’article 10 de la version précédemment adoptée. […]

    1. Au-delà de la question de fond sur les politiques fiscale et du logement, quelque chose me turlupine : qu’est-ce qu’un « Blog international du Collectif Indépendance des Chercheurs » vient inopinément se mêler – avec moult constance et virulence – de la défense des petits propriétaires et petits épargnants fonciers, au prétexte suprêmement apotropaïque, qui plus est, du respect du droit de propriété défendu par la DUDH de 1789, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme ou de la Constit de 58 ?

  27. j’ai vu une nouveauté sur le site du figaro qui m’a beaucoup plu (oui j’ai quelques vices)
    vous postez votre commentaire et ensuite on vous dit que pour que votre commentaire soit enregistré il faut d’abord regarder une pub video dans sa totalité.

    n’est ce pas la un progrès , même si le commentaire est débile , (ps : le mien ne l’était pas)
    vous avez accroché un consommateur potentiel .

    ne serait ce pas une bonne idée pour ce blog

  28. Excellente idée que vous avez de proposer de rediriger notre effort collectif sur votre blog, non plus vers l’analyse de ce présent néfaste en train de devenir passé, mais vers un futur meilleur, à la recherche de pistes de solution. C’est certainement une manière de répondre à la question essentielle qui occupe tous ceux qui suivent votre blog : « que faire ? ». Cette question n’est pas neuve, mais autant elle s’appliquait anciennement à la seule conduite de la vie individuelle, sociale et politique, autant elle s’adresse désormais à l’ensemble de l’Humanité : « que faire maintenant concrètement pour survivre collectivement aux crises qui menacent notre espèce toute entière ? ». Les réponses à cette question restent en chantier, un chantier passionnant mais qui ne peut faire l’économie de cette analyse préalable de notre réalité contemporaine et des mécanismes qui semblent manifestement nous conduire à notre perte (crise économique, crise environnementale, crise sociale, crise spirituelle). Cette analyse préalable que votre blog a hébergé doit donc continuer à être diffusée, expliquée, complétée. Néanmoins, comme vous semblez l’être et comme le démontre le travail situé des sociologues et des anthropologues, je suis moi aussi convaincu qu’une analyse n’a pas besoin d’être exhaustive et permanente pour fournir sa leçon essentielle. Nul besoin d’étudier chaque année toutes les forêts tropicales du monde, ni de suivre le démantèlement d’une banque au jour le jour, pour constater une fois pour toutes quelles menaces à notre survie génère notre système civilisationnel. La production d’idées génératrices d’actions orientées vers un monde meilleur peut certainement se suffire d’un diagnostic approfondi, mais ponctuel. Les déterminants essentiels des crises actuelles sont en effet omniprésents. Certains sont aussi vieux que l’espèce (déterminants génétiques), d’autres sont liés à l’émergence de la civilisation (culture), d’autres encore sont jeunes de quelques siècles seulement (économie, technologie, science), leur combinaison mortelle enfin semble être devenue délétère depuis quelques décennies. En conclusion nous devons certainement, pour éviter le piège de la prostration hébétée, même analytique, devant la dislocation du monde, nous élever et nous abstraire du détail quotidien afin de sortir du cadre et engendrer du neuf, du mieux. Quitte à revenir à la bifurcation précédente… Suite à la réflexion, doit venir l’action, ou du moins, la proposition d’action.

    Seuls, isolés, nous ne sommes que de petites fourmis impuissantes, même si certains disposent de plus longues antennes que leurs congénères pour détecter le danger. Comme l’a bien décrit Tolstoï dans Guerre et Paix, le mouvement d’ensemble des groupes humains émerge de la résultante de milliers d’actions individuelles successives et parallèles. Certains pensent que les neurosciences nous inclinent à renoncer à tout libre arbitre, et à nous résigner à une détermination totale de nos vies et de nos actes. Mais je veux croire qu’il y a sans doute un espace, mince mais réel, pour une action déterminée, réfléchie et organisée en direction d’un « autre monde ». Comme Margaret Mead l’a si solidement exprimé « Never doubt that a small group of committed people can change the world. Indeed, it is the only thing that ever has. » L’histoire semble s’écrire au moins en partie par la plume de ce « petit nombre de gens engagés ». La réflexion, et l’action doivent donc être collectives pour avoir la moindre chance d’influencer la marche du léviathan social.

    Or absolument tout se passe en définitive dans notre cerveau.

    Et tout est nécessairement créé deux fois : une fois dans notre esprit, puis la seconde fois dans la réalité.

    Des idées puissantes dont je ne cesse de constater la validité.

    Votre proposition de poursuivre ces débats et discussions « en chair et en os », là où vous pouvez vous trouver, est, du coup, très importante.

    Je suis encore jeune mais j’ai eu la chance d’étudier le latin, le grec, et surtout de pouvoir dialoguer avec ma mère et avec des amis et professeurs à de nombreuses reprises, de tout et de rien, mais surtout de questions scientifiques et philosophiques. Plus récemment, j’ai pu prendre conscience du point auquel l’isolement intellectuel est stérile pour la production d’idées et le lancement d’actions pertinentes. Toute idée fondamentale est le fruit d’un échange persévérant, respectueux et intègre entre esprits motivés. Tout travail d’envergure est systématiquement le fruit d’un apport collectif. Vieille de plus de 2000 ans, la dialectique des Grecs est à remettre à l’ordre du jour. Cette dialectique qui fait tant défaut à la politique et à la science actuelles, mais qui semble trop largement absente de la vie des citoyens. Cette recherche forcenée de la vérité par le dialogue, fondée par des philosophes aussi essentiels que Platon, Socrate ou Aristote, n’a jamais été autant d’actualité, dans un monde étouffé de dogmes et d’intérêts prêts à toutes les manipulations pour maintenir le statu quo. Je ne suis pas loin de penser que non seulement, la dialectique est un reflet du fonctionnement de l’univers et de nos cerveaux, mais qu’elle est également parmi ce qui définit le plus noblement la substance de l’être humain en tant qu’être social construit par ses pairs. Nous sommes tous, les uns envers les autres, les architectes de nous-mêmes, à travers nos interactions, nos antiréactions et -oserais-je dire- nos synréactions. La dialectique crée les idées dans les esprits. La première étape pour changer le monde.

    En résumé, passé le constat des crises systémiques, il faut passer de la réflexion à l’action. Pour cela, il nous faut unir nos forces et nos esprits, nous organiser, réfléchir et agir de concert. Le dialogue ouvert et charpenté d’interlocuteurs motivés, la dialectique, surtout « en chair et en os » est une des manières les plus créatrice d’y parvenir.

    1. @Alpherarz

      D’accord sur quasiment tout, avec une petite réserve sur le « en chair et en os » qui suppose qu’une réflexion personelle ait eu lieu auparavant, et que lors de la rencontre en chair, on prenne vraiment le temps d’écouter l’autre, sans que quiconque accapare la parole.
      Il me parait préférable d’alterner de l’écrit et de la rencontre. Les deux s’épaulent l’un l’autre.
      In fine, c’est l’écrit qui restera, pas les paroles.

  29. Je suis d’accord avec le tournant proposé par M. Jorion pour ce blog,
    Le diagnostique de la crise est plus que fait et refait, Dans les livres de M. Jorion, par Emmanuel Todd, par Jacques Généreux et aussi par des tas d’autres dans le monde et dans d’autres langues. On ne doit plus, non plus, laisser la parole aux economistes purs qui n’ont pas vu venir la crise.
    Il s’agit maintenant de penser aux solutions. J’en propose une petite et donc très partielle bien sûr.
    Que tout citoyen réçoive à vie un compte en banque et un compte d’épargne dans une banque publique avec des services minimums gratuits. Toute somme payée ou réçue par les administrations publiques le serait obligatoirement via cette banque. Ceci pourrait mettre un terme à la taxe privée prélevée actuellement par les banques sur les revenus et allocations sociales de tout le monde et qu’on nomme  » frais bancaires ».

    1. Le diagnostique de la crise est plus que fait et refait

      J’en suis moins certain que vous, sauf si vous parlez uniquement de la partie financière de la crise.

      1. Je pensais, en effet, à la crise économique et financière. Quand à la crise civilisationnelle, j’attends beaucoup des sociologues, anthropologues, historiens, démographes, etc, etc…

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