Le temps est venu, par Cécile Asanuma-Brice

Billet invité.

Le temps est venu de sortir du choc pour aborder les raisons du marasme actuel et tenter de sortir de l’ellipse de violence que nos pays alimentent. Ces raisons mûrissent dans nos sociétés de production – consommation depuis maintenant plus d’un siècle et en même temps la vérolent lentement.

Le fonctionnement de nos sociétés, par les inégalités économiques et sociales toujours croissantes qu’il produit, enfante de monstres à compter parmi ceux qui n’ont pas pu participer au festin de la consommation, ceux qui ont été mis de côté pour des raisons ethniques et finalement sociales car faut-il le rappeler, les chances varient indéniablement en fonction des origines de classes et des origines raciales, ceux qui ont été élevés dans le ressentiment, la peur, l’inégalité et l’injustice. Ceux chez qui l’on n’a su faire croître que l’unique et ultime colère. Ceux que l’on a reclus dans nos cités, nos aires d’accueil, ou autres foyers insalubres et insécures.

Mais la production de ces inégalités n’est pas vaine. Elle sert ceux qui la produisent et c’est la raison pour laquelle elle perdure. En générant la peur, on crée la soumission. Celle d’un peuple qui s’en remet à son Etat pour le protéger. Celle de citoyens qui confient à l’armée de leur pays leur défense au sein de leur quartier. La politique de la terreur fait enfler le désir facile et rassurant d’un nationalisme xénophobe nécessaire à la vie de l’Etat-Nation. Un Etat qui sous prétextes démocratiques n’a eu de cesse de développer son empire. Les rescapés de ce colonialisme sanglant furent condamnés à subir les différentes formes de mise au ban dans des cités d’accueil définies comme sociales. Cités de transit ? Terminus vers un nulle part. Cette politique tout en permettant de préserver une image d’un semblant démocratique met à l’abri de possibles vautours les richesses d’un petit nombre et d’une classe moyenne qui se réduit au profit de la foule des plus vulnérables toujours croissante. Ces derniers, pour la plupart, n’ambitionnent néanmoins rien d’autre que de rester accrochés aux wagons du train de la consommation élancé à toute vitesse sur des rails qui, au frottement des roues, crissent : « Argent, Pouvoir, Paraître ; Argent, Pouvoir, Paraître ; Argent, Pouvoir, Paraître… »

Argent

L’économie capitaliste est intrinsèquement instable et agitée. Voici un siècle que nos économies de marchés n’ont de cesse de décliner, consommant la force ouvrière pour une plus grande stabilité de la classe possédante, au rythme des diverses industries qui se sont passé le relais de la filature, aux mines de charbon, au pétrole, puis au nucléaire, ce dernier étant associé aux ventes d’armes. Les ventes d’armes sont la seule économie (d’auto destruction à terme) restée porteuse aujourd’hui, seule motivation du maintien d’une industrie nucléaire qui elle, est un fiasco économique total si l’on en croît le bilan financier dramatique d’Areva ou d’EDF. En outre, le nucléaire permet d’assurer une production suffisante de plutonium et d’uranium nécessaire à la production des armes que nos pays pacifistes exportent, pour « la paix dans le Monde », soutien mercantile aux pays frontaliers des zones dans lesquelles nous attisons les conflits.

Pouvoir

Détenir le marché du nucléaire, c’est détenir le pouvoir de vie ou de mort sur l’ensemble de la planète. Un pouvoir décisif, extrême, sans appel. L’utilisation qui en est faite est néanmoins plus mesurée, puisqu’il s’agit de maintenir sous perfusion artificielle nos économies en déroute via la vente d’armes. Ainsi, la France est l’un des seuls pays avec les Etats-Unis et Israël à avoir refusé de signer la résolution des Nations Unies prônant l’interdiction de l’utilisation des armes à uranium appauvri d’octobre 2014. Si les Etats-Unis et la Russie restent, par ailleurs, en tête des exportateurs mondiaux d’armes, l’Allemagne, la France et l’Angleterre ne sont pas en reste, occupant respectivement les 3e, 5e et 6e positions mondiales[1]. Les cinq premiers pays importateurs d’armes sont l’Arabie Saoudite, l’Inde, les Emirats Arabes Unis, la Chine et l’Egypte. Le montant annuel des commandes d’armement pour la France en 2015 atteignant 15 milliards d’euros, soit doublant sa mise en une année, fait de la défense la seule industrie prospère de l’Hexagone[2]. Ainsi, notre économie mortifère ne se contente plus de susciter des différences sociales, mais a désormais besoin, pour se nourrir, de guerres, que l’on attise suffisamment loin pour qu’elles ne nous atteignent que modérément. L’afflux des migrants en provenance des pays déstabilisés par ce surcroît d’offensives n’avait pas été envisagé, première erreur. A ceux-ci sont à rajouter les prochains migrants des désordres climatiques qui les suivront. Quelques attentats comme nous en avons déjà subis dans les années 80-90 avaient certainement été projetés, mais dans la société du risque, le péril économiquement motivé est accepté, quand bien même celui-ci se concrétiserait par la perte de vies humaines. Le programme d’industrialisation des guerres a toutefois omis la possibilité de redressement de tête des pays visés pour leur infériorité militaire et leur instabilité déjà présente, et n’a pas considéré la possibilité de leur mariage avec les exclus économiques et sociaux générés par et dans nos propres sociétés.

Paraître

La médiatisation, outil premier de la société du spectacle, permet à la fois la manipulation de l’opinion générale en exacerbant le sentiment de terreur provenant d’actes isolés (les derniers évènements, bien que des plus déplorables, restent sporadiques) et la valorisation des actes terroristes dans des sociétés où la célébrité est devenue un but en soi. Cette double assertion renforce la justification d’un Etat d’urgence qui se traduit par les abus en tous genres que l’on a pu observer ces derniers mois, allant de perquisitions injustifiées aux violences policières démesurées expérimentées durant les dernières manifestations contre la loi du travail.

Répondre via de nouveaux bombardements au Proche Orient ne fera qu’attiser la volonté de revanche des populations qui en seront victimes, comprenant immanquablement des personnes qui n’auraient pas dû être touchées par ces conflits. La radicalisation sécuritaire du gouvernement français fertilise le terreau de la radicalisation djihadiste. Elle fournit de nouveaux soldats aux Daesh en tous genres, dont les rangs se gonflent d’individus qui n’ont plus pour but que le déversement de leur colère quels qu’en soient les moyens.

Le temps est venu, localement, de cesser l’utilisation intempestive de la force militaire qui gère autoritairement les conséquences de la catastrophe sans jamais ne toucher aux causes.

Le temps est venu de nous pencher sur la refonte de notre économie afin que la survie de notre système cesse de dépendre du marché des armes, soit de la mort des autres et de la mort des nôtres.

Le temps est venu, au plan de la politique extérieure, de cesser les contradictions politiques de soutien aux monarchies du Golfe, celles-là même qui financent les groupuscules djihadistes, tout en menant une politique sécuritaire contre ces mêmes groupes armés.

Le temps est venu de considérer les situations locales dans leur complexité afin que cessent les déstabilisations en cours. Le Brexit que l’Angleterre motive principalement par la volonté d’une plus grande maîtrise de ses frontières face à l’afflux des vagues d’immigrés, la tentative de coup d’Etat en Turquie, ou l’élection rendue possible de personnages animés par la seule xénophobie à la tête de la première puissance économique mondiale, sont autant de nouveaux signaux qui, à défaut d’être pris au sérieux, dégénèreront inévitablement en un conflit mondial que personne ne sera plus en mesure de maîtriser.

===============================
[1] Stockholm International Peace Research Institute p.10-11

[2] Article Libération, 14 juin 2015 « Ventes d’armes : le grand boom des exportations françaises » Pierre Alonso et BIG.

Partager

77 réflexions au sujet de « Le temps est venu, par Cécile Asanuma-Brice »

  1. Bonjour,
    Eh oui ! Le temps est venu.
    Mais nos paradigmes sont toujours là; oh, bien sûr, nous n’avons pas Tou(te)s les mêmes.
    Fin des armées, début d’une police mondiale de maintien de la paix.
    Fin de l’économie ultralibéral; tant que la robotisation ne fera pas tous les travaux, l’argent sera là; et, combattre l’ultralibéralisme, c’est .. le renforcer.
    Fin des « politiques », des politiciens; remplacer le pouvoir par de la guidance au service de Tous les humains.

    Le voulons nous ?
    Si oui, va falloir que je quitte mes paradigmes, mes « mignons » paradigmes.

    Un monde sans Dieu (et de toutes sortes), un monde centré sur l’humain .. oh, la, la ! ça va faire mal… à mes paradigmes.

    1. bonjour.

      c ‘est dimanche ,un beau dimanche,entre deux eaux
      le noir de mon coeur, à lire toutes ces pages sombres
      mes espérances à des jours meilleurs ,ce voilent de noir

      tout le monde parle,plus personne n’ écoute
      tout à été dit,mais pas par tout le monde

      j’ai encore l’espoir, que l’intelligence reprenne le pouvoir
      aux plus courageux ,bonne chance.

      je vous souhaite un beau dimanche.

      alain

  2. Cécile ,prénom cher à mon cœur (missive subliminale à une fille à qui je n’ai pas su dire je t’aime),Cécile du blog donc, l’heure n’est pas à l’amour mais à l’exaspération.
    On a beau être pacifique,on ne fait pas toujours l’économie d’un conflit.On continue à jouer le jeu du vivre ensemble,un peu comme les couples en bout de course qui finissent inéluctablement par diverger.
    Le modèle français est assimilationniste,un projet de l’ordre du moule à gaufre,une dimension orale ,digestive,crispée sur la laïcité pure et dure,en fait un formatage crypto-chrétien;il faut rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu ,et à César…
    Tout le monde n’a pas cette vision.
    Heureusement, il y a beaucoup de mécréants ,(consommateurs),tant pis pour la planète.
    Eloge du bois de plaquage,la chasse au Pokemon est ouverte.

  3. Je suis entièrement d’accord avec votre analyse. Sur le site http://www.jlm2017.fr/le_projet, il y a la possibilité de déposer des propositions concrètes pour sortir de l’impasse actuelle. Le futur sera ce que nous en ferons et il est essentiel que les idées soient exposées afin d’être débattues à l’occasion des prochaines échéances électorales qui ont été, par le passé, des moments de remobilisation citoyenne. Si le changement ne se fait pas dans les urnes, il aura lieu dans la violence ainsi notre responsabilité est grande et nous devons nourrir le débat de toutes les façons possibles.

    1. Le changement ne se fera jamais dans les urnes puisque les élus ne représentent rien d’autre qu’eux même et que vraisemblablement, aucune majorité d’élus ne se constituera jamais pour mettre en oeuvre un projet aussi stupide/altruiste que d’abolir ces opulents privilèges dont ils bénéficient, et pour cause: Notre système politique donne la prime aux requins, aux escrocs, aux menteurs, et autres sociopathes.

      Les exemples foisonnent, mais je vais me contenter du dernier en date, celui de la loi travail, qui a essentiellement été adoptée par ces consternants jeux d’appareils et autres conflits de personnalités qui réduisent depuis des décennies (des siècles?) la politique à la portion congrue.

      On peut toutefois espérer que les nouvelles conditions de travail instaurées par cette loi soient si mauvaises que la population se réveille enfin de sa torpeur abrutie et fasse exploser le mode de production capitaliste en en démissionnant, tout simplement.

  4. notre économie mortifère […] a désormais besoin, pour se nourrir, de guerres, que l’on attise suffisamment loin pour qu’elles ne nous atteignent que modérément.

    J’imagine que seul l’invérifiable Grand Satan peut se cacher derrière les larges épaules de l’inestimablement commode petit on.
    Quelqu’un jouerait les boutefeux à Ryad et/ou Téhéran pour offrir des débouchés à Airbus, Thales, Dassault ou la DCNS ?
    Les balivernes définitives tirées d’une vision économiciste des affaires sublunaires n’ont décidément pas fini d’éborgner les regards de gauche…

    1. « on… commode »

      n’est-il pas normal ou cohérent à la manière de « mon ennemi n’a pas de visage… » ou de cet autre « terrorisme » insaisissable et/ou éternel, en tout cas bien pratique ?
      Ce « on » se manifeste bien (trop) concrètement !

    2. La « Droite » n’a pas montrée plus de lucidité…

      Allons plus loin, cette guerre, nous européens, nous ne l’avons pas voulue. Elle nous a été imposée. Ayons confiance, notre dossier est solide.
      Cependant, il faut garder le sens des proportions: notre existence n’est pas menacée. Cette guerre est tout au plus une suite d’escarmouches qui risque seulement de durer longtemps. Ceux sur place, au moins aussi innocents que nous européens, sont au première loge et souffrent beaucoup plus que nous. L’observation de qui tue et qui est tué devrait nous aider à voir clair. Cependant la difficulté principale est qu’il nous est difficile de nommer l’ennemi, de circonscrire les amis et d’en tirer les conséquences quant à l’action.

      1. Allons plus loin, cette guerre, nous européens, nous ne l’avons pas voulue. Elle nous a été imposée.

        Ben voyons, nous Européens on est tous suisses, dorés sur tranche, policés, gendarmés et neutres, avec options PolitiquarabedelaFrance, caméra de recul, paix éternuniverselle, fromages au lait cru et toit ouvrant en prime, on n’a jamais eu à se salir les pognes durant les trois guerres du Golfe et leurs suites, nous Môssieur ! pardi, on a juste à biberonner aux loches de MamAmerika, peinards.

      2. Bugeaud ? Y’a pire: Madagascar, 1949.
        Le fardeau de l’homme blanc ?
        Contrionnons, alors. Tous en choeur, la main sur le coeur:  » c’est ma faute, c’est ma plus grande faute. »

  5. Je n’ai guère été accroché que par la trilogie Argent-Pouvoir-Paraître ;

    J’avais de mon côté réduit ce qui restait à faire , à remise à plat de Pouvoir et Propriété .

    Mais dans le détail , le temps est venu de relire « Une brève histoire de l’avenir » .( 2006 …)

    Et si possible de tout miser ( argent , pouvoir , éducation , toutes natures d’investissements ..) sur la création et l’innovation .

    Le plus handicapant est l’inévitable caractère mondial des solutions . Mais si Merkel et Hollande ,qui sont les deux moins cons du moment , pouvaient s’épouser , pour préserver et préparer l’avenir , j’accepterais bien de payer encore plus d’impôts pour cet embryon d’espoir … Le temps est-il venu que le marché capitaliste globalisé nous y autorise ?

    Il faudra peut être attendre que Trump ait fini de déglinguer les US .

    1. @Juannesy : « Et si possible de tout miser… sur la création et l’innovation » Pouquoi ? Cela m’intrigue beaucoup.

      1. @Philgill:

        De plus futés et érudits que moi l’ont déjà développé depuis ….au moins 15 ans , dont celui que je citais par l’un de ses livres .

        Mais l’illustration d’actualité de mon propos est donnée un peu plus bas par Gudule qui rapporte la bronca de la Silicone vallée contre Trump .

        Car LA voit plus loin que le bout du nez de Trump .

        Reste à savoir si on est assez fort ,ou si on devra se contenter de s’accrocher à ce wagon .

      2. Oui Juan, merci, je confirme. 😉

        « La France est un terreau fertile pour le développement des start-up et plus particulièrement sa capitale, Paris, qui figurait à la 11e place mondiale des villes les plus dynamiques dans ce domaine en 2015, d’après la société américaine Compass. Et cet attrait devrait croître, avec l’inauguration le 9 mars dernier par la Ville de Paris de la plus grande plateforme d’innovation d’Europe, le Cargo. »
        http://www.bpifrance.fr/Actualites/A-la-une/Avec-le-Cargo-Paris-dispose-du-plus-grand-incubateur-d-Europe-24994

        « Anne Hidalgo et Valérie Pécresse ont inauguré ensemble le nouvel incubateur parisien Le Cargo, accompagnées de deux parrains de choix: Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon »
        http://www.challenges.fr/start-up/20160309.CHA6068/start-up-l-inauguration-tres-politique-du-nouvel-incubateur-parisien-le-cargo.html

        http://www.lecargo.paris

    2. @ Juannessy
      Vu l’article très intéressant cité par Gudule.
      Lu et relu le bouquin d’Attali.
      Mais vous n’avez pas clairement répondu à ma question :
      Pourquoi vouloir TOUT MISER SUR… L’INNOVATION ?
      – Étienne Klein : écouter à partir de la 50 ème minute :
      http://youtu.be/4pmvCwDIdN8
      Enfin, svp, que répondriez-vous à la dernière question d’Étienne Klein ? :
      « Grâce à quel nouveau symbole pourrions-nous faire progresser l’idée de progrès pour que cette idée nous parle à nouveau ? »

      1. Un « nouveau » symbole , c’est déjà de l’innovation !
        Et la symbolique vient le plus souvent …après la création .

        Je vais prendre le temps d’écouter Klein , et je reviendrai . Mais là ,je vais me coucher .

      2. Bonjour Juannessy !
        Bon, maintenant que que vous êtes bien réveillé et frais comme un gardon, êtes-vous prêt pour une petite pirouette ?
        En fait, je veux juste ajouter une petite remarque qui peut vous intéressez, mais que vous trouverez certainement un peu acrobatique. : )
        Toujours dans l’exposé d’Étienne Klein (à partir de la 26 ème minute), il dit : « L’une des idées que défendent les Lumières est que la souveraineté du peuple se heurte à une limite qui est précisément celle de la vérité sur laquelle elle ne peut pas avoir de prise. L’idée c’est quoi qu’en pense le peuple, qui est libre de ses choix en tout autre domaine ; quand il s’agit de vérités scientifiques, on se fiche de l’avis du peuple… Et on a raison !
        Tiens donc ! Est-ce que par hasard cette idée n’aurait pas été détournée par certains économistes, afin que la vérité qui l’accompagne fournisse d’une certaine manière, un bel alibi pour mieux imposer leur misérable pensée économique ?
        Soit, on ne peut plus contester la véracité de cette économie, au titre qu’elle est devenue ce qu’elle prétend être désormais : une « science ».
        Mais plus encore, de nos jours, cette « science » économique, toujours dans le but de maximiser ses gains, poursuit le même calcul : Forte encore des certitudes de sa « science », cette même économie contraint aujourd’hui, quoi que nous en pensions, la démocratie à muer en une machine technocratique et dictatoriale sur laquelle se heurte la souveraineté du peuple, à s’taper le cul par terre ?…

      3. @Philgill:

        Je me suis réveillé à peu près frais , mais plutôt comme une vieille carpe que comme un jeune gardon , et certainement pas à 1h11 du matin .

        Ecouté Etienne Klein . Essentiel . Pour couper court à un malentendu compréhensible possible , je dis d’abord que mon  » tout miser sur l’innovation » ne visait pas que le seul domaine scientifique ( qui en a l’habitude ) mais aussi celui des techniques , de « l’économie » , et même de « l’art de la politique » .

        Il n’en reste pas moins que l’interpellation de Klein sur la dégradation du temps progressiste de l’ère des lumières , en un temps « corrupteur » depuis que la thermodynamique non réversible a pris la suite de la mécanique réversible , est immensément pertinente . Faute de répondre ,ou tenter de le faire, à ce constat et interrogation sur « ce qu’il faut mettre devant » ( si c’est ça le « symbole ») pour que survive et vive l’idée de progrès , les idées suivantes me sont venues:

        Si l’on se réfère à l’étymologie , le progrès a d’abord été un « déplacement naturel inévitable et nécessaire » . L’idée philosophique , politique , économique , technique qui s’est greffée là dessus , s’est donc avérée plus fragile que l’original , puisqu’on a pu parler de « peau de chagrin du progrès » !

        Nous sommes donc interpellés , de façon beaucoup plus multiple et complexe , par le célèbre  » science sans conscience n’est que ruine de l’âme « , avec cette difficulté supplémentaire que si la science reste à peu près cernée , la conscience et l’âme ne peuvent pas en dire autant .

        Pour en revenir à « temps progressiste » vs  » temps corrupteur » , si je relève que les temps qui courent donnent plutôt au second des raisons d’influer les esprits , j’ai le sentiment en appelant à tout miser sur l’innovation , et ,effectivement ,en prenant soin de définir innovation comme  » création en tous domaines y compris politiques », que je nous donne une chance d’échapper à ce dilemme entre le temps comme on le voyait et le temps comme on le symbolise aujourd’hui .

        Car la création , c’est le « hors temps « , que j’évoque ici plus que de raison , où le temps n’est plus ni progressiste ni corrupteur . Il est …ce qu’il est .Et nous ?

        Notre « raison d’être  » , c’est de créer.

        « Pour n’être pas les esclaves martyrisés du temps, enivrez vous; enivrez vous sans cesse ! »
        Mais de quoi ? De vin , de poésie ou de vertu: à votre guise. Mais enivrez vous .

        Je ne sais pas si ça fait un symbole et un programme pour Thomas Piketty , notre futur président ( à moins qu’Attali se décide?), mais c’est tout ce que ma vieille peau peut donner comme conseil à défaut de ne plus pouvoir donner de mauvais exemples .

        PS : je me demande d’ailleurs si ma propre pirouette sur le symbole qui suit ,et non pas précède ,la création , n’est pas la bonne lecture .Mais c’est pas ça qui va m’empêcher de dormir cette nuit .

  6. « Le fonctionnement de nos sociétés, par les inégalités économiques et sociales toujours croissantes qu’il produit, »

    Au niveau mondial cette affirmation est totalement FAUSSE ! Les inégalité de richesses se réduisent grâce à la mondialisation qui donne un taux de croissance supérieur dans les pays pauvres à ceux des pays riches. C’est ainsi et pas autrement, le temps est venu de cesser de prendre ses rêves de frustrés ici pour des réalités ailleurs comme dirait l’autre.

    1. Tant que l’humanité sera si divisée à cause de la cupidité, de la rivalité et de la soif de pouvoir qui l’animent, la menace de son extinction, accidentelle ou intentionnelle, sera toujours présente. Il appartient donc aux hommes de créer des conditions de vie qui les mettront hors de danger.

      L’individualité des hommes et des nations est aujourd’hui si puissante, leurs divisions dans la lutte pour la vie sont si profondes qu’ils se sont égarés, et doivent impérativement retrouver leur chemin s’ils veulent survivre.

    2. http://fr.wfp.org/faim/faits-et-chiffres
      Selon les estimations du PAM, il faudrait 3,2 milliards de dollars par an pour nourrir les 66 millions d’enfants en âge d’aller à l’école qui ont faim.
      les milliardaires pourraient faire beaucoup de bien à peu de frais, il s’agit d’un problème de partage.Que les riches doivent partager les richesses qu’ils contrôlent ne relève pas seulement du bon sens, c’est également essentiel pour la paix du monde et le bien de tous, car la survie de tous en dépend. les hommes devront comprendre que le partage n’est pas seulement un idéal bon et juste : il est indispensable à la survie de l’humanité

      1. Vous avez remarqué que je commentais une phrase du texte de Cécile pour en relever l’inexactitude. A aucun moment je ne mets en cause la notion de partage, puisque en fait le développement des sociétés plus pauvres grâce à la mondialisation participe franchement de ce partage… Ce que le petit occidental moyen a du mal à digérer effectivement.
        Tant qu’il y aura des hommes, nous serons dans un monde d’humains.

      2. Trumpagedon, mdrrr…
        Thiel ? Bigrou, je ne me l’explique pas, c’est vraiment « strange »…

        Mais « cache ta joie » a plus d’un tour dans son sac, y compris en espèces sonnantes et trébuchantes zé autres rézos trés trés trés glauques……et au delà du réel (de MLP à La GD en Grèce…..) tout est bon pour mettre le souk dans l’UE et ailleurs…

        http://www.slate.com/articles/news_and_politics/cover_story/2016/07/vladimir_putin_has_a_plan_for_destroying_the_west_and_it_looks_a_lot_like.html

        Trump & Putin. Yes, It’s Really a Thing
        « Over the course of the last year, Putin has aligned all Russian state controlled media behind Trump. As Frank Foer explains here, this fits a pattern with how Putin has sought to prop up rightist/nationalist politicians across Europe, often with direct or covert infusions of money. In some cases this is because they support Russia-backed policies; in others it is simply because they sow discord in Western aligned states. Of course, Trump has repeatedly praised Putin, not only in the abstract but often for the authoritarian policies and patterns of government which have most soured his reputation around the world. »

        « There is something between a non-trivial and a substantial amount of circumstantial evidence for a financial relationship between Trump and Putin or a non-tacit alliance between the two men. Even if you draw no adverse conclusions, Trump’s financial empire is heavily leveraged and has a deep reliance on capital infusions from oligarchs and other sources of wealth aligned with Putin. That’s simply not something that can be waved off or ignored. »
        http://talkingpointsmemo.com/edblog/trump-putin-yes-it-s-really-a-thing

    3. « sortir de l’ellipse de violence que nos pays alimentent. »
      VOIRE que certains démagos entretiennent, nourrissent, attisent et instrumentalisent..

      La Silicon Valley vent debout contre Donald Trump
      Les entrepreneurs de la Silicon Valley ont presque unanimement pris position contre Donald Trump, avec pour point d’orgue la publication d’une lettre ouverte, le 14 juillet.
      http://www.challenges.fr/monde/etats-unis/20160722.CHA2077/la-silicon-valley-vent-debout-contre-donald-trump.html

    4. Génial, Juan, merci ! 😉

      « Car la création , c’est le « hors temps « , que j’évoque ici plus que de raison , où le temps n’est plus ni progressiste ni corrupteur . Il est …ce qu’il est . Et nous ? Notre « raison d’être » , c’est de créer.

      « Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront: « Il est l’heure de s’enivrer !  »

      http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/baudelaire/enivrez.html

  7. La majorité n’est pas l’équilibre, la confrontation des camps politiques ne résout en rien le problème politique. La tendance politique naturelle est la violence, les ventes d’armes constituent les principales fonction d’un chef d’Etat. La République glisse donc sur une peau de banane si elle rendue par les armes, pour du bénéfice non pour la Nation mais pour les multinationales. Le nerf de la guerre peut être la source de la paix, tout dépend de notre représentation du billet vert. La nature est injuste, « la responsabilité devrait être postulée comme la forme la plus différenciée de la vie puisqu’elle est une propriété essentielle de l’individu qui apparaît au sommet de son évolution » (lire Genèse de la responsabilité de D. Temple). C’est l’Homme qui par sa responsabilité peut déterminer une culpabilité et obtenir réparation, pour mettre la conscience au coeur d’une dynamique d’un « nous » « conservateur et progressiste » pour sa quiétude et sa pérennité, la recherche d’un consensus pour une paix stationnaire, satisfaisante pour le plus grand nombre, on pourrait par exemple revoir ce qu’est une majorité, et voir plus grand, pourquoi ne pas retenir 60% de votes pour définir une majorité au lieu de se contenter de 51-49%…

    1. Donc un décalage entre la représentation est l’interprétation, un décalage, le « nous » précède le « je » même si le monde vit à travers chacun, qu’il ne peut être conçu sans sa présence.

    2. La Loi (celles , universelles de Moïse  » Tu ne tueras pas etc . Génèse/ Exode.). Les lois …le Droit… les Droits.
      je vais vous raconter une histoire vécue : quand il s’est agi de réfléchir à une loi sur l’avortement et la contraception, des groupes de réflexion se sont créés partout en France à la demande de Paris. Notre groupe a pris tout de suite l’option  »dépénaliser l’avortement » et conjointement bien sûr accompagner la population péri-pubère – lycéens et collégiens- par une éducation  »sexuelle »dans leurs établissements avec des équipes extra E.N. composées de 2 à 3 personnes pour éviter autant que faire se peut les dérives moralisatrices ! Si ainsi fut dit …ainsi ne fut pas fait Nous avons commencé sans le feu vert de la loi et cela marchait très bien, filles et garçons ensemble et attentifs – la soif d’apprendre et sa nécessité à cet âge . Que croyez-vous qu’il arrivât : la loi  »pour » l’ABRT votée, du jour au lendemain plus un seul garçon à nos séances d’éducation ou, devrais-je dire, de formation et d’information ! Le motif ? A leur dire , c’était devenu  »une histoire de filles  ». Sic !
      La Loi, il n’y en a qu’une , destinée à chacun d’entre nous –>voir plus haut ! Nos lois , c’est une question de circonstances …. comme les engagements pris par d’autres qui ne sont pas nous mais en notre nom.

  8. « Elle sert ceux qui la produisent et c’est la raison pour laquelle elle perdure. »

    Ha bon, il me semblait pourtant que c’étaient surtout les plus roublards et les plus pervers, les mafias et les trafiquants, qui cherchaient à profiter et à abuser des failles des systèmes.
    De là à généraliser pour ainsi alimenter leur cause, plutôt que de proposer des solutions constructives, l’écart est vite franchi…

    Fiscalité: le G20 en quête de solutions face aux multinationales

    « Mettre un terme aux « lacunes » des régimes fiscaux dues à une mauvaise coordination internationale « changera les choix que font les entreprises », a souligné le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew, devant les autres grands argentiers du G20. »

    « On se souvient qu’Obama et l’administration américaine ont fait échouer en avril dernier le mariage de deux géants pharmaceutiques – Pfizer et Allergan – pour empêcher le premier de bénéficier à travers cette fusion d’une implantation irlandaise et d’un impôt sur les sociétés parmi les plus faibles au monde; Google et d’autres multinationales comme Amazon, Facebook ou Apple sont régulièrement accusées de vouloir échapper aux impôts, aux Etats-Unis et en Europe, en s’installant dans des pays où la fiscalité leur est plus favorable, comme l’Irlande. »
    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20160723.CHA2083/fiscalite-le-g20-en-quete-de-solutions-face-aux-multinationales.html

    1. Devenez philiatélistes, les multinationales ne paient pas d’impôts, où est la taxe sur la valeur ajoutée?

      1. « Le Brexit que l’Angleterre motive principalement par la volonté d’une plus grande maîtrise de ses frontières face à l’afflux des vagues d’immigrés, »

        En parlant de « jouer » sur les peurs, dont celle de « l’immigré », merci de ne pas oublier les cours d’enfumage collectifs professés par les « pitres » que sont N Farage et B Johnson, assoiffés de gloriole et « grands maîtres » dans l’art de duper leur propre peuple.

        Brexit : L’insoutenable lourdeur des tabloids anglais
        Si les patrons de presse anglais se sont couverts en prônant à la fois la sortie et le maintien de l’UE, leurs journaux à gros tirage ont massivement favorisé le Brexit. En jouant sur les peurs, et en perpétuant une longue tradition de matraquage de clichés.
        http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20160625.OBS3364/brexit-l-insoutenable-lourdeur-des-journaux-anglais.html

        « La démagogie et le populisme prennent le dessus partout »
        Réactions croisées d’un Britannique travaillant à Dole et d’une Doloise établie à Birmingham. Les deux partagent une même tristesse après la victoire du « Brexit ».
        http://www.leprogres.fr/jura/2016/06/25/la-demagogie-et-le-populisme-prennent-le-dessus-partout

    1. Le risque des block-chain , comme de tous les outils et concepts qui universalisent de simples individus dans une relation de plus en plus « neutralisée » , pour mettre à disposition une « liberté » de plus en plus large , c’est de briser définitivement les vrais liens qui nous unissent de cœur et de raison .

      Ce rôle est encore tenu par les constitutions , les états , les alliances , les traités , avec les hauts et les bas qu’on connaît , déjà bien ébranlés par la religion mondiale financière , non moins bien cernée sur le blog , et sous la seule tutelle de quelques grands prêtres plus ou moins visibles qui , quelque soit leurs tares ou talents , sont en échec .

      Bock-chain ou capitalisme fou , c’est une nouvelle fois l’évidence que sans éthique , il n’y a que le malheur .

      Steward ship of block-chain après steward ship of finance ?

      1. @MerlinII:

        J’ai plutôt tendance à croire que les nombres que nous avons « créé » nous échappent .

        D’ailleurs , quand on va de – l’infini à + l’infini , et que même votre créateur vous trouve irrationnel , imaginaire ou complexe , ça vous laisse de quoi jouer les nombres libres et percer tous les murs !

        On a beau être block ou chain , il y aura toujours une clé numérique pour révéler ce que l’on veut cacher .

        Vieille histoire de gendarme et de voleur .Un peu moins accessible au commun des mortels , c’est tout .

        A retenir pour la prochaine vidéo sur la complexité : block-chain .

    2. @ Vigneron et au Blockchain débat.

      Bonjour à vous tous.

      Encore du P2P incompris. Encore une solution à un problème donné. Encore une récup inutile. Encore une adaptation lourde et inévitable.

      Cela fait depuis un bon moment que le Capitalisme a épousé le communisme ! Si,si et pas uniquement en Chine !

      Cela fait encore plus longtemps que derrière le capitalisme se cache le pouvoir de l’Argent, bien plus puissant que nos pauvres petites politiques à deux balles.

      Demain, vous choisirez votre (vos) portefeuille (s) virtuel (s) en fonction de la puissance de ceux qui vous protégeront le mieux à vos problèmes de circonstances.
      (Santé, Sécurité des biens et des personnes, Banques, conflits en tous genres…)

      Et ce n’est pas dit que l’État soit le mieux placé…!

      En effet, l’État s’affiche de plus en plus comme un ennemi de premier ordre, impuissant et complice devant la fraude financière, par exemple, désignant les citoyens responsables en dernier ressort !

      Demain, la meilleure façon de voter sera certainement dans le choix de votre monnaie, de la puissance et la fiabilité votre réseau. Si la planète n’a pas explosé avant…

      Alors, le Pouvoir et l’Argent, la première et la dernière des religions ? Ou la Puissance et L’Esprit la première et la dernière des spiritualités ?

      Stop !

  9. Le temps est-il venu ?
    Les temps sont-ils venus !
    Difficile à dire.
    Une chose est sûre – où à peu près sûre – nous allons vers une catastrophe majeure.
    Nos incohérences, nos contradiction, nos aveuglements nous y mènent tout droit.
    Pouvons-nous l’éviter ? Sommes-nous prêts à renoncer à notre mode de vie si confortable et si sûr ?
    Sommes-nous prêts à cette inversion du regard qui seule peut nous permettre de voir que les salauds, c’est nous ?..

  10. Le problème c’est que les électeurs francais se lamentent, accusent le personnel politique qui ne leur convient pas, condamnent leurs mensonges et turpitudes, mais à la fin, aux élections, ils votent toujours pour les mêmes têtes, les mêmes partis, et cela depuis la mort de Pompidou. A chaque fois ils font confiance au discours vendeur des acteurs politiques, pour les envoyer, au bout de quelque temps, aux enfers des sondages.
    Et à chaque fois, les gens ne votent pas nécessairement pour un programme, mais pour chasser le président actuel.
    On dirait qu’il y a un problème majeur un France. Un problème qui est peut-être lié à la menalité francaise. C’est donc sans espoir?

    1. Le problème réside peut être dans l’irresponsabilité des politiques quand à la mise en oeuvre de leur programme que dans la mentalité française. Ne serait il pas temps d’introduire un contrôle de mise en oeuvre des promesses électorales avec des sanctions à la clé? Un bilan de fin de mandat et avec comparution devant le peuple (référendum) et inéligibilité du candidat voir même du partit en cas de non respect des promesses électorales de la législature précédente et/ou de mise en place de mesures hors programme contraires au mandat confié. On pourrait imaginer des sanctions progressives : <50% favorable sortant exclu, <30% favorable partit exclu (les frondeurs se bougeraient autrement le popotin…), <10 % favorable : assemblée constituante direct (la c'est plus un problème de dirigeant mais de système)…. Cela éviterait en cas de forte impopularité de prendre en otage le vote à chaque élection en n'ayant pas à "gaspiller" son vote pour sortir un sortant qui à trahis le mandat du peuple.

      1. Juanessy
        Bien sûr, comme il y a une mentalité anglaise, allemande….Ce qui fait la richesse de l’Europe! Pas d’accord?
        Dup
        Malheureusement, on ne peut gérer un état comme une entreprise. Hollande vous dira qu’il a fait tout ce qui était possible dans le cadre actuel des choses. Ou souvenez-vous des paroles de Mitterand qui disait à propos du chômage « on a tout essayé » – mais oui.
        Le problème c’est que le personnel poltique au pouvoir a une profil administratif et conformiste (beaucoup d’entre eux sont des énarques, l’ENA ne favorise pas la créativité), alors que la France aurait besoin de vrais dirigeants, des « managers d’état », des gens courageux qui s’identifient totalement avec le pays, si vous permettez ce néologisme de ma part.

  11. Il me semble (et je réponds aussi à l’article de Vincent Rey sur l’Europe, de ce vendredi, et au pauvre édito du « Soir » (Bruxelles) de ce samedi) :
    1/ Nous désirons des propositions de solutions (des ‘paradigmes) et nous désirons un leader, une parole forte, une « belle et grande voix » (Taubira). Mais ce n’est pas suffisant ; c’est un désir / piège, un leurre. En deux mots, soyons plus nets sur les constats, et construisons un mouvement (d’indignation) pour un leader et pour des solutions proposées qui nous inspirent confiance.
    2/ Il nous faut prendre la mesure de notre propre barbarie vis à vis de ces pays ‘assez lointains’ que notre capitalisme voue à la guerre depuis 1989 (depuis que la chute du mur a laissé notre système sans contrepoids, sans limite) : Yougoslavie, puis Irak, puis révolutions oranges, puis Lybie, puis Syrie et printemps arabes. Comment disons-nous « Plus jamais cela » alors que l’USA impérialiste en redemande ? Comment l’obtenons-nous contre le marché juteux des armes ? Contre Israël et l’Arabie Saoudite ?
    3/ Les « futurs migrants du réchauffement climatique » sont déjà parmi nous, ils ne portent pas de pancarte avec ce nom ! La Syrie vit une sécheresse depuis deux ans, la guerre est une provocation supplémentaire. Il en va de même dans bien des pays d’Afrique : Le pouvoir financier (FMI…) aggrave ce que le réchauffement climatique commence à produire (dont des émeutes de la faim).
    4/ Et pourtant, les responsables sont nos dirigeants, ce n’est pas « nous » qui refusons les réfugiés, mais nos systèmes de sécurité sociale, nos politiques sociales, nos politiques de passeport, sur lesquelles nous n’avons pas de pouvoir.
    5/ Nos terroristes sont des européens, des jeunes de chez nous, souvent des voyous, qui passent à l’acte (issue suicidaire d’une vie sans perspective) en se réclamant d’une secte sans structure et sans chef, que ce soit Daesh ou l’extrême-droite (tout récemment Munich, mais aussi le meurtre d’une députée européenne de Grande-Bretagne…). Nous avons un problème social qui est au sein de nous, nulle part ailleurs. Le recours à la violence est dangereusement devenu accessible, et toutes les solutions « d’urgence étrangère » tombent à côté de ce nœud du problème.
    Alors, oui, « le temps est venu ». Mais plus que des solutions d’ailleurs trop générales ou trop restrictives, genre  » nous pencher sur la refonte de notre économie afin que la survie de notre système cesse de dépendre du marché des armes », il me semble qu’un leader, portant d’une grande voix nos indignations (à la Syriza, à la Podemos, à la Nuit debout) et inspirant confiance en étant porté par un mouvement citoyen (avant d’être, étant bien plus qu’être un candidat visant 2017), est l’attente. Nous devons travailler à préparer sa venue. En tombant d’accord sur des constats plus nets, plus fédérateurs. Non, peut-être ?

    1. « …il me semble qu’un leader, portant d’une grande voix nos indignations …. Nous devons travailler à préparer sa venue. »

      Un sauveur, un messie, un guide suprême, un prophète, un grand timonier, un führer ? Un trump ?

      On est vraiment mal barré.

      1. Soliton, vague à l’âme, naviguer à vue quand le percepteur boit la tasse. Les flibustiers quittent le navire la laine chargée, tissu de mensonge qui se délie à leur passage, la conscience à fond de cale, place du mort. Une dernière fois jeter l’encre, indélébile comme une espèce qui vote comme des débiles, une libellule dans la cafetière, une cellule et direction le cimetière. Critiquer ce titanic sa mère, esprit détaché de la matière, cas pratique avant la mise en abîme d’un sabordage, le coeur chavire laissant les pages légères en surface, au niveau de la mer. Loin ce temps où, face à l’horizon appuyé contre un réverbère, les mots m’apparaissaient tels des mirages, toisant l’avenir sous une chape de plomb, sans comprendre le sens de ma présence dans cette poudrière, j’allumais d’un regard la conscience du monde en enterrant l’espoir.
        Un jour indéfini, plus personne n’aura pied sur Terre, quelqu’un pour nous montrer comment marcher sur l’eau?

    2. Il nous faut prendre la mesure de notre propre barbarie vis à vis de ces pays ‘assez lointains’ que notre capitalisme voue à la guerre depuis 1989 (depuis que la chute du mur a laissé notre système sans contrepoids, sans limite) : Yougoslavie, puis Irak, puis révolutions oranges, puis Lybie, puis Syrie et printemps arabes.

      C’était tellement cool la guerre froide… un vrai catalogue d’agence de voyage, Grèce, Indochine, Corée, Algérie, Malaisie, Vietnam, Afstan, Tibet, Laos, Cambodge, Mozambique, Angola, Iran/Irak, Ethiopie, Nicaragua, etc.
      https://dommagescivils.wordpress.com/2014/04/03/letat-de-la-violence-armee-dans-le-monde/
      http://stevenpinker.com/publications/better-angels-our-nature

      1. Si Erdogan veut plus être emmerdé par les espions d’Assange, l’a qu’à sortir de l’Otan et revenir sur sa décision de reprendre des relations diplo avec Israel, non mais. Est-ce que la Poutinie ou ses alliés sont emmerdés par Assange ? Evidemment que non puisqu’ils n’ont rien à cacher, des palais de verre.

  12. Bonsoir à tous
    Selon les normes françaises, je suis pauvre et je vis comme un pauvre. Mais pour des centaines de millions d’Indiens, de Chinois, d’Africains et autres, mon train de vie est celui d’un Dieu!
    Pour m’assurer ce train de vie de Dieu et payer les retraites des uns et des autres, après avoir vendu des Airbus, de l’agroalimentaire et des produits pharmaceutiques, mon pays n’a plus à vendre que des armes, et à qui veut bien les acheter. Quitte à se boucher un peu le nez de temps à autre. Et nos dirigeants élus, qui nous représentent parfaitement et manifestent donc nos qualités et nos défauts, (sans quoi ils ne seraient pas élus), se démènent comme ils peuvent pour ce faire.
    Si au passage ils se rétribuent pour ce travail de chien, je n’y vois pas d’inconvénients. Si le coiffeur de Hollande gagne 9000€ /mois, c’est bien: cela fixe un benchmark pour les revendications de tous les autres coiffeurs, et par contagion, pour tous les autres travailleurs!
    Cordialement.

  13. Cet article est amusant, en effet il ne vient pas à l’idée de le contredire tant le propos est moral et empreint d’une certaine idée de soi, qui devrait induire forcément qu’un certain type d’actions connotées, de choses dangereuses, sales, soient à bannir par nature…. Les armes, le commerce des armes, les guerres, le nucléaire..etc. Cette idée de soi qui s’exprime dans un compassionnel clivant invite à considérer l’oppression de classe comme unilatéralement une besogne de nantis affairés à réduire la classe ouvrière à l’état de croupion et à la spolier de tout revenu. Le compassionnel est légitime puisqu’il y a bien une victime, un état de faiblesse, une suprématie et un abus de position dominante qui pousse l’excès jusqu’à l’accaparement et la jouissance narquoise de ses privilèges. Pire il y a même à l’occasion de la crise une tentative de remettre au goût du jour la lutte des classes façon complot de caste juste pour voir jusqu’où on peut abuser. Mais le diagnostic qu’incite à faire ce seul ressenti est enfantin (intelligemment enfantin, mais enfantin tout de même). Je suppose que cela est dû à une lecture journalistique des évènements. D’abord, je voudrais inviter à reconsidérer un philosophe de la pensée paysanne (Ramuz-« la pensée remonte les fleuves ») ; j’ai gardé dans mes souvenirs lointains de lui qu’il avait affirmé que dans la lutte d’influence entre la pensée paysanne et la pensée ouvrière, cette dernière avait gagné : la pensée paysanne, loin de l’idée post révolution industrielle d’exploitant agricole incitait (par déformation professionnelle) à considérer le contexte et à préférer agir dessus, en entourant ce sur quoi on voulait vraiment agir, d’une sollicitude bienveillante à la façon dont on travaille la terre et le terreau autour d’une plante pour la faire croître sans jamais intervenir directement sur celle-ci. À l’inverse la pensée ouvrière (par déformation professionnelle) songe que tout peut être transformé à son avantage en intervenant directement dessus sans se soucier des équilibres, du contexte, du temps, à la façon dont on extrait une matière brute, on la passe à l’épreuve de diverses moulinettes et en bout de chaîne, il en sort ce que l’on veut…. Ainsi donc, la pensée ouvrière a gagné et nous en vivons les inconvénients ; Quid de la pensée capitalistique me direz-vous ? C’est bien là le problème, il n’y en a pas ! La pensée ouvrière ou feu paysanne se nourrissent de vœux pieux (mais l’enfer est aussi pavé de bonnes intentions) et comme elles ont une réflexion mue par la recherche de causalité, elles fabriquent de la pensée magique (ou du scientisme) quand on ne comprend pas, des boucs émissaires quand elles se trompent et des vrais coupables quand elles réussissent à mettre la main dessus. Mais tout de même, celle paysanne était plus respectueuse des équilibres que l’autre et elle intégrait, le hasard funeste et l’échec dans les possibles, ce qui était une forme de pardon rendu possible en se donnant de la marge (ce qui est vu aujourd’hui comme un gaspillage des coûts). Regardez comment aujourd’hui on préfère l’efficacité issue du machinisme (atteinte des objectifs en terme de productivité) et on délaisse complètement l’efficience (atteinte des objectifs en terme de finalités) . Et on en vient là, à cette conjonction malheureuse de la pensée ouvrière et de l’inconséquence capitalistique qui nie les finalités pour accroître une productivité abusive du bénéfice à court terme. Mais contrairement à ce que l’on pense, il n’y a jamais eu autant d’ouvriers attirés par les chimères concentrationnaires de la ville et toujours moins de paysans… Ouvriers chômeurs grâce aux robots, mais ouvrier dans l’âme quand même avec l’amour immodéré du machinisme. Et les néo-capitalistes, mais écoutez-les, ils sont bêtes : rien à proposer, hors de l’inconséquence présentée comme une liberté, de recettes de cautère sur jambe de bois, des tentatives de prophéties autoréalisatrices (en usant de toutes les connivences), de l’opportunisme débridé et aveugle en guise de pensée. Par contre, ce sont des néo-colonialistes (qui comme les précédents n’ont pas de pensée) mais juste un mode de vie qu’ils entendent défendre envers et contre tout (même contre la planète). Une chose nous permettrait de revenir à plus d’intelligence et de dépasser tout cela en revenant aux finalités tout en évitant les effets de boucs émissaires, ce sont les évaluations structuralistes chères à Levis Strauss qui permettent de changer les ancrages d’imprégnation à son milieu , pour révéler de nouvelles représentations aptes à renouveler les enjeux. Pour l’instant on se contente de creuser les mêmes ornières jusqu’à l’épuisement.

    1. La pensée ouvrière est liée à la religion du progrès, et aussi à l’exode rural, au déracinement, au ‘nous n’avons rien à perdre que nos chaînes’. Mais elle invoque la répartition, le partage, ‘si non pour nous du moins pour nos enfants’, pour les générations futures. Elle contient d’autres choses, trop longues à exposer ici. Pas de pensée « capitalistique » ? Bien sûr que si ! Il y a une pensée bourgeoise, aussi liée à la religion du progrès, mais avec un fort individualisme, revendiquant sa liberté, et une volonté de paraître, d’où surévaluation des biens culturels (singeant l’aristocratie révolue).
      Tout groupe se forge une mentalité (force d’identité de groupe), qu’elle soit nationale ou de classe. Mais ne négligeons pas aussi le pouvoir manipulatoire des discours de la classe au pouvoir, tel la déclaration des droits humains ou les codes de Napoléon. Ou les promesses de la société de consommation, au moment où la classe ouvrière s’embourgeoisait et disparaissait en tant que classe identifiable et identifiée.

  14. Dire ‘ça ne va pas…le temps est venu’ , c’est à proprement parler une position révolutionnaire.
    Je me trompe, ou vous semblez chercher des coupables ? Souvenons nous de la révolution culturelle chinoise, et des prétendus coupables que la foule obligeait à s’agenouiller et à faire l’avion avec un bonnet d’âne. Je ne suis pas loin de penser que vous souhaiteriez agenouiller Anne Lauvergeon….
    Concernant le nucléaire, la véritable question à se poser ne serait-elle pas plutôt le gaspillage de l’énergie, quand on sait que 30% seulement de la chaleur produite est convertie en électricité…

    1. «  »Concernant le nucléaire, la véritable question à se poser ne serait-elle pas plutôt le gaspillage de l’énergie, quand on sait que 30% seulement de la chaleur produite est convertie en électricité… » »

      Une centrale thermique électrique n’est jamais qu’une grosse bouilloire dont on utilise la vapeur pour faire tourner des générateurs.
      Alors, nucléaire, à charbon, au fioul ou à gaz, les « rendements » sont assez voisins si j’en crois les info disponibles sur la toile . . .

      par exemple :
      http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/centrale-a-charbon
      Selon les estimations de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le rendement moyen mondial du charbon était d’environ 2 083 kWh/tonne (soit une efficacité de 30%) en 2009. En Europe, ce chiffre était d’environ 2 630 kWh/tonne de charbon (efficacité de 38%). Le rendement moyen des centrales supercritiques au charbon dépasse 45%.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_%C3%A9lectrique
      Les turbines à gaz en cycle simple sont peu coûteuses à construire, de plus elles ont l’avantage de démarrer très rapidement (contrairement aux centrales conventionnelles à vapeur qui ont une certaine inertie). Néanmoins, leur rendement faible (35 % au mieux) empêche de les utiliser directement pour la production d’électricité sans valoriser leur chaleur résiduelle, sauf en appoint lors des pics de demande ou à toute petite échelle, ou encore dans les pays producteurs de pétrole.

      Mais bien sur les techniques évoluent :
      http://www.ddmagazine.com/201105202213/actualites-du-developpement-durable/Plus-de-60-de-rendement-pour-une-centrale-electrique.html

      Mais combien de décennies pour généraliser cette avancée technologique ?
      En attendant, nous saturons notre atmosphère de CO². Les combustibles fossiles devraient rester sous terre si nous envisageons réellement de circonscrire le dérèglement climatique !

  15. Chère Cécile,

    Ainsi selon vous, le temps est venu?
    Allez, hop, hop, hop, c’est l’heure, au boulot les mecs!
    l’Argent, le Pouvoir, le Paraître,
    – Je les vois de ma fenêtre…
    Car j’ai une très bonne vue-
    Vous rendent esclaves du système!
    Responsables de votre sort, vous l’êtes tous,
    Ou ne l’êtes pas totalement…
    QI et couleur de peau ne se choisissent pas.
    Et pourtant, tous esclaves du Paraître,
    Alors que c’est au dessus de vos moyens!
    Cessez donc d’essayer d’avoir l’air,
    Contentez vous de rien, vous mourrez heureux.
    Soyez indignés, mais avec modération.
    Je vous donne le chemin, suivez moi… Encore un peu.
    Le temps est venu…
    De dire… que le temps est venu!
    Mais « chut », surtout pas de nom.

    Ha, ha, ha, ha, ha!
    Quel engagement!
    Quelle prise de risque!
    Quelques gouttes de candeur dans un monde de sauvages!
    Nos marchands d’armes en tremblent déjà!
    Pauvre Cécile!
    Allez, tous aux abris.
    Mr Jorion, fermez la marche, vous éteindrez la lumière.

    Eric.

    1. Cher Eric,
      Non, pas tous aux abris.
      Tous dehors, pour …
      L’apocalypse, maintenant.
      La révélation maintenant.
      Ce n’est pas l’Homme qui est à l’image de Dieu, Mais Enki est à l’image de l’Homme.
      Ce n’est la nature qui a fait l’Homme, c’est l’Homme (Enki) qui a fait la nature (voir nos dernières recherches et découvertes en sciences : biotechnologies Craig Venter).
      Tous dehors pour ouvrir les yeux.
      Nous avons le pouvoir de passer « le passage étroit » (bouddhisme).
      Non pas avec : « liberté, égalité, fraternité », mais avec : « Fraternité », tout le reste étant à l’avenant.
      Si non, ce sera l’apocalypse de Jean.

      1. Mais bien sûr,
        Prosternons nous donc devant La Science, nouvelle déesse au ordre de la finance…
        A la bonne vôtre,
        Ce sera sans moi, je ne m’intéresse qu’aux Savoirs n’intéressant pas l’industrie, alors la Biotech, vous imaginez..!
        Sans doute une carence de fraternité scientifique de ma part.

        Eric.

  16. Objection !

    «  »Le temps est venu de nous pencher sur la refonte de notre économie afin que la survie de notre système cesse de dépendre du marché des armes, soit de la mort des autres et de la mort des nôtres. » »

    La refonte de l’économie de doit pas viser la survie du système mais bien plus la survie de notre seul et unique écosystème, celui qui nous permet de vaquer à la surface de cette planète.

    1. Ouais mais c’est facile, l’économie est une représentation des hommes sur le monde, on ne peut pas sauver l’écosystème sans modifier la représentation qu’est l’économie (c’est-à-dire sortir du cadre, mais en sachant qu’il y en aura un plus grand).
      Je repensai à une vidéo de Bernard Maris peu avant sa mort où il ce questionnait sur la dette comme une forme de masochisme des tenants de l’économie sur le peuple, bah pour changer la représentation il faudrait associer la dette publique avec « La parure » de Maupassant, mais à cause des retraites par capitalisation gérés par les fonds de pensions on rétorquera que c’est diminuer les pensions, alors que c’est minoritaire sur la dette, mais pour le bon peuple c’est foutu on touche pas à la dette.
      On a des schémas qui sont très difficile à changer, là on peut parler de l’austérité, mais la commission ne fait que refaire ce que faisait le FMI il y a 30 ans, l’Argentine son meilleur élève (tout privatisé) par conséquent elle a fait faillite, entre temps de braves Allemands ont souscrit à un fond qui a racheté la moitié des terres cultivables, où on produit du soja qui sont taxés à l’exportation (pour que l’état est des sous, donc il ne va pas nationalisés les sols pour les locaux), lequel soja rembourse aussi la nouvelle dette (y à une version colombienne les cours du café s’écroule on fait de la drogue pour vivre).
      Au niveau Européen, la dette flingue l’état providence petit à petit, l’agriculture est en train de morfler (2015 revenu agricole Allemand -40% Pologne -20% et l’année 2016 va pas être mieux ni le début de la suivante) et la Chine achète 15 000 ha en France (qu’on taxera pour que les Chinois finance notre Dette qu’on leur devra et cela sécurisera leurs assiettes) et tu crois que le débat c’est l’agriculture conventionnel contre le bio?, non l’avenir de l’Europe (à 20 ans) c’est la fin de l’agriculture de petite taille et des terres qui appartiennent aux fonds étrangers et Bolloré Nestlé and co qui contrôlent les marchés et intègre les sous-traitants (à voir si le corporatisme ou une forme de liberté fortement contrainte sonne bien).
      Et bah une fois les schémas lancés, c’est très difficiles à modifier, parle en à tes voisins.

  17. « Objection ! »(RV)

    « Objection retenue. Greffier, à vos stylets, tablettes ! »
    pour une éventuelle postérité…

    1. je perçois une ironie mais ne peut déterminer si elle porte sur le fond ou sur la forme, je penche pour la forme . . .

Les commentaires sont fermés.